• Fondo Nicola Nappo a Scafati: agricoltura sostenibile e orti sociali nei terreni confiscati alla camorra
    ▻https://lavialibera.it/it-schede-2862-fondo_nicola_nappo_a_scafati_agricoltura_sostenibile_nei_

    Il Fondo Nicola Nappo si trova a Scafati e con un’estensione di 115mila metri quadrati è il più grande bene confiscato a vocazione agricola della provincia di Salerno. Il Fondo porta il nome del 23enne che è stato ucciso nel 2009 dalla camorra, per uno scambio di persona, a Poggiomarino, comune distante appena dieci minuti d’auto. Al di là dei sogni, agricoltura inclusiva nel bene confiscato alla camorra Queste terre appartenevano a Pasquale Galasso, personaggio di spicco della Nuova famiglia, l’organizzazione camorristica che tra gli anni Settanta e Ottanta si contrappose alla Nuova camorra organizzata di Raffaele Cutolo dando luogo a una violenta faida. Basti pensare che un documento della camera dei deputati attesta che tra il 1979 e il 1983 in Campania gli omicidi di presunta (…)

    #DIAMO_LINFA_AL_BENE

  • Pas-de-Calais : deux migrants meurent lors d’une tentative de traversée de la Manche - InfoMigrants
    ▻https://www.infomigrants.net/fr/post/74038/pasdecalais--deux-migrants-meurent-lors-dune-tentative-de-traversee-de

    Pas-de-Calais : deux migrants meurent lors d’une tentative de traversée de la Manche
    Par La rédaction Publié le : 05/10/2026
    Deux hommes ont péri, dans la nuit de dimanche à lundi, alors qu’ils tentaient de rejoindre le Royaume-Uni en traversant la Manche à bord d’un méga boat. Deux femmes, du même bateau, ont été hospitalisées en urgence relative. Ce nouveau drame porte à 24 le nombre de morts depuis janvier dans la Manche.Les drames s’enchaînent ces derniers jours dans la Manche. Dans la nuit de dimanche 4 à lundi 5 octobre, deux migrants, âgés d’une trentaine d’années pour l’un et d’une quarantaine d’années pour l’autre, ont péri lors d’une tentative de traversée. au large de Berck, dans le Pas-de-Calais. Une enquête a été ouverte par le parquet de Boulogne-sur-Mer pour déterminer les circonstances de ces deux nouveaux décès.Deux femmes, originaires du Soudan selon La Voix du Nord, présentant des « brûlures sur une grande partie du corps » ont par ailleurs été hospitalisées en urgence relative, a indiqué la préfecture du Pas-de-Calais.L’une d’elle présentait des brûlures chimiques aux jambes, précise le média local, causées par le mélange d’eau de mer et d’essence à l’intérieur du bateau. L’autre avait du mal à respirer, « probablement après avoir inhalé des vapeurs d’essence », toujours d’après La Voix du Nord.Ces migrants avaient pris place dans un méga boat d’environ 120 personnes, qui avait pris le large dimanche soir depuis la plage du Terminus à Berck. Une vingtaine d’exilés ont été laissés dans l’eau, n’ayant pas pu embarquer dans le canot surchargé.
    La semaine dernière, un autre drame s’est joué dans la même zone maritime : lundi 28 septembre, un enfant de 10 ans et deux femmes d’une trentaine d’années sont décédés dans la Manche en tentant de rallier de manière irrégulière le Royaume-Uni."D’après les premiers éléments de l’enquête, il semblerait que les décès aient été provoqués par un piétinement", avait déclaré la préfecture dans un communiqué.
    Quelques jours plus tôt, le 24 septembre, les corps de deux hommes avaient été retrouvés sur des plages du Pas-de-Calais, suite à des tentatives de traversées de la Manche. La veille, la dépouille d’un autre migrant avait aussi été découvert sur une plage de la région, ramené par les vagues jusqu’au rivage après une tentative de départ clandestin vers l’Angleterre.Au total depuis le début de l’année, 24 exilés ont péri en mer à la frontière franco-britannique.
    Ce week-end, de nombreux départs ont été recensés le long du littoral en raison de conditions météorologiques favorables, affirme La Voix du Nord, qui ajoute que 26 personnes ont été prises en charge pour hypothermie, dont 11 en hypothermie sévère.Selon les chiffres du ministère britannique de l’Intérieur, 164 migrants sont arrivés au Royaume-Uni samedi, et 91 vendredi - les données de dimanche n’étaient pas encore disponible au moment de la publication de cet article.Face au renforcement des contrôles dans le nord, les départs se font de plus en plus au sud. Dans la nuit de samedi à dimanche, environ 130 exilés ont embarqué sur un canot pneumatique depuis le Cotentin (en Normandie). Le bateau a été surveillé par les autorités françaises jusqu’à son arrivée dans les eaux britanniques. Début septembre, une autre embarcation était aussi de partie de la région, à 70 km plus au nord, dans le Calvados. Les migrants ont navigué plus de 30 heures dans la Manche avant de fouler le sol britannique.
    Cette zone normande se trouve à environ 150 km de l’Angleterre, contre 45km depuis Calais.Les services de l’État ont alerté le 18 septembre au sujet de la hausse des tentatives de traversées clandestines transmanche depuis le département de la Seine-Maritime.
    Au 15 septembre, la préfecture de région avait recensé 56 tentatives de départ depuis le début de l’année, contre seulement 31 sur l’ensemble de l’année 2025. Reste que depuis janvier, le nombre d’arrivées au Royaume-Uni a nettement reculé, avec près de 20 000 migrants arrivées au Royaume-Uni, soit une baisse de plus de 40% par rapport à la même période en 2025, selon les chiffres officiels britanniques.

    #Covid-19#migration#migrant#france#sante#mortalite#manche#traversee#megaboat#pasdecalais

  • Dans la Manche, trois personnes sont mortes en tentant de rejoindre l’Angleterre
    ▻https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/28/trois-personnes-sont-mortes-en-tentant-de-traverser-clandestinement-la-manch

    Dans la Manche, trois personnes sont mortes en tentant de rejoindre l’Angleterre
    « Un naufrage impliquant un taxi-boat est survenu ce jour au large de Wissant », a déclaré la préfecture, qui prévoit un point presse à Calais en fin de matinée.
    Trois personnes tentant de rallier clandestinement la Grande-Bretagne sont mortes, lundi 28 septembre au matin, lors d’une tentative de traversée de la Manche, a appris l’Agence France-Presse (AFP) auprès de la préfecture du Pas-de-Calais.« Un naufrage impliquant un taxi-boat est survenu ce jour au large de Wissant », a déclaré la préfecture, qui prévoit un point presse à Calais en fin de matinée. Un premier bilan fait état de trois morts, a précisé cette source. Cela porte à 22 le nombre de personnes ayant trouvé la mort depuis le début de l’année en tentant de traverser clandestinement la Manche, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles.
    Tous les passagers de l’embarcation ont demandé à être secourus et ont été pris en charge, selon la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord, précisant que le canot n’avait pas coulé. Le navire de sauvetage Minck est arrivé au port de Calais en milieu de matinée où il a commencé à débarquer à terre les personnes impliquées, a constaté un correspondant de l’AFP sur place.
    Certains descendaient en civière ou en chaise roulante, couverts d’une couverture de survie. Plusieurs véhicules de pompiers et de la police étaient déployés sur place, ainsi qu’un car. La technique du « taxi-boat », particulièrement risquée, consiste à faire arriver le canot destiné à la traversée clandestine directement par le large en longeant la côte, puis à récupérer les migrants directement dans l’eau afin d’éviter les forces de l’ordre à terre. Trois corps ont été retrouvés la semaine dernière après des départs chaotiques de ce type dans le Pas-de-Calais

    #Covid-19#migrant#migration#france#manche#pasdecalais#sante#routemigratoire#migrationirreguliere#mortalite

  • Manche : le corps d’un migrant retrouvé sur une plage du Pas-de-Calais - InfoMigrants
    ▻https://www.infomigrants.net/fr/post/73825/manche--le-corps-dun-migrant-retrouve-sur-une-plage-du-pasdecalais

