• Une femme, une voix
    http://www.radiopanik.org/emissions/les-promesses-de-l-aube/une-femme-une-voix

    Sabine Panet et Manon Legrand viendront présenter le numéro hors-série du magazine féministe #axelle : « Une femme, une voix ». Ce numéro est consacré aux multiples engagements des #femmes et à leur #participation politique, en Belgique et ailleurs.

    #femmes,participation,axelle
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/les-promesses-de-l-aube/une-femme-une-voix_06120__1.mp3



  • #agora.brussels : pour une assemblée tirée au sort
    http://www.radiopanik.org/emissions/les-promesses-de-l-aube/agora-brussels-por-une-assemblee-tiree-au-sorte-au-sort

    Ce mercredi, Marie-Line et Franco sont venus nous expliquer leur projet d’assemblée citoyenne tirée au sort : Agora.brussels.

    Alors que le gouvernement fédéral vient de tomber et que les citoyen.ne.s sont de plus en plus nombreuses à se méfier du politique et à vouloir changer les choses, cette initiative a le mérite de proposer autre chose. N’hésitez pas à aller sur leur site ou à les rejoindre lors de leurs Agora Cafés pour en savoir plus.

    Nous avons également écouté le chapitre 4 de #la_terreur, documentaire consacré à l’antiterrorisme réalisé par Chedia : en écoute ci-dessous.

    #élections #tirage_au_sort #participation_citoyenne #Antiterrorisme #élections,tirage_au_sort,participation_citoyenne,Antiterrorisme,la_terreur,agora
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/les-promesses-de-l-aube/agora-brussels-por-une-assemblee-tiree-au-sorte-au-sort_05909__1.mp3


  • Violences des « Gilets jaunes » sur les Champs-Élysées : un surveillant de prison jugé ce lundi - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/violences-des-gilets-jaunes-sur-les-champs-elysees-un-surveillant-de-pris

    Les forces de l’ordre ont utilisé samedi 5 000 #grenades lacrymogènes, « plus de un(e) par minute, c’est du jamais vu », selon le préfet de police de Paris.

    Les forces de l’ordre ont procédé samedi à 103 interpellations (98 majeurs et cinq mineurs) suite aux heurts qui se sont déroulés toute la journée sur les Champs-Élysées dans le contexte de la #manifestation des #Gilets-jaunes. À l’issue de ces gardes à vue, 45 personnes ont été déférées devant le parquet. 14 personnes suspectées d’avoir participé aux violences seront jugées ce lundi en comparution immédiate. Parmi elles, un profil se détache particulièrement, celui d’un surveillant pénitentiaire de la maison d’arrêt de Fresnes (Val-de-Marne). Le fonctionnaire a été arrêté porteur d’une cagoule et de lunettes de protection, et en possession d’un marteau. Il sera jugé pour #participation_à_un_attroupement_armé en vue de commettre des violences.

    Deux #manifestants vont être jugés selon la procédure du plaider-coupable, tandis que que six autres seront jugés ultérieurement par le tribunal. Pour 23 d’entre eux, le parquet a privilégié une alternative aux poursuites en optant pour un rappel à la loi devant un délégué du procureur. Enfin, 23 gardes à vue ont fait l’objet d’un classement sans suite, essentiellement car les infractions n’étaient pas suffisamment caractérisées.

    Le sort de 27 manifestants dont les gardes à vue ont été prolongées reste encore en suspens. C’est notamment le cas du jeune homme suspecté d’avoir jeté un écrou sur un policier qui risque de perdre son oeil. L’auteur de ce jet de projectile a été placé garde à vue pour « violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné une infirmité permanente ou une mutilation à l’occasion d’une manifestation », une incrimination passible de 15 ans de réclusion.

    Les heurts sur les Champs ont fait en tout 24 blessés dont cinq parmi les forces de l’ordre. Enfin, selon une source officielle, les dégâts sur les Champs ont été estimés à 1,5 million d’euros.

    #justice #maintien_de_l'ordre

    • Les « gilets jaunes » au tribunal : « J’aurais jamais dû mettre les pieds à Paris ! », Pascale Robert-Diard

      Une quinzaine de manifestants poursuivis pour violences ou dégradations en marge du défilé de samedi à Paris ont été jugés en comparution immédiate, lundi.

      Il ne faut pas se fier aux apparences. Par exemple, ce grand gaillard barbu de 32 ans « sans domicile fixe » qui ne dispose que d’une adresse postale chez ses parents et d’une carte d’identité périmée depuis longtemps. Il comparaît, lundi 26 novembre, parmi une quinzaine d’autres participants à la manifestation des « gilets jaunes » de samedi, devant la 23e chambre correctionnelle de Paris pour « participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations ». Il a été interpellé non loin des Champs-Elysées avec un pavé et un couteau.

      La justice, qui traque les casseurs en marge du défilé, pense en tenir un. La présidente, Corinne Goetzmann, avise le tee-shirt noir porté par le prévenu, barré d’un slogan imprimé façon tag qu’elle a lu un peu trop vite.
      « Et ce tee-shirt ?, lui demande-t-elle.
      – Ben, la chèvre, c’est l’Ardèche. Et “goat”, c’est chèvre en anglais. Il épelle : We’ve GOAT the power… »
      Il vit en Ardèche, dans un camion. « En fait, je suis woofer sur un petit terrain. Je paie pas l’électricité en échange de quelques travaux. Le pavé, je l’ai ramassé parce que là, je fais une formation de tailleur de pierres. Et le couteau, c’est une question d’habitude, je me lève le matin, je mets mon pantalon et mon couteau dans ma poche. » Condamné à deux mois avec sursis pour port d’armes.

