#patrick_radden_keefe

  • How the CIA Learned to Rock | The Nation
    https://www.thenation.com/article/culture/wind-of-change-cia

    The CIA had not just an ideology but also an aesthetic. The Cold War was a cultural struggle as well as a political one. To demonstrate the superiority of Western Civilization, and particularly to win over wavering European intellectuals who might be attracted to communism, the agency funded literary magazines like The Paris Review—founding editor Peter Matthiesson was on the CIA’s payroll as a spy—and sponsored exhibits of Abstract Expressionism. In the late 1970s, the journalist Richard Elman researched “the Aesthetics of the CIA” and found documents revealing that the agency seriously considered a suggestion that “T.S. Eliot’s Four Quartets be translated into Russian and dropped by airplane all over the Soviet Union.”

    Instead, the agency even in the 1950s thought that America’s musical strength lay in popular work. In a 1955, Frank Wisner, then deputy director of plans, rejected the idea of sending the New York Ballet to Moscow. “Our initial presentations to Soviet audiences should aim for mass appeal,” Wisner argued. He wanted music that was “expressive of our folklore or unmistakably typical of U.S.” Wisner was particularly interested in works by “negro performers” that would display their “capacity” and “the opportunities they have in U.S. artistic life.” Wisner believed that “first-rate American jazz” would “serve to demonstrate the breadth and vitality of American musicianship.”

    The story of the CIA’s love of popular music is brought up to date in a splendid podcast called Wind of Change, by New Yorker journalist Patrick Radden Keefe. In the eight-episode series, Keefe investigates the rumor that CIA agents composed the ballad “Wind of Change,” first performed in 1989 by the German heavy metal group Scorpions and released the following year. The song was a huge hit on both sides of the Iron Curtain, becoming a kind of unofficial anthem for the end of communism.

    The podcast is very much a detective story, and like all whodunits deserves to be left spoiler-free. But one of its strengths is that Keefe places his story fully in the context of the CIA’s history of arts patronage.

    As Keefe observes, “We think of culture—or we want to think of culture—as organic and spontaneous, as purer than politics. Nina Simone clearly did. She felt it gave her a deep connection to the people she met in Nigeria. So it is really unsettling to learn that the hidden hand of government was at work. It’s a feeling of dispossession, like someone picked your pocket.”

    #CIA #Culture #Patrick_Radden_Keefe #Nina_Simone #Fred_Turner #Democratic_surround

  • Klaus Meine dément le `` vent de changement ’’ des scorpions de la CIA - Urban Fusions
    https://www.urban-fusions.fr/2020/05/11/klaus-meine-dement-le-vent-de-changement-des-scorpions-de-la-cia

    Le chanteur des Scorpions Klaus Meine jure que la CIA n’a pas écrit le succès du groupe en 1991 « Wind of Change ».

    Mais après avoir entendu parler de la théorie du complot pour la première fois lors d’une interview pour une nouvelle série de podcasts sur le sujet, il pense que cela ferait un grand film.

    « C’est bizarre – dans mes rêves les plus fous, je ne peux pas penser à la façon dont cette chanson se connecterait à la CIA », a déclaré Meine sur le podcast Wind of Change après avoir fait part de la rumeur. « Je n’ai jamais entendu ça. Je suis très surpris. Quelqu’un voulait prendre le crédit de la chanson ? »

    Le journaliste Patrick Radden Keefe a lancé l’enquête qui est devenue le podcast Wind of Change en huit parties il y a des années, après avoir entendu une histoire de seconde main d’un ami qui travaillait pour la CIA. Un autre membre de l’organisation se vanterait que l’agence aurait écrit la chanson pour le groupe de rock allemand dans le cadre d’une campagne visant à accélérer la fin de la guerre froide avec le rock’n’roll alors que les valeurs culturelles occidentales continuaient d’infiltrer certaines parties de l’Europe de l’Est. .