    Manche : le corps d’un migrant retrouvé sur une plage du Pas-de-Calais
    Par La Rédaction d’InfoMigrants Publié le : 23/09/2026
    Un corps a été retrouvé ce mercredi matin sur la plage de Neufchâtel-Hardelot, dans le Pas-de-Calais. La découverte a été faite après une tentative de départ vers l’Angleterre. Le nombre de migrants morts depuis le début de l’année dans la Manche en essayant de rejoindre l’Angleterre grimpe désormais à 17.
    « Un corps sans vie d’apparence africaine », selon la préfecture du département a été découvert ce mercredi matin sur une plage de Neufchâtel-Hardelot (Pas-de-Calais). Le corps a été ramené jusqu’au rivage avant d’être pris en charge par des gendarmes.
    La découverte a eu lieu peu après une tentative de traversée de migrants vers le Royaume-Uni. Vers 6h00, un canot était parvenu à partir depuis la même plage, ont constaté des journalistes de l’AFP. Selon l’agence de presse, d’autres candidats au départ clandestin vers l’Angleterre étaient encore présents dans les dunes voisines.
    Cette dernière découverte porte à 17 le nombre de migrants morts depuis le début de l’année dans la Manche en essayant de rejoindre l’Angleterre, selon un décompte réalisé par InfoMigrants. Ces traversées maritimes comportent en effet des risques mortels de noyade, de bousculade et d’étouffement, souvent liés à la pression exercée par les passeurs et au nombre trop élevé de migrants à bord des embarcations.
    Cet été, un nouveau phénomène appelé les mega boats a d’ailleurs vu le jour. Il s’agit d’embarquer un nombre extrêmement important de migrants dans des bateaux plus grands mais toujours inadaptés à cette traversée.Le 9 septembre dernier, un mega boat de 140 migrants a quitté la Normandie pour le Royaume-Uni. Il avait été repéré au large de la ville de Jobourg, une ville de la pointe du Cotentin située à près de 500 kilomètres de Calais, et à 150 km des côtes britanniques. La préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord (Premar) avait souligné qu’un tel départ était « inhabituel pour la zone ».
    Mi-août, c’est un mega boat avec plus de 230 migrants à son bord qui avait atteint les côtes anglaises, un record pour une seule embarcation.Depuis le début de l’année, 17 679 personnes ont rejoint clandestinement la Grande-Bretagne par la mer, et plus de 200 000 depuis le début des traversées de la Manche à bord d’embarcations précaires en 2018, d’après les chiffres officiels britanniques.Et pour faire face à ces traversées, Frontex, l’agence européenne ⁠de gardes-frontières et ​de gardes-côtes va envoyer des bateaux dans la Manche et en mer du Nord pour ​participer aux opérations de recherche et de sauvetage des migrants, ont annoncé vendredi 4 septembre des responsables. Dans un communiqué officiel, les autorités rappellent qu’"au regard des défis posés par la crise migratoire qui sévit depuis 2018 (...) les navires déployés sous mandat Frontex opéreront au sein du dispositif de sauvetage permanent déployé en Manche mer du Nord, coordonné par le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) Gris-Nez, sous l’autorité du préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord". Les bateaux ne participeront donc pas à des opérations d’interception en mer

    #Covid-19#migrant#migration#france#pasdecalais#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#mortalite

  • #Sénégal : l’Union européenne construit deux centres pour les exilés interceptés ou secourus dans l’Atlantique

    Deux centres pour personnes migrantes au Sénégal, dont l’ouverture est prévue pour l’un en 2026, pour l’autre en 2027, sont financés par l’Union européenne. L’objectif affiché est de garantir le bon déroulement des procédures administratives post-interceptions et post-sauvetages, avec la protection des publics les plus vulnérables. Mais des risques de transformation à des fins de #détention, dans le cadre des enquêtes sur les #passeurs, existent.

    Un premier #centre_d'accueil_temporaire_pour_migrants au Sénégal financé par l’Union européenne (UE), en cours de construction, va être rendu opérationnel d’ici la fin de l’année. Un second va suivre dans le courant de l’année 2027. Les deux visent à recevoir les personnes exilées secourues ou interceptées en mer par les autorités du pays.

    Le premier centre, dont les travaux sont en cours « depuis début 2026 », sera situé à #Dakar même. Le second est prévu dans la région de #Saint-Louis, au nord du pays, proche de la frontière avec la Mauritanie, selon les informations du site spécialisé Africa Intelligence, confirmées par InfoMigrants auprès de la Commission européenne. Les travaux débuteront très prochainement.

    Si l’UE ne participera pas à la gestion quotidienne des lieux, il s’agit bien d’un projet de la #Direction_générale_de_la_migration_et_des_affaires_intérieures (#DG_Home) de l’Union européenne, avec une enveloppe financière dédiée. Le partenariat opérationnel mis en œuvre au Sénégal, qui comprend la construction de ces centres mais aussi d’autres types de soutien matériel, est « doté d’une enveloppe totale de 35,75 millions d’euros », précise la Commission.

    Des centres qui aident les autorités à retenir les migrants #post-interceptions

    Mais à quoi servent ces deux centres, et pourquoi cet intérêt de l’Union européenne dans leur financement ? Pour le comprendre, il faut s’intéresser à ce qu’il se passe dans les suites des #interceptions et #secours en mer menés par les autorités sénégalaises. En théorie, les autorités ont le droit de détenir pendant 72 à 96 heures les passagers secourus ou interceptés dans l’#Atlantique. Dans la pratique, les autorités locales n’ont pas d’espace suffisant pour héberger les gens dans les locaux de police, explique une analyse de l’ONG StateWatch parue fin 2025 sur ce sujet.

    D’autant que les embarcations contiennent parfois plus d’une centaine, voire plusieurs centaines, de passagers. Échappant aux locaux de police, « les migrants se fondent souvent dans la population locale, ce qui ralentit l’enquête et empêche d’apporter un soutien adapté aux victimes », observait l’Organisation internationale des migrations (OIM) dans un rapport de 2022. Les autorités ont parfois recouru à des infrastructures informelles comme des salles de classe, note l’OIM.

    La construction de ces deux centres financés par l’UE répond donc, d’abord, à « un besoin exprimé par les autorités sénégalaises, qui souhaitaient disposer d’un mécanisme national capable d’assurer une meilleure organisation de l’accueil et de l’orientation des personnes secourues en mer », assume le porte-parolat de la Commission européenne.

    La durée d’hébergement y sera limitée à « 72 heures », indique encore la même source. Une durée pouvant cependant être prolongée « par l’autorité sénégalaise compétente dans certaines circonstances exceptionnelles liées à des vulnérabilités spécifiques, à des besoins en matière de santé ou de protection. »

    Mais que se passe-t-il ensuite, à l’intérieur de ces centres ? La Commission, qui qualifie bien ces infrastructures de centres d’accueil, met en avant un objectif #humanitaire : « Venir en aide aux migrants dès leur #débarquement sur le territoire sénégalais ». Avec une attention particulière portée aux mineurs non accompagnés, femmes enceintes, victimes de traite ou encore demandeurs d’asile.

    Ceci étant, dans la pratique, les 72 heures de #rétention permettent aux autorités de procéder à des #interrogatoires de passagers pour savoir, par exemple, qui était le pilote du bateau, ou dans quelles circonstances a eu lieu la tentative de traversée, explique l’analyse de StateWatch.

    Entre passeurs et migrants, une frontière floue dans la loi sénégalaise

    Dès lors, les ONG craignent que ces centres servent, au-delà de leur objectif initial d’accueil affiché, de lieux d’enquête sur les passeurs voire de détention prolongée. Le Sénégal pénalise l’acte de « #migration_illégale », via une #loi adoptée en mai 2005. L’article 4 spécifie : « Est punie de 5 à 10 ans d’emprisonnement et d’une amende de 1 000 000 à 5 000 000 [de francs CFA] la migration clandestine organisée par terre, mer ou air ; que le territoire national serve de zone d’origine, de transit ou de destination. »

    Or, ce terme de « #migration_clandestine » a une acception large - voire floue, selon plusieurs ONG et enquêtes journalistiques. Le média d’investigation Follow the money a par exemple démontré comment cette loi sénégalaise de 2005 pouvait aboutir à des condamnations de personnes exilées elles-mêmes. Un rapport de Human Rights Watch (HRW) détaille la même problématique avec le recours à des centres d’un modèle similaire, financés par l’UE, développés en Mauritanie.

    Comme le rappellent régulièrement plusieurs ONG, à l’instar du réseau PICUM (Plateforme pour la coopération internationale sur les migrants sans papiers), les poursuites engagées à l’encontre des migrants enfreignent « les articles 5 et 16 du Protocole des Nations Unies contre le trafic illicite de migrants, qui interdisent le recours à la législation anti-trafic à l’encontre des migrants eux-mêmes ».

    Mais dans le texte, la loi sénégalaise de 2005 « n’empêche pas la pénalisation de migrants, en contradiction avec ce protocole des Nations Unies », souligne Leonie Jegen, doctorante pour la recherche en sciences politiques à l’Université d’Amsterdam, jointe par InfoMigrants.

