• Les jeunes diplômés devraient dire non aux emplois inférieurs à leurs compétences | EurActiv.fr
    http://www.euractiv.fr/sections/europe-sociale-emploi/les-jeunes-diplomes-devraient-dire-non-aux-emplois-inferieurs-leurs
    http://www.euractiv.fr/sites/default/files/styles/involucra_large/public/gallery/Youth%20Unemployment_0.jpg?itok=eZV3ALAr
    Autrement dit, seuls ceux qui ont des parents bourgeois capables de les entretenir en attendant le job qui va bien ont des chances de ne pas se faire brader à vie leurs compétences… voilà qui est bien clair et tout à fait dans l’esprit des lois anti-chômeurs actuelles.

    Pour les jeunes diplômés, accepter le premier emploi qui s’offre à eux et entrer ainsi sur le marché du travail semble souvent être la meilleure option. Une étude montre cependant qu’attendre de trouver un emploi qui correspond à ses compétences permet de mieux réussir sur le long terme.

    #fumistes

    • « Capables de les entretenir en attendant le job », c’est clair. Qui a les moyens de ne pas céder au temps qui presse, de prendre un #emploi par exemple ?
      La majorité des transferts de revenu entre générations n’a plus lieu des jeunes (pourvus d’un #salaire) vers les âgés, comme lorsque les retraites étaient rares et faibles, mais des ainés, à revenu garanti et #patrimoine, vers les descendants. Les ainés qui ne disposent pas de revenu suffisant ne sont pas en mesure d’exercer une telle #solidarité_familiale.
      La #propriété du #logement (directe ou indirecte : hébergement ou location par la famille hors prix du marché) est également une protection, un filet de sécurité, dont bien des entrants dans le salariat sont dépourvus.
      La prolétarisation en cours ne supprime pas tous les bourges. Et, sauf cas particuliers, les enfants de bourges sont pas soumis aux mêmes contraintes que les prolos.

    • Voilà, voilà : merci, @colporteur.

      Le mythe de la société du mérite a eu beau jeu de cacher que l’#égalité, même des chances, n’est que de façade. Dès les premières années de #scolarité, tu vois bien que selon le milieu d’où tu viens, tu ne pars pas à l’école républicaine avec les mêmes cartes à jouer.

      Ce qui caractérise le parcours du petit prolo, c’est son impératif de réussite permanente et l’ absence de droit à l’erreur . Un truc mal compris ou mal assimilé et hop, c’est la voie de garage quand le petit bourgeois aura des cours de soutien et tout le bordel.

      Dès que tu débouches dans le post-bac, c’est carrément criant, comme différence : les bourgeois squattent les filières à forte valeur ajoutée dont l’accès est filtré par la recommandation, l’entre-soi et souvent, la fameuse culture générale qui est surtout générale à une certaine classe sociale parfaitement délimitée.
      Et pour les quelques gueux qui arriveraient tout de même à se faufiler sur les strapontins, c’est toujours la course à l’échalote là où, pour les autres, c’est la voie royale. Là aussi, les bourses sanctionnent immédiatement la moindre erreur de parcours. Les conditions de travail n’ont rien à voir entre ceux dont les privations sont le quotidien et ceux qui bénéficient de toutes ressources nécessaires et disponibles.

      À l’entrée en première année, on pouvait vaguement croire en l’égalité des chances, mais à celle en licence, il était déjà clair que l’ écrémage social avait marché à fond : les obstacles à la réussite des prolos sont innombrables et tu as plus l’impression d’être dans un parcours du combattant que dans l’antre du savoir.

      En début de troisième cycle, mon directeur de recherche m’avait reproché un certain manque de disponibilité et d’investissement dans mes travaux. Il faut dire que contrairement à la plupart des mes condisciples, avec le peu de fric que le CROUS me concédait, il me fallait assumer tout mon entretien quotidien, ce qui me prenait un certain temps que n’avaient pas à y consacrer les autres, souvent logés nourris et blanchis par la domesticité parentale. Et encore, j’arrivais à ne travailler que l’été. Ceux qui devaient travailler pendant l’année universitaire, ce n’est pas compliqué : pas un seul n’est parvenu en troisième cycle.

      Et même si le prolo sort du circuit éducatif avec un bon diplôme et un bon dossier, malgré tous les obstacles, il lui reste le fait que dans le monde du travail, il n’a aucun réseau , aucun entregent, aucune recommandation et aucune possibilité d’attendre sagement que le bon boulot se présente.
      Déjà parce qu’il lui faut gagner de l’argent tout de suite pour juste assurer sa survie immédiate et ensuite, parce que les bons boulots sont rares, les places sont chères et très disputées par ceux qui ont déjà des gens dans la place, ne serait-ce que pour faire arriver le CV en haut de la pile.

      Ça ne veut pas dire que l’éducation ne sert à rien (surtout pour les prolos), mais que ce n’est pas le diplôme qui protège du chômage, pas tant que l’origine sociale et le réseau familial. Le truc, c’est qu’on a fait mine d’oublier que la détention d’un diplôme était souvent corrélé à la classe sociale d’origine.

    • Ah ben voilà, qu’est-ce que je disais : http://seenthis.net/messages/451787

      Le constat le plus préoccupant de cette étude sur les scolarités du collège à la première inscription dans l’enseignement supérieur est l’effet des déterminants sociaux sur les parcours scolaires, qui se
      traduit par une surreprésentation très prononcée des catégories socioprofessionnelles favorisées dans les classes de terminale scientifique et technique.

  • La justice ouvre une #Enquête sur le #patrimoine de #Marine_Le_Pen
    https://www.mediapart.fr/journal/france/070116/la-justice-ouvre-une-enquete-sur-le-patrimoine-de-marine-le-pen

    Marine Le Pen lors de ses vœux au siège du #FN, le 7 janvier 2016. © Reuters Le parquet national financier a étendu jeudi l’enquête en cours visant #Jean-Marie_Le_Pen « aux faits de déclaration inexacte de patrimoine concernant Marine Le Pen ». Fin décembre, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique avait alerté la justice, soupçonnant les deux Le Pen d’avoir sous-évalué leurs déclarations de patrimoine.

    #France #declaration #Front_national #HATVP

  • L’argent et le #patrimoine des Le Pen provoquent des enquêtes à répétition
    https://www.mediapart.fr/journal/france/231215/largent-et-le-patrimoine-des-le-pen-provoquent-des-enquetes-repetition

    Les Le Pen lors du congrès du #FN, en novembre 2014, à Lyon. © Reuters La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique reproche à #Marine_Le_Pen et son père d’avoir sous-évalué leurs déclarations de patrimoine et a saisi la justice. De l’héritage Lambert, qui a rendu #Jean-Marie_Le_Pen millionnaire en 1976, à l’enquête ouverte en 2013 sur son patrimoine, les questionnements sont nombreux sur la fortune familiale. La présidente du FN fait déjà face à deux enquêtes judiciaires visant son parti.

    #France #argent #compte #déclaration_de_patrimoine #Front_national #Gérald_Gérin #HATVP #micro-parti

  • #Baalbek, le soleil et l’ombre

    Pendant des millénaires, la ville de Baalbek, aujourd’hui libanaise, a attiré de nombreuses civilisations. Toutes l’ont admirée, détruite ou reconstruite selon leurs mœurs et croyances.

