• Vacarme | La patience chez les personnes réfugiées
    https://asile.ch/2021/06/24/vacarme-la-patience-chez-les-personnes-refugiees

    L’émission “Vacarme” s’intéresse, cette semaine, à la thématique de la patience. Elle se focalise, lors de son troisième épisode, sur l’attente particulière que vivent les personnes requérantes d’asile autant lors de leurs procédures administratives ou encore lors des demandes de regroupements familiaux. L’émission suit le parcours de plusieurs de ces personnes dont les parcours sont […]

  • Tout comprendre sur #Parcoursup

    Pour comprendre la nature de “Parcoursup”, il faut partir de l’expérience directe, sans tenter d’y plaquer des interprétations hatives ou idéologiques. Pour la plupart des lycéens — ceux que les communicants qui encombrent désormais l’appareil d’Etat appellent “nos jeunes” — le processus d’affectation dans l’#enseignement_supérieur se présente comme une boîte noire nimbée de brouillard, comme une obscure Machine.

    Son #opacité ne tient pas tant à l’interface numérique par laquelle se font les connexions que dans l’impression diffuse de ne pas connaître les règles d’un “jeu” qui s’apprête à déterminer la place sociale qui sera assignée à chaque “candidat” pour le reste de son existence.

    Les familles qui entendent faire de leurs rejetons des “premiers de cordée” ne découvrent pas la #guerre_scolaire à cette occasion : elles s’y livrent depuis la maternelle, renforçant la #ségrégation_sociale par mille artifices de contournement, de choix d’options “astucieuses” et de falsification d’adresse. Parcoursup officialise l’idée que les formations universitaires — y compris celles aussi standardisées que des licences d’une même discipline — ne se valent pas. Dès lors, ce qui fut une orientation devient recherche active des filières les plus valorisables, c’est-à-dire celles qui, en l’absence de mécanismes de brassage social, permettront d’obtenir les meilleures places dans la hiérarchie socio-économique. C’est du moins ce dont les concepteurs souhaitent convaincre les classes moyennes. Mais comment savoir quels sont les “parcours” qui permettront d’accroître son “portefeuille de compétences” de sorte à en obtenir les “dividendes” matériels et symboliques les plus généreux ? En effet, hormis les Grandes Écoles, qui assurent la formation des cadres, les formations sont essentiellement les mêmes partout. D’où l’effet de brouillard.

    Les “premiers de cordée” se reconnaissent en ceci qu’ils “ont du réseau” leur permettant d’obtenir informations précieuses et passe-droits. L’#opacité du système est en partie délibérée comme en témoigne le démantèlement des services d’orientation nationaux (#ONISEP et #CIO). Cependant, participent à l’#angoisse générée par la Machine toutes sortes de #dysfonctionnements, d’accrocs, d’#erreurs de débutant, qui admettent une explication simple et donc probablement juste : derrière la prétention de la #Start-Up_Nation à transformer les services de l’Etat en plateformes numériques automatisées se cache un amateurisme sans bornes. Ainsi, l’équipe technique incompétente recrutée par le ministère en charge de l’enseignement supérieur s’est montrée incapable d’écrire un logiciel sans bug, malgré la simplicité algorithmique : appeler les “candidats” dans l’ordre dans lequel les formations les ont classés, au fil des désistements. Du reste, il n’est qu’à voir le visage de Mme Vidal rongé par les anxiolytiques, lorsqu’elle débite d’une voix pâteuse les éléments de langage préparés par les communicants de son cabinet, avec des chiffres arrangés quand ils ne sont pas tout simplement faux, pour comprendre que l’angoisse générée par Parcoursup s’étend à tous ceux qui ont été mis au service de la Machine : les bacheliers, bien sûr, mais aussi les responsables des formations qui produisent les classement des “candidats” et l’ensemble de la #bureaucratie ministérielle occupée à calfeutrer les voies d’eau qui se multiplient quotidiennement. Que le ministère en charge de l’enseignement supérieur soit entièrement tourné désormais vers le micro-management le plus insignifiant, n’est pas le moindre des paradoxes du dispositif. Au final, le mantra répété jusqu’à la nausée par la ministre, “Remettre de l’Humain dans la Machine”, n’est pas si faux que cela, qui évoque métaphoriquement ces usines de nuggets à destination de la restauration rapide, qui broient ce qui reste des poulets une fois amputés de leurs filets et de leurs cuisses.