    C’est que ce type de convention internationale n’est pas contraignant juridiquement. « Il y a eu des tentatives de réformer la loi depuis 2018, afin de l’aligner davantage sur ce protocole des Nations Unies. Il existe même un avant-projet de loi relatif à la lutte contre le trafic illicite de migrants adopté au niveau technique. Mais cette réforme n’a pas encore été conclue », retrace la chercheuse, qui travaille depuis plusieurs années sur l’externalisation des politiques migratoires européennes, notamment en Afrique de l’Ouest.

    « Possibilité de détention »

    « Replacés dans leur contexte », les centres d’accueil financés par l’UE dans des pays tiers « révèlent un risque très élevé que les ’interceptions à des fins de recherche et de sauvetage’ se transforment en ’interceptions à des fins de détention’ », estime l’analyse de StateWatch. Il existe selon l’ONG un « risque important » que ces nouveaux centres d’accueil temporaire « se transforment de facto en centres de détention ».

    De fait, la note conceptuelle de la Commission européenne datée d’octobre 2024 à l’origine du projet, révélée par StateWatch, mentionne « une zone distincte pour les passeurs / trafiquants présumés ». Une zone dédiée aux « #auditions » et à la « possibilité de détention », selon la note.

    Interrogée à ce sujet, le porte-parole de la Commission ne confirme pas spécifiquement l’existence de ces zones, mais laisse aux autorités sénégalaises la latitude de la gestion administrative des lieux. « L’objectif de ces centres est de garantir que, pendant le déroulement des procédures administratives habituelles, les personnes bénéficient d’une protection, d’une assistance et d’un enregistrement dans des conditions dignes et sûres », explique la Commission.

    De plus, l’instance européenne invoque la signature d’un « contrat spécifique signé début 2026 avec la Commission nationale des droits de l’Homme, une tierce partie indépendante », afin de garantir que les activités de gestion de ces centres « respectent et préservent les droits de l’Homme ». « Ces centres ne sont pas destinés à offrir un hébergement à long terme et ne sont liés à aucune procédure de retour », réaffirme le porte-parole.

    Externalisation du contrôle migratoire

    La note conceptuelle d’octobre 2024 indique que l’UE a initialement prévu de financer la construction de quatre centres d’accueil du même type. Interrogée aux sujets des deux autres centres potentiels, la Commission n’a pas apporté d’éléments de réponse.

    Le site spécialisé Africa Intelligence rappelle que ces structures s’inscrivent dans une « stratégie d’#externalisation du contrôle migratoire promue par Bruxelles dans la région ». Ce média évoque une « discussion élargie entre Dakar et Bruxelles en vue d’un #partenariat plus global » notamment « lors de la venue d’une mission de haut niveau de l’UE au Sénégal en mars ». Ainsi qu’un #investissement matériel : le Sénégal a réceptionné 11 vedettes neuves et six reconditionnées en ce même mois de mars, pour mener les opérations de secours et d’interception en mer.

    Le nouveau Pacte migratoire européen, entré en vigueur en juin, accélère ces dynamiques d’externalisation du contrôle migratoire européen. « L’un des changements principaux prévus, c’est la création de ’#hubs_de_retours'. Selon le MMC [Centre sur la migration mixte, un centre de recherche internationale basé à Dakar, ndlr], le Sénégal était évoqué par plusieurs sources comme partenaire potentiel pour la mise en place de ces centres de retour », commente Leonie Jegen.

    « Sénégal, Ghana, Mauritanie, Rwanda, Ouzbékistan... De nombreuses pistes d’États partenaires circulent, sans confirmation à ce stade », précisait à ce sujet FranceInfo, citant la spécialiste Ravenna Sohst, analyste au centre de recherche Migration Policy Institute Europe. Interrogé sur l’existence ou non de négociations avec le Sénégal à ce sujet, le porte-parolat de la Commission européenne n’a pas répondu.

    Quoi qu’il en soit, cette externalisation du contrôle migratoire « bénéficie à beaucoup d’acteurs, puisqu’elle va de pair avec de l’argent débloqué pour des projets de #développement », rappelle la chercheuse.

    En revanche, pour la société civile sénégalaise, cette politique reste « très opaque ». Ces dernières années, des manifestations publiques ont déjà eu lieu contre les restrictions mises par l’UE sur les délivrances des visas, qui sont un levier fort de négociations pour les Européens face à l’État sénégalais. Ou encore, contre la présence de Frontex.

    L’agence des gardes-frontières européens n’opère plus dans le pays depuis 2018. Mais selon des documents produits par l’UE en juin 2022 et analysés notamment par la presse sénégalaise, les autorités européennes cherchent à redéployer Frontex au Sénégal. Pour l’heure, l’organisation déploie des vols de surveillance au-dessus des eaux voisines du Cap-Vert, afin de garder un œil sur la route de l’Atlantique. Les premières opérations ont été officiellement lancées en novembre 2025.

    ►https://www.infomigrants.net/fr/post/73331/senegal--lunion-europeenne-construit-deux-centres-pour-les-exiles-inte

    #centres #UE #EU #route_atlantique #union_européenne #migrations #réfugiés

  • Logement : le nouveau DPE réduit l’avantage du gaz par rapport à l’électricité
    ▻https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/08/26/logement-le-nouveau-diagnostic-de-performance-energetique-reduit-l-avantage-

    Le gouvernement a modifié le mode de calcul du diagnostic de performance énergétique des logements (#DPE), avec pour effet de réduire encore l’avantage de ceux alimentés en gaz sur ceux chauffés à l’électrique, selon un arrêté au Journal officiel, mercredi 26 août.

    Le texte, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2027, « modifie de 1,9 à 1,7 la valeur du facteur de conversion » pour l’électricité dans les diagnostics de performance énergétique et les audits énergétiques. Ce coefficient était déjà passé de 2,3 à 1,9 au 1er janvier dernier dans le cadre de la réforme du DPE destinée à être plus favorable aux chauffages électriques. Le gaz naturel bénéficie d’un coefficient de 1, plus avantageux que l’électricité.

    Cette mesure aura pour effet de réduire davantage le nombre de #passoires_énergétiques, selon l’étude d’impact transmise au Conseil supérieur de l’énergie (CSE) début août. « L’abaissement du facteur de conversion aura pour effet mécanique d’améliorer la note DPE d’un nombre significatif de logements, avec une réduction de 14 % du nombre de passoires dans le parc locatif privé, soit 125 000 logements », selon ce document.

    [...] Il précise que la précédente révision de 2,3 à 1,9 « avait engendré la sortie du statut de passoire d’environ 275 000 logements du parc locatif privé ».

    Ça coûte rien, et, d’une pierre deux coups, ça conforte la rente immobilière et légitime davantage encore le nucléaire.

    #France_propriété #chauffage #chauffages_électriques #électrification

    • Cela réduira le nombre de logements soumis au gel des loyers et à l’interdiction de location, et risque de ralentir l’effort de #rénovation.

      [...]

      « Environ 300 000 résidences principales » sortiront du statut de « passoire énergétique » (classes F et G), peut-on lire dans l’étude d’impact. Les 125 000 qui appartiennent au parc locatif privé n’auront plus à se soumettre au gel des loyers. La réforme maintiendra « de l’ordre de 300 000 logements » dans le parc locatif dans les prochaines années – ils auraient sinon été interdits à la location –, « et réduira l’incitation réglementaire à rénover ces logements ». A noter que la révision du coefficient au 1er janvier 2026 devait déjà sortir 850 000 logements du statut de passoire, selon le gouvernement.
      « On casse le thermomètre, sans rendre les ex-passoires plus habitables ni réduire leurs factures d’énergie ! Et ceux qui y vivent auront moins accès aux aides à la rénovation », critique Damien Barbosa, coordinateur du collectif Rénovons, qui réunit associations environnementales et professionnels de l’efficacité énergétique. « On pouvait comprendre le passage au coefficient 1,9, calculé au niveau européen et déjà très incitatif à l’installation de pompes à chaleur. Mais trop de changements perturbent les clients et nuisent à la crédibilité du DPE », regrette Olivier Héaulme, président du syndicat de diagnostiqueurs immobiliers Sidiane.

      Une consultation publique n’a recueilli que 29 contributions favorables à l’abaissement du facteur de conversion, contre 78 qui y sont défavorables. Le Conseil supérieur de la construction et de l’efficacité énergétique, organe consultatif qui réunit les acteurs du secteur, a rendu un avis négatif sur le projet d’arrêté.

      [...]

      Damien Barbosa, du collectif Rénovons, mène une réflexion similaire : « Comme le DPE est moins fiable, inventons des critères objectifs, telles que des températures minimum et maximum à ne pas dépasser à l’intérieur ».

