• A #Montpellier, la campagne #municipale d’EELV vole en éclats - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/210120/montpellier-la-campagne-municipale-d-eelv-vole-en-eclats

    C’est complètement fou ! Je n’arrive pas à comprendre les tensions obscures qui me frappent. » Lundi 20 janvier, dans une conférence de presse transformée en meeting politique, Clothilde Ollier, candidate à la mairie de Montpellier, n’en revient toujours pas. « Aurait-on osé s’attaquer à moi de cette manière si je n’étais pas une femme, mère célibataire et infirmière aux urgences ? », s’indigne la jeune femme dans une brasserie remplie à craquer de militants proches de La France insoumise. « Je ne cèderai pas. Aidez-moi ! »

    La décision est tombée samedi soir abruptement. Comme l’a révélé Midi Libre, Europe Écologie-Les Verts (EELV) a retiré l’investiture accordée à Clothilde Ollier pour mener la campagne des municipales à Montpellier. Celle qui avait remporté une primaire contre l’ancien député Jean-Louis Roumégas ne pourra donc plus exploiter le logo de son parti. Sa photo disparaît aussi du local de campagne. Ses affiches seront nécessairement modifiées.

    [...]

    Par la suite, Manu Reynaud est écarté du dispositif. Au sein de Confluence, on pointe chez lui de « l’incompétence » et « une proximité trop importante avec le #Parti_socialiste, alors que la ville est gagnable sans ceux qui l’ont dirigée jusqu’à présent ». Par un communiqué de presse envoyé le 13 janvier depuis une adresse courriel créée pour l’occasion, en dehors du fichier d’EELV, Clothilde Ollier prend les adhérents du parti à contre-pied et évince Manu Reynaud de la direction de campagne. Elle nomme à sa place le professeur de sciences politiques non encarté Jean-Yves Dormagen (dont Le d’Oc a par ailleurs appris qu’il a rencontré ce dimanche le conseiller régional RN Djamel Boumaaz). Le but ? « Monter en puissance. »

    Une conférence de presse consacrée à la pollution de l’air est alors brutalement annulée deux heures avant sa tenue. Le sondage, commandé par #EELV et #Ensemble, plaçant #Clothilde_Ollier victorieuse dans toutes les configurations testées ne change rien : le jour de sa publication jeudi dernier, trois membres du bureau exécutif du parti tentent une médiation. En vain. Dans l’entourage de Clothilde Ollier, on dénonce une démarche « hors du cadre légal du parti ». Et on rejette les accusations selon lesquelles des thématiques écolos disparaîtraient du programme, ainsi que l’a annoncé #Julien_Bayou au terme de la médiation nationale d’EELV : « Clothilde n’a pas changé la moindre ligne au programme. C’est un petit clan autour d’un apparatchik local qui a réussi à convaincre le national qu’il y avait un problème. »

  • Prostitution – Sous pression des féministes espagnoles, le Parti socialiste mise sur l’abolitionnisme
    http://tradfem.wordpress.com/2019/04/18/prostitution-sous-pression-des-feministes-espagnoles-le-parti-soc

    Sous l’impulsion de féministes mobilisées, le Parti socialiste espagnol vient d’intégrer des mesures abolitionnistes claires à son programme électoral, à l’approche d’une élection générale où il a besoin des votes des femmes contre la droite.
    6.16. Nous nous efforcerons d’abolir la prostitution et d’éradiquer la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle, de promouvoir la dignité des femmes, de garantir des alternatives et de mettre fin aux réseaux et aux mafias qui profitent de cet esclavage. À cette fin, nous devons protéger et aider les victimes, coopérer avec les pays d’origine et sensibiliser le public au fait qu’il s’agit d’un commerce illicite et d’une forme d’esclavage.

    Par conséquent,

    Nous poursuivrons le travail que nous avons déjà entamé ces derniers mois en vue de l’adoption de la loi globale contre la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle et de prostitution. La prostitution, dont nous nous sommes déclarés abolitionnistes, est l’un des visages les plus cruels de la féminisation de la pauvreté, ainsi que l’une des pires formes de violence contre les femmes.

