• Panthère Première » Le dilemme de Cologne
    https://pantherepremiere.org/texte/le-dilemme-de-cologne

    Été « burkini », bar de Sevran, femmes « en voie de disparition » à La Chapelle… Le débat public mêle allègrement féminisme instrumentalisé et racisme décomplexé. Entre le marteau et l’enclume, quel espace politique pour les femmes racisées ?

    Texte paru dans le numéro 1 de Panthère Première à l’automne 2017
    #féminisme #racisme #femme #islam #arabe #paternalisme #patriarcat


  • https://offensivesonore.blogspot.com/2018/07/cartographie-de-lislamo-gauchisme.html

    Cartographie de l’Islamo-Gauchisme

    Emission du 20 juillet 2018, nous recevons @lieuxcommuns pour parler une nouvelle fois de l’islamo-gauchisme avec la sortie d’une infographie qui permet de visibiliser cette mouvance. Le phénomène islamo-gauchiste semble paradoxal : une partie de la gauche et de l’extrême-gauche soutiennent l’extrême-droite musulmane. C’est pourtant la convergence construite entre les héritiers des totalitarismes marxistes et la montée du totalitarisme islamique. Ils en reprennent méthodes de propagande, schémas victimaires, idéologies complotistes, certitude d’être dans le Sens de l’Histoire, volonté d’instaurer le Bien sur Terre en luttant contre le Mal, par tous les moyens...

    #audio #radio #offensive_sonore #radio_libertaire #audio #islamismes #islamogauchisme #islamophobie #islam #gauchisme #religion#complaisance #paternalisme #lieux_commun #urss #postmodernisme #Islam #Politique #Religion #Houria_Bouteldja #Daniel_Obono #Edwy_Plenel #ccif #Alain_Soral #Rokaya_Diallo #Médine #Tariq_Ramadan #lamanifpourtous #extrème-droite #musulmans



  • Débarquer avec son staff de costards-cravates, ses trois bodyguards, deux caméras de télévision, et gronder publiquement un enfant, c’est pas nouveau : c’est un incontournable de la communication politique. Dans la tête du peigne-cul cravaté, ça semble un moyen de se montrer en leader à l’autorité naturelle, une figure du père sévère mais juste… mise en scène de posture morale qu’on commentera en boucle dans les talk-show.

    Alors que c’est rien qu’un adulte en parfaite situation de domination, qui gronde un gamin qu’il ne connaît pas et qui n’en peut mais.

    Ce qu’on ne voit jamais dans ces séances déjà navrantes, c’est le moment où l’élu/candidat se tourne vers son équipe, interroge « c’est bon, l’image ça va, le son on m’entend bien ? ». Alors coco tu m’expédies ça à TF1 et tu me le postes sur Twitter.

    Mais pourquoi en 2018, gronder un enfant en affichant un paternalisme gerbant est encore considéré comme un message politique positif ?

    #paternalisme

    • Mais pourquoi en 2018, gronder un enfant en affichant un paternalisme gerbant est encore considéré comme un message politique positif ?

      On évolue pas la dessus, on est toujours des grosses merdes patriarcales.

    • Oui Meg, c’est bien ça qui me choque. Pas le fait assez banal de la mise en scène télévisuelle, mais la mise en scène d’une posture patriarcale, le politicien qui se représente en père sévère mais juste, au motif que ce serait ce que l’« opinion » attend d’un élu.

    • Hier j’écoutait des conferences sur la génétique et ce qui semblait se dégagé c’est que les cultures patrilocales et/ou patrilinéaires (qui représentent 90% des cultures humaines) sont bien plus fascistes, autoritaires, rigides, cohercitive, violentes, oppressives que les cultures matrilocales et/ou matrilinéaires. En matrilocales/matrilinéaire on accepte un peu toutes les configurations.

      Le fait que les males humains (et non humains) veuillent etre certains d’avoir une décendance issu de leur jus de couille est manifestement une clé du problème. Le seul moyen pour les males d’etre certains de leur paternité c’est de faire chier tout ce qui respir sur cette planète. A mon avis il faut considerer les pères génétiques comme les derniers des trouduc. Il est temps de valorisé les pères qui élèvent des enfants qui ne portent pas leur ADN, ni leur nom, ni leur valeur (pour les valeurs masculine et viriles). Tout l’inverse de ce qui se passe car on fonce dans le mur et on accélère.


  • Pourquoi il faut en finir avec le « sorcier blanc » - Libération
    http://www.liberation.fr/sports/2018/06/20/pourquoi-il-faut-en-finir-avec-le-sorcier-blanc_1660493

    En fin de thèse à l’université Paris-Descartes, où il travaille sur le thème de la vulnérabilité sociale des athlètes, Seghir #Lazri passera pendant le Mondial quelques clichés du foot au tamis des sciences sociales.

    Après une défaite lors de la première journée contre l’Iran, le Maroc se doit de gagner contre le Portugal et l’Espagne pour espérer atteindre les huitièmes. Tous les regards sont donc portés sur son entraîneur français, Hervé Renard à qui l’on attribue tous les mérites de la qualification pour cette phase finale. Il devra donc redoubler de génie pour que « la magie » opère.

    « Magie », en effet, puisque Hervé Renard, qui est fait ses classes sur le continent africain, est l’héritier légitime de Claude Le Roy, ancien coach du Sénégal et du Cameroun (entre autres), et avec qui il partage le surnom de « Sorcier blanc » (comme Alain #Giresse, ou le défunt Henri Michel). Que faut-il donc entendre par cette formule ? Et surtout à quelle réalité sociologique renvoie-t-elle ?

    D’un point de vue organisationnel, tout d’abord, les #entraîneurs comme Hervé Renard s’inscrivent dans une logique de #globalisation mondiale du football. Si on les perçoit comme les figures de proue de la diffusion du coaching à la française en Afrique, ils ne sont, en réalité, que la partie émergée de l’iceberg. Et pour cause, certains territoires africains, notamment francophones sont depuis la fin des années 90, des hauts lieux de production de footballeurs à destination du marché européen. Les nombreux travaux du géographe Bertrand #Piraudeau, nous montrent que par la mise en place de centres de formation, mais aussi d’académies privées, le modèle de formation européen et notamment français est devenu la norme standard de toutes les écoles de football. Cela ayant pour conséquences de produire des joueurs répondant au critère du jeu européen (normalisation du style de jeu), mais aussi de légitimer la place des intervenants et entraîneurs en provenance des pays occidentaux. Aux premiers abords, Hervé Renard apparaît donc, comme un technicien du football dans un milieu social et géographique, déjà dominé par les injonctions du foot européen.

    Que faut-il entendre par « Sorcier » ?

    Par ailleurs, à ce statut de technicien, vient s’adosser cette expression de « sorcier ». Et si le terme s’invite dans les représentations collectives, c’est qu’il renvoie à deux domaines précis. D’une part, il fait écho au monde de l’élite sportive, s’apparentant à un univers sacré, selon les écrits de la psychologue du sport Claire Carrier où l’entraîneur transmet un savoir particulier, incompris des profanes. Et d’autre part, il fait allusion à une image « positiviste » des populations africaines. Autrement dit, à une représentation colonialiste circulant autour de ces populations, les réduisant à un imaginaire mystique et superstitieux. Ces individus interpréteraient la science footballistique comme une magie. Si le terme « sorcier » met en lumière une vision dévalorisante des populations africaines. La connotation « blanche » invite à questionner plus profondément ces représentations.

    Blanc, avez-vous dit ?

    En prenant en compte ce terme de « blanc » associé à « sorcier », on s’aperçoit que ce surnom renvoie d’autant plus à une dimension raciale que sociale. Pour exemple, le sélectionneur sénégalais du #Sénégal, Aliou Cissé, arrivé en France à 16 ans et ayant fait toute sa carrière en Europe, ne se voit pas assigner ce titre. Au contraire, il apparaît comme un entraîneur local, bien qu’il ait sans doute développé ses compétences en Europe. A ce propos, la chercheuse Claire Cosquer, dans un article sur ce même sujet, montre que le terme sociologique de « blanchité » accentue la fable colonialiste. Pour Claire Cosquer (en s’appuyant sur les analyses de Claude Boli), la notion même de « sorcier blanc » fait référence à une figure particulière de l’époque coloniale, qui est celle du #missionnaire. Cette effigie, à la fois paternaliste et directive, assigne les populations noires africaines à un imaginaire sauvage et enfantin. Et c’est aujourd’hui, encore par ce prisme, que le joueur africain est présenté comme puissant athlétiquement, aussi bien qu’immature intellectuellement. D’ailleurs, de Claude Le Roy à Willy Sagnol, de nombreux entraîneurs européens ne manquent pas de souligner leur manque de rigueur ou encore leur absence de sens tactique.

    Et c’est cette « altérité noire », véhiculée par le monde l’élite sportive qui consolide le terme de « Sorcier blanc », afin notamment, de légitimer la suprématie d’un capital technique sur un autre (Football européen vs football africain). Résultat d’une historicité des rapports coloniaux, la notion de « Sorcier blanc », se présentant comme passionnelle, montre que si le sport peut être un outil de déconstruction des représentations sociales, il est aussi un instrument pour les fortifier.
    Seghir Lazri

    Passionnant. Ça donne envie d’en savoir plus sur les travaux de Seghir Lazri.

    #football #Afrique #hervé_renard #entraîneur #sport #rapport_colonial #sorcier_blanc #représentations_colonialistes #aliou_cissé #noirs #paternalisme #blancs


  • Reproduction artificielle « pour toutes » : le stade infantile du transhumanisme
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1064

    Toujours en librairie : Manifeste des Chimpanzés du futur contre le transhumanisme. Voir ici

    Le 18 janvier 2018 s’ouvraient les « Etats généraux de la bioéthique » organisés par le Comité consultatif national d’éthique - prélude à la troisième révision de nos lois de bioéthique depuis 1994. Plaisante éthique, soumise à la perpétuelle fuite en avant technologique et aux desiderata des consommateurs rendus possibles par ces progrès. Le grand sujet cette fois, c’est la reproduction artificielle de l’humain (PMA), qu’il est question d’autoriser aux femmes seules et aux couples de lesbiennes. Autorisation d’autant plus probable que Macron, le « président des très riches » accusé de mener une « politique de droite », a besoin paraît-il d’"envoyer des signaux à la gauche". De (...)

    #Documents
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/reproduction_artificielle_.pdf

    • Encore une fois plein de mélanges, de part et d’autre, comme il y a 5 ans…

      Les gens de PMO sont contre la PMA pour tout le monde, donc y compris les hétéros, et même y compris les chèvres, les brebis et les vaches.

      Des deux côtés on continue de parler de « la PMA » alors qu’il y a des paliers, et qu’il n’y a pas grand chose de commun entre faire une fécondation in-vitro (porte majeure du transhumanisme, entre autre problème, mais il y a aussi la médicalisation, la déportation d’une solution sur des techniciens), et le fait d’injecter du sperme au fond du vagin d’une femme non stérile, lesbienne ou pas, jusqu’à ce que ça fonctionne (qui peut être une pratique autonome et bénigne). Je pense qu’il faut arrêter de parler de « la PMA », sinon on ne peut pas débattre.

      Quant à la GPA, là c’est plutôt pour les hommes gays, et c’est très directement une appropriation du corps des femmes (contre rémunération plus ou moins importante). Mais à partir du moment où on va reconnaitre un « droit inaliénable à avoir un enfant » (c’est là tout l’enjeu), et que les lesbiennes vont pouvoir, alors les gays aussi, et donc ok pour la GPA (quand bien même les lesbiennes non stériles n’utiliseraient pas la fécondation in-vitro !)… sauf… si on se tourne vers l’amélioration drastique des parcours d’adoption ?

      En 1989 déjà, le Feminist International Network of Resistance to Reproductive and Genetic Engineering avait écrit un texte contre tout ça.
      http://www.finrrage.org/wp-content/uploads/2016/03/FINRRAGE.pdf
      Qui avait été signalé ici :
      https://seenthis.net/messages/687559

      @aude_v mais #fatigue d’avance… (et pourtant je pense toujours que c’est débat et des choix de société vraiment super important, pour les femmes et pour tout le monde)

    • Je complète. Je parle de « droit à avoir un enfant » qu’il faut distinguer à « droit à élever un enfant », à mon avis. Oui au droit à toutes et tous d’élever des enfants, quelque soit sa configuration familiale !

      Par ailleurs, il faut bien insister pour PMA et GPA, ce sont vraiment deux choses différentes et que les questions (et réponses) ne sont pas les mêmes du tout pour les lesbiennes et les gays.

      Afin d’encore mieux débattre, il faut sûrement affiner les formulations, et donc ce qu’on défend ou ce qu’on rejette entre : « droit à élever un enfant », « droit à avoir un enfant » et « droit à procréer ». Tout ça ne veut pas dire la même chose.

    • Je pense qu’il faut arrêter de parler de « la PMA », sinon on ne peut pas débattre.

      Oui, pour commencer. Les technocritiques mâles ont failli en utilisant ce mot qui ne veut RIEN dire pour déverser leur gynophobie (peur panique d’un monde sans hommes, comme si c’était dans les cartons). On rame derrière pour faire réfléchir aux conséquences de ces techniques avec des gens comme @rastapopoulos. Reçu un numéro de L’Inventaire ou il est question de reproduction artificielle. J’espère que s’il m’a été adressé, c’est parce que l’article est bien !


  • Le retour à la nature, nouvelle soumission des femmes - Libération
    http://www.liberation.fr/debats/2018/06/04/le-retour-a-la-nature-nouvelle-soumission-des-femmes_1656562


    Mouaif… un papier pas très élégant pour traiter une fois de plus les #femmes de connes et d’inconséquentes.
    En passant, met sous le boisseau le fait que les médicaments généralement mis sur le marché sont nettement plus conçus et dosés pour un homme moyen de 70 kg que pour des femmes (et encore moins des femmes hors gabarit ou des enfants !), oublie toute référence à la #misogynie médicale ou le fait qu’il existe plein de contraceptions efficaces (voire plus efficaces que la pilule) et qu’une bonne #contraception, c’est celle qui convient à une femme pour ne pas prendre de risques de tomber enceinte.
    #shit_press #big_pharma #paternalisme

    En fait, grosse merde, ce papier.

