#patrick_radden_keefe

  • « Ne dis rien », de Patrick Radden Keefe : sur un meurtre en Irlande du Nord
    https://www.lemonde.fr/livres/article/2020/10/17/ne-dis-rien-de-patrick-radden-keefe-sur-un-meurtre-en-irlande-du-nord_605639

    « Ne dis rien. Meurtre et mémoire en Irlande du Nord » (Say Nothing. A True Story of Murder and Memory in Northern Ireland), de Patrick Radden Keefe, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Claire-Marie Clévy, Belfond, 432 p., 22 €, numérique 15 €.

    Elles habitaient Belfast, à quelques kilomètres l’une de l’autre. La première était veuve, mère de dix enfants. La seconde, une paramilitaire de l’Armée républicaine irlandaise provisoire (IRA provisoire, né d’une scission de l’IRA en 1969), grandie au sein d’une famille républicaine. Elles s’appelaient Jean McConville et Dolours Price. Leurs existences sont entrées en collision un soir de décembre 1972. Jean avait 37 ans lorsqu’elle a été enlevée à son domicile ; Dolours Price, qui a participé à son exécution, 21.

    Les restes de Jean McConville, l’une des 16 personnes disparues pendant les Troubles (1969-1998) – le conflit nord-irlandais aux 3 600 morts –, ont été découverts sur une plage en 2003. Dolours Price est décédée dix ans plus tard d’un excès d’alcool et de médicaments. Avec Marian, sa sœur cadette, elle avait participé à l’attentat à la voiture piégée devant le palais de justice londonien, Old Bailey, perpétré le 8 mars 1973. En prison, elles entreprirent une grève de la faim qui dura deux cent huit jours et fut interrompue par un nourrissage forcé d’une grande brutalité.
    Beaucoup ont hésité à lui parler

    En lisant sa nécrologie, l’Américain Patrick Radden Keefe, journaliste d’investigation à l’hebdomadaire The New Yorker, s’est lancé dans une vaste enquête publiée le 16 mars 2015 : « Where the Bodies Are Buried » (« Là où les corps sont enterrés »). 15 000 mots, l’article le plus long de sa carrière. « J’avais toutefois le sentiment qu’il restait des zones plus profondes à explorer, tant de riches personnages, de sous-intrigues et d’histoires parallèles que je pourrais développer dans un livre », détaille Patrick Radden Keefe, joint par « Le Monde des livres ».

    Le journaliste a rassemblé une documentation considérable : interviews publiées ou inédites, enregistrements audio, lettres, articles de journaux, déclarations, Mémoires, dossiers médicaux, rapports carcéraux. Durant quatre ans, il a procédé lui-même à une centaine d’entretiens qu’il a rigoureusement recoupés. Bien qu’il leur garantît l’anonymat, beaucoup ont hésité à lui parler ; d’autres ont catégoriquement refusé, tel Gerry Adams, leader du Sinn Fein entre 1983 et 2018. « Alors que mes questions portaient sur un meurtre commis avant ma naissance, les gens s’inquiétaient. Selon eux, il était encore dangereux d’évoquer le sujet. J’ai donc manœuvré lentement, essayant d’amener chaque personne qui acceptait de s’exprimer de m’aider à convaincre la suivante. Petit à petit, j’ai pu gagner leur confiance, en partie parce que j’étais un étranger, ce qui veut dire que je n’abordais pas cette histoire avec de grandes idées préconçues. »
    Lire aussi (octobre 2020) : Le Brexit reste un sujet toxique en Irlande du Nord

    Car l’Irlande du Nord est un petit territoire où tout le monde ou presque se connaît, et où le passé plane sur le présent comme une chape de plomb. « Cela signifie que si vous voulez raconter un événement survenu la semaine dernière à un type nommé Jim, vous devez aussi, pour le comprendre, raconter l’histoire de son grand-père et parfois remonter encore plus loin. »
    « La réconciliation et la révélation »

    Le titre de son ouvrage, Ne dis rien, résume la culture du silence qui a prévalu jadis et qui règne toujours plus de vingt ans après l’accord de paix signé le 10 avril 1998. L’omerta a été d’autant plus difficile à briser après le fiasco du « Belfast Project ». Intention louable que ce programme d’archives orales portant sur la violence politique en Irlande du Nord – il était censé être abrité par le Boston College, une université du Massachusetts. Le directeur de ce programme semi-officiel était le journaliste Ed Moloney, fin connaisseur du conflit, qui y associa un ancien membre de l’IRA provisoire, Anthony McIntyre. Ils menèrent des entretiens au long cours entre 2001 et 2006, sous le sceau d’un accord conclu avec leurs interlocuteurs : que leurs propos ne soient pas divulgués de leur vivant. D’anciens militants unionistes, ainsi que vingt-six ex-membres de l’IRA, acceptèrent de témoigner en toute franchise, dont Dolours Price et Brendan Hughes, ex-officier commandant de la brigade de Belfast de l’IRA provisoire.