    Cette future loi globale contre la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle comprendra des mécanismes adéquats de prévention et de poursuite de la traite, empêchera la publicité de services à contenu sexuel et renforcera les services et programmes de protection sociale et de rétablissement complet des personnes qui ont été exploitées, en accordant une attention particulière aux mineurs

    Nous allons approuver dans notre législation des mesures visant l’abolition de la prostitution :

    En instaurant une formule juridique permettant des sanctions pénales pour ceux qui contribuent ou tirent profit de la prostitution d’autrui, qui contribuera à démanteler le commerce du sexe.

    En sanctionnant la demande et l’achat de prostitution.

    En faisant la promotion dans les instances internationales d’une répression de la traite des personnes à des fins d’exploitation sexuelle.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://fillesfemmesmeres.over-blog.com/2018/06/le-nouveau-gouvernement-espagnole-est-majoritairement-f
    #prostitution #pronographie #espagne #parti_socialiste #gestation_pour_autrui #abolition

  • Révolt ! Don’t react
    L’avenir sera soit révolutionnaire, soit réactionnaire.

    #Traduction d’un texte du Journal de #Pamela_Anderson, le 18 décembre 2018
    https://www.pamelaandersonfoundation.org/news/2018/12/18/revolt-dont-react
    ///edit : quelques ajouts d’importance en commentaires de cette traduction ///

    Dans son célèbre poème, La Solution, #Bertolt_Brecht a dit en plaisantant que "Le peuple, a par sa faute perdu la confiance du gouvernement" et qu’il serait plus simple "pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d’en élire un autre".

    Cela m’a donné matière à réflexion. Je suis aux États-Unis depuis quelques jours et je suis attentive à ce qui se passe ici.

    Pas grand chose a changé. Les États-Unis ont toujours les meilleures universités au monde mais des écoles désastreuses. Beaucoup d’étudiants sont illettrés. Il y a une augmentation énorme de la dépendance aux produits pharmaceutiques. Plus d’hyperactivité. Pas de média libre (je ne considère pas les médias remplis de propagande comme libres). Beaucoup de division selon des critères raciaux et ethniques. En bref, un pays en crise.

    Deux ans plus tard, le gouvernement actuel et les démocrates et leurs grands amis des médias sont toujours obsédés par le rôle présumé de la Russie lors de la dernière élection présidentielle. Les récents rapports de la Commission du Sénat sur le Renseignement affirment que la Russie aurait pris pour cible des électeurs afro-américains et aurait « exploité les tensions raciales et le sentiment d’isolement ». Ils croient encore naïvement que les électeurs américains ont été soumis au lavage de cerveau par une puissance étrangère pour élire le président.

    Et, ils donnent l’impression d’un clivage politique entre les bons et les méchants. D’un côté, le camp de la « civilité » et des valeurs. De l’autre, celui de la frustration et de la haine.

    C’est tellement superficiel.

    Je trouve cela absurde et pathétique. Parce qu’ils ne comprennent toujours pas : ce pays est ce qu’il est à cause du système que les démocrates et les médias ont contribué à bâtir. Au lieu de dissoudre le système, ils préféreraient dissoudre le peuple.

    Cela est particulièrement clair dans le Sud ; le Ventre de la bête.

    J’aimerais visiter le sud. Je suis curieuse de connaître cette partie des États-Unis qui adorerait prétendument les fusils et Trump. Les libéraux voient dans ces gens un tas de moins que rien. Ils les accusent de toutes sortes de choses : d’être des arriérés ; de se conformer au "restez tranquilles, ne vous faites pas remarquer, ne causez pas de problèmes et soyez rentrés à 22 heures".

    Je regarde autour de moi et, dans tant de pays, je vois un dénominateur commun. Une révolte de la périphérie. Depuis l’élection de #Trump à la présidence, en passant par le #Brexit, la #Catalogne, les #Gilets_Jaunes... et je me demande si c’est parce que le #capitalisme est toujours plus radical, plus cruel en périphérie.
    Les gens dans tant d’endroits ne se sentent pas représentés par les ou leurs politiciens. Ils savent que le choix de ceux qui votent n’a pas vraiment d’importance car rien ne changera dans leur vie. Parce que le vrai pouvoir ne siège pas dans l’urne. Il est assis ailleurs. Le pouvoir est entre les mains des grandes entreprises mondiales et du capital financier.

