• #Belgique Illégalité du Covid Safe Ticket en Wallonie : le gouvernement wallon fera appel de la décision
    https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_illegalite-du-covid-safe-ticket-en-wallonie-le-gouvernement-wallon-fera-

    Le tribunal de première instance de Namur a constaté, en référés, l’illégalité du Covid Safe Ticket (CST) en Wallonie, annonce mardi l’association de défense des droits fondamentaux et libertés « Notre bon droit », à l’origine de l’action.

    La décision du tribunal n’annule pas le Covid Safe Ticket. Le CST reste donc d’application en Wallonie, a indiqué par communiqué mardi soir le gouvernement wallon.

    La Région wallonne a été condamnée à mettre un terme à cette illégalité apparente dans un délai de 7 jours, sous peine d’astreinte de 5000 euros par jour de retard. La Wallonie a décidé d’interjeter appel de cette décision dès mercredi matin.

    « Contrariété apparente » et principe de proportionnalité non respecté
    Dans son ordonnance, le tribunal constate notamment la « contrariété apparente » du décret wallon du 21 octobre dernier relatif à l’usage du CST et au port du masque au droit supranational de l’Union européenne et son apparente violation du principe de légalité.


    Il constate également que ces diverses normes semblent contrevenir au principe de proportionnalité des mesures restrictives de liberté au regard des buts poursuivis.

    Le tribunal condamne dès lors la Région wallonne à prendre toutes les mesures qu’elle estimera appropriées pour mettre un terme à cette situation d’illégalité apparente de l’usage du CST en Wallonie, au préjudice des parties demanderesses, sous peine d’une astreinte de 5000 euros par jour de retard exigibles au-delà d’un délai de 7 jours à dater de la signification de l’ordonnance.

    « Le tribunal constate plusieurs problèmes de légalité dont la contrariété du décret Wallon au droit européen et au droit à la protection des données personnelles. La décision ajoute qu’il ne serait pas démontré que le CST serait la seule alternative à un nouveau lockdown », explique mardi soir l’asbl « Notre bon droit ».

    Selon les avocates de l’association, « le tribunal a aussi critiqué la discrimination instaurée entre les citoyens sans justification objective et scientifique, l’absence de démonstration d’une mesure proportionnée ainsi que la possibilité laissée aux citoyens de décider seuls d’imposer le CST. »

    Une action en référé similaire contre le Covid Safe Ticket bruxellois a été introduite devant le tribunal de première instance de Bruxelles. Elle sera plaidée le 8 décembre prochain.
    #pass_sanitaire #santé_publique #technologisme #crise_sanitaire #sante #santé #coronavirus #sars-cov-2 #variant #covid #pandémie #vaccins

     

  • #Belgique : Suspicion de fraude dans une entreprise chargée du tracing en Flandre
    https://www.lalibre.be/belgique/societe/2021/11/28/suspicion-de-fraude-dans-une-entreprise-chargee-du-tracing-en-flandre-XMGIHE

    Il existe de fortes indications que l’un des call centers mis en place par les autorités flamandes pour le suivi des contacts (contact tracing) facture depuis près d’un an des prestations qui n’ont pas eu lieu, indique dimanche soir le journal Het Laatste Nieuws.

    https://www.lalibre.be/resizer/N7ygB1S2fM3V_G8nIjkd6vjJ794=/0x0:2555x1705/768x512/filters:quality(70):format(jpg)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/ipmgroup/2LHTTFR4Q5ENVMACUKUFW25GLI.jpg

    Mifratel, une filiale de Yource qui collabore avec cinq autres entreprises pour le suivi des contacts en Flandre, aurait systématiquement laissé travailler des suiveurs de contacts sur d’autres projets mais aurait facturé les prestations au gouvernement flamand. Environ quarante de ces traceurs se seraient connectés chaque jour depuis mars sur la plateforme en ligne de recherche des contacts mais effectuaient d’autres missions.

    Les autorités paient 41,63 euros de l’heure pour un enquêteur de contacts. Ces quarante personnes totalisent des milliers d’heures et le montant pourrait dépasser un million d’euros.

    La maison mère Yource affirme qu’elle vérifiera tout et remboursera le montant « s’il a été facturé de manière incorrecte ».

    L’agence flamande Soins et Santé va porter plainte
    L’agence flamande Soins et Santé a annoncé qu’elle allait porter plainte après la publication de l’article du journal Het Laatste Nieuws. La collaboration avec l’entreprise a été immédiatement arrêtée et un audit externe a été commandé pour les autres entreprises du consortium.

    « Nous voulons enquêter de manière approfondie sur la méthode de travail et les fausses facturations de Yource devant les tribunaux et, si les soupçons de fraude sont confirmés, récupérer tous les paiements de fausses factures », a déclaré Dirk Dewolf, administrateur général de l’agence Soins et Santé.

    #escroquerie #pass_sanitaire #centres_d’appels #téléphonie #téléphone #technologisme #crise_sanitaire #sante #santé #coronavirus #sars-cov-2 #variant #covid #pandémie #vaccins #santé_publique #call_centers

  • Les Faucheurs volontaires d’OGM (69-42) contre le pass sanitaire
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1605

    Nous avons reçu un communiqué des Faucheurs volontaires d’OGM (Rhône-Loire), qui exposent les raisons de leur refus du pass sanitaire, y compris lors d’événements « militants » ou politiques. Merci de faire circuler. ***** LE COLLECTIF DES FAUCHEURS VOLONTAIRES D’OGM RHÔNE-LOIRE SE POSITIONNE FACE AU PASS Les structures bienveillantes voire militantes qui poursuivent tant bien que mal leurs activités publiques nous appellent parfois à participer à leurs évènements. Nous tenons à les informer des motifs qui nous empêchent d’accepter toute invitation sous réserve de pass dit « sanitaire ». La plupart des Faucheurs-ses Volontaires d’Organismes Génétiquement Modifiés n’ont pas de pass car : – les vaccins exigés pour son obtention sont des produits génétiquement modifiés, classés OGM par la législation (...)

    #Nécrotechnologies
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/faucheurs_contre_pass_sanitaire.pdf

  • « Que n’ont-ils pas fait pour nous contraindre ? S’arroger tous les pouvoirs en créant un état d’urgence sanitaire dès le début de la pandémie afin de passer au dessus des lois. Amplifier les chiffres du Covid et les aligner tous les jours sans remise à zéro annuelle du « compteur » (avec une prime en cas de décès Covid pour les hôpitaux ou de consultation pour les médecins de ville). Interdiction des traitements précoces par les médecins de ville. Administration du Rivotril à nos anciens en EHPAD afin qu’ils partent plus vite et n’encombrent pas les urgences… Obligation du port du masque en extérieur et même sur la plage allant même jusqu’à poursuivre quelques malheureux randonneurs par hélicoptère ou personnes isolées dans le bois d’un petit village. Aucune augmentation du nombre de lits de réanimation, de personnels soignants, de matériel médical. Verrouillage de tous les médias : journaux, TV. Censure de toutes les voix qui ne sont pas dans la droite ligne du discours unique officiel avec l’aide des Facebook, YouTube et autres. Pourchasser et démettre de leur fonction les médecins et scientifiques récalcitrants même nos plus grands, reconnus dans le monde entier. Organiser la délation en favorisant les appels anonymes pour les fêtes privées à plus de six personnes. Invention du mot « complotiste », « conspirationniste », « antivax », etc. Levée du secret médical afin d’aller chercher nominativement chacun qui ne sera pas encore vacciné. »

    #passe_sanitaire #pass_sanitaire #vaccination #coronavirus #obligation_vaccinale #Covid19 #Covid_19

    https://appelantigone.over-blog.com/2021/08/que-n-ont-ils-pas-fait-pour-nous-contraindre.html

  • #Italie Des anti- pass sanitaire s’habillent en déportés
    http://www.lessentiel.lu/fr/corona/story/des-anti-pass-sanitaire-s-habillent-en-deportes-11751476

    La manifestation samedi à Novare, dans le nord de l’Italie, d’opposants au pass sanitaire « déguisés » en déportés a provoqué une onde de choc en Italie.

    La manifestation samedi à Novare, dans le nord de l’Italie, d’opposants au pass sanitaire « déguisés » en déportés a provoqué une onde de choc en Italie, aussi bien dans le monde politique que dans la communauté juive. « Avant-hier à Novare, on a vu des pyjamas à rayures symbole de la déportation dans les camps d’extermination nazis. Ce sont des images que je n’aurais jamais pensé voir », a dénoncé la présidente de l’Union des communautés juives italiennes (Ucei), Noemi Di Segni, dans une tribune publiée lundi par le quotidien La Stampa.
    . . . . .
    Depuis le 15 octobre, l’obligation de présenter le pass sanitaire a été étendue à tous les lieux de travail, une mesure qui a entraîné des manifestations dans plusieurs villes de la péninsule. Les médias italiens se sont largement fait l’écho de celle de Novare, une ville de 100 000 habitants entre Milan et Turin.

    « Tout simplement honteux »
    En tête de cortège, outre des banderoles comme « Stop à la dictature » ou encore « Ne cède pas aux chantages, résiste ! », des manifestants avaient revêtu des vêtements de prisonniers des camps nazis pour comparer les restrictions anti-Covid à la dictature nazie. Outre les rayures noires et blanches de leurs vêtements, certains manifestants s’étaient apposé un numéro, en allusion au matricule que les prisonniers de camps comme Auschwitz devaient porter en signe de reconnaissance.
    #dictature_sanitaire montée du #fascisme 
    #covid-19 #coronavirus #santé #sante #confinement #crise_sanitaire #pandémie #travail #pass_sanitaire #santé_publique

  • Présidentielle 2022 : il n’y aura pas besoin de pass sanitaire pour assister aux meetings politiques Le service politique de RMC
    https://rmc.bfmtv.com/emission/presidentielle-2022-il-n-y-aura-pas-besoin-de-pass-sanitaire-pour-assiste

    C’est un document que RMC vous dévoile ce vendredi matin : il n’y aura pas besoin de pass sanitaire pour assister aux meetings politiques pendant la campagne présidentielle. 

    « La participation de tous les citoyens à la vie politique de la Nation est l’un des principes fondateurs de notre République » : voilà ce qu’écrit Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, dans un courrier, envoyé aux présidents des groupes parlementaires et que s’est procuré le service politique d’RMC. 

    Le ministre appelle bien sûr aux respects des gestes barrières.

    Une disposition à contre-courant des dernières recommandations du gouvernement.

    Le pass sanitaire devrait être prolongé au-delà du 15 novembre au vu de la situation épidémique sur le front du Covid-19, avait ainsi laissé entendre mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal qui ne voit « pas comment une adaptation pourrait intervenir » dans l’immédiat. 

    Le gouvernement l’allégera « dès lors que ce sera possible (...) : on est ni fétichiste du pass sanitaire, ni fétichiste du QR code, ni fétichiste des mesures de contraintes », a-t-il répété à l’issue du Conseil des ministres. 

    #rassemblements #réunions #meetings #covid-19 #coronavirus #santé #france #confinement #crise_sanitaire #pandémie #vaccination #actualités_françaises #pass_sanitaire #santé_publique #surveillance #covid #sante

  • # Paris : Agression de La députée de l’Hérault, Coralie Dubost, vol d’une rolex
    https://www.ladepeche.fr/2021/10/20/la-deputee-coralie-dubost-ex-compagne-dolivier-veran-violemment-agressee-a

    Coralie Dubost, députée LREM de la 3e circonscription de l’Hérault, a été agressée à Paris ce mardi 19 octobre au soir, comme le rapporte la chaîne d’information en continu CNEWS https://www.cnews.fr/france/2021-10-20/paris-la-deputee-coralie-dubost-agressee-et-depouillee-avec-son-compagnon-1140 ce mercredi. Il s’agirait d’un acte « crapuleux », précise la chaîne, qui ajoute que plusieurs objets du conjoint de la parlementaire lui auraient été dérobés, comme une montre de marque Rolex, ainsi que son portefeuille.

    L’ancienne compagne du ministre de la Santé, Olivier Véran, sortait du restaurant avec son compagnon, quand ils se seraient fait attaquer par « trois ou quatre individus », alors que les deux victimes étaient sur le chemin du retour vers chez elle. Le sac à main de Coralie Dubost et l’ensemble de ses autres effets personnels lui auraient également été dérobés, d’après nos confrères de Midi Libre https://www.midilibre.fr/2021/10/20/herault-la-deputee-coralie-dubost-victime-dune-violente-agression-avec-son . Le montant total du préjudice s’élèverait à plusieurs milliers d’euros.

    Fort heureusement, les deux victimes n’ont pas eu à être hospitalisées. La députée était même présente ce mercredi à l’Assemblée Nationale, où elle a tenu ses engagements après avoir été examinée par le médecin de l’Assemblée, précise Midi Libre.

    Une enquête a été ouverte pour vol avec violence en réunion.

    #rolex #Députée #EnMarche #agression #violence #Hérault

  • Tracer des lignes.

    Lecture audio d’une interview de Valérie Gérard , par Johan Faerber pour Diacritik, autour de son dernier livre :
    Tracer des lignes : sur la mobilisation contre le pass sanitaire.

    https://archive.org/details/tracer-des-lignes

    L’interview a été publiée le 5 octobre 2021 sur le site Diacritik : https://diacritik.com/2021/10/05/valerie-gerard-ce-mouvement-anti-pass-ne-construit-rien-de-commun-mais-pr

    Sorti en format numérique en septembre 2021 aux éditions MF, le livre fait 32 pages et coûte 1€99
    Disponible sur toutes les plateformes ou sur le site des éditions-mf : https://www.editions-mf.com/produit/108/9782378040420/tracer-des-lignes

    Présentation

    Ces quelques considérations, forcément partiales, tentent de lire la situation sanitaire en général et en particulier le mouvement anti-pass sanitaire de cet été à l’aide d’une boussole affinitaire. Un des buts de ce texte est de tracer quelques lignes claires dans une période qui se caractérise par une grande confusion. Il s’agit de poser la question de l’avec : avec qui il n’est pas concevable de se mobiliser, avec qui il est désirable de vivre et possible d’œuvrer à un monde commun, avec qui on pense, et selon quel régime (croyance, vérité). Il s’agit aussi de considérer, dans un mouvement social, l’atmosphère qu’il contribue à créer et ou à renforcer et les différentes pratiques qu’il charrie. Valérie Gérard poursuit avec ce bref essai le travail de réflexion commencé dans son précédent livre, Par affinités : amitié politique et coexistence (éditions MF, 2019).

