• LE MOUVEMENT #FUTURISTE DES ANNÉES #1920 ET #1930

    http://www.futurisme.net/mouvement.html
    consulté le 05/06/2018

    Durant les années 1920 et 1930, le mouvement futuriste #italien s’associe, en partie, au #fascisme. Il en émergera le #parti_politique_futuriste qui avait la capacité d’influencer la direction artistique de certains gros travaux, notamment en architecture.
    Plusieurs futuristes italiens ont soutenu le fascisme dans l’espoir de moderniser un pays divisé en temps de guerre. Comme les fascistes, ces futuristes étaient des #nationalistes italiens, des radicaux, des admirateurs de la violence, et étaient opposés à la démocratie parlementaire.

    Marinetti fonde en 1918 le #Parti_politique_futuriste (#Partito_politico_futurista) qui fut absorbé en 1919 par Benito Mussolini, faisant de Marinetti l’un des principaux membres du #Parti_national_fasciste. S’il s’oppose aux institutions existantes et quitte le congrès en 1920, il soutient cependant le fascisme jusqu’à sa mort en 1944. Grâce à sa proximité avec le pouvoir de Mussolini, le #futurisme dispose d’une grande liberté d’action et effectue un travail important, notamment en architecture. Marinetti échoua cependant à faire du futurisme l’art officiel de l’État fasciste, en raison du désintérêt de Mussolini pour l’art, ce qui l’amena à donner son patronage à de nombreux style et mouvements dans un but politique : afin de s’assurer de la fidélité des artistes. Accepté dans les premières années du fascisme, le futurisme fut condamné par Mussolini en 1930 par l’Italie de « l’#art_dégénéré ». Il faut cependant reconnaître que le futurisme n’était pas exclusivement lié au fascisme : certains artistes futuristes s’opposaient radicalement à ce régime, mais également à la direction artistique et politique de Marinetti.

    Mon commentaire sur cet article :
    Ici, c’est le concept d’« art dégénéré » qui nous intéresse. On observe en effet que, si elle censure fortement l’art, la dictature ne le condamne cependant pas : si l’art peut véhiculer des idéaux de liberté et de justice, il peut aussi être utilisé en tant qu’arme politique au service de la propagande. Dans le cas du futurisme, l’art permet en effet la diffusion des idées fascistes, même si les artistes fascistes qui appartenaient à ce mouvement véhiculaient ces idées par conviction et par souci artistique, non en tant que propagande comme c’est le cas de l’art dégénéré.

  • Les brise-glaces de l’égalité — La Cité

    https://www.lacite.info/politiquetxt/liste-femmes-geneve

    Pour la première fois, une liste 100% féminine part à l’assaut du Grand Conseil genevois. Leur credo : si les parlements étaient majoritairement composés de femmes, les inégalités salariales avec les hommes disparaîtraient. Rencontre avec cinq candidates qui ambitionnent de percer le plafond de verre figeant la question de l’égalité.

    Et ce qu’en dit l’excellent Charles Heller :

    Bel article parut dans LaCité - merci Fabio Lo Verso - sur l’extraordinaire expérience politique qu’est "LALISTE Femmes" pour les élections cantonales à Genève, qui vont se clorent ce weekend. J’ai voté LALISTE, parce que je soutien cette initiative féministe et l’autonomie d’organisation des femmes. Elles ne sont suffisamment représentées par aucun parti, ce qui contribue à la reproduction d’une société sexiste.

    Je ferai de même si il y avait une liste étrangers (si ils et elles étaient éligibles) ou une liste personnes racisées, car je soutien les voix et l’organisation autonome des personnes opprimées.

    Leurs revendications sont porteuses d’une société plus juste pour toutes et tous. Quel que soit le résultat des élections, LALISTE a déjà contribué à transformer le champ politique et permis la participation de personnes qui normalement en sont exclues.

    Bravo LALISTE ! Barvo Manuela Honegger Fabienne Abramovich Cerise Rossier Fahrion et toutes les autres. J’ai été heureux de participer à travers la taxe révolutionnaire « garde familiale » à cette étape d’une aventure qui continuera sous une forme ou une autre.

  • Usul. Leadership ou #leader cheap : la figure du #chef
    https://www.mediapart.fr/journal/france/020418/usul-leadership-ou-leader-cheap-la-figure-du-chef

    © Mediapart On dit qu’il manque au PS une figure forte tandis qu’au FN, celle de #Marine_Le_Pen ne fait plus consensus. Mais faut-il vraiment qu’il y ait un chef, un leader ? Comment les partis de #gauche soldent-ils cette question alors que la #Ve_République encourage dans ses institutions la personnalisation et la concentration du pouvoir ?

    #France #Charles_de_Gaulle #Emmanuel_Macron #Nicolas_Sarkozy #parti_politique #Présidentialisme

  • La patrie de l’égalité
    http://www.laviedesidees.fr/La-patrie-de-l-egalite.html

    Quand beaucoup voient l’Amérique comme une terre de liberté, Sean Wilentz s’interroge sur la passion pour l’égalité états-unienne. Il pose ainsi un nouveau regard sur la vie politique du pays et sur la profonde opposition aux partis qui s’y rejoue périodiquement.