    Et dans ce monde post-démocratique, arrivent les dénommés "populistes". Ou - comme certains appellent ça - la politique de "l’homme fort".

    Pourquoi ont-ils autant de succès ?

    C’est parce qu’ils ont réussi à sensibiliser les plus démunis ? A mettre la lumière sur l’histoire de ces outsiders qui ont survécu au travers des conditions créées par le capitalisme prédateur ? L’histoire de gens qui ont d’horribles emplois dans des chaînes de production, des usines et des supermarchés. Les personnes qui croient que le travail acharné améliorera leur vie et celle de leurs enfants.

    Les hommes-forts politiques ne leur offrent pas d’alternatives. Ils répondent simplement à leurs sentiments d’exclusion. Ils rendent la fierté aux gens, ou du moins c’est ce qui est dit, mais tout ce qu’ils font, c’est leur rendre leur illusion de la fierté. Ils leur offrent de l’émotion.

    Pour moi, il est logique que la périphérie vote comme elle le fait. Le statu quo les empêche de rêver d’un avenir différent, d’un avenir meilleur, ils sont donc obligés d’idéaliser le passé.

    Je comprends également pourquoi ils ne répondent pas aux appels à la solidarité. La solidarité ne peut être commandée. Les classes moyennes et les travailleurs pauvres, qui ne peuvent pas se permettre beaucoup, se sentent obligés de défendre le peu qui leur reste et se radicalisent par la peur ; la peur de la perte. Et puis, les riches et les privilégiés et l’État (ainsi que les banques) sont déjà si puissants et si riches qu’ils dirigent leur colère vers les groupes les plus faibles de la société. Vers les réfugiés et les minorités.

    Cela a donc du sens, mais c’est aussi inquiétant.

    Inquiétant parce que ces jours-ci, les gens aux États-Unis (et ailleurs) n’ont pas énormément de choix. Ils doivent choisir entre les néolibéraux, c’est-à-dire des gens égarés qui répètent le même désastre économique qui dure depuis une décennie, ou les hommes-forts. Cependant, le problème n’est pas le politicien populiste ou l’homme-fort (qui se mélangent dans certains cas). Le problème est l’économie et l’inégalité économique. Le problème est le néolibéralisme.

    Je veux aider les gens à devenir des révolutionnaires en formation.

    J’ai lu une récente interview d’#Adam_Curtis dans The Economist (L’antidote à l’effondrement des civilisations). Curtis est un documentariste britannique qui parle d’un sentiment de malheur et du fait que rien ne change jamais. Je suis d’accord avec tout ce qu’il dit.

    Nous devons cesser de croire que le système actuel est gravé dans la pierre et incapable de changer. Nous devons cesser de croire que ce que nous avons est le meilleur système possible. Nous devons cesser de prétendre que l’autre côté est mauvais, confus ou avec le cerveau lavé par les #fake-news. Au lieu de cela, nous devons faire mieux que simplement hisser le drapeau de la tolérance et de la civilité. Nous devons nous efforcer d’offrir une histoire politique plus forte.

    Nous devons lutter contre ceux qui non seulement détiennent le pouvoir et la richesse, mais s’y accrochent avec une ténacité implacable.

    Nous devons nous opposer au néolibéralisme et à ses institutions mondiales et régionales. Nous devons offrir une société alternative, démocratique et juste sur le plan social, sans compromis en matière de démocratie sociale (en particulier pour les grandes entreprises).

    J’ai mis en place une nouvelle fondation pour soutenir les militants et autres révolutionnaires, elle s’appelle Tenure. Nous prévoyons des choses radicalement formidables.

    Mais il faut aller plus loin. Il y a des universitaires qui offrent une alternative à l’économie, il y a un nouveau manifeste d’économistes français. Très intéressant.

    L’avenir sera soit révolutionnaire, soit réactionnaire.

    Je souhaite également réunir d’autres artistes et créateurs, des personnes intelligentes, pour voir grand. Penser ambitieux. Faisons notre manifeste pour l’avenir révolutionnaire et réfléchissons à la façon de le mettre en pratique. Je souhaite rassembler des personnes capables de décrire avec précision la société. Et alors, nous pouvons la CHANGER. J’ai tellement d’idées.