      « Je gagne environ 8 000 euros par mois »
      Le suivant portait, lui aussi, un couteau, un Opinel. Il a 26 ans, il vient de Thonon-les-Bains, en Haute-Savoie. « Détenir une arme de catégorie D est une infraction », lui explique solennellement la procureure. Le prévenu hausse les épaules. « Vous savez, chez nous, tout le monde a un Opinel sur soi. Je vais pas me défendre de ça. » Il avait aussi une matraque dans son sac. « Je l’ai ramassée par terre, je voulais la ramener en souvenir. Je suis conseiller financier, je suis pas venu pour casser du policier ! Je voulais juste exprimer mon mécontentement.
      – Quels sont vos revenus ?
      – Je travaille en Suisse, je gagne environ 8 000 euros par mois.
      Son jeune avocat commis d’office écarquille les yeux.
      – Et votre compagne ?
      – Elle travaille aussi en Suisse. Elle gagne 3 500 euros. »
      Condamné à trois mois avec sursis pour port d’arme.

      Le tour de France des mécontents se poursuit. Venu de Poitiers, un beau gars en pull vert a été arrêté avec des gants, des pierres et une tête de grenade. Il a 33 ans, vit chez ses parents, accumule les CDD au Futuroscope.
      En provenance de La Rochelle, un gamin de 22 ans, interpellé avenue Montaigne avec barre de fer, cagoule et deux flacons de parfum Christian Dior – « ramassés dans la rue », dit-il –, vit lui aussi chez ses parents. Il travaille en intérim pour 1 500 euros mensuels. « Je voulais faire du sport, j’ai été obligé de me rabattre sur le métier de peintre en bâtiment », souffle-t-il. Soixante-dix heures de travaux d’intérêt général.
      De Saint-Georges-la-Pouge, un village de 365 habitants dans la Creuse, arrive un homme de 35 ans, qui tremble de tous ses membres. Il perçoit 950 euros d’indemnités chômage, a travaillé comme charpentier et monteur de réseau aérien. Il est accusé d’avoir jeté des pavés contre un kiosque à journaux et contre les forces de l’ordre. Il demande le renvoi de son procès, la procureure requiert son placement en détention d’ici là.

      « J’suis quelqu’un de la campagne, moi »
      « Je regrette vraiment d’avoir pris ces deux bon sang de pavés. Je voulais juste être écouté et voilà où ça m’a mené. » Il pleure soudain comme un enfant. « J’suis quelqu’un de la campagne, moi. J’suis d’un milieu pas facile. Ma copine a un dossier de surendettement. J’suis fait pour vivre dehors. Si vous m’enfermez, je me ferai du mal. J’aurais jamais dû mettre les pieds à Paris… » Il ressort sous contrôle judiciaire en attendant son procès, en janvier.
      De Bou, 902 habitants dans le Loiret, est monté dimanche à Paris un soudeur de 34 ans, 1 700 euros par mois. « Je vis chez ma mère, mais je participe aux charges familiales, précise-t-il. Je regrette, je me suis laissé emporter. Je voudrais bien rentrer pour reprendre mon travail. »
      Un célibataire sans emploi de 29 ans, qui a bossé « dans l’élagage, l’imprimerie, les serres et, pour finir, comme cariste », espère à tout prix retourner le soir même en Corrèze, où sa grand-mère est décédée dimanche. « J’ai manifesté chez moi le week-end dernier et pendant la semaine. Comme il y a des gens qui étaient venus nous agresser, j’ai pris une lacrymo et un poing américain pour Paris. Mais c’était pour me défendre, pas contre les policiers ! »
      Un conducteur de chantier de 23 ans, une chômeuse de 27 ans, mère célibataire d’une petite fille, dont le dernier emploi était serveuse chez McDo, supplient, eux aussi, le tribunal de les laisser rentrer chez eux. Tout comme ce chauffeur de bus en formation. « Ça se termine vendredi et après, normalement, j’accède directement au centre bus de la RATP. »

      Le plus âgé des prévenus a 40 ans. Il a manifesté, dit-il, « contre la dégradation du service public ». Il a été arrêté avec une cagoule, des gants et un marteau. Ancien militaire, il est depuis plus de dix ans surveillant pénitentiaire.
      Pascale Robert-Diard

    • Les « gilets jaunes » en comparution immédiate : « Les bouteilles d’essence, c’était pour faire le malin devant les copains », Pascale Robert-Diard et Jean-Baptiste Jacquin

      Soixante-dix prévenus ont été jugés, lundi, à Paris, après les interpellations en marge de la manifestation du 1er décembre. Dix-huit peines de prison ferme ont été prononcées.

      Il est minuit passé de quelques minutes et, dans le box de la salle d’audience 6-05 du tribunal de grande instance de Paris, l’un des six prévenus reste prostré sur le banc, la tête enfouie dans ses mains. Le tribunal vient de lui annoncer sa condamnation à trois mois ferme avec #mandat_de_dépôt, il part donc immédiatement en #prison. Il a 21 ans, vit dans une bourgade proche de Nevers et travaille comme intérimaire dans une usine de métallurgie. Il a été interpellé samedi 1er décembre, en fin de matinée, boulevard Haussmann, près des grands magasins. Dans son sac, les policiers ont trouvé deux paires de lunettes de piscine, sept masques de protection, un masque de plongée, un casque de ski, des genouillères, des protège-tibias, une protection dorsale, un pistolet à gaz, un poing américain, deux matraques télescopiques, des bouteilles en verre et d’autres en plastique contenant deux litres d’essence, des chiffons imbibés et… un gilet jaune.

      « On a vraiment l’impression que vous êtes venu pour en découdre », observe la présidente, Anne Wyon. Il lève vers elle un long visage blême, un regard terrorisé. « J’sais pas si j’aurais été capable. Les bouteilles d’essence et tout, c’était pour faire le malin devant les copains », répond-il. « Là, vous parlez d’une toute petite voix, mais au téléphone, vous vous réjouissiez beaucoup », réplique-t-elle. Sa messagerie est en effet bavarde. Les policiers ont consigné les échanges qu’il a eus avec son groupe sur l’application WhatsApp. « Un pote militaire m’a dit, le feu c’est mieux », « on est bien équipé [il dressait la liste] mais pour les cocktails, j’hésite ». Entre eux, ils réglaient les derniers détails de leur venue à Paris. « Y’en a vingt qui montent et on rejoint les black blocs », lui dit un de ses interlocuteurs. Lui a pris le train de 6 heures samedi à Nevers. « Faut bouger son cul maintenant, y’en a marre », a-t-il écrit.