    Livres & études

    / #parti_démocrate, égalité , #parti_politique

    #Livres_&_études #_égalité_

  • La Palestine, des accords au conflit
    http://www.laviedesidees.fr/La-Palestine-des-accords-au-conflit.html

    On sait aujourd’hui que les accords d’Oslo n’ont pas marqué la fin mais une nouvelle étape du conflit israélo-palestinien. Ils ont aussi ouvert une nouvelle séquence de l’histoire politique palestinienne. N. Dot-Pouillard s’en fait ici l’écho, en restituant la diversité des dynamiques et l’éclatement des représentations qui caractérisent le mouvement national palestinien.

    Livres & études

    / #parti_politique, #représentation_politique, #nation

    #Livres_&_études

  • ¿ Que podemos ?
    http://www.laviedesidees.fr/Que-podemos.html

    La vitalité de Podemos fait figure d’exception en Europe. Le mouvement espagnol peut-il survivre à son institutionnalisation ? Son positionnement au-dessus du clivage droite-gauche reste-t-il d’actualité ? À ces questions, les militants du jeune parti offrent des réponses parfois contradictoires.

    Essais & débats

    / #Indignés, #parti_politique, #démocratie, #gauche

    #Essais_&_débats

  • Je vais mettre ici une série de photos et commentaires. Il s’agit d’observations et notes de mon court séjour (2 jours) à #Sen_Monorom, au #Cambodge. On est ici à l’est du pays, proche de la frontière vietnamienne.
    La route depuis Kratie arrive ici depuis seulement 2 ans, et la processus de #déforestation a commencé il y a environ 10 ans mais évolue de manière très rapide.
    C’était une région couverte de #forêt_tropicale et peuplée par différentes ethnies et #peuples_autochtones, qui se retrouvent maintenant sans leur espace vital : la #forêt.

    Voici déjà une #carte reçu à l’hôtel où on a logé, une #esquisse de la région de Sen Monorom :

    Sur la carte, vous voyez notamment en bas #pine_plantation (#pin).
    Cette plantation de #pins se trouve à l’entrée de Sen Monorom, en arrivant depuis Kratie. C’est assez étonnant, car ça donne un air méditerranéen...
    On a demandé à un employé de l’hôtel à quoi servait cette forêt de pins... Et il a dit (il ne maîtrise pas bien l’anglais, du coup, la discussion n’était pas facile) : « it is beautiful »... Je lui ai demandé si, à part le fait qu’elle soit belle (sic), cette forêt servait aussi à quelque chose... si ça avait une utilité, et là il m’a répondu « non, à rien, en fait, ici on a coupé tous les arbres, et on s’est rendus compte qu’il y en avait plus... et du coup, on a planté d’autres arbres »... des pins...
    Mais aucune idée si ces pins seront ensuite coupés pour vendre le #bois... on a fait un petit tour aujourd’hui, les photos suivent. Et quelques commentaires en plus sur la question de la déforestation.

    Voici la plantation de pins...

    cc @reka

  • En haut, en bas
    http://www.laviedesidees.fr/En-haut-en-bas.html

    Au début du XXe siècle, Max Weber a élaboré une analyse de la stratification sociale riche et complexe. En reprenant la différenciation wébérienne des ordres sociaux, Pierre Merle montre l’actualité de cette conceptualisation pour comprendre la société française contemporaine.

    Essais & débats

    / #classes_sociales, #inégalités, propriété, #parti_politique

    #Essais_&_débats #propriété

  • Pérégrinations d’un parti de #gauche
    http://www.laviedesidees.fr/Peregrinations-d-un-parti-de-gauche.html

    Fondée dans les années 1960, la Ligue communiste révolutionnaire a vu le profil de ses adhérents évoluer depuis le 21 avril 2002. Florence Johsua, retraçant l’histoire de ce parti et de ses transformations, montre que le #déclassement et la crise économique ont constitué de nouvelles raisons de militer.

    Livres & études

    / #militantisme, #parti_politique, gauche, déclassement, #engagement

    #Livres_&_études

  • Danish political party hands out ’anti-migrant’ spray

    A Danish anti-immigration party faces an international backlash after handing out “Asyl-spray” with an aim of protecting citizens against migrant attacks.


    http://edition.cnn.com/2016/09/27/europe/asylum-spray-trnd/index.html
    #xénophobie #anti-réfugiés #spray #parti_politique #Danemark #asile #migrations #réfugiés

  • Saint-Etienne-du-Rouvray : la gauche fait bloc, Sarkozy #attaque de front
    https://www.mediapart.fr/journal/france/260716/saint-etienne-du-rouvray-la-gauche-fait-bloc-sarkozy-attaque-de-front

    À peine quelques heures après l’attaque de l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray qui a coûté la vie à un prêtre, les responsables politiques ont pris la parole. Si la gauche a unanimement appelé à l’apaisement, une partie de la droite, Nicolas Sarkozy en tête, a exhorté le pouvoir en place à se montrer « impitoyable ».

