• Coronavirus : le Conseil d’Etat demande une « vigilance particulière » avec les épandages agricoles, Stéphane Mandard
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/04/20/coronavirus-le-conseil-d-etat-demande-une-vigilance-particuliere-avec-les-ep

    Les épandages agricoles sont à l’origine de pollution aux particules fines dont des études montrent qu’elles aggravent la mortalité du Covid-19.

    S’appuyant sur plusieurs études scientifiques démontrant le lien de plus en plus solide entre la pollution de l’air et la mortalité du Covid-19, l’association Respire et son avocate, Corinne Lepage, avaient demandé en référé au Conseil d’Etat d’enjoindre au gouvernement de prendre toutes les mesures pour limiter les sources de pollution, en particulier les épandages agricoles (lisiers, engrais). Dans une ordonnance rendue lundi 20 avril, le juge des référés du Conseil d’Etat rejette la requête de l’association spécialisée dans la préservation de la qualité de l’air.

    La haute juridiction encourage toutefois l’administration à « faire preuve d’une vigilance particulière dans le contexte actuel d’état d’urgence sanitaire, en veillant à ce que soient prises, au besoin préventivement en cas de menace avérée de franchissement des seuils, des mesures propres à éviter la survenue ou au moins à réduire la durée des épisodes de franchissement des seuils, notamment en limitant les pratiques agricoles polluantes, l’activité agricole demeurant, en raison de la très forte diminution des pollutions liées à l’industrie et aux transports, la principale source d’origine humaine d’émission de particules avec celle provenant du secteur résidentiel, à plus forte raison dans la période actuelle d’épandage » .

    Pics de pollution printaniers

    Malgré une baisse historique de la pollution liée aux émissions d’oxydes d’azote (principalement dues au trafic routier et aux activités industrielles), la pollution aux particules fines, les plus dangereuses car elles pénètrent plus profondément les voies respiratoires, n’a en effet pas disparu avec le confinement. Des pics (avec des dépassements des normes) ont même été constatés fin mars en Ile-de-France ou dans le Grand-Est, les deux régions les plus touchées par le coronavirus. Selon Atmo-France, la fédération des organismes de surveillance de la qualité de l’air, qui doit publier, mardi 21 avril, un nouveau bilan, ces épisodes de pollution printaniers sont notamment dus aux épandages agricoles. Le mécanisme est bien connu : lors des épandages de lisier, de l’ammoniac est libéré qui va favoriser la formation de particules fines.

    « Ces particules fines [PM 2,5, de diamètre inférieur à 2,5 micromètres] abîment les muqueuses des voies respiratoires et du poumon, ce qui fait pénétrer plus facilement les virus au fond des voies aériennes » , explique Isabella Annesi-Maesano, directrice du département d’épidémiologie des maladies allergiques et respiratoires de l’Inserm et membre du collectif Air-Santé-Climat. Regroupant une dizaine de médecins et chercheurs, le collectif avait également interpellé les préfets pour leur demander de « limiter drastiquement les épandages agricoles, afin de tout mettre en œuvre pour limiter la propagation du virus » . En vain
    .
    Une hausse de seulement 1 μg/m3 de particules fines dans l’air est associée à une augmentation de 15 % de la mortalité du Covid-19
    L’association Respire avait de solides arguments. Plusieurs publications scientifiques montrent que la pollution de l’air est un facteur aggravant des impacts sanitaires du coronavirus. La dernière en date, publiée le 7 avril par des chercheurs de l’université Harvard, aux Etats-Unis, établit un lien entre pollution de l’air et létalité du Covid-19. A partir de l’analyse des données d’environ trois mille comtés américains, ils concluent qu’ « une légère augmentation de l’exposition à long terme [dix à quinze ans] aux particules fines PM2,5 entraîne une forte augmentation du taux de mortalité par Covid-19 » . Ainsi, une hausse de seulement 1 μg/m3 de particules fines dans l’air est associée à une augmentation de 15 % de la mortalité du Covid-19.

    Une étude italienne, publiée le 17 mars, par la Société italienne de médecine environnementale, montrait aussi une corrélation entre les niveaux de pollution élevés en Lombardie et le nombre important de victimes du coronavirus. Et, en 2003 déjà, une étude publiée dans la revue scientifique de santé publique Environmental Health et consacrée au SRAS montrait que les patients chinois vivant dans des zones fortement polluées avaient deux fois plus de risques de mourir du SRAS que ceux des régions peu polluées.

    Le Conseil d’Etat fait valoir que ces études ne concernent pas explicitement les épandages. Il estime surtout que l’Etat a appliqué l’arrêté de 2016 permettant aux préfets de prendre des mesures pour réduire la pollution lors des pics. Ainsi, du 25 septembre 2017 au 15 avril 2020, 237 arrêtés préfectoraux mettant en place des mesures prévues dans le cadre d’un dépassement des seuils de pollution ont été pris, dont 227 comportaient des mesures relatives aux pratiques agricoles, selon l’ordonnance du juge des référés.

    « Principe de précaution »

    « Je suis très surprise par ce chiffre. A ma connaissance, il n’y a jamais eu d’arrêté de pris pour réduire les épandages » , indique au Monde Corinne Lepage. L’ancienne ministre de l’écologie se dit à la fois « déçue » par cette décision et « pas surprise » . « On sent bien l’embarras du Conseil d’Etat, qui demande au gouvernement d’appliquer des mesures contre la pollution de manière rigoureuse et préventive, car, aujourd’hui, ce n’est absolument pas le cas » , estime l’avocate.

    Pour le président de Respire, Olivier Blond, « il est criminel de ne pas mettre en œuvre tous les moyens dont nous disposons contre le virus. Or, lutter contre la pollution de l’air en fait partie. Et il est bien évidemment trop tard d’attendre les pics pour agir, d’autant que les épandages vont se poursuivre et que les effets de la pollution sur la pandémie se font sentir même en dessous des seuils légaux dont la réglementation ne prend pas en compte les PM2,5 » . M. Blond regrette que le Conseil d’Etat ne fasse pas « respecter le principe de précaution » .

    Le gouvernement, dont seul le ministère de l’agriculture avait répondu au référé de l’association, n’a pas réagi à la décision du Conseil d’Etat. Mme Lepage prévoit, elle, de se retourner de nouveau dans les prochains jours devant la haute juridiction. Il s’agira, cette fois, de dénoncer, avec le collectif des maires antipesticides, les épandages de pesticides qui continuent à proximité immédiate des habitations malgré le confinement.

    #crise_sanitaire #particules_fines #agriculture #conseil_d'État

  • Coronavirus: l’inquinamento ha aperto la strada alla diffusione dell’infezione

    Lo rivela uno studio della Società italiana di medicina ambientale (Sima) insieme alle Università di Bari e di Bologna, che hanno esaminato i dati pubblicati sui siti delle Agenzie regionali per la protezione ambientale), incrociandoli con i casi di contagio riportati dalla Protezione Civile.