      Soixante-dix prévenus jugés
      Au même moment, dans la chambre voisine présidée par Isabelle Prevost-Desprez, un électricien de 23 ans est condamné à dix mois de prison avec mandat de dépôt. Venu manifester de Saincaize-Meauce dans la Nièvre, il nie les accusations portées par la police. Il ronge ses ongles en affirmant que la pince, les boulons et les morceaux de bitume retrouvés dans son sac à dos lors de la fouille qui a suivi son interpellation avenue de Friedland à 15 h 15, « ce n’est pas à moi ».
      « Et les policiers qui vous ont vu jeter des pavés ?, interroge la présidente.
      – Ils ont dû confondre avec quelqu’un d’autre. »


      Le 3 decembre 2018, Tribunal de Paris. Ce père de famille de 3 enfants écope de 3 ans ferme aménageable. Il était accompagné de 4 personnes, à peine sortis de la voiture ils auraient été arrêtés par les CRS et placés en garde à vue car certains avaient des masques en papier et d’autres des pétards. Ils n’auraient même pas eu le temps d’aller à la manifestation des gilets jaunes samedi 1 dec 2018. En garde à vue, les lacets sont retirés.

      Un peu plus tôt dans l’après-midi, dans une autre des cinq chambres mobilisées pour les comparutions immédiates à la suite des violences du 1er décembre à Paris, un Nîmois de 40 ans, sans emploi, qui vit du RSA, squatte chez des copains en échange de petits services de mécanique, a été condamné lui aussi à six mois d’emprisonnement dont trois ferme avec mandat de dépôt. Il a été interpellé avec tout un attirail de protection, un lance-pierre « professionnel » et des billes de plomb. « J’allais chez des copains, le lance-pierre, c’était pour tirer sur des canettes avec les enfants », avait-il tenté d’expliquer. Mais lui aussi avait eu l’imprudence de poster des messages sur la page Facebook des black blocs, de retour de plusieurs blocages sur les ponts à Valence avant de se décider à « monter sur Paris ». « C’est bien la guerre. Il faut s’organiser. Je suis déterminé », écrivait-il.

      Sur les soixante-dix prévenus jugés lundi, dix-huit peines de prison ferme – toutes aménageables – ont été prononcées et six mandats de dépôt ont été décernés. Loin des prévisions de l’administration pénitentiaire qui s’était organisée pour accueillir une cinquantaine de condamnés dans la nuit. Loin, surtout, des images de violences qui ont déferlé sur les écrans de télévision tout au long de la journée du 1er décembre.

      Chaos et confusion
      « Mais comment ça se fait qu’on n’a pas les casseurs ? », demande une des policières affectée à la surveillance d’une salle d’audience à ses collègues de la Préfecture de police de Paris venus pointer sur leurs ordinateurs portables les résultats des interpellations. « Ils courent plus vite et sont plus malins. Et on est coincé. Là, les manifs ne sont pas encadrées. Ça part dans tous les sens. Si on y va trop fort, on va faire mal. Si on lâche, ça va continuer », soupire son interlocuteur.

      Les lieux et les heures d’interpellation des prévenus témoignent du chaos et de la confusion de la journée de samedi. Certains ont été cueillis lors de contrôles matutinaux gare de Lyon, d’autres en milieu de matinée dans les rues autour de l’Arc de triomphe, et sur les Champs-Elysées et, plus tard, près de la Bastille, dans le quartier des grands magasins, ou encore près de la gare de Nord, alors qu’ils s’apprêtaient à reprendre leur train.

      Peu de « pilleurs », parmi eux. Un maçon de 24 ans, interpellé à 20 h 45 rue du Faubourg-Saint-Honoré pour avoir ramassé un casque de vélo devant le magasin Decathlon dont la vitrine venait d’être brisée, se défend d’en être un. « Ça balançait de partout, il y avait autant de cailloux qui tombaient par-derrière que de bombes lacrymogènes qui volaient par devant, j’ai pris le casque pour me protéger, pas pour voler », s’est-il justifié. Le casque a été placé sous scellé et son bref utilisateur, déjà condamné pour vol dans le passé, a été condamné à trois mois de prison avec sursis.