      ▻https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/08/28/la-nouvelle-revision-du-dpe-va-faire-sortir-plus-de-300-000-logements-du-sta
      ▻https://archive.ph/QceCe

  • #Bulgaria: proteste nel centro di Pastrogor e gli effetti del #patto_europeo sulla migrazione
    ▻https://radioblackout.org/podcast/bulgaria-proteste-nel-centro-di-pastrogor-e-gli-effetti-del-patto-eur

    La puntata di ferragosto di Harraga è dedicata alle recenti proteste nel centro di detenzione amministrativa di Pastrogor, in Bulgaria. Con due compagne del collettivo Rotte Balcaniche, siamo partite dalle proteste delle persone migranti recluse delle scorse settimane per fare un quadro dei recenti sviluppi in tema di detenzione, controllo e repressione delle persone in […]

    #immigrazione #rotta_balcanica
    ▻https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/08/harragabulgaria-14.8.26.mp3

  • « Je danse avec le feu et l’excitation extrême. Ce n’est pas un fainéant, plaintif, râleur, fébrile, jaloux et perdant qui me fera un cours sur la conduite à tenir... »

    Chronique corrosive et sans filtre contre les donneurs de leçons sans ambition. Une célébration de la rigueur, du travail acharné et de l’intransigeance artistique face aux javelots en plastique.

    Nouvel article : Je danse avec le feu des détracteurs

    ▻https://www.psychotheque.com/rubrique-piquante/je-danse-avec-le-feu-des-detracteurs

    #Écriture #Art #Rigueur #Chronique #LaPsychothèque #Création #Passion #CoupDeGueule

  • How to buy a ‘mega-dinghy’ : the perilous new model of Channel crossing
    ▻https://www.theguardian.com/uk-news/2026/aug/15/how-to-buy-a-mega-dinghy-the-perilous-new-model-of-channel-crossing

    Ce n’est pas pour les vacances à la plage.

    15.8.2026 by Daniel Boffey - Providing a large dinghy for use in the choppy seas of western Europe was not a problem, as long as the order was for more than 20 vessels, they said. The sales manager at the Chinese company even had an online brochure for an undercover Guardian reporter, posing as a prospective client, to peruse.

    They had a production capacity of 500 boats a month and, yes, it was possible to get even bigger ones for the right price. They could do a seven or even an eight-metre military-style dinghy for $1,678 (£1,238) a boat, without the engines, but that would be lacking CE certification, the mandatory mark that shows a product meets EU health and safety requirements.

    “We can sell this big boat to China warehouse only,” wrote the sales manager on the Made in China messaging platform. From there, it was up to the client to export it and get the right certification.

    In the early hours of Monday morning, a full-to-the-brim dinghy of a type similar to that being offered by the Chinese salesperson arrived in the UK after crossing the Channel with a record 230 people onboard. French authorities say there have been 11 such “mega-dinghy” crossings of the Channel so far this year. Last week one of those carrying 173 people capsized after its engine caught fire.

    It is a clear and perilous trend. An analysis by the Migration Observatory at the University of Oxford, based on Home Office figures, shows how the number of people travelling on a dinghy has sharply increased since the crossings first began nearly a decade ago.

    In 2018, there would be an average of seven people per small boat. That ticked up to 13 by 2020. The number shifted up to 27 by the following year and by 2022 it was 41. The average number of people on a dinghy crossing is up to 66.5 people in the first six months of 2026. These are often no longer small boats. The length of the dinghy that arrived this week was 15 metres.

    Where are the “mega-dinghies” coming from? The sales manager offering boats to an undercover Guardian reporter worked for a company called Wuxi Funsor Marine Equipment that is described on its own website as a subsidiary of the Weihai Yamar Outdoors Product Co Ltd.

    Weihai Yamar, which is headquartered in an industrial park in Wenquan Town in Weihai, in the eastern Chinese province of Shandong, was put under economic sanctions by the UK in July last year for offering rigid inflatable boats for sale on online retail platforms to organised crime gangs smuggling people across the Channel. Weihai’s largest shareholder at the time is now the main shareholder of Wuxi Funsor Marine Equipment. Weihai Yamar has denied advertising lifeboats and boats for migrants online.

    The likely onward journey of dinghies from eastern China can be traced thanks to the recent trial of Adem Savas, a Turkish national identified by the National Crime Agency (NCA) as one of the key enablers of small boat crossings.

    Between 2019 and 2024, Savas was said by the NCA to have supplied inflatable boats, outboard engines and equipment to gangs across Europe, enabling thousands of crossings, including around half of all Channel crossings in 2023, generating millions of pounds in profit.

    Savas was the primary equipment supplier to a Kurdish smuggler, Hewa Rahimpur.

    The boats and engines were sourced largely from China, transported from Turkey through Bulgaria, and stored in Germany before onward distribution to smuggling networks in Belgium and France.

    A Netherlands-based haulage firm facilitated the logistics. A raid coordinated by Europol in December 2024 resulted in 25 searches in Germany and the seizure of equipment and cash.

    Savas pleaded guilty in a court in Bruges to people-smuggling and being a member of an organised crime group and was sentenced to 11 years’ imprisonment and a €400,000 (£340,000) fine. Savas’s co-defendants received combined sentences of 38 years.

    A spokesperson for Europol said the shift to larger boats was plausibly an indication that the gangs were getting desperate.

    “I can confirm that Europol – and within our agency specifically the experts forming the European Centre Against Migrant Smuggling (ECAMS) – is aware of this development,” the spokesperson said.

    “We are in constant exchange with the appropriate authorities in both France and the United Kingdom on this phenomenon and also have a dedicated operational taskforce running that concentrates on smuggling of migrants with boats (no matter if relatively small boats or, as of recently, larger boats) across the Channel.

    “As with any criminal phenomenon, a change of tactics used by criminal networks may be the result of law enforcement pressure.”

    Mihnea Cuibus, a senior researcher at the Migration Observatory, said the mega-dinghy phenomenon made economic sense for the gangs as they faced pressures on their supply chains from the authorities.

    “It’s simply much more efficient, much more profitable for gangs to pack as many people as possible on one boat,” he said. “What we’ve seen in the last few weeks with some of these so-called mega-dinghies is an acceleration of this longstanding trend.

    “It’s very likely to do with increased enforcement in and around the French coast in particular. We’ve seen the authorities work, quite differently, targeting the supply chains and making it hard to get hold of the small boats in the first place.”

    Weihai Yamar did not respond to a request for comment.

    Additional reporting by Lyndon Li

    #Royaume_Uni #immigration #passeurs #criminalité_organisée #Chine #bateau_gonflable

  • Una #necropoli_antica a #Gragnano: la scoperta durante i lavori del #pastificio_garofalo
    ▻https://informareonline.com/una-necropoli-antica-a-gragnano-la-scoperta-durante-i-lavori-del-pa

    Un unicum all’interno del panorama dei reperti archeologici campani riferiti al VI secolo a.C. per quanto concerne lo stato di conservazione dei manufatti rinvenuti. Basterebbe questo per far comprendere l’importanza di quanto hanno riportato alla luce gli scavi presso la neo-scoperta Necropoli arcaica in Via dei Pastai a Gragnano. Un sito individuato nel corso delle […] L’articolo Una Necropoli antica a Gragnano: la scoperta durante i lavori del Pastificio Garofalo proviene da Informareonline, scritto da Silvia De Martino

    #Approfondimenti #Cultura #Magazine_Agosto_2026 #scavi_archeologici

  • La #France sous les flammes : la faillite criminelle du #néolibéralisme

    La France brûle, et nos dirigeants ne font qu’aggraver une situation qu’ils connaissent pourtant parfaitement. Sont-ils totalement irrationnels ? Non, répond cet éditorial, ils appliquent juste le #dogme_néolibéral qui nous entraîne dans l’abîme.

    Nos dirigeants sont-ils devenus totalement irrationnels ? Sinon, comment expliquer qu’ils s’acharnent à faire l’inverse de tout ce que les scientifiques recommandent ? Pourquoi, alors que les rapports sur les catastrophes climatiques à venir s’empilent sur leurs bureaux depuis des décennies, font-ils tout pour ne pas nous protéger de ces cataclysmes ?

    Si on leur fait crédit d’une certaine capacité de raisonnement, une autre hypothèse serait celle de l’#aveuglement_dogmatique. Ce que viennent souligner les #canicules et #incendies catastrophiques de l’été 2026, c’est l’#échec patent du néolibéralisme que nos élites pratiquent assidûment.

    Commençons par le constat. Les meilleurs climatologues du monde préviennent, via le Giec notamment, de la forte hausse des risques d’incendies, partout en Europe, liée au #changement_climatique. On sait que l’augmentation des canicules et sécheresses accroît fortement les risques de feux.