    #France #Attentat #parti_politique #politique #sécurité

  • Lettre ouverte aux #NuitDebout depuis les quartiers d’Internet des Indignados. | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/joboussion/blog/140516/lettre-ouverte-aux-nuitdebout-depuis-les-quartiers-dinternet-des-ind

    - Tôt ou tard, il est inévitable qu’un bon nombre de vous arrive à la conclusion que nous devons conquérir les institutions, non pas dans le sens de nous y intégrer, sinon dans l’idée de pouvoir nous, les citoyen(ne)s, nous gouverner.

    Nous ne pouvons pas nous gouverner réellement depuis les places et nous ne pouvons pas laisser dans les mains du système les structures et l’argent qui nous permettent de gérer nos vies (#travail, #logement…) et les ressources communes (#écoles, #hôpitaux, #énergie, #sécurité, #infrastructures…).

    Donc tôt ou tard, il faudra inévitablement parler de quel dispositif on organise pour conquérir les postes de contrôle et qui doit les gérer.

    – Pour cela, je veux vous parler de ce que vous pouvez percevoir de notre expérience en Espagne. L’image que vous en avez est sûrement très contaminée par l’image omniprésente de #Podemos. Très clairement Podemos ne doit être ni un but ni un exemple à suivre. Podemos ne représente pas la transformation du 15M espagnol, même si il s’en est nourri. Non seulement ce n’est pas un exemple à suivre, sinon que c’est le pire qui pouvait nous passer au #15M des #Indignados.

    C’est normal que ce ne soit pas un exemple : dans sa grande majorité, ses fondateurs n’étaient pas sur les places au moment où le 15M s’est déroulé et ils n’ont rien compris aux #places.

    – La force des r-évolutions comme #NuitDebout ou le 15M des Indignados est :

    (1) la décentralisation et la forme distribuée des prises des décisions et du leadership qui est selon nos compétences et non selon notre visibilité médiatique ; les nouvelles formes dépasseront les faiblesses de l’horizontalité assembléaire et se transformeront en réseaux ;

    (2) notre capacité - bien supérieure aux institutions et aux partis politiques - de résoudre les problèmes concrets avec des solutions concrètes que viennent des expériences et capacités spécifiques de chacun(e) d’entre nous, et non pas des idéologies. C’est une collaboration égalitaire dans la différence, et non une fusion sous un même drapeau, une marque unificatrice. C’est la force de la fédération dans la diversité ;

    (3) la responsabilité partagée : nous voulons des sociétés adultes qui n’ont plus besoin d’un papa que l’on suit fanatiquement quoi qu’il dise. Ou encore - et cela revient au même - un leader qui serait là pour que l’on représente son courant critique « interne » au système et qu’on le légitime "démocratiquement" par notre dissensus. Cela nous l’avons déjà, nous sommes déjà le courant critique d’un système qui ne marche pas.

    Nous, les citoyen(ne)s, regroupé(e)s par groupes de capacités, intérêts et compétences, nous pouvons mener la gouvernance de notre vie commune.

    nous pouvons construire ce sont des réseaux de leadership par compétence (groupes/nœuds sur des sujets comme la justice au travail, le logement, l’éducation, l’économie…) dans lesquels un des nœuds se charge de la gestion des institutions. C’est la forme du non-parti, le contraire d’une structure qui veut tout embrasser.

    Cela veut dire qu’un #parti_politique n’est qu’un nœud parmi les autres, pas plus important que les autres et surtout pas responsable des sujets dont il n’a pas d’attribution. Les "partis" ne doivent être que les employés de l’accès aux institutions des solutions que les groupes de compétences gèrent .

  • La professionnalisation des politiques, un verrou français, par Anne Chemin (« Le Monde », 10/03/2015)
    http://lemonde.fr/idees/article/2016/03/10/la-professionnalisation-des-politiques-un-verrou-francais_4880673_3232.html

    ft. Rémi Lefebvre : http://www.monde-diplomatique.fr/2009/10/LEFEBVRE/18193

    En ce jour d’automne 2015, Florent Hérouard affiche une barbe naissante et un sweat-shirt à capuche qui tranchent avec l’allure traditionnelle des hommes politiques. Invité de France Bleu Normandie, ce géographe qui a inventé un système d’attache pour les skateboards est tête de liste aux élections régionales dans le Calvados. Une position qu’il n’a pas conquise au terme d’un long parcours au sein des instances dirigeantes de son parti  : comme tous les candidats de Nouvelle donne, le mouvement de Pierre Larrouturou, Florent ­Hérouard a été désigné au terme d’un tirage au sort. Il est, affirme-t-il avec fierté, un «  candidat-citoyen  » qui rêve de «  faire de la politique autrement  ».