    L’histoire d’origine de « Wind of Change » de Meine est restée la même pendant des décennies : après avoir joué à Moscou dans le cadre d’un premier festival de heavy metal tout-en-un aux côtés de Motley Crue, Bon Jovi et Ozzy Osbourne, le leader des Scorpions était inspiré par l’ampleur des changements culturels survenus en Russie depuis la dernière visite du groupe deux ans plus tôt.

    « C’est une histoire intéressante, certainement », a déclaré Meine à Keefe après avoir été informé de la théorie de la CIA et du nombre d’interviews et de recherches que le journaliste avait faites afin de découvrir la vérité derrière une éventuelle connexion entre Scorpions et le gouvernement américain.

    « C’est une bonne idée pour un film. Ce serait cool », a concédé le chanteur. « Si la CIA avait une chanson [like that] envoyer un chanteur et … le mettre derrière le rideau de fer, ça aurait du sens. C’est un peu bizarre d’y penser. Mais d’un autre côté, cela souligne le pouvoir de la musique, d’une manière considérable. Tout d’un coup, la moitié de la Russie siffle « vent de changement » et ils ne savent pas pourquoi. »

    Même Keefe a finalement admis qu’après toutes ses années de recherche, « je ne sais pas si je crois qu’il y a une sorte de connexion. » Pour sa part, Meine semblait surtout amusée par l’histoire. « Cela montre simplement que la musique a tellement plus de pouvoir que d’être la musique que nous entendons parfois à la radio ou dansons ou faisons l’amour », a-t-il déclaré. « Il y a aussi de la musique autour de vous qui peut vous toucher profondément, et de la musique qui peut évidemment changer les choses. Mais je pense [this theory is] une blague. Je ne prends pas ça au sérieux. « 

    Le chanteur de longue date des Scorpions a reconnu avoir été impressionné par l’impact de sa chanson sur le monde. « Nous sommes toujours surpris lorsque vous allez dans des endroits éloignés et voyez ce que cela signifie », a-t-il déclaré. « Mais cette chanson a sa propre vie et son histoire. » De plus, a-t-il noté en plaisantant, « cela ajoute un autre chapitre avec la CIA. À la fin de la journée, la chanson est devenue plus grande que nature. C’est l’une de ces chansons [that] faire leur propre chemin, et je ne peux rien faire. « 

    #Scorpions #CIA #Patrick_Radden_Keefe

  • La CIA a-t-elle vraiment écrit l’une des chansons les plus célèbres de Scorpions ? - Urban Fusions
    https://www.urban-fusions.fr/2020/04/27/la-cia-a-t-elle-vraiment-ecrit-lune-des-chansons-les-plus-celebres-de-

    Un nouveau podcast se penchera sur la question de savoir si le succès de Scorpions en 1990 « Wind of Change » a été écrit par la CIA comme un morceau de propagande de la guerre froide. Le chanteur du groupe, Klaus Meine, est officiellement reconnu comme l’auteur de la chanson.

    Produite par Crooked Media et Pineapple Street Studios, la série de podcasts en huit parties, intitulée Wind of Change, sera présentée en première sur Spotify le 11 mai, animée par le journaliste d’investigation du New Yorker Patrick Radden Keefe.

    « C’est une histoire qui s’étend à travers les genres musicaux, et à travers les frontières et les périodes de l’histoire », a déclaré Keefe à Deadline. « Donc, il était important pour moi que vous entendiez la musique, les accents et les voix, et jugiez par vous-même qui pourrait mentir et qui dit la vérité. Je me suis tellement amusé à poursuivre cette histoire folle au cours d’une année, à explorer les voies sombres de l’histoire de la guerre froide et à faire près d’une centaine d’interviews dans quatre pays avec des rockers et des espions. J’ai hâte de le partager avec le monde. « 

    Tommy Vietor, le cofondateur de Crooked Media, a ajouté : « Nous savons que la CIA a secrètement parrainé des événements culturels dans les années 50 et 60. Ils ont payé pour filmer George Orwell en 1984 et Animal Farm. Ils ont parrainé une tournée européenne pour le Boston Symphony Orchestra. Pourquoi ne pas aider un groupe de rock allemand à écrire une ballade puissante pour déchiqueter le rideau de fer ? Et tandis que la CIA garde ses secrets de près, Patrick est l’un des meilleurs journalistes d’investigation et écrivains de sa génération, et personne n’est mieux placé pour découvrir la vérité. »

