• Surge in passport sales delivers Vanuatu a record budget surplus | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2020/aug/21/surge-in-passport-sales-delivers-vanuatu-a-record-budget-surplus
    https://i.guim.co.uk/img/media/0f86c78d91778c03fbef1a35917f9a36c5d79b99/0_62_6283_3770/master/6283.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Surging demand for Vanuatu passports has driven an unexpected record surplus, funding Covid-19 bailout packages and cyclone recovery. With nearly every other sector of its fragile economy reeling from the twin crises of pandemic lockdowns and April’s category five Cyclone Harold, Vanuatu nonetheless managed to turn a 3.8bn Vanuatu Vatu (US$33.3m) surplus in the first half of 2020.Its controversial citizenship-for-sale programmes account for nearly all of that. The government’s half-year economic and fiscal update cites a 32% year-on-year increase in citizenship-related revenues. To the end of June, the government had collected US$62.6m, nearly 80% of the programme’s projected income for the entire year.
    And passport sales are still accelerating. Citizenship commission chairman Ronald Warsal told the Vanuatu Daily Post revenues had climbed above US$84.6m by mid-August, exceeding, already, the annual projection.
    Vanuatu citizenship costs US$130,000. About $80,000 goes directly to the government: the remainder stays with the agent, who must be a born or naturalised Vanuatu citizen, and who pays a 15% tax on their revenues.
    The figures suggest at least 650 people have received Vanuatu citizenship under the programme since the beginning of the year. Vanuatu passports are sought-after because they allow visa-free access to the EU, the UK, Russia, Hong Kong, and other states that are otherwise hard to visit for some nationalities.

    #Covid-19migration#migrant#vanuatu#frontiere#passeport#circulation#sante#economie

  • Vanuatu, Chypre ou Sainte-Lucie : le très lucratif marché des passeports anti-Covid
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/07/29/le-marche-lucratif-des-passeports-anti-covid_6047551_3234.html

    Après les paradis fiscaux, les pays sans épidémie de Covid-19. Depuis le début du confinement, des milliardaires et des multimillionnaires du monde entier ont acheté des permis de résidence et des passeports à prix d’or pour échapper à l’épidémie ou aux infrastructures de santé défaillantes de leur pays. Konstantin Kaminsky, directeur associé de la société Astons, offre, depuis Londres, des « solutions » en matière de citoyenneté.
    Son téléphone n’arrête pas de sonner depuis quatre mois : « Les grandes fortunes dans les pays pauvres se sont retrouvées coincées chez elles en pleine épidémie, alors qu’elles ont l’habitude de se faire soigner à l’étranger. » D’autres n’ont pas été rassurés par la réponse sanitaire dans leur pays. « Des clients américains nous ont expliqué qu’ils ne voulaient plus être aux Etats-Unis lors de la prochaine épidémie », témoigne Paddy Blewer, porte-parole du cabinet Henley & Partners. Ce n’est pas tant la suspension des vols commerciaux qui pose problème que la fermeture des frontières aux ressortissants étrangers pour cause de confinement. Dans ces circonstances, un jet privé n’est d’aucun secours. C’est un droit de résidence qu’il faut acheter. Un plan B réservé aux plus riches. Sur le marché de la citoyenneté, des passeports existent pour tous les profils de client. Des classements mesurent leur « puissance », c’est-à-dire le nombre de pays qu’ils permettent de visiter sans visa. Pendant l’épidémie, la place des Etats-Unis – dont les ressortissants ne peuvent plus se rendre en Europe − a dégringolé, tandis que celle de l’Australie, relativement épargnée par la pandémie, a grimpé. Le passeport du Vanuatu présente l’un des meilleurs rapports qualité-prix. Livré par les services postaux en seulement un mois pour 130 000 euros, il est l’un des moins chers et l’un des plus rapides à obtenir.

    #Covid-19#migrant#migration#passeport#circulation#elite#sante#systemesante#resident#inegalite

  • « En matière de contrôle d’identité, les discriminations ethno-raciales s’ancrent dans l’après-guerre d’Algérie »
    https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2020/07/16/les-discriminations-ethno-raciales-actuelles-en-matiere-de-controle-d-identi

    Historien de la police, Emmanuel Blanchard retrace la généalogie de cette pratique policière controversée et l’héritage dans lequel s’ancrent, selon lui, les contrôles au faciès. Défendus par les policiers mais contestés au sein d’une partie de la population, les contrôles d’identité font régulièrement parler d’eux pour les pratiques abusives et discriminatoires auxquelles ils peuvent donner lieu – les contrôles au faciès –, et pour les violences policières dont ils sont parfois à l’origine. Maître de (...)

    #passeport #racisme #facial #discrimination #surveillance #migration

  • Au service secret de LVMH
    https://www.mediapart.fr/journal/france/140720/au-service-secret-de-lvmh

    Dans le deuxième épisode de notre série « Le Squale, opérations secrètes », Mediapart révèle comment l’ancien chef des services secrets intérieurs français Bernard Squarcini a massivement utilisé la police et les renseignements étatiques au profit de LVMH. Armes, passeports, notes confidentielles de l’Élysée, enquête fiscale, procédure judiciaire... C’est toute la machine d’État qui est mobilisée à des fins privées. Dans le deuxième épisode de notre série « Le Squale, opérations secrètes », Mediapart révèle (...)

    #LVMH #passeport #fiscalité #écoutes #surveillance

    ##fiscalité

  • Coronavirus : « le virus continue de circuler » en France, cinq nouveaux clusters identifiés
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/06/18/coronavirus-la-france-veut-relocaliser-la-chaine-de-production-du-paracetamo

    Tests de détection du Covid-19 proposés « sur la base du volontariat » aux visiteurs, contrôle de température dans les ports et aéroports, services de réanimation renforcés : les autorités ont présenté jeudi une batterie de mesures pour sécuriser la saison touristique en Corse. La demande de la collectivité de Corse d’un « green pass » ou « passeport sanitaire » conditionnant l’entrée en Corse à la présentation d’un test négatif au Covid-19 n’a pas été retenue mais les autorités ont choisi de proposer, à compter du 1er juillet et « sur la base du volontariat », aux touristes se rendant en Corse d’effectuer un test préventif, quarante-huit à soixante-douze heures avant le voyage. Pour se faire, un « autoquestionnaire » de santé sera transmis à la réservation des voyages, ont expliqué le préfet de Corse, Franck Robine, et la directrice de l’agence régionale de santé, Marie-Hélène Lecenne

    #Covid-19#migrant#migration#sante#france#corse#passeportsanitaire#testpreventif#ARS#tourisme#economie

  • A Single Company Will Now Operate Facial Recognition for Nearly 800 Million People
    https://onezero.medium.com/idemia-will-operate-facial-recognition-for-nearly-800-million-people

    Idemia just scored a major new contract with the EU Idemia, a French company specializing in facial, fingerprint, and iris recognition, just scored a new contract with the European Union that will include processing images attached to more than 400 million people’s identities. The company’s algorithms will verify the identity of EU residents who were born elsewhere and work for non-EU companies as they enter from external borders. Idemia doesn’t have direct access to this data as an (...)

    #Idemia #NYPD #Thalès #algorithme #passeport #CCTV #payement #biométrie #migration #facial #reconnaissance #iris #empreintes #frontières (...)

    ##BigData

  • Cette pandémie nous offre un miroir grossissant de nos inégalités. On investit l’argent, l’énergie, le personnel dans les soins aigus, pas dans la santé publique . Françoise Baylis : « La pandémie de Covid-19 nous offre un miroir grossissant de nos inégalités » , propos recueillis par Nathaniel Herzberg
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2020/06/02/francoise-baylis-la-pandemie-de-covid-19-nous-offre-un-miroir-grossissant-de

    L’éthicienne et philosophe s’inquiète de l’impact sur notre vie privée de l’instauration d’un passeport immunitaire, alors que personne ne sait comment fonctionne l’immunité face au virus.

    Françoise Baylis est professeure de philosophie à l’université Dalhousie, à Halifax (Canada), et spécialiste d’éthique scientifique et médicale. Elle conseille notamment l’OMS sur les politiques d’édition du génome.

    Vous venez de publier un article virulent dans la revue « Nature », dans lequel vous dénoncez les projets de passeport immunitaire, censés permettre aux personnes protégées de se déplacer et de travailler librement. En quoi de tels dispositifs choquent-ils l’éthicienne que vous êtes ?

    Personne ne sait précisément comment fonctionne l’immunité face au Covid-19. Est-on sûr qu’une exposition passée va nous protéger d’une infection future ? Pour le moment, non. Une telle protection durerait-elle six mois, un an, deux ans ? On n’en sait rien non plus. Certains scientifiques se demandent même si une réinfection ne pourrait pas être pire que la première infection.