    Une politique d’#anti-adaptation

    Pourtant, on ne cesse de planter et replanter des #monocultures de #résineux, plus rentables que de vraies #forêts mais que l’on sait être ultra-inflammables.

    Pourtant, l’#Office_national_des_forêts, chargé d’entretenir et protéger nos forêts, notamment contre les incendies, a perdu 40 % de ses effectifs entre 2000 et 2022, et le gouvernement ne cesse de menacer de nouvelles coupes dans les effectifs.

    Pourtant, en 2024, le Premier ministre Gabriel Attal supprimait le #budget qui aurait permis d’acheter deux #Canadair supplémentaires.

    Pourtant, sur les 16 nouveaux Canadair promis par Emmanuel Macron après les incendies dévastateurs de 2022, seuls 4 ont été commandés, et seront livrés avec beaucoup de retard.

    Les Services départementaux d’incendie et de secours sont au bord de la rupture et les départements alertent en vain depuis des années sur le manque de #moyens.

    Le bilan est tout aussi accablant concernant les canicules. La France a déjà subi quatre vagues de chaleur extrême en 2026 ; les scientifiques alertent depuis des années sur la multiplication de ces évènements, mais nous ne nous y sommes pas préparés.

    En juin, le Haut Conseil pour le climat taclait sévèrement le retard de la France, par exemple dans l’isolation des bâtiments, et des budgets pour les politiques écologiques qui sont coupés drastiquement alors même qu’il faudrait les augmenter rapidement.

    Encore plus surréaliste : le gouvernement agit pour aggraver notre vulnérabilité. En pleine canicule du mois de juin, nos dirigeants ont décidé de remettre sur le marché locatif les pires #passoires_thermiques, où étouffent les locataires les plus précaires. En pleine sécheresse extrême, la loi d’urgence agricole, surnommée « nouvelle #loi_Duplomb », prévoit d’augmenter l’#accaparement_de_l’eau par l’#agro-industrie.

    La fuite en avant du #néolibéralisme_zombie

    Pourquoi cet acharnement à foncer dans le mur ? « Parce que nos dirigeants sont prisonniers d’un modèle », répond l’économiste Cédric Durand, coauteur de Comment bifurquer. Les principes de la planification écologique (ed. Zones, 2024).

    « La France est coincée dans ce que l’on appelle le néolibéralisme zombie. La croyance qu’il faut toujours baisser le coût du capital, baisser le coût du travail, taxer moins, et que c’est ça qui va produire de la #croissance et du PIB. On fait toujours ce pari alors que la période où cela pouvait fonctionner est révolue — si ça a fonctionné un jour », dit-il.

    Le terrible bilan politique énuméré ci-dessus répond à deux logiques propres au néolibéralisme : un affaiblissement massif des #services_publics et une foi inébranlable placée dans les vertus du #marché, qu’il convient de déréguler autant que possible. Via ces politiques, la finalité de l’État est de permettre au capital d’accumuler toujours plus de richesse.

    Au nom de l’#austérité_budgétaire, et du refus catégorique de taxer davantage le capital ou les plus hauts revenus, le gouvernement coupe les budgets publics partout où cela n’est pas jugé favorable au marché. Or, le changement climatique ne répond précisément pas aux logiques de marché.

    « En Gironde, je suis sûr que les entreprises auraient aimé que l’État dépense plus pour l’achat de Canadair. C’est le paradoxe du capitalisme qui veut payer toujours moins de taxes mais réclame ensuite que l’État le protège », dit Cédric Durand.

    Nous touchons là à ce que l’économiste marxiste James O’Connor appelait « la seconde contradiction du capitalisme ». Celui-ci, pour se développer, doit exploiter toujours plus les ressources naturelles et les écosystèmes, mais il détruit, ce faisant, ses propres conditions d’existence. Il en vient donc, autre contradiction, à appeler l’État à l’aide, ce dernier s’étant pourtant volontairement affaibli et ayant détruit ses services publics, au nom du soutien au capital.

    Derrière la stratégie néolibérale, c’est le moteur fondamental du capitalisme qui est en jeu : il lui faut accumuler toujours plus de capital dans une course infernale et complètement irrationnelle.

    « Cette tendance à élargir sans cesse les domaines d’#accumulation_du_capital, et les sources de profit, par exemple à de nouvelles dimensions de la nature comme les gènes et les microorganismes, est vitale pour le capitalisme. Il meurt s’il arrête », souligne l’économiste Hélène Tordjman, autrice notamment de La croissance verte contre la nature (éd. La Découverte, 2021).

    « Je m’interroge sur la vision de nos élites qui persévèrent dans cette voie. C’est une #rationalité de très #court_terme, qui vise à accumuler très vite jusqu’à la catastrophe, et après moi, le déluge », dit-elle.

    Pour la chercheuse, l’hypothèse d’un aveuglement dogmatique de nos dirigeants n’est pas suffisant. L’accumulation des catastrophes ces dernières années est telle qu’elle aurait dû faire éclater n’importe quelles œillères idéologiques. Si l’on continue de foncer dans le mur, ce serait donc en toute connaissance de cause.

    « On est dans une logique d’intérêt de classe bien comprise, d’une classe dominante qui s’est autonomisée, et qui assume que seuls les plus puissants et les plus forts pourront survivre et vivre dignement », dit Hélène Tordjman.

    Le milliardaire étasunien Warren Buffet le disait déjà en 2006, dans une célèbre formule : «  Il y a une #guerre_des_classes, c’est un fait. Mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre et qui est en train de la gagner . »

    De guerre des classes à guerre contre l’ensemble du vivant

    Rien de nouveau sous le soleil ? Sauf que la séculaire guerre des classes est devenue, dans l’Anthropocène, une guerre contre l’ensemble du vivant, qui ne menace plus seulement l’essentiel de la population d’#exploitation mais de #destruction. En toute connaissance de cause.

    « Si nous persistons dans cette voie, l’avenir de notre espèce est sombre », alertaient déjà plus de 1 000 scientifiques français dans une tribune en 2020, qui dénonçait « l’inconséquence et l’#hypocrisie de politiques […] promouvant un #consumérisme débridé et un libéralisme économique inégalitaire et prédateur ».

    Six ans plus tard, le pays est à sec tandis que l’on prévoit de multiplier les #mégabassines pour l’agro-industrie, les forêts brûlent tandis que les #pompiers épuisés sont en manque d’effectifs et les budgets des politiques environnementales fondent comme neige au soleil.

    « Nous avons besoin de transformations structurelles, capables de penser au temps long que les mécanismes de marché sont incapables de prendre en compte », dit Cédric Durand. Pour y parvenir, l’économiste propose de nombreux outils de planification dans son ouvrage, à l’instar de nombreux penseurs des mondes postcapitalistes.

    Reste à trouver le moyen d’opérer la bascule. Un prérequis semble être de savoir nommer les responsables. Lorsque nos dirigeants néolibéraux apportent sous un cynisme à peine voilé leur solidarité aux victimes des incendies, ils méritent plus que jamais leur étiquette de #pompiers_pyromanes.

    ▻https://reporterre.net/La-France-sous-les-flammes-la-faillite-criminelle-du-neoliberalisme
    #incendie #incendies #feu #feux #rationalité #irrationalité

  • Quatre nouveaux décès dans la Manche, dont trois femmes - InfoMigrants
    ▻https://www.infomigrants.net/fr/post/72709/quatre-nouveaux-deces-dans-la-manche-dont-trois-femmes