    La boule au ventre qui étreint les lycéens au moment de choisir la discipline à laquelle ils entendent se former, comme moyen particulier d’aller vers une autonomie de pensée, ne s’arrête pas le jour où tombent, comme un couperet, les affectations. Les “premiers de cordée”, un sur cinq environ, obtiennent ce qu’ils souhaitent dès le premier jour et c’est l’objet même de la Machine que ce soit le cas. Le système d’affectation précédent, qui n’était certes pas la panacée mais ne reposait pas sur un classement des “candidats”, parvenait à attribuer son premier vœu à un bachelier sur deux. Avec Parcoursup, plus de la moitié des “candidats” sont “mis en attente” pour l’intégralité des formations demandées, y compris celles, au fond non souhaitées, qui constituaient des choix stratégiques de repli. Et ce purgatoire a été conçu pour durer très longtemps. N’importe quel informaticien pouvait prédire que la suppression des vœux hiérarchisés engendrerait des “deadlocks” algorithmiques, ralentissements induits lorsque des processus concurrents s’attendent mutuellement, ne laissant d’alternative à l’interprétation qu’entre le cynisme et l’incompétence totale. Ainsi, il restait plus de 47000 candidats sur le carreau à la rentrée 2018, principalement des lycéens ayant obtenu un bac “pro”. Les éléments de langage produits par le ministère et repris sans vérification par la presse quotidienne transformèrent ce fait tiré des statistiques du ministère lui-même en : “moins de 2500 candidats encore en attente”. Au final, l’angoisse générée par la “mise en attente” a une fonction importante : faire accepter avec soulagement une formation pour laquelle le “candidat” n’a ni affinité ni appétence.

    Faire patienter, c’est dominer

    En résumé, Parcoursup est une machine à dévorer du temps pour permettre à une minorité de choisir librement leur formation et pour le plus grand nombre, d’être répartis au cours d’une grande loterie anxiogène.

    Bien qu’il soit important de rendre compte des effets concrets que Parcoursup produit, il ne faut pas le réduire à un dispositif technique mais en analyser les motivations.

    Parcoursup a d’abord une dimension gestionnaire et répond à un problème précis : comment ne pas investir dans l’#Université_publique, alors même que la population étudiante est supposée s’accroître de 30% entre 2010 et 2025. Cela représente quelques 400 000 étudiants en plus, soit une vingtaine d’universités à construire. La réponse est simple : décourager les inscriptions par tous les moyens y compris par l’augmentation des #frais_d’inscription pour les étrangers, “caser tout le monde” en bourrant les formations désertées de “sans fac”, et augmenter à moyens constants les capacités d’accueil des formations (de 10% en 2018). Si cela ne suffit pas, Parcoursup permet techniquement de recourir à la sélection stricte.

    Deuxième dimension du dispositif, Parcoursup en finit avec un système qui permettait à tout bachelier de faire les études universitaires de son choix. Le dispositif reprend le contenu de la #loi_Devaquet là où l’assassinat de Malik Oussekine par les voltigeurs motocyclistes l’avait interrompu en 1986. Parcoursup signe ainsi la mise à mort du #baccalauréat, remplacé à l’entrée de l’Université par de la mise en #concurrence : chaque formation produit, à partir des notes de contrôle continu, des options choisies dans le secondaire et de données sur l’origine sociale (CV, lettres de motivation, etc.) un #classement des “candidats”. L’#examen_terminal est remplacé par une évaluation des “#portefeuilles_de_compétences” directement inspirée des pratiques managériales. On trouve là un premier fondement idéologique de Parcoursup, qui rompt avec les idées promues par la Révolution Française, assignant à l’enseignement une fonction émancipatrice : développer, à des fins de citoyenneté, l’usage critique de la raison individuelle. Parcoursup participe de la tentative d’amener tout le monde à se penser et à se comporter en entrepreneurs d’eux-mêmes, individuellement responsables de leur destin.