      « J’allais m’acheter des chaussures chez Louboutin »
      Trois amis de Bondy (Seine-Saint-Denis), âgés de 21 et 22 ans, ont été arrêtés beaucoup plus tard, vers 3 heures du matin sur le périphérique nord. En contrôlant l’intérieur de leur BMW, les policiers ont trouvé un lot de médailles de collection à l’effigie de l’Arc de triomphe, les mêmes que celles qui avaient été dérobées lors du saccage du monument. Ils ont affirmé les avoir négociées « 10 euros pièce » à un receleur. L’examen de leurs portables a révélé que deux d’entre eux se trouvaient dans la matinée au centre de Paris. « Rien à voir avec la manif, j’allais m’acheter des chaussures chez Louboutin et mon copain m’accompagnait », explique le prévenu. Le tribunal écarquille les yeux. « Des Louboutin ? Vous pouvez préciser le prix d’une paire de chaussures chez Louboutin ?
      – Dans les 800 euros.
      – Et vous gagnez 1 800 euros comme chauffeur-livreur ?
      – C’était pour mon anniversaire. »
      Ils sont condamnés à quatre-vingt-dix jours-amendes à 20 euros pour l’un, 10 pour l’autre. Le troisième est relaxé.
      Venus à Paris par petits groupes, en covoiturage ou en car, ils arrivaient de Gap, d’Yssingeaux, de Harfleur, d’un village des Ardennes, de Dreux, du Loiret, de Nice, de Brezolles dans l’Eure-et-Loir, de Gournay-en-Bray en Seine-Maritime, de Moselle, de Feuquières-en-Vimeu dans la Somme, de Toulon, d’Echemiré dans le Maine-et-Loire, de Carcassonne ou encore de Bernay dans l’Eure. Ils ont acheté leur panoplie de manifestants (masques de protection, bombes de peinture, huile de vidange, lunettes de piscine) chez Decathlon, Leroy-Merlin, ou Action « à 89 centimes la bombe de peinture à l’eau », précise l’un des prévenus. « L’huile de vidange, c’était juste pour rendre la peinture plus graissante », indique un autre.
      « Un coup de sang »
      Ils – les prévenus sont tous des hommes – sont chauffeurs de poids lourds – bien représentés – et gagnent de 1 200 à 2 500 euros par mois, soudeur ou mécanicien à 1 250 euros, auxiliaire de vie à 3 000 euros « auprès d’un vieux monsieur à Nice, mais je suis surendetté suite à des accidents de vie », livreur à 1 500 euros, imprimeur « depuis vingt et un ans dans la même entreprise », « enquêteur de satisfaction » à 1 287 euros, forgeron, électricien chez Enedis, menuisier salarié d’une commune à 1 365 euros, agent de fabrication à 1 700 euros « sur treize mois », maçon en intérim, conducteur d’engin chez Suez à 1 700 euros, responsable de projet chez ArcelorMittal à 3 500 euros, éboueur chez Derichebourg, « poseur de voies » à la RATP, cantonnier à 1 200 euros – « Moi, le gilet jaune, c’est ma tenue de travail », dit-il – garçon boucher.

      Lui, justement, fait partie de ceux qui ont été condamnés à de la prison ferme (quatre mois). Il a eu, explique-t-il, « un coup de sang » et il a foncé tête baissée sur les policiers. Il lui en reste un énorme coquard bleu virant au violet sur le visage. Il dit qu’il a voulu « s’investir dans le mouvement, en devenir l’un des porte-parole, parce que le peuple, la société, vont très mal. Très, très mal. Nos retraités ont travaillé toute leur vie et on leur enlève 100 euros. Et moi, j’ai la corde au cou. Je me lève tous les matins pour aller à l’abattoir. »
      « Vous avez des dettes ?, s’enquiert le juge.
      – Ben, des poules, des canards, des lapins…
      – Non, je demandais si vous avez des dettes », répète le juge.
      Un autre explique qu’il « fait de l’empotage ».
      – Vous travaillez dans une jardinerie ?
      – Non, je remplis des containers. Vous voyez ? »
      Le tribunal n’a pas l’air de voir vraiment.
      « C’est le chat qui se mord la queue »
      Tous affirment qu’ils voulaient manifester « pacifiquement ». « J’imaginais pas tomber sur des violences comme ça. Je suis un peu déçu par le mouvement, même si je le soutiens », déclare un carrossier peintre de Senlis, qui touche le RSA depuis quelques mois et dort, faute de logement à lui, dans le garage d’un copain depuis sa rupture conjugale. « Mon copain voulait m’embaucher mais il ne peut pas, à cause des charges. Alors vous voyez, Mme la juge, quand vous avez pas de logement, vous avez pas de boulot, c’est le chat qui se mord la queue et on se sent abandonné.
      – En même temps, quand vous allez à l’hôpital, on vous soigne gratuitement, observe la présidente.
      – Bah, je vois pas le rapport…
      – C’est parce que vous dites que vous vous sentez abandonné.
      – Heureusement, je touche du bois [il appuie ses mains sur la barre du box]. J’ai pas de problèmes de santé. Mais je trouve qu’on a vite fait de tomber dans l’oubli, aujourd’hui. »
      Ce gamin de 19 ans et trois jours était venu d’Angers, « manifester pour le peuple et pour [s]es parents ». « Ils sont surtaxés, il faut que ça s’arrête », explique-t-il, tête baissée. Avec son casque rouge sur la tête à quelques encablures de l’Arc de triomphe, il a été vite repéré par les policiers.
      « Pourquoi avez-vous jeté un pétard sur les CRS ?, lui demande Isabelle Prevost-Desprez.
      – Pour les disperser !
      – Vous êtes un peu prétentieux », s’amuse la magistrate.
      Le problème est qu’il a écrit « on va grailler du CRS » sur l’application Messenger à l’attention de sa petite amie.
      « Ça veut dire quoi grailler du CRS ?
      – Manger du CRS… Mais c’était pour crâner devant elle. »
      Habitant chez ses parents dans la campagne du Maine-et-Loire, sans la moindre qualification après avoir quitté le collège en cours de 3e, il n’est inscrit ni à Pôle emploi ni à la mission locale. La présidente évoque un travail d’intérêt général. Il fait la moue. Ce sera finalement douze mois de prison dont six ferme et six en sursis avec mise à l’épreuve.
      « Je suis venu pour ma grand-mère »
      Deux beaux-frères – chacun a épousé la sœur de l’autre – entrent côte à côte dans le box. Ils sont montés à 2 heures du matin samedi dans le bus « des 57-54 » celui de la Moselle et de la Meurthe-et-Moselle, « pour montrer notre mécontentement à M. Macron. » « Moi, je soutiens le mouvement, parce que j’en ai marre des taxes. Je gagne bien ma vie mais je suis venu pour ma grand-mère qui s’excuse auprès de ma fille de lui donner qu’un billet de 5 euros pour Noël. » Il est venu aussi avec un Taser et des casques de chantier. « Les slogans et les banderoles, ça ne suffit pas ? », lui demande un des juges. « A Longwy, l’autre jour, quand on faisait des barrages, on a eu des personnes, disons, peu recommandables, qui nous ont agressés. C’était des gens de la cité qui cherchaient la misère… Alors, on a voulu se protéger. »
      Le procureur Pascal Besnier s’agace : « C’est curieux cette manifestation où tout le monde dit vouloir se protéger de tout le monde : les antifa se protègent des fachos, les fachos des gauchos et les autres de ceux des cités… » Dans leurs réquisitions, les représentants du parquet insistent tous sur le « contexte ». « A partir de 8 h 50, tous les médias ont relayé en boucle les affrontements qui avaient commencé près des Champs-Elysées, puis les voitures incendiées et les projectiles lancés sur les forces de l’ordre. Ceux qui décidaient alors de se rendre sur ces lieux savaient que ce n’était plus pour manifester pacifiquement, mais pour en découdre avec les forces de l’ordre », a ainsi martelé la procureure devant la chambre 24.1.