    Oubliant la libération que représentèrent la pilule, la péridurale ou le traitement hormonal de la ménopause, les Françaises se détournent de ces acquis de la science pour des méthodes « naturelles » d’un autre âge.

    Le retour à la nature, nouvelle soumission des femmes

    Les générations se suivent et ne se ressemblent pas. Ce qui était hier pour les unes un progrès devient pour les autres un danger. Les victoires des premières féministes se transforment en défaites, et un nombre croissant de femmes conteste les bienfaits de la médecine. Là où leurs aînées ne voyaient que délivrance et libération, leurs plus jeunes sœurs ne perçoivent que des dangers et rejettent tout ce qui ne paraît pas « naturel ». Ainsi les conquêtes de la décennie 1965-1975 sont-elles remises en cause.

    Si la première pilule contraceptive fut autorisée aux Etats-Unis en 1957, elle ne le sera en France qu’en 1967, et pas pour les mineures qui devront attendre 1974. Au cours des mêmes années, au début des années 70 donc, la péridurale s’étend dans les maternités, permettant aux femmes de ne plus accoucher dans la douleur. C’est encore à la même période que le tampon hygiénique remplace la serviette. Enfin, le traitement hormonal de la ménopause, dit « traitement hormonal de substitution » (THS), va se développer aussi au cours des années 70, sous la pression des femmes et de l’industrie pharmaceutique. Les unes y découvrent un réel bienfait, les autres un nouveau marché.

    Un nombre croissant de femmes sont séduites par ce merveilleux traitement qui, en même temps, efface tous les symptômes désagréables de la ménopause, retarde aussi les maladies de la vieillesse et leur permet de conserver une sexualité épanouie. Certes, ce traitement fut de tout temps contesté par quelques médecins, comme par des féministes opposées par principe à toute médicalisation de leur corps. Puis vint, en 2002, la publication de l’étude américaine WHI. Elle montrait, aux Etats-Unis, que le THS administré à certaines femmes de cette cohorte accroissait la fréquence des cancers du sein et de surcroît augmentait le taux des accidents cardio-vasculaires, alors que l’on pensait jusque-là que les hormones étaient protectrices des pathologies cardiaques. Cette publication conduisit alors les instances américaines à conseiller de limiter la prescription d’un tel traitement aux femmes qui étaient très handicapées par leur ménopause.

    En France, la nouvelle diffuse rapidement. Un nombre croissant de femmes cesse de prendre des hormones de substitution. Pourtant, la diffusion de l’étude WHI et son extrapolation à la France n’avaient pas lieu d’être. En premier lieu, les hormones de la cohorte américaine n’étaient pas les mêmes que les hormones françaises, elles « naturelles », « bio-identiques ». Mais, surtout, les Américaines étudiées étaient âgées (64 ans d’âge moyen et 30 % plus de 70 ans), ce qui n’est pas l’âge cible de prescription de ces traitements (qui sont, en général, initiés au moment de la ménopause, c’est-à-dire vers 50 ans). Aujourd’hui, après d’autres études rigoureuses, les résultats des recherches sont clairs : sauf contre-indication, les bienfaits du THS restent importants et tangibles… Mais le mal est fait : alors qu’en 2002, de l’ordre de 2 millions de femmes bénéficiaient pendant quelques années du THS, elles ne sont plus qu’environ 600 000 en 2017 ! La majorité des femmes dans la cinquantaine, comme leurs grands-mères, souffrent donc de nombreux symptômes, perdent des chances substantielles de diminuer leur risque cardio-vasculaire (première cause de mortalité chez les femmes) et celui d’échapper aux fractures de l’ostéoporose.

    En outre, celles qui suivent un traitement hormonal doivent encore vivre avec les ruptures incessantes de stock de leurs médicaments. Comme les industriels minimisent leurs stocks, et que les prix des médicaments sont, en France, plus bas qu’en Allemagne notamment, les Françaises sont servies en dernier, d’où les scandaleuses ruptures. Les pouvoirs publics en sont parfaitement informés.

    Puis suivent d’autres sources d’inquiétude. La première fut la remise en cause inattendue en 2013 de certaines pilules. Et si l’Agence européenne du médicament (EMA) désavoua les autorités françaises et exigea la remise sur le marché d’une pilule interdite dans notre pays, du fait de cette vaine alerte, les femmes s’en détournent et se réfugient vers des méthodes aussi « naturelles » qu’inefficaces (à part l’abstinence) de la contraception. Le nombre de grossesses involontaires et le recours à l’IVG augmentent.

    Enfin, à son tour, le tampon hygiénique est remis en cause. En avril 2017, une émission de la chaîne France 5 annonce aux femmes que les tampons sont leur « ennemi intime ». Plus raisonnablement, en 2018, l’agence nationale Santé publique France, ayant recensé en la matière cinq chocs toxiques sur une période de trois ans (2013-2016), recommande aux femmes de ne pas porter le même tampon plus de huit heures par jour. L’agence précise que le choc septique demeure une affection exceptionnelle qui ne concerne, toutes causes confondues, qu’une vingtaine de cas par an. Si la responsabilité de ce produit est sur la sellette, il est bien entendu loin d’être à l’origine de tous les chocs toxiques recensés !

    Les femmes de la génération du baby-boom (1947-1973) ont accueilli avec bonheur la légalisation de la pilule contraceptive, et beaucoup ont bénéficié du traitement hormonal. Leurs filles ne mesurant pas le chemin parcouru, inquiétées par les faiseurs de peur, participent à la remise en cause du progrès technique, croient que la nature est bonne, que l’accouchement doit se faire dans la douleur, que la pilule est dangereuse et que les THS sont un risque majeur. Foisonnent sur Internet les charlatans de tous poils qui trouvent des victimes du moment car ils prétendent « rétablir les énergies », en détoxifiant, stabilisant, revitalisant le corps par des décoctions à l’hygiène douteuse et au contenu inconnu.

    Est-ce un hasard que ce retour à la nature ? Ne faut-il pas voir là aussi la peur que toutes les religions et toutes les sociétés ont eue de la libéralisation, fût-elle relative, des contraintes biologiques, très spécifiques, des femmes ?
    David ELIA , Anne de KERVASDOUE Gynécologue

    • Article globalement merdique, complètement progressiste (maladie endémique chez les zozos qui naissent et meurent sans Histoire, c’est à dire sans critique épistémique, dans le dernier état du monde confondu avec son apogée - forme tordue d’un retour du naturel appliqué au cours du temps) et qui ne peut trouver d’adversité qu’à la condition de la réduire à trois fois rien (s’inquiéter de la méfiance à l’égard du tampon en se gardant bien d’évoquer la cup est un bon moyen de produire l’illusion d’un « bon sens » lourdement armé par l’autotélisme scientifique, ne pas se tenir au fait des études récentes sur l’invention d’une critériologie pronostique de l’ostéoporose complètement assujettie aux labos et à leur marché etc). La poutre des Témoins de Jéovah Scientolâtres les empêchent de voir clair dans l’infinie variété du champ de paille des autres pratiques.


  • Les routes de l’#esclavage (1/4)
    476-1375 : au-delà du désert

    Domination, violence, profit : le système criminel de l’esclavage a marqué l’histoire du monde et de l’humanité. Au fil de ses routes, cette série documentaire retrace pour la première fois la tragédie des traites négrières. Captivant et implacable. Premier volet : de la chute de Rome en 476 à la fin du XIVe siècle.

    Après la chute de Rome en 476, les peuples (Wisigoths, Ostrogoths, Berbères, Slaves, Byzantins, Nubiens et Arabes) se disputent les ruines de l’Empire. Tous pratiquent l’asservissement – « esclave » viendrait du mot « slave ». Mais au VIIe siècle émerge un Empire arabe. Au rythme de ses conquêtes se tisse, entre l’Afrique et le Moyen-Orient, un immense réseau de traite d’esclaves, dont la demande ne cesse de croître et qui converge vers Bagdad, nouveau centre du monde. Après la révolte des Zanj – des esclaves africains –, qui s’achève dans un bain de sang, le trafic se redéploie vers l’intérieur du continent. Deux grandes cités commerciales et marchés aux esclaves s’imposent : Le Caire au nord, et Tombouctou au sud, place forte de l’Empire du Mali d’où partent les caravanes. Au fil des siècles, les populations subsahariennes deviennent la principale « matière première » de ce trafic criminel.

    https://www.arte.tv/fr/videos/068406-001-A/les-routes-de-l-esclavage-1-4

    #film #documentaire #Afrique #Empire_romain #histoire #pratique_généralisée #traite #Fustat #économie #Nubie #guerre #violence #butins_de_guerre #Bagdad #main-d'oeuvre #Islam #Berbères #dromadaires #Sahara #Tombouctou #Empire_du_Mali #or #altérité #Touareg #essentialisme #fatalité #Basora #Le_Caire #esclaves_domestiques #paternalisme #négation_de_l'être #domination #esclavage_doux #oasis #Atlas_catalan

    #Catherine_Coquery-Vidrovitch :

    Dans l’Empire arabo-musulman, « l’#esclave n’était pas différencié par sa couleur, ça ne comptait pas. L’esclave était différencié par sa #culture. Il n’avait pas la culture du dominant »

    #géographie_culturelle #domination

    #Ibrahima_Thioub, université Cheickh Anta Diop, Sénégal :

    « Pour mettre en esclavage un individu, un des phénomènes importants c’est de le construire comme autre, de construire une #altérité. Les sociétés humaines ont des registres assez larges. On peut utiliser la différence de #couleur_de_peau, la différence de #religion. Dans la #traite_trans-saharienne, on va combiner les deux ».

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Ibrahima_Thioub

    Ibrahima Thioub :

    « L’intérêt des maîtres, c’est de faire croire à l’individu qu’il est esclave non pas parce qu’un jour on lui a opposé un rapport de force qui est réversible, mais parce que, par sa nature, il est destiné à être un esclave. C’est une #idéologie extrêmement forte. Si votre sang est considéré comme un sang servile, et que cette nature vous la transmettez à votre descendance, il devient impossible de sortir du phénomène esclavagiste »

    Selon ce qui est dit dans ce reportage, 3,5 millions d’Africains ont circulé sur les routes de l’esclavage entre le 7ème et le 14ème siècle.


  • Campagne « Une fois par an » : et si vous laissiez nos chattes un peu tranquilles ? | Sophie Gourion
    http://www.toutalego.com/2018/05/campagne-une-fois-par-et-si-vous.html

    Infantilisantes, sexualisées et sexistes (car associant souvent nudité et couleur rose bonbon), ces campagnes n’informent pas les femmes en toute objectivité, se contentant de jouer sur le ressort de la culpabilité. Comme l’explique très bien cet article de France Inter « Si quelques femmes sont réellement sauvées par une mammographie systématique après 50 ans, d’autres, plus nombreuses, sont traitées lourdement pour des tumeurs qui n’auraient jamais évolué. Les femmes ignorent souvent que les petits cancers détectés à la mammographie et confirmés par les biopsies disparaissent souvent sans traitement ou n’évoluent jamais. Source : Tout à (...)

    • Toutefois, plusieurs choses m’ont fait tiquer lors du visionnage de ce spot, tant sur le fond que sur la forme :

      – Le ton autoritaire et infantilisant (on est à la limite du « une fois par an, rentre-toi bien ça dans la tête »), faussement cool « c’est l’anniversaire de ta chatte » (dirait-on c’est l’anniversaire de ton zguegue pour le dépistage du cancer de la prostate ?)

      – L’absence totale de source quant à la nécessité d’aller consulter son gynécologue une fois par en l’absence de questions ou de symptômes.

      #sexisme #paternalisme #culpabilisation #infantilisation #femmes #gynecologie #discriminations



  • Je mentionnais ici le très bon #film de #Andrea_Segre, #L'ordre_des_choses (L’ordine delle cose) :
    http://seen.li/dqtt

    Le film prend le point de vue de Corrado Rinaldi, un homme de loi qui aide à régulariser le débarquement des immigrants en traitant avec les autorités libyennes.

    Sur le fil de discussion en lien avec les accords entre l’#Italie et l’#UE/#EU avec la #Libye et notamment avec les #gardes-côtes_libyens.

    Je remets ici le film, également pour ajouter l’interview à Segre publiée sur Franceinfo.
    https://www.francetvinfo.fr/partenariats/lordre-des-choses-un-film-de-andrea-segre-au-cinema-le-7-mars_2621934.h
    L’interview commence par ce constat : « cette fiction que vous avez imaginée est devenue réalité » (hélas).

    Quelques passages très intéressants de l’interview :

    J’ai réalisé un documentaire, #Mare_Chiuso, qui a été distribué à partir de mars 2012 ; c’est-à-dire au moment où la Cour européenne des droits de l’Homme, basée à Strasbourg, a condamné l’Italie pour les opérations de refoulement de migrants en provenance d’Afrique sub-saharienne et les accords, conclus sous l’ère #Berlusconi, avec la Libye de Mouammar #Kadhafi. C’est une condamnation historique car elle a été unanime. L’Italie a été épinglée parce que sa marine militaire a directement participé à des opérations visant à refouler des migrants vers les côtes libyennes, sans que ces derniers n’aient eu la possibilité de demander asile. Ce qui est une violation des traités et conventions dont le pays est signataire. En 2012, Mare Chiuso s’est inscrit dans la campagne destinée à faire pression sur le gouvernement italien pour condamner politiquement la façon dont l’Italie traitait les migrants. Et j’ai compris au cours de cette campagne que le verdict de la Cour de Strasbourg avait été interprété par l’ensemble de la classe politique italienne, y compris le Parti démocrate (de centre gauche), comme un conseil implicite, à savoir celui d’organiser des opérations de refoulement sans que l’Italie ne puisse être accusée d’avoir violé les droits des migrants.

    #accord_d'amitié #traité_de_Benghazi #trattato_di_Bengasi

    C’est à la même période que les opérations de sauvetage des migrants ont été lancées dans le cadre de #Mare_Nostrum, l’opération militaro-humanitaire lancée par #Enrico_Letta, président du Conseil italien en 2013, pour secourir les migrants en mer après le naufrage meurtrier de Lampedusa. Ces opérations ont permis de positionner des navires militaires italiens dans les eaux territoriales internationales, en face de la Libye. Cette flottille a été renforcée par d’autres pays européens. La présence de tous ces navires a permis de continuer à former les garde-côtes libyens en dépit du chaos qui régnait dans leur pays.

