• Ce que l’on sait après l’incendie de l’usine #Lubrizol à #Rouen

    De nombreuses inconnues perdurent sur la nature et les effets des substances émises depuis jeudi par l’usine chimique dans la région de Rouen.

    Par Gary Dagorn , Léa Sanchez , Arthur Carpentier , Assma Maad et Séverine Maublanc Publié hier à 18h47, mis à jour hier à 20h59

    Jeudi 26 septembre, un violent incendie s’est déclaré à Rouen, au sein de l’usine chimique de l’entreprise américaine Lubrizol. Le feu s’est déclaré vers 2 h 40, dans un dépôt de produits conditionnés de type additifs pour lubrifiants, selon la direction de l’usine. En tout, l’incendie a mobilisé 240 pompiers de Seine-Maritime et des départements voisins, aidés de 50 véhicules. Plus de huit heures après l’embrasement, l’incendie a été maîtrisé, puis définitivement éteint vendredi matin.

    Depuis jeudi, l’incendie a dégagé un lourd et épais panache de fumée, provoquant des retombées de suie sur toute la zone nord-est de la ville et suscitant de nombreuses inquiétudes.

    Que fabrique l’usine Lubrizol ?

    Créé en 1954, le site de 14 hectares situé sur les bords de la Seine emploie actuellement 400 personnes, selon la préfecture de Seine-Maritime. Elle est la propriété du groupe chimique américain Lubrizol Corporation, qui appartient lui-même à Berkshire Hathaway, la holding de l’homme d’affaires américain Warren Buffett.

    L’usine fabrique et commercialise des additifs pour enrichir les huiles, des carburants et des peintures industrielles. Jusqu’en 2009, elle était classée #Seveso « seuil bas », jusqu’à ce que des analyses écotoxicologiques conduisent les services de l’Etat à la reclasser dans le « seuil haut ». En 2013, une émission de #mercaptan, un gaz nauséabond toxique, venant de l’usine avait été ressentie à plusieurs centaines de kilomètres à la ronde jusqu’à Paris et en Angleterre.

    Combien d’habitants vivent près de l’usine ?

    A peine plus de trois kilomètres séparent l’usine Lubrizol du centre-ville historique de Rouen. Le site industriel, situé sur la rive gauche du fleuve, se situe au cœur d’un territoire très peuplé : la métropole Rouen-#Normandie compte 490 000 habitants, selon les données 2016 de l’Insee, et regroupe 71 communes. Douze d’entre elles, en plus de Rouen, ont été touchées par des mesures de confinement des maisons de retraite et de fermeture des établissements scolaires, ainsi que des crèches. Elles rassemblent environ 65 000 habitants, en plus des 110 000 de la capitale normande.

    Quelle est la #toxicité des produits qui se sont dégagés ?

    Le préfet a affirmé lors d’un point de situation, vendredi 27 septembre à la mi-journée, que les suies contenaient des « composants essentiellement liés à la combustion d’huile de produits finis, d’additifs chimiques pour huiles et d’#hydrocarbures, d’où d’ailleurs ces suies noires, grasses que nous constatons ».

    Le préfet a écarté, à plusieurs reprises, tout risque de « toxicité aiguë » dans l’air. Des seuils légaux de toxicité aiguë sont fixés par les autorités ministérielles pour chaque composé chimique.

    Le professeur André Picot, ancien directeur de l’unité prévention en risques chimiques au CNRS, explique dans Paris-Normandie que, sans connaître la « nature des produits », il est « extrêmement risqué d’avancer qu’il n’y a pas de toxicité aiguë ou, en tout cas, subaiguë, c’est-à-dire une toxicité non négligeable ». Selon lui, il ne faut, cependant, « pas systématiquement alarmer, tant qu’on ne connaît pas le degré de dangerosité des produits consumés ».

    Des produits radioactifs s’y trouvaient-ils ?

    Des internautes se sont inquiétés d’un tableau, réalisé par l’inspection des installations classées et datant de 2006, faisant état de la présence de substances « radioactives (utilisation, dépôt, stockage) sources scellées conformes », pour un volume de 6 882 mégabecquerels (MBq).

    Le préfet de Seine-Maritime a toutefois assuré, vendredi matin, « qu’il n’y avait pas de produits radioactifs » stockés sur le site. Cette #radioactivité s’explique, en fait, « par la présence de huit machines utilisées pour évaluer le niveau et la densité dans des bacs », explique Céline Reuter, responsable de l’unité d’expertise des sources à l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Ces appareils de mesure, répandus dans le secteur industriel, fonctionnent grâce à du césium 137, un élément radioactif scellé dans une double enveloppe métallique. « Aucune des sources n’a été touchée par l’incendie. On a fait une levée de doute. Il y a eu confirmation », précise Jean-Yves Lagalle, colonel des pompiers de Seine-Maritime.

    Des victimes ont-elles été recensées ?

    L’incendie n’a causé aucune victime directe. Sur les réseaux sociaux, des internautes ont fait part d’irritations ou encore de maux de tête. Vendredi à la mi-journée, Benoît Jardel, médecin du SAMU, a fait savoir que 51 personnes décrites comme « fragiles », « sensibles » ou ayant des pathologies respiratoires ont été examinées dans différents établissements de santé dans la journée de jeudi et dans la nuit suivante. Cinq d’entre elles, toutes des adultes, sont restées dans des services d’hospitalisation de courte durée.

    Pourquoi l’indice de qualité de l’#air a-t-il cessé d’être diffusé jeudi ?

    Jeudi 26 septembre, alors que l’incendie était en cours, de nombreux internautes se sont émus de l’arrêt de la diffusion de l’indice Atmo à Rouen. Cet indicateur journalier décrit la qualité de l’air dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants en se basant sur la mesure de dioxyde de soufre, d’ozone, de particules fines et de dioxyde d’azote. Mais son mode de calcul « ne prend en compte ni les odeurs ni les polluants atypiques émis lors d’accident », précise l’association régionale Atmo Normandie. En outre, l’organisme ne dispose pas de stations de mesure dans la zone vers laquelle s’est dirigé le panache de fumée et a donc décidé de suspendre, jeudi matin, la diffusion de cet indice en considérant qu’il n’était « pas représentatif de la situation » sans cesser pour autant de réaliser des mesures. Il a été remis en ligne vendredi 27 septembre dans la matinée. Atmo Normandie précise avoir mis en place « des mesures complémentaires dont l’analyse complexe ne peut être en temps réel, car faite en laboratoire de chimie ».

    Quels risques pour l’#agriculture et les milieux naturels ?