    POLVERI SOTTILI COME VETTORI del Coronavirus. Potrebbe essere questa la ragione per cui il virus ha viaggiato più veloce in Pianura Padana. Lo sostiene un gruppo di ricercatori che ha esaminato i dati pubblicati sui siti delle Arpa, le Agenzie regionali per la protezione ambientale, confrontandoli con i casi ufficiali di contagio riportati sul sito della Protezione Civile. Sono state inoltre revisionate varie ricerche scientifiche che descrivono il ruolo del particolato atmosferico come “carrier”, ovvero vettore di trasporto e diffusione per molti contaminanti chimici e biologici, inclusi i virus. Inoltre, il particolato atmosferico costituisce un substrato che può permettere al virus di rimanere nell’aria in condizioni vitali per un certo tempo, nell’ordine di ore o giorni.
    I dati delle centraline di rilevamento ambientale
    I ricercatori della Società Italiana di Medicina Ambientale (Sima), insieme a quelli dell’Università di Bologna e di Bari, hanno esaminato i dati pubblicati sui siti delle Agenzie regionali per la protezione ambientale - relativi a tutte le centraline di rilevamento attive sul territorio nazionale, registrando il numero di episodi di superamento dei limiti di legge (50 microg/m3 di concentrazione media giornaliera) nelle province italiane. Parallelamente, sono stati analizzati i casi di contagio da COVID-19 riportati sul sito della Protezione Civile. Dall’analisi è emersa una relazione tra i superamenti dei limiti di legge delle concentrazioni di PM10 registrati nel periodo tra il 10 e il 29 febbraio e il numero di casi infetti da COVID-19 aggiornati al 3 marzo (considerando un ritardo temporale intermedio relativo al periodo 10-29 febbraio di 14 giorni, approssimativamente pari al tempo di incubazione del virus fino alla identificazione della infezione contratta).
    L’esplosione dei contagi in Pianura padana
    In Pianura padana si sono osservate le curve di espansione dell’infezione che hanno mostrato accelerazioni anomale, in coincidenza, a distanza di 2 settimane, con le più elevate concentrazioni di particolato atmosferico, che hanno esercitato un’azione di boost, cioè di impulso alla diffusione virulenta dell’epidemia: “Le alte concentrazioni di polveri registrate nel mese di febbraio in Pianura padana sottolinea Leonardo Setti dell’Università di Bologna - hanno prodotto un’accelerazione alla diffusione del Covid-19. L’effetto è più evidente in quelle province dove ci sono stati i primi focolai”. Insomma, potrebbe esserci un nesso tra polveri sottili e diffusione del virus: “Le polveri stanno veicolando il virus. Fanno da carrier. Più ce ne sono, più si creano autostrade per i contagi. E’ necessario ridurre al minimo le emissioni, sperando in una meteorologia favorevole”, afferma Gianluigi de Gennaro, dell’Università di Bari.
    Polveri sottili come ‘marker’ della virulenza
    Quindi i virus si “attaccano” (con un processo di coagulazione) al particolato atmosferico, costituito da particelle solide e/o liquide in grado di rimanere in atmosfera anche per ore, giorni o settimane, e che possono diffondere ed essere trasportate anche per lunghe distanze. “In attesa del consolidarsi di evidenze a favore di questa ipotesi presentata nel nostro Position Paper - aggiunge Alessandro Miani, presidente della Sima - in ogni caso la concentrazione di polveri sottili potrebbe essere considerata un possibile indicatore o ‘marker’ indiretto della virulenza dell’epidemia da Covid-19. Inoltre, in base ai risultati dello studio in corso l’attuale distanza considerata di sicurezza potrebbe non essere sufficiente, soprattutto quando le concentrazioni di particolato atmosferico sono elevate”.
    I dati sulle altre infezioni
    Già prima del Covid-19 era stato indagato il rapporto tra concentrazioni di particolato atmosferico e diffusione dei virus. Per esempio, nel 2010 si è visto che l’influenza aviaria poteva essere veicolata per lunghe distanze attraverso tempeste asiatiche di polveri che trasportavano il virus. I ricercatori hanno dimostrato che c’è una correlazione di tipo esponenziale tra le quantità di casi di infezione e le concentrazioni di polveri sottili. Nel 2016 è stata osservata una relazione tra la diffusione del virus respiratorio sinciziale umano nei bambini e le concentrazioni di particolato. Questo virus causa polmoniti in bambini e viene veicolato attraverso il particolato in profondità nei polmoni. La velocità di diffusione del contagio è correlata alla concentrazione di PM10 e PM2.5. Infine, quest’anno è stato rilevato come uno dei maggiori fattori di diffusione giornaliera del virus del morbillo in Lanzhou (Cina) sono stati i livelli di inquinamento di particolato atmosferico.
    La situazione oggi senza traffico
    Ammesso che esista un collegamento tra livelli di inquinamento e diffusione del coronavirus, ora che le città sono pressocché ferme, lo smog e le polveri sottili non rappresentano più un problema? "I livelli di inquinamento sicuramente stanno scendendo ma quelli dovuti al traffico veicolare rappresentano circa il 22% del totale. E comunque in Pianura padana anche se non c’è traffico in giro e le aziende lavorano di meno come sta accadendo in questo periodo, per una questione orografica e di stagnazione dell’aria, i livelli di particolato non scendono così repentinamente a meno che non venga un forte temporale e ci sia vento”, spiega Miani.
    L’aria di casa nostra
    Al di là del fatto che fuori c’è meno inquinamento, c’è da considerare la qualità dell’aria di casa e di tutti i luoghi indoor aperti al pubblico, dove tra l’altro tutti stiamo trascorrendo più tempo. “Negli spazi indoor l’inquinamento dell’aria mediamente è cinque volte superiore rispetto all’esterno e le persone oggi passano la maggior parte del tempo in spazi confinanti”, spiega Miani. Suggerimenti? “E’ bene aprire le finestre per alcuni minuti più volte al giorno, perché una miscelazione di gas riduce la percentuale di inquinamenti e utilizzare purificatori d’aria per tenere l’aria pulita nei luoghi confinati come casa e uffici”, risponde l’esperto. Ma perché la qualità dell’aria di casa nostra o in generale di un luogo chiuso o anche aperto ma circoscritto come, per esempio, una strada di quartiere, ha un nesso con il Coronavirus? “Se tra le persone che circolano per strada vicino a noi o sono nello stesso spazio interno, c’è qualcuno che é infetto, ancorché asintomatico, il particolato presente in quella singola area, se di livelli importanti, può essere un moltiplicatore dell’infezione aumentando la possibilità di contagio.
    La richiesta di interventi salva-ambiente
    Proprio perché esiste una letteratura scientifica che riporta un’elevata diffusione di infezione virale in relazione ad elevati livelli di particolato atmosferico, i ricercatori hanno redatto un Position Paper sollecitando anche misure restrittive di contenimento dell’inquinamento: “Questo documento - che si può consultare liberamente a questo link - è frutto di un studio no-profit che vede insieme ricercatori ed esperti provenienti da diversi gruppi di ricerca italiani ed è indirizzato in particolar modo ai decisori”, conclude Grazia Perrone, docente di metodi di analisi chimiche della Statale di Milano.