      Un argumentaire qui permet de poursuivre des personnes interpellées avant même qu’elles aient rejoint les manifestants ou commis la moindre dégradation, comme ce groupe de cinq trentenaires de l’Essonne qui venaient de se garer avenue des Ternes et se sont fait arrêter alors qu’ils payaient à l’horodateur. Quatre d’entre eux ont de belles situations d’ouvriers spécialisés chez Safran et travaillent sur des moteurs d’avion. En fonction de ce qu’ils transportaient dans leurs sacs (masques, pétards, sérum physiologique, etc.), leurs peines s’échelonnent de huit mois avec sursis à trois mois ferme.
      Ceux qui ont demandé le renvoi de leur procès à une date ultérieure pour préparer leur défense, sont repartis lestés d’un contrôle judiciaire qui leur interdit de revenir à Paris d’ici là et d’une obligation de pointage au commissariat ou à la gendarmerie, souvent fixée, à la demande du parquet, au samedi matin. La part (infime) de la justice pour tenter de réduire le nombre des prochains manifestants dans la capitale.


  • Revue L’Information géographique 2013/4 | Cairn.info

    https://www.cairn.info/revue-l-information-geographique-2013-4.htm

    Merci à Françoise Bahoken @fbahoken - quand tu trouves un truc génial comme ça tu peux ausi le mettre sur seenthis ;)

    Matthieu Noucher
    Page 6 à 9 Introduction
    Premières lignes Version HTML Version PDF
    Gilles Palsky
    Page 10 à 25 Cartographie participative, cartographie indisciplinée
    Résumé Version HTML Version PDF
    Page I à IV Cahier couleur
    Premières lignes Version HTML Version PDF
    Cartographies participatives
    Jean-Christophe Plantin
    Page 26 à 28 La cartographie de la radiation après Fukushima. Un cas d’individualisme réflexif sur le Web
    Un cas d’individualisme réflexif sur le Web
    Résumé Version HTML Version PDF
    Thierry Joliveau, Matthieu Noucher, Stéphane Roche
    Page 29 à 46 La cartographie 2.0, vers une approche critique d’un nouveau régime cartographique
    Résumé Version HTML Version PDF
    Xavier Amelot
    Page 47 à 67 Cartographie participative pour le développement local et la gestion de l’environnement à Madagascar : empowerment, impérialisme numérique ou illusion participative ?
    Résumé Version HTML Version PDF
    Federica Burini
    Page 68 à 87 L’évolution de la cartographie auprès des sociétés traditionnelles en Afrique subsaharienne
    Résumé Version HTML Version PDF
    Denis Retaillé
    Page 88 à 108 Cartographie, quadrillage et ordre sédentaire
    Résumé Version HTML Version PDF
    Hubert Mazurek
    Page 109 à 148 Cartographie : vision ou reflet ? Une réflexion autour des « références indigènes »
    Résumé Version HTML Version PDF
    La géographie sur internet
    Catherine Didier-Fèvre, Matthieu Noucher
    Page 149 à 151 Cartographie participative sur le net
    Premières lignes Version HTML Version PDF


  • Technosciences : de la démocratie des chimères… aux chimères de la démocratie
    http://www.internetactu.net/2018/04/11/technosciences-de-la-democratie-des-chimeres-aux-chimeres-de-la-democr

    La question du Gouvernement des technosciences, c’est-à-dire de la #Participation démocratique au choix du progrès est un des sujets de fonds de l’histoire et de la sociologie des sciences. Loin d’être le seul mode de gouvernement des sciences, la participation des citoyens à définir une innovation responsable et démocratique, leur (...)

    #Articles #Enjeux #Gouvernance #biologie_synthétique #eDémocratie #science


  • Décoder, recoder, programmer, déprogrammer
    http://www.internetactu.net/2017/12/22/decoder-recoder-programmer-deprogrammer

    A l’occasion de ses 10 ans, la Haute école d’art et de #design de Genève organisait un étrange colloque convoquant designers, artistes, philosophes, théoriciens, cinéastes… pour tracer des « histoires d’un futur proche ». Une prospective aux frontières de la création et de la science. Parfois ébouriffante, parfois déconcertante. Retour (...)

    #Articles #Futurs #Usages #biologie #eDémocratie #Gouvernance_de_l'internet #innovation #Participation #politiques_publiques #Santé #Territoires #ville


  • Ciné cité. L’envers de la Palme

    Plaque tournante du trafic de drogue au début des années 2000, décor du très violent film #Dheepan de Jacques Audiard (Palme d’or du dernier Festival de Cannes), la #cité de #La_Coudraie évoque les guerres de gangs et l’insécurité.
    Comme pour démentir la caricature, le quartier est aujourd’hui un modèle de #participation_citoyenne.
    Dans les pas d’Emrah, jeune homme assagi et choisi comme figurant pour le film, plongée dans les coulisses d’un décor en voie de démolition.

    https://lequatreheures.com/episodes/cine-cite-envers-palme-dheepan
    #urban_matter #villes #cinéma


  • Thomas Piketty : « Repenser le code du capital »
    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/thomas-piketty-repenser-le-code-du-capital

    L’économiste Thomas Piketty (blog), dans une tribune pour Le Monde, regrette que la réforme du Code du travail ne s’accompagne pas d’une évolution de la #Gouvernance des entreprises. La réforme du Code du travail du gouvernement augmente le pouvoir des employeurs sans réelles contreparties. Elle porte une vision conflictuelle et (...)

