• Il MUSEO DEL PATRIARCATO

    Immagina di camminare in un museo del futuro, in un tempo in cui il patriarcato è ormai solo una pagina di storia. È da qui che nasce il MUPA: un’esposizione che, come un archivio speculativo, mette in scena il presente come se fosse un’epoca lontana. Attraverso opere, reperti e testimonianze, la mostra ci invita a osservare con sguardo critico i comportamenti, le abitudini e le narrazioni che ancora oggi alimentano la violenza maschile sulle donne e sulle soggettività marginalizzate per la propria identità di genere.

    Il MUPA ci spinge a interrogarci sul ruolo che giochiamo nel mantenere, trasformare o sfidare le strutture di potere che ci circondano. Guardare il presente come se fosse già passato diventa così un gesto politico e poetico insieme: un modo per immaginare un futuro in cui la violenza di genere e il patriarcato siano davvero solo un ricordo del passato.

    https://www.actionaid.it/mupa
    #musée #exposition #patriarcat #Milan #MUPA #violence_masculiniste #VSS #violence_de_genre

  • #Pablo_Servigne : « L’#effondrement à craindre, c’est celui du #lien_social »

    Renforcer nos liens pour lutter contre les crises climatiques et politiques, telle est l’idée du collapsologue et chercheur Pablo Servigne. De quoi permettre aussi, dit-il, de faire tomber le #fascisme.

    Comment se préparer au pire ? En renforçant nos #liens, répond très simplement le collapsologue et chercheur Pablo Servigne. Tissons chacun un solide #réseau, pour qu’il soit notre #filet_de_sécurité en cas de #crise. C’est ce qu’il propose dans son dernier ouvrage paru en octobre, Le réseau des tempêtes, manifeste pour une entraide populaire (éd. Les Liens qui libèrent). Alors que l’actualité peut parfois donner l’impression que le sol se dérobe sous nos pieds, Reporterre lui a demandé comment faire face.

    Reporterre — Il y a dix ans, quelques mois avant l’Accord de Paris, Reporterre vous interviewait à l’occasion de la sortie du livre qui vous a fait connaître, « Comment tout peut s’effondrer » (coécrit avec Raphaël Stevens, éd. du Seuil). Depuis, il y a eu le Covid-19 et les confinements, la guerre en Ukraine, la réélection de Donald Trump aux États-Unis, des négociations climat qui patinent... De notre point de vue occidental, on se demande parfois si l’effondrement n’a pas déjà commencé ?

    Pablo Servigne — Avec les collapsologues, cela fait quinze ans que l’on voit tout cela venir. On ne peut pas avoir la certitude que l’effondrement a déjà commencé. C’est une question pour les historiens du futur. Mais c’est utile de considérer que c’est le cas. C’est le pari du philosophe Jean-Pierre Dupuy avec le catastrophisme éclairé : on va considérer que l’on y est pour avoir une chance de l’éviter ou de l’atténuer. En se mettant dans ce récit, notre manière d’être au monde et d’agir change à la hauteur des enjeux.

    Effondrement ou pas, on sent que de nombreuses tempêtes menacent. Quand vous avez écrit votre livre, à quelles tempêtes pensiez-vous ?

    C’est une expression très belle de la psychologue #Joanna_Macy, qui m’a beaucoup influencé. Quand on lui demandait pourquoi, à 85 ans, elle continuait de parcourir le monde, de former des gens pour créer du lien ; elle répondait tout simplement que les tempêtes arrivent et pour éviter que l’on se tape dessus. On parle des tempêtes climatiques, des inondations, des mégafeux, etc., mais aussi des tempêtes géopolitiques ou celles de tous les jours — les pertes, les deuils, les accidents, les maladies.

    La vie est une succession de #tempêtes et il y a toujours, après la pluie, le beau temps, mais après le beau temps, la tempête. Si l’on n’apprend pas à les traverser et à danser sous la pluie, comme disait le proverbe, on vivra mal. C’est au sens métaphorique d’apprendre à vivre malgré l’#adversité, et même avec l’adversité.

    Cette idée de se préparer aux tempêtes semble à la mode. L’exécutif dit que nous devons nous « préparer à la guerre », la ministre de l’Agriculture Annie Genevard parle de « guerre agricole », le chef d’état-major des armées que l’on doit « accepter de perdre [nos] enfants »… Que pensez-vous de ces discours ?

    Je n’ai pas trop l’habitude de commenter l’actualité, mais ma culture politique, l’#anarchisme, est opposée aux guerres et aux dominations. Je n’ai pas envie d’être de la chair à canon, ni que mes enfants le soient. Je n’ai pas envie de tuer des gens non plus. Point barre.

    Les dominants sont pris dans des mécaniques de #violence, ils sont tout en haut de la pyramide, en haut de la #violence_verticale. À chaque étage, ils prônent la #violence_horizontale, la #compétition. Plus on crée des #hiérarchies pyramidales, plus on crée de la compétition, et plus on va mécaniquement vers la #guerre. C’est toujours comme ça que ça finit : guerre, #maladie, #famine.

    C’est dans leur logique de se préparer à la guerre, de financer des marchands d’armes, de racheter des médias pour convaincre les gens d’aller se faire tuer. L’enjeu aujourd’hui, pour la société civile, c’est de diminuer les niveaux de violence et de démanteler les #dominations, sinon on y va tout droit.

    Que pensez-vous du guide de survie aux catastrophes publié par l’État ?

    On aurait dû l’avoir depuis 40, 50 ans. Le point négatif de cette brochure, c’est qu’elle reste très matérialiste, c’est du chacun pour soi dans sa petite famille. C’est même infantilisant. Il n’y a qu’une demi-page — sur une vingtaine — sur l’#entraide et l’#action_collective, c’est ridicule, c’est le plus important. Comme si l’État avait peur que les citoyens s’organisent et soient responsables. C’est très énervant, mais c’est déjà un bon début d’avoir un guide.

    Dans votre ouvrage, vous expliquez que le #survivalisme tel qu’on l’imagine est un #sous-vivalisme. Pouvez-vous le définir ?

    La posture survivaliste quand une crise arrive — qui est celle du #repli, du #chacun_pour_soi, et de miser sur le matériel — pousse à fond les curseurs de notre société libérale, c’est-à-dire la compétition et le #matérialisme. Comme si le meilleur couteau, le meilleur sac à dos, allait nous permettre de #survivre. C’est absurde, contre-productif et dangereux.

    Le survivalisme, dans ce repli vers le #bunker, coupe le lien social avant même que la crise n’arrive. C’est une destruction de la société avant même que la catastrophe n’ait lieu. C’est en cela que c’est un sous-vivalisme.

    Nous prônons l’inverse. Ce que dit la science, et ce que l’on a confirmé avec les recherches auxquelles je participe, c’est que la meilleure manière de se préparer aux crises, c’est de faire du lien social.

    Le bunker peut être une stratégie temporaire. Pour sauver sa famille, survivre à un bombardement, un ouragan ou une attaque nucléaire. Ce qui est dangereux, c’est d’en faire une posture politique de repli pour le moyen et le long terme. La vie ne peut pas être faite que de survie. Un ami me disait : « Tu mets vingt survivalistes dans une forêt, quand tu reviens un an après, il n’y a plus de forêt et ils se sont tous entre-tués. Tu mets vingt Amérindiens dans une forêt, un an après, il y a une communauté et la forêt est plus vivante qu’avant. » C’est la différence entre la survie et la #vie.

    Plutôt que d’être survivaliste, vous nous invitez à tisser un réseau des tempêtes. Que sont-elles ?

    C’est ce qui nous manque. Pour moi, nos sociétés ont déstructuré le lien social. Nous devons en reconstruire un dense. La science nous montre qu’avant une crise, une catastrophe, si on a du lien social horizontal (avec les voisins, la famille, les amis) et vertical (la confiance réciproque envers les autorités) de qualité, alors la crise se passe mieux. Il y a moins de morts, moins de traumas et la reconstruction est plus facile.

    De même, il y a des liens denses et légers. Les liens denses, la famille, les amis, etc., nous maintiennent dans des bulles d’entre-soi. Donc les liens légers, le boulanger du coin, la voisine, le garagiste, les collègues de travail, etc., sont aussi vitaux. Leur diversité permet de sortir de l’entre-soi. Quand il y a une crise, la qualité des #liens_légers est fondamentale. C’est un facteur de #résilience. Par exemple, quand on perd son travail, avoir beaucoup de liens légers permet d’en retrouver un plus vite.

    Cette densité de liens sociaux est notre réseau de tempêtes. Chacun en a un. C’est ce qui reste, même si l’électricité, l’État ou l’espoir disparaît.

    J’invite à développer les liens que j’ai appelés voisinautaires. C’est vraiment la force du vivre-ensemble. On ne s’entend pas forcément bien avec ses voisins, on ne les a pas choisis. Mais parfois, il vaut mieux s’entendre avec eux qu’avec ses propres idées. Cela résoudrait aussi plein de problèmes de #cohésion_sociale et d’#isolement.

    Pourquoi nos liens sociaux sont-ils trop froids aujourd’hui ?

    Parce que les systèmes de #domination, le #capitalisme, le #patriarcat, l’État, etc. génèrent une violence verticale et l’idéologie de la compétition. Ces systèmes détruisent les liens. Le #lien_dense n’arrive que quand on peut exprimer sa vulnérabilité, son authenticité à l’autre. Or, un #système_de_domination empêche d’être authentique. Quand on lâche la bride à la compétition, on finit par détruire les individus et la société.

    Vous parlez aussi de la relation aux institutions et incitez à leur faire en quelque sorte confiance. Peut-on encore ?

    Cela dépend de l’échelle. Il y a des autorités proches, comme des élus locaux que l’on peut connaître, les pompiers volontaires, auxquels on peut plus facilement faire confiance. Pour moi, le #local, c’est le niveau de société le plus important.

    L’arrivée de l’extrême droite au pouvoir est-elle un risque auquel on peut se préparer avec un réseau des tempêtes ?

    Oui, puisque le principe du réseau des tempêtes est de créer du lien social de partout. Avec nos proches, avec les humains, les non-humains… C’est la démarche inverse du fascisme. En créant du lien et en diminuant les violences, on lutte structurellement contre le fascisme.

    Peut-on lutter contre le fascisme en nouant des liens avec des voisins qui votent extrême droite ? Ces questions stratégiques traversent la gauche aujourd’hui.

    Oui, et surtout s’ils ne votent pas comme nous ! C’est la clé, et c’est contre-intuitif. Quand on voit une crise arriver, une guerre civile, la meilleure posture, c’est de faire du lien social aussi avec des gens différents. C’est très dur. Nous avons besoin de méthodologie, et j’ai créé une association pour cela.

    Dans la fable des trois petits cochons, quand le loup — ou le fascisme — arrive, alors qu’il a détruit les deux premières maisons [en paille et en bois], la porte de la troisième maison [en briques] reste ouverte. Parce que malgré leurs différences, ils sont frères. Ils avaient un lien social puissant avant la catastrophe. C’est cela qu’il faut travailler aujourd’hui.

    https://reporterre.net/Pablo-Servigne-L-effondrement-a-craindre-c-est-celui-du-lien-social
    #liens_voisinautaires

  • #femminicidi. La guerra alle donne
    https://radioblackout.org/2026/02/femminicidi-la-guerra-alle-donne

    Il femminicidio di Zoe Trinchero, massacrata e gettata in un canale, ha sollevato ancora una volta la questione della reazione del #patriarcato alla libertà femminile, una reazione che viene negata nella sua intrinseca politicità.Le false accuse rivolte inizialmente ad un ragazzo straniero con sofferenza psichica ci racconta molto delle chiavi di lettura utilizzate per depoliticizzare […]

    #altavisibilita #L'informazione_di_Blackout
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/02/2026-02-10-femminicidi-sara.mp3

  • #Écriture_inclusive et langue française : le #Conseil_d’État tranche, l’Académie peste

    La querelle autour de l’écriture inclusive a franchi, fin 2023, un seuil supplémentaire. En rejetant un recours dirigé contre l’usage du point médian sur deux #plaques_commémoratives apposées à l’Hôtel de Ville de Paris, le Conseil d’État a clos un #contentieux apparemment mineur, mais lourd de portée symbolique.

    Pour rappel, ces #plaques mentionnent notamment « les président·e·s du Conseil de Paris » et « les conseiller·e·s de Paris », une graphie contestée par une association estimant qu’elle contrevenait aux règles de la #langue_française et au principe de clarté des inscriptions publiques.

    Saisi après l’échec du #recours devant le #tribunal administratif puis la cour administrative d’appel, le Conseil d’État a jugé que l’emploi du #point_médian ne constituait ni l’usage d’une langue étrangère ni une atteinte manifeste aux exigences légales applicables aux inscriptions officielles.

    Autrement dit : le français, même discuté, reste du français. Une position juridique prudente, presque minimaliste, mais suffisante pour déclencher une réaction immédiate.

    L’Académie monte au créneau

    Quelques jours plus tard, l’#Académie_française publiait un communiqué d’une rare fermeté. Fidèle à une ligne déjà exprimée à plusieurs reprises depuis 2017, l’institution dénonçait une décision qui, selon elle, fragilise la cohérence de la langue commune.