    En 2015, un nouveau défi menace la ville, celui de la guerre en Syrie, à quelques kilomètres. Baalbek, la « Cité du Soleil » a pourtant besoin du tourisme pour survivre et ses habitants, fiers de leur culture, ont décidé de ne pas se laisser faire par les événements voisins.

    Khalil nous fait découvrir le #temple de Baalbek, délaissé par les touristes qui craignent la guerre toute proche. Une équipe de restauration nous parle aussi des difficultés à travailler dans un environnement aussi instable : « A quelques kilomètres, ils bombardent. Ici, on reconstruit ».

    Nous partons ensuite à la rencontre des habitants et coutumes de la ville avec Eliane, qui nous emmène également à une répétition de « Dabké », la danse traditionnelle levantine qui a rendu célèbre le groupe de danse « Hayakel Baalbek » : « Si le monde ne vient plus jusqu’à nous, nous iront voir le monde ».

    Un reportage de Charlotte Bruneau réalisé par Carmen Algarrada.


    https://www.rts.ch/la-1ere/programmes/detours/7023217-baalbek-le-soleil-et-l-ombre-07-09-2015.html
    #Liban #patrimoine

  • APL : les députés veulent atténuer l’ampleur de la réforme, Actualité/Actu Immobilier
    http://argent.boursier.com/immobilier/actualites/apl-les-deputes-veulent-attenuer-lampleur-de-la-reforme-2832.html

    185 millions d’euros en 2016 et 274 millions d’euros en 2017. A première vue, l’impact de la #réforme_des_APL souhaitée par le gouvernement sera limité d’un point de vue budgétaire. En présentant ses projets, il y a un mois, l’exécutif a d’ailleurs pris soin de présenter l’ensemble comme un simple aménagement afin d’assurer « une plus grande #équité entre les bénéficiaires ».

    Reste que pour les députés qui ont déjà examiné l’article en question en commissions, ces mesures risquent d’avoir des conséquences néfastes sur certains #allocataires. Ainsi, plusieurs amendements ont été adoptés pour atténuer l’effet des mesures envisagées.

    La #dégressivité des #loyers

    Parmi les mesures envisagées, le gouvernement veut que les aides deviennent dégressives en cas de gros loyers. S’il est prévu de fixer le seuil par décret, l’étude d’impact met déjà en avant un niveau correspond à 2 fois le loyer plafond. Or, certains parlementaires jugent que dans les zones tendues, comme à Paris, ce niveau est rapidement atteint. Il correspond par exemple à 586 euros pour une personne seule.

    La commission des Finances a donc validé un amendement qui prévoit que le seuil à partir duquel l’aide devient dégressive ne peut être inférieur à 2,8 fois le loyer plafond. A Paris, cela donnerait donc 820 euros environ pour une personne seule.

    Les travailleurs de moins de 25 ans

    Faut-il ou non donner un coup de pouce aux jeunes travailleurs ? Actuellement, les moins de 25 ans ayant un contrat de travail autre qu’un CDI bénéficient d’un avantage : leurs ressources sont minorées dans le calcul de leur aide au logement. Ainsi, ils peuvent percevoir une aide accrue.

    Le gouvernement souhaite supprimer cette faveur [qui pallie pourtant fort mal l’absence d’accès au RSA]. Néanmoins, plusieurs députés ont proposé en commissions (finances et affaires économiques) de laisser les choses en l’état, afin de ne pas pénaliser un public souvent fragile, notamment lorsque l’entrée dans la vie active se fait via des #CDD.

    La prise en compte du patrimoine

    Le dernier grand axe de réforme concerne la prise en compte du #patrimoine (et plus seulement des #revenus) dans le calcul de l’aide. Là aussi, les modalités devront être définies par décret. Mais l’étude d’impact souligne déjà que la mesure « concernera principalement les 10% d’allocataires qui ont un patrimoine supérieur à 30.000 euros ». [par ex, comme le souligne https://twitter.com/feeskellepeut "30000 de patrimoine ça veut dire que les nanas divorcées qui ont la moitié de la vente de la maison du couple après remboursement bank..."]

    Pour la commission des affaires économiques, le coup de rabot risque d’être trop important. Elle a adopté un amendement qui préconise de ne prendre en compte le patrimoine que lorsqu’il dépasse 75.000 euros. Ce qui toucherait 4% des allocataires.

    Les débats à venir

    Bien entendu, il ne s’agit là que de propositions préliminaires. C’est le vote en séance qui déterminera le cadre définitif du texte. On peut donc s’attendre à ce que les mesures envisagées soient à nouveau retouchées par les députés. Ces derniers pourraient aussi décider de regarder au-delà de ce que propose le gouvernement.

    Un amendement adopté en commission des affaires économiques suggère par exemple de regarder également les ressources des parents des étudiants, afin de tenir compte des transferts familiaux des étudiants les plus aisés. Cela pourrait passer par la création d’un nouveau barème mêlant ressources des parents et éloignement géographique de l’étudiant.

    APL : LE DISCOURS AMBIGU DU GOUVERNEMENT
    http://argent.boursier.com/immobilier/actualites/apl-le-discours-ambigu-du-gouvernement-2845.html

    Il ne soutiendra pas certains amendements controversés proposés par les députés concernant les étudiants. Mais cela ne signifie pas qu’il abandonne tous ses projets de réforme

    La réforme des aides au logement
    http://www.humanite.fr/la-reforme-des-aides-au-logement-met-la-jeunesse-en-peril-588754

    En attendant, trois autres coups de rabot sur les #APL risquent d’être actés ce mercredi à l’Assemblée. Tout d’abord, l’exécutif souhaite prendre en compte le patrimoine des allocataires dans le calcul de cette prestation, sans préciser lequel… Les familles modestes ayant hérité d’une maison familiale seront-elles obligatoirement privées d’APL ? Quid, aussi, des employés qui ont péniblement constitué un peu d’épargne sur un Livret A ? Un décret précisera ce point, encore très flou.

    Une mesure dénoncée par 
le député PCF André Chassaigne

    Le deuxième coup de lame vise à instaurer un plafond de loyer au-delà duquel le montant de l’allocation serait dégressif. Une mesure dénoncée par le député ­communiste André Chassaigne en ­commission. «  Cela risque d’affecter des locataires du secteur privé qui, malgré de modestes ressources, payent un loyer cher pour de petits logements.  » Et pénaliser ainsi «  les mal-logés, les jeunes, qui affichent souvent un taux d’effort budgétaire proche des 50 %  ».

    Enfin, les salariés de moins de 25 ans verraient leurs APL calculées en fonction de leurs revenus de la seule année en cours et non plus des deux années précédentes. «  Cette dérogation permettait, jusqu’ici, de solvabiliser des jeunes et de favoriser leur accès à l’autonomie  », insiste Sylvie Reysset, présidente de l’Union nationale pour le logement autonome des jeunes (Uncllaj) de Paris. Résultat : un jeune embauché avec un revenu légèrement supérieur au Smic perdrait immédiatement tout le bénéfice de l’aide. Or ce public n’a souvent accès qu’au logement locatif privé, le plus cher, avec d’importants frais liés à l’installation (caution, meubles…). Et Sylvie Reysset de prévenir : cette réforme du mode de calcul mettrait à mal «  l’accès au logement, déjà complexe pour ces jeunes touchés par la #précarité de l’emploi  ». François Hollande, qui avait fait de la jeunesse une priorité, est prévenu.