    L’accord de confidentialité fut toutefois violé lorsque la Cour suprême des Etats-Unis ordonna à l’université de remettre des extraits de onze entretiens à la justice irlandaise dans le cadre de l’investigation sur le meurtre de Jean McConville. Les participants du « Belfast Project » se sont sentis trahis. Paradoxalement, estime Anthony McIntyre, qui a accepté de converser avec Radden Keefe dans le cadre de son enquête, « Ne dis rien pourrait aider à faire reconnaître ce que le projet détenait en tant que mécanisme de recueillement et de compréhension de la vérité (…). Dans le Nord [l’Irlande du Nord], la vérité concerne toujours la récrimination et le châtiment, rarement la réconciliation et la révélation », écrit-il le 9 décembre 2018 sur le site Thepensivequill.

    En Irlande du Nord, un accueil discret a été réservé à Ne dis rien, par ailleurs best-seller multiprimé aux Etats-Unis. « Il lui a fallu du temps pour trouver un public, constate Patrick Radden Keefe, en partie parce que les gens qui ont vécu cette histoire ne sont pas sûrs de vouloir aujourd’hui la relire. Il s’agit encore de problèmes très délicats et potentiellement explosifs. Mais, lentement, les gens ont commencé à faire circuler l’ouvrage. » Patrick Radden Keefe a même reçu des témoignages spontanés de personnes ayant connu l’un ou l’autre des protagonistes. « En République d’Irlande, il a été lu par des jeunes lecteurs, des milléniaux qui considèrent le Nord comme un pays étranger et qui, même s’ils habitent relativement près, à Galway ou à Dublin, ne connaissent pas intimement les Troubles. »
    Lire aussi « Les Troubles » : comprendre trente ans de guerre civile en Irlande du Nord

    Critique
    Les ressorts de la violence politique en Ulster

    Fusillades, bombardements, exécutions extrajudiciaires… Les années 1970 furent la décennie noire des « Troubles », nom donné au conflit nord-irlandais (1969-1998) qui opposa protestants et catholiques, unionistes et nationalistes.

    Patrick Radden Keefe, journaliste d’investigation américain, retrace les grandes lignes de cette meurtrière guerre civile – le Bloody Sunday, le mouvement des « Dirty Protest », la grève de la faim de Bobby Sands et d’autres détenus politiques – à travers le destin brisé de plusieurs personnages : Jean McConville, une veuve suspectée d’être une indic pour la police britannique ; les ex-paramilitaires de l’IRA provisoire, Dolours Price et Brendan Hughes, qui appartenaient à la « brigade des Inconnus », chargée de liquider les espions et les « balances » ; et Gerry Adams, ex-leader du Sinn Fein, qui a toujours nié son implication de donneur d’ordre pendant ces années-là.

    Lauréat du prestigieux prix Orwell aux Etats-Unis, Ne dis rien dissèque admirablement les ressorts, les méthodes et les séquelles de la violence politique en Ulster, sans simplifier l’extrême complexité de la situation. Richement étayé de témoignages, passionnant d’un bout à l’autre, l’ouvrage de Radden Keefe se distingue par son tressage d’intrigues au fil d’un demi-siècle. Un modèle de structure narrative et d’enquête journalistique au long cours.

    Extrait

    « Comme certains programmes gouvernementaux clandestins, il s’agissait d’une escouade sans existence officielle – une minuscule unité d’élite appelée les « Unknowns », les « Inconnus ». Elle était dirigée par un petit homme sérieux du nom de Pat McClure, que Brendan Hughes surnommait le « Petit Pat ». McClure avait la trentaine, un âge relativement avancé pour les volontaires de l’époque. Ayant servi dans l’armée britannique avant le début des Troubles [le conflit nord-irlandais], il possédait une véritable expérience du combat (et une connaissance inhabituellement approfondie de l’ennemi). Il faisait sciemment profil bas, mais ceux qui le fréquentaient le considéraient comme un soldat extrêmement compétent et dévoué. Les Inconnus n’avaient pas de place bien définie dans l’organigramme rigide des Provos [IRA provisoire]. Au lieu de cela, ils recevaient leurs ordres directement de Gerry Adams. »
    Ne dis rien, pages 113-114

    #Patrick_Radden_Keefe

  • Purdue Pharma and the Sackler Family’s Plan to Keep Its Billions | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/news/news-desk/the-sackler-familys-plan-to-keep-its-billions

    Many pharmaceutical companies had a hand in creating the opioid crisis, an ongoing public-health emergency in which as many as half a million Americans have lost their lives. But Purdue, which is owned by the Sackler family, played a special role because it was the first to set out, in the nineteen-nineties, to persuade the American medical establishment that strong opioids should be much more widely prescribed—and that physicians’ longstanding fears about the addictive nature of such drugs were overblown. With the launch of OxyContin, in 1995, Purdue unleashed an unprecedented marketing blitz, pushing the use of powerful opioids for a huge range of ailments and asserting that its product led to addiction in “fewer than one percent” of patients. This strategy was a spectacular commercial success: according to Purdue, OxyContin has since generated approximately thirty billion dollars in revenue, making the Sacklers (whom I wrote about for the magazine, in 2017, and about whom I will publish a book next year) one of America’s richest families.