    #Letta #3_octobre_2011

    Une certitude : le gouvernement italien est arrivé avec le soutien des Européens à conduire des opérations de #refoulement en étant pleinement conscient des conséquences humaines qu’elles entraînaient. Les fonctionnaires italiens et européens ont visité les centres de détention et se sont entretenus avec les miliciens qui les gèrent. Ils avaient une vision assez claire de la situation en Libye. Par conséquent, le choix de faire aboutir ces opérations de refoulement, coûte que coûte, est bien l’expression d’une débâcle éthique et morale.

    #push-back #milices #débâcle_éthique #débâcle_morale

    Avant l’été 2015, les Allemands et d’autres pays européens ont demandé à l’Italie d’arrêter les opérations de sauvetage parce qu’elles ouvraient les portes de l’Europe. Par ailleurs, à cette même période, tous les efforts européens se sont déplacés vers les Balkans qui étaient le théâtre d’une autre crise migratoire. À partir de ce moment, les ONG ont pris le relais pour porter secours aux migrants, mais la marine italienne a continué à coordonner les opérations de sauvetage. Quelques mois plus tard, les Européens sont revenus en Italie avec un message sans ambiguïté : « Nous avons fermé “la route des Balkans”, il faut faire de même en Méditerranée ». L’Europe se donne dès lors les moyens humains et matériels pour fermer la porte en Libye. Les autorités italiennes ont pu alors bénéficier des ressources financières et humaines émanant de l’Union européenne pour boucler les démarches entamées depuis près de quatre ans. Pour atteindre ce but, et c’est terrible, les pays européens ont accepté que la conséquence inévitable de leur nouvelle politique de refoulement serait la détention de migrants dans des centres gérés par des miliciens libyens, au mépris de leurs droits les plus élémentaires. Autrement dit, durant toutes ces années de préparation, les Européens n’avaient trouvé pour partenaires que ces miliciens, connus également pour être des trafiquants. Résultat : l’Europe a conforté le pouvoir des milices libyennes pour parvenir à ses fins, et s’est compromise sur un plan moral et éthique.

    #Méditerranée #route_des_balkans #balkans

    Dans la brochure qui était offerte dans la salle de cinéma, l’interview était plus long. Je recopie ici deux passages intéressants :

    « Quand à ces opérations de rapatriement, soi-disant volontaires, nous atteignons des sommets d’hypocrisie. C’est évident que l’on ne peut pas parler de volontariat quand on propose à un migrant, qui vit un enfer, de rentrer chez lui »

    #retour_volontaire

    « J’estime que la transformation xénophobe de la société européenne est liée à la pression que nous sommes en train de créer au niveau de nos frontières. »

    #xénophobie #racisme

    • Dans la même brochure un extrait traduit d’un texte de #Igiaba_Scego, écrivaine et journaliste d’origine somalienne :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Igiaba_Scego

      Le texte complet, en italien, ici :
      https://lordinedellecose.it/wp-content/uploads/2017/08/Pamphlet-WEB-1.pdf

      Que je copie-colle ci-desssous :
      A noi mai

      Ho sempre amato il film Casablanca. Un classico della cinematografia mondiale. Un intenso Humprhey Bogart, una fatata Ingrid Bergman, una storia d’amore che non ha uguali nel mondo della celluloide. I loro sguardi languidi, intensi, unici sono rimasti nel cuore di molti di noi. Bogie&Ingrid in the star with diamonds, ci verrebbe da dire parafrasando i Beatles, ma c’è dell’altro. E questo altro sono i rifugiati di cui il film parla. Infatti pochi si accorgono, o addirittura non l’hanno mai saputo, che Casablanca mette in scena il dramma dei rifugiati europei in fuga dal nazismo. Una folla fatta di anarchici, ebrei, dissidenti, antifascisti, gente comune, famiglie, bambini che hanno perso ogni cosa. Nel film la città marocchina è solo un riflesso di Marsiglia, un riflesso edulcorato di quella città francese che durante la guerra pullulava di trafficanti e di miseria. Hollywood non ci mostra quella miseria,non può, non sarebbe Hollywood senza un abito da sera e un paio di tacchi a spillo, ma ecco in Casablanca nonostante il glamour spunta qua e là quella verità che negli anni ‘40 era sotto gli occhi di tutti. Ho sempre trovato particolarmente intensa la scena in cui due anziani signori parlano tra loro in inglese rifiutandosi di usare la madrelingua tedesca.
      Il motivo è semplice vogliono (ancor prima di arrivarci) abituarsi all’idioma del nuovo mondo che verrà per loro, vogliono provare a sentirsi un po’ a casa in quella lingua così straniera. C’è una scena che tutti ricordano di #Casablanca, una scena a me particolarmente cara, quella in cui i rifugiati riuniti al Rick cafè (il luogo in cui potevano trovare i trafficanti e vendersi per ottenere un visto) cantano la Marsigliese per contrastare il canto arrogante dei nazisti. L’attrice Madeleine Lebeau, che interpreta Yvonne l’amante di Bogart, ci regala un fotogramma indimenticabile dove piange gridando il nome della patria perduta, Vive La France, dice e noi tutti ci commuoviamo. Le lacrime di Madelaine sono vere, infatti lei e il marito, come i personaggi del film, avevano fatto un viaggio allucinante che li aveva portati dalla Francia occupata fino a Lisbona. Il tutto usando documenti falsi, andando incontro a respingimenti e rimanendo intrappolati in quel non luogo che per molti rifugiati era Marsiglia.La vita di Madelaine sembra quella di una rifugiata siriana di oggi, la coincidenza colpisce. Sono storie quelle di Casablanca di rifugiati europei che l’Europa ha però presto dimenticato, ma che i suoi scrittori non hanno mai perso di vista. Come non pensare ad #Hercule_Poirot di #Agatha_Christie? Quell’investigatore impomatato sempre preoccupato per i suoi baffetti era anche lui un rifugiato. La dama del giallo l’avrebbe inventato ispirandosi a uno dei tanti belgi che l’Inghilterra aveva accolto (ne accoglierà 250.000) durante la prima guerra mondiale.
      L’Europa ha dimenticato quando era lei a scappare dalle guerre. Si scappava anche dalle carestie come gli irlandesi negli Stati Uniti. E poi non ultima l’epopea degli emigranti italiani che in mancanza di tutto si riversavano nelle terze classi dei bastimenti con la speranza di trovare un paese dove ricominciare. L’Europa ha davvero la memoria corta e nel dimenticare non vuole cercare soluzioni per le migrazioni odierne che la vedono come territorio di approdo. Oggi siamo intrappolati in una narrazione binaria per quanto riguarda migranti e rifugiati provenienti in Europa dal Sud globale. Il paradigma in uso è quella del contenimento o respingimento. Ed ecco che le nostre orecchie sono bombardate da una parte da “aiutiamoli a casa loro”, “Non possiamo prenderci carico di tutta l’Africa” o un secco “non li vogliamo, se la sbrigassero da soli”, dall’altra invece si parla solo di accoglienza, dove la buona volontà si unisce a tratti ad una visone solo migratoria dell’altro condita da un paternalismo a tratti coloniale. Sono pochi a parlare oggi di diritto alla mobilità e apartheid di viaggio. Pochi a parlare di reciprocità nei diritti sia per chi scappa dalle guerre sia per chi vuole semplicemente coronare un sogno.
      Così costringiamo sia i rifugiati, sia i migranti a viaggi impossibili. Anzi ultimamente stiamo costringendo molte persone, con una schizofrenia europea che non ha pari nella storia, a fingersi rifugiate. Se scappi da una guerra forse ti tollero (formalmente) un po’, ma se vieni per trovare un lavoro o per studiare non entrerai mai (o peggio entri, ma ti farò rimanere un illegale a vita, sfruttabile da mafie e caporali).
      E ora nel Mediterraneo queste contraddizioni le stiamo pagando con i morti in mare, il terrorismo nelle città, l’ansia che non ci da tregua. Questa idea di fortezza Europa sta intrappolando gli altri fuori e gli europei dentro un recinto malefico, che ci rende sempre più deboli davanti a chi vuole la distruzione delle democrazie.
      Viviamo di fatto in un pianeta dove se nasci nel posto giusto (nel Nord del mondo ricco, il cosiddetto occidente, ma anche la Cina, il Giappone, l’Australia) hai la possibilità di andare dove ti pare, basta un visto, un biglietto aereo e un trolley. Non serve altro. Ed ecco per chi nasce nel posto giusto un ventaglio di possibilità da seguire. E lì si può pensare di andare a studiare all’estero, lavorare per un po’ in un altro paese, trasferirsi per amore (o bisogno), e si perché no farsi una meritata vacanza se questo si desidera. Si è turisti e al limite, anche quando si decide di emigrare, non si viene definiti migranti economici, ma espatriati. Gli italiani lo sanno bene, i media infatti chiamano cervelli in fuga i tanti giovani che vanno all’estero per trovare il lavoro che in Italia non si trova più. Si, cervelli in fuga, anche se molti all’estero non hanno la possibilità di usare il loro cervello, ma sono costretti a raccogliere le cipolle in Australia, fare i camerieri a cottimo a Londra o vivere l’atroce situazione di essere illegale a New York City. L’emigrazione interna, italiana ed europea, viene edulcorata con perifrasi sempre più acrobatiche, Ma questa migrazione (come quella degli spagnoli, dei portoghesi, degli slovacchi, dei polacchi, dei bulgari, oggi addirittura anche dei rumeni e degli albanesi) non fa rumore, perché (per fortuna aggiungo io) è possibile in clima di legalità di viaggio. Questo purtroppo non è possibile per somali, eritrei, ghanesi, gambiani, senegalesi, ecc. Dall’Africa o dall’Asia (Afghanistan e paesi mediorientali soprattutto) si suppone che i corpi hanno come fine ultimo la migrazione, a volte è così (molti effettivamente sono in fuga da guerra e dittatura), ma altre volte no, le situazioni sono sempre complesse e legate al singolo individuo. Non si pensa mai che un corpo del Sud globale voglia studiare, specializzarsi, lavorare per un po’ e avere la possibilità dopo un lungo soggiorno di tornare indietro, al paese, con le conoscenze acquisite. Non si pensa che un corpo del Sud anche quando fugge da guerre e dittature ha bisogno di leggi sull’asilo chiare, di un percorso burocratico facilitato e di un viaggio sicuro fatto attraverso corridoi umanitari, molto lontani dalle attuali agenzie dell’orrore guidate da trafficanti senza scrupoli. Va detto chiaramente ai nostri governanti che gli abitanti del Sud non vanno considerati parassiti da fermare ad ogni costo o vittime passive da aiutare. Hanno un passato e possono riavere un futuro. Ma invece di collaborare ad una sinergia di intenti, il Nord mette in campo per “difendersi” i fantasmi della nostra contemporaneità: i tristi muri, gli apparati securitari, le strutture extraterritoriali che gestiscono enormi flussi di denaro, gli accordi ricatto con sedicenti leader locali (spesso autonominati o da noi imposti) che come usurai chiedono sempre di più ad una Europa disunita e confusa. Chiediamo agli altri di fare il lavoro sporco, di farli morire un po’ più in là questi rifugiati/migranti, non a favore di telecamera insomma. Nessuno dice agli abitanti spaventati del Nord che un viaggio legale è sicuro per il “migrante”, il rifugiato, lo studente ed è sicuro anche per il paese di approdo, perché con un sistema legale si ha la vera percezione di chi effettivamente arriva nel nostro territorio e perché. Possiamo monitorare la situazione, evitando di farci infiltrare da presenze non gradite. E soprattutto il viaggio legale ci toglierebbe dal ricatto in cui siamo precipitati pagando tagliagole e dittatori. Inoltre nessuno parla all’europeo spaventato della contraddizione del continente che da una parte non vuole le persone del Sud (anche se poi gli studi sottolineano che l’Europa senza migranti è perduta, niente più pensioni per esempio) e dall’altra vuole le sue risorse che si prende con la forza usurpando territori e cacciando popolazioni. È utopia, mi chiedo, cambiare il paradigma di questa relazione malata tra Europa (Occidente in genere) e Sud globale? Non credo sia impossibile. Io lo dico sempre che i miei genitori dalla Somalia sono venuti in Italia in aereo (non con il barcone!), erano gli anni ‘70. e ho l’immagine anche di tanti famigliari e dei loro viaggi circolari. Si andava in Svezia, in Egitto, in Francia per tornare poi a Mogadiscio. Mio fratello Ibrahim studiava a Praga. E all’epoca nessuno di loro aveva un passaporto europeo, ma viaggiavano con il passaporto somalo che oggi invece è considerato carta straccia in qualsiasi consolato. Forse dobbiamo ridare dignità ai documenti delle nazioni del Sud del mondo. Uscire dall’idea di fortezza. E cominciare a costruire una relazione diversa. Quindi non considerare chi fugge dalla guerra come un disperato, ma come una persona che a causa della guerra ha perso momentaneamente tutto, ma che è stata studente, maestra, ingegnere, dottoressa e potrà tornare ad esserlo. E lo stesso vale per chi non è in fuga, ma cerca semplicemente fortuna. I media velatamente li considerano usurpatori, invasori. E’ chiaro che questo sguardo e questo linguaggio devono cambiare.
      Perché respingere se si possono creare ponti e scambi commerciali o culturali utili?
      Se ci si può difendere reciprocamente dai pericoli (come il terrorismo) che ci colpiscono? Inoltre non sarebbe un cambio di rotta smettere di pagare dittatori per tenere nei moderni lager giovani uomini e donne e mettere in campo invece una cooperazione che non avvalla la corruzione reciproca come purtroppo è sempre stato, ma le eccellenze? Ahinoi le barriere crescono un po’ ovunque. E non è solo il Mediterraneo il dilemma. Per gli africani, per fare un esempio, è difficile al momento attuale anche viaggiare dentro il continente africano stesso. Basta pensare ai centri di detenzione in Angola. Barriere e muri sono addirittura più alti dentro il continente che fuori. La paura del Nord contagia anche il Sud e la cattiva politica spesso sguazza (per ragioni elettorali) dentro queste inquietudini. Ma serve un approccio più sereno.
      Serve soprattutto rompere il monopolio dei trafficanti che dal 1990, attraverso ricatti e violenze, si stanno arricchendo sulla pelle dei migranti e degli europei.
      Il viaggio legale del sud aiuterebbe il nord a non alimentare un mercato sommerso fatto di crimine e terrorismo, perché lì vanno i soldi che vengono depredati ai giovani in cerca di futuro. Terrorismo che (ricordiamolo!) poi usa quel denaro per compiere attentati nelle nostre città, come abbiamo visto a Manchester, a Barcelona, a Parigi, a Londra.
      Legalizzare il viaggio ci permetterebbe inoltre di mettere a riparo anche il nostro futuro. In un momento di incertezza come questo, dove l’Italia e il Sud Europa sono esposti a mille pericoli, ci conviene fare la guerra a chi è più a sud di noi? Che Dio non voglia, ma se un giorno negassero il viaggio legale anche a noi che abbiamo ora passaporti considerati forti? Basta un cambio di rotta negli equilibri politici ed economici o qualche sfortunato evento che ci schiaccia verso il basso nella scala dei poteri globali. Nulla di così improbabile purtroppo. Negli anni ‘60 i somali, belli, eleganti, facevano belle feste davanti al mare con aragoste e branzini, se qualcuno allora avesse detto loro che i figli e i nipoti avrebbero preso un barcone (e non l’aereo come loro) per andare in Europa, facendosi ricattare, stuprare, imprigionare, non ci avrebbero creduto, Avrebbero scosso la testa dicendo “a noi mai”, avrebbero riso probabilmente. E invece è successo. Il futuro è sempre incerto amici miei. Preoccuparsi per i diritti degli altri non è buonismo, ma significa anche (oltre ad essere segno di umanità) preoccuparsi dei propri. Perché non si sa a chi toccherà la prossima volta il fato avverso. Almeno affrontiamolo tutti quanti con dei diritti in tasca. Datemi retta, lo so per esperienza, è meglio. Preoccuparsi per i diritti degli altri non è buonismo, ma significa preoccuparsi dei propri. Perchè non si sa a chi toccherà la prossima volta il fato avverso.