    « Dans la mesure où l’écriture « inclusive » institue arbitrairement des marqueurs orthographiques — dits « points médians » — contraires à la #lisibilité et à l’esprit de notre langue, elle porte une atteinte grave à cette dimension patrimoniale, qui mérite pourtant d’être protégée au même titre que nos monuments et nos paysages », rappelle le texte.

    Et d’ajouter : « Ayant déjà eu l’occasion de faire valoir que cette façon d’écrire nuit à l’apprentissage de notre langue et à son usage national autant qu’international, l’Académie française élève une protestation solennelle contre l’option retenue par cette décision. »

    Ce désaccord n’est pas anodin. Il révèle une fracture entre deux approches : d’un côté, une juridiction administrative qui se prononce sur la #légalité d’un usage précis, sans trancher le #débat_culturel ; de l’autre, une Académie qui se place sur le terrain symbolique, celui de la #norme, de la #transmission et du long temps de la langue.

    Retour sur une escalade de noms d’oiseaux

    Pour mémoire, l’État avait déjà tenté de fixer une ligne claire. En novembre 2017, une circulaire signée par le Premier ministre de l’époque, Édouard Philippe, interdisait l’usage de l’écriture inclusive… mais uniquement dans les actes administratifs officiels. Le texte rappelait alors un principe grammatical classique : « Dans les textes réglementaires, le masculin est une forme neutre qu’il convient d’utiliser pour les termes susceptibles de s’appliquer aussi bien aux femmes qu’aux hommes ».

    Cette même circulaire introduisait toutefois une nuance souvent oubliée dans le débat public. Dans les procédures de recrutement, précisait-elle, le recours au #doublon — « le candidat ou la candidate » — devait être maintenu, précisément « afin de ne pas marquer de préférence de genre ». Une distinction révélatrice : l’écriture inclusive était écartée comme #système_graphique, mais certaines formes d’attention à l’#égalité restaient admises, voire encouragées.

    Saisi à l’époque par des opposants à cette #circulaire, le Conseil d’État avait validé la position du gouvernement. La haute juridiction avait estimé que le texte se limitait à rappeler le cadre linguistique existant, en « prescrivant l’usage du masculin comme forme neutre (…) et en proscrivant le recours à l’écriture dite inclusive ». En ce sens, la circulaire ne faisait, selon les juges, que donner instruction aux administrations de respecter « les règles grammaticales et syntaxiques en vigueur dans la rédaction des actes administratifs ».

    Des années de luttes...

    La saisine du Conseil d’État ne surgit pas dans le vide. Depuis plusieurs années, l’écriture inclusive fait l’objet d’arbitrages successifs. En 2021, une circulaire du ministère de l’Éducation nationale a interdit le point médian dans les écoles, collèges et lycées, au nom des difficultés de lecture et d’apprentissage qu’il pourrait engendrer.

    Cette interdiction a été validée par le Conseil d’État en 2024, dans une autre décision, soulignant la marge de manœuvre de l’administration en matière pédagogique.

    Parallèlement, collectivités territoriales, universités et institutions culturelles ont continué d’expérimenter des formes inclusives, parfois limitées à la féminisation des titres, parfois plus visibles. Les plaques parisiennes s’inscrivent dans ce mouvement diffus, sans valeur réglementaire, mais hautement exposé.

    Une langue, plusieurs champs de bataille

    Ce débat linguistique s’est progressivement déplacé vers l’arène politique. À l’Assemblée nationale, plusieurs initiatives parlementaires ont cherché à proscrire l’écriture inclusive dans les textes officiels, voire dans l’enseignement supérieur. Les arguments reviennent comme un refrain : défense de la clarté, protection des publics fragiles, refus d’une langue perçue comme militante.

    Pour les défenseurs de l’#inclusivité, la question dépasse la #typographie. Il s’agit de rendre visibles celles et ceux que la grammaire traditionnelle relègue au #masculin_générique. Une intention que l’Académie conteste sans détour, estimant que la langue française dispose déjà de ressources suffisantes, et que l’ajout de signes graphiques crée plus de confusion que d’égalité.

    À l’Assemblée, une nouvelle offensive politique

    À l’Assemblée nationale, l’écriture inclusive demeure un marqueur idéologique. Une proposition de loi portée par des députés d’extrême droite vise à interdire son usage dans l’enseignement supérieur et la recherche. Les auteurs du texte dénoncent une incohérence : ce qui est prohibé à l’école continuerait d’être toléré à l’université.

    L’initiative s’inscrit dans une stratégie plus large, où la langue devient un terrain d’affrontement politique, au même titre que d’autres sujets sociétaux régulièrement mobilisés dans le débat public.

    Un désaccord appelé à durer

    Entre le Conseil d’État et l’Académie française, le différend n’est donc ni strictement juridique ni purement linguistique. Il met en lumière deux légitimités qui se croisent sans se recouvrir. La première dit le droit, au cas par cas. La seconde prétend dire la norme, sur le temps long.

    Qui tranchera ? Probablement ni l’un ni l’autre, tant la langue, comme souvent, évolue aussi par l’usage… et par la #controverse.

    https://actualitte.com/article/128623/droit-justice/ecriture-inclusive-et-langue-francaise-le-conseil-d-etat-tranche-l-acade
    #justice #langue #français

    • Sauf que dans l’affaire en question, il n’y a pas de points médians : sur les plaques il est écrit « CONSEILLER.E.S » et non « Conseiller·e·s » :

      C’est d’ailleurs dans les motifs du Conseil d’État, avec un paragraphe explicitant justement qu’il ne s’agit pas de « point médian », mais de l’« usage de points de ponctuation », plus loin qualifié de « simple point ». Du coup, rien n’indique que la décision du Conseil d’État aurait été la même s’il s’était agit réellement de points médians.

      4. Il ressort des pièces du dossier, notamment des photographies produites à l’instance, que les plaques commémoratives portant les noms des anciens présidents et présidentes ainsi que des anciens conseillers et conseillères de la Ville de Paris, situées dans l’enceinte de l’hôtel de ville, dans le couloir menant à l’hémicycle et accessibles au public, comportent des intitulés en forme abrégée faisant usage de points de ponctuation, et non de points « médians » comme le soutient l’association requérante, destinés à séparer les termes « président » et « conseiller » de leur terminaison au féminin et au pluriel.

    • La discussion me fatigue. Je suis pour la solution chinoise.
      https://chine.in/mandarin/grammaire/RGLA1

      La question n’existe simplement pas dans la grammaire chinoise qui ne connaît pas de genre.

      Ceci n’empêche pas que depuis les réformes de Deng Xiao Ping et l’ouverture du pays vers le confucianisme et l’Occident les sociétés chinoises connaissent une renaissance de structures patriarcales et des abus de femmes particulièrement dans les régions encore pauvres du pays.

      La comparaison avec les sociétés chinoises (il y en a des dizaines dans le pays même, la disapora chinoise étant toute aussi variée) nous montre que la question et les problèmes à résoudre sont d’ordre économique, politique et social.

      Les querelles linguistiques occidentales ne constituent dans ma perception que des manœuvres de diversion dans la lutte des classes au niveau national puis au niveau des pays en lutte contre l’impérialisme occidental. Excusez le pléonasme s.v.p.

      女人能顶半边天
      Nǚrén néng dǐng bàn biāntiān.
      (Les femmes soutiennent la moitié du ciel.)

      https://ostasieninstitut.com/bibliothek/sprichwoerter-ostasiens/frauen-tragen-die-haelfte-des-himmels-%E5%A5%B3%E4%BA%BA%E8%83%BD%

      Frauen können die Hälfte des Himmels tragen.

      „‚Frauen tragen die Hälfte des Himmels‘ – sagt ein chinesisches Sprichwort.“

      „Die Frauen tragen die Hälfte des Himmels“, lautet einer der berühmtesten Slogans von Máo Zédōng (毛泽东, 1893 – 1976). Dass sie für die gleiche Arbeit aber nur die Hälfte des Lohnes bekommen, der den Männern bezahlt wird – das steht auf einem anderen Blatt.

      Nach einer von der chinesischen Regierung veröffentlichten Studie arbeiten die Frauen im Durchschnitt zwei Stunden länger als die Männer, ihr Einkommen liegt um etwa vierzig Prozent niedriger. Die Hälfte aller Bus- und LKW-Fahrer sind Frauen, der Frauenanteil in den Bereichen Müllabfuhr, Straßenkehren und Steineklopfen (!) wird als sehr hoch bezeichnet.

      Es war vor allem die konfuzianische Tradition, die die Vormachtstellung des Mannes gegenüber der Frau untermauerte. Die Geringschätzung des weiblichen Nachwuchses beruhte vor allem darauf, dass Töchter nach ihrer Heirat nicht mehr zu ihrer Herkunftsfamilie zählten.

      „Wer eine Tochter großzieht“, so ein Sprichwort, „zieht eine Schwiegertochter für andere Leute auf.“ Das war ein Verlustgeschäft, wenn es nicht durch einen entsprechenden Brautpreis entlohnt wurde.

      Verwendung:

      „Frauen tragen die Hälfte des Himmels – sagt ein chinesisches Sprichwort. Tatsächlich zeigen die Reportagen der beiden Pulitzer-Preisträger Nicholas D. Kristof und Sheryl WuDunn, dass arme Frauen oftmals die Hölle ertragen müssen. Die häufigsten Menschenrechtsverletzungen unserer Zeit richten sich gegen Mädchen und Frauen.“

      Vokabeln:
      女 nǚ Frau
      人 rén Mensch
      能 néng können
      顶 dǐng auf dem Kopf tragen (Langzeichen: 頂)
      半 bàn halb
      边 biān Seite, Ecke, Rand (Langzeichen: 邊)

      Conclusion : vous faites comme bien il vous semble, mais n’imposez rien au gens qui s’expriment en écrit ou oralement. Au contraire, défendez la liberté des tous de s’exprimer comme ça leur vient.

      #Chine #langue #femmes #patriarcat

    • @klaus il est dommage que tu induises en erreur toustes tes lecteurices quitte à leur faire rater l’histoire des combats des féminismes chinois sous le prétexte de lutte des classes prioritaire.

      Des féministes chinoises réinventent la langue pour s’attaquer au patriarcat | Radio-Canada
      https://seenthis.net/messages/1150315

      Pour une raison quelconque, un pervers a eu l’idée géniale de faire en sorte que l’idéogramme composé de 3 femmes kan [姦] signifie fornication, malice, séduction, viol, orgie et bruit. C’est l’un des idéogrammes les plus controversés de tous.

    • @touti merci pour le lien vers Radio Canada. Je viens de parcourir l’article (je lirai plus intensément quand je serai moins fatigué) et je trouve que c’est effectivement très intéressant.

      La question que posent les féministes chinoises n’a strictement rien à faire avec notre question d’écriture inclusive qui est à mon avis plutôt une écriture exclusive car elle rend plus difficiles à lire et moins précises les textes sur lequels elle est appliquée. Mais ce ne sont là que ma perception et mes conclusions qui n’ont de l’importance que pour moi.

      Je ne veux pas entrer dans la discussion du pour ou contre de l’écriture inclusive mais te faire remarquer la différence entre la question qui nous concerne au quotidien et le phénomène abordé par les chinoises.

      Elles ont identifié un problème et proposent une solution conséquente suivant une méthode couramment employée dans l’histoire de l’écriture chinoise. C’est donc autre chose que de vouloir imposer une nouvelle approche radicale au fonctionnement et à l’écriture de nos langues.

      La différence systématique et profonde entre l’approche critique de l’écriture chinoise et les modifications dites inclusives imposées aux gens qui ne cherchent qu’à s’exprimer de la manière la plus simple et précise devient évidente quand on fait une comparaison statistique approximative des problèmes.

      Pour le chinois il s’agit de remplacer au de modifier quelques idéogrammes et mots parmi les 106.230 Hanzi (汉字) répertoriés pa le ministère de l’éducation du Taiwan (donc sans manip communiste ;-) ) dont 3000 à 6000 constituent le niveau de connaissance des chinoises et chinois qui ne sont pas des érudits de lettres hanxue (汉学).

      Les corrections proposées par les Chinoises ne changent rien à la grammaire et ne concernent qu’un petit nombre de mots dans les textes.

      Il va de soi que quelques nouveaux mots ou idéogrammes dans un texte ne nuiront aucunement à sa lisibilité surtout quand ils introduisent de nouvelles notions intéressantes.

      Puis les féministes sont un groupe indépendant à la différence avec les administrations scolaires et autres qui sanctionnent le non respect de ses décisions linguistiques. On souffre depuis longtemps du gender mainstreaming introduit par la droite politique.

      La modification de la grammaire et de l’ortographe dans les langues indo-européennes apportée par l’écriture inclusive modifie massivement les textes car elle concerne tous les noms qui pourraient théoriquement se référer à autre chose que ce qui est exclusivement masculin. Contrairement à la question des idéogrammes chinois dans nos langues un pourcentage considérable de chaque texte est concerné par la modification des règles grammatticales et othographiques de l’écriture inclusive.