    #A_lire_ailleurs #Coopération #économie #Economie_et_marchés #Gouvernance_de_l'internet #Participation


  • Le bon poids des bons arguments
    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/le-bon-poids-des-bons-arguments

    Les toujours intéressantes actualités scientifiques du CNRS, signalaient récemment une publication scientifique de l’Institut de recherche en informatique de Toulouse et du Centre de recherche en informatique de Lens pour trouver une méthode optimale pour évaluer et pondérer des arguments. Les chercheurs ont tenté d’évaluer les méthodes de pondération des (...)

    #A_lire_ailleurs #Services #eDémocratie #Gouvernance_de_l'internet #Participation #politiques_publiques


  • Essays in Honor of Nancy Fraser

    http://habermas-rawls.blogspot.com/2017/08/essays-in-honor-of-nancy-fraser.html

    Feminism, Capitalism, and Critique

    Essays in Honor of Nancy Fraser Ed. by Banu Bargu & Chiara Bottici (Palgrave Macmillan, 2017) 332 pages
    http://www.palgrave.com/gp/book/9783319523859#otherversion=9783319523866

    Description

    This edited collection examines the relationship between three central terms — capitalism, feminism, and critique — while critically celebrating the work and life of a thinker who has done the most to address this nexus: Nancy Fraser. In honor of her seventieth birthday, and in the spirit of her work in the tradition of critical theory, this collection brings together scholars from different disciplines and theoretical approaches to address this conjunction and evaluate Fraser’s lifelong contributions to theorizing it. Scholars from #philosophy, #political_science, #sociology, #gender_studies, #race_theory and #economics come together to think through the vicissitudes of capitalism and feminism while also responding to different elements of Nancy Fraser’s work, which weaves together a strong feminist standpoint with a vibrant and complex critique of capitalism.

    Contents [preview] https://books.google.dk/books?id=mDkuDwAAQBAJ&pg=PP3&lpg=PP3&dq=Feminism,+Capitalism,+and+Criti

    1. Introduction - Banu Bargu & Chiara Bottici
    2. From Socialist Feminism to the Critique of Global Capitalism - Richard J. Bernstein
    3. Debates on Slavery, Capitalism and Race: Old and New - Robin Blackburn
    4. Feminism, Capitalism, and the Social Regulation of Sexuality - Johanna Oksala
    5. Capitalism’s Insidious Charm vs. Women’s and Sexual Liberation - Cinzia Arruzza
    6. The Long Life of Nancy Fraser’s “Rethinking the #Public_Sphere” - Jane Mansbridge
    7. Feminism, #Ecology, and Capitalism - María Pía Lara
    8. Recognition, Redistribution, and Participatory Parity - William E. Scheuerman
    9. (Parity of) #Participation – The Missing Link Between Resources and Resonance - Hartmut Rosa
    10. Curbing the Absolute Power of Disembedded Financial Markets - Alessandro Ferrara
    11. Hegel and Marx: A Reassessment After One Century [video] - Axel Honneth
    12. Crisis, Contradiction, and the Task of a #Critical_Theory - Rachel Jaeggi
    13. What’s Critical About a Critical Theory of Justice? - Rainer Forst
    14. Beyond Kant Versus Hegel - Amy Allen
    15. Nancy Fraser and the Left: A Searching Idea of #Equality - Eli Zaretsky

    Nancy Fraser’s Bibliography

    See also Lucas Ballestin’s review of the book here:
    https://www.versobooks.com/blogs/3320-redefining-feminist-scholarship-nancy-fraser-s-work-celebrated-in-a

    via http://02mydafsoup-01.soup.io/post/631018711/Essays-in-Honor-of-Nancy-Fraser

    #Nancy_Fraser
    #Feminism #Capitalism #Critique #Essays


  • #Villes et quartiers durables : la place des habitants. La participation habitante dans la mise en #durabilité urbaine : discours, effets, expérimentations et mises à l’épreuve

    1ère partie : Mises en perspectives et contextualisations de la problématique
    Paul Claval
    Étudier la ville à travers son fonctionnement ou à travers l’art d’habiter
    Jean-Pierre Augustin
    La #ville_durable : #écologie et #urbanisme en question
    Augustin Berque
    La ville insoutenable
    2ème partie : Prégnance et effets d’un gouvernement de la participation
    Annick Monseigne
    Le discours participatif de remédiation. Les maux des mots
    Florence Rudolf
    Les #éco-quartiers, une innovation sociotechnique au service d’une culture de la #soutenabilité_urbaine ou de nouveaux marchés ?
    Georges-Henry Laffont et Matthieu Adam
    La durabilité en pratique(s) : gestion et appropriation des principes durabilistes véhiculés par les écoquartiers
    Richard Morin, Anne Latendresse et Nicolas Lozier
    « #Quartiers_verts » et programmation de la participation publique : de l’ordonnancement à la légitimation
    Didier Laugaa et Grégoire Le Campion
    Comportements écologiques responsables et #participation_citoyenne dans les écoquartiers : entre discours et réalité
    Nicolas D’Andrea et Luc Greffier
    Le Centre social et socioculturel activateur de participation dans le projet urbain durable : les conditions d’une intégration opérante
    Sarah Montero
    Durabilité culturelle et enjeux participatifs : penser la coopération entre élus et citoyens dans le cadre des #agendas_21 de la #culture
    3ème partie : Opportunités d’appropriations et de « résistances » citoyennes/habitantes
    Édith Hallauer
    Résidence principale : de l’architecte habitant
    Guy Mercier, Francis Roy et Etienne Berthold
    Les écoquartiers de #Québec ou la fortune d’une idée aussi engageante que malléable
    Hassina Imerzoukene-Driad, Philippe Hamman et Tim Freytag
    Participation et engagement citoyen : l’exemple des éco-quartiers de #Rieselfeld et #Vauban à #Fribourg
    Abdourahmane Ndiaye
    Écoquartiers, circuits courts alimentaires de proximité et modes d’habiter : vers une typologie du consommateur responsable
    Guillaume Faburel et Mathilde Girault
    Les éco-quartiers : vers une infrapolitique par les modes de vie et leurs communs ?
    Élisa Goudin-Steinmann
    Particularités et ambiguïtés de la notion de #participation à l’exemple d’espaces collectifs dédiés à la culture en #Allemagne
    Guy Di Méo et Karen Foussette
    Les représentations sociales des écoquartiers. Leurs interactions avec les enjeux de la concertation, de la participation et de la #consommation_responsable
    Pierre Cabrol et Joseane Silva
    Participation et durabilité urbaine : la propriété en débat
    Ridha Abdmouleh
    La gestion communale des #déchets en #Tunisie. De la transition à la durabilité : le cas de la commune de #Sfax
    4ème partie : Focus sur des technologies « impliquantes », leviers et freins dans la participation
    Patrick Faucher, Margot Pousseur, Grégoire Le Campion et al.
    Eco-quartiers : vers une nouvelle forme de relation entre l’usager et l’équipement
    Guillaume Christen et Philippe Hamman
    Quelle participation habitante dans les projets locaux d’#énergie_renouvelable ? Retour sur un dispositif d’énergie « citoyenne » dans une commune alsacienne
    Marie Mangold
    L’habitant, acteur du logement « durable » ? Le cas de constructions individuelles écologiques et à haute performance énergétique en #Alsace
    Elisabeth Lehec
    La participation habitante, un objet de recherche pour la mise en durabilité de la gestion urbaine. Le cas du compostage des déchets
    Benoit Granier
    La participation des habitants comme préalable au changement de leurs comportements ? Réflexions à partir des #Smart_Communities japonaises