    Autrement  ? Comme un amateur éclairé qui croit en la chose publique sans vouloir pour autant en faire son métier. Une idée que les grands partis considèrent souvent avec un brin de condescendance, comme si elle relevait de l’aimable folklore de la ­démocratie participative. La contribution des profanes à la démocratie est pourtant une idée très ­ancienne  : dans l’Antiquité, les Grecs pratiquaient le tirage au sort et la rotation rapide des mandats afin, justement, de favoriser «  l’autogouvernement de tous par tous, chacun étant à tour de rôle gouvernant et gouverné  », souligne le politiste Yves Sintomer dans un texte publié en 2012 sur le site La Vie des idées.

    Cet usage a survécu dans la justice – les jurés d’assises sont, aujourd’hui encore, tirés au sort –, mais il a ­disparu dans le monde politique  : depuis le début du XXe siècle, et surtout depuis l’avènement de la ­Ve Répu­blique, la démocratie française est entrée dans l’ère de la professionnalisation. «  Aujourd’hui, la politique est un métier, constate Bruno Cautrès, chercheur CNRS au Centre de recherches politiques de Sciences Po, le Cevipof. Les hommes politiques construisent des carrières longues  : ils occupent tour à tour des fonctions électives, des postes dans la haute fonction publique ou dans des cabinets, des responsabilités dans l’appareil des partis – et ce, parfois, pendant toute une vie. Le temps des néophytes issus de la société civile est terminé.  »

    Les chiffres sont sans ambiguïté  : à l’Assemblée ­nationale, l’entrée «  directe  » de citoyens dénués ­d’expérience politique est en voie de disparition. «  Les trajectoires menant au Palais-Bourbon impliquent un ­investissement professionnel précoce dans la politique et la détention préalable de plusieurs postes de pouvoir, ce qui implique un savoir-faire  », explique Luc Rouban, directeur de recherche au CNRS (Cevipof), dans une étude sur le profil des députés élus en 2012. Un tiers des députés socialistes ont ainsi «  fait leurs premières armes au sein du PS, très souvent comme ­assistants parlementaires ou membres de cabinets municipaux ou régionaux  », poursuit-il, en soulignant une ­ «  certaine professionnalisation des députés  ».

    Des parcours qui se ressemblent

    Luc Rouban observe une même tendance chez les élus ­locaux des zones urbaines. «  La proportion d’hommes et de femmes d’appareil qui proviennent des entourages locaux (cabinets de maires, collaborateurs de conseils généraux ou régionaux ou d’intercommunalités) continue d’augmenter allègrement pour représenter, en 2014, le quart de tous les maires, constate-t-il dans une étude sur les villes de plus de 30 000 habitants. A cela, il faut ajouter la part croissante prise par les professions politiques dans lesquelles ont été ­intégrés les assistants parlementaires ou les collaborateurs d’élus au niveau national.  » Sa conclusion est sans appel  : «  La décentralisation a créé, en vingt-cinq ans, une élite ­urbaine fermée, professionnalisée et notabiliaire, qui a ­concentré le pouvoir local en accumulant les ressources ­partisanes et sociales.  »

    Avec la professionnalisation, les parcours des hommes politiques de ce début de XXIe siècle se ressemblent de plus en plus. «  Ils militent dans une organisation de jeunesse, ils intègrent un institut de sciences politiques, d’économie ou de droit, ils deviennent assistants d’élus, ils sont membres d’un cabinet, ils briguent un mandat, explique Rémi ­Lefebvre, professeur de sciences politiques à l’université Lille-II. C’est comme cela qu’ils apprennent les ficelles du métier – la capacité à faire campagne, à diviser ses adversaires et à acquérir le sens pratique dont parle Pierre Bourdieu. Le stade ultime de la professionnalisation, c’est l’absence ­totale de passage par une vie professionnelle autre que la politique. Ce phénomène touche tous les partis, à droite comme à gauche – y compris le Front national.  » Au risque, parfois, de créer un monde à part.

    Beaucoup de Français semblent en effet se lasser de cet «   #entre-soi professionnalisé  », selon le mot de Rémi ­Lefebvre. Sondage après sondage, ils plaident pour un ­renouvellement du personnel politique. Le spectre de la répétition du duel Hollande-Sarkozy de 2012 à la présidentielle de 2017  ? Le retour en fanfare de l’ancien secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé  ? La publication du nouveau livre de François Fillon, qui a commencé sa carrière politique comme assistant parlementaire, en 1976  ? Beaucoup de Français ont le sentiment que la vie politique fonctionne en vase clos. Une situation qui fait dire à l’humoriste de France Inter Charline Vanhoenacker qu’«  il y a autant de renouvellement dans la classe politique française que chez les invités de Michel Drucker  »

    Les partis, des « machines »

    Si la professionnalisation est aujourd’hui très marquée, elle ne date pas d’hier  : dès le lendemain de la Grande Guerre, le sociologue allemand Max Weber l’évoque dans une conférence prononcée en 1919 à Munich, «  Politik als beruf  » (la politique comme métier). Il définit alors les professionnels de la politique comme ceux qui vivent «  pour  » et «  de  » la politique. En ce début de XXe siècle, Max Weber ­insiste sur la fin de la domination des notables et l’importance croissante des partis, ces «  immenses appareils  » que les pays anglo-saxons surnomment des «  machines  ». L’élément «  décisif et nouveau  », souligne-t-il, est le fait que les professionnels de la politique que sont les responsables de l’organisation sont désormais à même «  d’imposer dans une mesure assez considérable leur propre volonté  ».