    Cela dépend de nous Il y a suffisamment de ressources pour construire de meilleures alternatives.

    Je veux construire l’avenir révolutionnaire. Et dissoudre le #SYSTÈME, pas les personnes.

    Es-tu avec moi ?

    Avec amour

    Pamela

  • Adresse aux catholiques : Macron électrise droite et gauche
    https://www.mediapart.fr/journal/france/100418/adresse-aux-catholiques-macron-electrise-droite-et-gauche

    Le discours aux catholiques d’Emmanuel Macron au collège des Bernardins ce lundi a bousculé #Les_Républicains, déstabilisés par cette main tendue à un électorat qu’ils considèrent comme chasse gardée. Les atteintes aux fondements de la laïcité ont, en revanche, ressoudé une gauche d’habitude divisée sur la question.

    #France #catholicisme #Emmanuel_Macron #La_France_insoumise #laïcité #parti_socialiste

  • Adresse aux catholiques : Macron électrise la classe politique
    https://www.mediapart.fr/journal/france/100418/adresse-aux-catholiques-macron-electrise-la-classe-politique

    Le discours aux catholiques d’Emmanuel Macron au collège des Bernardins ce lundi a bousculé #Les_Républicains, déstabilisés par cette main tendue à un électorat qu’ils considèrent comme chasse gardée. Les atteintes aux fondements de la laïcité ont, en revanche, ressoudée une gauche d’habitude divisée sur la question.

    #France #catholicisme #Emmanuel_Macron #La_France_insoumise #laïcité #parti_socialiste

  • Politique : où sont les femmes ?

    Cécile Duflot, Nathalie Kosciusko-Morizet, Najat Vallaud-Belkacem   : plusieurs femmes politiques, qui avaient réussi à compter, ont jeté l’éponge. A l’heure des campagnes #MeToo, comment ne pas y voir un signal d’alerte  ?

    Notre pays exprime chaque jour un peu plus ses colères. Du monde étudiant à celui des cheminots, de Carrefour à Mobipel, le peuple mobilisé a des visages de femmes et d’hommes, reflets de toutes les diversités. Notre époque #MeToo nous rappelle combien les figures populaires ne sont pas que masculines, combien les femmes au XXIe siècle ne sauraient être marginalisées et maltraitées. Dans l’espace politique, qui se doit de donner écho à la réalité populaire, nous constatons que la place des femmes reste subalterne. Leurs combats à travers l’histoire, de la Révolution française à Mai 1968, sont oubliés, comme effacés. Ce décalage constitue une faille démocratique majeure.

    La loi sur la parité a permis l’accès massif de femmes à la vie politique. Et pourtant, nous sommes encore loin, très loin de l’égalité. Un plafond de verre persiste pour les femmes dans cet univers traditionnellement masculin.

    Plusieurs jeunes femmes en politique qui avaient réussi à être visibles, à compter, dans un monde qui ne leur rend pas la tâche facile ont récemment jeté l’éponge. Nathalie Kosciusko-Morizet, Najat Vallaud-Belkacem et Cécile Duflot ont choisi de quitter la politique institutionnelle. Comment ne pas voir un symptôme, un signal d’alerte   ? Chacune a évidemment ses propres raisons et, à l’heure où le non-cumul des mandats dans le temps s’impose comme une idée juste, de nature à vitaliser la politique, les mandats d’élus et de direction de partis qui se suivent et durent une vie entière ne sont sans doute plus d’époque. Mais, devant ces départs féminins en chaîne, de Sandrine Rousseau à Fleur Pellerin, comment ne pas voir la difficulté, la fatigue, la dureté d’être une femme dans un univers façonné par et pour les hommes   ?