    Quatre nouveaux décès dans la Manche, dont trois femmes
    Par La rédaction Publié le : 30/07/2026
    Entre la nuit de mercredi et la matinée de jeudi, quatre personnes sont décédées suite à des tentatives de traversée de la Manche. Trois femmes ont été trouvées inanimées ce jeudi matin à bord d’une embarcation naviguant du côté de Dunkerque, tandis qu’un homme de 30 à 40 ans a été retrouvé mort la veille au soir suite à un naufrage au large d’Hardelot.
    Quatre personnes sont décédées sur les plages du Pas-de-Calais mercredi 29 juillet et jeudi 30 juillet. Ce jeudi matin, les décès de trois femmes ont été constatés sur la digue de Braek, à Dunkerque, a indiqué la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord (Premar) à l’agence de presse AFP.Elles étaient à bord d’un « taxi boat » repéré à 6h, au niveau de la digue du Braek, selon le communiqué de la Premar qui vient d’être publié. Le navire de recherche et sauvetage Ridens, affrété par l’Etat, a été engagé à ce moment-là pour surveillance par le CROSS Gris-Nez."Vers 06h30, son embarcation de drome opérationnelle (EDO)détecte 3 personnes inanimées dans l’embarcation", rapporte le communiqué de la Premar.
    Alerté au sujet des trois femmes inanimées, le CROSS engage alors les équipes de sapeurs-pompiers du SDIS 62 (Service départemental d’incendie et de secours) pour que celles-ci, « transbordées à bord du Ridens, soient évacuées par canot de sauvetage léger pour un débarquement au port de Dunkerque et prise en charge à terre. » D’après la radio locale DeltaFM, ce sont des sapeurs-pompiers de Dunkerque, Fort-Mardyck et Gravelines qui ont été déclenchés « pour un arrêt cardio-respiratoire ».
    Une fois au port de Dunkerque, les trois décès ont été constatés par les médecins de la structure mobile d’urgence et de réanimation (SMUR). D’après DeltaFM, les décès ont été constatés vers 8h30 par les secours sur place, tandis que la Premar n’apporte pas de précision horaire.Les trois victimes sont âgées de 20, 30 et 50 ans selon des témoins retrouvés par le Courier Picard.La veille au soir, le corps d’un homme âgé de 30 à 40 ans a été retrouvé suite à un naufrage au large d’Hardelot. « Une embarcation de type ’taxi boat’ a fait naufrage au large d’Hardelot, vers 23h30 » mercredi, entraînant la mort de cet homme, a indiqué cette fois la préfecture du Pas-de-Calais, confirmant une information de La Voix du Nord.
    Selon la préfecture, une centaine de migrants ont tenté de monter à bord de ce « taxi boat », ce soir-là. Six autres personnes, dont un enfant d’un an, ont été prises en charge par les secours suite à ce naufrage, relève l’AFP.
    Les circonstances exactes du naufrage restent à déterminer. Une enquête a été ouverte afin d’établir le déroulement précis des faits, précise l’agence de presse. Depuis le retour de conditions climatiques propices aux départs, de nouvelles vagues d’arrivées ont été enregistrées par les Britanniques : 881 migrants on atteint leurs côtes du 22 au 25 juillet, à bord de 13 embarcations au total, en provenance du Nord de la France. Il y a une semaine, en fin de matinée le 23 juillet, le corps d’un homme a été retrouvé sur la plage de Terminus, à Berck, toujours dans le Pas-de-Calais. Le corps a été découvert quelques heures après le départ d’une embarcation transportant environ 150 personnes migrantes vers le Royaume-Uni, sans qu’un lien ait été fait à cette heure entre cette découverte et l’embarcation partie plus tôt.

    #Covod-19#migration#migrant#france#manche#routemigratoire#moigrationirreguliere#sante#mortalite#pasdecalais

  • Puntata del 28/07/2026@0
    ▻https://radioblackout.org/podcast/puntata-del-28-07-2026

    Il primo approfondimento della serata lo abbiamo fatto in compagnia di Fabio del SiCobas Torino sulla loro giornata di mobilitazione del 20 luglio, che ha compreso ben tre manifestazioni nella stessa giornata. Il filo conduttore purtroppo è quello del decesso, infatti si è trattato di 3 vittime di quella che si può definire come guerra […]

    #AF_LOGISTICS #Antonino_Gala #BRT #Cub_Milano #Fakir_Abderrhajm #ferrovie #Ferrovieri_contro_la_guerra #licenziamento #logistica #Margherita_Napoletano #morti_sul_lavoro #Ospedale_San_Raffaele #Pasquale_Martucci #presidio #rsu #Sanità #sciopero #sciopero_della_fame #Si_Cobas_torino #violenza_poliziesca
    ▻https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/07/F_m_28_07_Fabio-SiCobas-Torino-su-giornata-di-mobilitazioni-del-20-lu

  • “Marrandino deve dare risposte”. Il commento dell’ex sindaco Russo
    ▻https://informareonline.com/marrandino-deve-dare-risposte-il-commento-dellex-sindaco-russo

    di #dimitri_russo – ex sindaco di #Castel_Volturno Le dimissioni del Sindaco #pasquale_marrandino segnano una delle pagine più difficili della storia amministrativa recente di #castel_volturno. Una città già provata da anni di emergenze e fragilità istituzionali si ritrova oggi affidata a un Commissario Prefettizio, con un’intera consiliatura che termina anzitempo. In un […] L’articolo “Marrandino deve dare risposte”. Il commento dell’ex sindaco Russo proviene da Informareonline, scritto da Redazione Informare

    #Attualità

  • #Castel_Volturno, nominato il commissario prefettizio: è il viceprefetto #fernando_mone
    ▻https://informareonline.com/castel-volturno-nominato-il-commissario-prefettizio-e-il-viceprefet

    Sarà il viceprefetto Fernando Mone a svolgere il ruolo di commissario prefettizio a #castel_volturno. La nomina è arrivata qualche ora fa, a seguito delle dimissioni rassegnate nella giornata di ieri dal sindaco Pasquale Marrandino e dalla sua giunta e della proposta di scioglimento del Consiglio Comunale del Prefetto di Caserta Lucia Volpe, formulata al […] L’articolo Castel Volturno, nominato il commissario prefettizio: è il viceprefetto Fernando Mone proviene da Informareonline, scritto da Redazione Informare

    #Approfondimenti #EVIDENZA #pasquale_marradino

  • MACCHINE CHE EDUCANO-TENTATIVI DI APPROCCIO DEI #servizi_segreti- #obiezione_di_coscienza ANTIMILITARISTA IN UNIVERSITA’@0
    ▻https://radioblackout.org/podcast/macchine-che-educano-tentativi-di-approccio-dei-servizi-segreti-obiez

    Estratti dalla puntata del 6 Luglio 2026 di Bello Come Una Prigione Che Brucia #intelligenza_artificiale A #scuola Commentiamo i decreti attuativi del mese scorso che disciplinano l’applicazione dell’intelligenza artificiale a scuola, nei luoghi di lavoro e nelle operazioni di polizia. Torniamo ad intervistare Stefano Barale, uno tra i promotori dell’appello neo-luddista I.A.Basta! che promuove una […]

    #CNR #paswing
    ▻https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/07/IAScuola.mp3

  • Feux de forêt : « Tout miser sur la lutte n’est plus suffisant, il faut s’atteler à la prévention », Arthur Guérin-Turcq
    ▻https://www.liberation.fr/environnement/climat/feux-de-foret-tout-miser-sur-la-lutte-nest-plus-suffisant-il-faut-sattele
    ▻https://www.liberation.fr/resizer/v2/IKHUYFDUMNBKXJS4Y6NDJSUWWY.jpg?auth=45f3a7cefd6b12a3a7cb5f77b523fb1c047c7

    Dans la forêt landaise, ravagée en 2022 [les incendies en Gironde ont détruit au total 30 000 hectares de végétation], les moyens de lutte ont évolué. Par exemple, les pompiers sont désormais formés à la technique du contre-feu, qui n’était pas utilisée auparavant. L’idée, c’est de déclencher un incendie volontairement pour en stopper un autre : lorsqu’ils se rencontrent, ils se dévorent mutuellement, ils « s’annulent ». C’est une pratique ancestrale, très connue et assez efficace. Le problème, c’est que cela suppose de sacrifier des zones qui ne sont pas encore touchées. Et en 2022, des propriétaires forestiers n’ont pas voulu qu’on le fasse sur leur parcelle.

    Mais ce nouveau régime d’incendie met surtout en lumière les limites des moyens de lutte actuels, comme le fait de larguer de l’eau par voie aérienne. On parle beaucoup de l’achat de nouveaux Canadair et de Dash [des avions bombardiers d’eau], mais lorsqu’il fait très chaud, l’eau s’évapore avant même de toucher le sol. Il y a aussi les obligations légales de #débroussaillement mises en place par une loi votée en 2023, un an après les incendies de Gironde. Elle impose aux habitants de zones à risque incendie de débroussailler 50 mètres autour de leur maison. Outre le coût que cela représente, il y a des personnes âgées en milieu rural qui ne peuvent pas forcément le faire, il y a des maisons secondaires, d’autres qui sont abandonnées… Et surtout, cela fait reposer toute la responsabilité sur les individus. Ça prouve que tout miser sur la lutte n’est plus suffisant, qu’il faut désormais s’atteler à la prévention. Et ça, c’est à l’Etat de le mettre en œuvre.

    Que voulez-vous dire par là ?