    En France, le mouvement s’amorce au début du XXe siècle. «  Jusqu’à la fin du XIXe, les dirigeants des institutions de l’Etat étaient souvent issus des cercles de notables, analyse le politiste Daniel Gaxie dans un article publié en 2001 dans la revue Mouvements. Ils ne vivaient pas que “pour” la politique puisque leur rang social leur commandait de se prêter à d’autres activités honorifiques et ils ne vivaient pas que “de”la politique puisqu’ils exerçaient souvent leurs fonctions à titre bénévole et que leur fortune leur permettait de vivre sans en attendre de revenus. L’activité politique ­professionnelle apparaît progressivement avec les premiers partis politiques, l’ascension politique d’hommes moins ­fortunés, en particulier dans le mouvement ouvrier, l’instauration d’indemnités versées aux élus et l’élargissement des interventions de l’Etat.  »

    #Expertise et engagement

    Ce mouvement de #professionnalisation s’accentue après la seconde guerre mondiale, et surtout sous la Ve République. «  A la fin des années 1970, on voit apparaître le professionnel de la #politique tel que nous le concevons aujourd’hui, explique Luc Rouban. Son parcours mêle expertise et engagement  : c’est, par exemple, le ­conseiller d’un ministre qui brigue un mandat local avant de repartir dans la haute fonction publique ou un responsable de parti qui s’engage dans un cabinet avant de devenir maire.  » A partir des années 1980, cette évolution est renforcée par la décentralisation. Les maires, les conseillers généraux et les conseillers régionaux, poursuit Luc ­Rouban, «  cessent d’être des amateurs éclairés ou des ­notables qui transmettaient leur mandat à leur fils pour ­devenir de vrais professionnels  ».

    Aujourd’hui, résumait Daniel Gaxie en 2001, la politique est devenue une «  activité différenciée, spécialisée, permanente et rémunérée  ». Faut-il s’inquiéter de cette évolution qui marque, après tout, la fin d’une ère bien peu démocratique, celle des notables  ? Dans un monde où la mise en œuvre des politiques publiques requiert de plus en plus de compétences, n’est-il pas sage de confier leur conception à des professionnels aguerris de la chose publique  ? Ne faudrait-il pas se féliciter que des personnels compétents passent des décennies à apprendre les rouages de l’action ­publique  ? Ne serait-ce pas, par ailleurs, la pente naturelle d’une société qui plaide constamment en faveur de l’élévation du niveau de qualification dans le monde du travail  ?

    «  La compétence est une forme de dépolitisation  »

    Tout dépend, répond Luc Rouban, de la conception que l’on a de la démocratie représentative. «  Si l’on considère que les élus sont censés porter la voix de leurs électeurs et représenter leurs intérêts, la professionnalisation est évidemment un problème. Si l’on considère en revanche que les élus sont de simples mandataires auxquels les citoyens ­confient leurs pouvoirs pendant un certain temps afin qu’ils prennent les décisions à leur place, on favorise naturellement l’émergence d’une classe d’experts. Dans cette conception libérale, le citoyen délègue sa parcelle de souveraineté  : il considère qu’il y a des professionnels pour gérer l’action ­publique et il les juge au résultat. Les universitaires américains John Hibbing et Elizabeth Theiss-Morse ont inventé un mot pour désigner ce système  : la démocratie “furtive”.  »

    Tout, cependant, n’est pas toujours rose dans le monde de la démocratie «  furtive  ». Ne serait-ce que parce que les fameuses compétences dont se réclament les hommes politiques peuvent masquer, voire effacer les clivages politiques. «  La compétence est souvent une forme de dépolitisation, estime Rémi Lefebvre. En intégrant les paramètres technocratiques, en réduisant la politique à un problème technique, le débat politique perd de vue les grands choix, les alternatives. Il est évidemment illusoire d’évacuer toute logique d’expertise des politiques publiques, mais le risque, c’est qu’elle ait la prétention de dire une forme de vérité, qu’elle ferme les possibles. La logique de l’expertise a dévoré la politique française comme elle a dévoré la construction européenne.  »

    En créant un monde à part, la professionnalisation a en outre l’inconvénient de renforcer les logiques «  corporatistes  ». «  Les sciences sociales ont souligné de longue date que la division du travail, la différenciation, la spécialisation et la professionnalisation favorisent l’apparition d’intérêts particuliers dans les nouveaux univers sociaux qu’elles constituent, constate Daniel Gaxie dans Mouvements. (…) En tant que professionnel, l’homme politique a des intérêts propres qu’il est tenté de privilégier. On pense bien sûr au souci des élites de conserver leur place dans l’univers politique, d’être réélus, de progresser dans le cursus honorum ou d’améliorer leur popularité. Plus largement, le milieu politique est le plus souvent tout entier affairé autour des enjeux spécifiques qui le structurent  » – les alliances, les candidatures, les remaniements…