      #WWII #seconde_guerre_mondiale #histoire #réfugiés_européens #deuxième_guerre_mondiale #paternalisme #paternalisme_colonial #fuite_Des_cerveaux #inégalité


  • Endométriose : « C’est une fois qu’on est diagnostiquée que les emmerdes commencent » - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/03/07/endometriose-c-est-une-fois-qu-on-est-diagnostiquee-que-les-emmerdes-comm

    La journaliste Anne Steiger raconte dans un ouvrage sa vie avec cette maladie, qui toucherait une femme sur dix.

    Le titre est inspiré par une métaphore de sa coiffeuse Nathalie, la première à avoir posé des mots sur sa douleur. Dans Une araignée dans mon ventre, qui paraît aux éditions Autrement ce mercredi (1), la journaliste Anne Steiger revient sur son expérience de l’endométriose, une maladie qui se caractérise par la présence de cellules d’origine utérine en dehors de l’utérus et qui concernerait entre 2 et 4 millions de femmes en France, selon les associations.
    Principalement en raison de la banalisation des douleurs liées aux règles, le diagnostic de cette pathologie chronique, parfois asymptomatique, parfois handicapante, prend en moyenne sept à dix ans. Anne Steiger raconte dans son ouvrage, à mi-chemin entre l’autobiographie médicale et l’enquête journalistique, les années d’errance médicale qui ont suivi le sien : consultations médicales hasardeuses, traitements inefficaces, effets secondaires lourds (dépression, infertilité)… La journaliste dit vouloir « donner des pistes de réflexion à celles qui, comme [elle], se sentent dépassées par la maladie, assommées par les douleurs et négligées par les médecins qu’elles consultent » et appelle à une meilleure prise en charge des malades une fois le diagnostic établi. Interview.

    L’ouvrage mêle à la fois récit à la première personne et enquête. Pourquoi ce choix ?
    Au début, le livre ne devait être qu’un témoignage, mais j’ai compris que je ne pouvais pas me limiter à ça, car plus je creusais et plus je découvrais des choses sur la maladie qui me heurtaient en tant que femme et en tant que malade. J’ai rencontré pas mal de femmes qui, dès lors qu’elles entraient dans un parcours de soins, allaient plus mal, entraient dans un cercle vicieux de douleurs, de médicaments qui ne soignent pas, de chirurgies mal faites… C’est là que je me suis dit que quelque chose clochait. Cela s’est donc transformé en enquête un peu malgré moi, même si l’idée est d’abord de raconter mon histoire, sans faire de mon cas une généralité et sans affoler les femmes.

    Vous insistez régulièrement dans l’ouvrage sur cette volonté de pas alimenter la « machine à faire peur », pourquoi ?
    C’est quelque chose que le corps médical a pu reprocher à des blogueuses ou à des journalistes, de se focaliser sur des cas graves, alors qu’ils ne représentent que 10 à 25% des malades. Cela fait quand même un paquet de femmes qui souffrent en silence. Mon but n’est évidemment pas d’inquiéter celles qui ne souffrent pas beaucoup ou pas du tout. Cette maladie n’est pas un calvaire pour toutes les femmes, heureusement. Mais souvent, celles qui souffrent beaucoup ne se retrouvent pas non plus souvent dans les campagnes d’affichage qui présentent l’endométriose comme de simples douleurs de règles, alors que la maladie peut être très handicapante. Celles qui ont été opérées dix fois mais ne sont toujours pas soulagées se rendent compte qu’il y a un problème, et pour l’instant on n’a pas grand-chose à leur proposer.

    Est-ce qu’il existe une forme de sexisme ou de paternalisme de la part de certains médecins qui ne prennent pas au sérieux la douleur des femmes ?
    Je ne sais pas si on peut parler de sexisme car une majorité de gynécologues sont des femmes, mais c’est vrai que beaucoup de patientes le vivent comme ça. Il suffit de lire le Livre noir de la gynécologie [sur les maltraitances gynécologiques] pour se rendre compte que ce n’est pas rare. Et les endométriosiques sont particulièrement touchées, car statistiquement, elles consultent plus. L’endométriose condense beaucoup de choses, c’est une maladie qui cristallise beaucoup de fantasmes.

    On le voit aussi avec la psychologisation, le fait de dire aux malades que « c’est dans la tête ». C’est un discours qui est encore très présent sur les réseaux sociaux, certaines femmes vont par exemple expliquer que l’endométriose est arrivée après la mort de leur mère… Moi-même, j’étais persuadée que mon endométriose était due à une IVG pas assumée, car j’ai été diagnostiquée juste après. Je savais que c’était une maladie réelle, qui était dans mon corps, mais pour moi, elle était arrivée à cause de ça… Donner du sens à sa maladie à titre personnel, pourquoi pas. Mais le fait que le discours médical utilise ce type d’arguments, c’est problématique et cela a des conséquences. Mary Lou Ballweg, qui a cofondé l’Endometriosis association aux Etats-Unis, explique bien que c’est à cause de cette psychologisation que l’on a un retard énorme sur la recherche médicale sur beaucoup de maladies féminines.

    Vous évoquez dans l’ouvrage un projet de dépistage à grande échelle de l’endométriose via une simple prise de sang. Comment envisagez-vous cette perspective ?
    L’idée qu’on puisse détecter l’endométriose de cette façon est selon moi très inquiétante. Des laboratoires privés y travaillent d’arrache-pied et c’est ce qui se profile. On pourra potentiellement dire à une adolescente de 13 ans qu’elle a une endométriose et la mettre sous pilule, alors que si ça se trouve, elle ne souffrira jamais. Pouvoir mettre 175 millions de femmes dans le monde sous traitement à vie – et encore, c’est une fourchette basse qui ne prend pas en compte les asymptomatiques que l’on estime porteuses sans le savoir – représente une manne financière énorme pour les laboratoires. Pour les femmes qui sont touchées sur les ovaires et les trompes, ce type de dépistage peut être utile, car la maladie a un impact sur la fertilité et il faut pouvoir agir vite. Mais un diagnostic précoce n’a pas toujours d’intérêt. Moi, tant que l’endométriose ne me faisait pas souffrir, je préférais ne pas savoir.

    Qu’auriez-vous fait différemment dans votre parcours de soins si vous aviez été mieux renseignée sur la maladie dès le début ?
    C’est difficile à dire, car j’ai commencé à vraiment souffrir quand j’ai commencé à prendre des traitements et à être opérée. Si demain je rencontre une fille de 25 ans qui a de l’endométriose, je lui dirai d’aller voir les bons médecins. Ils sont surchargés, ils sont très peu nombreux en France, mais ils existent. Les hyperspécialistes, qui savent pratiquer une chirurgie qui est complexe et coûteuse, on peut les compter sur les doigts d’une main. Ils n’opèrent que ça et connaissent la maladie par cœur. Souvent, ces médecins ont touché la maladie de près, sont arrivés à l’endométriose car leur femme ou leur sœur étaient malades. On sent qu’ils veulent changer les choses. C’est le cas en Suisse du professeur Marc Possover par exemple. J’aurais aussi aimé être mieux informée des effets secondaires des médicaments, dont ne parlent pas les associations. Je suis sûre que je n’ai pas pu avoir d’enfant à cause des traitements et j’aurais aimé qu’on me le dise.

    Qu’est-ce qu’a changé selon vous la récente médiatisation de la maladie ? Dans l’ouvrage, vous vous montrez assez critique vis-à-vis de « l’endomania »…
    Qu’on sensibilise, c’est très bien. La maladie est sortie de l’ombre, elle n’est plus taboue. Mais on en parle mal. Le problème, c’est ce qu’on fait une fois qu’on est diagnostiquée. Quel médicament prendre, quel chirurgien aller voir… Les femmes qui ne savent pas pourquoi elles souffrent et qui mettent enfin un nom sur la maladie se disent « ouf ». Mais c’est là que les emmerdes commencent ! Ces femmes veulent être soulagées, mais cinq médecins en France ne peuvent pas toutes les opérer, donc on les opère mal. Aujourd’hui, certaines opérations, dites de « shaving » ne font que renforcer la maladie. J’ai rencontré des femmes qui avaient été opérées cinq, dix, quinze voire 27 fois…

    Les médecins sont aussi unanimes sur le fait que les médicaments ne soignent pas l’endométriose. Ils mettent un pansement sur la douleur mais la maladie peut continuer d’évoluer. La seule chose à faire c’est de se renseigner : sur sa maladie, sur le corps médical et les spécialistes, sur les médicaments. Il faut être une malade hyper-informée.
    (1) Une araignée dans le ventre : mon combat contre l’endométriose d’Anne Steiger, éditions Autrement, 248 pages
    Juliette Deborde

    Par contre dire que le fait que les gynécologues soient des femmes fait qu’elles ne peuvent pas relayer le sexisme systémique, c’est avoir une méconnaissance du fonctionnement des systèmes d’oppression.

    #endométriose #santé #femmes #industrie_pharmaceutique #règles #paternalisme #sexisme


  • Occupied Saison 2 (1/8) | ARTE

    https://www.arte.tv/fr/videos/067769-001-A/occupied-1-8

    Prochaine diffusion : jeudi 15 février à 20h55

    Dans une Norvège où, sous la pression de l’occupation russe, classe politique, résistance armée et appareil sécuritaire dérivent parallèlement, comment choisir le bon camp ? La deuxième saison, redoutablement convaincante, du vertigineux thriller politique norvégien.

    Six mois ont passé depuis l’appel à la mobilisation lancé par le réseau Free Norway et l’escalade guerrière qui a suivi. Les attentats récurrents maintiennent une tension permanente, et Djupvik, désormais patron du PST (la sécurité intérieure), est prêt à tout pour retrouver Wenche Arnesen, son ancienne supérieure passée à la clandestinité. Exilé volontaire à Stockholm, Jesper Berg, l’ancien Premier ministre, y retrouve sur l’oreiller son ancienne collaboratrice Anita Rygg, devenue directrice de cabinet de son successeur à la tête du gouvernement. Il lui cache ses liens avec la résistance. Peu après, il lance une opération à haut risque, en envoyant un jeune garde-côte sur la presqu’île de Mikoya pour une mission d’inspection, car il sait que les Russes y ont acheminé des armes lourdes et des batteries antiaériennes en violation des accords avec la Norvège. Mais sur place, les militaires russes blessent le soldat et l’embarquent avec ses coéquipiers. Un casus belli pour le ministre de la Défense…

    Troublant miroir
    En continuité avec la première saison, ces huit nouveaux épisodes d’Occupied tiennent le spectateur en haleine avec une cohérence parfaite, mais le vertige suscité par la série augmente d’un cran. Car à mesure que les effets délétères du terrorisme et de l’occupation entraînent les personnages dans d’inexorables dérives, les frontières entre bien et mal, lâcheté et courage, abnégation et ambition tendent à se brouiller en un troublant miroir tendu à la réalité. Remarquablement incarnés, les héros de ce thriller politique retors gagnent en épaisseur et en complexité, questionnant avec plus d’acuité encore les Européens sur la fragilité de ce qu’ils tiennent pour acquis : la paix, la démocratie, la prospérité. Le postulat imaginé par Jo Nesbo prouve une fois de plus sa redoutable efficacité. Bienvenue en zone grise.