    À propos de Valérie Gérard :

    Valérie Gérard enseigne la philosophie en classes préparatoires littéraires et est directrice de programme au Collège international de philosophie (pour la période 2016-2022).
    Elle a soutenu en 2008 une thèse de philosophie morale et politique publiée en 2011 aux PUF, L’Expérience morale hors de soi (collection « pratiques théoriques »).
    Elle a édité et préfacé des œuvres de Simone Weil chez Rivages (L’Iliade ou le poème de laguerre, écrits sur l’Allemagne, Amitié, Contre le colonialisme.)
    Elle a publié des articles sur Hannah Arendt et sur Simone Weil, et sur les mouvements sociaux (notamment autour des places), ces dernières années (« Occupy la République », coécrit avec Arno Bertina, Le Livre des places, Inculte,2018 ; « Des lieux et des liens », Nuit debout et notre monde, Les temps modernes, 2016 ; « Cohabiter à travers les différences :politique de la rue, alliances, rassemblements », Nous, Critique, 2017,« Une guerre diffuse, féminisme et système », Cours petite fille ! #metoo #timesup #noshamefist, 2019).

    Extraits :

    Ne pas poser la question de l’avec – avec qui on défile – et tolérer de se tenir aux côtés de manifestations d’antisémitisme ou de négationnisme de plus en plus décomplexées, c’est évidemment un problème.
    /.../
    De nouveau, ce sont les malades, par exemple les personnes atteintes de covid longs, qui ont dû militer pour faire reconnaître cette dimension de la maladie, avec des médecins qui à leurs côtés tentent de trouver des thérapies, dans un espace institutionnel ou contre un espace institutionnel qui laisse peu de place pour ces soins, tant le problème a été nié longtemps en France.
    /.../
    Quelques groupes réfléchissent à ce qui est possible en termes d’« autodéfense sanitaire », l’idée énonçant par elle-même la disjonction entre la question de la résistance au virus et celle de la soumission à Macron, ou plus généralement à un biopouvoir gouvernemental : une approche démocratique et égalitaire du virus et des mesures à prendre pour nous protéger les uns, les unes, les autres, et endiguer, autant que possible, sa circulation, est possible. Même si elle est entravée par le gouvernement.
    /.../
    Alors que, quand on pense la question de l’avec comme une question d’alliance, on croit pouvoir accepter n’importe quel allié pour atteindre ses fins, qui seules comptent – de toute façon, l’alliance, purement instrumentale, cessera une fois l’objectif atteint –, quand on la pense en termes d’affinités, on est conscient qu’une manifestation, qu’un mouvement social, constitue déjà, dans les formes qu’il prend, le monde qu’il cherche à faire advenir. Et avec qui on constitue un monde, ça compte.
    /.../
    Plus généralement, il n’y a pas en politique de principes désincarnés. Qui les énonce, en quels termes, avec quel ton, dans quelle conjoncture : ça change tout. Un « non à la surveillance de masse » énoncé par l’extrême-droite, avec une rhétorique antisémite et négationniste, ne peut être détaché ni de son milieu d’énonciation ni des moyens de son énonciation. L’imaginaire qu’il constitue en étant relayé n’est pas émancipateur, même si le mot d’ordre pourrait le faire croire. Dans la mesure le mouvement a surtout ce ton-là, où on a tous vu les affiches « pass nazitaire » avec des S évoquant la SS, le rejoindre, c’est le renforcer, et renforcer cet imaginaire, en augmentant la confusion générale. À défiler avec des fascistes contre l’autoritarisme, on risque alors surtout de renforcer le fascisme, et, à terme, l’autoritarisme.
    /.../
    Je ne sais pas si défendre la liberté, c’est désormais être de droite, dans la mesure où la liberté a toujours été théorisée à droite et à gauche. La liberté comme valeur de droite, c’est aussi vieux que le libéralisme à l’époque de la naissance du capitalisme. Contre cette conception de la liberté, ce que montrait Rousseau par exemple, c’est que l’égalité est ce sans quoi la seule liberté qui existe est celle, pour les mieux dotés, en richesses, en réseaux, en forces, d’écraser et de dominer les autres. L’égalité est alors ce qui libère des relations de domination présentes dès qu’il y a inégalité, dès qu’il y a discrimination.
    /.../
    Ce mouvement anti-pass ne construit rien de commun mais prône la destruction de toute communauté.
    /.../
    Admettons que les complotistes libertariens aient raison, et qu’on se trompe de l’autre côté, je préfère quand même faire partie de ceux qui tentent la réponse collective et solidaire. Ça a plus de sens, le monde est plus sensé si cette tentative existe.
    /.../
    Il n’y a pas de politique sanitaire dans la mesure où il y a un refus obstiné de toute mesure qui soit efficace et non punitive : par exemple installer des filtres à air dans tous les lieux recevant du public. Les mesures principales auront été des mesures de police (couvre-feu, confinement avec attestation donnant lieu à des contrôles arbitraires, confinement pour toute activité non économique (« non utile »), pass sanitaire) qui laissaient le virus circuler.
    /.../
    C’est pourquoi il me semble qu’une véritable opposition au gouvernement consisterait à exiger et à construire une véritable politique de défense collective contre le virus, au lieu de fantasmer un gouvernement biopolitique qui aurait imposé une dictature sanitaire.

    Photo : ValK. @val_k : "NON AU PASS" : Tag complotiste photographié à Nantes, le 18 août 2021.
    Description alternative : Photo en noir & blanc très contrasté du cours des 50 otages à Nantes, principale artère du coeur de la ville. En arrière plan on distingue la tour de Bretagne et au premier plan un poteau tagué avec le slogan complotiste "NON AU PASS" dans un lettrage faisant référence aux SS du régime nazi.

    ¤ autres photos : https://vu.fr/valkphotos
    (i) infos : https://twitter.com/valkphotos
    ¿ audios : https://frama.link/karacole
    ☆ oripeaux : https://frama.link/kolavalk
    ◇ rdv locaux : https://44.demosphere.net
    ♤ me soutenir : https://liberapay.com/ValK

    #audio/opensource_audio #care #soin #solidarité #covid #pass_sanitaire

  • Prolongation de l’état d’urgence sanitaire, pass jusqu’à l’été 2022

    « Gabriel Attal s’exprime à l’issue d’un Conseil des ministres lors duquel l’exécutif examine le projet de loi de prolongation de l’état d’urgence sanitaire. Celui-ci comporte notamment un possible recours au pass jusqu’à l’été 2022. (...) »

    Et quand Macron et ses sbires feront les guignols à nez rouge et langue de belle-mère chez Hanouna ou au JT, les simplets et/ou les opportunistes chouineront :

    Ah ben non, c’est pas des fachos, ils font les gugusses

    https://francais.rt.com/france/91584-prolongation-etat-urgence-sanitaire-pass-conference-presse-gabrie

    #politique #santé #France #Macron #fascisme #pass_sanitaire #urgence #rébellion #vangauguin

  • #Valérie_Gérard : « Ce #mouvement_anti-pass ne construit rien de commun mais prône la destruction de toute communauté » (Tracer des lignes)

    Essentiel : tel est le mot qui vient à l’esprit pour qualifier Tracer des lignes, le bref et percutant texte d’intervention que la philosophe Valérie Gérard vient de faire paraître aux passionnantes éditions MF sur la mobilisation contre le pass sanitaire. Car, depuis cet été, tous les samedis, on le sait, défile dans les rues de France un mouvement allant jusqu’à rassembler près de 300 000 personnes militant contre la mise en place d’un pass sanitaire. Mais qui compose réellement ce mouvement ? Lutte-t-il pour les libertés ou n’est-il qu’une variante d’extrême droite de la Manif pour tous qui a décomplexé l’homophobie en France ? A l’heure où l’antisémitisme règne sur les plateaux télé, cette lutte contre la dictature sanitaire et les grands groupes pharmaceutiques n’est-elle pas un nouveau tremplin pour les contre-révolutionnaires ? Autant de questions complexes et délicates que Diacritik ne pouvait manquer d’aller poser à l’autrice du déjà remarquable essai Par affinité. Amitié politique et coexistence le temps d’un grand entretien.

    Ma première question voudrait porter sur la genèse de votre salutaire Tracer des lignes : sur la mobilisation contre le pass sanitaire qui vient de paraître aux éditions MF. A quel moment précis avez-vous désiré prendre la parole sur ce mouvement français qui, cet été, a parfois rassemblé jusqu’à 300 000 personnes s’opposant à l’instauration d’un pass sanitaire ? Est-ce devant l’ampleur qu’y prenait l’antisémitisme notamment au mois d’août ou devant la tentation de certaines et certains de Gauche à vouloir participer à un mouvement dont le socle paraissait être la dénonciation du tout-sécuritaire de la gouvernance Macron ? Est-ce cette tentation qui vous a décidé à tenter de tracer des lignes claires afin de démêler ce mouvement qui dit l’époque, à savoir le confusionnisme ?

    J’ai d’abord eu besoin de mettre les choses au clair pour moi-même, après quelques conversations qui m’avaient laissée assez abasourdie ou perplexe, soit avec des gens qui m’expliquaient qu’ils défendaient la liberté contre l’autoritarisme en ne se faisant pas vacciner, et que se vacciner était un acte de collaboration avec la dictature en marche, soit avec des gens qui soutenaient sincèrement, mais un peu naïvement peut-être, qu’en participant à la mobilisation dite contre le pass sanitaire, ils œuvraient en faveur d’une troisième voie, la voie anti-pass mais pro-vaccins et pro-mesures sanitaires freinant la circulation du virus, sans s’interroger sur le sens d’une telle entreprise si elle reste inaudible. Si, sur les principes, sur les objectifs, les lignes peuvent être claires dans l’esprit de ces derniers, si c’est clairement depuis une position de gauche qu’ils contestent une nouvelle modalité du contrôle sécuritaire et l’autoritarisme de la présidence de Macron, on peut déplorer un aveuglement sur ce qui fait le sens d’un mouvement populaire. Ne pas poser la question de l’avec – avec qui on défile – et tolérer de se tenir aux côtés de manifestations d’antisémitisme ou de négationnisme de plus en plus décomplexées, c’est évidemment un problème.

    Mais ce qui m’a sans doute le plus déterminée est la confusion, qui règne dans beaucoup d’esprits depuis le début de la pandémie, entre la prise de mesures anti-covid et l’autoritarisme gouvernemental, confusion alimentée qui plus est par un usage purement idéologique de concepts philosophiques réduits à quelques clichés et mots d’ordre qui ne laissent de place ni pour la pensée ni pour une perception des faits. Je pense notamment aux concepts foucaldiens de « biopouvoir » et de « biopolitique », qui conduisent certains ou certaines à interpréter toute mesure sanitaire comme synonyme de contrôle de l’État sur les corps, preuve de la mainmise d’un gouvernement des médecins sur nos vies. C’est comme ça que, dès le premier confinement, on a vu un mouvement anti-sanitaire se développer en énonçant l’équivalence entre accepter des mesures anti-covid et se soumettre docilement à Macron ou même le soutenir. Ils ont réussi à configurer l’espace de sorte que la résistance aux mesures sanitaires paraisse la condition de la résistance au Pouvoir, et cet endroit-là est difficile à dénouer. De fait, cet été, des personnalités marquées à gauche qui prenaient position en faveur du mouvement contre le pass sanitaire d’abord au nom de la lutte contre le contrôle sécuritaire ont régulièrement tenu des propos antivax ou covidosceptiques, signe de l’inanité de la prétendue ligne « anti-pass, pas antivax ». C’est peut-être ça qui m’a poussée à prendre la parole publiquement, cette confusion-là, qui se réclame d’un héritage philosophique structurant à gauche, mais mal digéré et très malmené. Le discours idéologique sur le biopouvoir, figure cliché du mal sur laquelle toute mesure de protection devrait être rabattue (se laver les mains, mettre un masque…), fait obstacle à la possibilité d’une réflexion biopolitique qui soit horizontale et émerge des concernés et des concernées, comme celle qui s’était construite au moment de l’épidémie de SIDA et qui avait imposé, contre le déni des gouvernants, une véritable prise en compte de la maladie dans l’espace social et politique, ainsi que des mesures de défense contre la maladie.

    De nouveau, ce sont les malades, par exemple les personnes atteintes de covid longs, qui ont dû militer pour faire reconnaître cette dimension de la maladie, avec des médecins qui à leurs côtés tentent de trouver des thérapies, dans un espace institutionnel ou contre un espace institutionnel qui laisse peu de place pour ces soins, tant le problème a été nié longtemps en France. D’autres l’ont souligné avant moi : il n’y a pas de pouvoir des médecins dans cette pandémie, qui révèle tout sauf une emprise totale d’un biopouvoir sur nos vies. Le conseil scientifique est peu écouté et ses rapports sont régulièrement dissimulés, contre la loi qui exige qu’ils soient rendus publics sans délai, tant ils dérangent le pouvoir politique. Ça a été le cas l’hiver dernier lorsque le rapport préconisait un confinement que Macron refusait, ça a été le cas cet automne, où le rapport exigeant une solide politique de dépistage dans les écoles, que l’exécutif refuse, a été tenu secret 11 jours. Mais vous trouverez des gens qui confondent conseil scientifique et conseil de défense et vous expliquerons que le gouvernement des médecins a remplacé la démocratie. Beaucoup de médecins, loin d’avoir une position dominante dans la gouvernementalité à l’œuvre, travaillent au contraire autant qu’ils peuvent à la construction d’un mouvement critique d’un gouvernement qui multiplie les décisions les plus contre-productives d’un point de vue sanitaire.

    On notera qu’ils ne bénéficient d’aucun soutien du pouvoir politique lorsqu’ils sont harcelés et menacés de mort. Le Président préfère continuer à marquer sa déférence envers Raoult, un des héros des opposants et opposantes à toute mesure sanitaire, qui n’hésite pas à relayer des articles appelant à mettre à mort des médecins. On est donc très loin d’un gouvernement des médecins. S’il y a eu gouvernementalité biopolitique brutale, c’est sans doute dans la réduction de la vie au travail (dans les sphères duquel la circulation du virus était niée, et l’exposition au virus parfaitement assumée, « quoi qu’il en coûte »), et dans l’énoncé de la distinction entre « contacts utiles » et « contacts inutiles ».