    HLM, les perdants du budget. Le 24 septembre, au congrès de l’Union sociale pour l’habitat, François Hollande avait assuré que l’État resterait 
 «  un financier direct du #logement_social  » 
et promis qu’il verserait «  250 millions  » 
de crédits de paiement dans le nouveau Fonds national d’aide à la pierre (Fnap), destiné à financer la construction HLM. 
Las, dans le projet de loi de finances 2016, seuls 100 millions ont été affectés par 
l’État à ce Fnap, contre 270  millions pour 
les bailleurs sociaux (et donc les locataires eux-mêmes)… Un désengagement de l’État assurément. D’autant plus inquiétant 
que l’article 56 précise, en plus, que 
cette participation de l’État au financement du Fnap est finalement «  optionnelle »...

  • Réforme des aides au logement : qui va être pénalisé ?
    http://www.lemonde.fr/logement/article/2015/09/30/225-millions-d-economies-sur-les-aides-au-logement-des-2016_4778147_1653445.

    Pour les acteurs de l’habitat [les proprios], le pire a été évité avec le budget de l’Etat présenté mercredi 30 septembre par le gouvernement : l’enveloppe consacrée au #logement pour 2016 s’élève à 17,7 milliards d’euros, soit à peine moins qu’en 2015 (17,9 milliards d’euros, à périmètre constant).

    Les principales économies concernent les trois types d’allocations logement (#APL, ALF et ALS). Après moult réflexions et rapports – de la Cour des comptes, de l’Inspection des finances –, ce sont finalement les propositions d’un groupe de parlementaires, piloté par François Pupponi, député PS du Val-d’Oise et maire de Sarcelles, qui ont été retenues.

    Les économies se montent à 225 millions d’euros en 2016, et à 317 millions d’euros en 2017, quand les nouvelles mesures auront pris leur plein effet. Des sommes modestes, comparées à l’énorme poste des aides au logement : celles-ci pèsent 18 milliards d’euros, dont 15,5 milliards d’euros à la charge du ministère du logement, et sont versées à 6,5 millions de bénéficiaires, dont 95 % de locataires. L’objectif est bien de maîtriser cette #dépense, qui s’alourdit de près de 400 millions d’euros chaque année.

    Quatre nouvelles mesures vont concerner les #locataires, notamment dans les modalités plus restrictives du calcul des aides au logement. Les accédants à la propriété et les étudiants sont épargnés [faux dans les deux cas].

    Le #patrimoine des allocataires pris en compte

    La première de ces mesures, assez symbolique, est d’intégrer aux ressources des bénéficiaires, donc dans le calcul de leur aide, un revenu théorique de leur patrimoine (résidence secondaire, assurance vie, dépôt sur un livret A, etc.). Le rapport Pupponi, remis en mai à Bercy, avait suggéré un taux : 3 % de la valeur de ces biens. Selon l’étude d’impact préparatoire, 10 % des allocataires détiennent en effet un patrimoine de plus de 30 000 euros, et 2 % un patrimoine de plus de 150 000 euros. Pour un célibataire percevant plus d’un demi-smic [soit un peu plus que le RSA], tout euro de revenu théorique supplémentaire se traduit par 33 centimes de baisse de l’allocation.

    L’économie attendue pour l’Etat, en année pleine, est de 133 millions d’euros, mais cette disposition étant difficile à mettre en œuvre puisqu’elle oblige les caisses d’allocations familiales chargées de calculer et verser l’aide à modifier leurs logiciels, elle n’entrera en vigueur qu’au 1er octobre 2016, réduisant l’économie attendue à 33 millions d’euros sur cet exercice.

    Réduction de l’aide pour les loyers très élevés

    La deuxième mesure concerne les locataires qui paient un loyer très élevé, soit deux fois supérieur au #loyer_plafond pris en compte dans le calcul de l’aide personnalisée au logement [situation où l’on retrouve nombre d’étudiants]. Par exemple, le loyer plafond est d’environ 400 euros par mois pour un couple en Ile-de-France : le seuil qui déclenchera la baisse s’élevera donc à 800 euros.

    Au-delà du seuil, l’allocation serait diminuée, dans l’idée de ne pas encourager les ménages à louer des appartements trop chers et d’alimenter ainsi l’inflation des loyers [pour partie attribuée à raison par diverses études à l’existence même des aides au logements qui en « solvabilisant la demande » sont en fait des aides au propriétaires, ce qui pourrait inciter à règlement les loyers plutôt qu’à diminuer le fiancent des tant droit mais bon...]. Les ménages réglant des loyers supérieurs aux plafonds sont 475 000. L’économie attendue est, en année pleine, de 123 millions d’euros, mais le nouveau mode de calcul ne prendra effet qu’au 1er juillet 2016, réduisant ce gain de moitié cette année-là.

    Les locataires de moins de 25 ans mis à contribution

    Les salariés de moins de 25 ans qui bénéficient, l’année de leur embauche, d’un calcul favorable, verront leur régime désormais aligné sur le droit commun. Cette simplification procure immédiatement 109 millions d’euros à l’Etat.

    Des allocations arrondies à la baisse

    Les petits ruisseaux font les grandes rivières : la règle d’arrondir les allocations logement à l’euro, en oubliant les centimes, permet 20 millions d’euros d’économies supplémentaires.

    #austérité #fabriquer_la_pauvreté #guerre_aux_pauvres

    • Ben c’est du patrimoine car notre ennemi c’est la finance, non ? :)
      ok @monolecte, mais mettre un seul doigt dans cette logique (appliquée par les lois Hartz en Allemagne ou, contre les chômeurs, les allocs sont fonction y compris des livrets d’épargne des enfants) c’est se faire raboter sur toute marge de manoeuvre, voire comme déjà dit ici sur des circonstances fâcheuses, comme d’hériter d’un machin qui vaut rien et qui peut coûter cher mais sera "forfaitairement une occasion de réduire l’APL ou ordinaires, comme par exemple recevoir une indemnité de licenciement.

      Le PS a été jusqu’à dire que la baisse des APL était du à la nécessité de financer le logement des réfugiés. Ils veulent pourvoir se poser en rempart contre un FN qu’ils font monter sciemment. Et surtout que tous les gueux de ce pays se battent pour les miettes (par ex que faut il prendre en compte pour réduire ou pas l’APL) sans jamais même causer du gâteau.

      Soit dit en passant l’APL a bien par ailleurs un effet inflationniste. En « finançant la demande solvable » de nombreux jeunes en formation elle garanti la rente foncière, c’est une aide aux propriétaires (y compris de taudis). Tant que ces derniers sont libres de fixer les #loyers, ce qui est pour l’essentiel le cas malgré les micro rustines foireuses annoncées urbi et orbi par le PS et les Verts.

      L’article dont un extrait suit contredit ce que je dis plus haut, mais n’envisage pas un contrôle des loyers.