    http://books.openedition.org/cse/102
    #urban_matter #livre #habitants #participation #écoquartiers #aménagement_du_territoire #géographie_urbaine #Japon


  • Politique : ne pas laisser à la portée des enfants
    http://labrique.net/index.php/thematiques/politicaille/902-politique-ne-pas-laisser-a-la-portee-des-enfants

    Depuis 1999, la ville de Lille est dotée d’un conseil municipal d’enfants, « une instance permanente de la démocratie participative qui associe les enfants lillois de 9 à 12 ans », selon le site Internet de la mairie. Loin de ses ambitions « citoyennes » et émancipatrices, la structure est une machine à enfermer les enfants dans le rôle social qu’on attend d’eux. Elle fournit en outre une main d’œuvre gratuite pour la municipalité, qui promeut un modèle de citoyenneté dépolitisé et interroge le sens même du social et du politique valorisés par les institutions de la République. 

    #Politicaille


  • Démocratie agonistique | DicoPart
    http://www.dicopart.fr/fr/dico/democratie-agonistique

    En cela, la démocratie agonistique est un concept à la fois descriptif et normatif : il sert en même temps à caractériser certains traits des démocraties telles qu’elles existent, en particulier l’irréductibilité des conflits en leur sein, et à défendre une conception de ce que la démocratie doit être – un système où des identités politiques plurielles ne cessent de se constituer et de se transformer par le jeu même de leurs oppositions. La démocratie agonistique constitue donc un cadre théorique spécifique pour décrire et promouvoir différentes formes de participation politique, alternatif au cadre aujourd’hui largement dominant, celui de la démocratie délibérative.

    #démocratie #démocratie_agonistique #participation #conflit


  • Je suis jaloux, j’aurai aimé écrire cet article :

    Elections : la participation inégale | Xavier Molénat 19/04/2017
    http://www.alternatives-economiques.fr/elections-participation-inegale/00078390

    Cette bonne nouvelle a cependant quelque chose de l’arbre qui cache la forêt. L’élection présidentielle, avec son taux d’abstention aux alentours de 20 %, est en effet une exception électorale : dans tous les autres types de scrutin, désormais au moins un électeur sur trois, et souvent un électeur sur deux, ne prend pas part au vote. Pour les élections législatives, dont les prochaines échéances auront lieu en juin prochain, le taux d’abstention est passé de 30 % en 1993 à 43 % en 2012. Et dans le contexte actuel, le second tour de l’élection présidentielle et sa configuration inédite peut également réserver une « mauvaise » surprise…

    [...]

    Par ailleurs, le problème de la participation électorale est plus large que la seule abstention. Car, pour s’abstenir, il faut déjà être inscrit. Or, au 15 février 2017, seuls 88,6 % des électeurs potentiels étaient inscrits sur les listes électorales. Les années précédant celles où se déroulent des élections présidentielle et législatives sont généralement l’occasion d’un surcroît d’inscription, mais en 2016 cet effet s’est étiolé : 12,4 % des non-inscrits ont fait les démarches pour pouvoir participer aux élections de 2017, contre 15,6 % et 18,7 % pour les élections présidentielle et législatives de 2012 et 2007. Ce taux varie fortement selon la catégorie socio-professionnelle : seuls 11 ouvriers non-inscrits sur 100 se sont (ré)inscrits (17 en 2007), contre 28 pour les cadres et professions libérales (33 en 2007).

    [...]

    Enfin, si l’on s’intéresse aux seuls inscrits, un phénomène a été longtemps ignoré : la mal-inscription, autrement dit le fait d’être inscrit sur les listes électorales à une autre adresse que celle de son domicile principal. Cette mal-inscription, qui peut avoir de nombreuses causes (oubli de signaler un changement d’adresse, vote sur le lieu où l’on possède une résidence secondaire, étudiants en mobilité restant inscrits à l’adresse de leurs parents...), est loin d’être négligeable. Une équipe de chercheurs a établi l’an dernier qu’en 2012, 6,5 millions de personnes étaient mal-inscrites sur les listes, soit 15,1 % du corps électoral. Là encore, les jeunes sont les plus concernés.