    Des retombées d’hydrocarbures ont été constatées à Rouen et ses environs, dans des jardins, propriétés agricoles ou encore sur des légumes. Selon la chambre d’agriculture de la Seine-Maritime, plusieurs agriculteurs et laiteries ont déjà tiré la sonnette d’alarme. A titre de précaution, le préfet de la Seine-Maritime a émis des recommandations spécifiques :

    – les éleveurs qui possèdent des animaux en plein air doivent « les rentrer et sécuriser leur abreuvement et leur alimentation en les plaçant sous abri ». Il est interdit de nourrir les bêtes avec des « aliments souillés » et il faut « faire pâturer les ruminants sur des pâtures saines ».

    – les agriculteurs ne doivent rien récolter « en l’attente de précisions ultérieures » et de ne pas chercher à nettoyer les champs impactés.

    – les riverains ne doivent pas consommer les produits de leurs jardins s’ils ne sont pas épluchés ou correctement lavés. « Un plan de surveillance renforcé sera mis en place, tant sur les denrées végétales que d’origine animale, pour garantir la parfaite salubrité des produits destinés à la consommation humaine. »

    Des inquiétudes demeurent sur une éventuelle pollution des nappes phréatiques. Le préfet a affirmé, vendredi, qu’il n’y avait « a priori » pas de risques les concernant. Mais l’association environnementale Robin des bois s’est interrogée sur les réseaux de l’usine « saturés » et le « risque de migration des hydrocarbures et autres déchets toxiques dans les nappes phréatiques ». L’association met en garde contre le lavage des voitures ou des maisons encrassées : « Si les gens nettoient ça au Kärcher, on va se retrouver avec des eaux polluées qui vont aboutir ou bien dans la Seine, ou bien dans la station d’épuration. »

    Quel a été le précédent incident dans cette usine ?

    En janvier 2013, un bac de dialkyldithiophosphate de zinc s’était décomposé, émettant du mercaptan, fortement odorant – c’est lui qui donne au gaz de ville son odeur spécifique – et toxique à très forte dose. Le panache du gaz s’était étendu de la Manche à l’Ile-de-France.

    La décomposition de ce produit chimique avait été causée par la température excessive et par un temps de séjour trop long dans le bac. Le traitement « trop tardif » de la décomposition opéré par les employés n’a pas permis de minimiser l’émission de mercaptan et l’a même favorisée. Toutefois, l’enquête publique avait ensuite noté que « les concentrations correspondant aux effets irréversibles n’avaient pas été atteintes dans l’environnement ». L’entreprise avait été condamnée en avril 2014 à une amende de 4 000 euros pour nuisance olfactive, mais le délit de mise en danger de la vie d’autrui avait alors été écarté.

    A la suite de l’incident, l’entreprise s’est engagée sur plusieurs années dans des travaux afin de réduire la probabilité de survenue d’événements de type « mercaptan » ou « autres émanations ». Le préfet a assuré jeudi que l’usine était « aux normes telle que nous l’avons vue en 2019 », en rappelant qu’« elle ne l’a pas toujours été » et qu’en 2017, « elle a fait l’objet d’une mise en demeure » en raison de « 17 manquements », puis que « la mise à niveau a été réalisée ».

    Que signifie le classement Seveso ?

    C’est le nom d’une directive européenne prise en 1982, six ans après l’émotion suscitée par la catastrophe écologique et sanitaire de l’usine chimique Icmesa, située sur la commune de Seveso, à une vingtaine de kilomètres au nord de Milan, en Italie. La directive incitait les pays européens « à se doter d’une politique commune en matière de prévention des risques industriels majeurs » et demandait « aux Etats et aux entreprises d’identifier les risques associés à certaines activités industrielles dangereuses et de prendre les mesures nécessaires pour y faire face . »

    Le dernier cadre de cette directive, Seveso 3 a été établi en 2012. Entrée en vigueur en 2015 en France, elle « introduit des normes plus strictes en matière d’inspection et renforce l’obligation d’information du public, du personnel et des exploitants des établissements voisins ».

    La directive Seveso distingue deux type d’installations (seuil haut et seuil bas) dont les mesures de sécurité et les procédures varient. Selon la base nationale des installations classées, la France compte 1 378 sites Seveso (634 en seuil bas et 744 en seuil haut) sur lesquels des études sont menées pour évaluer les risques et des plans de prévention des risques technologiques (PPRT) qui limitent l’urbanisation, sont mis en place. Le PPRT de Lubrizol avait été approuvé en 2014.

    Gary Dagorn , Léa Sanchez , Arthur Carpentier , Assma Maad et Séverine Maublanc

    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/09/27/ce-que-l-on-sait-au-lendemain-de-l-incendie-de-l-usine-lubrizol-a-rouen_6013

  • #Pollution_de_l'air : vers un nouvel #indice.
    https://www.banquedesterritoires.fr/conference-des-villes-nous-avons-plein-de-competences-mais-nous

    Après avoir mentionné la création de zones à faibles émissions (ZFE) dans 15 métropoles d’ici à 2020, la ministre de la Transition écologique a annoncé la création d’un nouvel indice de la #qualité de l’air. « J’ai décidé de suivre les recommandations du Conseil national de l’air et de réviser l’indice officiel de mesure de la qualité de l’air », a affirmé Élisabeth Borne. « Dans les prochaines semaines, nous publierons un arrêté fixant un nouveau mode de calcul, a-t-elle précisé. Il sera plus local, afin de répondre aux attentes sur la qualité de notre environnement en proximité. Surtout, ce nouvel indice prendra en compte les #particules_ fines, inférieures à 2,5 micromètres qui pénètrent plus facilement dans notre organisme et impactent notre santé. »

  • Malgré les #lobbies, un #Parlement_européen utile à l’#écologie
    https://reporterre.net/Malgre-les-lobbies-un-Parlement-europeen-utile-a-l-ecologie

    Que vous vous promeniez dans une zone #Natura_2000 ou que vous achetiez un véhicule moins polluant qu’auparavant, c’est grâce à l’#Union_européenne. Les limites de pollution aux #particules_fines, la protection des cours d’#eau ou de certaines espèces d’#oiseaux, c’est encore l’Europe. « Plus de 80 % des dispositions du Code de l’#environnement viennent de directives ou de règlements européens », souligne l’avocat Arnaud Gossement, spécialiste du sujet.

  • « #Dieselgate » : l’expertise qui met en cause #Renault
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/05/13/dieselgate-l-expertise-qui-met-en-cause-renault_5461406_3244.html

    En octobre 2017, les magistrats instructeurs ont ordonné à l’Institut supérieur de l’automobile et des transports (ISAT) de procéder à une batterie de tests complémentaires afin de confirmer l’hypothèse de la présence de dispositifs frauduleux. Une campagne d’essais a été réalisée sur deux modèles de la marque : Captur et Clio IV. Les conclusions de l’ISAT sont sans équivoque sur « l’existence d’une modification des dispositifs de dépollution permettant l’adaptation à la procédure d’homologation de façon différente de conditions d’utilisation réelles ».