      Aides au logement et loyers : l’erreur de raisonnement
      http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/12/15/aides-au-logement-et-loyers-l-erreur-de-raisonnement_4540944_3232.html

      D’abord on sait que depuis les années 1980, les aides au logement ont perdu du pouvoir d’achat. Dans les logements HLM, tous les loyers rentraient dans le plafond de l’APL lors de sa création. Aujourd’hui, la moitié des logements dépassent ce plafond. Le surplus reste à la charge des locataires.
      Et si l’effet était pris pour la cause
      Dans le secteur locatif privé, le dépassement est quasi systématique. La raison en est simple, toutes les aides personnelles ont été sous actualisées de manière permanente par les gouvernements successifs, et ont donc perdu du pouvoir d’achat.
      Comment des aides à la baisse en pouvoir d’achat peuvent-elles tirer les loyers à la hausse ? A titre de confirmation, le « Panorama social de la France 2013 » publié par l’Insee indique que le taux d’effort des locataires après aide personnelle a augmenté. L’étude de l’Insee s’appuie sur des travaux antérieurs, notamment ceux de Mme Fack.
      Cette étude est pertinente mais pour une période et un évènement précis, l’extension de l’allocation de logement aux étudiants dans les années 1980. Il est évident qu’une augmentation brutale du pouvoir d’achat des étudiants sans que l’offre ait le temps de s’adapter a conduit à une augmentation des loyers. Mais plus rien de tel ne s’est produit depuis cette date. Comparer une période et un évènement exceptionnels à une évolution de longue durée n’est pas scientifiquement acceptable.

      Parler d’événement exceptionnel à pros de l’extension de l’APL c’est ne pas tenir compte de l’encouragent à la rente foncière dont cet événement a été un des facteurs.

    • La deuxième mesure concerne les locataires qui paient un loyer très élevé, soit deux fois supérieur au #loyer_plafond pris en compte dans le calcul de l’aide personnalisée au logement [situation où l’on retrouve nombre d’étudiants]. Par exemple, le loyer plafond est d’environ 400 euros par mois pour un couple en Ile-de-France : le seuil qui déclenchera la baisse s’élevera donc à 800 euros.

      C’est moi qui hallucine, ou cette mesure pourrait avoir comme « effet de bord » d’accentuer encore l’embourgeoisement de certains quartiers, en poussant les plus pauvres à s’éloigner encore plus loin pour trouver des loyers abordables ?

    • Ben oui, c’est ça. L’entre soi est l’avenir du moi-je. À Paris, par exemple, pour un « isolé », plafond fois deux = un peu moins de 600€ (hors charges). Et pour ce qui est de pousser, ça risque de pousser, à coups d’expulsions. faudrait vire avec ça, et comme tant de RSAstes l’ont fait et le font, envisager l’exil vers des coins ou le m2 est pas cher, les plus paumés possibles...

    • Des aides au logement pour les étudiants placées sous conditions de ressources ? Deux amendements remettant en cause l’accès des étudiants aux aides personnalisées au logement (APL) ont été déposés jeudi 29 octobre sur la loi de finance 2016 par la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale. Ils seront revotés en séance plénière le 4 novembre.
      Pour les associations étudiantes, ces amendements, s’ils sont adoptés, pénaliseraient les classes moyennes. « Mettre les APL étudiantes sous condition de ressources, comme le système de bourses du Crous, c’est priver jusqu’à 500 000 jeunes d’une aide de 100 à 200 euros par mois, indispensable pour payer leur loyer. Cela signifie que des jeunes devront retourner vivre chez leurs parents et parfois renoncer à leurs études », défend l’Une,...

      http://www.lemonde.fr/campus/article/2015/10/30/faut-il-conditionner-les-aides-au-logement-des-etudiants-aux-ressources-des-

      via https://twitter.com/feeskellepeut

    • Les APL, un budget qui équivaut au total de ceux des allocations familiales et RSA
      http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/11/05/les-particuliers-dont-les-parents-paient-l-isf-ne-toucheront-plus-d-aides-au

      Dans le rapport qu’elle avait présenté le 16 septembre à la commission des finances du Sénat, la Cour des comptes rappelait les montants consacrés à l’aide au logement : 17,4 milliards d’euros en 2013, soit un montant moyen mensuel de 225 euros pour 6,5 millions de bénéficiaires. Le coût devrait atteindre 18,2 milliards en 2015. Bien plus que les allocations familiales (12,5 milliards d’euros) ou le revenu de solidarité active (RSA) « socle » (7,8 milliards). « La capacité à poursuivre le financement des aides n’est pas assurée », estimait la Cour. Elles ont cependant un impact redistributif important pour les revenus modestes, 75 % des bénéficiaires appartenant aux trois premiers déciles de revenus.

  • UN to deploy peacekeepers to protect world heritage sites | World news | The Guardian

    http://www.theguardian.com/world/2015/oct/17/un-peacekeepers-protect-world-heritage-sites-isis

    UN peacekeepers will protect world heritage sites from attacks by Islamist militants, Unesco has said.

    Italy proposed the move in the wake of the destruction of sites including Palmyra in Syria by Islamic State. The Italian culture minister, Dario Franceschini, said 53 countries, as well as permanent members of the security council, had voted in favour of the idea.

    “Faced with IS terrorist attacks and the terrible images of Palmyra, the international community cannot stand back and watch,” he said. Franceschini said UN peacekeepers would be able to draw on the expertise of Italy’s cultural and heritage police.

    `
    #onu #syrie #casques_bleus #antiquité #bon_courage

  • Syrie : ils créent une #bibliothèque dans une cave pour sauver les livres de la guerre

    Stoppés dans leurs cursus universitaire et privés de vie culturelle, de jeunes syriens ont choisi de créer une bibliothèque pour lutter contre l’ennui et tenter d’oublier les bombardements.


    http://www.archimag.com/bibliotheque-edition/2015/10/05/syrie-bibliotheque-cave-sauver-livres-guerre

    #livres #Syrie #patrimoine

  • Culture et patrimoine en milieu rural
    Revue Pour 2015/2 - Cairn.info
    http://www.cairn.info/revue-pour-2015-2.htm

    #Territoires isolés et éloignés des centres urbains, les #espaces_ruraux n’auraient qu’un faible accès à la #culture, et ne tireraient leurs ressources que de leur patrimoine… Ce numéro de POUR témoigne de situations inverses : le milieu rural peut se révéler un espace porteur d’initiatives fortes autour d’une culture et d’un #patrimoine vivants.

    Traditionnellement, on entend par culture le rapport à un champ artistique, et par patrimoine celui à un bâti monumental. Nous proposons de penser aussi la culture comme le lieu d’une ouverture au monde et de création de liens communs, d’étendre le patrimoine à ce qu’il a d’immatériel, et de dépasser la supposée tension entre un patrimoine qui alourdit par sa relation au passé, et la culture lieu d’innovations.

    Lier culture et patrimoine c’est ainsi identifier des formes mêlées de dynamiques porteuses de développement local. Il ne s’agit pas seulement d’enquêter sur les formes d’accès à la culture « classique » pour un espace rural éloigné du centre de son élaboration, le plus souvent urbain, mais de témoigner d’une multitude d’initiatives qui valorisent une richesse spécifique d’un espace local. Au-delà des actions de conservation du patrimoine ou de délocalisation d’une certaine culture artistique, les acteurs ruraux peuvent tirer des atouts de leur situation et renverser leurs supposés handicaps.