    But OxyContin’s success also sparked a deadly crisis of addiction. Other pharmaceutical companies followed Purdue’s lead, introducing competing products; eventually, millions of Americans were struggling with opioid-use disorders. Many people who were addicted but couldn’t afford or access prescription drugs transitioned to heroin and black-market fentanyl. According to a recent analysis by the Wall Street Journal, the disruptions associated with the coronavirus have only intensified the opioid epidemic, and overdose deaths are accelerating. For all the complexity of this public-health crisis, there is now widespread agreement that its origins are relatively straightforward. New York’s attorney general, Letitia James, has described OxyContin as the “taproot” of the epidemic. A recent study, by a team of economists from the Wharton School, Notre Dame, and RAND, reviewed overdose statistics in five states where Purdue opted, because of local regulations, to concentrate fewer resources in promoting its drug. The scholars found that, in those states, overdose rates—even from heroin and fentanyl—are markedly lower than in states where Purdue did the full marketing push. The study concludes that “the introduction and marketing of OxyContin explain a substantial share of overdose deaths over the last two decades.”

    Arlen Specter, then a Republican senator from Pennsylvania, was unhappy with the deal. When the government fines a corporation instead of sending its executives to jail, he declared, it is essentially granting “expensive licenses for criminal misconduct.” After the settlement, Purdue kept marketing OxyContin aggressively and playing down its risks. (The company denies doing so.) Sales of the drug grew, eventually reaching more than two billion dollars annually. The fact that, thirteen years after the 2007 settlement, Purdue is alleged to have orchestrated another criminally overzealous campaign to push its opioids suggests that Specter was right: when the profits generated by crossing the line are enormous, fines aren’t much of a deterrent.

    Ne jamais oublier la corruption

    The Sacklers have long maintained that they and their company are blameless when it comes to the opioid crisis because OxyContin was fully approved by the Food and Drug Administration. But some of the more shocking passages in the prosecution memo involve previously unreported details about the F.D.A. official in charge of issuing that approval, Dr. Curtis Wright. Prosecutors discovered significant impropriety in the way that Wright shepherded the OxyContin application through the F.D.A., describing his relationship with the company as conspicuously “informal in nature.” Not long after Wright approved the drug for sale, he stepped down from his position. A year later, he took a job at Purdue. According to the prosecution memo, his first-year compensation package was at least three hundred and seventy-nine thousand dollars—roughly three times his previous salary. (Wright declined to comment.)

    But, at the time, Purdue was being sued by forty-five other states, and David Sackler offered to resolve all the cases against the company and the family in a single grand gesture. A wave of headlines reported the news: “PURDUE PHARMA OFFERS $10-12 BILLION TO SETTLE OPIOID CLAIMS.”

    This seemed like a significant figure, but the headlines were misleading. According to a term sheet in which attorneys for the Sacklers and Purdue laid out the particulars of this proposed “comprehensive settlement,” the Sacklers were prepared to make a guaranteed contribution of only three billion dollars. Further funds could be secured, the family suggested, by selling its international businesses and by converting Purdue Pharma into a “public benefit corporation” that would continue to yield revenue—by selling OxyContin and other opioids—but would no longer profit the Sacklers personally. This was a discomfiting, and somewhat brazen, suggestion: the Sacklers were proposing to remediate the damage of the opioid crisis with funds generated by continuing to sell the drug that had initiated the crisis. At the same time, the term sheet suggested, Purdue would supply new drugs to treat opioid addiction and counteract overdoses—though the practicalities of realizing this initiative, and the Sacklers’ estimate that it would represent four billion dollars in value, remained distinctly speculative.

    When the attorneys general refused to consent to the deal, the Sacklers followed through on their threat, and Purdue declared bankruptcy. But, significantly, the Sacklers did not declare bankruptcy themselves. According to the case filed by James, the family had known as early as 2014 that the company could one day face the prospect of damaging judgments. To protect themselves on this day of reckoning, the lawsuit maintains, the Sacklers assiduously siphoned money out of Purdue and transferred it offshore, beyond the reach of U.S. authorities. A representative for Purdue told me that the drugmaker, when it declared bankruptcy, had cash and assets of roughly a billion dollars. In a deposition, one of the company’s own experts testified that the Sacklers had removed as much as thirteen billion dollars from Purdue. When the company announced that it was filing for Chapter 11, Stein derided the move as a sham. The Sacklers had “extracted nearly all the money out of Purdue and pushed the carcass of the company into bankruptcy,” he said. “Multi-billionaires are the opposite of bankrupt.”