    Enfin, en transformant un mandat de quelques années en un métier que l’on exerce parfois pendant toute une vie, la professionnalisation nourrit une très forte longévité politique – des carrières interminables, des candidatures à répétition, des come-back sans fin. «  La longévité est déjà une tendance forte de la démocratie car en France, le coût d’entrée dans la vie politique est très élevé, poursuit Rémi Lefebvre. Pour obtenir un mandat, il faut être patient, renoncer à sa vie personnelle et faire énormément de sacrifices. Lorsque le seuil de la professionnalisation est franchi, l’élu cherche donc à se maintenir dans le jeu le plus longtemps possible. Les mandats sont à durée limitée mais ­l’engagement politique est souvent appréhendé dans une forme d’irréversibilité.  »

    Le cumul des mandats, mère de toutes les batailles

    La professionnalisation renforce jusqu’à la caricature ce trait de la culture française – en posant, du même coup, des problèmes de légitimité démocratique. Comment, dans un monde aussi figé, accueillir les nouveaux venus de la scène politique que sont les femmes et les représentants de la ­diversité  ? Les portes du monde politique ont en effet un mal fou à s’entrouvrir  : malgré l’inscription, en 1999, du principe de parité dans la Constitution, les femmes représentent seulement 26,9 % des députés, 22,1 % des sénateurs, 13,9 % des conseillers généraux et 9,6 % des maires de villes de plus de 3 500 habitants. Les représentants de la diversité ne sont guère mieux lotis  : l’Assemblée nationale ne compte que huit députés d’origine africaine, maghrébine, asiatique ou brésilienne, soit… 1,4 %.

    Jour après jour, la professionnalisation éloigne donc les élus de la société dont ils sont issus – et pas seulement parce qu’elle manque de femmes ou de descendants d’immigrés. «  Si la professionnalisation consiste à dire que l’on peut, au titre de ses compétences, se maintenir autant de temps que l’on veut à plusieurs fonctions en même temps, cela renforce le fossé entre les règles qui régissent le monde politique et celles qui régissent la société civile, affirme le politiste Bruno Cautrès. Comment voulez-vous que les ­citoyens acceptent que plus de 80 % des députés aient au moins deux mandats alors qu’ils savent qu’il est impossible d’exercer deux métiers à temps plein  ? Comment voulez-vous qu’ils trouvent normal que 60 % des maires aient plus de 60 ans alors qu’à cet âge, la plupart des salariés s’apprêtent à partir à la retraite  ?  »

    Rebattre les cartes

    Comment insuffler du renouvellement dans ce monde à part qu’est la politique  ? Pour beaucoup d’intellectuels, la mère de toutes les batailles est la lutte contre le cumul des mandats. «  Il faut instaurer un mandat unique, comme dans l’immense majorité des pays européens, plaide Rémi Lefebvre. Un premier pas sera accompli en 2017 si la réforme interdisant aux députés et aux sénateurs d’être également président ou vice-président d’un conseil régional ou départemental n’est pas abrogée. C’est déjà une petite révolution, mais il faut aussi limiter les mandats dans le temps en autorisant deux, voire trois mandats maximum. Aujourd’hui, les carrières politiques sont tellement longues que les élus ne peuvent pas revenir en arrière. Il y a un effet cliquet  : ­comment voulez-vous qu’un enseignant qui a été député pendant quinze ou vingt ans revienne devant ses élèves  ?  »

    Pour Eric Keslassy, auteur, en 2009, d’un rapport sur la diversité pour l’Institut Montaigne et enseignant à Sciences Po, le mandat unique, et surtout sa limitation dans le temps, permettrait enfin de faire respirer la démocratie. «  Il faut absolument rebattre régulièrement les cartes car au bout d’un moment les habitudes priment et la motivation s’érode. Lors du premier mandat, l’élu s’installe, lors du deuxième, il donne sa pleine mesure, lors du troisième, il y a une chute de l’activité – la productivité est en recul, diraient les économistes  ! Les élus objectent qu’il serait dommage de se priver d’un élu qui a de l’expérience, mais de nouveaux venus peuvent, eux aussi, réussir leur apprentissage et ­devenir de bons élus. Il est sain, pour la démocratie, que de nouveaux profils parviennent à émerger.  »

    Une réforme du statut de l’élu

    Pour faciliter les allers et retours entre le monde politique et la société civile, beaucoup plaident également en faveur d’une réforme du statut de l’élu afin de susciter de nouvelles vocations, notamment dans le monde de l’entreprise. Si les fonctionnaires peuvent en effet s’engager en politique sans mettre en péril leur carrière professionnelle, les salariés du privé se montrent plus hésitants. Prévoir des congés temporaires, accorder des formations, simplifier le retour à l’emploi  : entré en vigueur en début d’année, le nouveau statut de l’élu local permettra, par exemple, aux maires des villes de plus de 100 000 habitants de réintégrer leur entreprise à la fin de leur mandat. Il fait cependant l’impasse sur les élus nationaux.