    Yes !
    la saison 1, c’était là
    https://seenthis.net/messages/427800
    ou là
    https://seenthis.net/messages/426531


  • « Blanchité » et « races sociales » : un festival de contradictions et de contorsions théoriques

    http://mondialisme.org/spip.php?article2670

    Ce texte part d’une constatation simple : la race (sans guillemets) a le vent en poupe, à gauche, à l’extrême gauche et même chez certains anarchistes ou « antifascistes radicaux ». La race n’avait jamais vraiment disparu du paysage politique, puisque la droite, l’extrême droite et bien sûr la Nouvelle Droite continuaient à utiliser ce concept biologique et anthropologique en le dissimulant sous des considérations « culturelles » ou « civilisationnelles », mais désormais les forces réactionnaires peuvent compter sur la collaboration d’intellectuels et de militants de gauche et d’extrême gauche, mais aussi libertaires, pour réhabiliter une catégorie de pensée inepte et néfaste. Cela nous attriste un petit peu mais ne nous étonne absolument pas, puisque les courants dits « anticapitalistes » réhabilitent aussi des concepts comme la nation (au nom de l’anti-impérialisme) et des phénomènes obscurantistes comme les religions chrétienne et musulmane (au nom de leur prétendu potentiel libérateur ) quand ils ne glosent pas sur les aspects « progressifs » de l’antisémitisme des Afro-Américains . Dans la période historique actuelle, la régression politique n’a ni limites ni frontières,. Elle se poursuivra tant que la classe ouvrière ne tapera pas du poing sur la table pour faire taire tous ces charlatans.
    Cet article tente de démonter quelques absurdités en vogue à gauche, à l’extrême gauche et chez les libertaires... mais cet inventaire est évidemment incomplet ! Espérons que ce travail sera continué et enrichi par d’autres camarades ou compagnons...

    http://mondialisme.org/IMG/pdf/blanchiteI_et_race_sociale.pdf

    • bel exemple de #susceptibilité_blanche et #fragilité_blanche

      8. Lutter contre le racisme suppose un changement personnel (intérieur) facilité par la participation à des groupes de paroles « non mixtes », donc racialement (ou, en langage politiquement correct, ethniquement) homogènes. Cette psychologisation du racisme est étroitement liée aux « politiques identitaires » : d’un côté, quand on est « Blanc », il faut se confesser de ses travers racistes, découvrir les méfaits provoqués par son « innocence blanche39 » et admettre publiquement ses « privilèges blancs » ; de l’autre, quand on est discriminé, on est censé
      chercher prioritairement l’empathie des membres de sa communauté d’origine... ou d’adoption.

      #non_mixité #racisme #whitesplanning

    • @mad_meg Je ne comprends pas (c’est sans doute à cause de mon taux de mélanine.)
      Pourquoi partir sur le blanc sensible ?

      1) Très ambiguë cliché de banlieue du blanc fragile à dépouiller. (cf. la chanson de Vald en fait le tour : https://genius.com/Vald-blanc-lyrics )

      2) Alors que l’argument est somme toute rationnel, il n’y aurait pas de réciprocité ni de solidarité possible. La base d’une société égalitaire. Et vous, vous partez dans le pathos, socio de comptoir. Votre réflexion est du même niveau que « c’est bien une parole de nana ça ».

    • Par rapport à la fragilité blanche l’expression est expliqué ici : https://seenthis.net/messages/382852

      Je trouve que ce texte est focalisé sur l’ego blanc. La partie dont j’ai pris l’extrait me semble représentative. Les personnes qui veulent se réunir en non-mixité ne demandent pas à rester à jamais en autarcie dans des groupes non-mixtes. Dans la militance c’est un moment pour y réfléchir à certaines choses sans avoir à prendre du temps pour ne pas vexer les susceptibles blanc·hes/masculines/hétéro/cis...
      La demande de non mixité n’est pas une psycholosiation comme c’est dit dans le texte par exemple.
      Sinon le reste c’est refus de travail mémoriel et de voire le particularité des discriminations fondées sur les stéréotypes raciaux et de vouloir absorber les mouvements antiracistes, décoloniaux avec le truc de la #priorité_des_luttes habituel.

    • J’avais pas vu la chanson de Vlad posté par @aktivulo1 . C’est effectivement très représentatif de la sucéptibilité blanche. On dirait du Oï. Elle montre un refu de prendre au sérieux les problématiques des rappeureuses noir·es. Une posture qui consiste à se croire capable d’expliquer aux rappeureuses noir·es ce qu’illes doivent pensé et ressentir du racisme qu’illes vivent. La chanson conteste le racisme vécu et exprimé par les rappeureuses noir·es.

      Une rime tel que « blanc comme le Mont blanc » est ridicule. Du même niveau que les misogynes qui s’amusent à féminiser n’importe comment la langue en croyant être spirituel·les. Le final de la chanson c’est toujours ce refu de toute réflexion sur le racisme. « Tu gaspilles ta vie à vouloir réparer les erreurs de Papy » - Vlad préfère ne pas se posé de question et faire comme Papy lui à montré. Et puis cette concurence entre les luttes ; au lieu de lutter pour dénoncer le racisme, Vlad explique aux rappeureuses noir·es qu’illes feraient mieux de lutter pour le remplissage des fond blancs des poches de Vlad.

      Vlad explique même en détail ses intentions hostiles face au discours des musicien·nes noir·es :

      Vald explique la création de ce morceau par son écoute au rap français, et le sujet récurrent de la couleur noire dans l’Hexagone, mais du point de vue d’hommes blancs avec Suik’on Blaze AD.

      Il s’agit d’une longue énumération de comparaisons avec “blanc comme…”, en énonçant quelques clichés et idées préconçues, tels que les premiers mots du refrain. Il souhaite ainsi aborder le sujet du communautarisme , et parler de cette couleur de peau qui n’est au final que peu approchée.

      Vlad trouve qu’on parle trop du racisme contre les noir·es et pas assez du racisme contre les blanc·hes.
      Vlad voudrait parler de communautarisme, histoire de mélanger tout pour faire une infâme bouillasse que seul les fachos sont capable d’avaler.

      Pour Vlad et sa chanson j’ajoute #negrophobie et #paternalisme
      Enfin grâce à cette rime « Blanc comme fragile, blanc comme salope » je peu ajouter #sexisme et #masculinisme
      D’ailleur on pourrait la faire en mode masculiniste cette pauvre chanson, elle l’est deja aussi.

      Vald explique la création de ce morceau par son écoute au rap féministe français, et le sujet récurrent de la souffrance des femmes dans l’Hexagone, mais du point de vue d’hommes blancs avec Suik’on Blaze AD.

      Il s’agit d’une longue énumération de comparaisons avec “mâle comme…”, en énonçant quelques clichés et idées préconçues, tels que les premiers mots du refrain. Il souhaite ainsi aborder le sujet du sexisme, et parler de cette souffrance des hommes qui n’est au final que peu approchée.

      Mâle comme tueur en série
      Mâle comme pédophile, macho, mal
      Comme linge dans ton pif, mâle comme beigne
      Depuis tantôt mal comme ton fantôme
      Mâle comme Macho
      Mâle comme Macho
      Mâle comme Macho
      Mâle comme Macho

      [Couplet 1 : Vald]
      Mâle de soupçon comme un crime inavoué
      Je suis mâle comme celui qui tient l’fouet
      Soupçon de mâle pour ne pas qu’on s’effraie
      Mâle comme « Mal des yeux » remplis de sang
      Frère, dans l’Sopalin
      J’ai dû laisser cent litres blancs
      Tranquillement, tu brandis le Mâle drapeau
      Devant arme blanche papillonnante
      (Couic, couic) Blanc comme perte
      Mâle comme Verbe
      Mâle comme l’os qui voit l’air
      Mâle comme toutes les lumières ensembles
      Mâle comme le Mont, Mâle comme le bon
      Mâle comme le fond de tes poches
      Je suis mâle comme la blanche de Blankok, ça fait macho, macho
      Je suis mâle comme le phoque, fuck tous les mâle qui s’efforcent
      À sucer des bites devant les autres souffrances
      France de Machos, Gaulois, BravePatriotes, SOSPapa,
      Nique ta madre
      Si, ton seul combat, c’est ton sexe
      (Pute) Mâle comme para
      Mâle comme pas un mot
      Mâle comme malade, Mâle comme à la morgue
      Mâle, c’est mal, l’Histoire est accablante, Mâle (mal)
      Mâle comme le vrai méchant, Mâle comme le père du Sheitan
      Mâle, Mâle, Mâle, Mâle, Mâle, Mâle, Mâle comme Dieu

      [Refrain] (x2)
      Mâle comme tueur en série
      Mâle comme pédophile, macho, mâle
      Comme Nunge’ dans ton pif, mâle comme beigne
      Depuis tantôt mâle comme fantôme
      Mâle comme Macho
      Mâle comme Macho
      Mâle comme Macho
      Mâle comme Macho

      [Couplet 2 : Vald & Suik’On Blaze AD]
      Mâle comme gentil, Mâle comme petit
      Mâle comme garçon, Mâle comme gentil petit garçon
      Mâle comme sournois
      Mâle comme fragile, Mal comme salope
      Mâle comme animal, Mal comme Anita
      Mâle comme Hannibal, Mal comme Anne Hidalgo
      Hey, j’roule au kérosène
      Putain, quelle aubaine, j’ai l’axe à la Rivaldo
      Je suis Mâle comme un Mikado
      Côté bre-hom, touts les genres ont mis la dose
      Bordel sur la toile ; Internet, c’est Picasso
      J’me torche le cul avec Vogue et Mad’m Figaro
      Tu gaspilles ta vie à vouloir réparer les erreurs de Papy
      Et Mamy, la terreur arrive, et ta salive t’servira à crier :
      « Putain, qu’est-ce qu’on est Mâle
      Okay, okay, okay...
      Putain, qu’est-ce qu’on est Mâle
      Okay, okay, maman, maman, maman, okay...
      Putain, qu’est-ce qu’on est Mâle
      Okay, okay, maman, maman, maman, okay...
      Putain, qu’est-ce qu’on est Mâle
      Putain, qu’est-ce qu’on est Mâle
      Putain, qu’est-ce qu’on est Mâle
      Oui, putain, qu’est-ce qu’on est Mâle »

    • @mad_meg

      Faut écrire un peu moins vite.
      – On dit VaLD

      Vlad trouve qu’on parle trop du racisme contre les noir·es et pas assez du racisme contre les blanc·hes.

      – Dans un interview pour Booska-P dit que le racisme anti-blanc n’existe pas et parle de pb de classe.

      « Tu gaspilles ta vie à vouloir réparer les erreurs de Papy » - Vlad préfère ne pas se posé de question et faire comme Papy lui à montré.

      – Outre que ce n’est pas Vald qui rappe, je ne comprends pas comment de cette phrase tu peut avoir cette interprétation.
      J’interprète ça comme ça :
      – Tu te sens coupable de chose que tu n’as pas fait
      – Tu es autocentré sur ta culpabilité de blanc

    • Tu veut dire que VaLD se met dans la peau d’un raciste dans sa chanson ? Le commentaire de la chanson fournis par VaLD ne dit pas ceci.

      Par rapport aux actes de Papy, les millitant·es contre le racisme et la décolonisation demandent à ce qu’il y ai une prise en compte d’un point de vue différent sur l’histoire telle qu’elle est raconté jusqu’à aujourd’hui. Par exemple enlever les statues et rues à la mémoire de Colbert, ce n’est pas de l’autoflagellation coupable, c’est la reconnaissance du fait que la participation active à la traite négrière ne peut pas être traité comme anecdotique.
      La mémoire, la recherche de l’histoire vu par les peuples réduits à l’esclavage et la colonisation c’est pas de l’auto-centrage de culpabilité de blanc. Étudier la colonisation, son influence actuel sur les faits de société actuels c’est pas de l’auto-centrage...

    • @mad_meg

      Tu veut dire que Vald se met dans la peau d’un raciste dans sa chanson ? Le commentaire de la chanson fournis par Vald ne dit pas ceci.

      Non, mais je veux dire que son discours ne va pas dans la direction du racisme anti-blanc, Rap Puchline lui pose directement une explication sur :

      Je suis blanc comme le phoque, fuck tous les Blancs qui s’efforcent
      À sucer des bites devant les autres souffrances
      France de Blancos, Bikows, Blackos, Niakwés
      Nique ta madre
      Si, ton seul combat, c’est ta couleur de peau

      https://youtu.be/ykwWZ7AZD5s?t=1m9s

      Sont explication est + ou - :
      – Tu te sens coupable de chose que tu n’as pas fait
      – Passons à autre chose (c’est ambigüe)

    • Cet extrait ajoute surtout l’homophobe et la misogyne au racisme. Tu dit que Vlad ne se place pas dans la posture du blanc qui se victimise mais pourtant les extraits que tu fournis sont typique de cette position (cad ; se dit atteint dans sa virilité, se sent mise en cause personnellement, demande à ce qu’on parle de ce qu’il décide).


  • Écriture inclusive : « On caricature le débat » Le Point - Baudouin Eschapasse - 27/10/2017

    Les promoteurs de l’écriture inclusive se défendent de créer une "novlangue". Raphaël Haddad et Éliane Viennot reviennent sur leur projet... Entretien.

    L’universitaire Éliane Viennot, spécialiste de l’histoire de la langue, et le chercheur Raphaël Haddad, par ailleurs fondateur du cabinet de conseil en communication MOTS-CLES http://www.motscles.net/nous-rejoindre https://seenthis.net/messages/654776 , plaident, depuis plusieurs années, pour que le français se débarrasse de traditions langagières qui perpétuent des préjugés sexistes. À l’heure où leur projet est largement débattu, Le Point.fr a souhaité les rencontrer pour qu’ils détaillent leur projet.


    Le Point : Vous promouvez, depuis plusieurs mois, une nouvelle écriture que vous qualifiez d’inclusive. Comprenez-vous la bronca suscitée par votre projet ? Et avez-vous été surpris(e) par la polémique qui l’a accompagnée ?
    Éliane Viennot  : Pour être totalement franche, cela ne m’a pas vraiment étonnée. Pour avoir étudié l’histoire de la langue, je sais combien certaines personnes deviennent hystériques dès lors qu’on leur propose d’utiliser des termes féminins pour certaines activités prestigieuses. Je me suis penchée récemment sur la manière dont l’Académie française a traité ce dossier depuis la création de la commission instituée en 1984 par Yvette Roudy (à l’époque ministre des Droits de la femme, NDLR), qui préconisait de féminiser les noms de métiers, fonctions, grades et titres. Notamment pour désigner les femmes qui accèdent à de hautes fonctions administratives ou ministérielles. La levée de boucliers avait été terrible. Et à nouveau en 1998, quand des ministres ont demandé qu’on les nomme au féminin. Dans les deux cas, certains médias ont réagi avec une incroyable violence. Je pense surtout au Figaro. Mais faut-il s’en étonner quand on sait qu’à l’époque, les académiciens avaient table ouverte dans ce journal ?