    https://www.repubblica.it/salute/medicina-e-ricerca/2020/03/17/news/coronavirus_l_inquinamento_autostrade_per_la_diffusione_dell_infezione-25
    #pollution #coronavirus #épidémie #propagation #particules_fines
    ping @simplicissimus @fil

  • Malgré les #lobbies, un #Parlement_européen utile à l’#écologie
    https://reporterre.net/Malgre-les-lobbies-un-Parlement-europeen-utile-a-l-ecologie

    Que vous vous promeniez dans une zone #Natura_2000 ou que vous achetiez un véhicule moins polluant qu’auparavant, c’est grâce à l’#Union_européenne. Les limites de pollution aux #particules_fines, la protection des cours d’#eau ou de certaines espèces d’#oiseaux, c’est encore l’Europe. « Plus de 80 % des dispositions du Code de l’#environnement viennent de directives ou de règlements européens », souligne l’avocat Arnaud Gossement, spécialiste du sujet.

  • « #Dieselgate » : l’expertise qui met en cause #Renault
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/05/13/dieselgate-l-expertise-qui-met-en-cause-renault_5461406_3244.html

    En octobre 2017, les magistrats instructeurs ont ordonné à l’Institut supérieur de l’automobile et des transports (ISAT) de procéder à une batterie de tests complémentaires afin de confirmer l’hypothèse de la présence de dispositifs frauduleux. Une campagne d’essais a été réalisée sur deux modèles de la marque : Captur et Clio IV. Les conclusions de l’ISAT sont sans équivoque sur « l’existence d’une modification des dispositifs de dépollution permettant l’adaptation à la procédure d’homologation de façon différente de conditions d’utilisation réelles ».

    #paywall mais compris que ça ne marche pas sous certaines conditions : quand il fait chaud ou froid et à moins de 50 km/heure, c’est-à-dire en ville.
    #fraude #pollueur #pollution

    • Suite

      « Aucune purge » en dessous de 50 km/h

      Pour aller plus loin, les experts de l’ISAT, institut rattaché à l’université de Bourgogne, ont étudié les mécanismes de cette modification. Ils observent que les deux systèmes de dépollution retenus par Renault, la vanne dite « EGR » et le piège à NOx, ne fonctionnent pas dans certaines conditions. La vanne EGR « cesse d’être opérante » à des températures en dessous d’un seuil pouvant être rencontré l’hiver ou supérieur à un seuil qui peut fréquemment être dépassé en conditions normales, non hivernales.

      Quant au piège à NOx, il fonctionne « avec une fréquence faible sur une large plage de vitesses pratiquées couramment » et ne réalise « aucune purge » en dessous de 50 km/h. Autant dire que ces systèmes de dépollution sont largement inopérants en ville où les populations sont particulièrement exposées aux rejets de NOx. Un risque considérable en termes de santé publique puisqu’on estime que les oxydes d’azote et les particules fines sont à l’origine de 48 000 décès prématurés en France chaque année.

      Augmentation des émissions d’oxydes d’azote
      « Nous parvenons aux mêmes conclusions sur l’augmentation des émissions d’oxydes d’azote résultant de cette manipulation pour les véhicules roulant normalement et pensons que, si le fonctionnement de la vanne EGR et du piège à NOx était conforme à celui mis en place pour l’homologation, ces véhicules produiraient, notamment en circulation urbaine, nettement moins d’oxydes d’azote », poursuit l’ISAT. « De l’ordre de la moitié », estiment les experts.

      Le rapport bat en brèche les arguments de défense du constructeur. Contacté par Le Monde, le groupe explique ne « pas pouvoir commenter un document auquel il n’a pas eu accès ». Depuis le début de l’affaire, il répète qu’« aucun de ses services n’a enfreint les règles, européennes ou nationales, relatives à l’homologation des véhicules » et maintient que « les véhicules Renault ne sont pas équipés de logiciels de fraude aux dispositifs de dépollution ».

      Les conseils du constructeur estiment que l’enquête de la justice française « pose, entre les autorités européennes et les Etats membres, des questions d’interprétation des normes régissant les conditions d’homologation des véhicules ». Afin de verrouiller leur instruction, les juges du pôle santé chargés du dossier du « dieselgate » ont justement saisi la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Cette « demande de décision préjudicielle » a été enregistrée en mars. Les juges sollicitent la CJUE pour qu’elle précise l’interprétation du droit de l’Union, afin de l’appliquer correctement dans le cadre du dossier du « dieselgate ».

      Au centre des interrogations des magistrats français, un règlement européen datant du 20 juin 2007 et « relatif à la réception des véhicules à moteur au regard des émissions des véhicules particuliers et utilitaires légers (Euro 5 et Euro 6) et aux informations sur la réparation et à l’entretien des véhicules ». C’est ce règlement n° 715/2007 qui définit les procédures d’homologation et impose aux constructeurs les exigences techniques susceptibles de limiter les rejets de gaz polluant, et notamment des fameux oxydes d’azote, dans le but d’améliorer la qualité de l’air. Il s’applique aux véhicules concernés par le « dieselgate », mis en circulation avant 2015 et répondant donc aux normes Euro 5 et Euro 6.

      « Dispositif d’invalidation »
      Au total, les juges parisiens ont adressé dix questions préjudicielles à la CJUE. Elles tournent essentiellement autour de la notion de « dispositif d’invalidation » défini dans le règlement en question. Ce dernier le décrit, dans son article 3-10, comme « tout élément de conception qui détecte la température, la vitesse du véhicule, le régime du moteur en tours/minute, la transmission, une dépression ou tout autre paramètre aux fins d’activer, de moduler, de retarder ou de désactiver le fonctionnement de tout ou partie du système de contrôle des émissions dans des conditions dont on peut raisonnablement attendre qu’elles se produisent lors du fonctionnement et de l’utilisation normaux des véhicules ».
      Un tel dispositif utilisé aux fins d’activer ou de moduler le système de contrôle des émissions pour obtenir l’homologation du véhicule peut-il être rangé dans cette catégorie ? Si oui, ce dispositif tombe-t-il sous le coup de l’article 5-2 du même règlement, qui prévoit que « l’utilisation de dispositifs d’invalidation qui réduisent l’efficacité des systèmes de contrôle des émissions est interdite » ?
      L’argument de la sécurité et de la protection du moteur
      Le même article prévoit cependant des exemptions, notamment lorsque « le besoin du dispositif se justifie en termes de protection du moteur contre des dégâts ou un accident et pour le fonctionnement en toute sécurité du véhicule ». C’est cet argument de sécurité et de protection du moteur qui est avancé par les ingénieurs de Renault et les autres constructeurs impliqués dans le « dieselgate » (hormis Volkswagen qui a reconnu la fraude aux Etats-Unis) pour en justifier l’emploi.