    Mais, surtout, la biopolitique peut désigner autre chose. Quelques groupes réfléchissent à ce qui est possible en termes d’« autodéfense sanitaire », l’idée énonçant par elle-même la disjonction entre la question de la résistance au virus et celle de la soumission à Macron, ou plus généralement à un biopouvoir gouvernemental : une approche démocratique et égalitaire du virus et des mesures à prendre pour nous protéger les uns, les unes, les autres, et endiguer, autant que possible, sa circulation, est possible. Même si elle est entravée par le gouvernement. Ça pourrait même s’appeler « biopolitique », sans que ce terme désigne l’ennemi, si on était capable de penser que « politique » n’est pas synonyme de domination étatique. Il se trouve que c’est ce qui a été fait au Chiapas, alors que le gouvernement mexicain refusait de prendre des mesures anti-covid. Il se trouve que c’est ce qui a été fait dans certains quartiers au Brésil, dans certaines favelas, et que le pouvoir de Bolsonaro a interdit et entravé les mesures populaires et autonomes de défense contre le virus. Il suffit de regarder un peu au-delà des frontières pour voir à quel point l’identification entre combattre un pouvoir politique autoritaire et combattre toutes les mesures de défense sanitaire est inepte. Parfois, combattre le virus et combattre l’autoritarisme ou le fascisme font tout un. C’est aussi en me demandant comment on en est arrivé, en France, à assimiler se faire vacciner et soutenir Macron (la stupidité de la presse qui interprète le taux de vaccination comme un succès du Président donne un élément de réponse, mais pas suffisant), que j’ai éprouvé le besoin de tracer quelques lignes.

    Pour en venir au cœur de votre propos sur ce mouvement de prime abord nébuleux, la première ligne que vous tracez consiste à poser, en politique, la question de l’affinité. Vous avez signé en 2019 un important essai Par affinité. Amitié politique et coexistence dont votre propos ici démontre de manière imparable l’efficience intellectuelle et morale en ce que ce mouvement anti-pass pose selon vous une seule question si l’on admet, comme vous y invitez, à « se servir d’une boussole affinitaire dans ses prises de position » : avec qui défile-t-on ? En quoi ainsi la question centrale à se poser devant le mouvement antipass consiste-t-elle non pas uniquement à savoir pour quoi on défile mais avec qui on défile ? Peut-on défiler avec Florian Philippot et ne pas partager ses idées ? La manifestation n’est-elle précisément pas le premier lieu de toute communauté ?

    En effet, alors que, quand on pense la question de l’avec comme une question d’alliance, on croit pouvoir accepter n’importe quel allié pour atteindre ses fins, qui seules comptent – de toute façon, l’alliance, purement instrumentale, cessera une fois l’objectif atteint –, quand on la pense en termes d’affinités, on est conscient qu’une manifestation, qu’un mouvement social, constitue déjà, dans les formes qu’il prend, le monde qu’il cherche à faire advenir. Et avec qui on constitue un monde, ça compte. Toute manifestation est évidemment hétérogène et plurielle, mais on manifeste avec des gens avec qui des liens sont possibles et souhaitables. On est souvent attiré par un mouvement parce que les manières d’être, les types de lien qui y ont cours, sont désirables, et bonnes à partager dès maintenant (ou à l’inverse on est poussé hors d’un mouvement dont on aurait pu aimer le mot d’ordre parce que les manières et les liens y sont invivables – c’est ce que peuvent éprouver des femmes qui rejoignent un mouvement révolutionnaire et en sortent en constant sa structure sexiste et patriarcale). La question est moins de savoir si on peut défiler avec Philippot sans partager ses idées, que celle de savoir si on pense pouvoir partager quelque chose avec lui.

    Plus généralement, il n’y a pas en politique de principes désincarnés. Qui les énonce, en quels termes, avec quel ton, dans quelle conjoncture : ça change tout. Un « non à la surveillance de masse » énoncé par l’extrême-droite, avec une rhétorique antisémite et négationniste, ne peut être détaché ni de son milieu d’énonciation ni des moyens de son énonciation. L’imaginaire qu’il constitue en étant relayé n’est pas émancipateur, même si le mot d’ordre pourrait le faire croire. Dans la mesure le mouvement a surtout ce ton-là, où on a tous vu les affiches « pass nazitaire » avec des S évoquant la SS, le rejoindre, c’est le renforcer, et renforcer cet imaginaire, en augmentant la confusion générale. À défiler avec des fascistes contre l’autoritarisme, on risque alors surtout de renforcer le fascisme, et, à terme, l’autoritarisme.

    Prétendre défendre des principes et des objectifs quels que soient les alliés qu’on se trouve, faire passer des idées avant les gens, c’est agir en idéologue, pour qui le monde doit se plier aux idées, au mépris de ce qu’il se passe, en termes de constitution de forces, d’imaginaires, de liens, et déjà d’un monde. Partir non pas des idées mais des gens, ce qui est une autre manière de décrire la manière affinitaire de s’orienter, conduit à considérer, dans un mouvement, au-delà de ses objectifs affichés, ses moyens, les manières d’être qui s’y déploient, son répertoire d’action, les affects qui le traversent, l’atmosphère qu’il charrie. L’atmosphère qui accompagne ce mouvement, c’est la violence exercée contre des soignants et les soignantes, agressé·e·s ou menacé·e·s, c’est l’antisémitisme et le négationnisme (qui ont par ailleurs libre cours sur les plateaux de télévision), c’est l’affirmation d’un ultralibéralisme assez forcené.

    Un des points centraux de votre réflexion consiste à vous demander si ce mouvement de contestation, par son ampleur et ses enjeux, rejoint l’ampleur et les enjeux des mouvements de 2016 contre la Loi Travail et de 2018 avec les Gilets jaunes. D’emblée, vous affirmez à juste titre et avec force que ce mouvement contre le pass n’a rien à voir, en dépit de la présence de Gilets jaunes, avec le mouvement de l’hiver 18. Pourquoi vous semble-t-il différent ? Vous établissez notamment une différenciation majeure sur la nature de la violence : les Gilets jaunes n’ont jamais appelé à la violence contre des personnes mais ont uniquement commis des actes de vandalisme. Pourtant, les Gilets jaunes vouaient une haine manifeste à Macron. Quelle différence fondamentale émerge alors cependant ?

    Je suis en effet revenue sur la comparaison entre ce mouvement et le mouvement des Gilets jaunes parce qu’elle a été assez récurrente cet été. À gauche, beaucoup avaient vu dans le mouvement des Gilets jaunes, lorsqu’il a commencé, un mouvement poujadiste auquel ils ne voulaient pas se joindre, puis ils se sont rendus compte qu’ils passaient à côté de quelque chose et l’ont rejoint (ou ont continué à le mépriser en raison d’un certain mépris de classe). Pour certains ou certaines, il y a peut-être eu une peur de reproduire la même erreur. C’est ainsi que j’ai lu plusieurs fois des arguments du type : « ceux qui critiquent le mouvement anti-pass refont la même erreur que du temps des Gilets jaunes, ils passent à côté d’un grand élan démocratique et manifestent leur haine du peuple et leur mépris de la démocratie. » Comme la pandémie a interrompu une série de mouvements très forts (2016, 2018, comme vous le rappelez, mais aussi le mouvement contre les retraites juste avant l’arrivée du Covid), la tentation pouvait être grande de voir cette série reprendre cet été, sur un mot d’ordre qui a du sens à gauche.

    À mes yeux ce mouvement n’est pas une reprise des Gilets jaunes, même s’il peut y avoir des continuités de personnes, parce qu’il n’en reprend pas le sens, et n’installe pas la même atmosphère dans le pays. Le mouvement des Gilets jaunes était divers, il y a avait des gens d’extrême droite dans les cortèges, mais ils ne donnaient pas son ton au mouvement. C’était d’abord un mouvement de précaires contre une gouvernance capitaliste écrasante. C’était aussi un mouvement où, quotidiennement sur les ronds-points, du commun s’est construit. Ce mouvement anti-pass ne construit rien de commun. Il prône au contraire la destruction de toute communauté : comment qualifier autrement le refus de mesures partagées de défense commune contre un virus, le refus de mesures d’attention et de protection réciproques ? Ce refus est manifeste dans les formes que prend la violence. Alors que la violence des Gilets jaunes visait des symboles de l’oligarchie ou du pouvoir impérial (Fouquet’s, Arc de Triomphe…), la violence des anti-pass vise des centres de vaccination, des centres de dépistage du covid : des lieux et des symboles du soin, de la sécurité et de la solidarité sociales. Elle s’en prend aussi, ainsi, à des personnes, des soignant·e·s agressé·e·s, ou menacé·e·s, ce qui fait encore une différence avec la violence des Gilets jaunes. Certes ces derniers haïssaient Macron, mais en régime de présidence à ce point monarchique, il est difficile de distinguer l’homme de la fonction, la personne d’un régime écrasant et honni. Là, ils s’en prennent à des gens qui sont sur le pont depuis 18 mois pour soigner les gens et informer le public sur le fonctionnement du virus et les moyens de s’en protéger.

    Loin de ranger ce mouvement anti-pass du côté des Gilets jaunes et de pouvoir rabattre l’antisémitisme de ce mouvement sur celui de l’hiver 18, vous le rapprochez plutôt du mouvement de la Manif pour tous. En quoi ainsi s’agit-il pour vous d’un mouvement similaire ? Quelles sont leurs affinités respectives ? Vous dites notamment que, dans un cas comme dans l’autre, c’est « une force destructrice de l’égalité et des libertés qui s’ancrent dans l’égalité ». En quoi s’agirait-il donc d’un mouvement qui, en fait, sous prétexte de liberté, attaque l’émancipation ? Pourquoi, selon vous, le fascisme constitue-t-il le point commun entre ces deux mouvements ?

    En tout cas, ce mouvement a suscité en moi le type d’affects que la Manif pour tous avait suscités : l’inquiétude à voir se constituer une force destructrice de toute émancipation, lourde de dangers pour l’avenir. De fait la droite ultra a pris des forces en 2013. Ce qui rapproche ces mouvements, ce sont d’abord des personnes influentes (Henrion-Claude, Fouché, Di Vizio, ou Barnérias, le réalisateur de Hold up). Ensuite, ce sont ensuite deux mouvements qui ont encouragé, par leur existence, la violence contre les personnes (les agressions contre les homosexuelles et les homosexuels ont augmenté dans le sillage de la manif pour tous, cet été les agressions contre les soignantes et les soignants ou les structures de soin étaient quotidiennes). Il n’y avait rien de tel du temps des Gilets jaunes. Ce sont deux mouvements qui manient le confusionnisme : la Manif pour tous reprenait l’imagerie et des slogans de 68 pour son projet discriminatoire, dévoyant par exemple les principes capitalistes en reliant l’opposition au mariage pour tous et la lutte contre la marchandisation des corps ; le mouvement anti-pass pratique le même type de confusion, en mobilisant le « slogan » « mon corps mon choix » ou les principes de la lutte contre les violences sexuelles, par exemple, pour s’opposer au vaccin. La Manif pour tous s’attaquait évidemment à l’égalité. Le mouvement anti-mesures sanitaires aussi, même si c’est moins direct : refuser de lutter collectivement contre le virus, c’est refuser de construire collectivement une égalité face au virus et considérer que les plus forts s’en sortiront, et tant pis pour les plus faibles. Ce qui s’exprime, c’est une forme de darwinisme social, une forme d’eugénisme, qui n’a rien d’émancipateur.

    Je ne sais pas jusqu’où la comparaison avec la Manif pour tous peut être tenue : elle est au départ plutôt heuristique. Mais, dans les deux mouvances, on se réclame d’une certaine nature (d’un côté des sexes et des orientations sexuelles, de la famille, de l’autre côté, des systèmes immunitaires) pour refuser la construction politique d’une égalité. Ce sont des mouvances où on est prêt à pratiquer la violence contre des lieux du soin pour empêcher les pratiques qu’on réprouve (les avortements, la vaccination) – ces pratiques fascistes, comme le sont les menaces et intimidations de personnes en manifestation, suffisent à prouver que la revendication de « liberté » est vide et dissimule une contestation de toute politique de santé publique.

    Mon autre question découlant de la précédente serait celle-ci : est-ce que finalement ce mouvement ne met pas en lumière que défendre la liberté, comme va le faire pendant la campagne Marine Le Pen, ce n’est pas défendre une valeur de droite contre une valeur de gauche, l’émancipation ? Est-ce que défendre la liberté, c’est-à-dire défendre un droit de consommer et une manière de confort individualiste et autarcique, c’est désormais être de droite ? Enfin, est-ce que ce mouvement anti-pass s’attaque véritablement au pouvoir macroniste ? N’a-t-il pas plutôt pour vocation de détruire des lieux de solidarité et de protection sociale comme les centres de vaccination ? Comment expliquer, par ailleurs, qu’il n’y a pas une répression policière aussi importante que pour les mouvements de 2016 et 2018 en dépit de l’ampleur des mobilisations chaque samedi ?

    Je ne sais pas si défendre la liberté, c’est désormais être de droite, dans la mesure où la liberté a toujours été théorisée à droite et à gauche. La liberté comme valeur de droite, c’est aussi vieux que le libéralisme à l’époque de la naissance du capitalisme. Contre cette conception de la liberté, ce que montrait Rousseau par exemple, c’est que l’égalité est ce sans quoi la seule liberté qui existe est celle, pour les mieux dotés, en richesses, en réseaux, en forces, d’écraser et de dominer les autres. L’égalité est alors ce qui libère des relations de domination présentes dès qu’il y a inégalité, dès qu’il y a discrimination. Ça me permet de revenir à la question précédente sur les libertés qui s’ancrent dans l’égalité. Revenons à la situation actuelle : sans construction collective d’une égalité face au virus, si règne ce que prônent ceux et celles qui s’opposent aux mesures sanitaires, ce qui est construit, c’est un monde dans lequel les personnes les plus fragiles, parce qu’immuno-déficientes par exemple, n’ont plus de liberté de mouvement depuis plus d’un an. Elles payent le prix de la « liberté » de ne pas mettre de masque, de laisser le virus circuler, etc. La liberté qui est défendue, c’est en effet une liberté purement égocentrique, celle d’individus qui considèrent « il n’y a pas de société », comme disait Thatcher. Que la réciprocité, la mutualité, la solidarité, n’ont pas d’importance. C’est conception libertarienne de la liberté, qui n’est qu’un nom donné au refus de tenir compte de l’autre et à la passion de domination.