    Par ailleurs, les tests sérologiques actuels ne sont pas fiables, et le risque de faux positifs ou de faux négatifs peuvent créer une confusion immense, puisqu’ils n’apporteront pas la garantie de pouvoir aller travailler sans se contaminer ou contaminer les autres. S’y ajoute un manque cruel de tests. Nous sommes 38 millions au Canada. Il faut prévoir au moins deux tests par personne pour démarrer un programme et offrir ne serait-ce qu’une seconde chance à celui que l’on diagnostiquera négatif, donc non protégé, et qui verra ses mouvements limités. Ça fait 76 millions. Et notre gouvernement vient de dire qu’il espère réaliser un million de tests dans les deux ans à venir. En France, vous êtes 67 millions.

    En combien de temps pourriez-vous réaliser 134 millions de tests ?

    Dans une simple perspective scientifique et technique, de tels dispositifs ne permettent nullement d’atteindre les objectifs annoncés, à savoir rouvrir l’économie.

    Si ces obstacles techniques devaient être surmontés, quels problèmes éthiques se présenteraient à nous ?

    Je m’inquiète d’abord d’une surveillance accrue de la vie quotidienne et d’une atteinte à la vie privée. Comment éviter que d’autres données de santé, qui peuvent peser sur le risque de Covid, ne soient incluses – maladies chroniques, santé mentale, particularités génétiques – et que le passeport immunitaire ne devienne un passeport biologique ? Qui alors y aura accès : les employeurs, les assurances, la police ?
    Dans un contexte de crise, on risque d’échanger notre liberté de circulation, un principe essentiel, contre une prétendue sécurité sanitaire, sans voir que l’on ouvre la voie à des protocoles de suivi numérique. Et cela va d’abord pénaliser les communautés vulnérables.

    Lesquelles ?

    Le profilage racial cause un vrai souci chez nous. Les Noirs sont beaucoup plus souvent arrêtés que les autres. Ce passeport immunitaire offrirait une nouvelle opportunité de contrôle supplémentaire dont on sait sur qui elle pèsera. On va créer un instrument de stratification sociale supplémentaire, entre les immuno-privilégiés et les autres. D’autant, et c’est encore un argument, que l’on peut déjà voir qui disposera de ces tests : aujourd’hui, ce sont les riches, les puissants, les célébrités qui ont accès aux tests virologiques. Ce sont eux qui seront servis les premiers. Les très jeunes, les vieux, les handicapés, les malades mentaux, les prisonniers passeront en dernier, car ils ne sont pas utiles à la relance de l’activité.

    Redoutez-vous des effets pervers pour la santé publique ?

    Oui. Le risque de développer une forme grave est assez faible. Si le seul moyen de travailler est de contracter la maladie, certains pourraient se faire volontairement contaminer, se mettre en danger mais aussi mettre en danger d’autres personnes, peut-être beaucoup plus fragiles. Par ailleurs, en instaurant ce passeport, on prend le contre-pied de tout ce qu’on a fait depuis trois mois. Les messages de santé publique ont insisté sur la distanciation physique, le lavage des mains, le port du masque et voilà que ceux qui auraient suivi ces règles et échappé au virus devraient être punis et rester chez eux ? La prochaine fois, il ne faut pas compter sur ces gens pour suivre les recommandations.

    Mais la nécessité de relancer la machine, dont l’arrêt coûte aussi des vies, nous laisse-t-elle le choix ?

    Je sais bien que cette crise économique aura un impact terrible sur ces mêmes populations vulnérables. La relance de l’économie est essentielle. Mais elle doit se faire dans un contexte solidaire, en incluant tout le monde. Par des mesures simples, pratiques, dont certaines nous ont déjà permis de réduire la circulation du virus, plutôt qu’en privilégiant une minorité. D’autant qu’aujourd’hui seul un très petit pourcentage de la population a été touché par le Covid-19 : 3 % ici, 10 % là, peut-être 30 % à New York. Mais on ne redémarre pas l’économie avec ça. Si seule une petite fraction de la population peut entrer dans votre magasin, mieux vaut ne pas ouvrir. La seule solution est d’aller de l’avant ensemble.

    Un tel passeport est-il si différent de l’actuel carnet de vaccination, qui doit être à jour pour participer à certaines activités ou pour se rendre dans certains pays ?

    Un vaccin apporte des informations robustes. On peut dire avec une quasi-certitude que celui qui l’a reçu est protégé, et pour combien de temps. Ce n’est pas le cas avec cette immunité. Si l’on trouve un vaccin d’ici douze ou dix-huit mois – ce dont personnellement je doute – qui protège à la fois contre la réinfection et contre le risque d’infecter quelqu’un d’autre, je pourrais imaginer que certains lieux l’exigent avant de permettre l’entrée. Ce serait un débat intéressant. Aujourd’hui encore, le vaccin contre le grippe n’est pas obligatoire chez les personnels de maisons de retraite. Ça me semble très discutable et ça serait l’occasion d’en débattre.

    Les applications de traçage des contacts ne posent-elles pas les mêmes questions de liberté et de risques de discrimination ?

    Je ne crois pas. On sait que c’est efficace [?! ndc] , que l’ensemble de la communauté peut en tirer avantage et que chacun peut, en principe, ne pas y souscrire. Donc sous réserve d’un certain nombre de précautions techniques garantissant un accès limité aux données, ce dispositif me semble viser des objectifs de santé publique.

    Cette pandémie a provoqué une mobilisation sans précédent, avec une accélération de toutes les procédures, de financement, de méthodes de recherche, de modes de publication. Qu’en pensez-vous ?

    Face à une crise, il est normal de tenter d’aller de l’avant plus vite. Mais ces nouvelles règles peuvent avoir des conséquences néfastes et changer les processus à long terme. Donc il faut bien prendre garde aux raccourcis. Certains envisagent ainsi d’éliminer le stade de recherche préclinique sur les animaux, pour passer directement des études cellulaires aux essais thérapeutiques. Ça me semble très problématique.

    Ce qui se joue autour des vaccins est plus intéressant car plus complexe. La procédure habituelle d’essais thérapeutiques prévoit que, dans les phases 1 et 2, on vérifie que le vaccin est sûr et qu’il permet bien la production d’anticorps, puis la phase 3 commence. Elle est longue et nécessite des milliers, voire des dizaines de milliers de participants. Une moitié reçoit le vaccin, l’autre un placebo. Puis ils reprennent leur vie, avec toutes les précautions d’usage. Et six mois ou un an après, parfois plus, on regarde qui a été infecté, en espérant qu’ils seront tous dans le groupe qui n’a pas reçu le vaccin.

    Certains voudraient aller plus vite et inoculer le virus à ceux qui ont reçu le vaccin, avec un résultat en quelques semaines. Un tel procédé est acceptable si l’on dispose d’un traitement en cas d’infection, mais là, on n’en a pas. Leur faire courir un risque de mort – faible, je l’admets, mais un risque quand même – me paraît hautement problématique sur le plan éthique. D’autant que, là encore, la probable rémunération associée fera que le risque sera pris par les plus démunis.

    Dans cette pandémie, les politiques sanitaires ont-elles protégé en priorité les populations à risques ou les systèmes de santé ?

    Indiscutablement les systèmes de santé, afin d’éviter qu’ils ne soient submergés. Et cela se voit : ce sont les personnes âgées qui ont subi les conséquences les plus négatives, notamment dans les maisons de retraite, pourtant identifiées comme des lieux à risque. En réalité, nous n’étions pas prêts. Quand l’épidémie a éclaté, j’étais au Vietnam. Dans n’importe quel magasin où j’entrais, on me proposait un masque, du gel pour nettoyer mes mains, on prenait ma température. Aujourd’hui encore, dans nos pays, de telles mesures ne sont pas appliquées.

    L’absence de prévention ne pose-t-elle pas un problème éthique ?

    Un immense problème. Cette pandémie nous offre un miroir grossissant de nos inégalités. On investit l’argent, l’énergie, le personnel dans les soins aigus, pas dans la santé publique. Et l’on en subit aujourd’hui les conséquences. Il va falloir y réfléchir, car nous allons devoir trouver une façon de vivre avec ce virus et nous préparer au prochain. Alors où investir ? Dans l’hôpital, exclusivement ? Dans un projet de passeport immunitaire, coûteux, dangereux et inutile ? Dans des politiques de prévention qui peuvent toucher tout le monde, les pauvres comme les riches ? Notre société a accepté le creusement des inégalités. Tout mettre sur l’individu, rien ou très peu sur la justice sociale ? Est-ce dans ce monde que nous voulons vivre ?