    #paywall mais compris que ça ne marche pas sous certaines conditions : quand il fait chaud ou froid et à moins de 50 km/heure, c’est-à-dire en ville.
    #fraude #pollueur #pollution

    • Suite

      « Aucune purge » en dessous de 50 km/h

      Pour aller plus loin, les experts de l’ISAT, institut rattaché à l’université de Bourgogne, ont étudié les mécanismes de cette modification. Ils observent que les deux systèmes de dépollution retenus par Renault, la vanne dite « EGR » et le piège à NOx, ne fonctionnent pas dans certaines conditions. La vanne EGR « cesse d’être opérante » à des températures en dessous d’un seuil pouvant être rencontré l’hiver ou supérieur à un seuil qui peut fréquemment être dépassé en conditions normales, non hivernales.

      Quant au piège à NOx, il fonctionne « avec une fréquence faible sur une large plage de vitesses pratiquées couramment » et ne réalise « aucune purge » en dessous de 50 km/h. Autant dire que ces systèmes de dépollution sont largement inopérants en ville où les populations sont particulièrement exposées aux rejets de NOx. Un risque considérable en termes de santé publique puisqu’on estime que les oxydes d’azote et les particules fines sont à l’origine de 48 000 décès prématurés en France chaque année.

      Augmentation des émissions d’oxydes d’azote
      « Nous parvenons aux mêmes conclusions sur l’augmentation des émissions d’oxydes d’azote résultant de cette manipulation pour les véhicules roulant normalement et pensons que, si le fonctionnement de la vanne EGR et du piège à NOx était conforme à celui mis en place pour l’homologation, ces véhicules produiraient, notamment en circulation urbaine, nettement moins d’oxydes d’azote », poursuit l’ISAT. « De l’ordre de la moitié », estiment les experts.

      Le rapport bat en brèche les arguments de défense du constructeur. Contacté par Le Monde, le groupe explique ne « pas pouvoir commenter un document auquel il n’a pas eu accès ». Depuis le début de l’affaire, il répète qu’« aucun de ses services n’a enfreint les règles, européennes ou nationales, relatives à l’homologation des véhicules » et maintient que « les véhicules Renault ne sont pas équipés de logiciels de fraude aux dispositifs de dépollution ».

      Les conseils du constructeur estiment que l’enquête de la justice française « pose, entre les autorités européennes et les Etats membres, des questions d’interprétation des normes régissant les conditions d’homologation des véhicules ». Afin de verrouiller leur instruction, les juges du pôle santé chargés du dossier du « dieselgate » ont justement saisi la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Cette « demande de décision préjudicielle » a été enregistrée en mars. Les juges sollicitent la CJUE pour qu’elle précise l’interprétation du droit de l’Union, afin de l’appliquer correctement dans le cadre du dossier du « dieselgate ».

      Au centre des interrogations des magistrats français, un règlement européen datant du 20 juin 2007 et « relatif à la réception des véhicules à moteur au regard des émissions des véhicules particuliers et utilitaires légers (Euro 5 et Euro 6) et aux informations sur la réparation et à l’entretien des véhicules ». C’est ce règlement n° 715/2007 qui définit les procédures d’homologation et impose aux constructeurs les exigences techniques susceptibles de limiter les rejets de gaz polluant, et notamment des fameux oxydes d’azote, dans le but d’améliorer la qualité de l’air. Il s’applique aux véhicules concernés par le « dieselgate », mis en circulation avant 2015 et répondant donc aux normes Euro 5 et Euro 6.

      « Dispositif d’invalidation »
      Au total, les juges parisiens ont adressé dix questions préjudicielles à la CJUE. Elles tournent essentiellement autour de la notion de « dispositif d’invalidation » défini dans le règlement en question. Ce dernier le décrit, dans son article 3-10, comme « tout élément de conception qui détecte la température, la vitesse du véhicule, le régime du moteur en tours/minute, la transmission, une dépression ou tout autre paramètre aux fins d’activer, de moduler, de retarder ou de désactiver le fonctionnement de tout ou partie du système de contrôle des émissions dans des conditions dont on peut raisonnablement attendre qu’elles se produisent lors du fonctionnement et de l’utilisation normaux des véhicules ».
      Un tel dispositif utilisé aux fins d’activer ou de moduler le système de contrôle des émissions pour obtenir l’homologation du véhicule peut-il être rangé dans cette catégorie ? Si oui, ce dispositif tombe-t-il sous le coup de l’article 5-2 du même règlement, qui prévoit que « l’utilisation de dispositifs d’invalidation qui réduisent l’efficacité des systèmes de contrôle des émissions est interdite » ?
      L’argument de la sécurité et de la protection du moteur
      Le même article prévoit cependant des exemptions, notamment lorsque « le besoin du dispositif se justifie en termes de protection du moteur contre des dégâts ou un accident et pour le fonctionnement en toute sécurité du véhicule ». C’est cet argument de sécurité et de protection du moteur qui est avancé par les ingénieurs de Renault et les autres constructeurs impliqués dans le « dieselgate » (hormis Volkswagen qui a reconnu la fraude aux Etats-Unis) pour en justifier l’emploi.

      C’est également pourquoi les magistrats instructeurs parisiens font cette ultime requête très technique auprès de la CJUE : « le ralentissement du vieillissement ou de l’encrassement du moteur fait-il partie des impératifs de “protection du moteur contre les dégâts ou un accident” ou du “fonctionnement en toute sécurité du véhicule” qui peuvent justifier la présence d’un dispositif d’invalidation au sens de l’article 5-2 ? ».
      La Cour de justice de l’Union européenne n’a pas encore répondu aux juges français. Le rapport d’expertise de l’ISAT, en tout cas, ne fait aucune mention d’une quelconque nécessité de « sécurité » ou de « protection du moteur » pour justifier la désactivation des systèmes de dépollution.

      Stéphane Mandard

      #bagnole #particules_fines

  • Putains de camions - Les poids lourds en question | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/081593-000-A/putains-de-camions

    En Europe, 80 % des marchandises sont transportées par voie routière. Mais à quel prix ? Enquête sur la folie des #poids_lourds.