    Simultanément, le baccalauréat ayant été, pendant plus d’un demi-siècle, l’épreuve initiatique de passage à l’âge adulte pour la classe moyenne, sa disparition vise aussi à infantiliser les jeunes adultes. Le retour du service national, affublant “nos jeunes” d’un uniforme hybride entre le vigile de supermarché, le gardien de prison et le policier, confirme cette volonté d’humiliation et de torture douce. Tout concourt à repousser l’âge de l’autonomie financière et intellectuelle en transformant progressivement la licence en “lycée du 21e siècle”, terme qui tint lieu un temps de résumé programmatique à la candidature de Macron à la présidentielle, d’après les Macronleaks.

    Ces deux facettes de Parcoursup — déposséder les jeunes adultes de leur autonomie et simultanément les rendre responsables de leur position sociale — ne sont antagonistes qu’en apparence. Elles contribuent toutes deux à la fiction méritocratique, ce supplément d’âme dont “on” a doté la reproduction sociale. Plus précisément, Parcoursup (tout comme la loi Blanquer) s’inspire d’une supercherie : la théorie du capital humain. Cette “théorie” vise à naturaliser les inégalités économiques, en produisant un argumentaire à destination des classes moyennes faisant porter la responsabilité des hiérarchies sociales aux individus, et non à l’organisation de la société. Pour empêcher de penser l’héritage, d’une part, et la reproduction du capital, d’autre part, comme étant les mécanismes primordiaux de production des inégalités, il s’agit de postuler que les revenus des individus proviennent de la fructification de leur “capital de compétences”. L’important n’est pas que ces “compétences” existent, qu’on puisse les mesurer, c’est de créer les conditions sous lesquelles les individus soient amenés à se vivre eux-même comme portefeuilles de compétences en quête de valorisation, acceptant de facto leur position dans la hiérarchie sociale sans se révolter. Telle est la fonction anesthésiante de la nimbe d’angoisse et de pression autour de Parcoursup. Mais ce n’est pas tout. Si suivre une formation universitaire permet d’accroître ses revenus futurs, alors l’entrepreneur de lui-même se doit d’investir dans son portefeuille de compétences et donc de payer l’Université, en empruntant si besoin.
    Faire patienter, c’est occuper. Et l’occupation, c’est le début de la colonisation culturelle.

    Dans quel projet global de société, la vision de l’Université portée par Parcoursup s’inscrit-elle ? L’Université moderne est née en France avec la IIIe République, la dissolution des institutions médiévales à la Révolution ayant conduit à liquider toute autonomie du système facultaire et à créer des écoles professionnelles sous contrôle de l’État. Elle conserve aujourd’hui une triple anomalie en héritage du 19e siècle : le système des grandes écoles, la centralisation parisienne et l’absence d’autonomie du corps professoral vis-à-vis des pouvoirs dont il dépend. Elle a eu de ce fait une incapacité chronique à s’adapter aux mutations socio-économiques de son temps. Au 19e siècle, et jusqu’à la seconde guerre mondiale, la demande vis-à-vis de l’Université a été le développement de la recherche pour appuyer la révolution industrielle et former les nouvelles classes moyennes, témoignant d’une supériorité du modèle humboldtien de liberté d’enseigner, de rechercher et d’apprendre sur le modèle napoléonien. Après guerre, la demande des classes dirigeantes a changé de nature, tirée par le compromis fordiste, le plein emploi et la concurrence du bloc marxiste-léniniste : il s’est agi de combler le déficit de main d’œuvre qualifiée par la constitution d’une première Université de masse développant une formation à et par la recherche. Après 68, et tout au long des années 1970, une nouvelle demande a émergé, venant des étudiants eux-même et des milieux militants portant une exigence d’émancipation, de critique sociale et d’autonomie intellectuelle, produisant enfin de réelles universités au tournant du 21e siècle, malgré l’héritage douloureux de grandes écoles inaptes à la recherche. Depuis deux décennies maintenant, l’émergence d’un libéralisme autoritaire a conduit à une reprise en main, sur fond de désindustrialisation, de chômage de masse et de crise systémique. Les classes dirigeantes se moquent, pour l’essentiel, de l’Université où elles n’envoient pas leurs enfants se former — les business schools ont “bâti autour d’eux un mur d’ignorance et d’erreur". Aussi ont-elles bondi sur la première pensée indigente émise par un économiste d’Harvard : ne conserver que dix universités (au sens humboldtien), pour assurer l’activité de recherche nécessaire à l’innovation technique.