    #art

  • Le #patrimoine au XXIe siècle
    http://www.laviedesidees.fr/Le-patrimoine-au-XXIe-siecle.html

    Le succès mondial du livre de Thomas Piketty a donné lieu à une floraison de commentaires, laudateurs ou plus critiques. La recension des principaux arguments invite à considérer le patrimoine et non le capital comme le véritable objet de cet ouvrage.

    Essais & débats

    / #capitalisme, patrimoine

    #Essais_&_débats

  • Le « Chevalier Printemps », le retour
    http://bandedessinee.blog.lemonde.fr/2015/09/23/le-chevalier-printemps-le-retour/#xtor=RSS-32280322

    Il est difficile aujourd’hui d’expliquer le charme subtil et la magie du personnage que #Jean_Trubert (1909-1983), qui aimait signer sans le A de son prénom, eut dans les années 1948-1963 avec ce Chevalier Printemps qui reparaît enfin aujourd’hui. La … Continuer la lecture →

    #Bande_dessinée #Patrimoine #Le_Chevalier_Printemps #Roger_Lécureux

  • Défense et illustration du métier d’éditeur indépendant et local | Actualitté
    https://www.actualitte.com/article/tribunes/en-belgique-les-difficultes-a-etre-editeur-independant/60167

    Les éditions #Mardaga se sont créées en 1966, avec la ferme intention de rester familiales, #belges et #indépendantes. Un catalogue qui repose sur un #patrimoine éditorial fort, pour parler du monde et de ses légitimes questionnements. André Querton, administrateur, et Clotilde Guislain, directrice de la maison, nous font part des difficultés rencontrées. Première partie.

    Les éditions Mardaga se sont créées en 1966, avec la ferme intention de rester familiales, belges et indépendantes. Un catalogue qui repose sur un patrimoine éditorial fort, pour parler du monde et de ses légitimes questionnements. André Querton, administrateur, et Clotilde Guislain, directrice de la maison, nous font part des difficultés rencontrées. Première partie.

    Lorsqu’on pense « culture » en Fédération #Wallonie-Bruxelles, on pense bien sûr « spectacle vivant » : théâtre, opéra, danse, musique ; on pense aussi « cinéma » ; on pense sans doute – un peu — « arts plastiques » ; plus rarement « édition »…
    Ou alors, et c’est tant mieux, « auteurs » : d’Amélie Nothomb à Simenon en passant par Schuiten ou Van Hamme.

    Mais qui connaît, qui défend, qui revendique le travail de ces nombreux tâcherons de l’édition (combien sont-ils ? Quel poids économique représentent-ils ? Qui font-ils travailler ? Quelle image de notre communauté donnent-ils ? quels savoirs distillent-ils ?) dont le métier est avant tout d’être des « passeurs » : passeurs d’idées, passeurs d’histoires, passeurs de savoirs, passeurs de patrimoine…

    #édition #éditions #Belgique #culture

  • Allez je me lance avec un petit test
    https://desartsonnantsbis.wordpress.com

    « Un point d’ouïe est un lieu repéré, à partir duquel on écoute le paysage in situ

    Un point d’ouïe présente à l’écoute un site acoustique remarquable, ou tout au moins qualitatif, de par ses sources ou ses effets acoustiques

    Un point d’ouïe se définit par une méthodologie de repérage dit sensible, en collaboration si possible avec des autochtones

    Un point d’ouïe est un espace à partager, libre d’accès à toute heure et à tout moment

    Un point d’ouïe peut-être en espace naturel, rural, périurbain, urbain, en site touristique, patrimonial, architectural, industriel…

    Un point d’ouïe peut être officialisé, inauguré et rejoindre un inventaire via une cartographie sonore et un site dédié

    Un point d’ouïe cartographié s’inscrit dans un maillage cartographique mondial, comme un constituant d’un vaste paysage sonore universel

    Un point d’ouïe inauguré permet la rencontre avec les élus locaux autour de la préservation d’espaces acoustiques qualitatifs

    Un point d’ouïe peut demander à être activé, excité, pour se révéler complètement

    Un point d’ouïe peut être aménagé ou non (signalétique, consignes, assise, cadre et mobilier d’écoute…)

    Un point d’ouïe est à la fois public, partagé, et personnel dans son approche sensorielle »...

  • #Cáceres Histórica

    Una web dedicada a la historia y evolución de #Cáceres, donde podrás consultar mapas y planos antiguos, los monumentos más emblemáticos, historias y leyendas, muchas fotografías antiguas de la ciudad, y mucho más... Toda la información ha sido recopilada y clasificada por la sección del #SIG del Ayuntamiento de Cáceres y puesta a disposición pública con la intención de transmitir nuestro patrimonio.


    http://cacereshistorica.caceres.es
    #Espagne #patrimoine #urbanisme #architecture #visualisation #cartographie #urban_matters #histoires

  • L’EI détruit le Lion d’Athéna du musée de Palmyre
    http://www.bluewin.ch/fr/infos/international/2015/7/2/l-ei-detruit-le-lion-d-athena-du-musee-de-palmyre.html

    Le groupe Etat islamique a détruit la fameuse statue du Lion d’Athéna, qui se trouvait à l’entrée du musée de Palmyre, a affirmé jeudi le directeur du département des Antiquités et des musées de Syrie. La statue en calcaire avait été protégée contre les bombardements.

    « Les membres de l’EI ont détruit samedi le Lion d’Al-Lat (Athéna), qui est une pièce unique de 3 mètres de haut pesant 15 tonnes. C’est le plus grave crime commis par les djihadistes contre le patrimoine de Palmyre », a indiqué Maamoun Abdelkarim. La statue avait été découverte en 1977 par une mission archéologique polonaise dans le temple d’Al-Lat et date du 1er siècle avant J.-C.

  • La mémoire restituée des oeuvres volées
    http://www.laviedesidees.fr/La-memoire-restituee-des-oeuvres-volees.html

    Objet de toutes les convoitises, l’œuvre d’art est intimement liée à l’histoire des guerres, des annexions et des conquêtes. Dans cet entretien Bénédicte Savoy évoque l’histoire transnationale des spoliations ou « translocations patrimoniales » et évoque la mémoire longue de ces événements traumatiques.

    Essais & débats

    / #art, #guerre_mondiale, #patrimoine

    #Essais_&_débats

  • Dessiner à Mons, ça fait BAM* !
    https://blogs.mediapart.fr/blog/michel-desille/150515/dessiner-mons-ca-fait-bam

    -Comment se fait-il que la police obtempère sans se poser de questions sur la véracité des motifs avancés ?
    –Comment est-il possible de demander une intervention de la police, alors que l’on n’a pas vérifié soi-même l’interdiction de dessiner ?
    –Comment la direction d’un musée peut-elle justifier un telle violence dans l’enceinte d’un lieu de culture ?
    –Comment se fait-il qu’un musée n’informe pas ses visiteurs sur une restriction de jouissance aussi exceptionnelle ?
    Autant de questions restées à ce jour sans réponse.

  • Aides au logement : qui sera visé par la réforme des APL ? - Challenges.fr

    http://www.challenges.fr/actu-immo/20150522.CHA6064/aides-au-logement-qui-sera-vise-par-la-reforme-des-apl.html

    Un rapport parlementaire plaide pour des aides concentrées...