    [...]

    Non-inscription, mal-inscription et extranéité se combinent ainsi pour déformer le corps électoral par rapport à l’électorat potentiel, essentiellement au détriment des jeunes et des classes populaires, et donc en particulier de ceux qui se trouvent au croisement de ces catégories.


  • Citoyen hackeur
    http://www.laviedesidees.fr/Citoyen-hackeur.html

    Pour accroître la #participation citoyenne et la réactivité politique, de nouvelles civic tech revendiquent aujourd’hui de « hacker » la #démocratie. Au delà de la séduction qu’elles peuvent exercer, ces technologies peuvent-elles transformer la politique en profondeur ? Quel projet portent-elles ?

    Essais & débats

    / démocratie, #technologie, #internet, participation, #mobilisation

    #Essais_&_débats


  • Les salariés peuvent-ils être autonomes ?
    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/les-salaries-peuvent-ils-etre-autonomes

    L’injonction à l’autonomie, à inviter les employés à travailler en « mode start-up », leur permettant d’organiser eux-mêmes leur #travail, de décider librement… ne serait rien d’autre qu’un miroir aux alouettes, rapporte Le Monde. Pour Martin Richer, co-auteur d’un rapport sur la qualité de vie au travail pour la fondation progressiste Terra (...)

    #A_lire_ailleurs #Enjeux #Coopération #Entreprise #entreprise_libérée #Participation



  • Les institutions du savoir sont-elles suffisamment démocratiques ?
    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/les-institutions-du-savoir-sont-elles-suffisamment-democratiques

    On entend souvent que la meilleure réponse contre la désinformation, c’est l’éducation. Qui passe notamment par la « littératie numérique » comme disent les spécialistes, c’est-à-dire la maîtrise des savoirs, capacités liées aux technologies numériques. Mais c’est oublier que l’éducation est trop souvent convoquée pour être la réponse à tous les maux, (...)

    #A_lire_ailleurs #Enjeux #culture #eAdministration #empowerment #Participation


  • #Cartographie et #participation

    ❝1En 2007, lors du Grenelle de l’environnement, la France décide de mettre en place la TrameVerte et Bleue (#TVB) : un nouveau type de #politique_environnementale qui se fonde sur une approche réticulaire, et non aréale, pour endiguer « l’érosion de la #biodiversité ». Le déploiement de la TVB passe par l’identification des continuités écologiques, constituées de réservoirs de biodiversité et de #corridors_écologiques, aux différentes échelles. Le cadre réglementaire de la TVB s’applique à trois niveaux : celui des orientations nationales ; celui des Schémas Régionaux de Cohérence Écologique (#SRCE) ; et enfin celui des communes et des intercommunalités au travers des documents d’urbanismes (#SCoT, PLU, PLUi, etc).*


    http://cdg.revues.org/625


  • Civic Tech : les innovations démocratiques en questions
    http://www.internetactu.net/les-innovations-democratiques-en-questions

    Faire se croiser chercheurs et nouvelles formes d’innovation démocratiques… Telle était l’ambition du débat organisé à Super Public, le 8 juin dernier à l’invitation du politiste Loïc Blondiaux (@loicblondiaux), qui signait récemment une tribune plutôt bienveillante à l’égard des « Civic Tech », ces solutions qui réinterrogent la démocratie par (...)

    #Articles #Usages #e-inclusion #eDémocratie #empowerment #Participation #politique


  • Débat Piolle/Sintomer. Conquérir, subvertir ou subir les #institutions
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/070816/debat-piollesintomer-conquerir-subvertir-ou-subir-les-institutions

    Tout l’été, Mediapart et la Revue du Crieur organisent des face-à-face entre chercheurs et politiques, entre celles et ceux qui décident de la vie de la cité et celles et ceux qui la pensent. Cette nouvelle rencontre oppose le maire de #Grenoble, Éric Piolle, et #Yves_sintomer, professeur de science politique.

    #Culture-Idées #budget_participatif #démocratie #démocratie_participative #Eric_Piolle #participation #Podemos #pouvoir


  • Piolle/Sintomer. Conquérir, subvertir ou subir les #institutions
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/070816/piollesintomer-conquerir-subvertir-ou-subir-les-institutions

    Tout l’été, Mediapart et la Revue du Crieur organisent des face-à-face entre chercheurs et politiques, entre celles et ceux qui décident de la vie de la cité et celles et ceux qui la pensent. Cette nouvelle rencontre oppose le maire de #Grenoble, Éric Piolle, et #Yves_sintomer, professeur de science politique.

    #Culture-Idées #budget_participatif #démocratie #démocratie_participative #Eric_Piolle #participation #Podemos #pouvoir


  • Civic Tech : les innovations démocratiques en questions
    http://www.internetactu.net/2016/06/24/les-innovations-democratiques-en-questions

    Faire se croiser chercheurs et nouvelles formes d’innovation démocratiques… Telle était l’ambition du débat organisé à Super Public, le 8 juin dernier à l’invitation du politiste Loïc Blondiaux (@loicblondiaux), qui signait récemment une tribune plutôt bienveillante à l’égard des « Civic Tech », ces solutions qui réinterrogent la démocratie par le levier de la technologie. Mais quelles sont-elles ces innovations…

    #e-inclusion #empowerment #Participation #politique


  • Comment construire des lieux de #travail où les gens sont heureux ?
    http://www.internetactu.net/2016/06/10/comment-construire-des-lieux-de-travail-ou-les-gens-sont-heureux

    Selon nombre d’études, 60 à 80% des employés se sentent “désengagés”. C’est le triste constat que dressait par exemple le spécialiste en #management Isaac Getz à #usi, il y a 2 ans (vidéo) ou Henry Stewart sur la scène de Lift France en 2014. C’est le même que pointe le développeur Richard Sheridan à son tour sur la scène de…

    #confiance #coopération #créativité #dispositifs_créatifs #open_innovation #Participation #psychologie