    You might think that this would leave open the possibility of future suits brought by states, but Drain has signalled a desire to foreclose those as well, maintaining that a blanket dispensation is a necessary component of the bankruptcy resolution. In February, he remarked that the “only way to get true peace, if the parties are prepared to support it and not fight it in a meaningful way, is to have a third-party release” that grants the Sacklers freedom from any future liability. This is a controversial issue, and Drain indicated that he was raising it early because in some parts of the country it’s illegal for a federal bankruptcy judge to grant a third-party release barring state authorities from bringing their own lawsuits. The case law is evolving, Drain said.

    The Trump Administration has paid lip service to the importance of addressing the opioid crisis. Bill Barr, Trump’s Attorney General, has said that his “highest priority is dealing with the plague of drugs.” In practice, however, this has meant rhetoric about heroin coming from Mexico and fentanyl coming from China, rather than a sustained effort to hold the well-heeled malefactors of the American pharmaceutical industry to account. Richard Sackler once boasted, “We can get virtually every senator and congressman we want to talk to on the phone in the next seventy-two hours.” Although the Sacklers may now be social pariahs, the family’s money—and army of white-shoe fixers—means that they still exert political influence.

    According to three attorneys familiar with the dynamics inside the Justice Department, career line prosecutors have pushed to sanction Purdue in a serious way, and have been alarmed by efforts by the department’s political leadership to soften the blow. Should that happen, it will mark a grim instance of Purdue’s history repeating itself: a robust federal investigation of the company being defanged, behind closed doors, by a coalition of Purdue lawyers and political appointees. And it seems likely, as was also the case in 2007, that this failure will be dressed up as a success: a guilty plea from the company, another fine.

    In a statement to The New Yorker, a representative for the families of Raymond and Mortimer Sackler denied all wrongdoing, maintaining that family members on Purdue’s board “were consistently assured by management that all marketing of OxyContin was done in compliance with law.” The statement continued, “Our hearts go out to those affected by drug abuse and addiction,” adding that “the rise in opioid-related deaths is driven overwhelmingly by heroin and illicit fentanyl smuggled by drug traffickers into the U.S. from China and Mexico.” At “the conclusion of this process,” the statement suggested, “all of Purdue’s documents” will be publicly disclosed, “making clear that the Sackler family acted ethically and responsibly at all times.”

    The states have asserted in legal filings that the total cost of the opioid crisis exceeds two trillion dollars. Relative to that number, the three billion dollars that the Sacklers are guaranteeing in their offer is miniscule. It is also a small number relative to the fortune that the Sacklers appear likely to retain, which could be three or four times that amount. As the March filing by the states opposed to the deal argued, “When your illegal marketing campaign causes a national crisis, you should not get to keep most of the money.” What the Sacklers are offering simply “does not match what they owe.”

    Nevertheless, in absolute terms, three billion dollars is still a significant sum—and the Sacklers have made it clear that they are prepared to pay it only in the event that they are granted a release from future liability. It may be that the magnitude of the dollars at stake will persuade Drain, the Justice Department officials on the case, and even the state attorneys general who initially rejected the Sacklers’ proposal to sign off. The problem, one attorney familiar with the case said, is that “criminal liability is not something that should be sold,” adding, “It should not depend on how rich they are. It’s not right.”

    #Opioides #Sackler #Patrick_Radden_Keefe

  • How the CIA Learned to Rock | The Nation
    https://www.thenation.com/article/culture/wind-of-change-cia

    The CIA had not just an ideology but also an aesthetic. The Cold War was a cultural struggle as well as a political one. To demonstrate the superiority of Western Civilization, and particularly to win over wavering European intellectuals who might be attracted to communism, the agency funded literary magazines like The Paris Review—founding editor Peter Matthiesson was on the CIA’s payroll as a spy—and sponsored exhibits of Abstract Expressionism. In the late 1970s, the journalist Richard Elman researched “the Aesthetics of the CIA” and found documents revealing that the agency seriously considered a suggestion that “T.S. Eliot’s Four Quartets be translated into Russian and dropped by airplane all over the Soviet Union.”

    Instead, the agency even in the 1950s thought that America’s musical strength lay in popular work. In a 1955, Frank Wisner, then deputy director of plans, rejected the idea of sending the New York Ballet to Moscow. “Our initial presentations to Soviet audiences should aim for mass appeal,” Wisner argued. He wanted music that was “expressive of our folklore or unmistakably typical of U.S.” Wisner was particularly interested in works by “negro performers” that would display their “capacity” and “the opportunities they have in U.S. artistic life.” Wisner believed that “first-rate American jazz” would “serve to demonstrate the breadth and vitality of American musicianship.”