    ...il préconise pour des « raisons d’équité et d’efficacité », d’allouer les aides aux étudiants « qui en ont le plus besoin », ce qui représenterait une économie annuelle de 180 millions d’euros.

    L’APL versée aux étudiants serait modulée en fonction de 3 critères déjà pris en compte dans le système des bourses : « le revenu des parents, l’éloignement géographique et les cas de rupture familiale ». (...)

    ...les députés préconisent de cibler l’#APL sur « les ménages les plus modestes et dont les difficultés d’accès à un #logement sont réelles », en intégrant le #patrimoine dans l’#évaluation des ressources, comme c’est le cas pour l’attribution du Revenu de solidarité active (#RSA). Les biens y sont considérés comme procurant un #revenu annuel égal à 3% du montant des capitaux.

    La mesure, qui concernerait « 10% des allocataires qui ont un patrimoine supérieur à 30.000 euros », selon le rapport, génèrerait une économie budgétaire annuelle chiffrée à 150 millions d’euros.

    Aussi les « très élevés » coûts de gestion de ces aides par les Caisses d’allocations familiales (Caf), 600 millions d’euros annuels, seraient réduits si elles étaient « stabilisées par périodes de 3 ou 6 mois », et non révisées à chaque #changement_de_situation des ménages.
    (...)

    Les députés demandent aussi au gouvernement de renoncer à la « quasi-suppression », à compter du 1er janvier 2016, de l’APL accession.

    Une telle mesure « nuirait grandement à la capacité des ménages aux revenus modestes et moyens d’accéder à la propriété, tout en aggravant à court terme, le déficit public ». Car en touchant 12.100 opérations, dont 8.400 constructions neuves, elle réduirait les recettes fiscales de « 150 à 200 millions d’euros », annulant ainsi les économies escomptées.

    #austérité

  • Ces chefs-d’œuvre du #patrimoine_archéologique mondial menacés par l’#Etat_islamique

    La fureur des terroristes de l’Etat islamique passe aussi par la purification culturelle. A coups de perceuses, de bulldozers, d’explosifs, ils ont ravagé en ce début 2015 plusieurs sites archéologiques majeurs de Mésopotamie, berceau il y a 3000 ans de la civilisation de ce côté-ci de la planète. Mi février ils s’en sont pris aux touristes visitant le musée du Bardo à Tunis, portant leur combat en Afrique du nord. Leur acharnement à détruire le passé pré-islamique de l’humanité ressort d’une violence nihiliste qui n’a pas seulement à voir avec la volonté de choquer, c’est un sinistre projet politique de tabula rasa pour priver des sociétés de leur histoire, et donc de leur identité.


    http://www.letemps.ch/interactive/2015/carte-patrimoine-menace
    #cartographie #visualisation #EI #ISIS

  • « Si l’#Etat_Islamique entre à #Palmyre, ce sera une catastrophe internationale »

    Les djihadistes de l’Etat islamique (#EI) se rapprochent de la cité antique de Palmyre, à environ 200 kilomètres au nord de Damas en #Syrie, menaçant plus de 60 000 habitants et faisant craindre la destruction de ce site classé au #patrimoine de l’#Unesco.

    http://www.lemonde.fr/international/article/2015/05/14/en-syrie-l-etat-islamique-menace-la-cite-antique-de-palmyre_4633773_3210.htm
    #ISIS #djihadisme

  • CMU complémentaire : 500 000 contrôles de comptes bancaires par an
    http://www.leparisien.fr/economie/cmu-complementaire-les-comptes-bancaires-controles-13-05-2015-4767331.php

    D’ici à cet été, l’Assurance maladie va vérifier les #comptes_bancaires des bénéficiaires de la #CMU-C. 10 % des assurés seront contrôlés chaque année. Une première.
    (...) 500 000 vérifications par an
    Les agents vont scruter les comptes courants et d’épargne des bénéficiaires de la CMU-C et comparer les revenus déclarés et les mouvements sur ces comptes. Une première.

    Jusque-là, seuls le fisc, les douanes, Tracfin, les caisses de retraite, Pôle emploi ou la Répression des fraudes étaient habilités à réclamer aux banques des relevés de compte. Et si la Caisse d’allocations familiales y a parfois recours, ce n’est que dans le cadre de contentieux sur le versement d’une pension alimentaire.

    Selon nos informations, la Caisse nationale d’assurance maladie, qui a vérifié à titre expérimental les comptes d’un millier de bénéficiaires de la CMU-C, a constaté des « anomalies significatives ». Son directeur général, #Nicolas_Revel*, a décidé de lancer un contrôle de tous les comptes bancaires des bénéficiaires de la CMU-C. Pas question pour autant de réduire la voilure de ce dispositif : « Ce n’est pas parce qu’il existe des phénomènes minoritaires d’abus ou de fraudes qu’il faut renoncer à aider l’immense majorité des assurés dans l’accès à leurs droits », précise Nicolas Revel, qui veut améliorer l’accès à ce dispositif loin de faire le plein.

    3 millions de bénéficiaires potentiels en plus

    Au 31 décembre dernier, 5,2 millions de personnes bénéficiaient de la CMU-C. Mais près de 3 millions de personnes restent à l’écart du dispositif. Pour eux, la Caisse nationale d’assurance maladie a mis en place des stratégies de repérage et d’aide qui portent leurs fruits. « La responsabilité de l’Assurance maladie, c’est de promouvoir l’accès à la CMU-C de tous ceux qui y ont vocation et de contrôler strictement le respect des conditions pour en bénéficier », résume le directeur de la Cnam. La carotte et le bâton, donc, pour mettre de l’ordre dans ce dispositif devenu indispensable depuis sa création en 1999 mais dont les failles donnaient encore du grain à moudre à ses détracteurs.

    * Nicolas Revel, inspecteur des finances, ex directeur de cabinet de Delanoé à la Ville de Paris, ex cour des comptes, ex conseiller présidentiel...

    Ici, la résorption du #non-recours prétexte à... sa fabrication. L’exemple du du #RSA offre un précédent dont on peut systématiser les effets (5,3 milliards d’euros par an d’économies dues au non recours). On avait introduit dans le formulaire de demande d’allocation des questions sur l’épargne disponible, avec un barème de calcul du RSA qui les prend en compte.
    Le principe c’est d’avoir toujours en réserve une menace, par exemple celle d’une « obligation alimentaire » qui viendrait à frapper parmi les proches, menace qui dissuade et inhibe la #demande.

    Les pauvres sont tellement malades qu’ils coûteraient plus cher que les autres si ils étaient soignés :

    #contrôle_des_ressources #management #peur

    • Avec l’"évaluation du train de vie" des allocataires, la gauche-HEC applique une dispositions restée essentiellement « théorique » (ces lois contiennent souvent des munitions en #réserve : on a jamais déduit d’argent du RMI pour cause de potager, comme le prévoyais le texte). Le contrôle des comptes bancaires des allocataires du RSA va-t-il lui aussi devenir effectif ?

      Avec ces économies programmées sur la CMU-C, comme avec celles projetées sur l’APL, on poursuit une #contre-réforme fiscale rampante, régressive (cf. la hausse de la TVA), sous couvert d’équité. Il s’agit de mieux lire et contrôler le disparate des formes de revenu des pauvres : épargne, droits d’auteur, vente de prestations, économie informelle, etc.