    Au XXe siècle, les femmes ont conquis le droit de vote, la possibilité de siéger dans les assemblées et de s’exprimer dans l’espace public. Des suffragettes au mouvement #MeToo, des vagues successives portent l’exigence d’égalité, en politique comme dans l’ensemble de la société. Mais voilà   : on ne se débarrasse pas comme ça de mécanismes sexistes si profondément ancrés. Les résistances sont tenaces. Le monde politique a ses codes, ses formes, ses rythmes, ses habitudes qui empêchent, en ce début de XXIe siècle, un exercice à égalité des responsabilités politiques. Notre société s’accorde aujourd’hui autour de l’idée qu’il faudrait une mixité réelle dans la vie publique. C’est un progrès, une conquête. Mais l’idée se heurte au mur du réel, celui des freins matériels et symboliques à l’ascension des femmes en politique comme à leur épanouissement dans ce cadre. Le Président, le Premier ministre, les chefs des grands partis (songeons qu’aucune femme n’a pu être candidate au poste de secrétaire national du PS et de l’UMP  !), le président de l’Assemblée nationale, celui du Sénat, celui de l’association des maires de France… Bref, foin de parité, le masculin s’impose partout, surtout au sommet, là où se jouent les grandes décisions. Les hommes politiques occupent la place, y compris médiatiquement. Il n’y a qu’à regarder les invités de la semaine dans le journal le dimanche pour voir que dans les grandes émissions politiques, les femmes sont l’exception qui confirme la règle masculine.

    Les entraves viennent de loin. Commençons par la temporalité. Le rythme de la vie poli­tique, très chronophage, s’est installé loin de toute prise en compte de la part dite privée de nos vies. Et pour cause  : le modèle fut longtemps simple (et il continue en partie de fonctionner). Les hommes politiques délaissaient aux femmes le soin de s’occuper mentalement et concrètement de tout ce qui relève de la vie domestique et parentale pour s’adonner à toutes les joies et contraintes de la vie politique. Dès lors que les femmes entrent en scène publique – politique mais plus globalement professionnelle – la répartition aurait dû s’en trouver repensée mais la société n’a pas anticipé les réponses à ce nouveau défi. Le rythme politique semble être resté immuable, dans ses horaires, comme dans ses codes. Le présentéisme est toujours une clé déterminante pour gravir les échelons, et les femmes sont socialement lésées dans cet exercice qui n’est pas toujours d’impérieuse nécessité mais qui reste décisif pour être reconnue et progresser. La réduction du temps de travail et le partage des tâches de la maison ne se sont pas imposés comme des objectifs décisifs pour parvenir à l’égalité. D’ailleurs, ce n’est même pas un sujet poli­tique de premier plan.

    Les entraves pour les femmes en politique ­relèvent également des représentations. Masculin et féminin, voici deux catégories aux histoires et attributs distincts et hiérarchisés. Les femmes peinent à être reconnues et à se sentir légitimes dans un univers qui leur a été si longtemps interdit. Elles doutent, travaillent deux fois plus, hésitent à s’exposer. L’ambition leur est souvent reprochée quand elle paraît naturelle pour les hommes. Les commentaires sur leur tenue, leur posture sont souvent sexistes, blessants, usants. Se pose inlassablement la question de leur style. Faut-il épouser les normes masculines ou rester féminine dans un monde qui valorise le masculin  ? Comment inventer un nouveau genre  ? Pas simple. Les problèmes de gestuelle ou de voix sont récurrents pour les femmes. La façon d’exprimer la politique s’est façonnée à partir de corps d’hommes, de postures viriles, de micros calés sur des voix masculines. La parole légitime en politique a un ton et un visage quasi exclusivement masculin.

    Autre réalité, dans les réunions et dans le ­débat public, les femmes prennent infiniment moins la parole que les hommes. Parce qu’elles y sont minoritaires mais aussi parce qu’elles sont moins écoutées et que leur éducation leur a enseigné que leur avis comptait moins. Le fond sonore monte bien souvent dès lors qu’une femme prend la parole dans une réunion, une assemblée. Dans les cadres informels où se joue aussi la vie politique, les hommes ont pris l’habitude d’être des interlocuteurs mutuels. La stratégie, même entre deux portes ou autour d’un café, reste principalement une affaire d’hommes. Quand une femme participe, elle lutte pour faire valoir sa légitimité, peinant parfois à trouver un regard et une attention au point d’avoir l’impression d’être invisible. Comme si les hommes ne savaient pas quoi faire de ces femmes qui pénètrent leur espace. La force de l’habitude, celle d’un entre-soi cultivé pendant tant de siècles. Les hommes s’appellent, les femmes apparaissent souvent contingentes. Sauf au moment de la photo où de nouveaux réflexes ­imposent de se dire – et encore, pas toujours – qu’il faut des femmes.