    Quelle ambition, dès lors, pour l’écrasante majorité des bacheliers issus des classes moyennes, et pour les classes populaires ? Aucune. Nada. Un vide de pensée politique. Dans la mesure où, d’une part, la production marchande peut être assurée par 10% de la population, l’Asie tenant lieu d’usine mondiale et où, d’autre part, les 10% de classes moyennes supérieures sont formées dans les grandes écoles, les 80% de classes moyennes inutiles à l’ordre économique dominant ne servent à rien. Leur formation intellectuelle et pratique est une non-question. Les universitaires ne sont rien d’autre qu’un poids mort pour les finances publiques. Même s’ils sont pour la plupart frappés de stupéfaction ou occupés à des activités courtisanes, ils disposent encore de trop de temps non-contraint pour ne pas représenter un danger. Dès lors, en l’absence d’idée, tout est mis en œuvre pour créer un marché de l’enseignement supérieur, ce qui suppose de différencier les parcours et les établissements, et de les mettre en concurrence. C’est très exactement ce à quoi contribue Parcoursup, comme brique dans une construction au long cours. La suite est connue dans les grandes lignes : créer les conditions pour accroître la part du privé dans le marché nouvellement constitué ; paupériser les établissements de proximité et y avoir recours massivement au travail précaire ; déréguler les statuts des universitaires pour abaisser les coûts salariaux ; accroître la “double hétéronomie autoritaire de l’université, envers l’encadrement administratif et envers la commande des marchés”.

    L’heure n’est plus à la défense conservatrice d’une Université qui n’existe de facto plus — si tant est qu’elle ait jamais existé — mais à la reformulation d’un projet de transformation radicale de la société qui inclue l’ensemble du système éducatif. Il devient non seulement nécessaire mais urgent de retrouver le contrôle de nos existences, de nous donner du temps pour penser et de faire de nos vies des terrains d’expériences.

    https://lundi.am/Tout-comprendre-sur-Parcoursup
    #parcours_sup #sélection #éducation_supérieure #université #attente #patience

  • Le pur et l’impur
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?754-le-pur-et-l-impur

    Chapitre éponyme du #Livre de P. Nemo « La régresison intellectuelle de la France », Texquis, 2011, pp. 77-87. Ce qui frappe en effet dans la police des idées qui a été mise en place depuis quelques années en France, c’est son caractère crypto-religieux. Aux personnes qui énoncent des faits et arguments au sujet de l’immigration, des mœurs familiales et sexuelles, de l’école, de la sécurité, de la #Politique pénale, des politiques sociales, de la fiscalité, etc., n’allant pas dans le sens de l’orthodoxie (...)

    #Les_fausses_subversions

    / Nemo P., #Psycho-sociologie, Politique, #Gauchisme, #Progressisme, Livre, #Immigration, #Parti_médiatique, (...)

    #Nemo_P. #Totalitarisme

    • Un extrait d’un livre de Philippe Nemo, néoconservateur notoire.

      La publication sans commentaires de l’extrait en question laisse une porte de sortie : on peut toujours prétendre le glisser comme pièce apportée au débat...

    • Lorsque les croyances collectives sont en jeu, les individus n’ont pas le réflexe de chercher à penser par eux-mêmes et de se forger leur propre opinion en examinant la réalité objectivement, indépendamment du jugement des autres. Leurs idées sont le fruit de l’imitation craintive d’autrui.

    • « Voilà un passage qui décrit parfaitement la mécanique de la dérive sectaire »

      C’est ce qui est fait sur l’entièreté du texte. N’est-ce pas suffisant pour « prétendre le glisser comme pièce apportée au débat » ?

      Pour répondre à la question directement : Je n’ai pas choisi le texte. Je le découvre dénigré sur sa provenance et non sur son fond donc je remets en avant le fond.

      Alors, doit-on nous passer des analyses de Bernanos (royaliste d’extrême-droite), Weil (nationaliste catho), Ellul (protestant).. J’entends certains penser « je ne les lirait jamais ». « L’ignorance c’est la force » aurait dit Orwell (franchement homophobe ce mec d’ailleurs.)