    Docteur en Sciences de l’Information et de la Communication (enseignant en communication à Paris I), Raphaël Haddad est, par ailleurs, fondateur de l’agence. Il est l’auteur du "Manuel d’écriture inclusive ».
    Raphaël Haddad  : Il est intéressant de souligner que la féminisation des métiers ne pose problème que quand il s’agit de professions intellectuelles ou de fonctions de responsabilité. Les académiciens n’ont jamais remis en cause le fait qu’on parle de boulangère ou d’infirmière. En revanche : préfète ou chancelière, cela semblait heurter leurs oreilles. De mon point de vue, cette réaction montre surtout que ces hommes se sentent en danger. L’idée même de féminiser ces termes les amène à considérer l’idée qu’ils devront un jour partager le pouvoir.
    E. V.  : J’ajouterai que les mots féminins que nous promouvons existent de longue date. On parlait au début du XVIIe siècle de philosophesse, d’écrivaine et d’autrice dans la meilleure société, et professeuse était employé au XIXe.
    Nous entendons juste renouer avec des règles grammaticales qui ont existé par le passé et existent toujours dans les autres langues romanes.

    Quand cela a-t-il changé ?
    E. V.  : Les premiers coups de boutoir datent des années 1600-1630, sous l’influence probable de personnes qui entouraient Malherbe, et qui voulaient « purifier » la langue des nombreux néologismes gascons et italianisants créés à l’époque. Mais ils en ont profité pour « masculiniser » la langue. Les résistances ont néanmoins été nombreuses jusqu’à ce que l’instruction devienne obligatoire. C’est l’école primaire obligatoire du XIXe sièce qui va achever ce mouvement.

    Votre projet n’ambitionne pas seulement de féminiser les noms de métier. Il va bien au-delà. Vous voulez débarrasser la langue française des règles grammaticales que vous présentez comme sexistes…
    E. V.  : Oui. Pour autant nous ne voulons pas créer une « novlangue » comme on l’écrit parfois. Ceux qui soutiennent cette idée caricaturent le débat. Nous entendons juste renouer avec des règles grammaticales qui ont existé par le passé et existent toujours dans les autres langues romanes. Nos détracteurs prétendent défendre la langue française. Mais la connaissent-ils vraiment ? J’en doute. Je veux par exemple réhabiliter l’accord de proximité, hérité du latin. Dans Athalie, Racine écrit : « Armez-vous d’un courage et d’une foi nouvelle. » Si l’on en croit nos bons académiciens qui veulent que le masculin l’emporte sur le féminin, nous aurions dû écrire « nouveaux ». De la même manière, Madame de Sévigné répondant à Gilles Ménage, qui se dit fatigué, lui répond : « Je la suis aussi. » Ce brave grammairien (né en 1613 et mort en 1692, NDLR) tente de la reprendre mais elle se refuse à dire « je le suis aussi ». Elle affirme que, si elle le faisait, « [elle] croirai[t] avoir de la barbe au menton » !
    Une langue « phallocentrée » (...) traduit une vision du monde dominée par les hommes

    R. H.  : Michel Foucault l’a bien dit. « Le discours n’est pas simplement ce qui traduit les luttes ou les systèmes de domination, mais ce pour quoi, ce par quoi on lutte, le pouvoir dont on cherche à s’emparer. » Une langue « phallocentrée », pour reprendre une terminologie de la chercheuse Marlène Coulomb-Gully, traduit une vision du monde dominée par les hommes.

    On vous opposera que les nations dont les langues n’ont ni masculin ni féminin, comme le persan ou le turc, ne sont pas toutes des modèles d’égalité entre hommes et femmes.
    R. H.  : C’est un sophisme extraordinaire. Le langage inclusif est une condition nécessaire mais pas suffisante pour qu’une société soit moins sexiste. Sur un plan strictement logique, la seule objection valable à l’écriture inclusive serait celle-ci : l’existence d’une société strictement égalitaire où la langue ne le serait pas. Mais ce contre-exemple n’existe pas !
    E. V.  : J’ai entendu aussi parler de la langue bantoue qui cumulerait un nombre incroyable de genres. Ces références m’amusent d’autant plus que ceux qui les utilisent ne connaissent rien à cette langue africaine. C’est un peu comme les médecins de Molière qui prétendaient en imposer avec leur latin.

    Comment est né votre projet de langage inclusif  ?
    R. H.  : Cela fait longtemps que des intellectuel(le)s, travaillé(e)s par la question féministe y réfléchissent. J’ai découvert leurs travaux au moment de mes recherches doctorales sur les discours politiques. Les choses se sont ensuite décantées. J’ai publié un manuel de réflexion sur cette question, avec Carline Baric, (téléchargeable gratuitement ici) qui s’appuie notamment sur les travaux du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE).
    E. V.  : L’objet du langage inclusif est social et non grammatical. Nous souhaitons promouvoir une société plus égalitaire. Cela passe par la langue et par la déconstruction des stéréotypes « genrés » qu’elle véhicule. Cette démarche habite tous mes travaux…
    C’est l’Académie qui est interventionniste quand elle entend proscrire certains usages. Elle est censée enregistrer la manière dont une langue évolue...

    Cela passe par une forme d’interventionnisme difficile à supporter dès lors que cela concerne la manière de s’exprimer…
    R. H. : Cette objection de l’interventionnisme est amusante. Que fait-on d’autre chaque fois que l’on énonce un néologisme par exemple ? On intervient sur la langue ! Les jeunes, et les moins jeunes, qui parlent de « like », de « twittos » ou de « stiletto », trois termes entrés dans les dictionnaires récemment, n’ont pas attendu l’autorisation de l’Académie française. Critiquer l’écriture inclusive pour son interventionnisme, c’est lui refuser ce qu’on accepte et encourage volontiers de tout autre usage langagier.
    E. V.  : C’est l’Académie qui est interventionniste quand elle entend proscrire certains usages. Elle est censée enregistrer la manière dont une langue évolue... C’est pour cela que les dictionnaires s’enrichissent chaque année de mots nouveaux. Une langue n’est pas figée une fois pour toutes.

    Au final, ce qui choque les gens, n’est-ce pas simplement la graphie du point milieu ? Écrire les mots suivants, « chroniqueur·euse », « chercheur·e », « transporteur·euse », « président·e », ce n’est pas très esthétique.
    E. V.  : Je regrette qu’on restreigne le débat à cette simple question de point milieu. Nous préconisons simplement d’user des mots féminins chaque fois que c’est possible. Cela peut passer par la flexion (le fameux « mesdames et messieurs » lorsqu’on s’adresse à une population mixte, NDLR). Cela peut passer aussi par les termes épicènes : c’est-à-dire l’usage d’un mot neutre (exemples : « astronome » ou « membre »). Cela peut enfin passer par le point milieu ou d’autres signes graphiques. Nous ne sommes pas bloqués là-dessus. Personnellement, je suis pour « intellectuel·es » mais contre « acteur·trices ». Mais c’est un débat en cours, les protocoles vont s’affiner.
    R. H.  : L’écriture inclusive ne se limite pas au point milieu ! Ce point milieu résulte de la volonté d’abréger certaines formulations, exactement comme on écrit M. pour « Monsieur ». Quiconque a tenté de redonner de la place au féminin dans son écriture se rend compte de son utilité, surtout face à un e muet par exemple. Écrire « ami·e·s » peut paraître par exemple plus commode qu’« amis et amies ». Mais on peut appliquer pleinement l’écriture inclusive, sans ne jamais mobiliser le point milieu !
    Aucune entreprise ne peut mobiliser l’écriture inclusive (...) sans s’interroger sur les écarts de salaires entre femmes et hommes

    Vous dites que l’écriture inclusive fait progresser l’égalité. Quelles preuves en avez-vous ?
    R. H. : Sur le plan social, l’écriture inclusive produit deux effets principaux. D’abord, c’est un formidable levier de féminisation des effectifs. C’est la raison pour laquelle les écoles, les entreprises qui manquent de candidatures féminines observent cette démarche avec un intérêt prononcé. Ensuite, c’est un ancrage pratique sur les enjeux d’égalité. Aucune entreprise ne peut mobiliser l’écriture inclusive dans sa pratique institutionnelle sans s’interroger sur les écarts de salaires entre femmes et hommes, qui, rappelons-le, stagnent à 23 % en France, ou s’attaquer au « plafond de verre » qui bloque les carrières des femmes. J’en suis pour ma part convaincu : l’inconfort sémantique dans lequel on laisse les femmes produit et entretient de l’inconfort social.

    Vous expliquez que votre démarche est soutenue par 75 % de la population. En êtes-vous si sûr ?
    R. H.  : Quand on regarde les résultats de l’étude d’opinion, que constatons-nous ? Que 84 % des 1 000 personnes interrogées par l’institut Harris Interactive les 11 et 12 octobre derniers sont acquises à la féminisation des noms de métiers, de titres, de grades et de fonctions. Et que 81 % des personnes interrogées sont pour l’usage du féminin et du masculin plutôt que du masculin « générique » lorsqu’on s’adresse à la fois à des femmes et des hommes. Et 3 personnes sur 4 sont favorables aux deux dimensions simultanément, qui sont en fait les deux principes directeurs de l’écriture inclusive.
    E. V.  : Le général de Gaulle l’avait bien compris, lui qui veillait à commencer tous ses discours par la double flexion : « Françaises, Français ». Au grand dam de l’Académie !
    R. H.  : Tous les hommes politiques s’y sont mis depuis. Je m’intéresse de longue date aux discours de meetings. En 2002, Robert Hue était le seul homme à utiliser la double flexion (avec Arlette Laguiller et son célèbre « Travailleurs, Travailleuses », NDLR). En 2017, ils l’ont tous fait. C’est pleinement rentré dans les mœurs. Ce qui me fait dire que la bataille menée par nos détracteurs et nos détractrices est une bataille d’arrière-garde. Elles et ils ont déjà perdu, mais ne le savent pas encore. D’importants responsables institutionnels, comme Pierre Gattaz par exemple, utilisent aujourd’hui l’écriture inclusive ! Et les tweets vont l’imposer, puisque la place est restreinte !

     #écriture_inclusive #langage #langue #femmes #agence-de-publicité #publicitaire #lobbyistes #lobby #parole #communication #Raphaël-Haddad #Mots-Clés

    • Bah oui, on a bien compris que cette recension était dans un but anti écriture inclusive et anti féministe. C’est marrant c’est toujours quand il y a un tant soit peu de mini évolution qui va à peu près dans le bon sens (et franchement ce n’est vraiment pas énorme) que tout d’un coup ya des cris d’orfraie pour dire « ah non mais c’est ÇA qui est PLUS IMPORTANT ! » (remplacez ÇA par n’importe quoi d’autre, le racisme, la pauvreté, l’impérialisme, le « vrai féminisme », etc, etc).

      Bordel mais ça fait bien 50 ans que les luttes contre les dominations croisées existent (afro-fem, etc) et qu’on argumente qu’il n’y pas à « choisir » entre des luttes contre des dominations. Alors oui, le temps n’est pas infini, et une même personne unique ne peut pas lutter forcément sur tous les fronts à la fois ou pas autant pour chaque, mais par contre laissez à minima les personnes lutter contre les dominations qui les concernent.

      Quant à l’insinuation de merde avec « L’ORIGINE », non mais sérieux, tu crois que c’est quoi l’origine ? Tu crois que c’est une agence de com qui a inventé ces problématiques et qui a inventé l’écriture inclusive. Non c’est complètement taré. Ça fait des décennies que dans les milieux militants ya des propositions, le mec indiqué n’était même pas né, arrêtez vos conneries. Et par ailleurs, au delà de ce fait logique, dans tous les cas, actuellement la pub, c’est de l’incitation au viol permanent et l’utilisation de femmes objets partout etc. Personnellement je suis pour la suppression totale de toute publicité mais donc qu’une rare agence de com fasse son boulot en respectant les femmes, vu le nombre de personne qui voit de la pub tous les jours, et notamment les gosses, bah ça ne peut pas faire de mal dans tous les cas.

      Bref allez manger vos morts dans votre coin.

    • Personnellement, j’aimerais qu’il y ait autant d’agitation, d’indignations, de débats passionnés pour la pauvreté.

      N’empeiche que c’est toi ici qui t’agite contre la visibilité du féminin en français et qui n’est pas dans l’action ni l’indignation, ni le débat passionné pour la pauvreté. Si t’en a tellement à faire des pauvres, sans-emplois, familles (sic), etc... qu’est ce que tu fiche ici à participer à ce débat qui te détourne de tes prétendues vrai préoccupations ?

      #paternalisme #mansplanning #fraternité

    • @RastaPopoulos, je comprends pas.

      Pourquoi n’a pas tu écris ton commentaire en écriture inclusive ? Par ailleurs, qu’est qui peut te faire croire que je suis un homme ?

      Personnellement, je ne comprends pas pourquoi les partinsan(e)s de l’écriture inclusive n’aient pas diffusé cet article, il a pas mal de points valorisant.
      Elles(ils) auraient pu les mettre en valeur et parler en premier(e).
      Qui sait, une pudeur ?

      Il y a plusieurs versions d’écriture inclusive, depuis longtemps.
      Quelles sont celles (les versions) qui sont utilisées par celles et ceux qui ne sont pas militant(e)s, non pourvu(e)s d’un diplôme de conformisme universitaire ?
      Faudrait se poser des questions. Voir le dernier numéro de La Décroissance.

      Les publicitaires, pas mal de politiques, et tant d’autres, incitent au viol permanent, entièrement d’accord ! Ajoutons envers les enfants.
      Il est curieux que les défenseurs(e)s des femmes citent trés rarement les ignominies de sbires comme, (liste non exhaustive) liliane de bétancourt, elisabeth badinter, la reine d’angleterre et autres reines, margaret tadcher, martine aubry, anne hidalgo, myriam el khomri, muriel pénicaud, . . . .
      Les sous fifres sont aussi féminines, dés qu’il y a pouvoir et argent.
      La fonction de DRH en entreprise est trés féminisée.
      Le suicides en entreprises, il y en a pas pas mal, avec des DRH femmes, comme avec des DRH hommes. Egalité dans l’efficacité dans l’ignominie.

      Plus important !
      Il y a un an, presque jour pour jour, j’enregistrai sur mon magnétophone le témoignage de Fadila, d’auchan city tourcoing, qui avait perdu son bébé suite à la violence de ses conditions de son travail chez les mulliez.