      C’est également pourquoi les magistrats instructeurs parisiens font cette ultime requête très technique auprès de la CJUE : « le ralentissement du vieillissement ou de l’encrassement du moteur fait-il partie des impératifs de “protection du moteur contre les dégâts ou un accident” ou du “fonctionnement en toute sécurité du véhicule” qui peuvent justifier la présence d’un dispositif d’invalidation au sens de l’article 5-2 ? ».
      La Cour de justice de l’Union européenne n’a pas encore répondu aux juges français. Le rapport d’expertise de l’ISAT, en tout cas, ne fait aucune mention d’une quelconque nécessité de « sécurité » ou de « protection du moteur » pour justifier la désactivation des systèmes de dépollution.

      Stéphane Mandard

      #bagnole #particules_fines

  • Putains de camions - Les poids lourds en question | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/081593-000-A/putains-de-camions

    En Europe, 80 % des marchandises sont transportées par voie routière. Mais à quel prix ? Enquête sur la folie des #poids_lourds.

    Cela n’aura pas échappé aux automobilistes : les #autoroutes européennes sont encombrées par des files de poids lourds toujours plus interminables. Alors que près de 80 % des marchandises transitent par #voie_routière, le nombre de camions en circulation devrait augmenter de 40 % dans cinq ans. Pourquoi ce choix de la route au détriment du #rail ou du #transport_maritime, qui présentent pourtant de nombreux avantages, notamment écologiques ? Pour quelle raison les camions sont-ils aussi nombreux – un tiers d’entre eux, selon les estimations – à rouler à vide ? #Diesel bon marché, dumping sur les salaires des chauffeurs, explosion des commandes sur Internet, production et livraison à flux tendu : cette folie des poids lourds, qui résulte d’une série de décisions politiques, notamment un investissement massif dans les autoroutes, sert des intérêts économiques. Si les entreprises privées profitent de ce système, les citoyens en subissent les conséquences : embouteillages, pollution, risques sanitaires et usure précoce des infrastructures publiques. À l’échelle du continent, la #Suisse offre pourtant un modèle plus vertueux : le pays a su s’affranchir du #lobby_automobile pour miser sur le #transport_ferroviaire.

    #transport #transport_routier

    • Petite synthèse du reportage.
      1. Le #budget d’entretien des autoroutes et routes nationales allemandes est de 3,9 milliards. Ce coût s’explique en particulier par l’impact des poids lourds : 1 camion de 40 tonnes a un impact équivalent à celui de 60 000 véhicules légers.

      2. Le fonctionnement en #flux_tendu de l’ensemble du système #logistique transforme de facto le #réseau_routier en espace de #stockage grâce à un coût particulièrement intéressant ne prenant pas en compte les #externalités_négatives et reposant largement sur l’#exploitation des travailleurs de l’est de l’#union_européenne, que ce soit les chauffeurs ou les employés des #centres_logistiques. Le reportage cite notamment l’exemple d’Amazon — mais cela doit être valable pour l’ensemble des acteurs du #e-commerce
      qui installe ses centres en Pologne pour ses livraisons en Allemagne. Ce coût extrêmement faible se reflète également dans le fait que 36 % des camions roulant en Allemagne roulent à vide !

      3. Pour en revenir à l’exploitation, les patrons des sociétés de transport mettent une pression terrible sur leurs chauffeurs au détriment de la #sécurité_routière tout en profitant d’un nombre de contrôle très insuffisant et des sanctions trop légères (en #Allemagne) en cas d’irrespect de la législation européenne sur les temps de repos. Ainsi, il est estimé qu’un chauffeur routier pourra faire 100 000 kilomètres sans être contrôlé alors que 50 % de ces contrôles amènent à constater une infraction (cas allemand toujours) ! La faiblesse des sanctions amène d’ailleurs les transporteurs à prévoir leur coût lorsqu’ils ne fraudent pas directement en manipulant les instruments de contrôle.

      4. Bien entendu, le reportage aborde également la question du diesel (subventionné) et des émissions de #particules_fines avec leur impact sur la #santé : maladies cardio-vasculaires, décès prématurés.

      5. L’#électromobilité ne concernera le fret longue distance qu’à long terme, les constructeurs allemands ne s’y investissant pas pour la plupart. Il y a un début de développement de solutions pour le #fret_urbain. Pour le transport de passagers, le reportage cite l’exemple d’un #bus_électrique développé par l’entreprise Build your dreams, d’origine chinoise comme l’indique son nom, et exploité par #Flixbus pour sa liaison Paris – Amiens.

      6. En matière de lobbying, #Volkswagen entretient en particulier un groupe de pression de 40 personnes auprès des instances de l’Union.

      7. Alors qu’un train de marchandise de 740 mètres de long permet de remplacer 52 poids lourds, les #infrastructures_ferroviaires souffrent d’un manque d’investissement, de voies d’évitement trop réduites, d’une #électrification des lignes insuffisante, de gros problèmes de jonctions entre les différents réseaux nationaux.

      8. Le reportage se termine en citant le cas #suisse qui a développé une politique ambitieuse de #ferroutage. Le ferroviaire représente 37 % du fret, dont 70 % pour le transit, soit 2 fois plus qu’en Allemagne et 4 fois plus que la France. Cela s’explique notamment par la question des redevances versées pour l’usage des voies ferrées et routières qui permet de redonner sa chance au ferroviaire alors qu’il est estimé que le fret routier va augmenter en Allemagne de 40 % d’ici 2030 par rapport à 2010.

      J’en profite pour renvoyer vers ce message, de 2016, citant un article de Jean Gadrey signalant le documentaire de Gilles Balbastre, Transport de marchandises : changeons d’ère ! réalisé à l’initiative du comité d’entreprise de SCNF-fret : https://seenthis.net/messages/548855

    • merci @af_sobocinski pour ce résumé. J’ai arrêté à la publicité pour flixbus avec les interviews convenues des voyageurs émerveillé·es par les bus « non polluants », mais rien sur la pollution nucléaire, ce n’est pas sérieux.
      Déçue qu’il n’y est apparemment rien non plus sur les militants écologistes #anti-fret-routier, comme ceux certes des années 1990 de la Vallée du Somport.

      Il y a un passage sur les conducteurs de Pologne ou de Roumanie sous payés mais qui naviguent dans l’espace européen (surtout l’Allemagne) avec des camions qui font des trajets Allemagne=>Pologne=>Allemagne pour justifier ces aberrations socios-économiques-polluantes, Amazon en bonne position des pires entreprises implante ses plateformes dans les pays européens les plus pauvres.