    Cela n’aura pas échappé aux automobilistes : les #autoroutes européennes sont encombrées par des files de poids lourds toujours plus interminables. Alors que près de 80 % des marchandises transitent par #voie_routière, le nombre de camions en circulation devrait augmenter de 40 % dans cinq ans. Pourquoi ce choix de la route au détriment du #rail ou du #transport_maritime, qui présentent pourtant de nombreux avantages, notamment écologiques ? Pour quelle raison les camions sont-ils aussi nombreux – un tiers d’entre eux, selon les estimations – à rouler à vide ? #Diesel bon marché, dumping sur les salaires des chauffeurs, explosion des commandes sur Internet, production et livraison à flux tendu : cette folie des poids lourds, qui résulte d’une série de décisions politiques, notamment un investissement massif dans les autoroutes, sert des intérêts économiques. Si les entreprises privées profitent de ce système, les citoyens en subissent les conséquences : embouteillages, pollution, risques sanitaires et usure précoce des infrastructures publiques. À l’échelle du continent, la #Suisse offre pourtant un modèle plus vertueux : le pays a su s’affranchir du #lobby_automobile pour miser sur le #transport_ferroviaire.

    #transport #transport_routier

    • Petite synthèse du reportage.
      1. Le #budget d’entretien des autoroutes et routes nationales allemandes est de 3,9 milliards. Ce coût s’explique en particulier par l’impact des poids lourds : 1 camion de 40 tonnes a un impact équivalent à celui de 60 000 véhicules légers.

      2. Le fonctionnement en #flux_tendu de l’ensemble du système #logistique transforme de facto le #réseau_routier en espace de #stockage grâce à un coût particulièrement intéressant ne prenant pas en compte les #externalités_négatives et reposant largement sur l’#exploitation des travailleurs de l’est de l’#union_européenne, que ce soit les chauffeurs ou les employés des #centres_logistiques. Le reportage cite notamment l’exemple d’Amazon — mais cela doit être valable pour l’ensemble des acteurs du #e-commerce
      qui installe ses centres en Pologne pour ses livraisons en Allemagne. Ce coût extrêmement faible se reflète également dans le fait que 36 % des camions roulant en Allemagne roulent à vide !

      3. Pour en revenir à l’exploitation, les patrons des sociétés de transport mettent une pression terrible sur leurs chauffeurs au détriment de la #sécurité_routière tout en profitant d’un nombre de contrôle très insuffisant et des sanctions trop légères (en #Allemagne) en cas d’irrespect de la législation européenne sur les temps de repos. Ainsi, il est estimé qu’un chauffeur routier pourra faire 100 000 kilomètres sans être contrôlé alors que 50 % de ces contrôles amènent à constater une infraction (cas allemand toujours) ! La faiblesse des sanctions amène d’ailleurs les transporteurs à prévoir leur coût lorsqu’ils ne fraudent pas directement en manipulant les instruments de contrôle.

      4. Bien entendu, le reportage aborde également la question du diesel (subventionné) et des émissions de #particules_fines avec leur impact sur la #santé : maladies cardio-vasculaires, décès prématurés.

      5. L’#électromobilité ne concernera le fret longue distance qu’à long terme, les constructeurs allemands ne s’y investissant pas pour la plupart. Il y a un début de développement de solutions pour le #fret_urbain. Pour le transport de passagers, le reportage cite l’exemple d’un #bus_électrique développé par l’entreprise Build your dreams, d’origine chinoise comme l’indique son nom, et exploité par #Flixbus pour sa liaison Paris – Amiens.

      6. En matière de lobbying, #Volkswagen entretient en particulier un groupe de pression de 40 personnes auprès des instances de l’Union.

      7. Alors qu’un train de marchandise de 740 mètres de long permet de remplacer 52 poids lourds, les #infrastructures_ferroviaires souffrent d’un manque d’investissement, de voies d’évitement trop réduites, d’une #électrification des lignes insuffisante, de gros problèmes de jonctions entre les différents réseaux nationaux.

      8. Le reportage se termine en citant le cas #suisse qui a développé une politique ambitieuse de #ferroutage. Le ferroviaire représente 37 % du fret, dont 70 % pour le transit, soit 2 fois plus qu’en Allemagne et 4 fois plus que la France. Cela s’explique notamment par la question des redevances versées pour l’usage des voies ferrées et routières qui permet de redonner sa chance au ferroviaire alors qu’il est estimé que le fret routier va augmenter en Allemagne de 40 % d’ici 2030 par rapport à 2010.

      J’en profite pour renvoyer vers ce message, de 2016, citant un article de Jean Gadrey signalant le documentaire de Gilles Balbastre, Transport de marchandises : changeons d’ère ! réalisé à l’initiative du comité d’entreprise de SCNF-fret : https://seenthis.net/messages/548855

    • merci @af_sobocinski pour ce résumé. J’ai arrêté à la publicité pour flixbus avec les interviews convenues des voyageurs émerveillé·es par les bus « non polluants », mais rien sur la pollution nucléaire, ce n’est pas sérieux.
      Déçue qu’il n’y est apparemment rien non plus sur les militants écologistes #anti-fret-routier, comme ceux certes des années 1990 de la Vallée du Somport.

      Il y a un passage sur les conducteurs de Pologne ou de Roumanie sous payés mais qui naviguent dans l’espace européen (surtout l’Allemagne) avec des camions qui font des trajets Allemagne=>Pologne=>Allemagne pour justifier ces aberrations socios-économiques-polluantes, Amazon en bonne position des pires entreprises implante ses plateformes dans les pays européens les plus pauvres.

      Et je renote ici le chiffre donné impressionnant : un poids-lourd représente le passage de 60.000 voitures . Donc, il faut inclure dans le coût global du #fret_routier la construction et l’entretien des routes, autoroutes et aires de stationnement tous saturé·es par les poids-lourds. En plus des cadeaux fiscaux, diesel moins cher, #subventions aux entreprises etc. #croissance #folie_humaine #inside_the_wall

      @aude_v j’appellerai pas ça du survivalisme mais du #déni_opportuniste
      #fin_du_monde #macronerie

    • Je n’ai pas encore pété de télé @touti mais il n’est pas trop tard pour que je m’y mette. Ce n’est pas les boîtes à conneries et les raisons qui manque. J’ai beaucoup cassé et dès l’adolescence, tout seul où en groupe. Puis on s’est calmé quand on a eu affaire aux flics. Plus tard avec un pote, on pointe à pôle-emploi (anpe à l’époque) depuis une antique cabine téléphonique. Tapez 1, tapez 2… tatati tatata, patins,couffins… au tour de mon compère, avant de finaliser par je ne sais quelle touche, il arrache le combiné et s’en sert telle une masse d’arme pour détruire la cabine. J’ai rien fait pour le retenir, je crois bien même que j’ai dû l’aider. J’ai encore, dans la tête, l’image de cette cabine toute destroy alors qu’on étaient partis faire du stop un peu plus loin.

    • Bon, je n’ai pas imaginé que ça allait déclencher de telles réactions. Je me retire de cette discussion et j’emmène avec moi la façon dont je pense que la télévision fonctionne avec une conclusion qui semble avoir activé moralisme et souvenirs de vandalisme à mon grand désarroi.