    #Patrick_Radden_Keefe #Hard_rock #Guerre_froide #Podcast

  • Patrick Radden Keefe, Addiction sur ordonnance. La crise des antidouleurs - Recension
    https://journals.openedition.org/questionsdecommunication/21839

    L’article principal du journaliste d’investigation, Patrick Radden Keefe, montre comment la famille Sackler, créatrice et propriétaire de l’entreprise Purdue Pharma, s’est constituée et a mis sur le marché en 1995 son antidouleur phare, l’OxyContin, en affirmant qu’il n’était pas addictif. Prescrit largement par les médecins non alertés sur ses risques potentiels, des décennies plus tard, la situation sanitaire aux États-Unis est jugée dramatique : « 70 500 décès par overdose en 2017, des milliers de familles en détresse, les services sociaux et de secours débordés » (quatrième de couverture). Ce tableau d’une hécatombe de morts violentes et d’une large dépendance d’une partie de la population américaine n’est bien sûr pas imputable à cet unique produit et cette seule entreprise ; ils ne constituent qu’une facette du phénomène dans la mesure où d’autres molécules sont vendues et consommées sur le marché des antidouleurs, là-bas comme ailleurs dans le monde. Toutefois, l’auteur établit précisément que ce marché des antidouleurs a pu s’étendre et s’installer, d’une manière pionnière, grâce aux compétences complémentaires des frères Sackler à l’origine de l’entreprise. La promotion et la communication (considérée mensongère ici) ont été dès l’entame les fers de lance de leurs activités, au-delà de l’activité classique de pharmacie. Depuis lors, l’entreprise Purdue Pharma, comme les autres sur ce marché pharmaceutique très lucratif, s’est construite au fil des décennies une image de marque forte et surtout une image sociale et scientifique honorable « en finançant des universités et des musées, comme le Louvre à Paris » (quatrième de couverture de l’ouvrage). Au moment de la publication de l’article, Yale par exemple disposait d’un institut de biologie et de sciences physiques portant le nom de deux membres de la famille créatrice de cette entreprise…

    #Patrick_Radden_Keefe #Sackler #Addiction_ordonnance #C&F_éditions

  • Netflix développe une nouvelle mini-série sur la drogue avec le showrunner de « Narcos : Mexico » - ladepeche.fr
    https://www.ladepeche.fr/2020/02/19/netflix-developpe-une-nouvelle-mini-serie-sur-la-drogue-avec-le-showrunner

    La version française de l’article de Patrick Radden Keefe a été publiée par C&F éditions sous le titre : « Addiction sur ordonnance : la crise des antidouleurs ». https://cfeditions.com/addiction

    Relaxnews) - La guerre contre la drogue continue sur Netflix. Le géant américain s’est une nouvelle fois entouré d’Eric Newman, le showrunner de « Narcos : Mexico », pour développer une mini-série sur le trafic de drogue. « Painkiller » s’intéressera aux origines de la crise des opioïdes qui a secoué toute l’Amérique, entraînant une vague de décès et d’addictions due à la consommation excessive de médicaments tels que le fentanyl, l’oxycodone et la Vicodine.

    Huit épisodes ont d’ores et déjà été commandés par Netflix qui a choisi Peter Berg ("The Leftovers") pour réaliser cette mini-série. Eric Newman, le showrunner de la série originale Netflix « Narcos : Mexico », fait partie des producteurs exécutifs aux côtés de Micah Fitzerman-Blue et Noah Harpster, qui prendront la place de co-showrunners.

    Ces derniers signeront également le scénario de « Painkiller » en s’inspirant du travail de l’ancien journaliste du New York Time, Barry Meier, avec son livre « Pain Killer : An Empire of Deceit and the Origin of America’s Opioid Epidemic » paru en 2018 et du papier du journaliste Patrick Radden Keefe, « The Family That Built an Empire of Pain », publié le 23 octobre 2017 dans le New Yorker. Les journalistes Barry Meier et Patrick Radden Keefe interviendront comme consultants sur le projet. Pour le moment, le casting n’a pas été dévoilé et aucune date de diffusion n’a été évoquée.