      Et je renote ici le chiffre donné impressionnant : un poids-lourd représente le passage de 60.000 voitures . Donc, il faut inclure dans le coût global du #fret_routier la construction et l’entretien des routes, autoroutes et aires de stationnement tous saturé·es par les poids-lourds. En plus des cadeaux fiscaux, diesel moins cher, #subventions aux entreprises etc. #croissance #folie_humaine #inside_the_wall

      @aude_v j’appellerai pas ça du survivalisme mais du #déni_opportuniste
      #fin_du_monde #macronerie

    • Je n’ai pas encore pété de télé @touti mais il n’est pas trop tard pour que je m’y mette. Ce n’est pas les boîtes à conneries et les raisons qui manque. J’ai beaucoup cassé et dès l’adolescence, tout seul où en groupe. Puis on s’est calmé quand on a eu affaire aux flics. Plus tard avec un pote, on pointe à pôle-emploi (anpe à l’époque) depuis une antique cabine téléphonique. Tapez 1, tapez 2… tatati tatata, patins,couffins… au tour de mon compère, avant de finaliser par je ne sais quelle touche, il arrache le combiné et s’en sert telle une masse d’arme pour détruire la cabine. J’ai rien fait pour le retenir, je crois bien même que j’ai dû l’aider. J’ai encore, dans la tête, l’image de cette cabine toute destroy alors qu’on étaient partis faire du stop un peu plus loin.

    • Bon, je n’ai pas imaginé que ça allait déclencher de telles réactions. Je me retire de cette discussion et j’emmène avec moi la façon dont je pense que la télévision fonctionne avec une conclusion qui semble avoir activé moralisme et souvenirs de vandalisme à mon grand désarroi.

  • « La pollution de l’air tue deux fois plus que prévu »
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/03/12/la-pollution-de-l-air-tue-deux-fois-plus-que-prevu_5435029_3244.html

    Selon une étude inédite, les particules fines seraient à l’origine de 800 000 morts prématurées par an en Europe et près de 9 millions à l’échelle de la planète.

    La #pollution de l’air tue. Et le nombre de ses victimes a jusqu’ici été très largement sous-estimé, selon une étude publiée mardi 12 mars dans l’European Heart Journal. La revue médicale de la Société européenne de cardiologie conclut en effet que cette pollution serait à l’origine d’environ 800 000 morts prématurées en Europe chaque année. Un bilan sinistre, qui atteint près de 9 millions à l’échelle de la planète. Des chiffres deux fois supérieurs aux dernières estimations officielles.

    Dans son rapport 2018 publié en octobre, l’Agence européenne de l’environnement concluait que l’exposition aux #particules_fines (PM2,5, de diamètre inférieur à 2,5 micromètres), principalement, était responsable d’environ 422 000 morts prématurées (avant l’âge de l’espérance de vie) dans l’ensemble des 41 pays européens, dont 391 000 dans les 28 Etats membres de l’Union européenne (UE).

    L’excès de mortalité imputable à la pollution de l’air ambiant serait en fait de 790 000 au niveau continental, dont 659 000 au sein de l’UE, assurent les auteurs de l’étude dirigée par une équipe de chercheurs allemands de l’Institut Max-Planck de chimie. A l’échelle de la planète, ils arrivent au chiffre impressionnant de 8,8 millions de morts par an, soit près du double des 4,5 millions de morts retenus jusqu’ici par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la #pollution_de_l’air extérieur.

    #mortalité #santé

  • Pollution dans le métro : « À Châtelet, je n’arrête pas de me racler la gorge » - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/info-paris-ile-de-france-oise/transports/pollution-dans-le-metro-a-chatelet-je-n-arrete-pas-de-me-racler-la-gorge-

    À la station Châtelet, la RATP relève des niveaux élevés de particules fines PM10, pouvant dépasser les 200 µg/m³, quand le seuil d’alerte est fixé à 80 µg/m³.
    Jalil, commerçant dans la station de métro Châtelet, montre du doigt sa caisse enregistreuse couverte de poussière. « Je suis allergique aux pollens, mais, bizarrement, je ne souffre pas trop de la pollution ici. Cela fait vingt-cinq ans que je travaille dans le métro, je dois y être habitué… » Pourtant, selon les propres mesures de la RATP, la station Châtelet enregistre des taux de particules fines PM10 très élevés, pouvant dépasser les 200 µg/m³, alors que le seuil d’alerte est fixé à 80 µg/m³.
    L’air du métro, bien plus pollué que l’air ambiant ? On s’en doutait. Mais nous avons pu le vérifier en réalisant nos propres mesures, jeudi 7 mars. Et le constat est sans appel : sur les quais parisiens, nous avons constaté des taux de particules fines PM 2,5, qui présentent des risques pour la santé, douze fois plus élevés que dans l’air extérieur.

    #métro #pollution #particules_fines

  • Pollution aux particules fines : comment la RATP met en danger la santé des travailleurs et des usagers - Observatoire des multinationales
    https://multinationales.org/Pollution-aux-particules-fines-comment-la-RATP-met-en-danger-la-san

    Dans le métro, ses quais, ses couloirs, l’air est chargé en particules fines. En cause : la #pollution du trafic routier qui s’engouffre dans les tunnels, les systèmes de freinage des trains, ou encore les outils utilisés pour les travaux de maintenance, qui fonctionnent au diesel. Conséquence : cinq millions d’usagers respirent quotidiennement des niveaux élevés de #particules_fines, et une surmortalité chez certains travailleurs, plus exposés que les passagers. Les poseurs de voie, souvent des #sous-traitants, sont les plus touchés. La #RATP, parfaitement au courant de la situation, ne semble pas pressée d’agir, malgré les mises en garde de différentes autorités sanitaires et des syndicats.

    #santé #travail

  • Association of air particulate #pollution with bone loss over time and bone fracture risk : analysis of data from two independent studies - The Lancet Planetary Health
    http://www.thelancet.com/journals/lanplh/article/PIIS2542-5196(17)30136-5/abstract

    Research in context

    Evidence before this study
    Exposure to particulate matter induces oxidative damage and inflammation, which might affect bone health, particularly of older populations. Smoking, which contains several components of particulate matter, has been consistently associated with bone damage. However, whether ambient particulate matter concentrations affect calcium metabolism, bone damage, and risk of fractures is uncertain.

    Added value of this study
    We demonstrate for the first time higher rates of hospital admissions for bone fractures in communities with higher ambient concentrations of particulate matter less than 2·5 μm in aerodynamic diameter. Participants living at addresses with higher concentrations of traffic-derived particulate matter exhibit lower serum parathyroid hormone concentrations and higher decreases in bone mineral density over an 8-year follow-up.