      La discrimination des femmes en Chine (dans quelle Chine, où, quelle partie de cette société immense ?) existe et trouve son expression dans des élements des différentes langues du pays.

      L’argument de la critique des féministes chinoises ne contredit alors pas ce que j’ai dit, car leur critique est d’une qualité différente à tous les égards de l’approche de l’écriture inclusive. Il ne faut pas comparer les pommes et les poire comme on dit chez nous.

      Sur la l’écriture appellée inclusive je n’ai qu’une vague idée de ce qu’elle signifie car la discussion de la question ne fait que commencer.

      Il y a sans doute quelques arguments valables qui justifient les efforts pour rendre nos langues moins élitistes et plus égalitaires. Mais il y a des arguments, surtout dans le domaine idéologique du « gender maistreaming », qui ont été démontrés comme faux ou fallacieux comme par exemple l’idée de l’invisibilation des femmes par le masculin générique.

      Il reste beaucoup de travail à faire. En cent ans on saura mieux comment les modifications linguistiques imposées ex cathedra auront impacté la réalité sociale.

      Moi comme personne qui ne dispose que d’un temps trop limité je ne dois pas perdre de temps avec le réapprentissage de tout ce que je cultive depuis longtemps. Je suis déjà victime de l’énième Rechtschreibreform qui m’oblige à oublier tout ce que j’ai appris á l’école quand je veux publier un texte officiel. Cerise sur le gâteau arrive l’écriture inclusive avec ses mille sous-variantes.

      Si dans ma pratique d’auteur je me mettais à m’intéresser aux subtilités de chaque nouveau règlement je finirais par me taire. La langue bouge au rythme du peuple. Qu’on arrête de lui imposer ce qui l’empêche de s’exprimer et d’être entendu.

      Il est fatiguant de se défendre contre la censure par l’imposition de règles qui coûtent tellement de temps que tu n’a plus la force d’exprimer ce qui est essentiel.

      #écriture

    • @klaus, tu n’as pas le temps de lire les liens que je t’envoie et tu souhaites te conforter dans ton point de vue et ne pas le requestionner. Je me demande pourquoi je me fatiguerai à te faire ouvrir les yeux après thousands of years of #mansplaining #inversion_patriarcale dont tu nous rajoutes une nouvelle strate.
      Tout les arguments que tu cites et que tu dis n’appliquer que de ton ’point de vue’ persistent à maintenir la place privilégiée masculine alors même qu’elles sont réfutées par toutes les études de genre. Tu ne veux pas de nouvelles règles qui bouleverseraient ton petit confort ? quoi de plus faut-il mettre dans la définition du vieux con+servateur ? Je t’invite fortement à suivre le lien #ecriture_inclusive sur seenthis. je ne répondrai plus à tes provocations sexistes archaïques.

    • @klaus

      Mais il y a des arguments, surtout dans le domaine idéologique du « gender maistreaming », qui ont été démontrés comme faux ou fallacieux comme par exemple l’idée de l’invisibilation des femmes par le masculin générique.

      J’ai quand même l’impression d’avoir vu pas mal d’études récentes qui disent précisément l’inverse, quelles sont tes sources ?

  • écoute présentement le très récent entretien accordé par Gardin à Schneidermann — bien que le journaliste ne montre évidemment aucune hostilité à l’encontre de l’humoriste la causerie n’est pas très fluide, ça bafouille pas mal, Gardin semble un peu hébétée, elle se demande visiblement ce qu’elle fiche là. La conversation tourne beaucoup autour de la mise au placard de l’artiste suite à son fameux sketch pourtant parfaitement construit et en tout cas injustement controversé ; bien qu’en relative sécurité dans le programme « Arrêt sur images » Gardin ne se « défend » pas très bien, ce qui est parfaitement compréhensible puisqu’il est bien plus difficile de se justifier quand on est confrontée à des polémiques absurdes que ce le serait face à des accusations ne serait-ce qu’un tout petit peu fondées. Sans doute faudrait-il répondre à l’absurde par de l’absurde ou par de la démesure, ce que sa sidération face à la situation lui interdit de faire — bref ; ce dialogue n’est pas un monument d’éloquence et c’est un peu dommage.

    Maintenant il y a tout de même un truc qui turlupine la vieille Garreau : iels étaient deux, non, à jouer dans ce sketch ? Alors pourquoi diantre tout le monde est-il tombé sur le paletot de Gardin, et à peu près personne sur celui de Lompret ? Parce que suite à la saynète il n’a été banni de nulle part, lui, Lompret, il signe encore des contrats, il n’y a pas un pélo qui lui a demandé de faire un mea culpa, on ne l’a pas taxé de toutes les horreurs possibles et imaginables ? Alors pourquoi ?

    Ne cherchez pas midi à quatorze heures : comme d’habitude la réponse commence par « miso- » et se termine par « -gynie », évidemment.

    Après les ceusses se demandent pourquoi on devient des sales c****s.

  • Des féministes chinoises réinventent la langue pour s’attaquer au patriarcat | Radio-Canada
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2206758/feministes-chinoises-langage-patriarcat

    En Chine, des féministes remodèlent le mandarin écrit en modifiant d’anciens caractères et en inventant de nouveaux termes afin de contester le système patriarcal qui a longtemps dévalorisé les femmes.

    Le printemps dernier, une jeune femme qui se fait appeler « Puff » en ligne a créé un compte sur le réseau social XiaoHongShu afin de déverser sa colère contre le harcèlement sexuel en ligne et la discrimination contre les femmes enracinée dans la langue écrite.

    "Nous faisons passer une radiographie à la langue. Notre but est d’en révéler les biais de genre et de reprendre possession de notre langage et de notre regard culturel, avec un point de vue féminin. La langue façonne notre vision du monde et de nous-mêmes", soutient Puff.

    Sur son compte, elle invente de nouveaux mots. Elle remplace aussi des expressions qui stigmatisaient à l’origine les femmes et les remplace par d’autres qui stigmatisent les hommes afin que les Chinois prennent conscience de l’objectification et de la marginalisation que les femmes subissent en raison de la langue.

    Elle cite en exemple un dicton populaire en Chine : "les femmes sont naturellement faibles, mais les mères sont fortes".
    AILLEURS SUR INFO : Fusillade à l’université américaine Brown : la police appréhende un suspect

    Elle dénonce que la seule voie vers la force pour une femme soit la maternité, en affirmant que c’est un piège du patriarcat.

    Pour démanteler ce narratif et exprimer son absurdité, elle a créé sa propre version : "les hommes sont naturellement faibles, mais les Dengs sont forts". Elle fait référence à un terme péjoratif désignant les hommes âgés.

    "Politiquement, l’innovation verbale se rebelle contre le discours dominant que l’autoritarisme a intégré dans le langage. Culturellement, c’est une protestation contre un système rempli de mots qui rabaissent les femmes", soulignent Aviva Wei Xue et Kate Rose dans leur livre Weibo Feminism.
    Un nouveau clavier et un radical « solidaire » aux femmes

    Ce mouvement de contestation en ligne a pris de l’ampleur en juillet dernier lorsqu’une doctorante en Europe, connue sous le pseudonyme "鸟惠" (Niǎo Huì), a dévoilé sa création, un clavier féministe pour le mandarin.

    Dans cette méthode de saisie, les mots ayant des significations positives et admirables acquièrent le radical féminin (女) pour évoquer la solidarité entre les femmes, tandis que les caractères avec un radical féminin qui portent des significations négatives sont retravaillés avec des radicaux neutres.

    Le mandarin écrit est souvent décrit comme grammaticalement asexué, mais il comporte des biais de genre.

    Le radical sémantique 女 ("femme/féminin") apparaît dans de nombreux caractères aux connotations négatives, tels que 妒 ("jaloux"), 妖 ("traître") ou 嫉 ("avide"). Ces termes ne sont pas directement liés aux femmes, mais lient sémantiquement des traits indésirables à l’identité féminine.
    La parole « plus crédible » des hommes

    Les termes de référence privilégient également les hommes. Ceux-ci sont désignés par des titres comme 先生 ("monsieur" ou "maître/professeur"), qui portent des connotations de respect et d’autorité.

    En revanche, les formes d’adresse envers les femmes font souvent référence au statut matrimonial, à l’âge ou à l’apparence plutôt qu’aux réalisations professionnelles ou sociales.

    "Dans notre culture est-asiatique, quand il s’agit de nombreux sujets, de certaines positions importantes ou de divers aspects du statut social, les hommes ont généralement plus d’avantages que nous", constate l’influenceuse Kiv.

    Cette ancienne vendeuse de produits en direct sur TikTok a constaté que ses collègues masculins réalisaient de meilleures ventes parce que leur parole était jugée plus crédible.

    Le phénomène de protestation contre la langue écrite traditionnelle gagne en popularité sur le web chinois.
    Un nouveau langage pour l’autonomie des femmes

    Comme de nombreuses autres personnalités des réseaux sociaux, Kiv s’est donné pour mission d’utiliser un langage exprimant l’autonomisation des femmes.

    Elle popularise des néologismes comme "shero", qui est une contraction de "she", qui veut dire "elle" en anglais, et de héros. L’équivalent en mandarin est 英雌 (yīng cí), qui veut dire "une aigle".

    Yee, qui a réalisé sa transition de genre il y a quelques années, se souvient d’avoir pris conscience de son identité transgenre dès l’âge de 12 ans.

    Sa transition a accru son intérêt pour le féminisme.

    "Je me suis demandé : mais qu’est-ce que c’est que ça ? Pourquoi les femmes sont-elles dans une telle situation de dévalorisation ?" confie-t-elle.
    De nouveaux mots pour alimenter la réflexion

    Grâce à sa formation en linguistique anglaise, Yee a une sensibilité particulière aux nuances du langage et à son pouvoir de perpétuer ou de déconstruire les inégalités.

    Elle met en lumière les différences entre l’anglais et le mandarin au sujet du respect envers les femmes.

    Elle s’interroge aujourd’hui sur les stéréotypes de beauté ancrés dans la langue et la culture chinoises.

    "Les femmes devraient être minces. Beaucoup de femmes en Chine perdent du poids à cause de ce standard de beauté. Pourquoi une femme ne pourrait-elle pas être forte, pourquoi ne peut-on pas utiliser ce terme ?"

    Yee observe d’ailleurs une tendance croissante sur les réseaux sociaux où les femmes s’efforcent de changer la perception des mots, qualifiant une femme de "forte", cet adjectif autrefois perçu négativement.

    Le changement des habitudes linguistiques est vu comme la première étape vers le démantèlement du patriarcat.

    Puff explique que l’objectif de l’invention de nouveaux termes n’est pas de forcer l’acceptation de ses idées, mais de faire réfléchir les gens.

    "Cette démarche offre une nouvelle perspective, mais son influence ne sera pas immédiate. Nos perceptions ont été façonnées par la langue pendant des décennies. Il faudra autant de temps pour les transformer", croit-elle.

    • Étranges idéogrammes utilisant les kanji d’une femme 女
      https://skdesu.com/fr/10-ideogrammes-qui-utilisent-les-femmes-significations
      (traduction automatique d’un blog originellement en portugais)

      Pour une raison quelconque, un pervers a eu l’idée géniale de faire en sorte que l’idéogramme composé de 3 femmes kan [姦] signifie fornication, malice, séduction, viol, orgie et bruit. C’est l’un des idéogrammes les plus controversés de tous.

      Pourquoi trois femmes ensemble représenteraient-elles l’adultère ou le viol ? Ou pire, comment en sont-ils arrivés à la conclusion que trois femmes ensemble signifient quelque chose de bruyant ? Probablement que celui qui a eu cette idée aimait beaucoup un harem.
      Étranges idéogrammes utilisant les kanji d’une femme [女]

      Cet idéogramme est rarement utilisé, mais il peut encore composer certains verbes même s’il existe de meilleures alternatives. Énumérons quelques verbes ci-dessous :

      姦する - Kansuru - Ce verbe signifie commettre l’adultère, forniquer, avoir des relations illicites, violer, agresser et abuser ;
      姦しい - Kashimashi - Ce verbe signifie bruyant ;
      姦悪 - Kanaku - Malice, personne malveillante ;
      佞姦 - Neikan - Traître, malveillant, perverse ;

      Il convient de rappeler qu’il existe également 2 variantes de cet idéogramme avec des significations similaires et c’est probablement la manière d’écrire la plus courante. Nous avons [姧] qui réunit 2 femmes et le radical [干] qui signifie sécher, drainer, interférer et intercéder.