    The story of the CIA’s love of popular music is brought up to date in a splendid podcast called Wind of Change, by New Yorker journalist Patrick Radden Keefe. In the eight-episode series, Keefe investigates the rumor that CIA agents composed the ballad “Wind of Change,” first performed in 1989 by the German heavy metal group Scorpions and released the following year. The song was a huge hit on both sides of the Iron Curtain, becoming a kind of unofficial anthem for the end of communism.

    The podcast is very much a detective story, and like all whodunits deserves to be left spoiler-free. But one of its strengths is that Keefe places his story fully in the context of the CIA’s history of arts patronage.

    As Keefe observes, “We think of culture—or we want to think of culture—as organic and spontaneous, as purer than politics. Nina Simone clearly did. She felt it gave her a deep connection to the people she met in Nigeria. So it is really unsettling to learn that the hidden hand of government was at work. It’s a feeling of dispossession, like someone picked your pocket.”

    #CIA #Culture #Patrick_Radden_Keefe #Nina_Simone #Fred_Turner #Democratic_surround

  • Klaus Meine dément le `` vent de changement ’’ des scorpions de la CIA - Urban Fusions
    https://www.urban-fusions.fr/2020/05/11/klaus-meine-dement-le-vent-de-changement-des-scorpions-de-la-cia

    Le chanteur des Scorpions Klaus Meine jure que la CIA n’a pas écrit le succès du groupe en 1991 « Wind of Change ».

    Mais après avoir entendu parler de la théorie du complot pour la première fois lors d’une interview pour une nouvelle série de podcasts sur le sujet, il pense que cela ferait un grand film.

    « C’est bizarre – dans mes rêves les plus fous, je ne peux pas penser à la façon dont cette chanson se connecterait à la CIA », a déclaré Meine sur le podcast Wind of Change après avoir fait part de la rumeur. « Je n’ai jamais entendu ça. Je suis très surpris. Quelqu’un voulait prendre le crédit de la chanson ? »

    Le journaliste Patrick Radden Keefe a lancé l’enquête qui est devenue le podcast Wind of Change en huit parties il y a des années, après avoir entendu une histoire de seconde main d’un ami qui travaillait pour la CIA. Un autre membre de l’organisation se vanterait que l’agence aurait écrit la chanson pour le groupe de rock allemand dans le cadre d’une campagne visant à accélérer la fin de la guerre froide avec le rock’n’roll alors que les valeurs culturelles occidentales continuaient d’infiltrer certaines parties de l’Europe de l’Est. .

    L’histoire d’origine de « Wind of Change » de Meine est restée la même pendant des décennies : après avoir joué à Moscou dans le cadre d’un premier festival de heavy metal tout-en-un aux côtés de Motley Crue, Bon Jovi et Ozzy Osbourne, le leader des Scorpions était inspiré par l’ampleur des changements culturels survenus en Russie depuis la dernière visite du groupe deux ans plus tôt.

    « C’est une histoire intéressante, certainement », a déclaré Meine à Keefe après avoir été informé de la théorie de la CIA et du nombre d’interviews et de recherches que le journaliste avait faites afin de découvrir la vérité derrière une éventuelle connexion entre Scorpions et le gouvernement américain.

    « C’est une bonne idée pour un film. Ce serait cool », a concédé le chanteur. « Si la CIA avait une chanson [like that] envoyer un chanteur et … le mettre derrière le rideau de fer, ça aurait du sens. C’est un peu bizarre d’y penser. Mais d’un autre côté, cela souligne le pouvoir de la musique, d’une manière considérable. Tout d’un coup, la moitié de la Russie siffle « vent de changement » et ils ne savent pas pourquoi. »

    Même Keefe a finalement admis qu’après toutes ses années de recherche, « je ne sais pas si je crois qu’il y a une sorte de connexion. » Pour sa part, Meine semblait surtout amusée par l’histoire. « Cela montre simplement que la musique a tellement plus de pouvoir que d’être la musique que nous entendons parfois à la radio ou dansons ou faisons l’amour », a-t-il déclaré. « Il y a aussi de la musique autour de vous qui peut vous toucher profondément, et de la musique qui peut évidemment changer les choses. Mais je pense [this theory is] une blague. Je ne prends pas ça au sérieux. « 

    Le chanteur de longue date des Scorpions a reconnu avoir été impressionné par l’impact de sa chanson sur le monde. « Nous sommes toujours surpris lorsque vous allez dans des endroits éloignés et voyez ce que cela signifie », a-t-il déclaré. « Mais cette chanson a sa propre vie et son histoire. » De plus, a-t-il noté en plaisantant, « cela ajoute un autre chapitre avec la CIA. À la fin de la journée, la chanson est devenue plus grande que nature. C’est l’une de ces chansons [that] faire leur propre chemin, et je ne peux rien faire. « 