    Implications of all the available evidence
    This study provides evidence that long-term exposure to particulate matter—a persistent environmental issue in Europe and globally—is an independent risk factor for bone fractures, possibly involving changes in parathyroid hormone concentrations. These associations might disproportionately affect under-privileged communities. We found the association of particulate matter well below the annual average limits set by the US Environmental Protection Agency and the European Union. Improvements in particulate air pollution concentrations might ameliorate bone health, prevent bone fractures, and reduce the health cost burden associated with fractures in older individuals.

    #Ostéoporose : un lien établi entre pollution atmosphérique et risque de fracture – Portail de la communauté guinéenne
    http://kababachir.com/osteoporose-un-lien-etabli-entre-pollution-atmospherique-et-risque-de-fr

    Au-delà du risque cardiovasculaire et respiratoire ou même de cancer, vivre longtemps dans une zone très polluée pourrait augmenter le risque de fracture liée à l’ostéoporose, surtout chez les seniors, indiquent deux nouvelles études américaines publiées dans la revueThe Lancet Planetary Health.

    #particules_fines #pauvreté

  • #pollution de l’air : en finir avec la troisième cause de mortalité en #France
    https://www.mediapart.fr/journal/france/150217/pollution-de-l-air-en-finir-avec-la-troisieme-cause-de-mortalite-en-france

    Vidéo dans l’article Les vidéastes d’Osons Causer reviennent sur ce fléau dont les ravages débordent largement les mesures exceptionnelles prises lors des pics de pollution.

    #circulation #Diesel #environnement #mortalité #paris #particules_fines #sante #voitures

  • Pant by numbers: the cities with the most dangerous air – listed | Cities | The Guardian
    https://www.theguardian.com/cities/datablog/2017/feb/13/most-polluted-cities-world-listed-region?CMP=twt_a-environment_b-gdneco

    Billions of people in cities around the world are exposed to dangerous air, but pollution levels vary widely – and the fast-growing cities of Asia and Africa are the worst affected.

    We’ve broken down data from the World Health Organization on ultra-fine particles of less than 2.5 microns (PM2.5s) region by region. Paris’s air may have almost twice as many PM2.5s as WHO recommended levels (18 micrograms per cubic metre compared with 10µg/m³) – but Delhi’s air contains 122µg/m³, while Zabol, Iran, is the worst at 217µg/m³.

    #pollution #air #particules_fines #dataviz

  • La #pollution à #Paris aussi nocive que le #tabagisme passif
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/11/24/a-paris-la-pollution-est-aussi-nocive-que-le-tabagisme-passif_4528203_3244.h

    La lutte contre la pollution passe par l’éradication des moteurs #diesel – l’une des principales sources de #particules_fines – dont la nocivité a été reconnue par l’OMS dès 1988. Pendant des années, malgré les alertes, la France a subventionné l’achat de ce type de moteur. Résultat, le pays compte le parc automobile le plus « diésélisé » au monde (61 %).

    • « Il y a deux cents fois plus de particules comprises entre 0,2 et 1 µm qu’entre 1 et 10 µm. Et il ne s’agit là que de la partie immergée de l’iceberg, car les particules en dessous de 0,2 µm sont encore plus nombreuses », souligne Jean-Baptiste Renard, directeur du laboratoire de physique et de chimie de l’environnement et de l’espace du CNRS. Chaque jour, les Parisiens inhalent 100 000 particules à chaque respiration.

      Malgré leur dangerosité, aucun seuil réglementaire d’émissions n’a été encore fixé pour les nanoparticules. Seules les plus grosses, les PM10, sont encadrées : depuis 2008, la directive européenne sur la qualité de l’#air impose de ne pas dépasser 50 microgrammes par mètre cube d’air (µg/m3) pendant plus de trente-cinq jours et 40 µg/m3 en moyenne pendant une année. La France, qui ne respecte pas ces normes, fait l’objet d’un recours devant la Cour de justice de l’Union européenne.

  • Dans la capitale chinoise de l’acier, l’impossible lutte contre la #pollution
    http://www.lemonde.fr/pollution/article/2014/11/08/pla-a-tangshan-pres-de-pekin-l-impossible-lutte-contre-la-pollution_4520638_

    A Tangshan, centre de l’acier, à 170 km au sud-est de Pékin, plusieurs centaines d’aciéries devront fermer d’ici 2017, si le Hebei, la province qui entoure la capitale et dont Tangshan est l’une des grandes villes (7,5 millions d’habitants) veut respecter la cure drastique imposée par le nouveau gouvernement chinois en 2013.

    L’objectif est d’abaisser de 25 % la concentration dans l’atmosphère des #particules_fines nocives pour la santé, les PM 2,5. Pour Pékin, cela signifie passer d’un taux annuel moyen de 90 microgrammes par mètre cube d’air (en 2013), à environ 65 microgrammes. Le Hebei devra alors réduire de 60 millions de tonnes sa consommation de charbon. Pour Tangshan, qui produit autant d’acier que les Etats-Unis grâce à une électricité qui provient de ce #combustible_fossile, cela signifie 40 millions de tonnes d’#acier brut en moins – près de la moitié de sa production actuelle.

    Pour faire bonne figure, les autorités locales ont dynamité l’hiver dernier une dizaine de hauts-fourneaux. L’initiative faisait suite à une session d’autocritique publique des hauts responsables du parti du Hebei qui, en présence du président Xi Jinping, s’étaient repentis à la télévision d’avoir sacrifié « la qualité du #développement » au profit de la « #croissance économique à tout prix ». « C’est du spectacle ! Dans l’aciérie Beigang, ils ont fait sauter une cheminée désaffectée depuis longtemps », raille M. Wang, un habitant du village de Wangsijiang, en périphérie de Tangshan.

    #chine

  • Pollution de l’air : après Paris, #Londres
    http://fr.myeurop.info/2014/04/02/pollution-air-paris-londres-smog-13529

    Effy Tselikas Christelle Granja Hélène Bienvenu

    Ce mercredi, le #smog recouvre Londres et une partie de l’Angleterre. Le péage urbain installé dans la capitale attend toujours de faire ses preuves... Ailleurs en #Europe, d’autres mesures anti-pollution de l’air sont adoptées, avec des succès inégaux.

    Londres et certaines régions d’Angleterre (au Sud et à l’Est) sont aujourd’hui recouvertes d’un épais smog, comme en réplique à l’épiso lire la (...)

    #INFO #Environnement #Royaume-Uni #Allemagne #circulation_alternée #particules_fines #pics_de_pollution #transports_gratuits

  • Pollution de l’air : mesures et mesurettes européennes
    http://fr.myeurop.info/2014/03/17/pollution-mesures-europe-particule-13395

    Effy Tselikas Christelle Granja

    La tour Eiffel n’est pas la seule à disparaître parfois sous un brouillard de #particules_fines. Des Belges aux Italiens, tous les Européens subissent des #pics_de_pollution. Péage urbain, #circulation_alternée, zones vertes : coup d’œil sur les solutions adoptées par nos voisins.