    Parmi les anti-pass, sur cette question de la liberté aussi la confusion est grande. La liberté que certains ou certaines pensent opposer à l’État autoritaire est finalement opposée à la prise en compte du fait que nous coexistons, que nous ne sommes pas des monades isolées autarciques, et que, en conséquence, nous accorder sur des mesures pour nous protéger mutuellement, c’est source de puissance collective, redistribuée égalitairement. Ça n’entrave la liberté rêvée que de ceux et de celles qui refusent de reconnaître la dimension collective de l’existence (alors que leur vie est soutenue par la collectivité). La « liberté » est un signifiant assez vide, si on ne précise pas comment on l’entend. La clé est sans doute de savoir si on la conçoit comme appartenant par nature à l’individu autarcique (ce qui n’est qu’une illusion que seule une position de domination rend possible), et alors on pense que la communauté, et l’autre, l’entravent, et la seule solution pour ne pas être entravé est de les dominer, ou si on la conçoit comme produite horizontalement, politiquement, par la mise en commun de nos forces.

    Ainsi compris, le mouvement anti-pass ne s’attaque pas au pouvoir macroniste : l’individu ultralibéral qui le constitue est au contraire en phase avec ce pouvoir. S’en prendre à la sécurité sociale, aux dispositifs de solidarité, c’est ce que fait cette présidence d’une autre manière et à une autre échelle.

    Je ne sais pas pourquoi la répression policière n’est pas aussi forte que lors des mouvements de 2016 et 2018, mais c’est assurément un signe qu’il n’y a pas continuité. Et ce fait est particulièrement notable, dans la mesure où le traitement de la pandémie a souvent été policier plutôt que sanitaire. Les confinements et couvre-feux ont permis de quadriller encore plus les banlieues. Mais, manifestement, les anti-pass qui défilent ne sont pas traités comme des ennemis par le pouvoir. On pourrait aussi gloser sur le fait que la police est dispensée du pass, ce qui semble indiquer une certaine affinité avec le mouvement.

    Un des points centraux de votre réflexion consiste à poser, au cœur de la politique, la question de l’élection par affinité et la puissance politique. Vous affirmez ainsi que la question de la vaccination ne se joue pas uniquement sur le terrain de la preuve scientifique mais devient une éminente question politique. Convoquant une vision de la politique fondée sur des préférences pour des liens afin de promouvoir une logique de coexistence, vous défendez, en vous appuyant sur Hannah Arendt, une préférence affective pour le vaccin contre « la prétendue détention d’une vérité » par les antivax : évoquant une « inclination affective pour un mode d’être avec », vous dites ainsi : « je préfère prendre le risque d’avoir tort avec des gens avec qui la vie serait sensée, que raison avec les autres, avec qui je n’ai pas envie de vivre, de partager le monde ».
    Prenant à rebours la question scientifique, vous faites du monde du vaccin une manière d’être ensemble : en quoi le mouvement contre le pass sanitaire est-il pour vous une attaque de la solidarité et du contrat social, un mouvement profondément contre-révolutionnaire finalement ? En quoi finalement construit-il une communauté sur la destruction de toute communauté ?

    Sur le vaccin, je refuse de me placer sur le terrain de l’argumentation scientifique parce que ce n’est pas dans mes cordes. J’admets que je fais confiance aux études, aux protocoles scientifiques, et aux médecins qui le recommandent. Une discussion avec les antivax qui s’imaginent être devenus spécialistes de ces questions n’aurait à mes yeux aucun sens. Par contre on peut rechercher ce que dissimule le recours à un registre supposément scientifique. Lorsqu’on n’a pas affaire à des gens qui ont sincèrement peur parce qu’ils ont entendu les discours de ceux et de celles qui veulent propager la peur, mais à des opposants et opposantes convaincues au vaccin, derrière la haine pour le vaccin, on trouve l’affirmation eugéniste de la confiance dans de bonnes défenses naturelles, et le refus de construire, face à une menace partagée, une réponse collective. On tient à s’en sortir seul – et on imagine que ça sera le cas parce qu’on est mieux doté, qu’on prend davantage soin de soi, etc. Peu importe que le virus continue à circuler, qu’il risque de muter, etc. : ce n’est pas notre affaire. Comme on l’a beaucoup trop entendu, « tout ça pour sauver des vieux ». C’est en cela que c’est un mouvement de déliaison politique, qu’on peut dire contre-révolutionnaire, en effet, si on admet qu’on se politise et qu’on se constitue en force révolutionnaire quand on éprouve que le sort d’une personne dans une communauté est l’affaire de tous, et que la solidarité est à construire.

    C’est pour cette raison que j’écris que je préfère l’idée de vaccin à l’idée de sélection naturelle par les défenses immunitaires, de même que je préfère être avec des gens qui défendent l’idée de vaccin, et donc qui prônent une défense collective contre un virus, qu’avec des gens qui comptent s’en sortir seuls et se désintéresser du sort des autres – je ne vois tout simplement pas ce qui est possible avec les derniers. Préférer la manière d’être des uns (des unes) ou des autres, c’est une question de sensibilité, et de sensibilité qui a une dimension éthique et politique.

    Plusieurs fois, afin de désamorcer l’identification entre se faire vacciner et approuver Macron, des médecins ont dit : « le vaccin n’est pas une question politique, c’est une question scientifique ». Je pense au contraire que c’est une question politique, en un autre sens de « politique » : c’est une forme de la coexistence qui se dessine dans la préférence pour le vaccin. De toute façon, les faits scientifiques ne commandent pas les décisions pratiques. Ce sont les désirs qui déterminent les orientations (et éventuellement on va se réclamer de « la science » pour justifier a posteriori le désir). Il ne suffit pas qu’un vaccin marche et ne soit pas dangereux pour qu’il soit promu par une politique de santé publique : il faut un désir d’éradiquer un virus. Et, contrairement aux discours pseudo-foucaldiens, instaurer des mesures sanitaires, ça ne revient pas nécessairement à soumettre les vies à l’emprise de la rationalité. D’autres logiques peuvent être en jeu : le désir de mettre fin à un épisode pandémique pénible, une sensibilité à l’autre, une tendance à y faire attention.

    C’est parce que cette dimension affective des orientations politiques est si importante qu’on peut être amené à penser cette formule qui résume un peu le principe d’une orientation affinitaire : « je préfère risquer me tromper avec des gens avec qui je pense que la vie est sensée, plutôt qu’avoir raison avec ceux avec qui je ne peux envisager de partager ma vie ». Ça pourrait signifier quelque chose du type : admettons que les complotistes libertariens aient raison, et qu’on se trompe de l’autre côté, je préfère quand même faire partie de ceux qui tentent la réponse collective et solidaire. Ça a plus de sens, le monde est plus sensé si cette tentative existe.

    Ma question suivante voudrait revenir sur l’arc confusionniste qui domine ce mouvement. Selon vous, il y a une ambiguïté savamment entretenue entre les anti-pass et les anti-vax qui bien souvent sont en vérité les mêmes. En quoi, selon vous, finalement ce mouvement anti-pass serait tout simplement un mouvement antivax qui n’oserait pas dire son nom ?

    La frontière entre mouvement anti-pass et mouvement anti-vax est en effet poreuse. De fait, les prises de parole ou les discussions sur le pass sanitaire dévient à peu près systématiquement sur le problème des vaccins, et, plus, généralement, des mesures sanitaires en général. On se retrouve pour parler du pass, et très vite quelqu’un demande, outré, jusqu’à quand on va supporter le gel hydro-alcoolique, et sort un couplet sur la dictature du masque. On peut quand même se demander pour quel genre de subjectivité il serait insupportable hors pandémie de s’isoler quelques jours, de mettre un masque et de se laver les mains pour ne pas transmettre une maladie, gestes qui ne peuvent alors relever que de l’injonction verticale. Les anti-pass sanitaire sont souvent anti-tout (antivax, anti-masques, anti-confinements, etc.), sauf anti-covid. Les pancartes dans les cortèges sont à cet égard éloquentes.

    On ne peut pas penser ce mouvement en faisant abstraction du mouvement anti-sanitaire qui s’est constitué depuis le début de la pandémie, et qui s’est structuré autour de la nébuleuse complotiste covido-sceptique. On pourrait peut-être opérer des rapprochements avec le mouvement du Tea-Party et celui qui a envahi le Capitole en janvier dernier. Et ce mouvement anti-sanitaire, il pourrait d’ailleurs être intéressant d’en faire une lecture genrée, dans la mesure où l’affirmation de soi anti-masque anti-vax anti-gel hydroalcoolique – je refuse de prendre sur moi pour faire attention à l’autre – a un côté viriliste qui était assez manifeste sur des pancartes « sans masque et sans capote ».

    Enfin ma dernière question voudrait porter sur l’éclairant et très juste rapprochement que vous opérez entre le mouvement anti-pass et la politique macroniste face à la pandémie. Vous dites que Macron et les anti-pass défendent la même vision d’une politique non-solidaire et résolument individualiste. Vous citez notamment les impensables atermoiements pendant plus de 5 mois de la campagne de vaccination en France ou encore les déclarations de Macron affirmant jusqu’en décembre 2020 ne pas avoir assez de recul sur le vaccin. Vous dites d’ailleurs : « Il n’y a pas de politique sanitaire en France. Il y a en revanche une augmentation du contrôle policier, c’est certain. » Pourriez-vous nous expliquer cette formule ?

    J’ai en effet été frappée, les premiers mois de la campagne de vaccination, de voir à quel point le gouvernement fabriquait une approche individualiste de la question : pour les actifs et les actives exposé·e·s qui souhaitaient avoir accès au vaccin, pendant des semaines, il fallait trouver un piston, ou avoir un coup de chance, mais la résolution était individuelle. En refusant de protéger réellement les gens, dans les transports, dans les écoles par exemple, le gouvernement contraint aussi à rechercher individuellement à se protéger (pour ceux et celles qui peuvent se le permettre financièrement). Cette vision individualiste n’est pas le seul point commun entre le gouvernement et les anti-pass. Le gouvernement a participé au covido-scepticisme, en niant l’arrivée de la pandémie en mars 2020, puis en niant pendant des mois la transmission du virus par aérosolisation, l’existence des covid longs, la transmission du virus chez les enfants, l’existence du virus dans les écoles. Il a participé au mépris de la science en refusant de tenir compte des recommandations scientifiques. Il n’y a pas de politique sanitaire en France au sens où les mesures qui sont prises s’accompagnent d’exceptions ou de clauses qui leur diminuent leur intérêt sanitaire (isolement pour les malades du covid – sauf deux heures par jour ; pass sanitaire – valable avant que le vaccin ait fait son effet ou jusqu’à 72 heures après un test anti-génique, fermeture des universités mais ouverture des écoles, etc.). Il n’y a pas de politique sanitaire dans la mesure où il y a un refus obstiné de toute mesure qui soit efficace et non punitive : par exemple installer des filtres à air dans tous les lieux recevant du public. Les mesures principales auront été des mesures de police (couvre-feu, confinement avec attestation donnant lieu à des contrôles arbitraires, confinement pour toute activité non économique (« non utile »), pass sanitaire) qui laissaient le virus circuler. Aucune mesure n’a été prise aux frontières contre le virus initial puis contre les variants anglais et delta. Le gouvernement s’apprête à faire retirer les masques aux enfants non vaccinés, indépendamment de l’incidence du virus dans leur classe d’âge. C’est pourquoi il me semble qu’une véritable opposition au gouvernement consisterait à exiger et à construire une véritable politique de défense collective contre le virus, au lieu de fantasmer un gouvernement biopolitique qui aurait imposé une dictature sanitaire. De manière générale, il y a suffisamment de raisons de lutter contre cette gouvernance pour ne pas fantasmer une dictature sanitaire.

    https://diacritik.com/2021/10/05/valerie-gerard-ce-mouvement-anti-pass-ne-construit-rien-de-commun-mais-pr
    #anti-pass #pass_sanitaire #anti-vax #biopolitique #résistance

    • Tracer des lignes. Sur la mobilisation contre le pass sanitaire

      Ces quelques considérations, forcément partiales, tentent de lire la situation sanitaire en général et en particulier le mouvement anti-pass sanitaire de cet été à l’aide d’une boussole affinitaire. Un des buts de ce texte est de tracer quelques lignes claires dans une période qui se caractérise par une grande confusion. Il s’agit de poser la question de l’avec : avec qui il n’est pas concevable de se mobiliser, avec qui il est désirable de vivre et possible d’œuvrer à un monde commun, avec qui on pense, et selon quel régime (croyance, vérité). Il s’agit aussi de considérer, dans un mouvement social, l’atmosphère qu’il contribue à créer et ou à renforcer et les différentes pratiques qu’il charrie. Valérie Gérard poursuit avec ce bref essai le travail de réflexion commencé dans son précédent livre, Par affinités : amitié politique et coexistence (éditions MF, 2019).

      https://www.editions-mf.com/produit/108/9782378040420/tracer-des-lignes

      #livre

      @colporteur en parle sur ce fil de discussion :
      https://seenthis.net/messages/931163#message931175

    • Il en parle car justement j’avais posté cette vidéo car elle était une des invités de ce débat organisé par @lundimatin, avec en face des gens de gauche utilisant le concept de biopolitique comme elle le critique. :)

      Mais elle a eu du mal à faire entendre ce son de cloche au milieu de tous ces agambenophiles (ce dernier ayant vraiment raconté n’importe quoi sur le covid).

      #Valérie_Gérard #anti-sanitaire #avec_qui

    • Ce mouvement anti-pass ne construit rien de commun mais prône la destruction de toute communauté
      J’adore ce discours...
      Valérie Gérard aime tant le « commun » qu’elle rejoindra sans doute le nouveau parti d’En Marche vers La Maison Commune d’Emmanuel Macron. :)))

      Au moins en Italie la communauté des travailleurs et travailleuses réagit face à l’obligation de ce pass qui n’ a rien de sanitaire par une grève générale !

      Forza Italia !

      Grève générale et manifestations dans toute l’Italie contre la politique de Draghi et le pass sanitaire qui sera obligatoire à partir du 15 octobre pour pouvoir travailler. Au moins un million de travailleurs se sont mis en grève selon les syndicats.
      Grève générale et manifs dans toute l’Italie aujourd’hui contre Draghi et le pass sanitaire et on n’a toujours pas un seul article d’un média français. Ce n’est pas normal que la seule manière de s’informer sur les manifestations à l’étranger ça soit sur les réseaux sociaux.

      #SCIOPEROGENERALE #Italie
      https://twitter.com/AnonymeCitoyen/status/1447603098436915205
      https://www.youtube.com/watch?v=AcnJUNu9KZ0

    • Malheureusement, cette interview n’est qu’un gloubiboulga de simplifications, de poncifs et de sophismes, voire d’imbécilités, qui tournent à l’eau de boudin.