  • [Appli] Die Millionen, die gingen | Christian Bangel et al.

    Ces flux de millions d’allemands de l’est qui s’en sont allés ... est une très belle application réalisée par Christian Bangel, Paul Blickle, Elena Erdmann, Philip Faigle, Andreas Loos, Julian Stahnke, Julius Tröger und Sascha Venohr.

    Cette application publiée en ligne, sur le site du journal die Zeit

    Depuis la chute du communisme, des millions de personnes ont en effet quitté l’Allemagne de l’est, ce qui déclencha « une crise démographique » sans précédent. Le journal raconte en effet comment le chef de l’Etat allemand chanta l’hymne national sur le balcon du Reichstag le 3 octobre 1990, pendant que les allemands célébraient leur réunification.

    Le Zeit a par ailleurs collecté des données décrivant de l’ordre de 6 millions de « délocalisations » correspondant aux mobilités résidentielles est-ouest entre 1991 et 2017. L’analyse réalisée permet de montrer qu’un quart de la population de l’Allemagne de l’Est s’est « déplacée » vers l’Ouest, ce qui correspond à 3 681 649 personnes venant de toutes les régions.
    Cette migration n’a pas été soudaine, elle prend la forme de vagues que l’application met bien en évidence. Interactive et sur le modèle de la storymap, elle relate cette migration par le recours à une cartographie statique (choroplèthe) et animée, en utilisant harmonieusement le procédé des particules.


    Différents diagrammes catégoriels et temporels sont également disponibles.

    Les données collectées en réalité depuis 1957 permettent ainsi de mettre en perspective graphiquement une très longue histoire de la migration allemande impliquant la RDA (avec Berlin-Est), les États territoriaux est-allemands ultérieurs et l’Ouest.

    A consulter, absolument.

    –> A titre secondaire, cette web application est la 80e que nous avons pu recenser sur le sujet « flux et réseaux dans le geoweb » pur #gflowiz.

    En savoir plus : https://www.zeit.de/politik/deutschland/2019-05/ost-west-wanderung-abwanderung-ostdeutschland-umzug

    #application #flux #flowmap #cartedeflux #geoweb #Deutschland #migrations #chutedumur #particules #migrations #delocalisations

  • « La pollution de l’air tue deux fois plus que prévu »
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/03/12/la-pollution-de-l-air-tue-deux-fois-plus-que-prevu_5435029_3244.html

    Selon une étude inédite, les particules fines seraient à l’origine de 800 000 morts prématurées par an en Europe et près de 9 millions à l’échelle de la planète.

    La #pollution de l’air tue. Et le nombre de ses victimes a jusqu’ici été très largement sous-estimé, selon une étude publiée mardi 12 mars dans l’European Heart Journal. La revue médicale de la Société européenne de cardiologie conclut en effet que cette pollution serait à l’origine d’environ 800 000 morts prématurées en Europe chaque année. Un bilan sinistre, qui atteint près de 9 millions à l’échelle de la planète. Des chiffres deux fois supérieurs aux dernières estimations officielles.

    Dans son rapport 2018 publié en octobre, l’Agence européenne de l’environnement concluait que l’exposition aux #particules_fines (PM2,5, de diamètre inférieur à 2,5 micromètres), principalement, était responsable d’environ 422 000 morts prématurées (avant l’âge de l’espérance de vie) dans l’ensemble des 41 pays européens, dont 391 000 dans les 28 Etats membres de l’Union européenne (UE).

    L’excès de mortalité imputable à la pollution de l’air ambiant serait en fait de 790 000 au niveau continental, dont 659 000 au sein de l’UE, assurent les auteurs de l’étude dirigée par une équipe de chercheurs allemands de l’Institut Max-Planck de chimie. A l’échelle de la planète, ils arrivent au chiffre impressionnant de 8,8 millions de morts par an, soit près du double des 4,5 millions de morts retenus jusqu’ici par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la #pollution_de_l’air extérieur.

    #mortalité #santé

  • Pollution dans le métro : « À Châtelet, je n’arrête pas de me racler la gorge » - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/info-paris-ile-de-france-oise/transports/pollution-dans-le-metro-a-chatelet-je-n-arrete-pas-de-me-racler-la-gorge-

    À la station Châtelet, la RATP relève des niveaux élevés de particules fines PM10, pouvant dépasser les 200 µg/m³, quand le seuil d’alerte est fixé à 80 µg/m³.
    Jalil, commerçant dans la station de métro Châtelet, montre du doigt sa caisse enregistreuse couverte de poussière. « Je suis allergique aux pollens, mais, bizarrement, je ne souffre pas trop de la pollution ici. Cela fait vingt-cinq ans que je travaille dans le métro, je dois y être habitué… » Pourtant, selon les propres mesures de la RATP, la station Châtelet enregistre des taux de particules fines PM10 très élevés, pouvant dépasser les 200 µg/m³, alors que le seuil d’alerte est fixé à 80 µg/m³.
    L’air du métro, bien plus pollué que l’air ambiant ? On s’en doutait. Mais nous avons pu le vérifier en réalisant nos propres mesures, jeudi 7 mars. Et le constat est sans appel : sur les quais parisiens, nous avons constaté des taux de particules fines PM 2,5, qui présentent des risques pour la santé, douze fois plus élevés que dans l’air extérieur.

    #métro #pollution #particules_fines

  • Pollution aux particules fines : comment la RATP met en danger la santé des travailleurs et des usagers - Observatoire des multinationales
    https://multinationales.org/Pollution-aux-particules-fines-comment-la-RATP-met-en-danger-la-san

    Dans le métro, ses quais, ses couloirs, l’air est chargé en particules fines. En cause : la #pollution du trafic routier qui s’engouffre dans les tunnels, les systèmes de freinage des trains, ou encore les outils utilisés pour les travaux de maintenance, qui fonctionnent au diesel. Conséquence : cinq millions d’usagers respirent quotidiennement des niveaux élevés de #particules_fines, et une surmortalité chez certains travailleurs, plus exposés que les passagers. Les poseurs de voie, souvent des #sous-traitants, sont les plus touchés. La #RATP, parfaitement au courant de la situation, ne semble pas pressée d’agir, malgré les mises en garde de différentes autorités sanitaires et des syndicats.

    #santé #travail

  • Pollution : ce que vous respirez dans le métro

    A Lyon, Toulouse et Lille, les milliers d’usagers quotidiens du métro respirent un air bien plus pollué aux #particules fines qu’à l’extérieur. Mediacités s’est plongé dans la jungle des mesures prises dans ces métropoles et met en lumière un enjeu de #santé public dont les collectivités commencent tout juste à se saisir.


    https://www.mediacites.fr/enquete/2019/01/22/pollution-ce-que-vous-respirez-dans-le-metro
    #air #métro #pollution

  • #Pollution de l’#air : une réglementation inadaptée pour protéger la santé
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/01/11/pollution-de-l-air-une-reglementation-inadaptee-face-au-danger_5407691_3244.