      Il me semble qu’un « naufrage » intellectuel est d’avantage dans la résignation : à voir se développer la mécanique sectaire et s’acculturer volontairement que dans une recherche de ce fut-elle par des chemins impurs de la vérité.

    • Si vous pensez que le texte de Nemo permet d’éclairer notre époque avec le même intérêt que ceux de Weil ou Ellul, et que de plus ni les uns ni les autres ne nécessitent de commentaires (y compris sur leurs « provenance »), alors la discussion s’arrête là, justement sur la bifurcation dans la dérive sectaire.

    • Oui, la discussion semble s’arrêter avant d’avoir commencé. Le sous-texte semble être « je ne parle pas aux fafs ».
      Cela dit. J’ai repensé à votre phrase dans les transports. Je la décompose façon technicien qui voyage en absurdie.

      Si vous pensez que :

      1) « le texte de Nemo permet d’éclairer notre époque avec le même intérêt que ceux de Weil ou Ellul »

      La technique est celle de « l’homme de paille » travestir ma position en une autre, plus facile à réfuter ou à ridiculiser.

      Cf. Item n°10
      https://cortecs.org/materiel/moisissures-argumentatives

      Réponse :
      a) Nemo je ne connais pas du tout (et a priori je m’en fout). Je ne parle que de ce texte.
      b) Je n’ai pas comparé Nemo et Weil/Ellul par rapport au niveau de l’intérêt mais par rapport à leurs « impuretés » (un comble de qualifier ainsi S.Weil)

      2) "et que de plus ni les uns ni les autres ne nécessitent de commentaires (y compris sur leurs « provenance »)"

      Je ne me suis pas non-plus prononcé sur le sujet (cf. homme de paille) passons. Y a aussi du fond dans cette question. Voir même une proposition peut-être à Lieux Commun ?
      – Mettre un CV idéologique des auteurs
      – Lister le pts de désaccord sur tous les points
      => Ceci à faire avant chaque publication d’article.
      // Mais, je doute que ça suffise pour sortir rescapé du « naufrage » //

      3) « alors la discussion s’arrête là, justement sur la bifurcation dans la dérive sectaire. »

      Alors là le fond n’est pas clair. Je suis obligé d’extrapoler. Comme je ne veux pas retomber moi même dans le piège de l’homme de paille, je suis obligé de supposer :

      a) Que c’est nous qui bifurquons dans une dérive sectaire (et pas vous).

      b) Que si 1) et 2) sont vrai alors y a dérive sectaire.

      Réponse :
      Sur le fond c’est un peu comique (puisque publier un article contre les dérives sectaires c’est une dérive sectaire) mais admettons :
      Certes vous n’avez pas dit ça mais ça renvoie vers ces 2 pensées :

      >> Si nous nous intéressons plus aux fond qu’aux provenances des textes nous sommes sectaire. Je pense l’inverse. Je trouve ça illogique.

      Plus réaliste.
      >> Trahir son « camps » (celui les gauchistes) c’est s’exclure soi-même du parti (du bien). Donc se prendre les foudres des gardiens (auto-proclamés) du temple. Donc se condamner à être un paria. L’excommunié se retrouve donc condamné à recréer sa petite secte. Ça me fait penser au trotskistes de LO qui se sont enfoncé dans le sectarisme pour éviter de se faire tabasser par les staliniens de l’époque.
      Sur ce dernier point je suis d’accords avec vous ; la discussion est fini :

      « n’allant pas dans le sens de l’orthodoxie régnante, on n’oppose pas d’autres faits ou d’autres arguments, mais une fin de non-recevoir. On ne veut pas discuter avec elles, on veut qu’elles disparaissent purement et simplement de l’espace public. On veut que la société soit purifiée de leur présence »

      Finalement ce petit texte apporte pas mal au débat.

    • >> Si nous nous intéressons plus aux fond qu’aux provenances des textes nous sommes sectaires. Je pense l’inverse. Je trouve ça illogique.

      Ouais... Et en même temps, est-ce que la logique, c’est pas un peu un truc de blancs cishet phallo-occidentalo-capitalisto-centré, tu vois ? Le fascisme, en fait, c’est quand on ne peut plus raconter n’importe quoi. Du coup... Tu serais pas un peu #facho @aktivulo1 ?