    #système_de_santé #santé_publique #prévention #hospitalo_centrisme #immunité #passeport_immunitaire #tests_sérologiques #données_de_santé

  • Coronavirus : controverse sur le partage des données personnelles dans les aéroports indiens
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/05/26/coronavirus-controverse-sur-le-partage-des-donnees-personnelles-dans-les-aer

    A Bombay, ville de 21 millions d’habitants, devenue l’épicentre national de l’épidémie de Covid-19, avec 40 % des cas de contamination du pays (3 000 supplémentaires par jour actuellement), le gouvernement régional a demandé à l’aviation civile de limiter le nombre quotidien de vols à 50.
    Dans plusieurs régions du pays, comme l’Uttar Pradesh, le Rajasthan ou le Maharashtra, chaque passager s’expose au risque d’être placé en quarantaine à l’atterrissage. Avant cela, un protocole exigeant doit être suivi : effectuer son enregistrement sur Internet, arriver deux heures à l’avance à l’aéroport, déposer seul son bagage sur le tapis roulant, embarquer dans l’ordre des rangs des sièges et, une fois à bord, ne pas manger et éviter d’utiliser les toilettes. Le port d’un masque est obligatoire.
    Mais le passager est aussi fortement incité à télécharger sur son smartphone l’application du gouvernement baptisée « Aarogya Setu ». Cet outil de traçage des personnes atteintes du Covid-19 soulève une profonde controverse dans le pays. Destiné à retrouver les personnes avec lesquelles un individu subissant un test de dépistage positif a pu être en contact, il a été développé par le ministère des technologies de l’information et serait déjà utilisé par 110 millions de personnes depuis son lancement, au mois d’avril. Aarogya Setu, dont le nom hindi signifie littéralement « chemin vers la bonne santé », tient à jour le statut immunitaire de celui qui s’y abonne, répertorie tous les déplacements de celui-ci et indique la présence éventuelle d’un malade du Covid-19 dans un rayon allant de 500 mètres à 10 kilomètres. A l’aéroport, l’application fonctionne comme un passeport.

    #covid-19#Inde#application-de-suivi#mesures-sanitaires#passeport#quarantaine#dépistage#migrants-internes#migration#migrant#santé

  • Tourisme et coronavirus : la Commission européenne essaie de cadrer la saison estivale
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/05/13/tourisme-l-europe-essaie-de-cadrer-la-saison-estivale_6039474_3234.html

    Au cours des dernières semaines, les Etats membres de l’Union ont multiplié les annonces désordonnées comme à la mi-mars quand ils avaient, les uns après les autres, fermé leurs frontières. « Ce ne sont pas des recommandations, mais des orientations », tient à préciser un haut fonctionnaire, conscient du caractère plus qu’aléatoire de l’exercice. D’autant que rien n’oblige les Etats membres à tenir compte des conseils que leur prodigue Bruxelles. Ils ont d’ailleurs, au cours des dernières semaines, multiplié les annonces désordonnées comme à la mi-mars quand ils avaient, les uns après les autres, fermé leurs frontières.
    Dernier épisode en date, l’Espagne a fait savoir le 12 mai que toute personne arrivant sur son territoire de l’étranger serait mise à l’isolement pendant quatorze jours. La France avait pris la même décision il y a quinze jours, avant de se raviser partiellement, en exonérant les résidents européens de toute quarantaine. Récemment, la Croatie et la Grèce ont, pour leur part, lancé l’idée de « passeports Covid-19 » qui permettraient à leur détenteur de circuler librement. Quant au chancelier autrichien, Sebastian Kurz, il a évoqué une ouverture des frontières avec « les pays qui connaissent autant de succès que nous, comme l’Allemagne et la République tchèque ». Avant que le ministre allemand des affaires étrangères, Heiko Maas, ne dénonce « une cour­se à l’échalote européenne » et rappelle que des milliers de ses concitoyens avaient été contaminés cet hiver dans les stations de ski autrichiennes.

    #Covid-19#réouverture-frontières#tourisme#circulation#passeport-covid#quarantaine#libre-circulation#profil-épidémiologique#UE#migrant#migration

  • Under Surveillance
    https://edri.org/comic-book/en/ldh-english/ldh-english/ldh-english.pdf

    In 2010, European Digital Rights, a Brussels based non-profit that campaigns on issues relating to privacy and freedom of expression, published “Under Surveillance,” which deals with the subjects of data protection, counter-terror measures and privacy.

    #NSA #algorithme #passeport #CCTV #RFID #activisme #anti-terrorisme #vidéo-surveillance #biométrie #BigData #Echelon #empreintes #frontières #surveillance #LDH-France

  • In Kenya, thousands face an uncertain future without ID cards - Coda Story
    https://www.codastory.com/authoritarian-tech/kenya-biometrics-double-registration

    A government program for citizens and refugees highlights the pitfalls of humanitarian biometrics Amina Ali Adan was born in the Kenyan town of Garissa, 65 miles away from Dadaab, one of the world’s largest refugee camps, situated near the Somali border. She is just one of tens of thousands of Kenyan citizens who have been registered as refugees — many while children. Now in her 30s and a mother of three, her life is defined by her lack of a Kenyan national ID. Adan is a victim of what is (...)

    #bug #surveillance #empreintes #fraude #migration #biométrie #SIM #passeport

  • L’entretien de Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique avec la Repubblica. Est-ce que vous avez déjà lu ce genre de choses de sa part en France ?

    Coronavirus, lo scienziato che consiglia Macron : « Anche noi verso Fase 2 ma gli immuni sono troppo pochi, rischio recidive »
    https://www.repubblica.it/cronaca/2020/04/12/news/coronavirus_infettivologo_macron-253823225

    Se avessimo avuto una capacità giornaliera pari a 100 mila test forse avrei suggerito di agire diversamente. Non era così. Il 10 marzo la capacità della Francia era di 3 mila test al giorno. Il confinamento non era la migliore soluzione. Era la meno peggi.

    […]

    Oggi in Francia capacità giornaliera di test è salita a 30 mila al giorno. L’obiettivo è arrivare a 100 mila entro la fine del mese. La carenza iniziale ha dettato la scelta del confinamento e pesa ancora nella durata.

    […]

    Si comincia invece a sapere quanti sono i francesi immunizzati?

    «Abbiamo i primi studi sierologici e purtroppo non sono incoraggianti. Nelle zone più colpite dall’epidemia vediamo che l’immunità è intorno al 10 per cento. Da quel che so è la stessa cosa in Lombardia. E’ molto meno di quello che ci aspettavamo, e speravamo. Siamo lontanissimi da un’immunità naturale nella popolazione. Ma c’è un altro problema».

    Quale?

    «Questo virus è davvero particolare. Ci siamo accorti che la durata di vita degli anticorpi protettori contro il Covid-19 è molto breve. E osserviamo sempre più casi di recidiva in persone che hanno già avuto una prima infezione».

    Quindi nessuno è davvero protetto contro il coronavirus, neppure chi si è già ammalato?

    «Sembra così. E’ per questo che il nostro comitato non raccomanda più la patente immunitaria, una sorta di lasciapassare per chi ha avuto una prima infezione».

    […]

    Votre modèle est-il coréen?

    «Oui, mais la Corée du Sud a non seulement effectué la traçabilité sur les téléphones portables. Elle a également mobilisé 20 000 personnes qui ont enquêté et rompu les chaînes de transmission. L’innovation technologique doit s’accompagner d’efforts humains.»

    […]

    Pensa che al livello europeo si sia data la priorità alla risposta economica?

    «Purtroppo è così, e ne subiamo tutti le conseguenze. Fino a qualche giorno fa i Paesi europei litigavano tra di loro per accaparrarsi le mascherine in Cina. Abbiamo deciso il confinamento senza coordinarci tra Paesi europei. Adesso è indispensabile non ripetere lo stesso errore».

    […]

    A proposito di mascherine, perché il governo francese continua a non raccomandare di indossarle?

    «Sia l’Oms che il governo hanno faticato ad ammettere la verità, ovvero che non c’erano mascherine in quantità sufficienti per tutti. Sono convinto che le mascherine siano uno degli strumenti essenziali per uscire dal confinamento».

    Devono essere obbligatorie?

    «Qualsiasi francese dovrebbe averle e indossare se lo desidera. Oggi non è così».

    […]

    L’estate ci aiuterà?

    «Tutte le pandemie dell’ultimo secolo si sono attenuate durante la stagione estiva. Questa volta vediamo che il virus si diffonde anche in zone calde. Quindi prudenza. L’altra cosa che vediamo dalla storia delle epidemie è che bisogna prepararsi a un rimbalzo del virus in autunno».

    • #Jean-François_Delfraissy #Delfraissy #coronavirus #interview #covid-19 #phase_2 #confinement #choix #été #tests #dépistage #pénurie #récidive #immunité #anticorps #masques #Corée_du_Sud #déconfinement

      Sur l’#immunité_de_groupe :

      Abbiamo i primi studi sierologici e purtroppo non sono incoraggianti. Nelle zone più colpite dall’epidemia vediamo che l’immunità è intorno al 10 per cento.

      –-> #chiffres pas encourageants : les premières études disent que dans les zones les plus touchées, immunité autour de 10%

      #immunité_collective

      Autre élément sur le #virus :

      Ci siamo accorti che la durata di vita degli anticorpi protettori contro il Covid-19 è molto breve. E osserviamo sempre più casi di recidiva in persone che hanno già avuto una prima infezione

      –-> durée de vie des anticorps qui protègent du #covid-19 = très brève. Ils observent toujours plus de cas de #récidive de personne qui ont déjà eu une infection
      –-> du coup, le comité ne recommande plus le #passeport_immunitaire #attestation_immunitaire

      «Sia l’Oms che il governo hanno faticato ad ammettere la verità, ovvero che non c’erano mascherine in quantità sufficienti per tutti. Sono convinto che le mascherine siano uno degli strumenti essenziali per uscire dal confinamento».