    Les particules les plus dangereuses pas mesurées... (et probablement pas évitées sur nouveau #diesels...

    Pour Thomas Bourdrel, du ­collectif Air-Santé-Climat, « les PM2,5 sont déjà un combat d’arrière-garde, le vrai danger, ce sont les #particules_ultrafines ». Les PM0,1 (inférieures à 0,1 µm) pénètrent dans le sang et peuvent atteindre le cerveau ou traverser le placenta des femmes enceintes.

    « Aujourd’hui, les #particules issues du trafic sont à 90 % des ultrafines, alerte le radiologue, auteur de plusieurs articles de références sur ce thème. Or, il n’y a aucun lien entre une mesure en concentration massique de PM2,5 ou de PM10 et le nombre de particules ultra­fines. »

    Les modèles diesel les plus récents émettraient ainsi des « milliards de particules ultrafines au kilomètre », selon le professeur Gilles Dixsaut, de la Fondation du souffle. Le médecin a cette métaphore : « On utilise des outils de mesure qui pèsent des microgrammes de crottin de cheval alors qu’il y a longtemps qu’on a abandonné les fiacres. »

  • [Appli] Déplacements domicile-travail | AURH

    L’agence d’urbanisme de la région du Havre et de l’estuaire de la Seine (AURH) propose une infrastructure de géo visualisation d’une vingtaine d’indicateurs de données géographiques : Données clés de l’Estuaire de la Seine présentant différentes cartes thématiques parmi lesquelles des Cartes de mobilités.

    L’onglet qui leur est dédié propose plusieurs possibilités de représentation animée de flux, issu du fichier Mobilités professionnelles - MOBPRO (INSEE, 2014) ... filtré (seuls les flux de plus de 100 personnes sont utilisés, dommage).

    J’ai regardé en particulier le résultat de la sélection de toutes les navettes du territoire estuaire de la Seine (qui incluent Paris).
    On observe une symbologie animée innovante (à ma connaissance, je n’en ai pas vu d’autres) et une sémiologie du flux plutôt riche. Mais je suis d’abord bizarrement attirée par des sapins (ce qui est un peu étrange dans cette région, mais après tout, je ne la connais pas). Je me décide alors à zoomer pour en savoir plus sur l’animation.

    https://pic.infini.fr/sfAa2EDD/SwyjgkZL.PNG

    Le principe de particules qui se déplacent le long d’une « ligne de flux » (lien reliant un couple de lieux d’Origine et de Destination, OD) est repris ici, mais avec un changement de Forme (var. visuelle) du point. Ce ne sont donc pas des pois ou des carrés qui se déplacent mais des triangles évidés, des têtes des flèches symbolisant l’orientation de ces flux. Ces triangles présentent par ailleurs des Tailles(v.v.) variées qui (semble vouloir indiquer) indiquent la valeur du flux dont il est question, en proportion du corps de la flèche (le lien) dont la largeur varie également via l’application de la Taille et l’opacité .

    Ce qui me dérange au premier abord, c’est que la taille des liens reste fixe lorsque les triangles vont d’une O à une D et inversement, alors ces données de flux sont asymétriques... mais ce n’est pas le cas.

    https://pic.infini.fr/gRudjhN3/o7J6BB9Z.PNG

    La variation des triangles selon le sens de leur déplacement est liée à celle du lien correspondant. L’asymétrie des données est bien conservée dans la représentation des têtes des liens ; elle est hélas peu visible directement sur les corps, en raison d’un effet de superposition des liens. On comprend alors que le choix de variations d’opacité de la teinte a justement pour objectif de gérer cette superposition.

    La superposition est en effet un vrai problème dans la représentation de flux !!! Problème qui se manifeste de la même manière lorsque la sémiologie présente une opposition colorée, elle induit une erreur de lecture... bref.

    Les onglets des flux entrant / sortants présentent des cartes de flux qui sont claires, mais un peu trop filtrées à mon gout, comme ceux-ci :

    https://pic.infini.fr/7IgMgN6g/60cL786R.PNG

    ht @comeetie

    Aller sur l’appli. : http://donneescles.aurh.fr/pub/carto.php?id=c07

    #cartedeflux #flowmap #application #LeHavre #MOBPRO #liens #flèches #triangle #particules #animation #AURH #gflowiz

  • Study finds first evidence of #air #pollution particles reaching mothers’ #placentas | Euronews
    http://www.euronews.com/2018/09/16/study-finds-first-evidence-of-air-pollution-particles-reaching-mothers-pla

    The study, conducted by researchers at Queen Mary University of London, adds to an existing body of evidence linking pregnant mothers’ exposure to air pollution with issues including premature birth and childhood respiratory problems.

    “We’ve known for a while that air pollution affects foetal development and can continue to affect babies after birth and throughout their lives… [But] until now, there has been very little evidence that inhaled particles get into the blood from the lung,” Dr Lisa Miyashita, who worked on the study, said in a statement.

    To conduct the study, the scientists used the placentas of five non-smoking women in London, who had all delivered healthy babies via planned caesarean sections.

    Using a high-powered microscope, they analysed 3,500 macrophage cells, which form part of the body’s immune system and engulf harmful particles such as air pollution.

    Within the cells, they found 72 small black areas that they believed to be carbon particles.

    “Our results provide the first evidence that inhaled pollution particles can move from the lungs into the circulation and then to the placenta,” said Dr Norrice Liu, who presented the research at the European Respiratory Society International Congress on Sunday.

    “We do not know whether the particles we found could also move across into the foetus, but our evidence suggests that this is indeed possible,” she added.

    Professor Mina Gaga, president of the European Respiratory Society, said the research, which she was not involved in, “suggests a possible mechanism of how babies are affected by pollution while being theoretically protected in the womb.”

    “This should raise awareness amongst clinicians and the public regarding the harmful effects of air pollution in pregnant women,” she added.

    #particules #santé

  • Greenpeace nous #alerte preuve à l’appui à propos de #Fukushima.
    Greenpeace #alerts us with supporting evidences about Fukushima.

    https://www.greenpeace.org/international/story/11710/the-fukushima-nuclear-waste-crisis-is-a-human-rights-violation
    Publié le 15/12/2017
    Vu le 03/06/2018

    Cet article de Shaun Burnie, spécialiste #nucléaire senior avec #Greenpeace Allemagne, nous rappelle que la #catastrophe de Fukushima a toujours des effets aujourd’hui tels que les #déchets #nucléaires stockés et transportés à travers la préfecture ainsi que la #contamination du #territoire #japonais par la concentration des #particules #radioactives dans l’#atmosphère. De plus, il dénonce les procédures de l’État à la fois incomplète en matière de #décontamination de Fukushima dans les « Special Decontamination Areas » d’#Iitate et #Namie entre 2014 et 2016, doublées de l’#exploitation pour 70 dollars de l’heure, des #sans-abris qui doivent alors travailler dans un #environnement #toxique. Alors que le programme est déclaré comme terminé dans la « area 2 », on nous rappelle que les #forêts n’ont pas pu être décontaminées et qu’elles composent 70% de ces régions. L’État ferait même pression sur les anciens habitant pour qu’ils reviennent y vivre. On peut voir des camions de déchets nucléaires passer à travers la ville, transportés vers #Futaba et #Okuma.