    Pour le politiste Bruno Cautrès, il faut aller beaucoup plus loin. «  Le débat sur la professionnalisation renvoie à un mal plus profond  : une gigantesque crise de défiance ­envers le monde politique. Pour en venir à bout, l’installation d’une énième commission proposant des réformes d’ingénierie institutionnelle ne suffira pas  : il faut créer dans ce pays un grand moment délibératif sur le modèle de ce que propose l’universitaire américain James Fishkin, l’un des théoriciens de la démocratie participative. Les Français sont attachés à la démocratie mais leur insatisfaction envers son fonctionnement est immense. C’est un grand chantier, mais il faut prendre au sérieux la parole des citoyens et répondre à cette demande concernant la qualité de la démocratie.  »

    #parti_politique #France #technocratie #entre_soi cc @xavsch

    • J’ai tenté plusieurs fois de jouer le jeu démocratique depuis les coulisses et j’en étais arrivé au même constat.

      Comme dans l’ensemble de la société, la caste politique, qu’elle soit locale ou nationale, tente de justifier sa mainmise sur l’appareil de gouvernement de nos vies par sa seule qualité d’expert. Ainsi, le personnage politique n’est plus celui qui, parmi nous, va prendre quelque temps la charge de la coordination des intérêts communs, mais c’est « celui qui sait », et qui fera ce qu’il doit faire, en dehors de tout contrôle réel et concret de ses actes par la population dont il est en charge. Évidemment, ce point de vue justifie l’hermétisme de l’accès aux fonctions décisionnelles de notre démocratie. Puisque gouverner ne peut être que l’action de ceux qui savent, la professionnalisation du personnel politique devient un horizon indépassable et du coup, l’aspect hiérarchique et conservateur du dispositif est renforcé, au détriment de toute idée de représentativité, ce qui est antinomique de l’intention d’origine.

      http://blog.monolecte.fr/post/2014/03/25/lobsolescence-contrariee-de-notre-systeme-politique

  • Quand la gauche française triomphait des contraintes et bousculait les privilèges, par Serge Halimi (juillet 1997)
    http://www.monde-diplomatique.fr/1997/07/HALIMI/4840

    Assurément, Edouard Herriot buta contre le mur d’argent et le « plébiscite quotidien des porteurs de bons du Trésor » (les « marchés » d’alors) ; Léon Blum put imputer son renversement au fait que « la bourgeoisie détenait le pouvoir ; elle n’a voulu ni l’abandonner ni le partager » ; les gouvernements de la Libération furent obligés de subordonner une partie de leurs ambitions aux exigences du bailleur de fonds, de farine et de charbon américain. Au moins, la gauche léguait chaque fois à ses successeurs de nouveaux instruments de pouvoir et de savoir : la conscience tardive de l’importance de la maîtrise de la monnaie (Herriot), le constat fugace de l’efficacité d’une politique keynésienne de relance (deuxième gouvernement Blum), le contrôle assuré d’un secteur public et nationalisé offrant à un gouvernement démocratique quelques moyens d’agir (Libération).

    Les deux septennats de François Mitterrand ont ceci de particulier qu’ils ont détruit — consciemment et par conviction libérale — certains de ces outils. [#st]

    #France #politique #parti_politique #socialistes

    http://zinc.mondediplo.net/messages/15103 via Le Monde diplomatique

  • Le FN loin des mythes, dans l’isoloir, par Sylvain Crepon & Joël Gombin (avril 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/mav/134/CREPON/51249

    Rarement un #parti_politique aura suscité autant de mythes que le #Front_national. Comme si son irruption fracassante sur la scène politique de ces dernières décennies avait réduit les capacités d’analyse des commentateurs. Il est pourtant nécessaire de déconstruire les idées toutes faites pour comprendre la recomposition électorale en cours. [#st]

    http://zinc.mondediplo.net/messages/12794 via Le Monde diplomatique

  • La Chine n’est pas (encore) en #crise
    http://www.laviedesidees.fr/La-Chine-n-est-pas-encore-en-crise.html

    En ces temps de tumultes boursiers, l’économiste et sinologue Jean-François Huchet dessine dans cet entretien les grandes lignes des réformes économiques entreprises depuis 1978. Il présente le rôle de l’État, la part des grandes entreprises d’État et des entreprises privées dans l’économie chinoise et leur adaptation à la mondialisation et au défi environnemental.

    Essais & débats

    / crise, #parti_politique, #environnement

    #Essais_&_débats

  • Le #socialisme sous #presse
    http://www.laviedesidees.fr/Le-socialisme-sous-presse.html

    À travers une activité journalistique intense mais peu connue, les socialistes du XIXe siècle ont posé les jalons d’un courant politique aussi inventif que divers. Un ouvrage collectif revient sur les racines longtemps ignorées de ce premier socialisme à l’aune de sa presse .