      –-> L’Oms et le gouvernement ont eu du mal à admettre la vérité, à savoir qu’il n’y avait pas assez de masques pour tout le monde.

      –-------

      Et ce commentaire de Mahmoud Zureik Professeur des Universités-Praticien Hospitalier en épidémiologie et en santé publique sur twitter :

      L’entretien accordé par le Pr Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique auprès de M Macron, au journal italien La Repubblica du 12 avril est surréaliste.
      Dire sa #vérité (certes juste) en Italie et priver les français de cette vérité est incroyable !!

      https://twitter.com/Nicolas44862736/status/1250486302178521088

      ping @reka @fil

    • En Belgique, pas J-F Delfraissy mais d’autres médecins et un collectif citoyen ont adressé des questions au gouvernement belge sur le coronavirus, le confinement et les futurs vaccins.
      https://www.kairospresse.be/article/lettre-ouverte-au-gouvernement-wilmes-par-initiative-citoyenne

      Madame la 1ère Ministre, nous essayons de comprendre les mesures contradictoires et souvent contraignantes qui sont prises depuis quelques semaines, notamment par votre Gouvernement. Certes, nous n’ignorons pas les difficultés auxquelles les dirigeants du monde entier, sont confrontés. Aussi, modestement, nous espérons que nos questions participeront à trouver les meilleures solutions pour sortir démocratiquement de la crise dans laquelle nous sommes plongés.

      Nous souhaitons recevoir de votre part des réponses claires et concrètes à nos préoccupations, convaincus qu’elles sont aussi partagées par bon nombre de personnes, que ce soit le personnel soignant soumis à rude épreuve ou le simple citoyen.Constitué en 2009, à l’occasion de la grippe AH1N1, notre collectif citoyen Initiative Citoyenne, avait déjà posé une série de questions sur l’adoption d’une loi d’exception, les contours de la notion de « pandémie », ainsi que sur les implications en termes de libertés et d’information en matière de santé, que ce soit sur la maladie ou les traitements et vaccins.La publication, en 2010, du contrat secret d’achat de vaccins H1N1 entre l’Etat belge et GSK(1), ainsi que la mise en cause du rôle de l’OMS par le Conseil de l’Europe(2) avaient démontré la pertinence initiale de nos questions, de même, hélas, que les nombreux effets secondaires du vaccin H1N1 reconnus dans la littérature médicale, comme la narcolepsie(3).

      Avec la crise du coronavirus, nous assistons à une panique sans précédent à l’échelle du monde et aussi à des mesures inédites de restriction des libertés publiques, comme celles de déplacement et de rassemblement, pourtant garanties par notre Constitution.

      #vaccins #OMS

    • Alors que certains pays européens ont déjà entamé le processus de déconfinement, d’autres sont encore en pleine tourmente virale. Comment s’organiser pour donner une réponse coordonnée ? Pour tenter de le savoir, le médecin et chercheur Philippe Sansonetti est l’invité des Matins.
      https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/covid-19-ce-que-lon-sait-ce-quon-lon-ignore

      Ce mercredi, l’Union Européenne a défendu une approche coordonnée pour sortir du confinement, « indispensable » pour relancer l’économie sans mettre en péril la santé des citoyens. Elle a par ailleurs annoncé une conférence des donateurs pour financer un vaccin contre le coronavirus. Si certains ont déjà entamé le processus, comme le Danemark ou l’Autriche, d’autres planchent sur l’organisation du déconfinement : levée régionale, autorisation de reprise de certaines activités, réouverture des écoles… Face au casse-tête du déconfinement, quelle est la bonne stratégie à adopter, si tant est qu’il en existe une ? Quel rôle joue la découverte d’un vaccin dans la sortie de crise ? Quelles leçons retenir pour faire face aux virus émergents, auxquels nous faisons face depuis plusieurs décades

      # ?

  • L’ère du fichage généralisé, par François Pellegrini & André Vitalis (Le Monde diplomatique, avril 2018)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/04/PELLEGRINI/58551

    L’ère du fichage généralisé Au nom de la lutte contre l’usurpation d’identité (quelques centaines chaque année), le gouvernement français a autorisé en 2016 la création d’un mégafichier regroupant les données, notamment biométriques, de tous les titulaires d’une carte d’identité ou d’un passeport. Passée inaperçue dans le contexte sécuritaire actuel, cette décision ne pourrait que servir un éventuel régime autoritaire. Créée par simple décret le 28 octobre 2016, en plein état d’urgence, la base de données des (...)

    #CNIL #profiling #notation #bénéfices #biométrie #passeport #surveillance

  • #Immunity_passports' could speed up return to work after Covid-19

    “Immunity passports” for key workers could be a way of getting people who have had coronavirus back into the workforce more quickly, scientists and politicians in the UK have suggested.

    Researchers in Germany are currently preparing a mass study into how many people are already immune to the Covid-19 virus, allowing authorities to eventually issue passes to exclude workers from restrictive measures currently in place.

    The study, which is yet to finalise funding, would involve testing the blood of more than 100,000 volunteers for coronavirus antibodies from mid-April. The test would then be repeated at regular intervals on an accumulatively larger sample of the population, to track the pandemic’s progress.

    The shadow health secretary, Jonathan Ashworth, said: “Germany appears to be leading the way in the testing and we have much to learn from their approach. I’ve repeatedly called for more testing and contact tracing in the UK, and we should be looking at initiatives like this closely.”
    Coronavirus: the week explained - sign up for our email newsletter
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    The results of the German study, organised by the government’s public health body, the Robert Koch Institute, the German Centre for Infection Research, the Institute for Virology at Berlin’s Charite hospital and blood donation services, would make it easier to decide when and where schools in the country could reopen, and which people are safe to go back to work.

    “Those who are immune could be issued with a kind of vaccination pass that would for example allow them to exempted from restrictions on their activity,” said Gerard Krause, head of epidemiology at the Helmholtz Centre for Infection Research in Braunschweig. The German government has not yet officially commented on the proposal for such a certificate made by scientists.

    Dr Philippa Whitford, an SNP MP and former surgeon, said immunity passports could be used specifically for key workers in healthcare in the UK but would be difficult to roll out more widely across the country because of the level of administration needed.

    Whitford, who is also chair of the all-party parliamentary group for vaccines, said the length of time someone may have immunity after they have had Covid-19 was still largely unknown. Someone contracting Sars, which is also a coronavirus, did not have long-term immunity – potentially only up to a year after the infection.

    Prof Peter Openshaw, a member of the government’s new and emerging respiratory virus threats advisory group, said people who have recovered and test positive for coronavirus antibodies should no longer be infectious themselves and would be expected to have at least some immunity to the virus.

    He said the worse case scenario – based on what is known about immunity to coronaviruses that cause common colds – is that former patients would have only partial resistance for about three months.

    “It could be that this coronavirus causes a pretty robust immune response, which is durable and protective for much longer, maybe a year or even five years, but we don’t know because it’s a new virus,” he said.

    Immunity passports are a “reasonable provisional measure”, Openshaw said, but he stressed that people granted the passports would have to be kept under close observation to ensure they were not becoming reinfected.

    “In subsequent monitoring, it would be really important to determine whether those who do return to normal circulation are in fact protected,” he said.
    But Openshaw said it would be “highly inadvisable” to breach the government’s lockdown rules and intentionally risk infection.

    “Although there are risk factors for severity of illness and admission to intensive care, quite a high proportion who are being admitted are otherwise well and do not have those risk factors,” he said.

    “It would be putting your life at risk to try and catch it at the moment. It would be much better to adhere to social distancing and to wait for the vaccine.”

    https://www.theguardian.com/world/2020/mar/30/immunity-passports-could-speed-up-return-to-work-after-covid-19?CMP=sha
    #le_monde_d'après #passeport #frontière_mobile #frontières_mobiles #corps #contrôles_frontaliers #frontières #immunité #passeport_d'immunité #mobilité #Allemagne

    ping @reka @fil @mobileborders

  • Special Report : How ZTE helps Venezuela create China-style social control - Reuters
    https://www.reuters.com/article/us-venezuela-zte-specialreport-idUSKCN1NJ1TT

    Caracas (Reuters) - In April 2008, former Venezuelan President Hugo Chavez dispatched Justice Ministry officials to visit counterparts in the Chinese technology hub of Shenzhen. Their mission, according to a member of the Venezuela delegation, was to learn the workings of China’s national identity card program. Chavez, a decade into his self-styled socialist revolution, wanted help to provide ID credentials to the millions of Venezuelans who still lacked basic documentation needed for tasks (...)