    « Eric Newman a raconté de façon magistrale le trafic de drogue pendant des années, et maintenant je suis ravi de le voir unir ses forces avec l’incroyable Alex Gibney, Micah Fitzerman-Blue et Noah Harpster pour porter une vision plus large sur l’épidémie d’opioïdes », a déclaré Cindy Holland, vice-présidente des contenus chez Netflix. « Associée à la réalisation de Peter Berg, +Painkiller+ promet d’être un point de vue puissant derrière les gros titres d’une tragédie qui se déroule en temps réel », a-t-elle rajouté.

    Eric Newman a travaillé avec Netflix pour la série « Hemlock Grove » entre 2013 et 2015, signant le début de sa collaboration avec le géant du streaming en tant que producteur exécutif. Il a par la suite été producteur de la première saison et showrunner sur la deuxième saison de « Narcos ». Un rôle qu’il a repris pour « Narcos : Mexico », dont la deuxième saison est sortie récemment sur la plateforme.

    Micah Fitzerman-Blue et Noah Harpster ont signé le scénario de « Un ami extraordinaire » avec Tom Hanks, récemment nommé aux Oscars.

    #Addiction_ordonnance #Patrick_Radden_Keefe #Netflix #C&F_éditions

  • Inside the Biggest-Ever Hedge-Fund Scandal | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/magazine/2014/10/13/empire-edge

    How a doctor, a trader, and the billionaire Steven A. Cohen got entangled in a vast financial scandal.

    Patrick Radden Keefe a ressorti cet article des archives du New Yorker quand il a appris que Steven Cohen allait devenir le propriétaire des Mets. On comprend pourquoi à sa lecture.

    Ayant publié « Addiction sur ordonnance » par Patrick R. Keefe, et ayant lu cet été son livre « Say nothing » sur les troubles en Irlande du Nord, je savais que le journalisme qu’il incarne est passionnant, intriguant, que ses histoires sont construites comme des thrillers, avec des personnages haut en couleur. Et de longues enquêtes minutieuses auprès des témoins.

    Je dois dire que je n’ai pas été déçu... je n’ai pas pu décrocher de l’article avant la fin (et il est long, un mini-livre en fait). La construction, le style, les rebondissements, les doutes et l’accroche au fil de l’éthique sont des constantes de l’écriture de Patrick Radden Keefe.

    Ne le dites pas à ma mère, mais je suis au fond très fier d’avoir repéré son article sur les Sackler, cette bande de voyous déguisés en pharmaciens, autant pour son style que pour le contenu. Et de l’avoir fait traduire et publier en français. (https://cfeditions.com/addiction)

    Le livre « Say nothing » est en cours de traduction chez Belfond (oui, C&F éditions n’avait pas les moyens ;-).

    Et il est parmi la liste des dix principaux livres de 2019 du New York Times. Un film est en préparation. Préparez vous à la déferlante Patrick Radden Keefe...

    En attendant, jetez un oeil sur « Addiction sur ordonnance » pour voir comment les dessous du capitalisme sauvage peuvent aussi donner lieu à l’écriture d’un thriller et vous happer comme un roman.

    #Patrick_Radden_Keefe #C&F_édition #Addiction_ordonnance #Journalisme

  • Addiction sur ordonnance, la crise des antidouleurs, de Patrick Radden Keefe, C&F éditions -
    http://danactu-resistance.over-blog.com/2019/06/addiction-sur-ordonnance-la-crise-des-antidouleurs-de-

    L’hiver dernier, les éditions C&F ont lancé une nouvelle collection intitulée, Interventions, avec un essai de Patrick Radden Keefe : Addiction sur ordonnance, la crise des antidouleurs.