    Livres & études

    / socialisme, presse, #révolution, #parti_politique

    #Livres_&_études

  • L’ambition perdue du PCF
    http://www.laviedesidees.fr/L-ambition-perdue-du-PCF.html

    Comment le Parti Communiste, représentant des classes populaires sur la scène politique jusque dans les années 1970, est-il devenu un parti de professionnels, largement issus de milieux plus favorisés ? Croisant socio-histoire et analyse locale du politique, Julian Mischi met en lumière les causes et les enjeux politiques de ce déplacement.

    Livres & études

    / #communisme, #parti_politique, #classes_sociales

    #Livres_&_études

  • Le programme numérique du FN : entre constats justes, argumentaire tendancieux et slogans vides
    http://www.franceculture.fr/emission-ce-qui-nous-arrive-sur-la-toile-le-programme-numerique-du-fn-

    Dates/Horaires de Diffusion : 27 Mai, 2014 - 08:45 - 08:50

    Parmi les un peu plus de 4 millions de personnes qui ont voté pour le Front National aux élections européennes, très peu sans doute l’ont fait pour des raisons numériques. Je veux dire par là, très peu sans doute se sont décidé en fonction de ce que le Front National avance sur les questions numériques. Néanmoins, allons y voir. Allons voir sur quelles positions, concernant #Internet et ...

    date de remontée fiction : Mardi 27 Mai (...)

    #Information #Idées #Innovation #Parti_Politique #Technique #Direct

  • Le suicide politique des socialistes français
    La valise diplomatique, 28 mars 2014
    http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2014-03-28-municipales

    Les #socialistes français tireront-ils la leçon de leur sanction électorale en abandonnant le cap d’une #politique qui non seulement suscite le mécontentement de la population, mais qui en plus échoue de manière spectaculaire ? Rien ne l’indique. Interrogé mardi 25 mars, Michel Sapin, ministre de l’emploi, a estimé au contraire que « l’important, c’est de ne pas lâcher l’objectif qui est de faire diminuer le déficit de la France. Ça, ça ne changera pas. »

    #France #Élections #Parti_politique

  • La Hongrie, un État mafieux ?
    http://www.laviedesidees.fr/La-Hongrie-un-Etat-mafieux.html

    Les choix politiques de la Hongrie inquiètent, alors que le pays était considéré il y a dix ans comme un modèle de transition post-communiste. Un collectif d’économistes, sociologues, juristes et ex-opposants hongrois propose une analyse du système oligarchique émanant du parti de Victor Orbán.

    Livres & études

    / #démocratie, #régime_politique, #parti_politique, #corruption

    #Livres_&_études

  • La Hongrie comme État mafieux ?
    http://www.laviedesidees.fr/La-Hongrie-comme-Etat-mafieux.html

    Les choix politiques de la Hongrie inquiètent, alors que le pays était considéré il y a dix ans comme un modèle de transition post-communiste. Un collectif d’économistes, sociologues, juristes et ex-opposants hongrois propose une analyse du système oligarchique émanant du parti de Victor Orbán.

    Livres & études

    / #démocratie, #régime_politique, #parti_politique, #corruption

    #Livres_&_études

  • La Hongrie corrompue
    http://www.laviedesidees.fr/La-Hongrie-corrompue.html

    Les choix politiques de la Hongrie inquiètent, alors que le pays était considéré il y a dix ans comme un modèle de transition post-communiste. Un collectif d’économistes, sociologues, juristes et ex-opposants hongrois propose une analyse du système oligarchique émanant du parti de Victor Orbán, dont ils dénoncent la #corruption.

    Livres & études

    / #démocratie, #régime_politique, #parti_politique, corruption

    #Livres_&_études

  • Open data, vous dîtes ?
    http://www.franceculture.fr/emission-ce-qui-nous-arrive-sur-la-toile-open-data-vous-dites-2014-01-

    Dates/Horaires de Diffusion : 30 Janvier, 2014 - 08:45 - 08:50

    Le site de l’Assemble nationale a rendu publics les chiffres concernant la réserve parlementaire. Il est désormais possible de voir la manière dont les 577 députés distribuent plus de 80 millions d’euros qui leur alloués pour subventionner des collectivités et des associations : quels projets sont financés ? Où ? Par qui ?

    #Parti_Politique #Politique #open_data

  • L’#Italie après Berlusconi, par Lorenzo D’Agostino - Les blogs du Diplo
    http://blog.mondediplo.net/2013-12-08-L-Italie-apres-Berlusconi

    Mercredi 27 novembre, le Sénat italien a voté l’expulsion de M. Silvio Berlusconi, condamné pour fraude fiscale. Pour certains, la sortie de scène du « Cavaliere » va permettre la normalisation du système #politique transalpin, vers une démocratie de l’alternance.

    #Économie #État #Parti_politique