      En plus de [姧], nous avons la variante la plus courante de l’idéogramme qui ne contient qu’une seule femme [奸] et qui ont les mêmes significations que [姧] et [姦]. La principale différence est que ces idéogrammes [奸] et [姧] se réfèrent davantage à une personne rusée ou astucieuse. Les deux sont des variations l’une de l’autre avec la même lecture

  • Santé sexuelle : Sidaction s’alarme de la montée en puissance des discours masculinistes auprès des jeunes - Public Sénat
    https://www.publicsenat.fr/actualites/sante/sante-sexuelle-sidaction-salarme-de-la-montee-en-puissance-des-discours-

    31 % des 16-34 ans « se sentent plus puissants » sans préservatif

    66 % des jeunes hommes âgés de moins de 34 ans connaissent au moins un influenceur dit « masculiniste », et 37 % disent consulter ces contenus. Parmi ceux au fait de ces publications, plus d’un tiers les considère rassurantes sur leur manière « d’être un homme » (38 %), assure qu’elles leur donnent « une autre vision que celle portée par les féministes » (48 %), ou affirme qu’elles les ont inspirés à « mettre en pratique des conseils pour devenir un homme meilleur » (34 %). Plus alarmant encore, la moitié d’entre eux pense que ces discours disent « enfin la vérité » (51 %).

    • Les hommes et le masculinisme : péril sur la santé sexuelle - Sidaction
      https://www.sidaction.org/communique/sondage-opinionway-les-hommes-et-le-masculinisme

      Les résultats de l’enquête montrent que les hommes perçoivent un climat d’hostilité à leur encontre. 52% des hommes (16-59 ans) trouvent que la société s’acharne sur eux et 36% pensent qu’il est plus difficile d’être un homme qu’une femme dans la société française aujourd’hui. Pour 6 hommes sur 10, les médias caricaturent les hommes depuis Metoo (58%). Les répondants adoptent un discours victimaire : plus d’un homme sur 2 considère que les hommes sont trop souvent accusés de #violences_sexuelles exagérées ou mensongères (53%).

      La #virilité reste un marqueur normatif puissant. Un homme sur deux juge important d’être viril (51%) et ils sont autant à déplorer que les hommes ne le soient plus suffisamment (46%).

      Selon Florence Thune, directrice générale de Sidaction, « le sondage nous révèle que la virilité continue de jouer un rôle déterminant dans la construction identitaire des hommes. Et ce n’est pas sans conséquence sur leurs comportements sexuels puisqu’ils sont bien trop nombreux (40%) à penser qu’être un homme, c’est oser prendre des risques, y compris sexuels ».

      La virilité intervient directement dans la décision de porter un #préservatif ou non. 31% des 16-34 ans se sentent plus puissants quand ils ne portent pas de préservatif ou estiment que les femmes doivent respecter les hommes qui refusent d’en porter (32%). 1 jeune sur 6 pense que le préservatif est un signe de faiblesse (16%).

      Plus préoccupant encore : un homme sur dix (11%, et un jeune homme de 25-34 ans sur cinq, 18%) affirme comprendre le “#stealthing”, soit le fait qu’un homme retire son préservatif sans prévenir son/sa partenaire s’il estime qu’on le lui a imposé. Chez ceux qui adhèrent aux théories masculinistes, ils sont 34% à caut cautionner cette pratique répréhensible (+23 points par rapport à la moyenne).

      « Ces croyances envers les discours masculinistes fragilisent la prévention, augmentent les prises de risque, et déstabilisent profondément la culture du consentement, pourtant centrale dans la lutte contre le VIH et les autres infections sexuellement transmissibles » indique Florence Thune. « Il est inquiétant de voir qu’un tiers des jeunes hommes pensent que demander explicitement le #consentement « gâche la spontanéité » (37% pour les 16-34 ans) et ou qu’un homme ne peut être tenu responsable si la femme ne dit pas clairement “non” (35% pour les 16-34 ans) ».

      Les discours masculinistes s’articulent autour d’une #misogynie importante et une #domination violente. Les représentations à l’égard des femmes restent imprégnées de suspicion et de jugements négatifs : 43% des 16-34 ans pensent qu’une femme qui multiplie les partenaires « ne se respecte pas ». 1 jeune sur 4 pense qu’une femme positive au #VIH ou à une autre #IST est une femme qui a eu trop de partenaires sexuels (25%) ou qu’une femme qui exprime ouvertement son désir sexuel ne cherche pas vraiment à être respectée par les hommes (24%).

      Pour contrer l’influence de ces discours toxiques, dans un contexte où les découvertes de séropositivité chez les 15-24 ans ont augmenté de +41 % en 10 ans (selon les dernières données de Santé Publique France), où les IST augmentent et où l’usage du préservatif recule, Sidaction souligne l’urgence de renforcer l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS). Les séances d’EVARS constituent aujourd’hui le levier le plus solide et le plus éprouvé pour lutter contre ces idées reçues, développer l’esprit critique et renforcer la prévention.

      Sidaction, avec Le Planning familial et SOS homophobie ont saisi le tribunal administratif de Paris pour faire respecter la loi de 2001 qui prévoit trois séances annuelles d’éducation à la sexualité pour les élèves, de l’école au lycée. Leur déploiement complet dans les établissements scolaires, conformément aux obligations légales, n’est plus seulement un enjeu éducatif : c’est un impératif de santé publique.

      Rapport OpinionWay détaillé en pdf :
      https://www.opinion-way.com/wp-content/uploads/2025/11/OpinionWay-pour-Sidaction-Les-hommes-et-le-masculinisme-Decembre-2025.p

    • https://www.ladn.eu/nouveaux-usages/your-body-my-choice-la-guerre-des-sexes-est-ouverte

      En détournant le slogan féministe « my body, my choice », le commentateur d’extrême droite Nick Fuentes, 26 ans, illustre la vitalité des thèses masculinistes aux États-Unis.

      https://www.lefigaro.fr/international/ton-corps-mon-choix-qui-est-nick-fuentes-cet-extremiste-americain-dont-le-s

      Nick Fuentes, de son vrai nom Nicholas Joseph Fuentes, est né le 18 août 1995 dans l’Illinois. Il se fait un nom dans le monde politique américain en 2022 lors d’une de ses conférences, nommée America First, dans laquelle il fait l’éloge d’Adolf Hitler en affirmant que les médias ont comparé Vladimir Poutine à l’ancien dictateur allemand « comme si ce n’était pas une bonne chose », rappelle le magazine Rolling Stone .

      https://rapecrisis.org.uk/get-informed/types-of-sexual-violence/what-is-stealthing

      The key points

      The definition or meaning of the word ’stealthing’ is when someone removes a condom during sex without the other person’s consent or lies about having put one on in the first place.
      Stealthing is rape under English and Welsh law. This means that someone who carries it out can be prosecuted for rape.
      Like all rape, stealthing is a very serious crime that carries a maximum sentence of life in prison.
      ’Stealthing’ is a slang word, not a legal term. The legal term for this act is ’rape’.

  • #Moscou_ne_croit_pas_aux_larmes : l’ambiguïté de la condition de la femme soviétique
    https://lvsl.fr/moscou-ne-croit-pas-aux-larmes-lambiguite-de-la-condition-de-la-femme-sovietiqu

    Dans la liste des grands films soviétiques, Moscou ne croit pas aux larmes occupe sans aucun doute une des toutes premières places. La légèreté de ce film sorti en 1980 a contribué à son succès colossal – 93 millions d’entrées en URSS. Par de petites touches discrètes, le réalisateur Vladimir Menshov permet au spectateur d’en […]

    #Féminisme_et_lutte_des_classes #Culture #émancipation #féminisme #patriarcat #Union_soviétique

  • Après Mazan

    Que faire face à l’ampleur des violences sexistes et sexuelles ? En 2024, le procès des viols de Mazan a remis cette question au cœur du débat public. 51 hommes de tous horizons y ont été jugés pour avoir violé Gisèle Pelicot sur l’invitation de son mari. Pendant près de 10 ans, il l’a droguée pour la livrer à des inconnus rencontrés sur internet.

    Si elle peut paraître hors-normes, cette affaire n’est que la face visible d’un scandale massif qui implique tous les rouages de notre société : en France, un viol ou une tentative de viol se produit toutes les 2 minutes 30.

    Qu’est-ce que l’affaire Mazan révèle sur la masculinité, sur les rapports entre hommes et femmes, et sur la façon dont les institutions traitent les victimes et les auteurs de violences sexuelles aujourd’hui en France ?

    Dans « Après Mazan », Naomi Titti donne la parole à des femmes spécialistes du sujet qui ont assisté à ce procès, ainsi qu’à des professionnel·les de la santé, de la police et de la justice.

    Comment transformer l’ampleur du procès Mazan en action politique pour éradiquer les violences sexuelles ?

    « Après Mazan » est une série documentaire en 4 épisodes écrite par Naomi Titti et réalisée par Paul Bertiaux. À écouter à partir du jeudi 13 mars 2025 dans Les Couilles sur la table.

    https://www.binge.audio/podcast/les-couilles-sur-la-table/apres-mazan

    #podcast #audio
    #procès #Gisèle_Pelicot #VSS #viols #masculinité #condamnation #discours #patriarcat #échafaudage_culturel_du_viol #culture_du_viol #viol_conjugal #audience #consentement #libertinage #excuses #banalité_du_mal #non-pensée #responsabilité #pulsion #plaidoiries #manipulation #piège #soumission_chimique #solidarité_masculine
    #clivage #psychologisation #rapports_de_pouvoir #soumission #bon_père_de_famille #stratégie_de_contrôle #violence_conjugale #violence #inceste #viols_incestueux #ordre_social #grammaire_du_silence #tabou #cycle_de_la_violence #pornographie #sexe #déni

  • La subsistance, une perspective ecoféministe

    Je suis en train de lire le livre « la #subsistance, une perspective eco féministe » de #Veronika_benholdt-thomsen et #Maria_Mies qui avait écrit #écofeminisme avec Vandana Shiva

    C’est très intéressant mais je galère... Il y a plein de concepts mobilisés que je maîtrise pas du tout 🙈

    Du coup je commence un fil après 80 pages de lecture donc ça sera incomplet mais j’espère que ça va m’aider à donner du sens à ce que je lis
    Couverture du livre la subsistance avec une gravure d’un visage de femme noire avec un chapeau

    J’ai fini le premier chapitre, je me souviens que j’avais retenu un truc, mais je sais plus quoi 😅. Et pas le courage de relire.

    Dans le deuxième chapitre cette pyramide me parle bien

    L’idée c’est que le #capitalisme et la #croissance ne reposent pas sur l’intelligence des ingénieurs mais sur l’exploitation systématique d’autres, en mettant la #nature dans ces autres.

    Le deuxième truc « marrant » , c’est sur la naissance du patriarcat.

    L’archéologue marija gimbutas date cette naissance il y a 5 à 6000 ans quand une tribu qui avait des super armes et des animaux pour se déplacer (chameaux et chevaux domestiqués) a pu gagner des ressources en tuant. À ce moment là les #hommes ont pu kidnapper des #femmes et les utiliser comme esclaves reproducteurs, et du coup, badaboum, les femmes qui étaient maîtresses de la vie sont devenues exploitées.

    Le slogan de notre société patriarcale serait « vit celui qui tue »

    Magnifique projet.

    –—

    Je trouve le concept de housewification pas facile à cerner.

    Il y a l’idée que les femmes peuvent être moins payées car leur salaire est un complément au #salaire des hommes.

    Un exemple est des femmes en Inde qui font de la dentelle pour un très bas salaire, vu que c’est juste du rab car sinon elles seraient sans rien faire à la maison

    Mais en disant ça, je pense que j’ai compris 30% du concept

    La théorie de l’#avantage_comparatif de Ricardo sur qu’une région du monde doit se spécialiser pour les productions qu’elle fait le moins cher, et les exporter.

    Exemple : production de crevettes en Inde en inondant d’eau salée des terres très fertiles. What could go wrong ??

    #Vandana_Shiva a étudié cette industrie

    👉 Les femmes qui vivaient de #cultures_vivrières n’ont plus rien pour vivre
    👉 L’avantage compétitif de l’Inde pour ces crevettes ce sont les bas salaires qui sont à peine suffisants pour s’acheter à manger, et le travail des enfants c’est un super avantage compétitif aussi, facilité par les bas salaires des parents
    👉 Cet élevage n’est pas pérenne. à cause des maladies il faut tout déplacer à un certain moment, et là, la région aura tout perdu.

    Conclusion : on sacrifie la survie des agriculteurs et là #sécurité_alimentaire au nom de la #croissance_économique.

    En Inde les prix du riz et du blé ont augmenté, et le millet importé est venu faire baisser le cours local.

    A travers les exemples répétés je crois que je commence à comprendre pourquoi importer de la nourriture moins chère que ce qu’elle n’est produite localement affame les pauvres.