    Nous caricaturons  ? Même pas. De nombreuses femmes craquent, même si souvent elles se plaignent à bas bruit. Car il est de bon ton de ne pas râler. Pour tenir. En silence, estiment la majorité des femmes en politique, car il est bien vu de savoir mettre ses éventuelles remarques de nature féministe sous le boisseau, tant elles agacent. Certaines se disent qu’il vaut mieux minauder ou faire preuve de patience, c’est plus payant. Le caractère viril de la politique a aussi ses formes violentes dans lesquelles les femmes ne se sentent pas toujours à l’aise pour évoluer dans l’arène. ­Elles espèrent qu’en prenant de biais, ça ira. Le résultat est pour l’instant peu probant… En rabattre sans cesse abîme l’estime de soi et suppose beaucoup d’énergie. Combien, ­au-delà des figures visibles, décident finalement d’abandonner ?

    Notre conviction est que pour tenir et gagner notre juste place collective, nous devons parler, nous parler. La sororité est, ici comme ailleurs, un ressort pour que l’égalité progresse. Ensemble, et avec les hommes qui y sont prêts – et il y en a ! – il nous faut inventer des façons nouvelles de faire de la politique. Il n’est par ailleurs plus possible pour des hommes qui se disent féministes d’accepter de perpétuer cette situation. La vie publique, minée par l’entre-soi masculin, a besoin de ce nouveau souffle pour se régénérer. C’est urgent.

    Par Clémentine Autain Députée, groupe La France insoumise (LFI) Emmanuelle Becker Conseillère de Paris, groupe communiste Elsa Faucillon Députée, groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR) Sarah Legrain Secrétaire nationale du Parti de gauche (PG) aux relations unitaires Myriam Martin Conseillère régionale, Ensemble Insoumis Corinne Morel-Darleux Conseillère régionale, LFI Mathilde Panot Députée groupe LFI Barbara Romagnan Génération.s Sandra Regol Porte-parole et secrétaire nationale adjointe Europe Ecologie-les Verts (EE-LV) Danielle Simonnet Conseillère de Paris, LFI Laura Slimani Conseillère municipale à Rouen, Génération.s et Marie Toussaint Déléguée à l’Europe, EE-LV.

  • Congrès d’Aubervilliers : « Le #PS est devenu un tout petit monde »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/070418/congres-d-aubervilliers-le-ps-est-devenu-un-tout-petit-monde

    Le #parti_socialiste aborde sa 47e année d’existence au bord de l’extinction. Pour le chercheur Éric Treille, le congrès d’Aubervilliers qui se tient ce week-end va être un « congrès d’apaisement ». Ensuite, le PS sera-t-il capable d’un retour à une réflexion de fond ?

    #France #Eric_Treille #Olivier_Faure

  • La #France face à l’affaire libyenne : chronique d’une lâcheté politique
    https://www.mediapart.fr/journal/france/210318/la-france-face-l-affaire-libyenne-chronique-d-une-lachete-politique

    Nicolas Sarkozy et #François_Hollande sous l’Arc de triomphe de l’Étoile lors des cérémonies du 8 Mai en 2013. © Reuters Dès les premières révélations de Mediapart, l’opposition à Nicolas Sarkozy n’a pas hésité à soulever la gravité de l’affaire libyenne. Pourtant, depuis plus de six ans, le pouvoir politique a constamment détourné le regard du dossier, écartant même l’hypothèse d’une commission d’enquête parlementaire sur l’évolution des relations entre Paris et Tripoli et le déclenchement de la guerre de 2011.

    #affaire_libyenne #Affaire_Sarkozy-Kadhafi #parti_socialiste

  • #congrès du #PS : victoire au centre, balle à Faure
    https://www.mediapart.fr/journal/france/160318/congres-du-ps-victoire-au-centre-balle-faure

    Olivier Faure à l’Assemblée. © Reuters 37 014 militants du PS se sont déplacés jeudi pour voter sur les quatre textes d’orientation. #Olivier_Faure est arrivé très largement en tête avec 48,56 % des voix et va devenir le prochain premier secrétaire. En deuxième position, #Stéphane_le_Foll s’est désisté. L’aile gauche du parti, représentée par #Emmanuel_Maurel, termine loin derrière.