    #ZTE #carte #CCTV #passeport #consommation #BigData #notation #santé #SocialCreditSystem (...)

    ##santé ##surveillance
    https://s3.reutersmedia.net/resources/r

  • En Turquie, les #universitaires subissent une répression d’ampleur inégalée

    Plus de 6 000 enseignants et chercheurs ont perdu leur poste à l’université ces dernières années, accusés, sans aucune explication, de « liens » ou « d’appartenance à un groupe terroriste ».

    #Tuna_Altinel, professeur de mathématiques à l’université Lyon 1, a été acquitté vendredi 24 janvier par le tribunal de Balikesir, une ville de la région de Marmara, en Turquie. Cet acquittement a eu lieu au terme d’un procès qui l’avait privé de ses élèves – il avait interdiction de quitter la Turquie – mais aussi de sa liberté, puisque le mathématicien a passé près de trois mois dans une prison turque, accusé de « propagande terroriste ».


    Même s’il a été acquitté, la décision ne doit pas faire oublier qu’au pays du président Recep Tayyip Erdogan, les universitaires subissent une répression d’ampleur inégalée.
    6 081 enseignants limogés

    En Turquie, 6 081 enseignants et chercheurs ont perdu leur poste à l’université ces dernières années. Ils ont tous été limogés, virés par décret dans les deux ans qui ont suivi le coup d’État manqué du 15 juillet 2016. Accusés, sans aucune explication, de « liens » ou « d’appartenance à un groupe terroriste ». Une partie d’entre eux (407, précisément) le savent : ils ont été punis pour avoir signé, en janvier 2016, une #pétition réclamant l’arrêt des violences dans le sud-est de la Turquie à majorité kurde. La plupart – et c’était le cas du mathématicien Tuna Altinel, qui affrontait en fait deux procès – ont été jugés pour « #propagande_terroriste » à cause de cette signature.

    Sauf qu’il y a six mois, le 26 juillet 2019, la #Cour_constitutionnelle turque a donné raison à ces « #universitaires_pour_la_paix », ainsi qu’ils se désignent eux-mêmes. Et pourtant, ils restent bannis de l’#enseignement_supérieur... alors qu’ils ont finalement été acquittés ! Or, être limogé, en Turquie, cela veut dire perdre son salaire, ses droits à la sécurité sociale et à la retraite, et toute possibilité d’enseigner à nouveau dans le public ou le privé. Ils n’ont plus qu’un seul recours : une commission d’état d’urgence, qui traîne à se prononcer pour finalement, souvent, rejeter les requêtes.

    Un « sentiment d’insécurité »

    Ces situations sont très difficiles pour ces enseignants, professionnellement et personnellement. C’est ce que raconte Hülya Dinçer. Cette francophone a été limogée en février 2017, alors qu’elle venait juste de terminer son doctorat en droit à l’université publique Marmara. Depuis quelques jours, la jeune femme travaille à nouveau au sein d’un Institut de recherche européen à Istanbul. Mais elle ne s’en cache pas : les trois dernières années ont été éprouvantes.

    C’est très difficile de se concentrer et de rester motivé pour la recherche dans une situation où vous êtes complètement privé de statut de chercheur, où vous n’avez aucune légitimité institutionnelle… Ce sentiment d’#insécurité quant à l’avenir me rend émotionnellement très fragile.

    Cette répression qui frappe les universitaires turcs provoque-t-elle ce qu’on pourrait appeler une « fuite des cerveaux » vers des pays plus accueillants ? Non, parce qu’être limogé, en Turquie, cela signifie aussi que votre #passeport est annulé. Vous ne pouvez pas quitter le pays, sauf à bénéficier d’une autre nationalité. C’est le cas de #Hülya_Dinçer. Grâce à sa double nationalité turco-bulgare, elle a pu se rendre à Paris dans le cadre d’une bourse post-doctorale accordée par le #programme_Pause, programme de soutien aux universitaires en danger instauré par le #Collège_de_France. Elle y est restée un an et huit mois.

    Cette liberté retrouvée n’a pas pour autant été une parenthèse enchantée : « Quand vous partez, certes vous pouvez travailler et vous avez la tranquillité d’esprit et les moyens de faire votre recherche, mais vous êtes beaucoup plus isolé ». Selon elle, « il y a une #solidarité en Turquie entre les universitaires, un soutien régulier qui vous permet de survivre, de garder espoir. Ça m’a beaucoup manqué et c’est une des raisons pour lesquelles j’ai toujours voulu rentrer. »

    Depuis quelques mois, certains universitaires limogés peuvent déposer une requête auprès du ministère de l’Intérieur pour tenter de récupérer leur passeport. Une requête à l’issue très incertaine. Mais c’est la seule avancée concrète en trois ans et demi pour ces milliers d’enseignants turcs.

    https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/en-direct-du-monde/en-turquie-les-universitaires-subissent-une-repression-dampleur-inegale

    #université #Turquie #répression #terrorisme

  • A Dakar, l’immigration s’invite dans les débats entre gouvernements français et sénégalais

    Après une longue séquence polémique dans l’hexagone, le thème de l’immigration s’est invité dimanche au 4e séminaire intergouvernemental entre la France et le Sénégal à Dakar, où Edouard Philippe est arrivé pour s’entretenir aussi avec le président Macky Sall de la lutte antijihadiste au Sahel.

    Deux ans après la dernière édition de ces rencontres de haut niveau, à Matignon, M. Philippe et six de ses ministres sont arrivés dimanche dans la capitale sénégalaise pour nourrir la relation « singulière » entre les deux pays, dixit le chef du gouvernement.

    Quatre feuilles de route sont sur la table de ce séminaire : elles portent sur les enjeux de sécurité et de défense ; l’éducation, la jeunesse et la formation ; l’émergence du Sénégal ; la mobilité et la migration.

    Sept semaines après un débat au Parlement français sur l’immigration voulu par Emmanuel Macron, qui a notamment abouti à de nouvelles mesures concernant l’offre de soins et la future instauration de quotas d’immigration professionnelle, l’issue des négociations entre les deux gouvernements sera attendue.

    « La migration doit être choisie et non subie, telle est notre conviction », a résumé M. Philippe, qui a été accueilli à la mi-journée par M. Sall au palais présidentiel.

    Selon Matignon, « la pression venant du Sénégal », pays à la fois de départ et de transit, « reste élevée » sur l’immigration irrégulière, alors que le pays est jugé « sûr ».

    « Le Sénégal est au 15e rang des nationalités interpellées pour les 9 premiers mois de l’année 2019 », assure-t-on encore de même source, tout en notant que les demandes d’asile ont augmenté de « plus de 50% » l’an passé.

    Parmi les leviers dont dispose la France, l’aide publique au développement, dont le budget total doit atteindre 0,55% du PIB en 2022. Environ 2 milliards d’euros de cette aide ont été distribués au Sénégal depuis 2007 : des « efforts » qui doivent « produire des résultats sur l’immigration irrégulière », souligne Matignon.

    « La coopération entre nos deux pays est bonne mais elle peut encore s’améliorer dans la logique d’engagement réciproque », a insisté M. Philippe dimanche.

    Concernant l’immigration légale, Matignon salue la « vraie dynamique », « de l’ordre de 7% », d’admission d’étudiants sénégalais (12.500 en 2019) dans l’enseignement supérieur français.

    – Trois patrouilleurs vendus -

    M. Philippe a aussi mis en avant dimanche son souhait « d’augmenter le nombre de passeports talents », réservés aux étrangers disposant de certaines qualifications, « et de visas de circulation de longue durée ». Il s’est aussi engagé à réduire de moitié dès début 2020 les délais de traitement des demandes de visas.

    Sur le volet économique, alors que la France est le premier partenaire commercial et le premier investisseur étranger au Sénégal, un accord a été signé pour la vente de trois patrouilleurs hauturiers du groupe français Kership. Un contrat de plusieurs centaines de millions d’euros qui se double de la vente de missiles du groupe européen basé en France MBDA.

    La cérémonie comportera une dimension symbolique avec la restitution du sabre d’El Hadj Oumar Tall, un chef de guerre et érudit musulman qui a conquis au XIXe siècle un immense territoire à cheval sur le Sénégal, la Guinée et le Mali, et a lutté contre l’armée coloniale française.

    « Comment ne pas voir également dans ce sabre le sang que les tirailleurs sénégalais ont versé au côté des soldats français pour défendre notre pays », a souligné M. Philippe.

    Dans un contexte sécuritaire très dégradé au Sahel marqué par plusieurs attaques jihadistes, les questions militaires rebondiront lundi lors de l’ouverture du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique.

    Le Sénégal, qui partage des frontières avec la Mauritanie et le Mali, « joue un rôle très important de c ?ur de réseau », estime-t-on à Matignon. Alors que les attaques menacent de se propager, le Sénégal, membre de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma), fait office de « pôle de stabilité ».

    « Les terribles événements survenus au Mali depuis le début du mois de novembre montrent que les groupes qui se revendiquent de l’Etat islamique résistent encore et qu’il ne faut pas baisser la garde », a averti M. Philippe dimanche.