    Exemple de la culture du maïs aux Philippines

    1) les paysans vivent de la culture du maïs
    2) les états Unis exportent du maïs moins cher aux Philippines. Les paysans ne gagnent plus leur vie, ils partent dans des bidons ville
    3) les multi nationales rachètent ces terres pour produire d’autres denrées qui sont trop chères pour le marché local et emploient à très bas coût la main d’oeuvre qui a même du mal à se payer le maïs d’importation

    Et la blague c’est que la culture du maïs aux Etats Unis est subventionnée, comme la viande par la PAC chez nous

    J’aime beaucoup cette punch line

    Le #libre-échange ne signifie pas que l’on crée une véritable #concurrence équitable mais qu’il y a des gagnants et des perdants.

    https://social.sciences.re/@AudeCaussarieu/115017004170577210

    #agriculture #patriarcat

    • « La Subsistance. Une perspective écoféministe » par Veronika Bennholdt-Thomsen & Maria Mies

      Voici un ouvrage exceptionnel, particulièrement bien traduit par Annie Gouilleux, qui ne peut laisser indifférent quiconque recherche la plus large autonomie pour chacune et chacun dans le plus grand respect envers le vivant. Maria Mies (1931–2023) est une sociologue, ayant cosigné avec Vandana Shiva Écoféminisme, traduit en français chez L’Harmattan en 1999. Veronika Bennholdt (née en 1944) est ethnologue. Toutes les deux sont, avec Claudia von Werlhof (née en 1943) associées à l’école de Bielefeld, qui combine écologie, féminisme et décolonisation du tiers-monde.

      Ce livre est passionnant et original. Passionnant car les autrices désoccidentalisent et écoféminisent leurs propos tout en l’ancrant dans le débat politique contemporain. Original dans sa forme puisque des souvenirs autobiographiques se mêlent à l’analyse très bien documentée et en facilitent la lecture. L’édition allemande est parue en 1997, sa traduction anglaise date de 1999, c’est une version actualisée et complétée qui est présentée ici, un quart de siècle plus tard. Dans un avant-propos de mai 2022, Veronika Bennholdt-Thomsen concède que le livre soit devenu « un document historique », que bien des choses ont changé depuis sa parution. Ainsi, par exemple, le mot « tiers-monde » a disparu, tout comme le mot d’ordre « lutter contre l’impérialisme ». La globalisation du capitalisme financiarisé a imposé le productivisme dans toutes les activités humaines, ainsi que son corollaire, la « société de consommation ». Ce qui demeure présent est « la dévalorisation du féminin » et les « deux féminismes » qu’avaient alors repéré les autrices. Elles distinguaient le « féminisme autonome », auquel elles adhérent encore, qui milite pour une « transformation profonde des rapports économiques et sociaux entre les sexes », et le « féminisme intégré », qui réclame l’accès aux mêmes postes et aux mêmes salaires que les hommes. Ce féminisme axé sur l’égalité des droits entre les femmes et les hommes est bien insuffisant puisqu’il ne vise pas les profondes racines patriarcales à l’origine de la subordination des femmes, entendue comme « naturelle »...

      En privilégiant le « travail de subsistance », elles sont persuadées de renouveler le féminisme et la pensée écologique. Mais elles ne sous-estiment pas la réticence de nombreuses féministes, majoritairement blanches et appartenant à la middle-class, à admettre que les tâches ménagères puissent être un point de départ pour une économie anticapitaliste. Afin de mieux comprendre cette position, elles constatent le développement progressif dans plusieurs sphères de la société – et pas seulement pour les femmes au foyer – de ce qu’elles appellent l’housewifization, ces activités dévalorisées, qui pourtant, s’avèrent indispensables à l’entretien même de chacune et chacun. Dans son « Avant-propos », Veronika Bennholdt-Thomsen affirme que « la perspective de la subsistance consiste à regarder le monde par en bas, depuis la vie quotidienne, et non par en haut, depuis les instances de pouvoir qui manipulent l’opinion dans le seul but de se perpétuer. » Elle ajoute : « L’organisation de la subsistance suppose la coopération communautaire (les communs) dans les conditions à chaque fois données qui permettent d’assurer la vie, et elle oppose une résistance au totalitarisme de l’argent et de la marchandise, c’est-à-dire à la guerre que mène l’économie de marché globalisée contre le monde entier, mais aussi à la guerre militaire. »

      « La perspective de la subsistance consiste à regarder le monde par en bas, depuis la vie quotidienne, et non par en haut, depuis les instances de pouvoir qui manipulent l’opinion dans le seul but de se perpétuer. »
      Veronika Bennholdt-Thomsen

      Neuf chapitres structurent cet important essai. Dans le premier, « Histoire de la perspective de la subsistance », les autrices montrent comment la marchandisation généralisée a marginalisé le travail de subsistance tout en uniformisant la culture et en rendant tout individu dépendant du marché, ce qu’Ivan Illich avait subtilement analysé dans Le Travail fantôme dès 1981. Elles précisent alors que ce qu’elles entendent par « subsistance » : terme qui existe dans la plupart des langues ; qui exprime le mieux l’alternative sociale riche d’une « économie morale » et « d’un nouveau mode de vie » émancipateur ; qui concerne aussi bien les pays du Sud que ceux du Nord ; qui assure une continuité géohistorique entre des modes de production apparemment inconciliables ; qui la relie à la nature, non pas à travers une dépendance liée à la nécessité et à la rareté, mais à ce qui peut être une chance ; qui enveloppe ce qu’on nomme « économie locale, autosuffisance, création de communautés, styles de vie alternatifs, économie du soin, économie vivante, etc. ».

      Le chapitre suivant examine les conditions du processus d’housewifization (« ou domestication du travail des femmes ») qui perdure même quand les femmes deviennent salariées, car à la journée de travail vient s’additionner le travail ménager non rémunéré. Ce processus a bénéficié de la colonisation – un des moments de la globalisation de l’économie – pour envahir la vie quotidienne de femmes du tiers-monde. Les autrices se concentrent sur les dernières décennies et dénoncent les agissements des institutions internationales (Banque mondiale, FMI, Gatt, OMC, AMI, zones franches, zones de libre-échange et de sécurité alimentaire...), qui conduisent à cette housewifization, contrairement à leurs discours. La politique économique néolibérale réduit la part des dépenses sociales, parfois drastiquement, et oblige les femmes à la combler. La flexibilité du travail vantée par les pouvoirs publics, avec bien souvent la complicité des syndicats, n’a servi que les entreprises qui la mettaient en place et qui n’hésitaient pas à jeter au chômage de nombreux travailleurs. Elles expliquent en quoi le capitalisme justifie la course folle au « toujours plus » afin de contrecarrer l’implacable « loi de la rareté », ainsi la croissance pour la croissance devient un impératif. Pour elles, le développement est pervers et le « développement durable » vicié. Aussi proposent-elles un « nouveau modèle » de société reposant sur la subsistance. Puis, listent des propositions applicables rapidement : pour le travail (« la production de subsistance passerait avant la production de marchandise ») ; la technologie (la réparation sera privilégiée ainsi que les savoir-faire des gens) ; l’économie (en respect de la nature, décentralisée...) ; le commerce (marchés locaux) et la satisfaction des besoins (nouvelles relations entre les villes et les campagnes, réappropriation des communs...).

      « Pour les autrices, le développement est pervers et le développement durable vicié. »
      Thierry Paquot

      Le chapitre consacré à l’agriculture est particulièrement vivant avec des entretiens avec des fermières allemandes et les enquêtes que Maria et Veronika ont mené auprès de paysannes sur différents continents. Ce chapitre est quasiment un essai à lui tout seul, qui mériterait une longue présentation, il mise sur un « retour à la terre », selon les perspectives biorégionales, la protection de la biodiversité, l’agroécologie et la multiplication des écovillages. Le marché n’est pas condamné par les autrices, à condition, toutefois, qu’il accorde à la subsistance une place de choix, c’est-à-dire qu’il cesse de faire croire à l’existence de « la loi de l’offre et de la demande », alors même que les monopoles et la publicité la déterminent... La seconde main, la ressourcerie, les coopératives, les marchés paysans, le faire-soi-même (ou production vernaculaire), etc., sont des modalités commerciales à promouvoir... La ville n’est pas diabolisée, une agriculture de subsistance peut s’y déployer à partir de jardins solidaires. De même les bidonvilles possèdent des ressources sous-utilisées, comme le savoir-faire de nombreux bidonvillois qui viennent des campagnes. Mais les obstacles sont nombreux, à commencer par la morphologie des villes imposée par l’automobile, le fonctionnalisme et la spéculation...

      L’examen des communs, dans le chapitre six, conduit au principe suivant : « (...) les biens communs ne peuvent exister sans communauté, mais une communauté ne peut pas non plus exister sans économie, au sens d’oikonomia, c’est-à-dire de reproduction des êtres humains au sein du foyer social et naturel. » Ce qui suppose une « défense et réappropriation de l’espace public », une biorégionalisation (le terme n’est pas utilisé, les autrices parlent d’une « écologie de la région »), une décentralisation, une « justice sociale », une gouvernance horizontale et une pluralité de communautés.

      Le salariat fait l’objet du chapitre suivant, il est le meilleur garant de la double journée de travail des femmes et du renforcement de la subordination des femmes au foyer. Sortir du salariat et du système hiérarchique ne peut que renforcer l’autonomie de chacun. Or, le salariat est une obsession masculine, constatent les autrices, qui entrave sérieusement la possibilité même d’un autre rapport au travail. Elles ne croient pas non plus à une robotisation des tâches qui « libéreraient » les humains des travaux pénibles, répétitifs et sans grand intérêt personnel. Ce qu’elles précisent dans le chapitre suivant, en critiquant la « révolution informatique » et André Gorz, en dénonçant les féministes qui souhaitent obtenir les mêmes avantages que leurs collègues hommes et acquérir de plus en plus de pouvoir dans les institutions. Elles rappellent que « les principaux problèmes des femmes à travers le monde ne sont pas les questions de différence et/ou d’identité, mais l’exploitation, l’oppression, la violence et la colonisation. » Elles rejettent « le dualisme qui sépare la matière et l’esprit et dévalorise la matière pour idéaliser l’esprit ». Elles fondent le pouvoir d’autonomie « sur la confiance de soi, l’aide mutuelle, l’auto-organisation, l’auto-approvisionnement, les réseaux locaux et internationaux et sur le remplacement des relations de profit par les relations de subsistance. » Elles souhaitent offrir à leurs filles et à leurs fils autre chose que ce que le « capitalisme mondial machiste et militariste » affiche...

      « [Nous fondons le pouvoir d’autonomie] sur la confiance de soi, l’aide mutuelle, l’auto-organisation, l’auto-approvisionnement, les réseaux locaux et internationaux et sur le remplacement des relations de profit par les relations de subsistance. »
      Veronika Bennholdt-Thomsen et Maria Mies

      Le dernier chapitre recense les difficultés qui parasitent le processus d’une politique de la subsistance. Et ils sont nombreux ! Aussi, rien n’est gagné... Les autrices sont lucides sur la séduction de la croissance pour la croissance et sur les aspects rébarbatifs de la subsistance, néanmoins, elles ne peuvent imaginer d’autre issue. Aux lectrices et lecteurs de discuter leurs thèses (certaines sont plus convaincantes que d’autres, certaines méritent d’être actualisées) et de zader leur existence...

      https://topophile.net/savoir/la-subsistance-une-perspective-ecofeministe-par-veronika-bennholdt-thomse

  • La surprenante indépendance des femmes du Moyen Âge : ce que nous apprennent leurs testaments
    https://theconversation.com/la-surprenante-independance-des-femmes-du-moyen-age-ce-que-nous-app

    Dans les villes européennes du début du Moyen Âge, les droits des femmes s’étendent même s’ils sont encore limités. Des cadeaux pour l’Au-delà, des corsages pour les plus pauvres ou des fonds pour la réparation de ponts : les testaments des femmes dans la France médiévale donnent un aperçu surprenant de leur quête d’indépendance.

    Dans l’Europe du Moyen Âge, l’image de la femme se résumait souvent en deux mots : pécheresse ou sainte.

    En tant qu’historienne du Moyen Âge, je donne cet automne un cours intitulé « Entre Ève et Marie : les femmes au Moyen Âge ». Le but du cours tente d’éclairer sur la façon dont les femmes du Moyen Âge se voyaient elles-mêmes.

    Selon le récit biblique, Ève est la cause de l’expulsion des humains du jardin d’Éden, car elle n’a pas su résister à l’envie de croquer dans le fruit défendu par Dieu. Marie, quant à elle, réussit à concevoir le Fils de Dieu sans aucune relation charnelle.

    Ces deux modèles sont écrasants. Le patriarcat considère dans les deux cas que les femmes ont forcément besoin de protection, qu’elles sont incapables de se prendre en main ou de se maîtriser, voire qu’elles sont attirées par le mal et doivent par conséquent être dominées et contrôlées. Mais comment savoir ce que pensent les femmes à l’époque médiévale ? Acceptent-elles réellement cette vision d’elles-mêmes ?

    Je ne crois pas que l’on puisse totalement comprendre quelqu’un qui a vécu et qui est mort il y a plusieurs centaines d’années. Cependant, nous pouvons tenter de reconstituer partiellement son état d’esprit à partir des éléments dont nous disposons, comme les registres de recensement de population et les testaments.

    Les documents datant de l’Europe médiévale à avoir été écrits ou même dictés par des femmes sont peu nombreux à nous être parvenus. Le manuel de Dhuoda et les écrits de Christine de Pisan sont de rares exceptions. Nous avons plus souvent accès à des documents administratifs, comme les registres de recensements ou les testaments. Il s’agit en général de formulaires rédigés dans un jargon juridique ou religieux par des scribes ou des notaires masculins.