    #France #Luc_Carvounas #parti_socialiste

  • Dans la #Nièvre, des socialistes se reprennent à y croire avant leur #congrès
    https://www.mediapart.fr/journal/france/150318/dans-la-nievre-des-socialistes-se-reprennent-y-croire-avant-leur-congres

    © CG Dans cette fédération socialiste qui penche traditionnellement à la gauche du #PS, une bonne moitié des militants sont partis ces dernières années. Mais pour ceux qui restent, après la claque de 2017 et le départ des apparatchiks locaux, dont plusieurs ont rejoint LREM, le temps est (peut-être) venu d’un nouveau départ.

    #France #Nevers #parti_socialiste

  • Pour diriger le #PS, un débat dans l’ombre de Macron
    https://www.mediapart.fr/journal/france/080318/pour-diriger-le-ps-un-debat-dans-l-ombre-de-macron

    Lors du débat mercredi soir. © F.Z. #Emmanuel_Maurel, candidat de l’aile gauche du parti pour le poste de premier secrétaire du PS, a dominé le débat entre les quatre prétendants, retransmis mercredi soir à la télévision. #Stéphane_le_Foll a tenu sa ligne hollandaise. Tendus, #Luc_Carvounas et #Olivier_Faure ont laborieusement tenté de défendre leur candidature de rassemblement.

    #France #congrès #parti_socialiste

  • Dans le Gard, #Olivier_Faure tente de ranimer un #PS aux abois
    https://www.mediapart.fr/journal/france/020318/dans-le-gard-olivier-faure-tente-de-ranimer-un-ps-aux-abois

    Conscient de la faiblesse du parti – « dans sa forme actuelle, le PS est mort » –, le patron des députés socialistes propose aux militants que le #congrès d’avril ne soit pas « un terminus mais un démarrage ». Reportage à Nîmes, avec le candidat au poste de premier secrétaire.

    #France #parti_socialiste

  • #Gérard_Collomb à #Lyon ou l’art du verrouillage
    https://www.mediapart.fr/journal/france/240218/gerard-collomb-lyon-ou-l-art-du-verrouillage

    Gérard Collomb à Lyon lors de la campagne des élections municipales, en 2014. © Reuters Dans son fief lyonnais, le ministre de l’intérieur a bâti un pouvoir sans partage. Son hégémonie repose sur une habileté certaine à diviser ses rivaux et opposants et sur une maîtrise des réseaux de la ville, notamment au sein du patronat.

    #France #En_marche #parti_socialiste

  • Congrès du #parti_socialiste : au rythme d’une marche funèbre
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120218/congres-du-parti-socialiste-au-rythme-dune-marche-funebre

    À un mois du vote des militants socialistes pour désigner leur premier secrétaire, les candidats et les ex-éléphants redoublent d’inquiétude : et si cette élection n’intéressait personne ? Ils rêvent d’alliances diverses pour sauver le PS, mais butent sur un double cauchemar : Mélenchon les dévore et Macron les digère.

    #France #congres_PS #Emmanuel_Maurel #Luc_Carvounas #Olivier_Faure #Stéphane_le_Foll

  • Congrès du PS : au rythme d’une marche funèbre
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120218/congres-du-ps-au-rythme-dune-marche-funebre

    À un mois du vote des militants socialistes pour désigner leur premier secrétaire, les candidats et les ex-éléphants redoublent d’inquiétude : et si cette élection n’intéressait personne ? Ils rêvent d’alliances diverses pour sauver le PS, mais butent sur un double cauchemar : Mélenchon les dévore et Macron les digère.

    #France #congres_PS #Emmanuel_Maurel #Luc_Carvounas #Olivier_Faure #parti_socialiste #Stéphane_le_Foll

  • #législatives_partielles: Macron touché, PS coulé
    https://www.mediapart.fr/journal/france/290118/legislatives-partielles-macron-touche-ps-coule

    Bonne à très bonne soirée pour la droite #LR, résultats médiocres pour les Marcheurs d’Emmanuel Macron, recul très net du Front national, bilan passable pour La #France insoumise et catastrophe confirmée pour le PS : tels sont les enseignements du premier tour des législatives partielles, à #Belfort et dans le Val-d’Oise.