    C’est, pour moi, notre principale lacune face aux feux de forêt : l’absence d’une véritable politique de prévention. Prévenir, c’est réfléchir à un meilleur aménagement des territoires. Car on sait que les incendies vont se multiplier et que leur vitesse ne fait qu’augmenter. Pour limiter leur propagation, il faut tout simplement ne pas donner à manger au feu, donc ne pas lui donner de combustible. D’abord, il faut créer autour de chaque village une interface habitat-forêt, c’est-à-dire une zone tampon débroussaillée à l’échelle d’une commune plutôt que d’une maison, ce qui se fait déjà dans quelques villages du massif des Corbières. Ensuite, il faudrait créer et entretenir des coupures spatiales de plusieurs kilomètres dans les massifs. J’appelle ça la trame rouge : contrairement à la trame verte et bleue qui mise sur la continuité écologique, l’idée ici est de casser la continuité du combustible pour empêcher les feux de se propager rapidement sur tout un massif.

    Est-ce envisageable dans l’Aude et en Gironde ?

    Les Corbières, c’est un territoire en déprise avec de nombreuses friches, qui sont autant de combustible. Il faudrait inventer de nouvelles activités pour réinvestir ces lieux, comme le #pastoralisme, qui semble tout indiqué pour cette région de moyenne montagne.

    En forêt landaise, il est aussi très compliqué de faire passer cette idée parce que c’est un massif de production et de rente, entièrement organisé autour d’une monoculture forestière. Il faudrait donc couper pas mal de pins, et la filière bois le voit d’un très mauvais œil. Sauf que sans cet aménagement, toutes leurs parcelles risquent d’y passer. Potentiellement, cela pourrait surtout causer des morts dans les villages.

    Finalement, ce sont des choix politiques ?

    Totalement. Comme la canicule, le feu est aussi très politique. Les #incendies ne sont pas des événements naturels, extérieurs, qui viendraient percuter la tranquillité de nos sociétés : le feu est un produit de nos sociétés. Il n’intervient pas n’importe où, il ne se propage pas n’importe comment. Nos territoires sont complètement façonnés par nos choix politiques. Ce qui est, en soi, un petit peu rassurant, car cela signifie qu’on a la main pour les adapter et faire au mieux pour éviter le pire. Il faut donc mettre en œuvre une véritable planification écologique dès aujourd’hui avant que des drames ne surviennent.

    #débroussaillage

  • "Se regrouper pour pouvoir parler de la disparition de nos proches" : au #Maroc, un millier de mères et sœurs mobilisées pour leurs #disparus

    Des mères et sœurs marocaines de disparus animent depuis bientôt dix ans une #association pour faire entendre leurs voix dans un pays où l’exil est souvent criminalisé. Au fil des années, leur association a regroupé près d’un millier de proches de disparus sur leur route vers l’Europe, dans différentes zones frontalières : Balkans, Atlantique, Méditerranée… Rencontre avec cinq femmes qui ne lâchent pas leur combat, à #Rabat.

    Sous l’œil des locaux et des touristes étrangers assis en terrasse, des barques de pêche flottent lentement dans le port de Rabat. Deux plages de sable fin, où des adolescents courent vers l’eau, encadrent d’un côté et de l’autre l’embouchure dominée par la Kasbah des Udayas, berceau de la capitale marocaine. Une petite fille portant dans son dos deux ailes de papillon rose sautille de rocher en rocher. Un couple se tient droit, immobile, le regard vers l’horizon. Tout au bout de leur regard, tout au bout de cet estuaire du #fleuve_Bouregreg : l’#Atlantique.

    “C’est d’ici, en partant de cette #rivière, que mon frère est sorti du pays, vers l’océan”, souffle Hafida Labiad, le regard cerné de noir. Son visage calme recèle un espoir, ou un tourment, impossible à faire taire : "Il y a des rumeurs sur le fait que lui et ses compagnons de route auraient pu être récupérés par les secours espagnols et portugais". C’était il y a cinq ans. Dix-sept autres personnes ont disparu sur le même bateau.

    Des embarcations de fortune tentent parfois de prendre la mer depuis les zones côtières autour de Rabat, malgré la surveillance et les interceptions régulières des autorités marocaines. Soixante-dix mille tentatives ont été interceptées sur l’ensemble du territoire marocain en 2025, selon les autorités.

    Après la disparition de son frère, #Hafida_Labiad a co-construit le collectif des familles marocaines de disparus aux côtés de #Hassan_Ammari. Celui-ci préside l’#Association_Marocaine_d’Aide_aux_Migrants_en_Situation_Vulnérable (#AMSV), créée en 2017 et basée à Oujda, qui regroupe aujourd’hui en son sein les familles de disparus réunies au fil des années par Hafida.

    986 familles réunies par l’association

    "Pour ne pas vivre seules la situation, l’association nous a regroupées pour pouvoir parler de la disparition de nos proches", explique Fatima Al-Kazar, qui arbore un haut à fleurs bleues. Son fils, Ashraf Charabi, a disparu il y a cinq ans en Algérie avec trois autres personnes.

    Pour mettre en lien et organiser les familles, des groupes #whatsapp ont été créés. Il en existe treize, organisés par territoires de disparition : "Les disparus en Turquie, en Algérie, dans la Méditerranée, dans l’Atlantique, au Maroc, sur la route des Balkans, en Libye…", déroule Hassan Ammari. "Au total, nous sommes à 986 familles".

    Hafida Labiad, qui est présente dans tous les groupes au vu de son rôle d’animatrice, est particulièrement concernée par celui sur les routes de l’Atlantique - depuis la disparition de son frère. Avec le collectif, "Il n’est pas question de ma seule souffrance : on partage la #souffrance entre les familles, mais aussi le #partage des informations", résume-t-elle.

    Un #guide illustré, un livre "contre l’#oubli"

    Le collectif a édité, en 2024, un "Guide illustré : à la recherche d’un disparu ou d’un détenu aux frontières". Il y est écrit comment contacter la police, le ministère des affaires étrangères, le Croissant rouge ou la Croix rouge selon les pays… Cet outil qui n’existait pas auparavant permet de contrer le #désarroi : quand une disparition survient, "nous ne savons pas où aller, ce qu’on peut faire... Les informations qui nous arrivent sont parfois fausses ou sont de l’escroquerie”, explique Fatima Al-Kazar. Grâce à ce guide destiné à toute famille concernée, "on peut mieux se repérer".

    L’association diversifie les moyens de diffusion. Imane El Bouastaoui, jeune femme discrète à la voix douce, lunettes de soleil rectangulaires remontées sur son foulard couleur parme, est l’autrice d’un livre, "Entre les vagues et l’absence". L’ouvrage raconte la quête de son frère disparu lors d’une traversée vers les îles Canaries. Il est préfacé par l’association, qui a aidé à son édition. "C’est un #livre contre l’oubli", en dit Imane. "Énormément de ces disparitions tombent dans l’oubli. Moi, je ne veux pas que mon frère et ses amis soient oubliés. Je voulais que ce roman soit un miroir, et une mémoire, pour les autres familles".

    Elle rencontre l’association un an après la disparition de son frère dans l’Atlantique. Celui-ci était parti d’Algérie, au milieu d’un groupe de 42 personnes. "Le disparu reste souvent un chiffre. Moi, je ne veux pas qu’il soit un #chiffre, je veux qu’il soit un #nom." Il s’appelait Mohammed El Boustaoui. "Mon roman donne à voir un nom, une famille, un être humain". Écrire est aussi une façon de ’répondre au silence des structures officielles’", complète la jeune femme.

    Mobilisations face au Parlement et au ministère des affaires étrangères

    Au Maroc, les #familles de disparus décrivent en effet le #tabou qui règne autour des disparitions, tant le fait de prendre la route de l’exil est mal considéré. Hafida s’en souvient : lorsqu’elle a tenté en 2022 de déposer, pour l’association, une déclaration collective de disparitions à la police marocaine, "ils nous ont dit : ’Votre proche, c’est lui qui s’est enfui du pays. Ce n’est pas un disparu’. On était criminalisés. Cela m’a mise en colère".

    Dans la foulée, l’association s’est mobilisée face à ce refus de prise en compte des autorités. Des familles sont venues de Beni Mellal, de Oujda, de Marrakech, de Berkane… jusqu’à Rabat. "On était quasiment 80 familles représentées", raconte Hafida. Ensemble, elles ont tenu un #sit-in devant le Parlement à la façade rouge, situé sur une grande avenue de la capitale. Au milieu de cette avenue se trouve une fine esplanade, éclatante au soleil, cernée de hauts palmiers et de quelques bancs : celle-ci fait office de lieu de rassemblement pour les manifestations. "Malheureusement, ce jour-là, les familles ont été frappées par les forces de l’ordre", raconte Hafida.