    There is no logic to this, unless you are a trucking and incineration business and of course the Japanese government, desperate to create the myth of recovery after Fukushima. On this evidence there is no ‘after’, only ‘forever’.

  • Repenser l’avenir des #villes | FAO Stories | Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture
    http://www.fao.org/fao-stories/article/fr/c/1109586

    Filtrer les #particules nocives de l’air grâce aux #forêts urbaines – Arbhem, aux #Pays-Bas a mis en place des forêts urbaines dans le cadre de son « Agenda écologique ». L’administration municipale, de concert avec des ONG et des experts, a aidé à développer et à définir la mise en place d’infrastructures écologiques dans la ville. Les #arbres en milieu urbain sont des éléments importants de l’infrastructure de la ville car ce sont des filtres à air efficaces permettant d’éliminer les #polluants nocifs qui se trouvent dans l’#air. Ils piègent également le #carbone et atténuent ainsi les effets du changement climatique dans et autour des zones urbaines.

    • Les « forêts urbaines », essentielles aux villes de demain
      http://theconversation.com/les-forets-urbaines-essentielles-aux-villes-de-demain-94335

      D’autres aspects parfois négatifs doivent également être pris en compte. C’est le cas des émissions de composés volatils solubles (ou BVOC pour biogenic volatile organic compounds), dont les taux sont variables selon les espèces, et qui, combinés avec des oxydes d’azote émis par la combustion des hydrocarbures produits par les véhicules, conduisent à la production d’ozone.

      Un site Internet mis en place par l’Université d’État de Californie permet de choisir parmi plus de 200 espèces d’arbres, classées selon leurs propriétés et selon leurs niveaux d’émissions de gaz, les essences les mieux adaptées à chaque situation.

      Il faut aussi noter que les arbres réduisent la circulation de l’air et peuvent ainsi limiter la dilution des polluants par la ventilation, ce qui nécessite de choisir les lieux de leur implantation en connaissance de cause, et évidemment de réduire les émissions de gaz polluants.

      Une autre nuisance importante de certaines espèces d’arbres correspond aux allergies causées par les grains de pollen auxquels est sensible une proportion de plus en plus importante de la population citadine.

  • Association of air particulate #pollution with bone loss over time and bone fracture risk : analysis of data from two independent studies - The Lancet Planetary Health
    http://www.thelancet.com/journals/lanplh/article/PIIS2542-5196(17)30136-5/abstract

    Research in context

    Evidence before this study
    Exposure to particulate matter induces oxidative damage and inflammation, which might affect bone health, particularly of older populations. Smoking, which contains several components of particulate matter, has been consistently associated with bone damage. However, whether ambient particulate matter concentrations affect calcium metabolism, bone damage, and risk of fractures is uncertain.

    Added value of this study
    We demonstrate for the first time higher rates of hospital admissions for bone fractures in communities with higher ambient concentrations of particulate matter less than 2·5 μm in aerodynamic diameter. Participants living at addresses with higher concentrations of traffic-derived particulate matter exhibit lower serum parathyroid hormone concentrations and higher decreases in bone mineral density over an 8-year follow-up.

    Implications of all the available evidence
    This study provides evidence that long-term exposure to particulate matter—a persistent environmental issue in Europe and globally—is an independent risk factor for bone fractures, possibly involving changes in parathyroid hormone concentrations. These associations might disproportionately affect under-privileged communities. We found the association of particulate matter well below the annual average limits set by the US Environmental Protection Agency and the European Union. Improvements in particulate air pollution concentrations might ameliorate bone health, prevent bone fractures, and reduce the health cost burden associated with fractures in older individuals.

    #Ostéoporose : un lien établi entre pollution atmosphérique et risque de fracture – Portail de la communauté guinéenne
    http://kababachir.com/osteoporose-un-lien-etabli-entre-pollution-atmospherique-et-risque-de-fr

    Au-delà du risque cardiovasculaire et respiratoire ou même de cancer, vivre longtemps dans une zone très polluée pourrait augmenter le risque de fracture liée à l’ostéoporose, surtout chez les seniors, indiquent deux nouvelles études américaines publiées dans la revueThe Lancet Planetary Health.

    #particules_fines #pauvreté

  • #pollution de l’air : en finir avec la troisième cause de mortalité en #France
    https://www.mediapart.fr/journal/france/150217/pollution-de-l-air-en-finir-avec-la-troisieme-cause-de-mortalite-en-france

    Vidéo dans l’article Les vidéastes d’Osons Causer reviennent sur ce fléau dont les ravages débordent largement les mesures exceptionnelles prises lors des pics de pollution.

    #circulation #Diesel #environnement #mortalité #paris #particules_fines #sante #voitures

  • Pant by numbers: the cities with the most dangerous air – listed | Cities | The Guardian
    https://www.theguardian.com/cities/datablog/2017/feb/13/most-polluted-cities-world-listed-region?CMP=twt_a-environment_b-gdneco

    Billions of people in cities around the world are exposed to dangerous air, but pollution levels vary widely – and the fast-growing cities of Asia and Africa are the worst affected.

    We’ve broken down data from the World Health Organization on ultra-fine particles of less than 2.5 microns (PM2.5s) region by region. Paris’s air may have almost twice as many PM2.5s as WHO recommended levels (18 micrograms per cubic metre compared with 10µg/m³) – but Delhi’s air contains 122µg/m³, while Zabol, Iran, is the worst at 217µg/m³.

    #pollution #air #particules_fines #dataviz

    • Le choix des arbres a aussi son importance. Les types d’arbres plantés il y a 50 ou 100 ans (comme les platanes, ou les marronniers) ne répondent souvent pas aux besoins d’aujourd’hui car ils forment en se déployant un couvercle retenant au sol la pollution. En revanche, les arbres aux feuilles poilues, tels les bouleaux, sont efficaces pour la suppression des particules.