    Et Dakar, qui doit porter l’effectif de son armée de terre de 20.000 à 30.000 hommes d’ici à 2025 « a vocation à faire partie du partenariat pour la sécurité et la stabilité (au Sahel) annoncé lors du G7 de Biarritz » en août, dont « les modalités sont en cours d’élaboration », ajoute-t-on à Matignon. A ce titre, le Sénégal pourra apporter un soutien aux forces du G5 Sahel (Mali, Niger, Mauritanie, Tchad et Burkina Faso).

    https://www.courrierinternational.com/depeche/dakar-senegal-et-france-saccordent-pour-lutter-contre-limmigr

    #externalisation #asile #migrations #réfugiés #externalisation #France #Sénégal #migration_choisie #migration_subie #pays_sûr #développement #étudiants #étudiants_sénégalais #passeports_talents #visas

    ajouté à la métaliste sur le lien entre migrations et développement :
    https://seenthis.net/messages/811609

  • Reconnaissance faciale : la résistance s’organise
    https://www.france24.com/fr/20191018-tech24-reconnaissance-faciale-alicem-visage-liberte-rgpd-cnil-qua

    Vous connecter aux impôts, à la sécurité sociale ou encore à la caisse de retraite grâce à votre visage : en France, ce sera possible dès janvier 2020. Une première en Europe. Mais la reconnaissance faciale n’est pas du goût du tout le monde. De Paris à Hong Kong, en passant par San Francisco, associations, artistes et startups organisent la résistance. Quadrature du Net dénonce notamment une banalisation du recours à l’identification faciale. Son juriste, Martin Drago, nous en dit plus. La France va (...)

    #Alicem #CCTV #smartphone #biométrie #vidéo-surveillance #facial #passeport_électronique #reconnaissance #surveillance (...)

    ##LaQuadratureduNet

  • Le #passeport, technologie de capture - La Vie des idées
    http://www.laviedesidees.fr/Le-passeport-technologie-de-capture.html
    https://laviedesidees.fr/IMG/arton4566.png?1572599786

    Alors que cela fait près de vingt ans qu’est paru The invention of passport, inaugurant l’ouverture d’un champ nouveau d’investigation historique consacré aux pratiques d’identification des personnes – champ qui s’est depuis largement développé, en France notamment avec les travaux de chercheurs comme Vincent Denis, Ilsen About ou Pierre Piazza [1] –, l’ouvrage vient de faire l’objet d’une réédition augmentée d’un dernier chapitre qui nous porte jusqu’aux frontières de notre propre actualité. En croisant, comme l’indique le sous-titre de l’ouvrage, les questions de la surveillance, de la citoyenneté et de l’État, le sociologue et historien américain John C. Torpey examine les conditions d’émergence de ce qui apparaît aujourd’hui comme l’outil indispensable de reconnaissance d’un individu en dehors du territoire dont il porte la nationalité : le passeport. Au-delà d’un simple outil de contrôle, le passeport agit comme acte de reconnaissance, par un État, de la qualité de ressortissant de l’individu à qui il est délivré. Ni strictement linéaire ni strictement comparatiste, l’analyse proposée tient le pari ambitieux de tirer de la singularité de contextes d’élaboration de pratiques de contrôle des mouvements de populations aussi différents que ceux de la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni ou encore des États-Unis, un ensemble de déclinaisons historiques du gouvernement des mobilités.

    #contrôle #visa #passeport #circulation #mobilité

    • Voir aussi cet article de #Jouni_Häkli :
      The Border in the Pocket : The Passport as a Boundary Object
      https://link.springer.com/chapter/10.1057/9781137468857_5

      Ici des citations...

      Häkli 2015 - The border in the pocket : passport as a boundary object

      The paper first traces the history of passport as part of a growing global mobility regime, with the latest twist of added biometrical technologies to ensure positive identification. This history is shown to be a development towards the universalization of passport as a document, and passport checking as a border control practice during the 20th century. Rather than diminishing the significance of proven identity, loosening border control within the Schengen area and similar zones of free movement has underscored the role of boundaries and border control in regulating mobility to and from these territories. (Häkli, 2015)

      The number of international border crossings related to corporeal travel has grown for decades. While no uniform statistical information exists, estimates of the contemporary volume exceed two billion annually (Koslowski 2011). Most of the growth in global mobility has come from business and leisure travel, international migration and movement for refugee and asylum. As one indicator of this growth, air travel has expanded year by year with short periods of economic recession and fear of terrorism as the main exceptions in the trend. According to the statistics provided by International Air Transport Association (IATA), the total number of domestic and international airline passengers has grown from 1.81 billion in 2003 to 2.97 billion in 2012, and for 2013 the number is estimated to exceed 3 billion (IATA 2013). Political reactions to the growth of global mobility reflect the nature of travelling at hand. Most countries are very interested in maintaining high levels of business and leisure travel as these are directly connected to economic growth and tourism industry (Edgell et al. 2008). However, at the same time many countries are developing selective migration policies that favor highly educated and skilled workforce while preventing the entrance of irregular migrants. Refugees and asylum seekers represent yet another form of global mobility that demands policy measures attuned to the specific circumstances of forced displacement (Leitner 1997; Van Houtum & Pijpers 2007). (Häkli, 2015)

      Treaties such as the Central America Four Agreement or the Schengen Agreement have made travelling between the signatory countries very easy, but for those seeking to enter these zones of free mobility the border checks are as strict as ever (Walters 2002). As scholars studying contemporary patterns of mobility have aptly pointed out, these routines do not treat passengers equally (e.g. Lyon 2002; Graham & Wood 2003; Paasi 2013). In particular the heightened attention to air travel security after the 9/11 has led into the adoption of security measures and technologies that aim at screening passenger flows so as to detect people who fulfill the criteria of “high-risk traveler” (Salter 2004, 77). These procedures are not neutral or innocent as the criteria by definition reflect certain assumptions on what skin colors, ethnicities, nationalities, past travel patterns, places of origin, destinations, and behavioral traits count as indicating terrorism risk (Adey 2003). (Häkli, 2015)

      Cresswell 2010: “Broadly speaking, the scale of regulation for mobility has moved in the past 500 years or so from the local to the global. While mobility of the poor was always a problem for those high up, it was a more local problem in feudal Europe … By the end of the 19th century the nation-state had a monopoly on the means of legitimate movement and … [n]ow we are in a new phase of mobility regulation where the means of legitimate movement is increasingly in the hands of corporations and transnational institutions. The United Nations and the European Union, for instance, have defined what counts and what does not account as appropriate movement”. (Cresswell
      2010, 27). (Häkli, 2015)

      Even with the scale of mobility expanded and speeded up, key element in this regime is states’ cooperation in identifying and regulating moving bodies (Cresswell 2010). (Häkli, 2015)

      While the origins of the passport cannot be traced back to a nascent “travel regime”, it certainly has developed as a response to practical problems from early on. The precursor to passport was a “safe-conduct pass” (sauf-conduit or guidaticum) that rulers begun to issue in the 13th century as a protective measure to merchants, diplomats and other passengers who needed to travel outside or into the realm of the sovereign (Mau et al. 2012). (Häkli, 2015)

      These early travel documents served purposes beyond the safety of their bearers. In reducing risks to travelers and goods they facilitated the expansion of trade and the intensification of diplomatic ties both of which were instrumental to the consolidation of the territorial state system (Torpey 2000). In this regard passport and its precursors have been developed as solutions to practical problems, such as the sovereign’s need to accumulate wealth, and the travelling elites to conduct their business. (Häkli, 2015)

      Over time and especially in the aftermath of major wars the passport gained new functions tied less to the practicalities of safe travel and more to the territorial states’ concern with national security. Whereas the 19th century witnessed a development from the co-existence of variegated policies regarding the regulation of mobility in different countries toward a period of liberalist tendencies and the abolishment of passport in many countries after the mid-19th century, the First World War marked a turn towards contemporary security-centered functions and practices (Torpey 2000). (Häkli, 2015)

      A major step towards an international mobility regime was taken in 1920 in a League of Nations Conference on Passports, Customs Formalities and Through Tickets, motivated by the member states’ twin desire of at once fostering international mobility and national security. Passports and border control procedures were mainly seen as a temporary but necessary measure to stabilize the post-war world political scene (Salter 2003). Yet, despite the liberalist spirit of the interwar period that was strongly geared towards abolishing all restrictions to travel as detrimental to economic recovery and growth, once established the international passport regime was never lifted. (Häkli, 2015)

      In practice this meant that a growing number of states begun to require a passport as a means of personal identification from all travelers seeking to enter the country. This change coincided with the expansion of tourism and travelling in the early 20th century and was not greeted with pleasure among international travelers, many of whom still at that time were members of the upper social strata (Löfgren 1994). (Häkli, 2015)