    #Emmanuel_Macron #Les_Républicains #LREM #parti_socialiste #Val-d'Oise

  • Congrès PS : le coup de gueule de #Delphine_Batho
    https://www.mediapart.fr/journal/france/150118/congres-ps-le-coup-de-gueule-de-delphine-batho

    Avec ses 4 candidats dont 2 hollandistes et un ex-vallsiste, la préparation du congrès du #parti_socialiste avait le parfum d’avant la catastrophe, comme si rien ne s’était passé. Et soudain Delphine Batho surgit. Le déboulé de la députée des Deux-Sèvres met du désordre et des mots sur cette bataille de somnambules.

    #France #Congrès_du_PS #Emmanuel_Maurel #Luc_Carvounas #Olivier_Faure #Stéphane_le_Foll

  • Au #PS, déjà quatre candidats pour le poste de premier secrétaire
    https://www.mediapart.fr/journal/france/100118/au-ps-deja-quatre-candidats-pour-le-poste-de-premier-secretaire

    Après l’ancien ministre Stéphane Le Foll, le patron des députés socialistes Olivier Faure a fait connaître mercredi sa candidature. Tous deux rejoignent Luc Carvounas et Emmanuel Maurel dans la bataille. Quatre hommes et pas une femme. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 27 janvier.

    #France #congrès #parti_socialiste

  • Usul. Les #Bobos : tentative d’autocritique
    https://www.mediapart.fr/journal/france/080118/usul-les-bobos-tentative-d-autocritique

    Peut-on encore sauver les bobos ? Nos spécialistes en bobologie Usul et Cotentin relèvent le défi, en se confrontant à de nombreuses questions. Qui sont-ils ? Qui les détestent et pourquoi ? Qu’ont-ils donc fait de travers pour devenir la cible de tant de critiques ?

    #France #bourgeois #classes_populaires #François_Ruffin #gauche #La_France_insoumise #Marine_Le_Pen #Nicolas_Sarkozy #parti_socialiste #social-démocratie

  • Usul. Qui en veut à la #démocratie ?
    https://www.mediapart.fr/journal/france/020118/usul-qui-en-veut-la-democratie

    Pour démarrer 2018, Usul et Cotentin se demandent ce qu’ils peuvent faire pour la démocratie. Il se pourrait en effet que, dans les mois à venir, les tensions entre l’élitisme des classes dominantes et les aspirations démocratiques populaires nous forcent à muscler notre défense… de l’idée démocratique elle-même.

    #France #Emmanuel_Macron #La_France_insoumise #laurent_Delahousse #loi_travail #parti_socialiste #Raphaël_Enthoven #réseaux_sociaux

  • 2018 : Macron face à Macron
    https://www.mediapart.fr/journal/france/010118/2018-macron-face-macron

    « J’ai fait en 2017… Je ferai en 2018. » Le président de la République a présenté hier soir ses premiers vœux. Il y a un an, personne ne l’imaginait à l’Élysée. Et cet été, nul ne le voyait en position solide. Or il est là, et son assise paraît stabilisée. Il aurait tort, pourtant, de pavoiser trop vite.

    #France #Emmanuel_Macron #France_insoumise #Les_Républicains #parti_socialiste #vœux_présidentiels

  • Avec #Génération·s, #Benoît_Hamon veut se faire une place dans la gauche française
    https://www.mediapart.fr/journal/france/021217/avec-generation-s-benoit-hamon-veut-se-faire-une-place-dans-la-gauche-fran

    Séance de selfies pour Benoît Hamon © CG Au Mans, samedi 2 décembre, l’ancien candidat à la présidentielle a franchi un premier pas de consolidation de son mouvement. Baptisé Génération·s, celui-ci entend profiter de 2018, année sans élection, pour trouver une ligne et une place dans le paysage politique à gauche. Une gageure.

    #France #Guillaume_Balas #Isabelle_Thomas #M1717 #parti_socialiste #PS #PSE