    #Scorpions #CIA #Patrick_Radden_Keefe

  • La CIA a-t-elle vraiment écrit l’une des chansons les plus célèbres de Scorpions ? - Urban Fusions
    https://www.urban-fusions.fr/2020/04/27/la-cia-a-t-elle-vraiment-ecrit-lune-des-chansons-les-plus-celebres-de-

    Un nouveau podcast se penchera sur la question de savoir si le succès de Scorpions en 1990 « Wind of Change » a été écrit par la CIA comme un morceau de propagande de la guerre froide. Le chanteur du groupe, Klaus Meine, est officiellement reconnu comme l’auteur de la chanson.

    Produite par Crooked Media et Pineapple Street Studios, la série de podcasts en huit parties, intitulée Wind of Change, sera présentée en première sur Spotify le 11 mai, animée par le journaliste d’investigation du New Yorker Patrick Radden Keefe.

    « C’est une histoire qui s’étend à travers les genres musicaux, et à travers les frontières et les périodes de l’histoire », a déclaré Keefe à Deadline. « Donc, il était important pour moi que vous entendiez la musique, les accents et les voix, et jugiez par vous-même qui pourrait mentir et qui dit la vérité. Je me suis tellement amusé à poursuivre cette histoire folle au cours d’une année, à explorer les voies sombres de l’histoire de la guerre froide et à faire près d’une centaine d’interviews dans quatre pays avec des rockers et des espions. J’ai hâte de le partager avec le monde. « 

    Tommy Vietor, le cofondateur de Crooked Media, a ajouté : « Nous savons que la CIA a secrètement parrainé des événements culturels dans les années 50 et 60. Ils ont payé pour filmer George Orwell en 1984 et Animal Farm. Ils ont parrainé une tournée européenne pour le Boston Symphony Orchestra. Pourquoi ne pas aider un groupe de rock allemand à écrire une ballade puissante pour déchiqueter le rideau de fer ? Et tandis que la CIA garde ses secrets de près, Patrick est l’un des meilleurs journalistes d’investigation et écrivains de sa génération, et personne n’est mieux placé pour découvrir la vérité. »

    #Patrick_Radden_Keefe #Hard_rock #Guerre_froide #Podcast

  • Patrick Radden Keefe, Addiction sur ordonnance. La crise des antidouleurs - Recension
    https://journals.openedition.org/questionsdecommunication/21839

    L’article principal du journaliste d’investigation, Patrick Radden Keefe, montre comment la famille Sackler, créatrice et propriétaire de l’entreprise Purdue Pharma, s’est constituée et a mis sur le marché en 1995 son antidouleur phare, l’OxyContin, en affirmant qu’il n’était pas addictif. Prescrit largement par les médecins non alertés sur ses risques potentiels, des décennies plus tard, la situation sanitaire aux États-Unis est jugée dramatique : « 70 500 décès par overdose en 2017, des milliers de familles en détresse, les services sociaux et de secours débordés » (quatrième de couverture). Ce tableau d’une hécatombe de morts violentes et d’une large dépendance d’une partie de la population américaine n’est bien sûr pas imputable à cet unique produit et cette seule entreprise ; ils ne constituent qu’une facette du phénomène dans la mesure où d’autres molécules sont vendues et consommées sur le marché des antidouleurs, là-bas comme ailleurs dans le monde. Toutefois, l’auteur établit précisément que ce marché des antidouleurs a pu s’étendre et s’installer, d’une manière pionnière, grâce aux compétences complémentaires des frères Sackler à l’origine de l’entreprise. La promotion et la communication (considérée mensongère ici) ont été dès l’entame les fers de lance de leurs activités, au-delà de l’activité classique de pharmacie. Depuis lors, l’entreprise Purdue Pharma, comme les autres sur ce marché pharmaceutique très lucratif, s’est construite au fil des décennies une image de marque forte et surtout une image sociale et scientifique honorable « en finançant des universités et des musées, comme le Louvre à Paris » (quatrième de couverture de l’ouvrage). Au moment de la publication de l’article, Yale par exemple disposait d’un institut de biologie et de sciences physiques portant le nom de deux membres de la famille créatrice de cette entreprise…

    #Patrick_Radden_Keefe #Sackler #Addiction_ordonnance #C&F_éditions

  • Netflix développe une nouvelle mini-série sur la drogue avec le showrunner de « Narcos : Mexico » - ladepeche.fr
    https://www.ladepeche.fr/2020/02/19/netflix-developpe-une-nouvelle-mini-serie-sur-la-drogue-avec-le-showrunner

    La version française de l’article de Patrick Radden Keefe a été publiée par C&F éditions sous le titre : « Addiction sur ordonnance : la crise des antidouleurs ». https://cfeditions.com/addiction

    Relaxnews) - La guerre contre la drogue continue sur Netflix. Le géant américain s’est une nouvelle fois entouré d’Eric Newman, le showrunner de « Narcos : Mexico », pour développer une mini-série sur le trafic de drogue. « Painkiller » s’intéressera aux origines de la crise des opioïdes qui a secoué toute l’Amérique, entraînant une vague de décès et d’addictions due à la consommation excessive de médicaments tels que le fentanyl, l’oxycodone et la Vicodine.