      Because the passport is a proof of nationality as much as of personal identity, it begun to project travelers under a “nationalizing gaze” and thus was instrumental in naturalizing the idea of borders and territorial belonging (Löfgren 1999, 11). (Häkli, 2015)

      Governments asserted their right to control movement across their boundaries and used passports as a legal device to “embrace” private individuals, and a technique for “nationalizing” them as citizens (Torpey 2001, 6). Passport became an instrument of nationalization in that the control of mobility applied not only to foreign travelers but citizens as well (Salter 2003). (Häkli, 2015)

      The newly permanent attention that passport gave to nationality after the First World War helped consolidate the now taken-for-granted bondage between nationality, citizenship rights and territorial residence. (Häkli, 2015)

      Passport was, as it still is, first and foremost a travel document needed by those who cross international borders for one or another reason. When thinking of global mobility comprising business travel, tourism, and voluntary and forced migration, it is the vast expansion of leisure travel after the Second World War that has most increased the number of people facing what Löfgren (1999) terms “new forms of anxiety” related to border crossing. The passports are carefully and suspiciously scrutinized and hence “[p]eople cross the border like a criminal under surveillance. Who are you, is this passport photo really you? Are you quite sure you have nothing to declare?” (Löfgren 1999, 10-11). (Häkli, 2015)

      If passport once was a document that granted its holder specific privileges, protection, and place above reasonable doubt, with the securitization of international travel it has come to symbolize suspicion that targets all travelers (Adey 2009; Muller 2011; Prokkola & Ridanpää 2014). (Häkli, 2015)

      Even though the presence of the traveler is still needed for the machine-operated validation of biometric passports, it is the passport as a mobile object that actually performs the task of certifying that the traveler is who she or he claims to be – human border guards are no longer a necessity. Passport, thus, represents in its own right the unique body and individuality of its holder while being a generally recognized and internationally valid travel document. (Häkli, 2015)

      As Salter (2008) aptly points out, the travelers’ anxiety or unease that characterizes border control situations is the direct consequence of the de facto institutionally embedded discretionary powers that border guards hold as representatives of the sovereign power of the state (see also Romero 2006). This power is largely based on the border agents’ need to pass a quick judgment on each traveler under pressure caused by uncertainty concerning the traveler’s intentions. Although the decision to admit or exclude is seemingly systematized by legislation, international treaties, and administrative regulations, in reality the situations at the border are so complex and manifold that no uniform policy can abolish the discretionary power at play in border control (Salter 2008, 376). (Häkli, 2015)

      This discretionary use of sovereign power is effectively obscured by the fact thatmost travelers with a valid passport never encounter any trouble in border crossing. For the ‘mobile citizens’ the passport functions as a problem-solving boundary object that does the work of communication between them and the representatives of the sovereign at the border, with maybe only a slight feeling of anxiety as a reminder of the uncertainty that pertains to the situation (Löfgren 1999; Häkli 2007). However, for those whose entry is denied the sovereign power to expel is excruciatingly tangible and the passport they possibly hold is deprived of its function as a boundary object. (Häkli, 2015)

      This use of sovereign discretion can turn passport from a problem solver into a problem in itself – from a world-bridging boundary object into what could be called a ‘border object’ that functions as its opposite. As a border object the revoked passport prohibits communication and curbs the autonomy of its holder, thus revealing the way we are ultimately “all made objects of the decision of the sovereign” (Salter 2008, 378). New technologies may introduce some changes into the ways in which passports are checked by humans and machines, but they will not change the fact that in a passport we carry the border in our pocket, a border that the sovereign may choose to enforce upon us. (Häkli, 2015)

  • Greece to Offer Limited Number of Citizenships to Major Real Estate Investors

    The Greek government plans to introduce a limited citizenship-granting scheme to non-EU nationals who wish to invest more than €2 million in the country’s real estate market, it was disclosed on Thursday.

    According to media reports, Greek authorities are reviewing ways to introduce a mechanism similar to the ”Golden Visa” plan which currently grants a five-year residency permit to non-EU nationals who buy Greek properties worth more than €250,000.

    According to the same reports, when this program is launched, it will offer a limited number of citizenships, most likely up to two hundred per annum.

    The scheme will incorporate strict terms, among which will be the obligation of the investor to become a permanent resident of Greece.

    Additionally, the investor will have to pay at least €2 million to a Greek bank account upfront.

    This mechanism will also grant citizenship to the partner, children or parents of the investor.

    Up until now, the United Kingdom, the Netherlands, Cyprus, Malta, and Bulgaria are the only EU member states to grant citizenship to large-scale real estate investors.

    The Greek scheme will be almost identical to that of Cyprus in terms of its conditions.

    Similar programs are understandably extremely popular among wealthy investors, particularly the Chinese and Russians, mainly because by obtaining citizenship in an EU member state, they automatically become EU citizens.

    This grants them the right to freely work and reside anywhere across Europe.

    For this reason, the EU Commission regularly scrutinizes these programs, in an effort to avert incidents of money laundering and criminal activities which may be hidden behind such schemes.

    https://greece.greekreporter.com/2019/09/12/greece-to-offer-limited-number-of-citizenships-to-major-real-e
    #citoyenneté #passeport #Grèce #citoyenneté_en_vente #investissements #immobilier #business #vente #riches #richesse #vente_de_passeports #passeports

    La Grèce comme #Malte :
    https://seenthis.net/messages/688041
    (et peut-être d’autres pays dont je ne me rappelle plus...)

  • «Libertà di movimento: Quanto vale un passaporto europeo ? – VoxEurop (italiano)

    Come si valuta la libertà di viaggiare nel mondo? Il Passport Index di Henley & Partners è uno dei metodi più usati per valutare la forza del passaporto di un paese e – di conseguenza – la libertà di movimento dei suoi cittadini.»

    https://voxeurop.eu/it/2019/libert-di-movimento-5123637
    https://voxeurop.eu/files/images/article/identity_enrico_bertuccioli.jpeg

    #passaport #eu

  • Eritrea in caduta libera sui diritti umani

    L’Eritrea di #Isaias_Afewerki è oggi uno dei peggiori regimi al mondo. Dove la guerra con l’Etiopia è usata per giustificare un servizio militare a tempo indeterminato. E dove avere un passaporto è quasi un miraggio. Gli ultimi attacchi sono stati rivolti agli ospedali cattolici.

    Il rispetto dei diritti umani in Eritrea è solo un ricordo che si perde nei tempi. La lista di violazioni è lunga e gli esempi recenti non mancano. L’ultima mossa del regime di Isaias Afewerki, al potere dal 1991, è stata quella di ordinare la chiusura dei centri sanitari gestiti dalla Chiesa cattolica nel paese, responsabile di una quarantina tra ospedali e scuole in zone rurali che garantiscono sanità e istruzione alle fette più povere della popolazione. Ebbene, qualche giorno fa in questi luoghi si sono presentati militari armati che hanno sfondato porte e cacciato fuori malati, vecchi e bambini. E preteso l’esproprio coatto degli immobili.

    Il 29 aprile, quattro vescovi avevano chiesto di aprire un dialogo con il governo per cercare una soluzione alla crescente povertà e mancanza di futuro per il popolo. Mentre il 13 giugno sono stati arrestati cinque preti ortodossi ultrasettantenni.

    Daniela Kravetz, responsabile dei rapporti tra Nazioni Unite e Africa, ha riportato che il 17 maggio «trenta cristiani sono stati arrestati durante un incontro di preghiera, mentre qualche giorno prima erano finiti in cella 141 fedeli, tra cui donne e bambini». L’Onu chiede ora che «con urgenza il Governo eritreo torni a permettere la libera scelta di espressione religiosa».

    Guerra Eritrea-Etiopia usata come scusa per il servizio militare a tempo indeterminato

    L’ex colonia italiana ha ottenuto di fatto l’indipendenza dall’Etiopia nel 1991, dopo un conflitto durato trent’anni. E nonostante la recente distensione tra Asmara e Addis Abeba, la guerra tra le due nazioni continua a singhiozzo lungo i confini.

    Sono ancora i rapporti con la vicina Etiopia, del resto, ad essere usati dal dittatore Afewerki per giustificare l’imposizione del servizio militare a tempo indeterminato. I ragazzi, infatti, sono arruolati verso i 17 anni e il servizio militare può durare anche trent’anni, con paghe miserabili e strazianti separazioni. Le famiglie si vedono portare via i figli maschi senza conoscerne la destinazione e i ragazzi spesso non tornano più.

    Le città sono prevalentemente abitate da donne, anziani e bambini. E per chi si oppone le alternative sono la prigione, se non la tortura. Uno dei sistemi più usati dai carcerieri è la cosiddetta Pratica del Gesù, che consiste nell’appendere chi si rifiuta di collaborare, con corde legate ai polsi, a due tronchi d’albero, in modo che il corpo assuma la forma di una croce. A volte restano appesi per giorni, con le guardie che di tanto in tanto inumidiscono le labbra con l’acqua.