  • Despot Housewives

    Estimant que le réalisateur Joël Soler avait abusé de sa confiance, la star de la musique gabonaise Patience Dabany, par ailleurs mère du président Ali Bongo Ondimba, demande l’interdiction d’un documentaire initialement programmé sur la chaîne Planète+. La justice française a mis sa décision en délibéré au 16 février.

    http://www.jeuneafrique.com/520110/politique/gabon-pourquoi-la-chanteuse-patience-dabany-entend-faire-interdire-en-
    #Gabon
    https://www.youtube.com/watch?v=YX0AimQc2RE

  • How a weaker Iran got the hegemon to lift sanctions | Middle East Eye
    http://www.middleeasteye.net/columns/how-weaker-iran-got-hegemon-lift-sanctions-881135107

    Gareth Porter : Les #Occidentaux n’auraient jamais levé les sanctions contre l’#Iran si ce dernier n’avait pas développé son programme #nucléaire.

    The news media have adopted the Obama administration’s view that negotiations were the result of Iran responding to international sanctions. The problem with that conventional view is not that Iran wasn’t eager to get the sanctions removed, but that it was motivated to do so long before the United States was willing to negotiate. 

    In fact, Iran had long viewed its nuclear programme not only in terms of energy and scientific advancement but also as a way of inducing the United States to negotiate an end to the extraordinary legal status in which Iran has been placed for so long. Even during the Bill Clinton administration Iranian strategists wanted to get the United States to move toward more normal relations, but Clinton was determined to be the most pro-Israeli administration in US history, and instead imposed a complete trade embargo on Iran. 

    #Clinton eventually offered a “dialogue” with Iran but made it clear that he had no intention of giving up the sanctions against Iran. The lesson that Iranian strategists, including then secretary of the Supreme National Security Council and now President Hassan Rouhani, learned from the Clinton years was that the United States would only negotiate the end of its sanctions against Iran if was convinced that the cost and risk of refusing to negotiate was too high. 

    It was during the second Clinton administration that Iranian strategists began to discuss the idea that Iran’s nuclear programme was its main hope for engaging the hegemonic power.

    [...]

    Only in 2013, during his second term, did Obama’s administration give up the aim of forcing Iran to end enrichment entirely and agree to actually negotiate with Iran on the nuclear issue. That decision came only after Iran had increased the number of centrifuges enriching uranium to more than 9,000, with another 9,000 centrifuges installed but never connected, accumulated a large stockpile of low enriched uranium, and – even more alarming to the United States - began enriching uranium to 20 percent.

    [...]

    The Iran nuclear agreement thus illustrates the elemental importance of the distribution of power but also the possibility of a weaker state achieving its vital interests in negotiations with the hegemonic power against what might appear to be very long odds by exploiting their source of leverage to the maximum with #patience, #courage and careful calculation.

    #calcul

  • The 315-Year-Old Science Experiment - Issue 22: Slow
    http://nautil.us/issue/22/slow/the-315_year_old-science-experiment

    The most arrogant astronomer in Switzerland in the mid-20th century was a solar physicist named Max Waldmeier. Colleagues were so relieved when he retired in 1980 that they nearly retired the initiative he led as director of the Zurich Observatory. Waldmeier was in charge of a practice that dated back to Galileo and remains one of the longest continuous scientific practice in history: counting sunspots. The Zurich Observatory was the world capital for tallying sunspots: cool dark areas on the sun’s surface where the circulation of internal heat is dampened by magnetic fields. Since the 19th century, astronomers had correlated sunspots with solar outbursts that could disrupt life on Earth. Today scientists know the spots mark areas in the sun that generate colossal electromagnetic (...)

  • Demandeurs d’asile : survivre à l’attente

    Les journées des demandeurs d’asile sont faites d’attente. Celle de la décision administrative qui fera d’eux des réfugiés ou des indésirables. Dans le village de bungalows d’#Oullins, géré par l’association Forum Réfugiés, les familles tuent le temps en étudiant et en participant à des ateliers.

    http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Actualites/Immigration/Demandeurs-d-asile-survivre-a-l-attente

    #attente #ennui #demandeurs_d'asile #asile #migration #réfugiés #tuer_le_temps #attendre #patience