    L’Europe en état d’alerte. lire la suite

    #EUROFOCUS #Environnement #Allemagne #Belgique #Europe #France #Grèce #Italie #transports_gratuits

  • #Pollution de l’air : « si on ne défend pas les #victimes, on défend ceux qui les tuent »
    http://alternatives.blog.lemonde.fr/2014/03/17/pollution-de-lair-si-on-ne-defend-pas-les-victimes-cest-qu

    Pourquoi cette forme de pollution ne mobilise-t-elle pas plus ?

    Il y a trois grandes explications à mon sens. La première tient en la culture de la résistance propre à la société française. Agir contre la pollution aux #particules_fines, et en particulier au #diesel, demande que l’on se batte autant que certains se sont battus pour interdire la cigarette dans les lieux publics. Il y a un certain confort dans la résignation, on ne sait que faire, on se dit que ça ne changera rien... puis se mettre en mouvement demande de l’énergie et de l’implication.

    La seconde tient en notre considération de la #médecine. La #prévention de l’apparition des #maladies n’est pas dans notre #culture, notre médecine est curative, les avancées dans la médecine et la compréhension des maladies ne reposent que sur le #curatif. On fait partie des pays où la médecine est la plus aboutie, mais nous sommes aussi les champions de l’usage des #pesticides. Notre pays a développé son #PIB sur la pollution et non sur la prévention. On ferait mieux d’aller chercher les causes plutôt que de traiter les symptômes.

    La troisième vient des #groupes_de_pression. Et un simple raisonnement par l’absurde suffit : si on ne défend pas l’intérêt général, ou la #santé des #citoyens, c’est qu’on sert les intérêts d’autres personnes. Si on ne défend pas les victimes, c’est qu’on défend ceux qui les tuent. Nos #politiques sont informés depuis longtemps et manquent cruellement de #courage : comment expliquer que la loi LAURE de 1996 n’ait jamais été appliquée par exemple ?

  • Pollution dans la région parisienne et décision de circulation alternée.

    Sur LCI :

    http://videos.tf1.fr/infos

    réaction de Pierre Chasseray délégué général de « 40 millions d’automobilistes »,

    http://www.40millionsdautomobilistes.com

    association qui lutte entre autre contre les limitations de vitesse (ce qui à fait dire aux associations qui défendent la sécurité routière qu’ils étaient, comme Auto Plus, un regroupement « protégeant les délinquants routiers »).

    http://www.40millionsdautomobilistes.com/sites/default/files/styles/content_header/public/NBLV.jpg?itok=5IuvKnE8

    « ...C’est une décision totalement stupide, parce qu’on sait très bien que le nuage de particules fines va disparaître quoiqu’on fasse à partir de mercredi.

    Les véhicules essence n’émettent pas de particules fines et tous les véhicules diésel d’après 2005 n’émettent plus de particules fines non plus.

    Rappelons-le, l’épisode particulièrement nocif que nous vivons actuellement sur le territoire national est du aux centrales à charbon allemandes et au chauffage au bois issue de Scandinavie qui nous arrivent par les vents du nord et qui sont extrêmement pollués en termes de particules fines.

    https://dl.dropbox.com/s/dt0774jv3mxknv7/40millionsdebagnoles.png

    Le gouvernement a cédé au chantage d’Europe Ecologie les Verts qui veut tout simplement éradiquer la voiture... »

    Un peu de fact checking pour ceux que ça intéresse ? S’il y a des scientifiques qui veulent s’y coller et éclairer ma lanterne, je suis très suspicieux.

    Moi, je ne connais pas assez bien le système de circulation des vents et leur capacité à se charger en particules fines en Allemagne ou en Norvège :) Je ne connais pas non plus précisément la responsabilité des gaz d’échappement dans cette affaire.

    Mais ce serait marrant que mes feux de cheminée se retrouvent indirectement dans les poumons des parisiens. Et si c’est vrai, promis, j’arrête.

    #pollution #particules_fines #france

  • FRANCE - #Pollution à Paris : la justice saisie pour la première fois - France 24
    http://www.france24.com/fr/20140310-pollution-air-paris-associations-plainte-x-justice-france-particu
     

    Les #particules_fines sont présentes naturellement dans l’environnement, mais les activités humaines ont considérablement augmenté leur concentration atmosphérique. Difficile donc d’imaginer des solutions concrètes à ce scandale sanitaire : pour améliorer la qualité de l’air, c’est tout le fonctionnement de la société qu’il faudrait modifier. Un rapport du Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (Citepa) a ciblé les principaux secteurs responsables : la transformation d’énergie par l’industrie (31 %) ; la combustion de bois pour chauffer les habitations (30 %) ; l’agriculture avec l’utilisation d’engrais (20 %) ; et les transports, du fait notamment de la combustion de diesel (15 %).
     
    Il est donc quasi impossible de démêler les responsabilités collectives des responsabilités individuelles. Les associations écologistes espèrent néanmoins une prise de conscience politique. « Nous avons des représentants mais on ne sait pas à quoi ils servent », s’insurge Sébastien Vray. « On attend un projet politique au cœur duquel on place la santé. Le problème, en France, c’est que la santé est une variable d’ajustement. On est dans un système où l’on guérit au lieu de prévenir », poursuit-il. 
     
    La France dépasse chaque année les normes européennes en matière de pollution atmosphérique, au point d’être déjà poursuivie par la Commission Européenne. Reste à savoir si un magistrat se décidera à instruire en France un dossier si délicat.

    #santé

  • Ecotaxe et ras-le-bol fiscal | Enbata
    http://www.enbata.info/articles/ecotaxe-et-ras-le-bol-fiscal

    Pollueur = payeur
    L’#écotaxe ne devait représenter en Bretagne que 42 millions de ponction (à comparer avec les 20 milliards annuels de chiffre d’affaire du seul secteur agro-alimentaire) mais permettait à la même Bretagne de récupérer 135 millions d’euros chaque année pour l’amélioration de ses infrastructures de #transport. Le contribuable moyen est en fait lésé non par l’écotaxe mais par sa suspension ! Ce sont en effet ses #impôts qui vont continuer à payer plein pot l’usure des routes engendrée par les poids lourds (un seul poids lourd génère autant d’usure que des milliers de voitures) en lieu et place des bénéfices des entreprises de transport routier, et de leurs donneurs d’ordre (grande distribution, agro-alimentaire…). Contrairement au #train qui règle à RFF un péage pour l’utilisation des rails, le transport routier ne paie quasiment rien (la taxe à l’essieu est insignifiante) pour l’utilisation des routes nationales et départementales, et rien pour les autres nuisances (sonores, #particules_fines, dérèglement climatique…) qu’il provoque. Il bénéficie ainsi d’un avantage de compétitivité totalement injustifié au yeux des enjeux actuels et à venir, qui a des conséquences très concrètes et particulièrement regrettables. La part du #fret non routier et non aérien est passé à 11% en France contre 14% en 2006 pendant que les alternatives au transport routier représentent 30% dans l’Allemagne voisine.