    Eritrea: storia di un popolo a cui è vietato viaggiare

    l passaporto, che solo i più cari amici del regime ottengono una volta raggiunta la maggiore età, per la popolazione normale è un miraggio. Il prezioso documento viene consegnato alle donne quando compiono 40 anni e agli uomini all’alba dei 50. A quell’età si spera che ormai siano passate forza e voglia di lasciare il paese.

    Oggi l’Eritrea è un inferno dove tutti spiano tuttti. Un paese sospettoso e nemico d chiunque, diventato sotto la guida di Afewerki uno dei regimi più totalitari al mondo, dove anche parlare al telefono è rischioso.

    E pensare che negli anni ’90, quando l’Eritrea si separò dall’Etiopia, era vista come la speranza dell’Africa. Un paese attivo, pieno di potenziale, che si era liberato da solo senza chiedere aiuto a nessuno. Il mondo si aspettava che diventasse la Taiwan del Corno d’Africa, grazie anche a una cultura economica che gli altri stati se la sognavano.

    L’Ue investe in Etiopia ed Eritrea

    L’Unione europea sta per erogare 312 milioni di euro di aiuti al Corno d’Africa per la costruzione di infrastrutture che consentiranno di far transitare merci dall’Etiopia al mare, attraversando quindi l’Eritrea. Una decisione su cui ha preso posizione Reportes sans frontières, che chiede la sospensione di questo finanziamento ad un paese che, si legge in una nota, «continua a violare i diritti umani, la libertà di espressione e e di informazione e detiene arbitrariamente, spesso senza sottoporli ad alcun processo, decine di prigionieri politici, tra cui molti giornalisti».

    Cléa Kahn-Sriber, responsabile di Reporter sans frontières in Africa, ha dichiarato essere «sbalorditivo che l’Unione europea sostenga il regime di Afeweki con tutti questi aiuti senza chiedere nulla in cambio in materia di diritti umani e libertà d’espressione. Il regime ha più giornalisti in carcere di qualsiasi altro paese africano. Le condizioni dei diritti umani sono assolutamente vergognose».

    La Fondazione di difesa dei Diritti umani per l’Eritrea con sede in Olanda e composta da eritrei esiliati sta intraprendendo azioni legali contro l’Unione europea. Secondo la ricercatrice universitaria eritrea Makeda Saba, «l’Ue collaborerà e finanzierà la #Red_Sea_Trading_Corporation, interamente gestita e posseduta dal governo, società che il gruppo di monitoraggio dell’Onu su Somalia ed Eritrea definisce coinvolta in attività illegali e grigie nel Corno d’africa, compreso il traffico d’armi, attraverso una rete labirintica multinazionale di società, privati e conti bancari». Un bel pasticcio, insomma.

    Pericoloso lasciare l’Eritrea: il ruolo delle ambasciate

    Chi trova asilo in altre nazioni vive spiato e minacciato dai propri connazionali. Lo ha denunciato Amnesty International, secondo cui le nazioni dove i difensori dei diritti umani eritrei corrono i maggiori rischi sono Kenya, Norvegia, Olanda, Regno Unito, Svezia e Svizzera. Nel mirino del potere eritreo ora c’è anche un prete candidato al Nobel per la pace nel 2015, Mussie Zerai.

    «I rappresentanti del governo eritreo nelle ambasciate impiegano tutte le tattiche per impaurire chi critica l’amministrazione del presidente Afewerki, spiano, minacciano di morte. Chi è scappato viene considerato traditore della patria, sovversivo e terrorista».

    In aprile il ministro dell’Informazione, #Yemane_Gebre_Meskel, e gli ambasciatori di Giappone e Kenia hanno scritto su Twitter post minacciosi contro gli organizzatori e i partecipanti ad una conferenza svoltasi a Londra dal titolo “Costruire la democrazia in Eritrea”. Nel tweet, #Meskel ha definito gli organizzatori «collaborazionisti».

    Non va meglio agli esiliati in Kenya. Nel 2013, a seguito del tentativo di registrare un’organizzazione della società civile chiamata #Diaspora_eritrea_per_l’Africa_orientale, l’ambasciata eritrea ha immediatamente revocato il passaporto del presidente e co-fondatore, #Hussein_Osman_Said, organizzandone l’arresto in Sud Sudan. L’accusa? Partecipare al terrorismo, intento a sabotare il governo in carica.

    Amnesty chiede quindi «che venga immediatamente sospeso l’uso delle ambasciate all’estero per intimidire e reprimere le voci critiche».

    Parlando delle ragioni che hanno scatenato l’ultimo atto di forza contro gli ospedali, padre Zerai ha detto che «il regime si è giustificato facendo riferimento a una legge del 1995, secondo cui le strutture sociali strategiche come ospedali e scuole devono essere gestite dallo stato».

    Tuttavia, questa legge non era mai stata applicata e non si conoscono i motivi per cui all’improvviso è cominciata la repressione. Padre Zerai la vede così: «La Chiesa cattolica eritrea è indipendente e molto attiva nella società, offre supporto alle donne, sostegno ai poveri e ai malati di Aids ed è molto ascoltata». A preoccupare il padre, e non solo lui, sono ora «il silenzio dell’Unione europea e della comunità internzionale. Siamo davati a crimini gravissimi e il mondo tace».

    https://www.osservatoriodiritti.it/2019/07/04/eritrea-news-etiopia-guerra
    #droits_humains #Erythrée #COI #Afewerki #service_militaire #guerre #Ethiopie #religion #passeport #torture #totalitarisme #dictature #externalisation #UE #EU #aide_au_développement #coopération_au_développement #répression #Eglise_catholique

  • Runaway Saudi sisters call on #Google and #Apple to pull ’inhuman’ woman-monitoring app

    Two runaway Saudi sisters on Wednesday urged Apple and Google to pull an “inhuman” app allowing men to monitor and control female relatives’ travel as it helped trap girls in abusive families.

    Maha and Wafa al-Subaie, who are seeking asylum in Georgia after fleeing their family, said Absher – a government e-services app – was bad for women as it supported Saudi Arabia’s strict male guardian system.

    “It gives men control over women,” said Wafa, 25. “They have to remove it,” she added, referring to Google and Apple.

    #Absher, which is available in the Saudi version of Google and Apple online stores, allows men to update or withdraw permissions for female relatives to travel abroad and to get SMS updates if their passports are used, according to researchers.

    Neither company was immediately available to comment. Apple’s chief executive Tim Cook said in February that he had not heard of Absher but pledged to “take a look at it”.

    A free tool created by the interior ministry, Absher allows Saudis to access a wide range of government services, such as renewing passports, making appointments and viewing traffic violations.

    Saudi women must have permission from a male relative to work, marry and travel under the ultra-conservative Islamic kingdom’s guardianship system, which has faced scrutiny following recent cases of Saudi women seeking refuge overseas.

    The al-Subaie sisters, who stole their father’s phone to get themselves passports and authorisation to fly to Istanbul, said they knew of dozens of other young women who were looking to escape abusive families.

    Tech giants could help bring about change in Saudi Arabia if they pulled Absher or insisted that it allows women to organise travel independently – which would significantly hamper the guardianship system - they said.

    “If [they] remove this application, maybe the government will do something,” Wafa said.

    The sisters’ plea added to growing calls from rights groups, diplomats and US and European politicians for the app to be removed from online stores.

    United Nations human rights chief Michelle Bachelet said on Wednesday that she had asked tech companies in Silicon Valley “tough questions” this month about the “threats” posed by apps like Absher.

    “Technology can, and should, be all about progress. But the hugely invasive powers that are being unleashed may do incalculable damage if there are not sufficient checks in place to respect human rights,” she said in a statement.

    A Saudi teen received global attention and ultimately an offer of asylum in Canada when she refused to leave a Thai airport hotel in January to escape her family. Two other Saudi sisters who hid in Hong Kong for six months were granted visas in March to travel to a third country.

    “Increasing cases of women fleeing the country are indicative of the situation of women in Saudi Arabia,” said Lynn Maalouf, Middle East research director for rights group Amnesty International.

    “Despite some limited reforms, [they] are inadequately protected against domestic violence and abuse and, more generally, are discriminated against.”

    Saudi Crown Prince Mohammed bin Salman has introduced reforms, such as lifting the driving ban for women, and indicated last year that he favoured ending the guardianship system. But he has stopped short of backing its annulment.

    Western criticism of the kingdom has sharpened with the trial of 11 women activists who said last month that they had been tortured while in detention on charges related to human rights work and contacts with foreign journalists and diplomats.

    The public prosecutor has denied the torture allegations and said the women had been arrested on suspicion of harming Saudi interests and offering support to hostile elements abroad.

    https://www.theguardian.com/world/2019/apr/25/runaway-saudi-sisters-call-for-inhuman-woman-monitoring-app-absher-to-b
    #contrôle #hommes #surveillance #femmes
    #liberté #asile #migrations #réfugiés #Arabie_Saoudite #femmes #technologie #domination_masculine #fuite #contrôles_frontaliers #frontières #passeport

    ping @reka