    Huit épisodes ont d’ores et déjà été commandés par Netflix qui a choisi Peter Berg ("The Leftovers") pour réaliser cette mini-série. Eric Newman, le showrunner de la série originale Netflix « Narcos : Mexico », fait partie des producteurs exécutifs aux côtés de Micah Fitzerman-Blue et Noah Harpster, qui prendront la place de co-showrunners.

    Ces derniers signeront également le scénario de « Painkiller » en s’inspirant du travail de l’ancien journaliste du New York Time, Barry Meier, avec son livre « Pain Killer : An Empire of Deceit and the Origin of America’s Opioid Epidemic » paru en 2018 et du papier du journaliste Patrick Radden Keefe, « The Family That Built an Empire of Pain », publié le 23 octobre 2017 dans le New Yorker. Les journalistes Barry Meier et Patrick Radden Keefe interviendront comme consultants sur le projet. Pour le moment, le casting n’a pas été dévoilé et aucune date de diffusion n’a été évoquée.

    « Eric Newman a raconté de façon magistrale le trafic de drogue pendant des années, et maintenant je suis ravi de le voir unir ses forces avec l’incroyable Alex Gibney, Micah Fitzerman-Blue et Noah Harpster pour porter une vision plus large sur l’épidémie d’opioïdes », a déclaré Cindy Holland, vice-présidente des contenus chez Netflix. « Associée à la réalisation de Peter Berg, +Painkiller+ promet d’être un point de vue puissant derrière les gros titres d’une tragédie qui se déroule en temps réel », a-t-elle rajouté.

    Eric Newman a travaillé avec Netflix pour la série « Hemlock Grove » entre 2013 et 2015, signant le début de sa collaboration avec le géant du streaming en tant que producteur exécutif. Il a par la suite été producteur de la première saison et showrunner sur la deuxième saison de « Narcos ». Un rôle qu’il a repris pour « Narcos : Mexico », dont la deuxième saison est sortie récemment sur la plateforme.

    Micah Fitzerman-Blue et Noah Harpster ont signé le scénario de « Un ami extraordinaire » avec Tom Hanks, récemment nommé aux Oscars.

    #Addiction_ordonnance #Patrick_Radden_Keefe #Netflix #C&F_éditions

  • Inside the Biggest-Ever Hedge-Fund Scandal | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/magazine/2014/10/13/empire-edge

    How a doctor, a trader, and the billionaire Steven A. Cohen got entangled in a vast financial scandal.

    Patrick Radden Keefe a ressorti cet article des archives du New Yorker quand il a appris que Steven Cohen allait devenir le propriétaire des Mets. On comprend pourquoi à sa lecture.

    Ayant publié « Addiction sur ordonnance » par Patrick R. Keefe, et ayant lu cet été son livre « Say nothing » sur les troubles en Irlande du Nord, je savais que le journalisme qu’il incarne est passionnant, intriguant, que ses histoires sont construites comme des thrillers, avec des personnages haut en couleur. Et de longues enquêtes minutieuses auprès des témoins.

    Je dois dire que je n’ai pas été déçu... je n’ai pas pu décrocher de l’article avant la fin (et il est long, un mini-livre en fait). La construction, le style, les rebondissements, les doutes et l’accroche au fil de l’éthique sont des constantes de l’écriture de Patrick Radden Keefe.

    Ne le dites pas à ma mère, mais je suis au fond très fier d’avoir repéré son article sur les Sackler, cette bande de voyous déguisés en pharmaciens, autant pour son style que pour le contenu. Et de l’avoir fait traduire et publier en français. (https://cfeditions.com/addiction)

    Le livre « Say nothing » est en cours de traduction chez Belfond (oui, C&F éditions n’avait pas les moyens ;-).

    Et il est parmi la liste des dix principaux livres de 2019 du New York Times. Un film est en préparation. Préparez vous à la déferlante Patrick Radden Keefe...

    En attendant, jetez un oeil sur « Addiction sur ordonnance » pour voir comment les dessous du capitalisme sauvage peuvent aussi donner lieu à l’écriture d’un thriller et vous happer comme un roman.