      Petit florilège :
      – « l’antisémitisme règne sur les plateaux télé » ; ça commence fort ! par exemple, il ne me semblait pas qu’il s’agisse du fond de commerce de la coqueluche actuelle des media, mais j’avoue ne pas être un fin connaisseur de ses discours.
      – « manifestations d’antisémitisme ou de négationnisme » ; on parle du « qui ? » sur 3 pancartes qui résumerait la pensée de centaines de milliers de manifestants ? Peut être que notre philosophe en herbe devrait prendre un peu de recul face aux procédés minables des media pour décrédibiliser le moindre mouvement.
      – antipass = antivaccin = antisémite, car si on s’accordait sur un point, on s’accorderait sur tous les points. Ah ? Ça marche aussi dans l’autre sens ? « propass = pro-Darmanin = "Les juifs volent les vrais français" » ? ça va devenir difficile de choisir son camp !
      – « des personnalités marquées à gauche [...] ont régulièrement tenu des propos antivax » ; des noms !
      – « les Gilets jaunes n’ont jamais appelé à la violence contre des personnes » ; hé non, les flics se prenant des pavés, les employés de banques pris à partie, ils n’existent pas ! et on ne parle pas des nombreux morts sur la route dus aux manifs sauvages...
      – « des soignant·e·s agressé·e·s, ou menacé·e·s » ; alors que bien sûr, le pass ne jette pas à la rue des (centaines de ?) milliers de soignants. Pourra-t-on sombrer plus bas ?
      – propass = pro-mesures sanitaires ; sauf que les gestes barrières sont officiellement inutiles si on a son pass, voire interdits de fait dans les bars/restos des propass où on se fait enguleur si on garde son masque.
      – enfin, le coup de grâce de la dernière question : Macron est en fait un crypto-antipass. Là, j’avoue, chapeau bas : même Hollywood ne serait pas capable d’un tel rebondissement.

      C’est dommage, d’ailleurs, on aurait pu tirer de ce dernier paragraphe un bon début pour ensuite critiquer certains aspects des manifs antipass, mais sous sa forme actuelle, le texte ressemble plus à un ramassis de fantasmes antipopulaires que conclut une prise de distance vis à vis de Macron pour se blanchir à peu de frais.

    • Tu t’es créé un compte juste pour dire ça ? :p

      – Commencer déjà par amalgamer ce qui vient du journaliste et ce qui vient de l’interviewée, comme si les deux pensaient la même chose. Valérie Gérard n’a pas parlé d’antisémitisme dans les médias (et elle n’y réagit pas non plus puisque ce n’est pas dans une question mais dans l’introduction ajoutée par le journaliste).
      – « sur 3 pancartes » ? LOL. Là on pourrait dire discrédit direct. :p … Pour qui est allé voir les manifs et pour qui regarde régulièrement les vidéos non pas du tout monté par « les médias » mais les vidéos directement filmés par les promoteurs des manifs, les pancartes de ce genre sont massives et il y a mille autres choses que juste le « qui », qui était UNE des choses médiatisés et qui a fait du bruit. Des pancartes à connotations complotistes anti <insérer un nom à connotation juive> (ce qui vaut pour tous les morceaux de rap complotistes aussi) mais aussi toutes les utilisations/récupérations indécentes : « pass nazitaire », étoile jaune, etc. C’est une euphémisation immonde qui est totalement liée à une ambiance générale tolérante à l’antisémitisme.
      – Par ailleurs tout le propos n’a rien à voir avec dire que tous ceux dans ces manifs sont antisémites ou antivax mais au contraire de poser la question : une très grosse partie, dont les organisateurs principaux de ces mouvements sont explicitement liés à l’extrême droite et au complotisme et aux antivax DONC ceux qui ne le sont pas : avec qui est-ce qu’on manifeste, est-ce que c’est vraiment manifester pour la liberté que de se liguer avec ces gens là ? Clairement non pour elle.
      – « Des noms ! » : la phrase entière « des propos antivax ou covidosceptiques » : Mucchielli en premier lieu, qui vient à l’esprit immédiatement, lui qui était invité et cité comme analyste/critique des politiques sécuritaires depuis des années dans plein de médias de gauche… plusieurs figure de prou des Gilets Jaunes ont tenu de tels propos… plein de rappeurs et rappeuses indés/politiques… plus généralement plein de monde dans le milieu de la culture, de la musique, se sont mis à raconter n’importe quoi et à minimiser y compris avant le vaccin, dès les obligations de masque et de jauge (pour promouvoir le fait de reprendre leurs activités censément plus importantes que > 300 morts par jour)… des philosophes comme Agamben ont raconté absolument n’importe quoi, et moult agambeniens à la suite chez lundimatin etc… et là je cite vite de tête, je peux en trouver un paquet en fouillant 30min dans les archives, rien qu’ici sur seenthis. Trop easy.
      – Les gilets jaunes causant des morts, et 3 cailloux jetés sur des flics, t’es un troll en fait ? Sans commune mesure avec l’augmentation systémique de la violence dans le sillage de la Manif pour tous (contre les homos) et des manifs anti sanitaire (contre les soignants et lieux de soins)
      – « le pass ne jette pas à la rue des (centaines de ?) milliers de soignants » : tu tombes pas plus bas toi, tu t’envoles ! Ya un ordre de grandeur de 15000 suspensions temporaires (certains ont leur vaccin au final et réintègrent), et 1500 démissions… allez 20000 pour arrondir au supérieur… suuuur : 2,7 millions de soignants. 0,7% de réfractaires (et encore je le redis, certains réintègrent en fait car n’avaient juste pas encore la 2ème dose) : c’est « un peu » moins que dans la police HAHA.
      – « les gestes barrières sont officiellement inutiles si on a son pass » : si tu te mets à écouter le gouvernement maintenant, faudrait savoir ! Valérie Gérard écoute plutôt le consensus scientifique de ce que j’ai compris, or ce dernier ne cesse d’affirmer qu’il ne faut SURTOUT PAS relacher les gestes barrières même avec le pass : garder le masque, rester en extérieur au max, etc.
      – Macron n’est pas anti-pass mais bien aussi anti-sanitaire : il s’en branle un peu de ça, ce qui compte c’est l’économie et les intentions de vote. Si certaines mesures du consensus scientifique vont dans le sens de l’économie, il prend. Sinon il rejète. Il en a rien à foutre du conseil des scientifiques, c’est le conseil de défense qui compte. Les masques ? Ça sert à rien à la base. Les enfants ? Ça transmet pas du tout le virus et ils peuvent tous allez en cours et sans masque pendant des mois même quand les grands doivent le mettre. Etc etc.

      Bref, tu racontes n’imp et tu lis (volontairement) mal.

    • J’ai l’impression qu’il y a quand même de moins en moins de gens de « gauche » qui défendent ces manifs, même chez les plus exaltés (et pénibles) du début de mouvement, mais faut avouer que les derniers à le faire sont souvent des beaux spécimens de mauvaise foi.
      Chez moi les manifs sont maintenant conduites par Civitas, ça a le mérite d’être bien clair.

    • @Rasta

      Pas loin... en l’occurrence, ce compte, je l’avais créé il n’y a pas si longtemps pour dénoncer la chronique ridicule d’un certain Beaulieu. Encore une fois concernant les manifs antipass.

      Ça fait plus de 20 ans que je consulte régulièrement le rézo, malheureusement, depuis ces vacances d’été, la qualité a bien chuté et ça me fait suffisamment chier pour que je vienne me plaindre. Et je ne suis pas contre les avis différents, je suis contre les avis de merde, surtout quand ils me traitent d’antisémite. Si je veux entendre des réflexions bidon contre les antipass, je n’ai qu’à lire la presse mainstream, pas besoin de venir ici.

      Et je lis ta réponse et ça re-commence fort : « Valérie Gérard n’a pas parlé d’antisémitisme dans les médias (et elle n’y réagit pas non plus [...] ».

      Effectivement, si tu n’as pas lu le texte, ça ne sert à rien d’aller plus loin : dès la deuxième réponse, « c’est l’antisémitisme et le négationnisme (qui ont par ailleurs libre cours sur les plateaux de télévision). » Pour qq’un qui m’accuse de lire « (volontairement) mal », c’est le pompon.

      Je ne vais pas m’amuser à ressasser tous les points, mais juste un seul : ces manifs seraient infestées de messages antisémites ? C’est du grand n’importe quoi : l’état et les media sont trop content d’utiliser ça pour décrédibiliser le mouvement, et ils scrutent justement chaque pancarte de chaque manif pour en faire leur choux gras.

      Après, qu’il y ai des antisémites dans les manifs, ben oui, bien sûr, de la même manière qu’il y en a partout : chez les GJ, la manif pour tous, les flics, les tourneurs-fraiseurs, Eurodisney et sans doute sur Mars si on y découvre de la vie. Qu’est ce qu’on peut en déduire ? que dalle. Tu te rends compte si qq’un venait te dire que le pass sanitaire était antisémite parce que la première personne de France à l’imposer l’était ? Tu n’aurais pas l’impression d’une certaine vacuité dans l’argumentation ?

      Maintenant, si tu as des liens intéressants qui démontrerait que ces manifs sont toutes gangrenées, je suis preneur, mais tout ce que j’ai vu par moi même et lu sur le sujet jusqu’à maintenant, c’est le vide intersidéral. Et quand, par dessus ça, la quasi totalité des media ou ta copine Valérie taisent la puanteur de Darmanin, c’est d’une hypocrisie qui donne la nausée.

  • Marseille : Sans pass sanitaire, il présente le QR code d’Emmanuel Macron et termine en garde à vue
    https://actu17.fr/marseille-sans-pass-sanitaire-il-presente-le-qr-code-demmanuel-macron-et-term

    Un jeune homme de 19 ans a présenté le pass sanitaire du président de la République Emmanuel Macron, pour entrer dans un hôpital à Marseille ce mardi. Il a été interpellé et placé en garde à vue.

    Il a déclaré que c’était juste « pour rigoler ». Un homme de 19 ans a été interpellé ce mardi à Marseille, après avoir pénétré dans l’hôpital Sainte-Marguerite (9e). La raison ? Dépourvu de pass sanitaire, il a décidé de présenter celui du chef de l’État Emmanuel Macron, à l’entrée.
    https://actu17.fr/wp-content/uploads/2021/01/macron_220121.jpg
    Les agents de sécurité s’en sont rendu compte et l’ont laissé passer, avant de prévenir la police. Le jeune homme a été interpellé et placé en garde à vue.

    « Il a expliqué qu’il avait un rendez-vous et devait participer à un groupe de travail. Étant donné qu’il n’avait pas de pass sanitaire, il a décidé de présenter celui d’Emmanuel Macron, qui avait fuité sur internet il y a quelques semaines », détaille une source proche de l’enquête. Le QR code du président de la République a depuis été désactivé et les soignants à l’origine de cette fuite, fin septembre, ont été identifiés. L’assurance maladie a saisi le Conseil national de l’Ordre des médecins.

    Une contravention de 4e classe
    La garde à vue du jeune homme a été levée en début de soirée. Ce dernier a finalement fait l’objet d’une contravention de 4e classe pour « présentation d’un document sanitaire appartenant à un tiers lors d’un contrôle d’accès à un lieu dans le cadre de la lutte contre la propagation de l’épidémie ».

    #pass_sanitaire #crise_sanitaire #covid-19 #sante #santé #coronavirus #sars-cov-2 #variant #covid #pandémie #vaccin #vaccins #vaccination #santé_publique #obligation_vaccinale

  • "La CEDH juge « irrecevables » 18 000 requêtes contre le pass sanitaire en France"

    On sent encore une fois le grand mouvement démocratique qu’est l’UE par le haut, et la prise en compte (au moins symbolique) des préoccupations/revendications des citoyens. Et ces même empapaoutés de l’UE vont ensuite prétendre donner des leçons de démocratie, liberté, égalité, fraternité, etc, à la Chine, la Russie, et quelques autres.

    On comprend que les prétentions de l’UE soient IRRECEVABLES pour ces gens là (et pas qu’eux) :-D :-D :-D

    La CEDH juge « irrecevables » 18 000 requêtes contre le pass sanitaire en France — RT en français
    https://francais.rt.com/international/91404-cedh-juge-irrecevables-18-000-requetes-contre-pass-sanitaire-fran

    #politique #covid #pass_sanitaire #justice #citoyenneté #Europe #CEDH #irrecevable #démocratie #France #vangauguin

  • #Suisse : Une 3e dose du vaccin anti-Covid ne sera pas nécessaire, selon Claire-Anne Siegrist RTS
    https://www.rts.ch/info/12538402-une-3e-dose-du-vaccin-anticovid-ne-sera-pas-necessaire-selon-claireanne

    Invitée sur le plateau du 19h30 dimanche, la cheffe du centre de vaccinologie des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) Claire-Anne Siegrist a répondu aux interrogations et réticences courantes concernant la vaccination contre le Covid-19.

    La spécialiste dit comprendre les hésitations qui persistent au sein d’une catégorie de la population quant à la vaccination. « Tout a été très vite et les chiffres sont compliqués à comprendre », dit-elle.

    Possibilités de transmission, effets secondaires graves, recul nécessaire... La vaccinologue a passé en revue les différentes réticences liées à la vaccination. Elle a également abordé la question de l’alternative offerte par le vaccin de Johnson & Johnson.

    Quant à la nécessité future d’une troisième dose, Claire-Anne Siegrist est catégorique : « Je n’y crois pas ». A part les personnes âgées et fragiles qui « vont bénéficier d’une troisième dose pour remonter leur taux d’anticorps », le reste de la population n’aura « pas besoin de vaccins réguliers », estime l’experte, qui souligne toutefois qu’elle se base sur les faits existants à ce jour.

    Interview vidéo sur le site de la RTS

    #pass_sanitaire #vaccin #vaccins #vaccination #obligation_vaccinale #crise_sanitaire #covid-19 #sante #santé #coronavirus #sars-cov-2 #variant #covid #pandémie #santé_publique #hôpital #hôpitaux #médecine

    • Claire-Anne Siegrist, sur wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Claire-Anne_Siegrist

      Biographie
      Elle fait ses études à l’université de Genève en pédiatrie et maladies infectieuses et se forme en immunologie avancée à l’Université d’Aix-Marseille. Sa thèse de doctorat, soutenue en 1998, porte sur la vaccination en bas âge.