    Ces testaments et registres de recensement sont l’objet de mes recherches et ils nous ouvrent, même s’ils n’ont pas été rédigés par des femmes, une fenêtre sur la vie et l’esprit des femmes de l’époque. Ces documents suggèrent que les femmes du Moyen Âge disposaient bien au minimum d’une certaine forme de pouvoir pour décider de leur vie – et de leur mort.
    Un recensement vieux de plusieurs siècles

    En 1371, la ville d’Avignon (Vaucluse) organise un recensement de sa population. Le registre liste les noms de plus de 3 820 chefs de foyer. Parmi eux, 563 sont des femmes – des femmes responsables de leur propre foyer et qui n’hésitent pas à l’affirmer publiquement.

    Ces femmes ne sont pas d’un statut social élevé, et l’histoire ne s’en souvient guère ; elles n’ont laissé de traces que dans ces registres administratifs. Célibataires ou mariées, un cinquième d’entre elles déclarent avoir une profession : de l’ouvrière non qualifiée à la servante, en passant par l’aubergiste, la libraire ou la tailleuse de pierre.

    Près de 50 % de ces femmes déclarent un lieu d’origine. La majorité d’entre elles vient de la région d’Avignon et d’autres régions du sud de la France, mais environ 30 % viennent de ce qui est aujourd’hui le nord de la France, du sud-ouest de l’Allemagne et de l’Italie. Ainsi, l’immigration joue déjà un rôle substantiel à l’époque.

    La majorité des femmes venues de régions lointaines arrivent seules, ce qui tend à montrer que les femmes du Moyen Âge n’étaient pas nécessairement « coincées à la maison » sous la coupe d’un père, frère, cousin, oncle ou mari. Même si certaines finissent par se retrouver dans cette situation, il leur en a fallu du cran pour décider de partir.
    Nouvelles villes, nouvelles vies

    Dans des villes comme Avignon, où la proportion d’immigrants est élevée, les lignées de familles tendent à disparaître. Comme le suggère l’historien Jacques Chiffoleau, la plupart des Avignonnais de la fin du Moyen Âge sont des « orphelins », sans réseau familial étendu dans leur nouvel environnement – ce qui se reflète dans leur façon de vivre.

    Depuis le XIIe siècle, les femmes du sud de la France sont considérées comme sui iuris – c’est-à-dire autonomes, capables de gérer leurs affaires juridiques –, si elles ne sont pas sous la tutelle d’un père ou d’un mari. Elles peuvent disposer de leurs biens comme elles l’entendent et les transmettre à leur gré, aussi bien de leur vivant qu’après leur mort. Les dots des filles mariées les empêchent souvent d’hériter des biens parentaux, car en principe la dot remplace l’héritage. Mais en l’absence d’héritier de sexe masculin, elles aussi peuvent hériter.

    À la fin du Moyen Âge, les droits juridiques des femmes s’élargissent, car l’anonymat de la ville et l’immigration transforment les relations sociales. Elles peuvent devenir tutrices légales de leurs enfants. Mieux encore, à en juger par les testaments féminins, les veuves et les filles aînées prennent parfois seules des décisions juridiques, sans le tuteur masculin « requis ».

    De plus, les femmes mariées peuvent aussi prendre des décisions juridiquement contraignantes tant que leurs maris sont présents avec elles devant un notaire. Bien que les maris soient techniquement considérés comme les « tuteurs » de leurs épouses, ils peuvent les déclarer juridiquement affranchies de la tutelle. Les épouses peuvent alors nommer leurs témoins testamentaires, désigner un héritier universel et établir des dons et legs à des particuliers ou à l’Église, dans l’espoir de sauver leur âme.
    Des voix d’outre-tombe

    Les archives européennes débordent littéralement de documents juridiques encore à découvrir, conservés dans des boîtes poussiéreuses. Ce qui manque, c’est une nouvelle génération d’historiens capables de les analyser et de paléographes capables de lire les écritures manuscrites. Pour y remédier, des journées d’études internationales ont eu lieu en jui 2025 à Paris-Évry, consacrées à la transmission patrimoniale en France et en Italie, à travers des testaments datant de la fin du Moyen Âge à l’époque moderne. Richissimes ou issus de classes populaires, hommes et femmes, religieux et laïcs, tout le monde ou presque fait un testament.

    En Avignon, des hommes et des femmes de toutes conditions font appel aux services de notaires pour établir des actes contractuels : fiançailles, mariages, ventes de biens, transactions commerciales ou donations. Dans cette masse de documents, les testaments donnent une perspective rafraîchissante sur l’autonomie et les émotions des femmes médiévales à l’approche de la fin de leur vie.

    Dans la soixantaine de testaments féminins conservés à Avignon, les femmes indiquent où et avec qui elles souhaitent être enterrées, choisissant souvent leurs enfants ou leurs parents plutôt que leur mari. Elles désignent les œuvres de charité, ordres religieux, hôpitaux pour les pauvres, paroisses et couvents qui bénéficieront de leur générosité – y compris des legs destinés à la réparation du célèbre pont d’Avignon.

    Ces femmes ont peut-être exprimé leurs dernières volontés allongées dans leur lit, au seuil de la mort, guidées dans leurs décisions par le notaire. Pourtant, au vu de ce qu’elles dictent – que ce soit des dons pour les dots de jeunes filles pauvres, leurs proches et amis, ou pour que leur nom soit prononcé lors de messes catholiques pour les morts –, je soutiens que ce sont bien leurs propres voix que nous entendons.
    Chapelets, réparations et fourrures

    En 1354, Gassende Raynaud d’Aix demande à être enterrée auprès de sa sœur Almuseta. Elle lègue une maison à son amie Aysseline, tandis que Douce Raynaud – peut-être une autre sœur – reçoit six assiettes, six pichets, deux plats, une cruche en étain, un chaudron, son meilleur pot de cuisson, une cape de fourrure doublée de mousseline, une grande couverture, deux grands draps, son plus beau corsage, un petit coffret, ainsi que tous les fils à repriser et le chanvre qu’elle possède. Gassende Raynaud d’Aix lègue également un coffret, un chauffe-main en cuivre, le meilleur trépied de la maison et quatre draps neufs à son amie Alasacia Boete.

    La générosité de Gassende ne s’arrête pas là. Jacobeta, fille d’Alasacia, reçoit un chapelet d’ambre ; Georgiana, la belle-fille d’Alasacia, un corsage ; et Marita, la petite-fille d’Alasacia, une tunique. On constate ici que les liens d’amitié remplacent les liens de famille. Ainsi, la lignée de Gassande se confond avec celle de son amie. À son autre amie Alasacia Guillaume, Gassende lègue, en plus d’une couverture brodée, un cadeau peu commun : un autel portatif pour la prière. À Dulcie Marine, une autre amie encore, elle donne un livre de chœur appelé antiphonaire et sa plus belle cape ou fourrure. On voit que Gassende donne surtout à d’autres femmes, ses amies, devenues comme sa famille.

    Dans un autre testament avignonnais rédigé en 1317, Barthélemie Tortose fait des dons à plusieurs frères dominicains, dont son propre frère. On peut imaginer le contentement que peut ressentir une femme à soutenir financièrement un religieux. Elle laisse des fonds au supérieur de son frère, le prieur de l’ordre (peut-être pour s’assurer que celui-ci soit bien disposé à l’égard de son frère). Elle donne à des œuvres de charité et pour la réparation de deux ponts sur le Rhône tumultueux, et elle offre aussi une somme substantielle pour nourrir et habiller toutes les religieuses de tous les couvents de la ville.

    Elle soutient les femmes de sa famille, léguant notamment un revenu locatif à sa nièce, une religieuse bénédictine. Elle demande ensuite que ses vêtements soient transformés en habits pour les religieuses et en tuniques liturgiques.

    On voit bien ici à quel point ces legs sont éminemment personnels : ces femmes se disent que ce qu’elles ont touché, ce qui a été en contact avec leur peau, pourra toucher d’autres personnes. Ce sont des dons charnels, tactiles. Elles espèrent que leurs possessions pourront transmettre un peu de leur mémoire, de leur existence, de leur identité. Et je dirais même, un peu de leur odeur.

    De plus, les femmes médiévales peuvent aussi être sacrément radicales, sans être Jeanne d’Arc pour autant.

    Au moins dix femmes dont j’ai lu les testaments demandent à être enterrées dans des habits de moines, dont Guimona Rubastenqui. Veuve d’un marchand de poisson d’Avignon – un métier souvent lucratif – elle demande au frère carme Johannes Aymerici de lui donner un de ses vieux habits pour être enterrée avec. Elle paye pour cela le prix relativement élevé de six florins.
    Affirmer leur volonté

    Alors, que retenir de tout cela ?

    Il est impossible de reconstituer entièrement la façon dont les gens vivaient, aimaient et mouraient il y a des siècles. J’ai passé ma vie d’adulte à penser « médiéval », tout en sachant que je n’y parviendrai jamais vraiment. Mais nous avons des indices – et ce que j’appelle une intuition éclairée.

    Selon nos critères modernes, ces femmes font face à de réelles limites en matière de pouvoir et d’indépendance, autrement dit, elles se heurtent à des murs. Pourtant, je soutiens qu’elles se libèrent à leur mort : leurs testaments leur offrent une rare occasion de prendre des décisions juridiques personnelles et de survivre dans des archives écrites.

    Les femmes du Moyen Âge ont eu le pouvoir d’agir. Pas toutes et pas tout le temps. Mais cet échantillon même réduit montre qu’elles récompensaient et aidaient selon leurs choix.

    Quant à leur souhait d’être enterrées dans des vêtements d’hommes, je n’ai aucun moyen de vérifier et de savoir s’il a été respecté. Mais de mon point de vue, il y a quelque chose de profondément satisfaisant de savoir qu’au moins, elles ont essayé.

    Joëlle Rollo-Koster

    Professor of Medieval History, University of Rhode Island

  • Jeudi 17 juillet 2025. des dizaines de morts et de blessés dans les bombardements israéliens en cours sur Gaza
    18 juillet 2025 | - IMEMC News
    https://imemc.org/article/dozens-killed-and-injured-in-ongoing-israeli-bombing-of-gaza

    Jeudi, marquant le 649e jour du génocide en cours à Gaza et le 120e jour depuis qu’Israël a violé l’accord de cessez-le-feu négocié le 18 mars, l’armée israélienne a poursuivi ses bombardements sur plusieurs zones de la bande de Gaza dévastée, notamment l’église du Patriarcat latin à Gaza , tuant et blessant des dizaines de Palestiniens, dont des enfants et des femmes.

    Des sources médicales à Gaza ont rapporté que les attaques israéliennes ont coûté la vie à au moins 61 Palestiniens, dont 30 dans la ville de Gaza. Des dizaines d’autres ont été blessés, parmi lesquels des enfants et des femmes dans toute l’enclave côtière.

    Les sources ont également confirmé la mort d’un nouveau-né à l’hôpital baptiste du quartier de Zeitoun, dans le sud de la ville de Gaza, des suites de malnutrition.
    Des sources à l’hôpital baptiste ont déclaré que deux Palestiniens ont été tués et d’autres blessés lors d’un bombardement israélien dans le quartier de Tuffah, dans la partie est de la ville de Gaza.
    https://imemc.org/wp-content/uploads/2025/07/K9aLr5tkbyIEkVjf.mp4?_=1

    Trois Palestiniens ont été tués et plusieurs autres blessés lors d’un bombardement israélien de la ville de Jabalia, dans le nord de Gaza.

    L’armée israélienne a affirmé avoir réussi à cibler et à tuer Eyad Nasr, décrit comme le commandant adjoint du bataillon Jabalia du Hamas dans le nord de la bande de Gaza.
    Selon le communiqué militaire, Nasr aurait participé aux attaques du 7 octobre et aurait été impliqué dans les récentes attaques qui ont causé la mort de soldats israéliens au cours des dernières semaines.
    Au cours du même incident, l’armée a également affirmé avoir tué deux autres combattants du Hamas : Hassan Mahmoud Mohammad Mer’ey , qui serait un commandant de compagnie dans le centre de Jabalia, et Mohammad Zaki Hamad , qui serait le commandant adjoint d’une compagnie du bataillon Beit Hanoun du Hamas.

    Quatre Palestiniens ont été tués et de nombreux autres blessés lors d’un bombardement israélien sur le carrefour de Saftawi, au nord-ouest de la ville de Gaza.

    Au moins un Palestinien a été tué et plusieurs autres blessés lorsque l’armée a tiré des obus sur une école abritant des familles déplacées, à l’ouest de la ville de Khan Younis, dans le sud de Gaza.

    L’armée a également fait exploser de nombreux bâtiments, tout en tirant des obus et des missiles sur plusieurs quartiers de Khan Younis.

    Selon des sources médicales, deux Palestiniens ont été tués et plusieurs autres blessés lors d’un bombardement israélien dans le centre de Khan Younis .

    Un enfant a été tué et plusieurs Palestiniens ont été blessés lorsqu’un drone israélien a bombardé des tentes de familles déplacées dans le nord-ouest de Khan Younis.