    Comment finance-t-on ce que l’on veut ?
    En fait de ras-le-bol fiscal, les défauts les plus décriés de l’écotaxe sont justement liés à la faiblesse de la pression fiscale sur les plus riches. L’Etat n’a même plus les moyens de financer lui même les investissements requis par la perception de cette redevance et doit passer par un #Partenariat_Public_Privé constitué dans des conditions douteuses. La même situation des finances publiques l’empêche de mettre en place les alternatives au transport routier avant le lancement d’une telle redevance, qui était également censée financer le développement de ces alternatives. C’est le cas par exemple en Suisse, où elle est appliquée depuis 2001 et rapporte 1,2 milliard d’euros dans ce petit pays de 8 millions d’habitants. Elle n’a pas eu peur d’en généraliser l’usage à toutes les #routes du pays, simplifiant d’ailleurs ainsi sa perception, et réduisant donc ainsi ses coûts. Le premier impact de l’écotaxe est avant tout l’optimisation du transport routier (baisse de la distance moyenne parcourue par tonne de marchandise : le nombre de poids lourds circulant sur les routes suisses a chuté de 16 % sur les cinq premières années de mise en place de la redevance poids lourds, pensons aux 40 % des camions roulant à vide en Bretagne !). Le report modal vient plus tard, quand les recettes ainsi dégagées ont permis de construire les infrastructures nécessaires.

    Ras-le-bol fiscal : ne pas se faire avoir
    La suspension de l’écotaxe -qui était censée rapporter 1,2 milliard de recettes annuelles- est d’autant plus une mauvaise nouvelle pour les citoyens lambda qu’elle avait été précédée par l’octroi d’au moins 800 millions annuels de cadeaux aux lobbies routiers : l’autorisation du passage à 44 tonnes de charge possible contre 40 (qui génère à elle seule un surcoût de 400 millions d’euros dans l’entretien des routes), 50 millions de réduction de la taxe à l’essieu, 150 millions d’exonération de la fraction régionale de la TICPE, augmentation du dégrèvement des taxes sur le gasoil, etc. On voit bien ce que signifie une fois de plus le slogan du ras-le-bol fiscal : faire payer à l’ensemble de la population —et donc aux plus pauvres également— ce qu’auraient dû payer les bénéfices des grandes entreprises et les impôts des plus riches. Salariés, petits paysans, petits artisans ou commerçants ne doivent pas confondre le ras-le-bol de l’injustice fiscale avec le mot d’ordre du ras-le-bol fiscal, qui profite toujours aux revenus les plus riches, aux grandes entreprises, aux rentiers et autres actionnaires. Pour un Bonnet Rouge de base, demander aujourd’hui la suppression de l’écotaxe signifie concrètement demander à payer plus d’impôts. C’est d’ailleurs le cas depuis ce 1er janvier 2014 : la TVA sur les #transports_publics, moyen de déplacement des plus pauvres, est passée de 5,5% en 2011 à 10%.

    #climat #fiscalité #pollutaxe #pollution

  • #pollution de l’air : l’Ile de #France en état d’alerte
    http://fr.myeurop.info/2013/12/12/pollution-de-l-air-l-ile-de-france-en-tat-d-alerte-12702

    myeurop

    Alerte maximum à Paris. Depuis lundi, le niveau de #particules_fines bat tous les records. La situation est d’autant plus inquiétante qu’une étude à l’échelle européenne révèle que les fumées toxiques émises par les diesels sont plus dangereuses que ce que l’on croyait.

    Pour Airparif, l’organisme chargé de la qualité de l’air en Ile-de-France, le seuil d’alerte de 80 microgramme lire la suite

    #Environnement #Allemagne #asthme #cancérogène #diesel #pneumologie #santé #Santé #urgences

  • Même sous la norme européenne, la #pollution aux #particules_fines reste néfaste
    http://lemonde.fr/planete/article/2013/12/09/la-pollution-aux-particules-fines-reste-nefaste-meme-sous-la-norme-europeenn

    Une exposition prolongée aux particules fines en suspension dans l’air (PM) aurait « des effets néfastes importants sur la santé », même lorsque les concentrations ne dépassent pas la norme européenne. C’est le résultat d’une étude financée par l’Union européenne et publiée, lundi 9 décembre, par la revue médicale britannique The Lancet, qui se base sur vingt-deux enquêtes dans treize pays sur plus de 360 000 personnes suivies pendant près de quatorze ans en moyenne.

    La directive européenne sur l’air de 2008 a imposé aux Etats membres un plafond moyen annuel de 25 microgrammes par mètre cube de particules en suspension, tandis que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise comme valeur limite 10 microgrammes par mètre cube. « L’association entre exposition prolongée aux PM 2,5 et décès prématurés demeure significative, même après ajustement pour tenir compte de facteurs tels que le tabagisme, le statut socio-économique, l’activité physique, le niveau d’éducation, et l’indice de masse corporelle » explique The Lancet.

    #santé

  • Le #diesel au prix de l’essence : c’est pas pour demain !
    http://fr.myeurop.info/2013/04/19/le-diesel-au-prix-de-l-essence-c-est-pas-pour-demain-6135

    myeurop

    Le prix du diesel pourrait être progressivement aligné sur celui l’essence. Le gouvernement français avance à pas comptés après l’avis du Comité sur la fiscalité écologique confirmant que l’avantage fiscal pour ce carburant hautement polluant est une aberration environnementale.

    Dans la plupart (...)

    #Économie #Environnement #Europe #France #consommateurs #particules_fines #pollution #pollution_automobile #PSA #Renault #santé #Santé #taxes

  • Sarkozy ne se voit pas vieillir | Pierre Leibovici et Grégoire Normand
    http://owni.fr/2012/04/03/sarkozy-ne-se-voit-pas-vieillir

    On prend les mêmes et on recommence. En pleine défense de son bilan, Nicolas Sarkozy a réutilisé des données sur l’espérance de vie déjà maintes fois citées lors du débat sur la réforme des retraites. Et toujours incorrectes. Au classement de crédibilité des six principaux prétendants à l’élection présidentielle d’OWNI / i>TELE , l’écart entre Marine Le Pen et le candidat sortant n’est plus que de 1,3 point. Or, c’est ici la place du candidat le moins crédible du Véritomètre qui se joue !

    #Chronique #Politique #Pouvoirs #esperance #eva_joly #François_Bayrou #Nicolas_Sarkozy #particules_fines #pauvreté #véritomètre