      Elle dirige depuis 1996 le Centre collaborateur de l’OMS pour l’immunologie vaccinale et depuis 2013 le Centre de vaccinologie des Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG). Elle est nommée professeure de vaccinologie à Genève en 1999 puis crée la première chaire de vaccinologie en Europe. Elle préside de 2004 à 2014 la commission fédérale pour les vaccinations (CFV)1. Elle est nommée experte par le gouvernement britannique au comité pour la vaccination et l’immunisation de 2008 à 2016 et dans le groupe consultatif stratégique d’experts de l’OMS depuis 20102.

      En 2014, elle dirige l’essai clinique d’un vaccin contre la maladie à virus Ebola commandé par l’OMS3.

      Elle met en place InfoVac, une plateforme d’information et de consultation pour toutes les questions concernant la vaccination2.

      Travaux
      Elle mêne des travaux de recherche dans le domaine de l’immunologie vaccinale, étudiant notamment le fonctionnement des vaccins et les mécanismes de maturation des réponses infantiles.

      Distinctions
      • Prix mondial Nessim-Habif de la faculté de médecine de l’Université de Genève, automne 2017 lors du Dies academicus 20174.
      • Prix Best of ESPID Education Award 2018, 31 mai 2018, délivré par la Société Européenne pour les Maladies Infectieuses Pédiatriques (ESPID)5,6.
      • Chevalier de l’Ordre national de la Légion d’honneur, 11 mars 20192.

  • A partir de dimanche, tous ceux qui n’ont pas reçu la troisième dose de vaccin verront leur passeport vert expiré. Deux millions d’Israéliens concernés.
    https://www.i24news.tv/fr/actu/israel/1630771486-israel-le-responsable-de-la-lutte-contre-le-coronavirus-appelle-a

    Le responsable de la lutte contre le coronavirus en Israël a appelé samedi à se préparer à l’administration d’une quatrième dose de vaccin contre le Covid-19.

    « Le virus est là et continuera d’être là, nous devons également nous préparer à une quatrième injection », a déclaré le Professeur Salman Zarka à la radio publique Kan.

    Selon le responsable, ce prochain rappel pourrait être modifié pour mieux se protéger contre les nouvelles variantes du virus SARS-CoV-2, telles que la souche Delta hautement infectieuse.

    « Cela va être notre vie à partir de maintenant », a-t-il prévenu, sans préciser le moment où il sera temps d’envisager une quatrième injection.

    L’Etat hébreu avait lancé fin juillet une campagne pour permettre aux personnes âgées de 60 ans et plus de se faire injecter une troisième dose de vaccin, principalement du géant pharmaceutique Pfizer/BioNTech. 

    Il a depuis progressivement abaissé l’âge minimal d’accès, et annoncé dimanche dernier étendre à tous les adultes et adolescents âgés de 12 ans et plus l’éligibilité à ce rappel afin de lutter contre une hausse des contaminations liée au variant Delta.

    Le ministère de la Santé avait annoncé la semaine dernière que le passeport vert - document attestant d’un schéma vaccinal complet ou du rétablissement de la maladie - expirerait six mois après l’injection d’une deuxième ou troisième dose de vaccin, laissant déjà entendre qu’une quatrième injection était à prévoir.

    #Israel #pass_sanitaire #vaccin #vaccins #vaccination #obligation_vaccinale #crise_sanitaire #covid-19 #sante #santé #coronavirus #sars-cov-2 #variant #covid #pandémie #santé_publique #france #hôpital #hôpitaux #médecine

  • Chine : les coupures de courant étranglent l’atelier du monde fashionnetwork
    https://fr.fashionnetwork.com/news/Chine-les-coupures-de-courant-etranglent-l-atelier-du-monde,13397

    Usines au ralenti, ouvriers qui « ne peuvent plus assurer une production normale », machines à l’arrêt : dans les usines du sud de la Chine, les coupures de courant menacent la croissance et affectent les chaînes d’approvisionnement.
Les suspensions d’approvisionnement en électricité ont déjà frappé ces derniers mois quelque 20 provinces à des degrés divers.


    L’entrée d’un site industriel à Houjie, dans la province du Guangdong, une zone touchée par les coupures d’électricité, le 30 septembre 2021 - AFP

    Les raisons ? Elles sont multiples mais principalement liées à la forte dépendance du géant asiatique au charbon, lequel assure 60% de sa production électrique. Le prix de ce charbon atteint aujourd’hui des niveaux record. Les autorités effectuent également des rationnements préventifs afin d’atteindre les objectifs environnementaux en matière de limitation des émissions polluantes. Principale victime jusqu’à présent : l’industrie. Dans la province du Guangdong (sud), parfois surnommée « l’atelier du monde » en raison de ses milliers d’usines de produits électroniques ou de textile, les coupures sont durement ressenties.

    Des machines sont mises à l’arrêt et des ouvriers doivent réduire leur heures de travail ou travailler uniquement la nuit — lorsque les restrictions sont plus souples.
     "On demande à nos sous-traitants d’avoir recours au travail de nuit ou de faire tourner leurs groupes électrogènes pour assurer la production", déclare à l’AFP Sherman Chan, directeur général adjoint d’Express Luck, un fabricant de téléviseurs basé à Shenzhen. « Mais étant donné qu’ils doivent investir des capitaux supplémentaires, nos coûts augmentent aussi. »

    Moins 40%
    Ces frais en hausse mettent à rude épreuve les chaînes d’approvisionnement, déjà sous pression avec des carnets de commande qui débordent en raison de la reprise économique en Occident. Résultat : du géant des snacks Toly Bread, jusqu’aux fournisseurs du constructeur automobile Tesla, nombre d’entreprises ont déjà annoncé des retards de production.

A Dongguan, tentaculaire ville-usine où travaillent des millions d’ouvriers, beaucoup d’employés ont dû revoir leur emploi du temps. « Hier, on a dû travailler la nuit. Et c’est pareil aujourd’hui », déplore M. Cui, manutentionnaire dans une usine de chaussures contrainte de limiter sa production. « Bien sûr qu’on n’est pas contents. Mais on s’adapte aux horaires », explique-t-il, tout en refusant de révéler son nom complet.

Dans une usine de tuyaux, Mme Xu, une employée, estime que les pannes de courant ont fait chuter la production d’environ 40% en septembre, notamment car les machines ont besoin de plusieurs heures après l’allumage avant d’être opérationnelles.
"On ne peut plus assurer une production normale", déclare-t-elle à l’AFP. Les autorités tentent de désamorcer le mécontentement populaire.

Le fournisseur public d’électricité s’est engagé mardi à garantir l’approvisionnement des zones d’habitation, une mission qualifiée de « tâche politique prioritaire ».

    Spectacle annulé 
Les autorités de Pékin ont elles présenté des coupures d’électricité dans certains petits quartiers résidentiels de la capitale comme de la « maintenance ». Et à Shanghai, la mairie a annulé le traditionnel grand spectacle son et lumière prévu jeudi soir à la veille de la fête nationale, officiellement pour des raisons de « sécurité ».

Ces coupures arrivent alors que la demande énergétique de la Chine, où l’économie a largement repris depuis le printemps 2020, dépasse désormais les niveaux pré-pandémie. Les restrictions imposées par Pékin sur les importations de charbon australien, sur fond de brouille diplomatique avec Canberra, n’aident pas.

"Les principaux coupables, c’est la pénurie mondiale d’énergie et le contrôle des prix de l’électricité par l’Etat en Chine", estime dans une note Julian Evans-Pritchard, analyste du cabinet Capital Economics. « Les prix du charbon et du gaz naturel se sont envolés partout en raison des conditions météorologiques et des ruptures dans la chaîne d’approvisionnement », souligne-t-il.

La Chine contrôle les prix de l’électricité pour les usagers, afin qu’ils ne soient pas trop élevés. La hausse du coût du charbon se répercute donc principalement sur les opérateurs des centrales électriques. Les coupures ont atteint un niveau tel qu’elles menacent désormais la croissance du pays.

Plusieurs banques internationales comme Goldman Sachs ou Nomura ont ainsi abaissé cette semaine leurs prévisions de croissance annuelle du PIB chinois.

     #énergie #nucléaire #pétrole #électricité #gaz #environnement #écologie #énergies_fossiles #politique #économie #Chine #Pénuries #Travail #Charbon #tesla #variant #zoonose #mutation #virus_arn #covid-19 #santé #pass_sanitaire #coronavirus #confinement #crise_sanitaire #vaccination #pandémie

  • #Suisse : Nouveaux trains supprimés à cause d’un manque de pilotes de locomotives ats/ther
    https://www.rts.ch/info/suisse/12527554-nouveaux-trains-supprimes-a-cause-dun-manque-de-pilotes-de-locomotives.

    Les CFF connaissent un nouveau pic dans la pénurie de mécaniciens de locomotives. Ce début de semaine, à savoir lundi, mardi et mercredi, ils ont été contraints d’alléger la cadence des trains RegioExpress (RE) entre Vevey (VD) et Annemasse (F), qui circulent une fois par heure au lieu d’une fois par demi-heure. La situation devrait revenir à la normale jeudi.

    En complément, les CFF ont modifié les horaires du train InterRegio15 (Lucerne – Genève-Aéroport), afin que celui-ci circule dans l’horaire du RE supprimé et effectue l’ensemble des arrêts prévus entre Lausanne et Genève. Ainsi, malgré la suppression de son train, la clientèle ne perdra que quelques minutes, expliquent-ils mardi dans un communiqué.


    Ce manque de mécaniciens est dû à des erreurs commises dans le passé au niveau de la planification des ressources en personnel des locomotives, rappellent-ils. Le nombre de mécaniciens (280 en Suisse romande) est tout juste suffisant pour assurer tous les trains nécessaires : il suffit de quelques absences de dernière minute pour que l’effectif requis ne soit pas atteint.

    Mieux d’ici la fin de l’année
    Les planificateurs cherchent des solutions de dernière minute, en contactant les mécaniciens pour leur proposer de modifier ou déplacer leurs congés par exemple. Il arrive que, malgré tous les efforts consentis de part et d’autre, l’ensemble des tours de service ne puisse pas être couvert et, qu’en conséquence, il faille supprimer des trains.

    C’est le cas ponctuellement en Suisse romande depuis quelques mois. La situation doit s’améliorer d’ici la fin de l’année, assurent-ils. Samedi dernier, par exemple, les CFF ont malheureusement dû supprimer les trains de la ligne S6 du RER Vaud entre Palézieux et Lausanne, un train sur deux de la ligne L5 entre Genève et La Plaine, ainsi qu’entre Fribourg et Yverdon-les-Bains.

    Tendu jusqu’à fin octobre
    A moyen terme, l’entreprise a pris des mesures de recrutement renforcé. Dans les six prochains mois, quelque 200 mécaniciennes et mécaniciens de locomotive vont terminer leur formation dans toute la Suisse. La situation du personnel des locomotives reviendra ainsi à la normale d’ici fin 2021 ; elle reste cependant particulièrement tendue dans certaines régions jusqu’à fin octobre, comme à Zurich ou en Suisse romande.

    Les CFF adressent leurs excuses à leurs clients et les prient de consulter l’horaire en ligne avant leur voyage. Des informations sont également disponibles par téléphone au numéro payant 0848 44 66 88 (24 heures sur 24).

    #Anticipation des besoins #zero_stock #travail #capitalisme #économie #zero_stocks #anticipation #mobilité #pensée_magique #culte_du_cargo #lean_management #management

    • #MDR : Les pilotes de locomotives, ils les ont virés, il ,’y a pas si longtemps
      Environ 230 postes supprimés chez CFF Cargo, sans licenciements
      https://www.hrtoday.ch/fr/news/environ-230-postes-supprimes-chez-cff-cargo-sans-licenciements

      CFF Cargo poursuit sa cure d’amaigrissement et supprimera environ 230 postes d’ici 2020. La centrale d’Olten (SO) est touchée. Les conducteurs sont aussi concernés. Le tunnel de base du Gothard est une des explications.
      . . . . . .
      Berne (ats) Le nouvel ouvrage, inauguré en juin et dont l’ouverture est prévue le 11 décembre, permettra à CFF Cargo de rouler avec moins de mécaniciens, explique le directeur général de l’entreprise Nicolas Perrin, dans une interview parue dans la Basler Zeitung. A cela s’ajoute le nouveau concept pour le trafic marchandises.

      Celui-ci dilue le transport de marchandises sur l’ensemble de la journée, et non plus sur un seul transport la nuit. Le fret ferroviaire peut ainsi être organisé avec 80 mécaniciens de moins, selon M. Perrin. Personne ne perdra cependant son poste, car CFF Cargo compte tendanciellement trop peu de pilotes. En outre, la CCT interdit les licenciements sans motifs économiques.

      L’entreprise utilisera également son stylo rouge à Olten (SO), où 70 puis au moins 80 postes seront supprimés respectivement jusqu’à la fin de l’année et d’ici 2020. Des discussions sont menées avec les partenaires sociaux et les employés.

      Pour rappel, les CFF ont annoncé vendredi qu’ils allaient introduire l’horaire cadencé pour le transport de marchandises. Dès le 11 décembre, CFF Cargo reliera les principaux points de desserte trois fois par jour et les clients pourront passer des réservations pour des heures précises. L’ex-régie fédérale supprimera par ailleurs 1400 emplois d’ici 2020 dans le cadre de son programme RailFit 20/30.
      . . . . . . .

    • Baisse de 13% des dépenses dans la restauration depuis l’instauration du certificat Covid
      https://www.rts.ch/info/12524322-baisse-de-13-des-depenses-dans-la-restauration-depuis-linstauration-du-

      – Les restaurants tirent un premier bilan de l’extension du certificat Covid, deux semaines après son introduction. La baisse des dépenses dans le secteur a atteint 13% en Suisse, selon une étude dirigée par l’Université de Saint-Gall.
      #pass_sanitaire #surveillance

  • #Belgique : « Nous refusons de participer à la division de la société et à la stigmatisation » : des acteurs culturels se lèvent contre le Covid Safe Ticket
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_nous-refusons-de-participer-a-la-division-de-la-societe-et-a-la-stigmati

    Alors que le Covid Safe Ticket doit seulement entrer en vigueur à partir du 1er octobre, plusieurs institutions culturelles annoncent qu’elles refuseront d’appliquer une règle qu’elles jugent discriminatoires et contraire à leurs valeurs.

    Invitées dans Déclic, Virginie Cordier, directrice du centre culturel de la Vénerie et Patricia Santoro, directrice de l’Association des centres culturels de la Fédération Wallonie-Bruxelles, sont venues dire tout le mal qu’elles pensaient de cet accès réservé à ceux qui peuvent montrer patte blanche en terme de positivité Covid-19.