      Circulaire DSS/2A no 2008-181 du 6 juin 2008 relative aux modalités d’application de la procédure d’évaluation des ressources selon les éléments de train de vie pour le bénéfice de certaines prestations sociales, BO Santé – Protection sociale – Solidarités no 2008/6 du 15 juillet 2008

      http://www.cmu.fr/fichier-utilisateur/fichiers/CIRCULAIRE_DSS_2A_2008-181%20du%206%20juin%202008_train_de_vie.pdf

      3. la procédure applicable à la procédure d’évaluation selon les éléments de train de vie

      (...) De l’inviter à renvoyer, dans un délai de trente jours, le questionnaire adressé par l’organisme visant à évaluer les différents éléments de son train de vie accompagné de toutes les pièces justifica- tives, en précisant qu’à défaut de réponse complète dans ce délai, le droit à prestation peut lui être refusé (procédure dans le cadre de l’instruction d’une demande) ou que le renouvellement de ce droit sera remis en cause (procédure dans le cadre d’un contrôle) en application de l’article L. 161-1-4 du code de la sécurité sociale.

      En outre, il vous appartient d’informer le demandeur ou le bénéficiaire de la prestation que ses déclarations portant sur ses éléments de train de vie feront l’objet d’un contrôle systématique notamment par l’exercice du droit de communication prévue aux articles L. 114-19 à L. 114-21 du code de la sécurité sociale. Cette nouvelle prérogative qui a fait l’objet d’instructions particulières commentées par la circulaire du 20 février 2008 vous permet d’obtenir directement des informations de la part d’organismes ou entreprises tiers notamment les fournisseurs d’énergie, de téléphonie et les établissements bancaires.

      #évaluation_du_train_de_vie #data_mining

    • Le décret sur le train de vie des Rmistes va-t-il assez loin ?
      AC ! Paris, janvier 2008
      http://www.ac.eu.org/spip.php?article1842

      Depuis le début de son ascension, on avait bien compris que Nicolas Sarkozy avait une dent contre les Rmistes, ces salauds qui méritent bien qu’on les punisse d’être pauvres et de survivre avec 380 euros par mois. Quand on est un bon Français, on a le bon goût d’éviter d’étaler sa misère ou ses problèmes de logement (un allocataire des minima sociaux sur deux est mal logé ou SDF).

      Aujourd’hui, un nouveau pas est franchi avec le décret sur le train de vie des allocataires de minima sociaux.

      (...) Mais finalement, ce décret sur le train de vie va-t-il assez loin ? Est-il vraiment normal, est-il acceptable quand on connait l’état de notre planète et la raréfaction des ressources naturelles, qu’on laisse encore les pauvres respirer en toute liberté ? Ne serait-il pas temps de vérifier que certains ne profitent pas de leur oisiveté subventionnée par le contribuable, pour aspirer à plein poumons l’air des parcs et jardins, pendant que d’autres s’empoisonnent consciencieusement dans les embouteillages pour augmenter la croissance ?

    • Février 2009 : Six personnes condamnées pour avoir touché le RMI sans déclarer leur patrimoine
      http://bordeaux.blogs.liberation.fr/2009/02/12/six-personnes-c

      Déclarés coupables de #fraude, les prévenus devront rembourser le Revenu minimum d’insertion (RMI) qu’ils avaient perçu en omettant de déclarer leur #patrimoine. Ils ont été condamnés à reverser au Conseil général de Dordogne des sommes comprises entre 3.000 et 12.000 euros, ainsi qu’à des #amendes allant de 1.000 à 4.000 euros.

      Plaidant la bonne foi, les personnes concernées, toutes en période de transition professionnelle au moment des faits, ont déclaré ne pas savoir qu’elles devaient déclarer leurs biens immobiliers ou leurs titres placés à la banque lors d’une demande de RMI.

      Le citoyen Britannique avait de son côté acheté en 1991 une maison en Dordogne pour la transformer en gîte. Il doit désormais rembourser 3.000 euros au Conseil général et 3.800 euros à la Caisse primaire d’assurance maladie pour avoir bénéficié de la couverture maladie universelle (CMU)

    • Contre tous les allocataires, le « droit de communication » Sécu (<=> Trésor Public), Banques
      CIRCULAIRE N°DSS/2011/323 du 21 juillet 2011 relative aux conditions d’application par les organismes de sécurité sociale du droit de communication institué aux articles L. 114-19 et suivants du code de la sécurité sociale.
      http://www.sante.gouv.fr/fichiers/bo/2011/11-08/ste_20110008_0100_0151.pdf

      Les agents des organismes de sécurité sociale peuvent user du droit de communication prévu à l’article L.114-19 pour l’ensemble des prestations qu’ils sont amenés à servir y compris les prestations servies pour le compte de tiers tels que l’Etat (notamment CMU-C, AME, allocations logement, ASPA) ou les conseils généraux (RSA).

    • Le scandale du contrôle bancaire par l’Assurance maladie, SMG (syndicat de la médecine générale)
      http://www.smg-pratiques.info/Le-scandale-du-controle-bancaire.html?var_hasard=2019873767555f10ce5

      L’Assurance Maladie annonce fièrement il y a 2 jours généraliser son dispositif de contrôle des comptes bancaires des bénéficiaires de la CMU-c.
      Elle s’appuie sur l’article L114-19 du code de la Sécurité Sociale mentionnant depuis 2011 le droit de communication, opposable à tout organisme disposant d’informations utiles, et ce par-delà le #secret_professionnel, à des fins de contrôle.
      Le SMG dénonce cet article comme toutes ses formes d’application.
      Le secret professionnel est un droit fondamental de protection des citoyens, sans distinction. Nous devons combattre l’idée qu’il puisse être levé par des administrations en dehors de procédures judiciaires ou fiscales, parce que cette idée est une prémisse à des atteintes graves aux personnes.
      Nous condamnons cette rupture du #secret_bancaire actuel, qui est orientée vers les plus modestes, et donc constitue un procédé discriminatoire et illégal.
      Ce contrôle n’a aucun fondement. L’Assurance Maladie maintient un discours sur le problème des dépenses, mais elle manque d’abord cruellement de recettes, ce qui est le fait de cadeaux injustifiés aux entreprises depuis plusieurs années.

    • Le non-recours aux soins de santé, Héléna Revil
      http://www.laviedesidees.fr/Le-non-recours-aux-soins-de-sante.html

      Pour d’autres personnes potentiellement éligibles, la #stigmatisation n’est pas en lien avec les comportements des professionnels de santé, mais davantage avec ceux des agents des organismes d’Assurance maladie. Elle peut ainsi être induite ou renforcée par une forme de « #culture_du_soupçon » qui s’est progressivement déployée au sein des caisses, et au delà. La légitimité de la CMU C a très vite été questionnée par les agents de l’Assurance maladie, davantage habitués à la gestion de droits assurantiels connectés au monde du travail (Leduc, 2008). Dans sa thèse intitulée Les ressentiments de la société au travail. La Couverture maladie universelle en quête de légitimité , Sacha Leduc explique dans quelle mesure une #logique_de_ressentiment s’est installée au sein des CPAM par rapport à la prestation assistancielle de la CMU C, poussant certains agents à discriminer les bénéficiaires potentiels et à différencier les demandeurs légitimes de ceux qui ne le seraient pas (Leduc, 2008).