    Un livre dont la quatrième de couverture commence par cette phrase : « La santé publique est trop importante pour être laissée aux trusts pharmaceutiques. » Une telle approche ne pouvait nous laisser indifférents. D’autant plus que ce phénomène de société made in USA, traité dans l’ouvrage de ce journaliste d’investigation du New Yorker, commence à se faire jour en France et dans le monde entier. Alors de quoi s’agit-il ?

    Pays particulièrement contrasté, les États-Unis subissent depuis environ deux décennies, une crise des opioïdes, avec plus de 70 000 décès par overdose en 2017, entraînant drames familiaux, services sociaux et de secours débordés. Pourtant rien à voir avec les nombreux morts par overdose des drogues illégales habituelles dans ce pays durement frappé par les toxicomanies, suite à un échec évident de la répression depuis maintenant un demi-siècle.

    Il s’agit ici d’une situation inédite, bien expliquée par Patrick Radden Keefe, avec des contributions de deux journalistes de Libération, Frédéric Autran et Cécile Brajeul, ainsi que celle de l’éditeur Hervé Le Crosnier. Cette crise sanitaire majeure est née dans les cabinets médicaux inondés d’un antidouleur, OxyContin, de l’entreprise Purdue Pharma, propriété de la famille Sackler. Antidouleur soit disant non addictif.

    Au fil des années, les antidouleurs prescrits ont augmenté, leurs ravages mortels aussi, et les profits pharamineux de la famille Sackler également, devenant la seizième plus riche du pays et finançant des universités, des musées, comme le Louvre à Paris ! Comment un tel désastre a-t-il pu se produire ? Un scandale de plus à l’actif de Big Pharma dont les profits sont plus importants que nos vies. Un livre édifiant, utile, donnant à réfléchir sur la place de ces trusts, sur les techniques de marketing, mais aussi sur la dépendance des organismes publics face aux financements privés.

    Dan29000

    #C&F_éditions #Addiction_ordonnance #Patrick_Radden_Keefe

  • L’addiction, une garantie pour les profits | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/02/27/laddiction-une-garantie-pour-les-profits

    par Didier Epsztajn

    Patrick Radden Keefe débute son texte par le Metropolitan Museum, l’« aile Sackler » du nom d’une « des plus grandes dynasties de philanthropes américains ». Il interroge l’origine de cette richesse, « aussi obscure que celle des barons voleurs », l’entreprise familiale Purdue Pharma.

    Une entreprise privée, un antalgique, OxyContin, un opioïde et ses propriétés addictives, des campagnes marketing, le financement de médecins pour construire des « arguments »… « Depuis 1999, 300 000 à 500 000 Américains selon les évaluations, sont morts d’overdose liées à OxyContin ou d’autres opioïdes délivrés sur ordonnance ».

    L’auteur analyse la place du commerce – et non de la pratique médicale – ayant fait la fortune des frères Sackler, les campagnes de séduction des médecins, la multiplication des ordonnances de tranquillisants, les vertus thérapeutique du pavot à opium et les risques addictifs, la commercialisation de « jumbo pills », les choix liés aux « impératifs » de rentabilité, les informations – véritables publicités – fournies aux médecins, « l’entreprise persuadait les médecins que le médicament était sans danger en s’appuyant sur des documents produits par des médecins payés ou fiancés par l’entreprise », la diffusion des comprimés sur le marché noir, le refus de reconnaître le caractère addictif du médicament, le rejet de la responsabilité sur les seul·es individu·es (une ritournelle du néolibéralisme), la sur-prescription et les énormes profits, les arrangements pour éviter les procès, le blocage de la concurrence des médicaments génériques, le lobbyisme…

    Une mise en cause tant de la marchandisation de la santé, des mensonges et de la propagande des laboratoires pharmaceutiques, des addictions propagées par le capitalisme, des systèmes privatisés de soins et de la place des fondations – du cynisme de la philanthropie – sans oublier leur rôle dans l’évitement fiscal…

    Une nouvelle collection interventions (« il s’agit de dévoiler les détournements, les enclosures et les accaparements ou d’évoquer des solutions ouvertes, originales et coopératives ») à suivre.

    #Addiction_ordonnance #C&F_éditions #Sackler #Opioides #Patrick_Radden_Keefe