    Elles réclament de pouvoir utiliser le « CIRM », c’est-à-dire, une check-list qui permet à l’exploitant d’une infrastructure permanente de passer au crible les risques liés à la Covid-19 pour son infrastructure. Une grande salle, bien ventilée, le port du masque peuvent aussi réduire le risque. Le Covid Safe Ticket peut être une option, disent-elles, par exemple pour les concerts, où il est compliqué de porter le masque et de garder les distance, mais pas une obligation.

    La lettre ouverte qui rassemble les arguments de ces institutions :
    https://docs.google.com/viewerng/thumb?ds=AON1mFwaiWVGri1gCKAbqei5Z3bR68B0N61_NkJ6B4BUafR0-i1JEPzZ1tMBgu

    « Ce mécanisme est contraire à toutes les valeurs défendues par la culture qui garantit un espace protégé à la liberté d’expression et d’opinions, et assure la démocratisation effective en permettant l’accès de tous les publics » dit la lettre.
    "Pas des agents de la force publique’

    Pour les signataires, « les opérateurs culturels ne sont pas des agents de la force publique. Leur imposer une obligation de contrôle des publics est une mission en totale contradiction avec les valeurs qu’ils portent ». « . Nous refusons de participer à la division de la société et à la stigmatisation de certains publics » affirment-ils.

    Les signataires évoquent même un argument épidémiologique : « Nous rappelons que le COVID SAFE TICKET ne garantit pas l’absence de transmission du virus. Le public vacciné pouvant être porteur du virus et le transmettre au public qui présente un test négatif lors de la représentation puisque le public est sans masque dans ce cadre ». Et en déduisent que cette obligation et plutôt un enjeu politique auquel ils refusent d’être mêlés.

    #crise_sanitaire #pass_sanitaire #covid-19 #sante #santé #coronavirus #sars-cov-2 #variant #covid #pandémie #vaccin #vaccins #vaccination #santé_publique #obligation_vaccinale #Liberté

    • Le COVID SAFE TICKET ne garantit pas l’absence de transmission du virus.

      Le public vacciné pouvant être porteur du virus et le transmettre au public qui présente un test négatif lors de la représentation puisque le public est sans masque dans ce cadre".

      Cette obligation et plutôt un enjeu politique.

  • « Des millions de personnes vivant dans la précarité subissent une double peine face au virus »
    « Le travail et ses dangers sont rendus invisibles »
    https://alencontre.org/societe/travail-et-sante/le-travail-et-ses-dangers-sont-rendus-invisibles.html

    Entretien avec Annie Thébaud-Mony conduit par Guy Zurkinden

    Gestion néolibérale de la pandémie, mépris des soignants, invisibilisation des cancers professionnels… Sociologue de la santé et du travail, directrice de recherche honoraire à l’Institut national de la recherche médicale, en France, militante infatigable, Annie Thébaud-Mony dénonce la mise en danger généralisée des salariés [1]. Et pointe les terrains de lutte.
    A la lumière de votre expérience de lutte contre des maladies infectieuses, vous critiquez la gestion de la pandémie Covid-19 pratiquée dans de nombreux pays, dont la France. Pourquoi ?

    Annie Thébaud-Mony – En Algérie, dans les années 1970, j’ai participé à des programmes sanitaires de lutte contre la tuberculose, une maladie infectieuse se transmettant de manière similaire au Covid-19. J’y ai appris que, pour arrêter les chaînes de contamination et organiser une prise en charge conséquente des malades, il faut des structures sanitaires au plus proche de la population – et d’abord, de la population la plus vulnérable.

    Plus on développe des soins de première ligne afin de répondre aux besoins de santé de base, plus on traite tôt la maladie, moins elle prendra des formes graves. Cela permet aussi de cerner et d’isoler les clusters, ainsi que de diminuer la pression sur les hôpitaux.

    Certains pays – la Nouvelle-Zélande, l’Australie, l’Islande et certains pays asiatiques – ont fait cet effort de prise en charge au plus près de la population. Ils ont eu beaucoup moins de cas graves et de morts.

    En revanche, de nombreux gouvernements, notamment en Europe, ont totalement ignoré cette expérience.

    En France, j’ai été estomaquée de voir que la gestion du Covid-19 ne s’appuyait pas sur les médecins généralistes et les centres de santé, qui sont pourtant un maillon central de la chaîne des soins pour les personnes en situation précaire.

    Tout le monde n’est pas égal face au virus ?
    Face au Covid-19 comme face à toutes les maladies infectieuses, les inégalités sont flagrantes.

    En Seine Saint-Denis, le taux de mortalité dû au Covid-19 est le plus haut de France, en particulier parmi les quartiers défavorisés. C’est lié à plusieurs facteurs : les mauvaises conditions de logement ; le fait qu’y résident de nombreux travailleurs, souvent précaires, œuvrant dans des secteurs « essentiels » et donc fortement exposés au virus ; et les conditions de santé moins bonnes des classes défavorisées. Souvent, les personnes très exposées sont aussi celles qui résident le plus loin de lieux de soins susceptibles de les prendre en charge de manière précoce.

    Ces inégalités sociales jouent aussi un rôle face à la vaccination : les personnes les plus éloignées des systèmes informatiques, sans connexion internet ou téléphone portable, peu informées, ont été le plus souvent écartées des circuits de la vaccination.

    Des millions de personnes vivant dans la précarité subissent ainsi une double peine face au virus. Alors qu’elles devraient être les premières cibles de la politique sanitaire.

    La pandémie révèle-t-elle aussi les limites de nos systèmes de santé ?
    Pour répondre à une pandémie, les droits à l’accès aux soins doivent prendre le pas sur la raison économique.
    Or dans l’ensemble des pays européens, tout comme aux Etats-Unis, les gouvernements essaient de gérer la crise sanitaire sans rien changer à la logique de diminution des dépenses de santé publique – qui accompagne la privatisation en marche depuis trente ans.

    En France, on continue à fermer des hôpitaux et à supprimer des lits, en pleine pandémie. A Paris, la fusion prévue des hôpitaux Bichat et Beaujon aboutira par exemple à la suppression de 300 lits en Seine Saint-Denis, le département le plus touché par la pandémie !

    En refusant de remettre en cause la marchandisation de la santé, les gouvernements laissent l’épidémie se répandre et faire toujours plus de victimes.

    Les effets de cette politique vont bien au-delà du Covid-19. En France, les cancers sont devenus la première cause de mortalité, avec 157 000 décès par an. Or lors de la première vague, les autorités ont obligé les services de cancérologie à déprogrammer les soins, faute de lits et de personnel suffisants. Conséquence : en 2020, un quart des cas de cancer n’ont pas bénéficié de diagnostic dès les premiers symptômes. Cela représente environ 100 000 malades sur les 400 000 nouveaux cas de cancer survenant chaque année en France. Or le diagnostic précoce est un facteur déterminant pour éviter le décès en raison du cancer !

    Cela fait pourtant des années que les soignants demandent plus de moyens…
    En France, la pandémie est arrivée dans un moment de forte résistance des soignants contre le démantèlement du système de santé publique.

    Au début, le pouvoir a fait l’éloge des professionnels, les a fait applaudir. Mais il ne s’est jamais intéressé à l’activité réelle des soignants et à leurs conditions de travail. Au contraire, il a fait sauter leurs congés et les a obligés à travailler dans des conditions inadmissibles.

    La première vague passée, le gouvernement Macron a ignoré les revendications du personnel. Plutôt que d’améliorer les conditions de travail, de retisser un véritable réseau de soins de santé de base gratuits dans les villages, les quartiers, il a choisi la politique la pire qui soit : « surveiller et punir », soi-disant au nom de la santé. Les salarié·e·s pourront même être licenciés s’ils n’ont pas de pass sanitaire ! C’est le contraire d’une stratégie de santé publique, qui doit être à la fois démocratique et bienveillante. La santé publique ne se fait pas contre les gens, mais avec eux.

    Vous dénoncez aussi la mise en danger de certaines catégories de travailleurs…
    Dès le début de la pandémie, nous avons subi une politique de « double standard » : pendant qu’une partie de la population était confinée au nom de la santé publique, l’autre était contrainte de se rendre au boulot dans des conditions sanitaires parfois déplorables.

    En tant que simple citoyenne je pouvais me faire verbaliser si je sortais sans mon attestation. En revanche, un employeur qui ne protégeait pas ses salariés n’encourait aucune sanction. Des inspecteurs du travail ont même été sanctionnés pour avoir voulu renforcer les mesures de prévention sur les lieux de travail !

    Comment expliquer ce refus de prendre en compte les risques liés au travail ?
    Tout travailleur devrait avoir le droit de ne pas être mis en danger sur son lieu de travail. Or ce droit est aujourd’hui largement bafoué – pour le Covid-19, mais aussi bien au-delà.

    Cette situation est le fruit des rapports de domination qui traversent notre société. En France, dès la fin des années 1970, les entreprises ont pu licencier à leur guise. Cela a entraîné une augmentation spectaculaire du chômage. Cette situation a été instrumentalisée afin d’escamoter le contenu du travail réel : les conditions de travail, les risques qu’elles peuvent représenter pour la santé des salariés, voire pour leur vie, tout cela a été effacé devant l’impératif de l’emploi, la peur que des places de travail soient supprimées.

    Le travail vivant est ainsi devenu invisible… et les travailleurs qui l’effectuent aussi, à commencer par les moins qualifiés – la plupart des gens ne connaissent pas, par exemple, le nom de la personne qui nettoie leur palier, leur escalier ou leur bureau !

    Cette invisibilisation du travail a été intériorisée par les salariés eux-mêmes : dans beaucoup d’entreprises, des enquêtes révèlent un niveau d’exposition affolant à des produits toxiques. Mais si on en discute avec les salariés, ils répondent qu’ils doivent d’abord nourrir leur famille. Au sein des syndicats, la question de la santé au travail est aussi un parent pauvre, par peur pour « l’emploi ».

    On retrouve ce biais dans le corps médical : les médecins ne s’intéressent presque jamais au travail des malades. Pour déterminer l’origine d’une maladie, ils se contentent souvent de questions sur les comportements individuels.

    La santé au travail et les maladies professionnelles sont ainsi totalement invisibilisées. C’est le fruit d’une volonté politique.

    Quel est le coût de cette invisibilisation ?
    Nous menons deux enquêtes auprès de patients atteints de cancer – une dans le Vaucluse (depuis 2017), l’autre en Seine-Saint-Denis (dès 2002). Les résultats sont effrayants. L’étude réalisée en Seine-Saint-Denis a montré que, sur plus de 1200 patients suivis, 85% ont été lourdement exposés à une multiplicité de substances cancérogènes. La raison : dans une série de métiers exposés comme la construction, le travail des métaux, la réparation automobile et la maintenance industrielle, le nettoyage et la gestion des déchets, il n’existe aucune mesure de protection de la santé digne de ce nom. La réglementation concernant l’exposition aux cancérogènes n’est pas mise en application par les employeurs et ces derniers ne sont jamais sanctionnés pour de telles infractions.

    Ce n’est pas tout. Dans nos deux enquêtes, aucune victime de cancer ne s’est appuyée sur le dispositif de suivi médical destiné aux personnes exposées à des cancérogènes au travail. Or si ces suivis existaient, on pourrait prévenir les risques à la source. En leur absence, on perd la mémoire des lieux de travail exposés.

    Les conséquences de cette négligence sont graves : non seulement les salariés continuent à tomber malades et/ou à mourir en raison de leurs conditions de travail, mais de nombreuses friches industrielles exposent ensuite les habitants de quartiers entiers à des produits cancérogènes.

    On retrouve une situation semblable pour ce qui est du recours aux pesticides en milieu agricole.

    Comment affronter cette réalité ?
    Nous vivons une situation très dure sur le plan de la précarisation du travail et de l’emploi. Néanmoins, il est possible de faire bouger les lignes, y compris au niveau syndical, et de poser le problème de la santé avec les salariés eux-mêmes, à partir de situations très concrètes.

    On pourrait citer de nombreux exemples. L’usine Eternit à Albi, au sud de la France, a produit des fibres d’amiante de 1973 en 1997. Confrontés à la mort de leurs collègues, atteints de cancers, les salariés se sont organisés et ont œuvré au sein des syndicats pour faire prendre conscience des dangers de l’amiante et formuler des revendications. Ils ont exigé, d’une part, que les cancers dus à ce matériau soient reconnus comme maladie professionnelle. De l’autre, ils ont insisté sur la nécessité d’arrêter la production d’amiante, en raison de ses dangers pour la santé. En 2005, des salariés et l’association des familles des victimes ont déposé ensemble une plainte pénale contre l’entreprise pour homicide involontaire.

    En avril 2019, l’incendie de la cathédrale de Notre-Dame a causé une pollution au plomb très importante. Le gouvernement n’a pas traité ce problème sérieusement, car il voulait reconstruire au pas de charge, dans la perspective des JO de 2024. Les travailleurs chargés de la manutention et du nettoyage du site et de ses environs n’ont pas été informés du danger, ni protégés. Face à ce scandale sanitaire, un collectif s’est constitué. Depuis deux ans, il unit des associations de défense de la santé, des syndicats d’enseignants, de fonctionnaires de la Mairie, des transports, de la préfecture de police, ainsi que le collectif nettoyage de l’Union départementale de Paris. Leur lutte a permis d’avoir accès aux informations concernant le niveau de plomb sur certains lieux de travail, d’y faire de la décontamination, etc. En juillet, l’association Henri Pézerat [1928-2009, directeur de recherche du CNRS, chimiste, toxicologue et lanceur d’alerte] de défense de la santé, du travail et de l’environnement, au sein de laquelle je milite, le syndicat CGT et deux familles de riverains ont déposé une plainte pénale pour mise en danger de la vie d’autrui. Cette plainte fait le lien entre pollution professionnelle et environnementale.

    Le monde du travail garde-t-il son potentiel transformateur ?
    Les vrais changements sociaux ne peuvent venir que du bas – de l’action de travailleurs et travailleuses militants, alliés parfois avec des scientifiques qui décident aussi d’agir.

    Durant la pandémie, j’ai été, par exemple, impressionnée par la manière dont certains enseignant·e·s ont réussi à repenser et poursuivre leur mission pédagogique auprès des élèves, en situation de pandémie. Dans le secteur agricole, il est aussi frappant de voir les réseaux qui se construisent à l’occasion de la transition, avec des circuits de distribution différents, des liens entre producteurs.