      Elle a mangé son mort, elle !
      Conditions de travail des femmes mais aussi des hommes. Ce n’est hélas pas un cas unique.
      Ma gueule est sur les photos de la voix du nord, si ça intéresse quelqu’un.
      http://www.campuslille.com/index.php/l-agenda/evenement/1669-saints-innocents-en-france-le-massacre-continu-au-xxi-siecle-exemp

      A un de ces jours RastaPopoulos, je suis trés souvent content de te te lire, et de partager tes articles.
      Attention aux apparences, faut pas juger et écrire trop vite.
      La vie, la vraie, c’est pas un blog.

      Tous les jours, je passe devant la maison qui a servi à tourner « La vie est un long fleuve Tranquille », juste en face du golf utilisé pour la scène finale du film « le corps de mon ennemi »

      A propos « de débats passionnés pour la pauvreté. »
      https://www.youtube.com/watch?v=34QxDoQo6KI

    • * Video - Pour la masculinisation du langaG - Vendredi 15 décembre 2017, par RZ (Théâtre Croquemitaine) _
      http://www.theatrecroquemitaine.com/video-Pour-la-masculinisation-du-langaG.html

      Pourquoi systématiquement, lorsqu’il s’agit d’inclure les femmes dans le langage, les expertEs, académinicienNEs, intellectuelLEs de tous poils, s’attellent immédiatement à torturer les mots pour les féminiser ?

      Plaidoyer pour une masculinisation des mots.

      https://vimeo.com/247488845

      Nous, femmes, revendiquons la forme universelle.
      Qu’ils, hommes, s’arrangent avec des mots bricolés laids.


  • Vidéo : « Qui sont les trafiquants ? Pas des Français ! Ce sont des africains, mon ami » la réponse de Macron sur l’#esclavage en Libye - L’Obs
    http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/v5qf8f.DGT/qui-sont-les-trafiquants-pas-des-francais-ce-sont-des-africains

    Le Nouvel Obs est le SEUL MSM à en parler

    Visiblement agacé par la question d’un étudiant burkinabé [sur la responsabilité de son pays dans la vente de #migrants en #Libye http://www.dakaractu.com/Macron-sur-l-esclavagisme-en-Libye-Qui-sont-les-trafiquants-Ce-sont-les-A ] lors de son discours à l’université de Ouagadougou, Emmanuel Macron s’est emporté : « Mais qui sont les trafiquants ? Ce ne sont pas des français. (...) Ce sont des africains qui esclavagisent d’autres africains. » Le président français a ensuite rajouté « Et il y a des européens qui bénéficient de cette route de la misère en Europe. Et ça c’est inacceptable. »


  • Praud, Rost et Evra : c’est pire que ce que vous pensiez
    http://contre-attaques.org/magazine/article/praud-rost-et

    Après quelques minutes d’introduction et de rires, le débat s’ouvre. Rost, présenté dès le début comme « l’avocat de la défense », va tenter de contextualiser, sans forcément l’excuser, le coup de pied asséné par Evra à un supporter de l’Olympique de Marseille. Pour lui, cet accès de violence doit se lire, entre autres, à la lumière d’une carrière marquée par l’expérience quotidienne du racisme et des insultes négrophobes. Mais sur le plateau, l’artiste n’aura pas le temps de développer cette thèse. À peine le mot “raciste” est-il prononcé que Pascal Praud, censé incarner la neutralité, entre dans une colère noire - enfin blanche, pour le coup.

    Cet extrait a fait le tour du web et a été largement commenté par de nombreux internautes et journalistes qui se sont focalisés sur la partie la plus spectaculaire de la “disjonction” du présentateur. Pascal Praud a “pété les plombs”, il a “hurlé”, a “agressé” un chroniqueur qui voulait simplement évoquer un contexte raciste. Oui, tout à fait, et en plus d’être souligné, cela devrait être vivement dénoncé. Mais la séquence prise dans son intégralité nous offre la possibilité d’aller bien au-delà et de décrypter les mécanismes de résistance, des plus subtils aux plus grossiers, qui se mettent en place à chaque fois que la question raciale est abordée ; des mécanismes favorisés par un dispositif médiatique qui étouffe les voix minoritaires. Pour cette seule émission, nous en avons relevés 7 !

    7 réactions typiques que provoque toute tentative de discussion sur le sujet.

    1. « Arrêtez de tout ramener au racisme, c’est obsessionnel chez vous. »


  • Des femmes dénoncent la méthode #Essure
    https://www.causette.fr/le-mag/lire-article/article-1635/des-femmes-da-noncent-la-ma-thode-essure.html

    Hervé Fernandez, lui, ne croit tout bonnement pas à cette histoire d’allergie. Il ne prend donc pas la peine de demander à ses patientes si elles sont sensibles à ce métal. Pourtant, Bayer semble bien compter sur les médecins pour faire le job : « Si une femme a des questions sur une possible allergie au nickel, nous précise la firme, nous l’encourageons à en parler avec son médecin avant de programmer la procédure d’implantation. » Cependant, aucune des femmes que nous avons interrogées ne s’est vu poser la question. Et quand bien même les gynécos le feraient, quel poids donneraient-ils à l’information ? Bertrand de Rochambeau, président du Syndicat national des gynécologues obstétriciens de France (Syngof ), demande bien à ses patientes si elles sont allergiques... mais il n’en tient pas compte. Pourquoi donc leur pose-t-il la question ? « Parce que c’est dans la notice, ma petite dame ! » s’exclame-t-il au téléphone.

    #santé #paternalisme #mépris


  • Crise #Levothyrox : ce que nous aurions pu apprendre.
    http://docteurdu16.blogspot.fr/2017/10/crise-levothyrox-ce-que-nous-aurions-pu.html

    Le profond mépris des soignants pour les soignées (vous ne m’enlèverez pas l’idée que le fait que l’immense majorité des patients soit des femmes explique en grande partie la façon dont le corps médical a réagi — et l’idéologie médicale est si genrée que les #femmes docteures sont aussi méprisantes que leurs collègues masculins pour les patientes qui se plaignent).
    Ce mépris genré (que l’on retrouve dans des pathologies dites « féminines », les femmes migraineuses, les femmes dépressives, la contraception féminine, et cetera) s’est nourri d’une grande indifférence (ceci expliquant cela) : comment prescrire les hormones thyroïdiennes, à quel moment, les interférences avec le bol alimentaire, les erreurs de dosage de la TSH, les variations inter-individuelles comme intra-individuelles, le rythme circadien, et cetera. Et, ce que les cliniciens avisés et attentifs savent depuis longtemps à condition d’interroger et d’écouter les patientes : la symptomatologie clinique peut être dissociée et/ou différée dans le temps pour chacun des signes cardinaux de l’hyper, de l’eu et de hypothyroïdie chez une même patiente.

    #santé #médecine #crise #sexisme #mépris

    • Je suis d’accord sur ce qui est dénoncé (c’est à dire le sexisme de la profession médical) mais j’ai un soucis avec cet usage du mot genre/genré qui invisibilise des agressions faites spécifiquement aux femmes et rend le propos inopérant. Le fait aussi qu’ille prenne la peine de s’étonner que les femmes médecins soient aussi sexistes que les hommes médecins est assez agaçante.
      #genre #gender #paternalisme #violence_médicale #misogynie


  • Harcèlement sexuel  : chute de Harvey Weinstein, pilier du cinéma américain - Culture / Next
    http://next.liberation.fr/culture-next/2017/10/06/harcelement-sexuel-chute-de-harvey-weinstein-pilier-du-cinema-americ

    L’un des plus puissants producteurs indépendants à Holly­wood, ­figure éminente et redoutée, Harvey Weinstein, 65 ans, est dans la tourmente d’un ­scandale pour harcèlement sexuel depuis la parution, mercredi, d’un article du New York Times. Lequel décrit ses méthodes abusives avec les jeunes actrices de ses films et employées de sa boîte de production, Miramax (créée en 1979 avec son frère Bob et rachetée pour 60 millions de dollars par Disney en 2005), puis de la mini-major The Weinstein Company.

    L’article, très long, fouillé et farci d’exemples ­accablants, cite notamment les révé­lations de la comédienne ­Ashley Judd (Ruby in Paradise, Bug, Divergente…) racontant comment, alors qu’elle est en plein tournage de Kiss The Girls (le Collectionneur), Weinstein l’a invitée à monter un matin dans sa suite du palace Peninsula de Beverly Hills pour ce qui devait être un rendez-vous de travail. Il l’a reçue en peignoir, lui a proposé de lui faire un massage puis comme elle ­refusait, l’a invitée à le suivre dans la salle de bain pendant qu’il prenait sa douche  : « J’ai dit non, de nombreuses manières, de nombreuses fois, mais il revenait toujours à la charge. »
    « Toxique »

    Un an plus tard, une mésaventure similaire arrive à l’actrice Rose McGowan (Scream) au cours du festival de Sundance, et un accord à 100  000 dollars est signé pour étouffer sa plainte éventuelle. Un mémo d’une employée de la Weinstein Company, Lauren O’Connor, adressé aux dirigeants de la boîte, détaille comment elle et certains de ses collègues se ­retrouvent à prendre des rendez-vous pour leur patron avec « des filles vulnérables qui voulaient juste du travail », Weinstein promettant contre faveurs de lancer leur carrière.

    « Il y a un environnement toxique pour les femmes dans cette entreprise », écrit-t-elle, et les journalistes dévoilent en effet un incroyable climat de terreur et de licence au sein d’une maison dominée par la figure d’un despote ne supportant pas que l’on freine jamais son appétit, ses passions et sa soif de pouvoir. Cet article du New York ­Times met un terme à une durable omerta entourant le mogul  : il n’est pas un journaliste professionnel dans le secteur à ­Hollywood ou à New York qui n’ait eu vent des rumeurs et accusations couvant sous le glacis pailleté d’une ­success story turbulente.

    Vendredi le magazine Variety se demandait si ce parcours jalonné d’oscars, de coups de gueule et de poker, pourra se relever d’une telle flopée de révélations sur son tempérament de harceleur sexuel. Et ce, alors que d’autres victimes pourraient désormais oser parler et que d’autres journaux enquêtent. Le New Yorker s’apprête ainsi à publier les résultats d’un an d’investigations.

    Weinstein a envoyé au NYT une lettre ­penaude où il dit prendre du recul, qu’il suit une thérapie, qu’il est ­désolé, se justifiant par un machisme générationnel  : « J’ai grandi dans les années 60 et 70, quand toutes les règles sur le comportement et les lieux de travail étaient différentes. Mon chemin sera d’apprendre à me connaître et maîtriser mes ­démons. ».

    #domination_masculine #harcelement_sexuel #harcèlement #culture_du_viol #sexisme

    • Comme d’habitude « tout le monde savais » mais personne ne disait rien et tout le monde regardant les jeunes actrices se démerdé avec cette ordure et je doute pas que ces brave gens devaient dire bien des choses au sujet de ces actrices. L’article parle d’ailleurs plus des coupes au montage que des agressions, puisque d’un point de vue patriarcale, une oeuvre d’art commise par un mâle humain à infiniment plus de valeur et d’intérêt que la vie d’un humain femelle. D’ailleurs les coupes dans les films étaient dénoncé dans la press, parceque ca c’est grave, mais pas les agressions sexuelles, ca c’est rien que des histoires de bonnes femmes.

      L’excuse final sur le fait d’avoir grandie a une époque de machos est un gros classique de gros macho.
      Le féminisme existe depuis plus de 200 ans et donc en 1960-1970 ca existait deja et les revendications féministes étaient largement connues et diffusées. Les machos des années 1960 n’ont pas d’excuse et sont tout aussi dégueulasse que les jeunes machos. Tout ce que ce mec nous apprend c’est que ca fait 57 ans qu’il est nocif au genre humain, que ca fait 57 ans qu’il bénéficie d’impunité et qu’il doit aux femmes 57 ans de réparation.

      –------

      Ca me fait pensé à une discussion que j’ai eu il y a peu sur la galanterie et dans laquelle on m’a sorti cette excuse de l’éducation à l’ancienne.

      La discutions partait d’un exemple : lors d’un premier RDV au resto entre un homme et une femme cis-hétéros, l’homme paye l’addition en douce pendant que la femme est parti au toilettes.

      Par rapport à cet exemple je disait que ce galant homme avait deja un comportement de dominateur à la limite de l’agresseur.

      Sans connaître la femme, sans savoir si elle est féministe, il décide tout seul de la mettre devant le fait accompli sans aucun dialogue. Quitte à prendre le risque de mettre mal à l’aise la femme avec qui il a dîner. Il prefere ne pas traiter la femme avec qui il dîne comme un être humain, en lui demandant son avis et il lui impose des coutumes misogynes de la bougeoisie du XIX.
      A ceci on m’a objecté donc que le mec avait appris ca de son éducation. Mais comme le mec n’a pas 8 ans (sinon il payerais pas le resto à une inconnue) il est responsable de ses choix. Et en 2017, aucun homme, AUCUN ne peut ignoré qu’un certain nombre de femmes sont hostiles à la galanterie. En 2017 tous les hommes, TOUS savent que les femmes qui sont hostiles à la galanterie sont les féministes, c’est à dire les femmes qui réclament l’égalité. En 2017, la galanterie est un outil de sélection utilisé par les hommes pour choisir les femmes soumises , pour se pécho une femme du XIX qui dira rien quant on lui fait des coups en douce, quant on la met devant le fait accompli, quant on ne lui demande pas son avis et qui ne remet pas en cause les règles de domination masculine.
      Aussi le mec qui a appris à faire des coups en douce aux femmes lors d’un premier RDV, qu’est ce qu’il à appris d’autre qu’on pourrait imposer à une femme sans lui demandé son avis ? Il ne sais pas poser la simple question « Qu’est-ce que tu préfère pour l’addition ? » et je me demande quelles autres questions il a appris à ne pas poser.

      Dans ce scénario, si un homme me faisait ce coup là, je penserais que c’est probablement un violeur. Mon alarme intérieur serait enclenché. Même si c’est pas un violeur/agresseur, je me dirait qu’il y a de forts indices. Et je déconseille à toute femme de poursuivre une relation avec un homme qui se comporte comme ca.