      Certaines dispositions prises par les pouvoirs publics sont en outre venues attiser la suspicion ; la Loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2006 a par exemple permis aux CPAM d’évaluer « le #train_de_vie » des demandeurs de la CMU C et de l’ACS lorsque les agents constatent, à l’occasion de l’instruction d’un dossier, une disproportion marquée entre « le train de vie » de ceux-ci et les ressources qu’ils déclarent. Bien que très complexe à mettre en œuvre et finalement peu appliquée, cette disposition tend toutefois à apporter une légitimation aux contrôles informels effectués par certains agents d’accueil (Leduc, 2008).

    • Le droit de communication élargi et les échanges dématérialisés, tels que présentés par la CAF
      http://www.caf.fr/ma-caf/caf-du-gard/qui-sommes-nous/la-lutte-contre-la-fraude/le-droit-de-communication-elargi-et-les-echanges-dematerialises

      - Qu’est ce que le droit de communication élargi ?
      Le « droit de communication élargi » (DC) institué par la Loi de finances de la Sécurité Sociale de 2008, étend aux Organismes de Sécurité Sociale les pouvoirs d’investigation afin de contrôler l’exactitude des déclarations ou l’authenticité des pièces produites en vue de l’attribution et du paiement des prestations.
      – Dans quels cas peut on y avoir recours ?
      Cette démarche peut être mise en oeuvre dans le cadre de la lutte contre la fraude, ou pour la poursuite d’un contrôle, si l’agent de contrôle le juge nécessaire, notamment s’il n’a pas pu obtenir les informations nécessaires auprès de l’allocataire. Les informations sont alors recueillies directement auprès des tiers, après en avoir informé l’allocataire sauf s’il s’agit d’une suspicion de fraude.
      – Auprès de quels organismes ?
      – Les organismes bancaires : le secret professionnel, y compris bancaire, n’est plus opposable.
      – Les employeurs.
      – Les fournisseurs d’énergie : EDF, GDF, et les autres fournisseurs privés, les distributeurs d’eau.
      – Les opérateurs de téléphonie fixe et mobile, les opérateurs d’accès Internet : France Télécom et autres opérateurs privés.
      – Les services de messageries : La Poste et les services privés de messageries.
      – D’une façon générale : tous les commerçants.
      – Quelles informations peuvent être recueillies ?
      Toutes les informations qui permettent à votre Caf de vérifier la situation des allocataires et d’étudier leurs droits. Sont donc concernés : les ressources, le domicile, la résidence en France et à l’étranger, l’état civil, la composition de la famille, la condition d’isolement, l’existence d’un logement, les coordonnées financières, etc.

    • Cour des comptes : la CMU-C doit être « plus contrôlée »
      http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/06/03/97002-20150603FILWWW00173-sante-la-cmu-c-doit-etre-plus-controlee.php

      Les deux dispositifs d’aide à la santé destinés aux plus démunis (CMU-C et ACS) doivent être davantage contrôlés, leur #gestion simplifiée et les #conditions_d'accès examinées, préconise la #Cour_des_comptes dans un rapport présenté aujourd’hui au Sénat.

    • Prestations sociales : l’écran de fumée et les vrais chiffres
      http://www.lutte-ouvriere-journal.org/2015/06/03/prestations-sociales-lecran-de-fumee-et-les-vrais-chiffres_3

      « RSA, aide au logement… : les fraudes détectées par la CAF font un bond de 56 % en 2014. » Ce titre d’un quotidien reflète ce qu’on voudrait faire dire aux chiffres de la Caisse nationale d’allocations familiales : les « #assistés » coûteraient cher.

      La hausse peut sembler vertigineuse, mais à regarder de plus près, on voit tout autre chose. En premier lieu, cette augmentation n’est nullement provoquée par une recrudescence de la fraude elle-même. Aux dires même de la CAF, celle-ci resterait stable, à environ un milliard d’euros par an. Même si on ne sait pas très bien comment elle est calculée.

      En fait, ce qui a changé, ce sont les contrôles accrus auprès des bénéficiaires des aides sociales, RSA, aides au logement, etc. Dorénavant, les 647 contrôleurs de la CAF pratiquent systématiquement le croisement des données informatiques. Ils peuvent interroger le fisc, l’Urssaf, Pôle emploi, les caisses de retraite, et même demander aux banques des relevés bancaires pour vérifier le niveau des revenus.

      Grâce à ce meilleur #flicage, la CAF a détecté en 2014, le résultat mirobolant de 32 000 fraudes pour un montant total de 210 millions d’euros, soit un montant moyen de 6 500 euros.

      La CAF elle-même est obligée de constater que nombre de ces « fraudes » découlent d’omissions, de déclarations diminuant les ressources du ménage, ou de non-déclarations de situations de concubinage, souvent le fait de personnes très modestes, bénéficiaires de prestations sous conditions de ressources, ou de #minima_sociaux.

      Et puis, même si trop de chiffres tuent les chiffres, il faut relativiser ce montant de 210 millions d’euros. Il ne représente que 0,23 % du budget annuel de la CAF. Par contre, le montant des RSA non réclamés par des ayants droit est estimé à 5 milliards par an.

      Enfin, il faut rappeler que la Cour des comptes a estimé à 20 milliards d’euros par an, le montant des fraudes patronales aux cotisations sociales.

  • Diyarbakır « l’Arménienne ». Retour sur la (re)construction d’une ville multiculturelle | Observatoire de la vie politique turque
    https://ovipot.hypotheses.org/11188

    En 1999, le parti pro-kurde HADEP remporte la mairie de Diyarbakır, alors que la région est encore sous état d’exception. La ville – aussi considérée comme la capitale du Kurdistan, au moins du Kurdistan turc – sortait de 15 ans de guerre et est alors progressivement reconstruite, d’abord de manière discursive, comme une ville multiculturelle.

    Le multiculturalisme a été embrassé en partie, au début au moins, comme un euphémisme pour parler de la culture et de l’identité kurde. Mais dès le premier mandat du parti pro-kurde, quand on parle de « multiculturalisme » ou de « fraternité entre les peuples », c’est aussi en référence aux populations de la ville, désormais quasiment disparues, par vagues successives, depuis la Première Guerre mondiale : Assyriens, Chaldéens, Juifs, Arméniens.

    Le retour sur ce passé que l’on dit multiculturel, quasiment éteint, c’est d’abord se redécouvrir, et redécouvrir la ville et son histoire, marquées par les violentes années de guerre à la fin du 20e siècle, et les souvenirs des débuts tragiques du même siècle. Dans les mémoires collectives, les violences qui secouent le Kurdistan notamment au cours des années 1990 sont associées aux massacres et au génocide arméniens de la fin de l’Empire ottoman, elles y font écho ; elles sont même parfois perçues comme la conséquence voire la punition de ces derniers. Quand on commence à briser le silence et le tabou sur l’histoire et le génocide arméniens en Turquie, on le fait aussi depuis Diyarbakır ; le mouvement kurde reconnaît alors progressivement la responsabilité des populations kurdes dans le génocide arménien.

    #Diyarbakir #Patrimoine #Commémoration #Arménien #Kurdes