    Je pense aussi aux syndicalistes du secteur pétrochimique qui, après l’explosion de l’usine d’engrais AZF à Toulouse, en 2001, ont dénoncé le rôle délétère pour l’environnement joué par les multinationales – des questions qui reviennent aujourd’hui sur le devant de la scène avec le mouvement pour le climat.

    Ces luttes et ces expériences – avec bien d’autres – sont le fruit de prises de conscience, dans des milieux populaires, de de la nécessité de changer une société insoutenable. Elles passent par une reprise en main du travail et de son organisation par les travailleurs eux-mêmes, non seulement en tant que travailleurs mais aussi comme citoyens.

    C’est une voie difficile, à l’heure où le droit du travail a été fortement affaibli. Mais elle est incontournable.
    (Entretien publié dans le journal du SSP Services publics, n° 13, 3 septembre 2021, Lausanne)

    #covid-19 #sante #santé #en_vedette #coronavirus #sars-cov-2 #variant #covid #pandémie #contamination #vaccin #vaccins #vaccination #travail #france #santé #capitalisme #économie #surveillance #conditions_de_travail #racisme #politique #inégalités #AZF #éternit #amiante #multinationales #double_standard #pass_sanitaire

  • Quelle politique envers les #non-vaccinés ?

    Si l’Europe dispose désormais de suffisamment de doses de vaccins contre le Covid, de moins en moins de personnes sont désireuses de se faire vacciner. Ainsi, plusieurs Etats augmentent la #pression sur les non-vaccinés. Bien que les vaccinés peuvent eux aussi transmettre le virus, ils sont presque entièrement dispensés de #tests. Les non-vaccinés en revanche doivent débourser des sommes importantes dans certains pays pour se tester - ne serait-ce que pour faire le plein, comme en Slovénie par exemple.

    https://www.eurotopics.net/fr/267195

    #NoVax #vaccins #vaccination #coronavirus #covid-19 #pass_sanitaire

    #Dontatella_Di_Cesare :

    « Des slogans conspirationnistes, des insinuations négationnistes et, surtout, des propos ouvertement antisémites suffiraient à révéler la nature et la propension du mouvement contre le pass sanitaire. ... Il suffit d’un coup d’œil sur le Web pour tomber sur des étoiles jaunes, obscènement dévoyées comme un emblème de la discrimination de ceux qui ne veulent pas encore se faire vacciner, ou pour rencontrer le terme ’pass’ écrit avec les deux SS évoquant le nazisme. ... La bataille contre le pass sanitaire est une bataille réactionnaire, une bataille de droite (voire d’extrême droite). »

    #extrême_droite

  • Questions – réponses : Stratégie en matière de traitements contre la COVID-19 — Liste de 5 candidats traitements europa.eu
    https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/qanda_21_3301

    Pourquoi avons-nous besoin d’une liste des cinq traitements les plus prometteurs contre la COVID-19 ?
    Tandis que la campagne de vaccination contre la COVID-19 progresse à un bon rythme en Europe, la disponibilité de traitements pour les patients atteints reste limitée, avec jusqu’à présent un seul produit, le #remdesivir, autorisé au niveau de l’UE. Le 6 mai 2021, la Commission européenne a publié la stratégie de l’Union européenne en matière de traitements contre la COVID-19, qui couvre les thèmes de la recherche, du développement, de l’autorisation, de la fabrication et du déploiement des traitements. . . . .
    La Commission prépare également une plateforme de promotion de l’innovation thérapeutique concernant la COVID-19 (un « booster d’innovation ») afin de faire le point et de brosser un tableau clair des projets de traitement contre la COVID-19 qui sont en phase précoce de développement, le but étant de mieux soutenir la mise au point de traitements potentiels.
    Quels sont les critères de sélection des cinq premiers traitements ?
    . . . . .
    Comment passerez-vous de la liste des cinq à un portefeuille de traitements plus large (liste de dix) ?
    . . . . . .

    Quel sera l’avantage de l’inscription d’un médicament sur la liste des traitements ?
    . . . . . . .
    Le mécanisme du portefeuille appuiera l’ambition de la stratégie d’autoriser trois nouveaux traitements d’ici octobre 2021, et éventuellement deux autres d’ici la fin de l’année. Il facilitera par ailleurs la sélection de candidats appropriés pour la passation conjointe de marchés.

    Que se passe-t-il si un médicament n’est pas inscrit sur la liste des cinq traitements ?
    . . . . . .
    Quand les cinq traitements figurant sur la liste seront-ils autorisés ?
    Étant donné que ces médicaments sont à un stade avancé de développement (dans le cadre de la procédure d’évaluation en continu), ils sont très susceptibles de figurer parmi les trois nouveaux traitements contre la COVID-19 qui recevront une autorisation (d’ici octobre 2021), pour autant que les données finales démontrent leur innocuité, leur qualité et leur efficacité.

    Pourquoi la majorité des cinq traitements consistent-ils en des anticorps monoclonaux ?
    En raison de la complexité de la maladie COVID-19, une multitude d’agents sont en cours de développement, tels que des #antiviraux, des #immunomodulateurs et des #anti-inflammatoires. Les candidats traitements se fondent sur les petites molécules, les #anticorps_monoclonaux de même que sur les thérapies cellulaires.
    Les essais cliniques en cours permettent d’examiner l’innocuité et l’efficacité des médicaments en cours de développement à différents stades de la maladie (par exemple, dans le cadre de symptômes précoces, légers, modérés ou sévères de la maladie) et dans différentes sous-populations de patients (ambulatoires et hospitalisés), de même que parmi les personnes exposées à l’infection ou celles qui en souffrent depuis longtemps.
    Quatre des traitements faisant actuellement l’objet d’une évaluation en continu par l’EMA sont effectivement des anticorps monoclonaux antiviraux qui ciblent une protéine (la #protéine_spike) située à la surface du virus SARS-CoV-2 responsable de la COVID-19, empêchant ainsi le virus d’entrer dans les cellules de l’organisme. L’application de la procédure d’évaluation en continu à leur égard a été décidée sur la base de leurs résultats préliminaires prometteurs en études cliniques. Contrairement aux anticorps monoclonaux, le #baricitinib est un #immunosuppresseur (un médicament qui réduit l’activité du système immunitaire) actuellement autorisé pour une utilisation chez l’adulte atteint d’arthrite rhumatoïde modérée à sévère ou de dermatite atopique.

    Que faites-vous en matière de passation conjointe de marchés ?
    Le 8 octobre 2020, la Commission a signé un contrat-cadre de passation conjointe de marché avec l’entreprise pharmaceutique #Gilead pour la fourniture d’un maximum de 500 000 traitements au remdesivir, le seul médicament bénéficiant d’une autorisation de mise sur le marché conditionnelle à l’échelle de l’UE pour le traitement des patients atteints de COVID-19 nécessitant un apport d’oxygène. Tous les pays participants ont pu passer commande pour se procurer directement du remdesivir. La Commission a également acheté et distribué des doses aux États membres pour un montant total de 70 millions d’euros. Depuis la fin du mois d’octobre 2020, elle a signé plus de 70 contrats de passation conjointe de marché pour 19 médicaments (analgésiques, antibiotiques, relaxants musculaires, anesthésiques, médicaments de réanimation), y compris de la dexaméthasone, pour traiter les cas plus graves de COVID-19 dans les services de soins intensifs.

    Un marché groupé a été signé en avril 2021 pour le produit d’association du #casirivimab et de l’ #imdevimab, et des négociations relatives à l’acquisition conjointe d’autres anticorps monoclonaux sont en cours.

    #virus_arn #covid-19 #santé #coronavirus #confinement #crise_sanitaire #pandémie #pass_sanitaire #variant #médicament

    Une information Batia : https://www.facebook.com/groups/batiamourtsou/posts/10159461935001125/?__cft__[0]=AZX_fYQs7RR-6VthhetnRkhGfZIWbNJl-UBAJ3YMEwFj76fp6kbFSSLa-xjoOO

  • Crépy-en-Valois : épuisé par la « violence » de l’obligation vaccinale, le médecin du 1er mort du Covid cesse son activité
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/oise/crepy-en-valois-epuise-par-la-violence-de-l-obligation-

    Médecin généraliste depuis 35 ans, Philippe Pinilo ne s’est pas rendu à son cabinet mercredi 15 septembre. Confronté à l’épidémie de Covid à Crépy-en-Valois en février 2020 où l’un des premiers clusters s’était formé, il est aujourd’hui opposé à l’obligation vaccinale a décidé d’arrêter d’exercer.

    Nous le retrouvons chez lui, dans sa maison de Crépy-en-Valois. En ce mercredi 15 septembre, Philippe Pinilo a décidé de ne pas se rendre à son travail. Il est médecin dans un cabinet qu’il partage avec son frère.

    Ce jour-là, seuls les soignants qui ont entamé un parcours vaccinal peuvent se présenter à leur travail. Philippe Pinilo, médecin généraliste depuis 35 ans, refuse de se faire vacciner. Ce n’est pas le vaccin qu’il remet en cause, mais l’obligation vaccinale imposée par le gouvernement. Derrière cette décision, non pas de la colère, mais beaucoup de lassitude. "Je suis tout simplement fatigué et épuisé. Je n’arrive plus à subir ces contradictions, ce brouhaha médiatique, ces informations qui nous éloignent de la réalité, soupire-t-il. On veut que l’on soit pour ceci ou pour cela, que l’on ait un avis tranché. Mais en vrai, ce n’est pas possible, la vie en société, c’est aussi d’être ni pour ni contre."

    En février 2020, il a été le premier médecin du patient décédé du Covid en France. "C’était une année particulière, comme il y en a eu dans d’autres domaines. Mais aujourd’hui c’est vrai que j’en ai marre de toute cette violence et du fait de ne plus pouvoir être acteur de ses choix."

    Témoin de la souffrance de certains de ses patients, il raconte s’être souvent retrouvé dans certaines situations incompréhensibles pour lui.  "Je pense à une personne âgée qui se fait insulter par son soignant parce qu’elle ne veut pas se faire vacciner. Je pense à ces personnels soignants qui veulent tout simplement pouvoir choisir et à qui ont dit : c’est ça ou vous n’aurez plus rien, vous n’êtes plus socialement des individus comme les autres." 

Ayant contracté le Covid en août dernier, Philippe peut bénéficier d’un report de quelques mois pour continuer à exercer. Mais il se laisse encore un peu de temps de réflexion. "Un matin, je me suis levé avec la nausée et en me disant que je n’étais plus capable d’aller au travail. Mais se reconnaître souffrant pour un soignant c’est difficile parce que vous accompagnez tellement la souffrance que parfois vous en oubliez que vous êtes un homme comme les autres. J’ai aujourd’hui besoin d’être acteur de ma vie, de mes choix et de créer ce monde dans lequel je veux vivre et que je veux transmettre à mes enfants."

    Dans les Hauts-de-France, il n’est pas le seul médecin opposé à l’obligation vaccinale. Cependant, ils sont une très grande majorité à être vaccinés. Au 31 août 2021, 95% des professionnels de santé libéraux de la région avaient reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid.

    #virus_arn #covid-19 #santé #coronavirus #confinement #crise_sanitaire #en_vedette #vaccination #pandémie #pass_sanitaire #variant #violence

  • #Belgique : Coronavirus : bientôt un Covid Safe Ticket « rouge » temporaire pour les personnes vaccinées mais infectées
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_coronavirus-bientot-un-covid-safe-ticket-rouge-temporaire-pour-les-perso

    Les personnes entièrement vaccinées contre le coronavirus, mais qui sont quand même infectées, reçoivent actuellement un Covid Safe Ticket « vert ». Ce dernier permet toujours de montrer patte banche malgré un test positif au Covid. Mais l’application devrait bientôt être adaptée, a indiqué jeudi une responsable de Digital Flanders, Barbara Van Den Haute, à la VRT.

    « Techniquement, nous n’avions pas prévu qu’une personne puisse être infectée après la vaccination, cependant nous allons résoudre ce problème » , a-t-elle expliqué. Un ajustement sera bientôt effectué sur l’application pour qu’un résultat positif (aux tests PCR ou antigénique) génère automatiquement un Covid Safe Ticket à écran « rouge » pendant onze jours, a précisé Mme Van Den Haute. L’entrée en vigueur de ce changement n’a pas encore été fixée.

    #pass_sanitaire #variant #mutation #virus_arn #covid-19 #santé #coronavirus #confinement #crise_sanitaire #en_vedette #vaccination #pandémie

  • Vaccination obligatoire des soignants : près de 450 personnes suspendues au CHU de Nice
    https://www.nicematin.com/sante/vaccination-obligatoire-des-soignants-pres-de-450-personnes-suspendues-au

    L’obligation vaccinale contre le Covid-19 est entrée en vigueur mercredi pour 2,7 millions de professionnels : hôpitaux, maisons de retraite, soignants libéraux, aides à domicile, pompiers, ambulanciers.

    L’ultimatum a expiré. Deux mois après son annonce par Emmanuel Macron, l’obligation vaccinale s’applique à tous les soignants, au sens large.

    Les contrevenants sont prévenus : sans justifier d’une première injection, d’une contre-indication vaccinale ou d’une contamination récente, ils « ne peuvent plus exercer leur activité », selon la loi du 5 août.

    Cela doit se traduire pour eux par la suspension immédiate du contrat de travail, sans rémunération - à moins d’utiliser des jours de congé pour retarder l’échéance.

    Combien sont dans ce cas ? Au CHU de Nice, les premières sanctions sont tombées mercredi matin. Près de 450 personnes ont été suspendues par la direction de l’hôpital pour ne pas avoir présenté de schéma vaccinal complet. 

    Le CHU de Nice compte environ 7.500 personnels, dont 95% de vaccinés. 

    « On va être obligés de fermer des services », avait déploré Michel Fuentes, dans Nice-Matin le 14 septembre.

    Selon le secrétaire général FO du CHU de Nice et secrétaire départemental FO des services publics et de santé pour les Alpes-Maritimes les derniers réfractaires sont « beaucoup d’aides-soignants et d’infirmiers, quelques administratifs et techniques et aussi des médecins . On va avoir une chute de personnels. On se demande même si cette mesure n’est pas faite pour réduire les effectifs » . _

    #décès #mortalité #doliprane #covid-19 #santé #pass_sanitaire #coronavirus #confinement #crise_sanitaire #vaccination comment faire pour que la #pandémie soit #EnMarche #hôpital #vaccin