    Pas de quoi les décourager cependant. "Après, on s’est dirigé en groupe vers le ministère des affaires étrangères pour y déposer notre déclaration. Ensuite, l’association s’est chargée du suivi avec le ministère", expose Hafida Labiad. Un an après, en 2023, nouveau rendez-vous ici à Rabat : cette fois, pour un sit-in devant le siège de la délégation de l’Union européenne (UE). Une représentante est venue à leur rencontre, à laquelle les familles ont pu remettre une lettre contenant leurs revendications pour obtenir l’aide de l’UE quant aux recherches de leurs proches disparus et au processus d’identification. Les familles ont aussi pu se rendre au siège du CICR (comité international de la Croix-Rouge) au Maroc.

    Malgré ces #mobilisations, "on voit peu de changement dans nos relations avec les autorités et la police". Une victoire tout de même, avec le ministère marocain des affaires étrangères : "Eux reconnaissent désormais qu’il s’agit de disparitions". Grâce à ce canal ouvert avec ce ministère, en 2025, le consulat du Maroc en Espagne, basé à Almeria, a demandé de lui-même des informations sur les disparus recensés par l’association, pour procéder à d’éventuelles identifications de corps retrouvés en Espagne. Depuis, les familles attendent des nouvelles.

    #Identification des corps : quand le collectif ouvre les portes

    S’engager dans des procédures d’identification reste un parcours du combattant : l’association permet de donner du poids aux familles pour obtenir la prise en charge de leur test #ADN. Le cas de Fatema Mesdar l’illustre bien. Son fils Oussama Lamari a disparu avec 33 autres personnes, à bord d’un bateau parti des côtes tunisiennes. Seuls deux corps auraient été retrouvés.

    Mais cela, les familles marocaines ne l’ont appris que trois mois après le naufrage. "Cette absence d’informations, c’est aussi parce que les passeurs s’en sont mêlés. Le jour où on l’a appris, il était trop tard, les corps allaient être enterrés [dans la ville de] Menzel Bourguiba…", raconte Fatema, habillée tout en rose pâle, le regard doux. "On attend encore de connaître leur identité : le premier corps a été identifié, mais le deuxième toujours pas, alors qu’il y avait deux passeports retrouvés”.

    Pendant des semaines, avant de connaître l’association, Fatema avait mené ses recherches en solitaire. "Je suis allée de Casablanca à Tunis, toute seule, en avion. J’y suis restée 45 jours. Je menais mes recherches isolée sur moi-même, dans l’obscurité". Plusieurs familles finissent par lui dire de ne pas rester seule et une femme l’oriente vers l’association, à laquelle Fatema Mesdar confie tous ses documents et vidéos obtenues lors de ses recherches en Tunisie sur le naufrage. Elle commence à participer à des ateliers regroupant les familles. "On m’a donné la parole. Pour la première fois je me suis sentie soulagée, écoutée. C’étaient des moments forts émotionnellement."

    Ce soutien lui a donné l’énergie de relancer ses recherches, auprès d’autres institutions, appuyée désormais par l’association. Fatema est retournée en Tunisie, mais cette fois, en portant la parole de tout un groupe. "Aucune porte ne m’a été fermée, parce que je portais la parole de tout un collectif. Toutes les structures m’ont reçue et écoutée. J’ai été à Djerba, à Sfax, auprès de la gendarmerie, la police, le ministère de l’Intérieur, les gardes-côtes tunisiens… On m’a accueillie partout. J’ai même pu faire mon test ADN gratuitement."

    Au-delà de son cas, Fatema Mesdar bataille désormais pour améliorer les #procédures_d’identification pour toutes les familles de disparus. Mais aussi pour les encourager à transmettre leurs données et leur ADN. "Au début les familles des disparus dans le même bateau que mon fils avaient peur, par rapport aux #passeurs : l’un était en Tunisie et l’autre, un Marocain, en Italie", relate-t-elle. La peur se joue aussi dans la relation aux autorités : "Il faut de la #sensibilisation", insiste Fatema.

    Décès, détenus : quand les #enquêtes_citoyennes aboutissent

    Malgré toutes ces procédures administratives et judiciaires, "j’ai l’impression de n’avoir rien fait pour mon fils. Je me sens coincée", confie Fatema, toujours en attente de réponse. La Tunisie lui a indiqué que son test ne correspondait à aucun corps retrouvé. Côté marocain, elle est toujours en attente. Comme d’autres familles, elles aimeraient pouvoir envoyer ses données en Espagne ou au Portugal, de l’autre côté de la mer. "Je veux juste un cheveu de mon fils, vivant ou mort. Je veux juste aller pleurer sur la tombe de mon fils".

    Le problème, c’est qu’il "n’y a pas de réelle concertation des différentes autorités sur la question de l’identification. Nous avons besoin d’une #base_de_données centralisée", défend Hassan Ammari, le président de l’association. Son équipe a procédé elle-même à l’identification de 56 personnes depuis 2017. Hors des procédures officielles en premier lieu, et avec les moyens du bord - jusqu’à obtenir la validation officielle, in fine, d’un juge qui autorise ainsi la famille à récupérer le corps. Ce travail citoyen de fourmi, aboutissant à des dossiers enfin clôturés, est synonyme de "souffrance, car c’est un processus extrêmement fastidieux".

    D’autres dossiers se concluent par des proches retrouvés en prison. Bouaïcha, membre de l’association depuis un peu plus d’un an, avait perdu la trace de son fils en Algérie il y a sept ans. "En premier lieu, on m’a dit qu’il était mort. Mais j’avais le sentiment qu’il était en vie. Je suis allée seule de Casablanca à Oran, pour ramener mon fils vivant ou mort : je m’étais donné ce défi là". Mais seule, "je ne savais pas où aller, à quelles structures m’adresser, quels discours utiliser", retrace cette femme au sourire mélancolique, des plis rieurs aux coins des yeux, vêtue tout de bleu. "Pendant un mois, de 7 heures du matin à 19 heures, je tapais à toutes les portes, en vain. J’ai aussi gaspillé énormément d’argent dans les transports".

    Depuis sa rencontre avec l’association, elle a pu relancer ses recherches, avec l’appui d’une avocate. Quinze jours après, l’avocate avait identifié la prison où son fils se trouvait en réalité détenu en Algérie, au nom de la loi 08-11, qui rend l’immigration irrégulière pénalement répréhensible de plusieurs années de prison. "Mère d’un disparu, elle est devenue mère d’un détenu", résume Hassan. Sept ans après, "j’ai enfin pu rendre visite à mon fils, en prison" raconte, émue, Bouaïcha. "Pour seulement 15 minutes". Depuis, son fils a aussi réussi à lui envoyer des lettres, et à lui parler une fois par téléphone, grâce à la clémence d’un gardien.

    Rencontrer d’autres familles, "c’est ce qui m’a donné la force de parler de mon fils", malgré cette condamnation qui couvre d’une chape de plomb son histoire. "L’association a été un tournant dans ma vie", conclut Bouaïcha. Aujourd’hui, j’ai trouvé une famille. Une grande famille".

    ▻https://www.infomigrants.net/fr/post/72092/se-regrouper-pour-pouvoir-parler-de-la-disparition-de-nos-proches--au-
    #migrations #mourir_aux_frontières #décès #morts_aux_frontières #femmes #criminalisation

    ping @6donie

  • Il primo #cpr della Campania si farà a #castel_volturno
    ▻https://informareonline.com/il-primo-cpr-della-campania-si-fara-a-castel-volturno

    Il governo e il comune fanno strategia sulla pelle dei cittadini La Regione Campania avrà il suo primo Cpr a Castel Volturno, un centro di detenzione da 43 milioni di euro. A sancirlo non è stato solo il bando di Invitalia, scaduto il 28 Maggio scorso, ma l’esito del consiglio comunale straordinario convocato dal sindaco […] L’articolo Il primo CPR della Campania si farà a Castel Volturno proviene da Informareonline, scritto da Antonio Casaccio

    #Approfondimenti #Attualità #EVIDENZA #Magazine_Giugno_2026 #angela_parente #Francesco_Silvestro #pasquale_marrandino

  • #Canonical to shutter Ubuntu #pastebin after 18 years of service
    ▻https://www.omgubuntu.co.uk/2026/05/canonical-ubuntu-pastebin-shutdown

    Canonical will decommission its long-running text-hosting service Ubuntu Pastebin on May 31. The company is pulling the plug as part of a broader “infrastructure modernization and migration project”. Ubuntu Pastebin, which works similarly to GitHub’s Gist, albeit without the revision history, has been available to the community since late 2007 It originally launched under the paste.ubuntu.com domain before adding pastebin.ubuntu.com, which is live until the end of the month. The service was partly launched to stop thedistro’s official IRC support channels from being flooded with reams of terminal output by users seeking help. It was also used by community members to […] You’re reading Canonical to shutter Ubuntu Pastebin after 18 years of service, a blog post from OMG! Ubuntu. Do not (…)

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