    • Cool, la prévalence de l’allergie au bouleau est de l’ordre de 10% à 20%…

      Stallergenes et DBV Technologies signent une collaboration de recherche et développement dans l’allergie au pollen de bouleau – France Biotech
      http://www.france-biotech.org/stallergenes-et-dbv-technologies-signent-une-collaboration-de-recher

      Très présente en Europe du Nord, et plus particulièrement en Allemagne, aux Pays-Bas, en Norvège, en Suède et en Suisse,
      la prévalence de la rhinite allergique au pollen de bouleau dans les populations d’Europe centrale et du Nord varie de 10% à
      20%, mais dépasse 20% dans certaines grandes villes. Le pollen de bouleau est le plus allergisant des pollens d’arbres en
      Europe centrale, du Nord et de l’Est.

  • Personne n’en parle, mais les #nanotechnologies envahissent le monde
    https://reporterre.net/Personne-n-en-parle-mais-les-nanotechnologies-envahissent-le-monde

    Au nom de la compétitivité et de l’innovation, les industriels, soutenus par les Etats, fabriquent et commercialisent chaque année de nouveaux #nanomatériaux, en toute opacité. Depuis les années 70, ils élaborent ces #particules d’un milliardième de mètre aux multiples propriétés : Certaines rendent les textiles auto-nettoyants, d’autres les cadres de vélo plus résistants, ou encore aseptisent, polissent, ravivent les couleurs, conservent, etc. Tout communicant y trouverait son bonheur.

    Or, à l’exception de quelques rares matelas ou textiles (« Bultex Nano »), les nanos n’ont pas encore envahi les écrans publicitaires et les #risques_sanitaires et environnementaux ne sont jamais évoqués. De nombreux scientifiques alertent pourtant depuis des années sur la #toxicité de ces produits chimiques si minuscules qu’ils pénètrent organes et cellules. « Certaines de ces #nanoparticules sont aussi, voire plus, dangereuses que les fibres d’#amiante », prévient le Professeur Dominique Lison depuis les années 2000.

    Malgré de multiples mises en garde, aucune réglementation européenne, ni contrôle n’encadre cette production à l’échelle européenne. En France, seul un inventaire « R-Nano » doit recenser les matériaux bruts produits, distribués ou importés sur le territoire. Mais faute de contrôle et de rigueur dans les textes, de nombreux produits ne sont pas déclarés. En première ligne : les travailleurs qui manipulent ces nanomatériaux parfois sans le savoir.

  • La #pollution de l’#air est responsable de 9 % de la #mortalité en #France
    http://www.lemonde.fr/pollution/article/2016/06/21/la-pollution-de-l-air-est-responsable-de-9-de-la-mortalite-en-france_4954518

    La pollution de l’air est responsable de 48 000 morts chaque année en France. Une nouvelle « évaluation quantitative d’impact sanitaire », publiée mardi 21 juin par Santé publique France (agence issue de la fusion, le 3 mai, de l’Institut de veille sanitaire avec d’autres organismes), rappelle que la #pollution_atmosphérique constitue bel et bien un problème de #santé_publique.

    A l’origine de 9 % des morts annuelles en France, les #particules-fines d’un diamètre inférieur à 2,5 micromètres – les fameuses PM2,5, qui pénètrent profondément dans le système respiratoire et provoquent de nombreuses pathologies – entraînent une perte d’#espérance_de_vie à 30 ans pouvant dépasser deux ans dans les villes les plus polluées.

    Et encore, « cet impact des particules fines sur la #santé est probablement sous-estimé », selon Sylvia Médina, coordinatrice du programme Air et santé. « Nous utilisons dans notre étude les PM2,5 comme traceur, car il s’agit de l’indicateur de pollution le plus étudié en termes d’effets sur la santé, mais la pollution atmosphérique est un mélange complexe de milliers de #polluants qui interagissent », rappelle-t-elle.

  • Peut-on bande-dessiner le monde quantique ?
    http://www.franceculture.fr/emissions/la-conversation-scientifique/peut-bande-dessiner-le-monde-quantique

    L’éloignement de la #physique_quantique hors du visuel et de l’intuitif en rend l’appropriation particulièrement délicate et risquée. En la matière, une bonne bande dessinée pourrait-elle rendre des services ?

    Effet Aharonov-Bohm • Crédits : wikipedia
    La physique quantique est la physique qui vaut pour les #particules_élémentaires, pour l’#atome, en gros pour tout ce qui n’est pas gros.Elle a ceci d’original qu’elle ne se fonde pas seulement sur un formalisme, c’est-à-dire sur un ensemble de concepts #mathématiques et d’#équations. Elle requiert également une interprétation. Dès 1927, alors qu’elle venait tout juste d’apparaître, les physiciens tentèrent de comprendre en quoi elle consiste, discutèrent les règles selon lesquelles il convient de l’utilise, et s’interrogèrent sur le type de discours concernant la réalité physique qu’elle autorise ou interdit. Ce point-là est tout à fait singulier : jamais une autre discipline #scientifique n’avait à ce point exigé que soit également mis en œuvre un travail d’#interprétation pour pouvoir être comprise et appliquée. De par sa structure même, la physique quantique interroge la relation entre le monde physique et sa représentation mathématique, et elle fait apparaître, à la couture de la physique et de la #philosophie, des questions fascinantes.

    Il faut dire qu’à l’échelle microscopique, la réalité des choses ne va plus sans dire, de sorte que l’esprit humain a dû se battre pour appréhender le sens de ce qu’il avait lui-même construit. Les objets quantiques ont des comportements étranges qu’aucune chose habituelle n’est capable de reproduire. Pour les comprendre, il convient de renoncer aux modes de représentation ordinaire. Par exemple, il est impossible de dessiner un atome : d’abord, son noyau vibrionnant ne ressemble en rien à l’espèce de framboise statique et bicolore par laquelle on le représente souvent dans les manuels scolaires (avec les protons en rouge et les neutrons en bleu) ; ensuite, ses électrons n’ont pas les trajectoires que les dessins leur accordent trop souvent ; ils ne ressemblent pas non plus aux nuages diffus par lesquels certains autres manuels tentent, au contraire, de faire sentir qu’ils n’ont pas vraiment de trajectoire. Car les électrons ne sont pas des ectoplasmes délocalisés !

    Mais alors, que veut dire comprendre quand il n’y a plus d’images justes ? La dissolution des poissons-pilote de l’intelligibilité que sont les images, les illustrations ou les schémas engendre une frustration sceptique chez ceux qui ont besoin de voir pour croire. Mais c’est au contraire de la fascination qu’elle fait naître chez ceux qui s’émerveillent de ce que l’intellect soit capable de démentir puis de dépasser ce que les images indiquent ou traduisent.Reste que l’éloignement de la physique quantique hors du visuel et de l’intuitif en rend l’appropriation particulièrement délicate et risquée. En la matière, une bonne #bande_dessinée pourrait-elle rendre des services ?

    #art #sciences #représentations