      On sais qu’il y a 1/3 des femmes qui subissent au moins une agression sexuelle au cours de leur vie. Et nous savons que 98% des agressions sexuelles sont commises par des hommes (et 96% des victimes sont les femmes). Nous ne connaissons pas le nombre d’agresseurs parmi les hommes et les agresseurs sont souvent multi-agresseurs, mais en étant très sympas avec les hommes j’imagine qu’il y a 5% de violeurs parmi eux. Sachant cela, un premier RDV pour une femme avec un inconnu c’est environ 5% de « chances » de dîner avec un violeur/agresseur sexuel.

      Imaginons un bol de bonbons, 5% de ces bonbons contiennent du cyanure. Mais on ne sais pas quels bonbons sont mortels, par contre je sais que le cyanure sent l’amande. Dans le bol il y a 30% de bonbons qui sentent l’amande.
      Si je devais piocher dans ce bol de bonbon à l’aveugle, j’éviterais tous les bonbons qui sentent l’amande. Même si je sais que tous les bonbons qui sentent l’amande ne sont pas mortels, et même si je sais que certains bonbons qui ne sentent pas l’amande peuvent aussi contenir du cyanure.
      Un homme qui est galant en 2017, c’est à dire qui se comporte selon les us et coutumes de la bourgeoise misogyne du XIX, il pue affreusement l’amande.

      Aux hommes qui ne veulent pas être confondu avec des violeurs,
      Aux hommes qui ne veulent pas mettre mal à l’aise les femmes égalitaristes,
      Aux hommes qui ne veulent pas donner l’impression de faire leur recrutement de bonniches,
      Aux hommes qui veulent montré qu’ils n’ont pas une mentalité retardé de deux siècles,
      Aux hommes qui veulent montré qu’ils ne pensent pas que les femmes leur sont inférieurs,
      Arrêtez tout de suite la galanterie.

      La galanterie est du sexisme dit « bienveillant », c’est un vieux sujet dans le féminisme. A la fin du XIX Sojourner Truth en parlait déjà dans son discours « Ne suis-je pas une femme ? » Sojourner Truth ayant remarqué que la galanterie ne s’appliquait pas aux femmes noirs, aux femmes pauvres, aux femmes vieilles, aux femmes laides...

      Les hommes qui en 2017 font encore de la résistance sur un truc aussi simple que la galanterie font de l’ anti-égalitarisme forcené . Ils maintiennent leur domination par ce genre de comportement sois disant anodin. Mais lors d’un premier RDV le signal envoyé par les hommes galants est « féministes je vous emmerdes, moi je veux une femme qui aime se faire traiter comme on traitait les femmes au XIX ». Il est grand temps d’être intraitable avec ce genre de comportement et de coller la honte a ces hommes.

      #galanterie #PUA #séduction #sexisme_bienveillant #paternalisme #féminisme

    • Merci @clementb j’espère que ca te sera utile et que ca aidera à certaines prises de conscience.
      C’est un peu la même idée qu’avait Crèpe Georgette par rapport au #trottoirgate

      J’ai lancé sur twitter quelques conseils aux hommes qui souhaitaient participer au combat féministe. L’un de ces conseils a suscité énormément de réactions, il disait quelque chose comme ; « la nuit, si vous êtes derrière une femme seule, changez de trottoir et accélérez pour lui montrer que vous n’êtes pas un agresseur ».

      http://www.crepegeorgette.com/2014/02/05/le-trottoirgate-ou-comment-la-peur-vint-aux-femmes-2

      Il n’est pas possible pour une femme dans la rue de savoir qui vous êtes ; elle ne peut savoir que vous êtes un homme charmant et qu’elle ne risque rien. C’est sans doute peu agréable à entendre mais croyez que c’est encore moins agréable à vivre.
      Et on en arrive à la partie compliquée du programme ; demander aux hommes de changer un peu leurs habitudes, leur façon de parcourir les rues afin que les femmes se sentent moins en insécurité.
      J’ai constaté hier à partir du hashtag twitter que beaucoup d’hommes préféraient nier la réalité que la penser vraie ; elle est atroce en effet. Elle l’est encore plus pour les femmes. je suppose que réaliser que vos soeurs, amies, copines, femmes, filles, mères, collègues ont peur vous met mal à l’aise. L’ignorer ne changera pas les choses. Vous comporter en chevalier blanc non plus. Les empêcher de sortir non plus. En revancher, adopter des méthodes - dont on parlera dans un prochain article - sur comment montrer aux femmes qu’elles ne risquent rien face à vous ne vous coûte pas grand chose.

      J’ai également compris qu’il vous déplait d’être assimilé à un violeur à un agresseur sexuel, qui dans votre tête doit avoir la bave aux lèvres et la tête d’Emile Louis alors que vous avez le charmant physique d’un jeune premier. Etre un agresseur sexuel n’est pas visible sur votre visage, et oui dans la rue, vous pouvez passer pour tel. Que vous le vouliez ou non. En tenir compte l’espace d’un instant pour que les femmes se sentent davantage en sécurité ne me parait pas un grand effort à faire.



  • l’homme (de gauche) qui croyait à la barbarie
    http://lmsi.net/L-homme-de-gauche-qui-croyait-a-la
    https://www.youtube.com/watch?v=jVgAFIwUdDk

    Des élections, Emma Goldman disait que si elles changeaient quelque chose, le pouvoir les aurait rendues illégales. Nous l’allons montrer tout à l’heure dans la restitution d’une scène – c’est le moins que l’on puisse dire – inamicale. Dix-huitième arrondissement de Paris, le petit père autoproclamé des « gens » est venu saluer ses ouailles et grapiller quelques suffrages pour les législatives. C’est que les pauvres, les Noirs et les Arabes – segments à la fois méprisés et convoités sur le marché électoral – ont quand même un peu voté pour lui. Pour l’occasion, le petit père autoproclamé des « gens » vient soutenir de son grand charisme la candidate locale, qui n’ose pas ou ne veut pas interrompre le chef lorsque celui-ci crache son mépris sur des gosses. Et avant mauvaise troupe !

    #paternalisme #sauvages #la_chapelle

    • Je veux pas me payé Mélenchon. Je l’apprécie et je vote pour lui depuis des années, depuis qu’il a quitté le PS. Mais ca m’empêche pas de pointé parfois son paternalisme et de pas le prendre comme un demi-dieu incapable de dire une biterie. Le fait que tu évoque une attitude d’enseignant face à des élèves montre une posture d’autorité, ce que moi j’appel paternalisme. Ca me semble pas bien grave de pointé ce travers et histoire qu’il fasse attention aux mots qu’il choisi. ca me semble pas le discrédité et j’ai assez d’estime pour lui pour le savoir capable de s’améliorer.

    • Les personnes qui ont écrit le texte que je relaye y ont vu du paternalisme néo-colonial. Je leur donne plutot raison à cause de la maladresse du mot « sauvage » avec le contexte d’un groupe d’enfants racisés face à un homme blanc qui incarne le pouvoir. Je le relève sans en faire plus. J’ai mis des tags sobres « #paternalisme #sauvages #la_chapelle » sans commentaire. Pour moi c’est de l’archivage autour des questions de vocabulaire et des sujets touchant le quartier de la chapelle et Mme Obono.
      Tu peu donner ton avis, il n’y a pas de problème. A mon avis ce que tu dit n’entre pas en contradiction avec ce que dit l’article, les deux point ne s’opposent pas.
      Mon choix va plus vers l’interpretation de l’article car on est pas dans une classe mais dans une mise en scène médiatique et du coup ca fonctionne avec beaucoup de #symboles.
      edit - vu ce que se prend Mme Obono et les personnes racisées je comprend qu’illes soient chatouilleuseux quand le mot « sauvage » surgit. Même si c’est dit avec bonhommie. Le paternalisme peut etre bienveillant.

    • Najate Zouggari ( auteur de l’article ) me semble bien connaître le candidat de la France Insoumise :

      Vous passez pour des barbares. On aimerait savoir auprès de qui, selon toi, nous passerions pour des #barbares ? Auprès du vieux le Pen qui se pâme d’admiration devant tes talents oratoires ? Auprès de ton ami Buisson qui te trouvait plus chrétien que Fillon ? Auprès des médias dont tu as tant besoin pour nourrir ton insoumission ?

      « Calmez vous. Vous passez pour des barbares après. Ils vous filment, et après on passe pour des sauvages. »

      faudrait déjà savoir où se situe la barbarie dans ce loooong épisode électoral que la France vient de traverser. Où elle commence et où elle finira ? Moi aussi j’ai voté une fois pour la FI mais pas pour son leader. Je n’ai pas d’acrimonie particulière envers Mélenchon mais ses propos, même bonhomme, dans cette situation m’étonne de la part d’un vieux routier de la politique qui se targue d’être un orateur hors-pair. ça me rappel Chevènement et ses #sauvageons.

      Le barbare, c’est d’abord l’homme qui croit à la barbarie.


  • Niquer la France n’est pas rédhibitoire | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/147543/obono-nique-la-france

    Danièle Obono, française, diplômée de l’université, bibliothécaire, députée, est aussi non-patriote. Oratrice de La France insoumise, soutien de Mélenchon, elle s’est opposée à lui publiquement, nettement, quand il a suggéré que des soldats français pourraient protéger la population gabonaise dans des troubles post-électoraux, en septembre 2016. Elle n’est pas patriote. C’est pour cela qu’il faut la défendre ; précisément pour ce qu’on lui reproche. Cela va nous faire énormément de bien, pour peu qu’elle tienne la distance, d’avoir au parlement une femme que le salut au drapeau inspire aussi peu, pour nous rappeler qu’on peut penser en dehors du village.

    Il faut revenir au début de l’histoire. En 2012, l’Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne (AGRIF), un groupe catho-tradi, xénophobe et maurrassien, porte plainte contre un groupe musical lillois, ZEP (Zone d’expression populaire), pour une chanson rappante sur fonds de musette sobrement intitulée « Nique la France ». Une pétition se monte pour défendre les artistes, signée par des noms reconnus de la radicalité, Besancenot ou Noël Mamère, mais aussi par Obono, alors inconnue au bataillon, qui a milité dans des combats minoritaires, culturels et trotskisants. Cinq ans passent et Obono, ancienne de la LCR et du NPA, désormais France insoumise, devient députée, et comme telle invitée au jury populaire des « Grandes Gueules », l’émission de parole brute de RMC, et là voilà confrontée à cette vieille affaire. Nous vivons dans un temps postérieur à Charlie, et l’amour de la Patrie n’est pas un détail. Ainsi donc, s’étonnent les animateurs, elle défend le droit à niquer la France ? Elle parle de liberté d’expression, ce genre de chose. On lui demande si elle dit « Vive la France », puisque ce pays l’a éduquée. Elle s’amuse et biaise, se demande si on est le 14-Juillet, et elle ne se lève pas tous les matins en chantant « vive la France ». Un chroniqueur mécontent l’exécute de bon sens. « Vous êtes plus facile à soutenir “Nique la France” qu’à dire “Vive la France” », dit-il, et ajoute une ode au pays qui emporte le morceau. La suite est la polémique que l’on sait.

    #anti-colonialisme #non-patriotisme #nationalisme

    • Je l’ai posté avant de le lire car le sujet m’intersse mais dit donc quel #paternalisme ce Claude Askolovitch !

      Mais ces vilenies ne sont pas au niveau de ce rejet absolu que la chanson proclame. Il faut l’assumer. Défendant ZEP, les pétitionnaires de 2012 ne protégeaient pas simplement la liberté des chansonnettes pamphlétaires, mais validaient un refus absolu de nos mythes fondateurs. Danièle Obono n’est pas allée au bout de sa vérité, surprise par les Grandes Gueules. Elle n’a pas dit, retenue par les convenances de sa nouvelle charge ? C’est un paradoxe. Elle aurait pu aller au bout, et en aurait été d’autant plus estimable. Le lieu n’était pas forcément adéquat ? Être sommé de dire « Vive la France » dans un studio de radio est une parodie, et il faut un instant pour comprendre que c’est sérieux. Il faudrait avoir l’esprit d’a-propos.

      Danièle Obono avait l’embarras du choix des réponses. Elle aurait pu titiller l’histoire, et rappeler que ce vicomte Donatien de Rochambeau, combattant de l’indépendance américaine, officier de la République puis de l’Empire, avait maté les esclaves révoltés de nos îles en lâchant sur eux des bouledogues, et écrivait ceci à ses subordonnés :

      « Je vous envoie, mon cher commandant, un détachement de la garde nationale, suivi de 28 chiens bouledogues. Il ne vous sera passé en compte aucune ration, ni dépense pour la nourriture de ces chiens. Vous devez leur donner des nègres à manger. »

      Ce fut nous, dans nos gloires.

      Bref. Danièle Obono a raté l’occasion de digresser sur la patrie. Ce n’est que partie remise. Elle saura faire. Et nous saurons l’apprendre, pour ne pas être naïfs quand nous l’estimeront.

    • Pour ce qui est de Niquer la France, il ne faudrait pas oublier les niqueu(ses)rs professionnel(le)s.
      – Les éditocrates et la presse macron.
      – Les député(e)s en marche et pas mal d’autres.
      – Fraudeurs fiscaux, et autres tricheurs.
      – l’union européenne.
      – L’ex banquer et résident de la république.
      . . . . . . . . . . . . .
      Il leur fallait trouver une brebis galeuse à dénoncer


  • Les blousons noirs : Les rebelles sans cause sur France 3 - tous les replay sur france.tv
    https://www.france.tv/documentaires/societe/13937-les-blousons-noirs-les-rebelles-sans-cause.html
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    Au cours des années 50 et 60, en France, un phénomène nouveau inquiète la population. Des hordes de jeunes, vêtus de vestes en cuir, amateurs de rock’n’roll et de grosses cylindrées, sèment le désordre et se révoltent contre l’ordre établi. Les faits divers de la presse relatent les actions de ces « blousons noirs » qui semblent avoir perdu tous leurs repères moraux, se moquent de tout et ne croient en rien. Patrick, Jean-Pierre et Gérard ont fait partie de ces jeunes voyous. Ils reviennent sur leur jeunesse, passée à flirter avec la délinquance juvénile et racontent pourquoi ils ont adopté cette attitude de révolte.

    dispo 4 jours. J’ose #masculinité même si je ne suis pas tout à fait sûr de mon coup, et plus sûrement #violence...