    Médecins Sans Frontières (MSF) a rapporté que les forces israéliennes ont bombardé des tentes abritant des familles déplacées à Khan Younis vers 3 heures du matin hier, dans le cadre d’une opération militaire élargie.
    Parmi les blessés figure Hosni Al-Najjar, un collègue de MSF. Une tente voisine a également été touchée, tuant un nourrisson qui s’y trouvait.

    Huit Palestiniens ont été tués et de nombreux autres blessés dans la région de Twam, au nord de Gaza , ainsi que dans le quartier de la Sainte-Famille, au cœur de la vieille ville.

    L’église du Patriarcat latin à Gaza, église catholique de la Sainte-Famille à Gaza
    Selon un communiqué du Patriarcat latin de Jérusalem, trois civils ont été tués et sept blessés, dont trois gravement, parmi lesquels l e curé de la paroisse, le père Gabriel Romanelli.


    Le Royaume hachémite de Jordanie a fermement condamné la frappe aérienne israélienne contre l’église du Patriarcat latin à Gaza, qui a fait plusieurs morts et blessés parmi les civils.
    Dans sa déclaration, la Jordanie a qualifié cette attaque de violation flagrante du droit international et des principes humanitaires, citant la Convention de Genève de 1949 relative à la protection des civils en temps de guerre.
    Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, l’ambassadeur Sufyan Al-Qudah, a affirmé jeudi que cette attaque reflète l’escalade continue du gouvernement israélien, qui continue de cibler systématiquement des civils innocents dans la bande de Gaza.
    https://imemc.org/wp-content/uploads/2025/07/jZBmDCMGqdwAh0OY.mp4?_=3

    Il a appelé Israël, en tant que puissance occupante, à respecter ses obligations juridiques internationales, en particulier celles qui interdisent les attaques contre les infrastructures civiles et les sites religieux, et à cesser immédiatement son agression.

    Al-Qudah a également exhorté la communauté internationale à agir de manière responsable, tant sur le plan juridique que moral, en prenant des mesures fermes pour mettre fin à l’offensive militaire et accélérer l’acheminement de l’aide humanitaire d’urgence vers Gaza, qui subit une crise catastrophique exacerbée par la poursuite des attaques.

    Le président du Conseil national palestinien, Rawhi Fattouh, a dénoncé le bombardement par l’armée israélienne de l’église du Patriarcat latin de Gaza, l’une des plus anciennes églises du monde, qui abrite actuellement des centaines de civils déplacés, comme une grave violation du droit international humanitaire.
    Il a qualifié cette frappe de politique délibérée visant les sites religieux et le clergé, touchant sans discrimination tous les segments de la société palestinienne et ses lieux sacrés, dans le but calculé de dépeupler le territoire et d’effacer son identité culturelle.

    Dans une déclaration publiée jeudi, M. Fattouh a exhorté la communauté internationale, en particulier le Conseil de sécurité des Nations unies, les signataires des Conventions de Genève et les instances juridiques et ecclésiastiques compétentes, à prendre des mesures rapides et décisives pour mettre fin aux atrocités commises par Israël et traduire les responsables en justice.
    Il a également critiqué le silence actuel des acteurs internationaux, avertissant qu’il servait en fait à couvrir la poursuite des agressions.
    Fattouh a déclaré que cette inaction encourage Israël à intensifier ses crimes contre les civils et les sites religieux, ce qui équivaut à une complicité avec un régime d’apartheid qui continue de commettre des violations, notamment le génocide, le nettoyage ethnique et les déplacements forcés.
    Il a conclu en soulignant que le ciblage intensif des lieux de culte constitue une menace directe pour la paix et la sécurité internationales et a appelé à une réponse mondiale unifiée pour mettre fin à l’impunité d’Israël et appliquer les mécanismes de responsabilité prévus par le droit international.

    Le département d’État américain s’est abstenu de condamner directement l’attaque militaire israélienne contre l’église catholique de la Sainte-Famille à Gaza, qui a fait plusieurs morts et blessés parmi les civils.
    Au lieu de cela, les responsables ont qualifié l’attaque d’« incident dans une église » et ont jugé « appropriée » la réponse du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

    Al Jazeera a cité des médias israéliens rapportant que des responsables militaires « ont présenté leurs excuses aux hauts représentants de l’Église catholique à Jérusalem » à la suite du bombardement de l’église du Patriarcat latin dans le quartier d’Al-Zeitoun à Gaza.
    L’armée a affirmé avoir ouvert une enquête interne sur l’incident afin de déterminer si la frappe « était due à un défaut technique du obus de char ou à une erreur humaine ».
    Ce geste et la prétendue « enquête » interviennent dans un contexte de surveillance accrue des attaques contre des sites religieux, alors que des appels internationaux se multiplient pour que les responsables soient traduits en justice et que les civils soient mieux protégés dans les zones de conflit.
    https://imemc.org/wp-content/uploads/2025/07/zz9qnizR3vkbu9Hr.mp4?_=4


    Cette réaction a suscité des réactions négatives de la part d’organisations humanitaires et d’institutions religieuses, dont beaucoup ont appelé à des enquêtes indépendantes et à une plus grande responsabilité internationale.

    Si la Conférence des évêques catholiques des États-Unis s’est jointe au pape Léon XIV pour demander un cessez-le-feu immédiat et exprimer sa tristesse face aux pertes humaines, la position officielle de Washington, sans surprise, n’est pas allée jusqu’à dénoncer cette grave violation.

    Un civil palestinien a été tué et des dizaines d’autres blessés lorsque des avions de combat israéliens ont pris pour cible un groupe de personnes près de la tour Al-Quds, dans le quartier de Daraj, à Gaza.

    Majdi Ahmad Abu Mustafa , un jeune habitant du camp de New Nuseirat, dans le centre de Gaza, est décédé des suites de blessures subies lors d’un massacre perpétré par les forces israéliennes dans le camp de réfugiés la semaine précédente.

    Un autre civil a été grièvement blessé après que les troupes israéliennes ont ouvert le feu près du pont de la vallée de Gaza, au sud du carrefour Al-Shuhada. Il a été transféré à l’hôpital Al-Awda pour y recevoir des soins d’urgence.

    De violents bombardements israéliens ont également frappé des tentes abritant des familles déplacées autour de la gare d’Eita, à Mawasi Khan Younis, dans le sud, et près de l’étang Sheikh Radwan, dans la ville de Gaza. Des dizaines de personnes ont été blessées lors de ces attaques.
    Selon des sources médicales à Gaza, 26 Palestiniens ont été tués et plus de 32 blessés au cours des dernières 24 heures alors qu’ils tentaient d’accéder à l’aide humanitaire.

    Avec ces derniers chiffres, le nombre total de Palestiniens tués alors qu’ils tentaient d’obtenir de l’aide humanitaire s’élève à 877, et plus de 5 666 blessés, depuis le 27 mai, date à laquelle la « Gaza Humanitarian Foundation », soutenue par les États-Unis, a contourné les Nations unies et ouvert des centres de distribution d’aide où les Palestiniens ont été à plusieurs reprises la cible de tirs à balles réelles.

    L’Observatoire euro-méditerranéen des droits humains a déclaré que la communauté internationale et les gouvernements complices portent une responsabilité directe dans les crimes horribles commis contre des civils affamés aux points de distribution de l’aide humanitaire gérés par la Fondation humanitaire pour Gaza, une organisation israélo-américaine, dans le centre et le sud de la bande de Gaza.

    L’organisation a appelé à la suspension immédiate de toutes les opérations de la Fondation et a exigé l’ouverture d’une enquête internationale indépendante. Elle a souligné la nécessité de poursuivre devant les instances judiciaires internationales et nationales les responsables impliqués dans les massacres systématiques perpétrés sur ces sites de distribution.
    Elle a noté que ces centres sont gérés par une entité criminelle imposée de force par l’armée israélienne en remplacement du mécanisme d’aide des Nations unies, qui était en place depuis près de dix-huit mois avant son retrait.
    Le Monitor a exhorté les tribunaux internationaux et nationaux à engager des poursuites pénales contre le président américain Donald Trump pour sa complicité dans le génocide en cours à Gaza. Il a cité le soutien actif de son administration au système de distribution de l’aide imposé par Israël, transformé en zone de massacre pour des civils affamés, ainsi que l’ensemble du soutien militaire, financier, politique et diplomatique qui a permis à Israël de commettre et d’étendre ces crimes pendant plus de 21 mois.

    Une enquête menée par The Guardian a révélé que des composants de missiles fabriqués par l’entreprise d’armement européenne #MBDA ont été utilisés dans des frappes aériennes qui ont tué au moins 100 enfants à Gaza.
    Le rapport documente 24 cas vérifiés entre janvier 2024 et mai 2025 dans lesquels des armes fournies par MBDA ont été utilisées, causant la mort d’environ 500 Palestiniens. Les groupes de défense des droits humains et les enquêteurs exhortent les gouvernements européens à revoir leurs politiques d’exportation d’armes et à examiner leur éventuelle complicité dans des violations du droit international humanitaire.

    Selon des sources médicales, le nombre de Palestiniens tués depuis qu’Israël a violé l’accord de cessez-le-feu négocié le 18 mars 2025 a dépassé 7 843, et plus de 27 933 blessés ont été signalés.

    Le ministère palestinien de la Santé a rapporté qu’au cours des dernières 24 heures, les corps de 94 Palestiniens tués, dont un retrouvé sous les décombres, et 367 civils blessés ont été transportés vers des hôpitaux de la bande de Gaza. De nombreuses autres personnes restent coincées sous les décombres, les équipes médicales et de secours étant dans l’impossibilité de les atteindre en raison des frappes aériennes incessantes et des destructions massives.

    Depuis le 7 octobre 2023, les forces israéliennes ont tué plus de 58 667 Palestiniens, dont au moins 17 335 enfants, 10 213 femmes, 4 167 civils âgés et 260 journalistes. Plus de 139 974 personnes ont été blessées, principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées.

    #Génocide #Bilan
    #Patriarcat_latin_Gaza

    • Le point de la situation au matin du vendredi 18 juillet 2025, 04h18 BST
      https://www.middleeasteye.net/live-blog/live-blog-update/morning-update-373?nid=425676&topic=Israel%2527s%2520war%2520on%2520G

      Voici quelques-unes des dernières informations concernant la guerre entre Israël et Gaza :
      • Une frappe aérienne israélienne visant des tentes abritant des Palestiniens déplacés a tué vendredi matin cinq personnes, dont trois femmes et un enfant, dans le sud de Gaza, selon Al Jazeera.

      • Un Palestinien a été arrêté par les forces israéliennes après avoir fait une descente dans la ville occupée de Naplouse, en Cisjordanie, tard dans la nuit de jeudi, selon le réseau d’information Quds News Network.

      • En Syrie, des sources locales ont déclaré vendredi matin à Al Jazeera que des forces tribales étaient stationnées autour de la ville de Sweida, dans le sud du pays, et qu’elles étaient engagées dans des affrontements avec des groupes armés.

      • L’émir du Qatar, Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, a eu une conversation téléphonique avec le président par intérim syrien Ahmed al-Sharaa, affirmant son soutien à l’unité et à l’intégrité territoriale de la Syrie et condamnant les attaques israéliennes contre plusieurs régions du pays.

      • La Maison Blanche a déclaré que les États-Unis ne soutenaient pas les frappes israéliennes en Syrie et a appelé le gouvernement syrien à montrer la voie à suivre.