    #Patrick_Radden_Keefe #C&F_édition #Addiction_ordonnance #Journalisme

  • Addiction sur ordonnance, la crise des antidouleurs, de Patrick Radden Keefe, C&F éditions -
    http://danactu-resistance.over-blog.com/2019/06/addiction-sur-ordonnance-la-crise-des-antidouleurs-de-

    L’hiver dernier, les éditions C&F ont lancé une nouvelle collection intitulée, Interventions, avec un essai de Patrick Radden Keefe : Addiction sur ordonnance, la crise des antidouleurs.

    Un livre dont la quatrième de couverture commence par cette phrase : « La santé publique est trop importante pour être laissée aux trusts pharmaceutiques. » Une telle approche ne pouvait nous laisser indifférents. D’autant plus que ce phénomène de société made in USA, traité dans l’ouvrage de ce journaliste d’investigation du New Yorker, commence à se faire jour en France et dans le monde entier. Alors de quoi s’agit-il ?

    Pays particulièrement contrasté, les États-Unis subissent depuis environ deux décennies, une crise des opioïdes, avec plus de 70 000 décès par overdose en 2017, entraînant drames familiaux, services sociaux et de secours débordés. Pourtant rien à voir avec les nombreux morts par overdose des drogues illégales habituelles dans ce pays durement frappé par les toxicomanies, suite à un échec évident de la répression depuis maintenant un demi-siècle.

    Il s’agit ici d’une situation inédite, bien expliquée par Patrick Radden Keefe, avec des contributions de deux journalistes de Libération, Frédéric Autran et Cécile Brajeul, ainsi que celle de l’éditeur Hervé Le Crosnier. Cette crise sanitaire majeure est née dans les cabinets médicaux inondés d’un antidouleur, OxyContin, de l’entreprise Purdue Pharma, propriété de la famille Sackler. Antidouleur soit disant non addictif.

    Au fil des années, les antidouleurs prescrits ont augmenté, leurs ravages mortels aussi, et les profits pharamineux de la famille Sackler également, devenant la seizième plus riche du pays et finançant des universités, des musées, comme le Louvre à Paris ! Comment un tel désastre a-t-il pu se produire ? Un scandale de plus à l’actif de Big Pharma dont les profits sont plus importants que nos vies. Un livre édifiant, utile, donnant à réfléchir sur la place de ces trusts, sur les techniques de marketing, mais aussi sur la dépendance des organismes publics face aux financements privés.

    Dan29000

    #C&F_éditions #Addiction_ordonnance #Patrick_Radden_Keefe

  • L’addiction, une garantie pour les profits | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/02/27/laddiction-une-garantie-pour-les-profits

    par Didier Epsztajn

    Patrick Radden Keefe débute son texte par le Metropolitan Museum, l’« aile Sackler » du nom d’une « des plus grandes dynasties de philanthropes américains ». Il interroge l’origine de cette richesse, « aussi obscure que celle des barons voleurs », l’entreprise familiale Purdue Pharma.

    Une entreprise privée, un antalgique, OxyContin, un opioïde et ses propriétés addictives, des campagnes marketing, le financement de médecins pour construire des « arguments »… « Depuis 1999, 300 000 à 500 000 Américains selon les évaluations, sont morts d’overdose liées à OxyContin ou d’autres opioïdes délivrés sur ordonnance ».

    L’auteur analyse la place du commerce – et non de la pratique médicale – ayant fait la fortune des frères Sackler, les campagnes de séduction des médecins, la multiplication des ordonnances de tranquillisants, les vertus thérapeutique du pavot à opium et les risques addictifs, la commercialisation de « jumbo pills », les choix liés aux « impératifs » de rentabilité, les informations – véritables publicités – fournies aux médecins, « l’entreprise persuadait les médecins que le médicament était sans danger en s’appuyant sur des documents produits par des médecins payés ou fiancés par l’entreprise », la diffusion des comprimés sur le marché noir, le refus de reconnaître le caractère addictif du médicament, le rejet de la responsabilité sur les seul·es individu·es (une ritournelle du néolibéralisme), la sur-prescription et les énormes profits, les arrangements pour éviter les procès, le blocage de la concurrence des médicaments génériques, le lobbyisme…

    Une mise en cause tant de la marchandisation de la santé, des mensonges et de la propagande des laboratoires pharmaceutiques, des addictions propagées par le capitalisme, des systèmes privatisés de soins et de la place des fondations – du cynisme de la philanthropie – sans oublier leur rôle dans l’évitement fiscal…

    Une nouvelle collection interventions (« il s’agit de dévoiler les détournements, les enclosures et les accaparements ou d’évoquer des solutions ouvertes, originales et coopératives ») à suivre.

    #Addiction_ordonnance #C&F_éditions #Sackler #Opioides #Patrick_Radden_Keefe