  • Direct Action. Une histoire de résistance armée au #Canada
    https://nantes.indymedia.org/zines/150157/direct-action-une-histoire-de-resistance-armee-au-canada

    Texte originellement publié dans la revue #takakia, brame de combat contre le Mordor industriel, #3 (automne-hiver 2024). takakia.noblogs.org Au début des années 80, dans un milieu de squats, de punk, d’activisme et de vol à l’étalage, quelques individus affectés par les conflits en cours – luttes autochtones et écologistes, guérilla…

    #Anti-militarisme #Anti-nucléaire #Patriarcat #Répression #Sabotage

  • Conférence de #Khrys :

    #IA, #Philosophie du Libre et #Féminisme

    L’objectif de cette #conférence est, tout d’abord, d’apporter une réflexion sur ce que l’on appelle intelligence artificielle et l’#idéologie qui se cache derrière ; ensuite, de montrer en quoi la #philosophie_du_libre et le féminisme peuvent nous guider dans les #choix techniques et politiques à venir en ce domaine. Le tout en revisitant l’histoire des techniques et #imaginaires liés à l’IA sous un angle féministe.

    https://videos-libr.es/w/cKZQqzVxRfC9suiynb2yKt
    #AI #intelligence_artificielle #whisper #OpenAI #technique #machine #apprentissages_profonds #systèmes_experts #chatGPT #Eliza #projet #patriarcat

  • L’essor du #Célibat : au-delà des paniques morales
    https://lvsl.fr/lessor-du-celibat-au-dela-des-paniques-morales

    Partout dans le monde, le #Couple décline depuis plusieurs décennies. Cette évolution inquiète d’un côté les pouvoirs publics car elle entraîne un déclin démographique et risque d’aggraver la stagnation d’économies occidentales déjà vieillissantes. De l’autre, les intellectuels médiatiques fustigent l’individualisme et le puritanisme supposé des nouvelles générations. Les causes de ce phénomène sont multiples, et […]

    #Société #féminisme #Féminisme_marxiste #Féminisme_matérialiste #marxisme #matérialisme #patriarcat

  • Femmes d’Exárcheia, peurs sur la ville
    https://www.imagomundi.fr/article105.html

    Dans le cadre d’une campagne d’autonomisation des femmes, nous avons organisé un atelier de cartographie avec un groupe de femmes sur la question du sentiment de sécurité dans les rues d’Excrcheia, un vieux quartier d’Athènes. Il s’agit de confronter nos expériences et de mettre des mots et des images sur la façon dont nous sommes privées, en tant que femmes, de l’usage serein de notre propre ville.

    par Stefania Mizara

    #cartographie #Exarcheia #violence #rue #sexisme #patriarcat #féminisme

  • « Le viol n’est pas une pénétration non consentie, mais imposée », Emmanuelle Piet, Ernestine Ronai
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/04/01/le-viol-n-est-pas-une-penetration-non-consentie-mais-imposee_6589446_3232.ht

    Alors que l’Assemblée nationale s’apprête à débattre d’une nouvelle définition légale du #viol, un détail sémantique d’apparence anodine s’avère en réalité décisif. La proposition actuelle définit le viol comme une « pénétration non consentie ». Nous demandons qu’elle soit remplacée par une définition plus juste et juridiquement efficace : « Le viol est une pénétration imposée. »

    Pourquoi ce changement est-il crucial ? Parce qu’il recentre la loi sur la réalité du crime et sur son auteur. Le viol n’est pas un problème de consentement flou, soumis à des interprétations douteuses, mais un acte de domination, une violence imposée. En l’état actuel, la formulation proposée place le projecteur sur la victime et son #consentement – ou son absence de consentement – plutôt que sur l’acte commis par l’agresseur.

    Dans les tribunaux, cela a des conséquences dramatiques. Aujourd’hui déjà, des victimes doivent prouver qu’elles ont résisté, qu’elles ont dit non avec suffisamment de force, qu’elles ne se sont pas laissé faire. Le consentement devient une arme retournée contre elles.

    L’agresseur, lui, peut se contenter d’affirmer qu’il n’a pas compris, qu’il pensait que c’était « ambigu ». Une défense qui fonctionne trop souvent et qui permet à des violeurs d’échapper à la justice. Si la charge de la preuve reste la même, les victimes seront toujours, demain, obligées de prouver qu’elles n’ont pas consenti et qu’il en était conscient.

    Mettre fin à une logique perverse

    Or, ce qui fait un viol, ce n’est pas l’absence d’un « oui » foncièrement enthousiaste, ce n’est pas la subjectivité de la victime (et comment le prouver ?), c’est la présence d’une contrainte, d’une menace, d’un abus de pouvoir ou d’une ruse pour parvenir à imposer l’acte sexuel. C’est cela, la stratégie de l’agresseur. C’est cela qu’il faut regarder, ce sont ces preuves-là qu’il faut chercher, c’est cela qu’il faut graver dans le droit. Cette conviction profonde vient de nos quarante années passées auprès des victimes de viols et de violences sexuelles.

    Changer cette simple phrase de la proposition de loi, ce n’est pas qu’une question de mots. C’est mettre fin à une logique perverse qui pèse sur les victimes. C’est dire clairement que le viol est un acte de l’agresseur, et non un défaut de réaction de la victime. C’est aligner notre droit sur la réalité de la #violence_sexuelle en renforçant la portée de la violence, de la menace, de la contrainte et de la surprise.

    Les législateurs ont une responsabilité historique. Si la France veut être à la hauteur de son ambition féministe, elle doit inscrire dans sa loi une définition du viol qui protège véritablement les victimes et empêche les prédateurs de se cacher derrière des faux-semblants.

    Nous appelons donc les députés à voter cette modification essentielle. Pour que le droit dise enfin ce qu’il doit dire : le viol est une pénétration imposée à une victime. Elle n’y est pour rien. Il n’avait pas le droit.

    Emmanuelle Piet est présidente du Collectif féministe contre le viol ; Ernestine Ronai est présidente de l’Observatoire des violences envers les femmes du département de la Seine-Saint-Denis et coordinatrice de la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains.

    « Inscrire le non-consentement dans la loi sur la définition du viol est au mieux inutile, au pire contre-productif » (17 février 2025)
    https://archive.ph/q8xAd#selection-2039.0-2039.117

    Introduire le consentement dans la définition du viol : piège ou avancée ? (14 octobre 2024)
    https://archive.ph/gBg5X#selection-1999.0-1999.74

    #féminisme #renversement

  • Du #travail_domestique au #bénévolat : l’exploitation hors de l’entreprise
    https://lvsl.fr/du-travail-domestique-au-benevolat-lexploitation-hors-de-lentreprise

    « Rémunéré en expérience » est désormais un trait d’esprit répandu parmi les étudiants lorsque leur #stage n’ouvre pas droit à la gratification minimale. Alors qu’ils remplissent parfois les missions d’un salarié, les stagiaires devraient se contenter du gain de compétences et de la perspective d’obtenir, plus tard, un emploi correctement rémunéré grâce à l’expérience acquise. Bénévoles, […]

    #Société #engagement #exploitation #féminisme #matérialisme #néolibéralisme #patriarcat #RSA #service_civique

  • lotto boicotto sciopero – lavoratrici del settore spettacolo
    https://radioblackout.org/2025/03/lotto-boicotto-sciopero-lavoratrici-del-settore-spettacolo

    Il sistema teatrale è costruito su gerarchie di potere che emarginano chi non rientra nel modello dominante. Il teatro infatti non è un luogo per le donne, che ci sono potute accedere tardissimo e ancora oggi sono la moglie di, l’amante di… Non solo non è un luogo per le donne, non è di certo […]

    #L'informazione_di_Blackout ##teatro #8marzo #patriarcato
    https://cdn.radioblackout.org/wp-content/uploads/2025/03/Teatro.mp3

  • #Adèle_Haenel : « Je veux que les #enfants aient droit à une #enfance »

    Après la condamnation de #Christophe_Ruggia pour agressions sexuelles sur mineure lundi 3 février, la comédienne Adèle Haenel accorde sa première réaction à Mediapart, cinq ans après sa prise de parole qui a marqué les esprits. Elle évoque son long parcours judiciaire, la prégnance des #violences_sexuelles dans la société, et sa sortie du cinéma.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/040225/adele-haenel-je-veux-que-les-enfants-aient-droit-une-enfance
    #interview #metoo #harcèlement_sexuel #attouchement #cinéma #les_monstres_n'existent_pas #procédure_pénale #mensonges #violence #procès #endurance #justice #système_judiciaire #plainte #droits_humains #réparation #fait_social #dépolitisation #responsabilité #silence #silenciation #déni #embrouillage #cruauté #ordre #changer_le_monde #violence_patriarcal #patriarcat #viol #parole #dignité #rendre_la_vie_pour_toutes_et_tous

  • Je demande sororité à DuckDuckGo
    https://duckduckgo.com/?t=ffab&q=sororit%C3%A9&ia=web

    Ce moteur de recherche me trouve la même page wikipedia et ressort deux blocs avec ces deux phrases :

    La sororité est un concept féministe, inspiré par celui de la fraternité , qui désigne la solidarité entre les femmes.

    Ou encore

    La sororité est un concept féministe qui désigne la solidarité entre les femmes, inspiré par la fraternité . Découvrez son étymologie, son histoire, ses usages et ses alternatives dans le mouvement féministe et queer.

    Je note en gras ceci :

    inspiré par celui de la fraternité

    qui est profondément faux étymologiquement et que je ne retrouve nul part sur la page Wikipédia qui dit :

    La sororité est un concept féministe, qui désigne la solidarité entre les femmes, similaire à celui de la fraternité .

    Du coup, j’ai un peu du mal à comprendre, est-ce moi qui ne sait pas lire ou un problème venant soit de DuckDuckGo soit de Wikipédia.

    D’autant que dans la page de Wikipédia je ne vois pas remonter la phrase « inspiré par celui de la fraternité » ni dans le code source ni dans les modifications ni dans les discussions.

    La seule chose qui explique cette phrase patriarcale c’est le ia=web à la fin de l’URL de #DuckduckGo.

    Voila, sauf erreur de ma part, je viens de vous démontrer comment l’IA de Duckduckgo est allée réécrire la définition de la sororité donnée par Wikipédia à sa manière sexiste merdique. Et on peut s’inquiéter car si j’extrapole à d’autres formes de recherche plus complexe, on peut se poser des question sur comment le #patriarcat est aidé et soutenu par les #IA et les #moteurs_de_recherche web pour réussir à perdurer.

    #sororité

    • J’ai regardé l’historique de la page. Une version plus ancienne indiquait :

      La sororité est un concept féministe qui se développe en réaction à la notion de fraternité.

      https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Sororit%C3%A9_(f%C3%A9minisme)&oldid=191591206

      plus tard on a eu :

      La sororité est un concept féministe qui est le pendant du concept de fraternité.

      (duos habet et bene pendentes…)

      plus tard :

      La sororité est un concept féministe qui se rapproche du concept de fraternité. Ils se caractérisent en effet par des aspects similaires tel que la solidarité entre personnes d’un même groupe, mais diffèrent dans leurs objectifs et leurs perspectives d’usage.

      (Je ne sais pas s’il y a un outil qui listerait toutes les variations d’un paragraphe et pourrait montrer les messages associés aux changements.)

    • (Je ne sais pas s’il y a un outil qui listerait toutes les variations d’un paragraphe et pourrait montrer les messages associés aux changements.)

      @fil Je pense que ça manque mais que ce serait intéressant à fabriquer !

      J’avais en poche ce plugin SPIP
      https://git.spip.net/spip-contrib-extensions/askwiki
      qui permettait d’enregistrer des infos récupérées à partir du nom des personnes/pages, comme les dates de naissance/mort etc. Je crois que j’ai utilisé CURL au final.

      Et l’API WP ne mentionne pas history
      https://www.mediawiki.org/wiki/API
      https://fr.wikipedia.org/w/api.php

      Bon, sauf erreur, je note que la page sororité a été initialement créée le 21 janvier 2021 par une personne française qui déclare sur son compte être résolument hostile à la féminisation des titres. Ça commençait mal quand même.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:The42grabber

    • Sur la page ’Fraternité’ de WP c’est chonchon aussi

      La fraternité, dans son sens restrictif, ne concernant que les frères, un équivalent féminin a été créé : sororité, nom bâti à partir du terme latin soror, qui signifie sœur ou cousine.

      Fraternité, ça n’a pas été créé, puisque ça existait avant le bigbande. ->[]

      Hommes, dans son sens restrictif, ne concernant que les hommes, un équivalent féminin a été créé : femme, nom bâti à partir du terme latin femina, qui signifie femelle.

      #créateurs

  • La ruche

    Devenue veuve pendant la #guerre_du_Kosovo, une jeune mère veut se lancer dans l’artisanat local. Mais elle se heurte aux mentalités des hommes de son village et doit se battre pour sa liberté... Un premier film d’émancipation âpre et frondeur.

    Fahrije n’a plus de nouvelles de son mari, porté disparu depuis la fin de la guerre du Kosovo en 1999. Seule avec ses deux enfants et son beau-père, elle n’a que ses quelques ruches pour subvenir aux besoins de sa famille. Elle décide de se lancer dans une fabrique artisanale d’ajvar, une spécialité locale, et propose à d’autres veuves voisines de l’accompagner dans son projet. Mais dans son village reculé aux traditions patriarcales étouffantes, les femmes qui veulent s’émanciper sont considérées comme des moins que rien. Fahrije ne se laisse pas impressionner par l’hostilité sournoise des habitants et décide de continuer coûte que coûte...

    Contre la domination
    Ce premier film de Blerta Basholli s’inspire de l’histoire vraie de Fahrije Hoti, une Albanaise kosovare endeuillée après le massacre perpétré par les forces serbes dans le village de Krushë e Madhe, en mars 1999. La jeune femme avait pris l’initiative d’une structure collective avec ses voisines, défiant alors le qu’en-dira-t-on et les ragots. Parfaitement incarné par Yllka Gashi, son personnage impressionne par sa détermination d’airain et sa colère froide, comme renforcées par sa tragédie personnelle qui lui impose de ne jamais s’effondrer – du moins aux yeux des autres. Autour d’elle, les hommes aux mentalités rétrogrades et formatés par des règles tacites qui assurent leur domination n’agissent jamais frontalement mais toujours dans son dos, ou en son absence. Âpre et sobre, une œuvre à l’os, et l’histoire d’une combattante qui se reconstruit et s’émancipe dans le même mouvement.

    https://www.arte.tv/fr/videos/114148-000-A/la-ruche
    #film
    #Kosovo #ajvar #femmes #sororité #indépendance #autonomie #patriarcat #massacre #disparus #identification #veuves #Fahrije_Hoti #massacre #Krushë_e_Madhe #Velika_Kruša