• Le bilan journalier dérisoire de la pandémie en France, qui ne justifie en rien la VIOLENCE de ce gouvernement #EnMarche
    23 Juillet 2020 : Coronavirus : 7 nouveaux décès, près de 1000 nouveaux cas confirmés en 24 heures en France
    https://www.lefigaro.fr/sciences/coronavirus-7-nouveaux-deces-pres-de-1000-nouveaux-cas-confirmes-en-24-heur
    . . . . . . .
    Au cours des dernières 24h, 7 personnes hospitalisées ont perdu la vie des suites d’une infection au coronavirus.

    Selon les chiffres de la Direction générale de la santé (DGS) publiés ce mercredi 22 juillet, 6366 patients sont toujours pris en charge par les services hospitaliers, 455 d’entre eux sont en réanimation.

    « Le virus circule sur l’ensemble du territoire national », indique la DGS, en soulignant le nombre croissant de clusters. Sur les 561 détectés depuis le 9 mai, 212 sont encore en activité et 14 ont été découverts dans la journée.
    . . . . . . .
    #macro_lepenisme #maintien_de_l'ordre macronien #violence #épidémie #pandémie pas #en_vedette #imposture #confinement
    C’est pas à la une des #médias de #france #propagande #journulliste #journullistes #medias #politique #médiacrates #mass_merdias

    • Amputations, défigurations, fracas maxillo-facial ou dentaire, dilacération oculaire ou énucléation, fracas crânien, hémorragies cérébrales…

      Couvrez ces plaies que je ne saurais voir…
      Le 24 janvier 2019, le professeur Laurent Thines, neurochirurgien au CHU de Besançon, après avoir constaté les dégâts occasionnés par les #LBD, informe les pouvoirs publics et lance une pétition.
      https://www.legrandsoir.info/couvrez-ces-plaies-que-je-ne-saurais-voir.html
      Il écrit : « J’ai été particulièrement choqué par les photos prises et les lésions observées chez les personnes blessées lors des mouvements de manifestation. Beaucoup, très jeunes (potentiellement nos enfants), ont été mutilés alors qu’ils ne représentaient aucune menace spécifique ». Et d’ajouter : « amputation de membre, défiguration à vie, fracas maxillo-facial ou dentaire, dilacération oculaire ou énucléation, fracas crânien, hémorragies cérébrales engageant le pronostic vital et entrainant des séquelles neurologiques, autant de mutilations qui produisent de nouveaux cortèges de « Gueules cassées »…Tant de vies ont été ainsi sacrifiées (…)…Pour toutes ces raisons nous, soignants (médecins, chirurgiens, urgentistes, réanimateurs, infirmiers, aides-soignants…) apolitiques et attachés à l’idéal de notre pays, la France, au travers de la déclaration des Droits de l’Homme, de la Femme et du Citoyen, demandons qu’un moratoire soit appliqué sur l’usage des armes sublétales de maintien de l’ordre en vue de bannir leur utilisation lors des manifestations »(1) .

      Première parenthèse : on dit « létal » pour éviter « mortel », « bâton souple de défense » pour ne pas dire « matraque », « lanceur de balles de défense » pour cacher que le lanceur est une arme d’attaque, « forces de l’ordre » pour indiquer que la violence n’est pas imputable aux policiers, « blessures oculaires » pour que le vilain mot « éborgnement » ne soit pas prononcé.

      Seconde parenthèse : la revendication de l’ « apolitisme » des signataires nous ferait tousser comme un contaminé au Covid-19 si l’on ne comprenait pas qu’il signifie « de diverses opinions politiques ».

      Avec Cathy JURADO, Laurent THINES publie à présent un recueil de textes dont ils disent : « né au cœur des ronds-points et des manifestations de Gilets Jaunes, il témoigne de ce combat historique, par le biais d’une évocation poétique sans concession de la répression contre ce mouvement mais aussi de la ferveur et du courage des militants. Les droits d’auteur seront reversés intégralement au Collectif des Mutilés pour l’Exemple ».

      C’est publié par « Le temps des Cerises » , excellent éditeur qui a publié.

      Maxime VIVAS Pour participer à ce geste de solidarité, contactez : poemesjaunes@gmail.com
      Pour en savoir plus, lisez l’article ci-contre https://www.legrandsoir.info/feu-poemes-jaunes.html

      Note (1) La réponse au cours de l’année a été la violence policière répétée contre le personnel soignant, matraqué et gazé. En mars 2020, des policiers se sont rendus, à la nuit tombée, avec des véhicules de service aux gyrophares allumés, devant des hôpitaux pour y applaudir (à distance) le personnel soignant qui est aux premières lignes dans la lutte contre le Coronavirus. Dérisoire initiative d’un corps de métier qui bénéficie, pour « maintenir l’ordre » de masques de protection qui font défaut dans les hôpitaux et qui usa de la matraque si les soignants manifestaient pour en réclamer. Puis, les manifestations ont repris et les brutalités contre le personnel soignant aussi.

      #violence #violences_policières #police #répression #violences #violence_policière #emmanuel_macron #giletsjaunes #resistances #social #mutilations #mutilés #maintien_de_l'ordre #gilets_jaunes #justice #répression #violence #armes_non_létales #flashball #blessures #langage

    • Le Ségur de la honte ! Jean-Michel Toulouse, ancien directeur d’hôpital public - 22 juillet 2020
      https://pardem.org/actualite/1057-le-segur-de-la-honte

      Certes il était illusoire d’espérer que des décisions à la mesure des besoins de l’hôpital, du personnel et des patients seraient prises au Ségur de la Santé. Sauf à croire au miracle ! 


      Mais la réalité dépasse la fiction : trois syndicats se sont déshonorés en signant les « accords » séguro-macroniens. Non seulement les revendications répétées des personnels hospitaliers depuis de très longs mois ont été piétinées mais il ne subsiste aucun espoir que les problèmes de fond qui minent la santé publique soient réglés.


      Mais l’honneur et la lutte n’ont pas disparu. Ils étaient incarnés le 14 juillet entre République et Bastille à Paris et dans de nombreuses villes par les soignants qui manifestaient et par les 15 organisations médicales et non médicales, qui ont refusé d’être complices du Ségur de la honte.

      Ils ont signé : la #CFDT, #FO et l’ #UNSA - les syndicats les moins représentatifs dans de nombreux hôpitaux et chez les médecins. Après 6 semaines de négociation bâclées, voici ce qu’ont accepté ces organisations : 


      – Un « socle » de 7,6 milliards d’euros pour les personnels para-médicaux (infirmières, aides-soignantes, kinésithérapeutes, etc.) et non médicaux (administratifs, agents des services hos-pitaliers, techniciens divers, etc.) est attribué à 1,5 million d’hospitaliers : une augmentation de salaire versée en deux temps, soit 90 euros au 1er septembre prochain et 93 euros au 1er mars 2021. Au total 183 euros nets mensuels sont octroyés aux agents des hôpitaux et des #EHPAD. Ce qui ne rattrape même pas le blocage du point indiciaire depuis 10 ans ! En effet pour ce rattrapage il aurait fallu 280 euros nets mensuels. Il s’agit donc d’une obole qui montre le mépris du pouvoir pour les salariés, qualifiés de « héros » par Macron ! Il est vrai que la notion de héros est commode : elle dépolitise le problème et, en outre, un héros n’a pas de besoin ! 


      – Une « révision des grilles salariales » - sans autre précision - en avril 2021, et cela ne représentera que 35 euros nets mensuels en moyenne ! Voilà la reconnaissance macronnienne pour celles et ceux qui ont tenu le pays à bout de bras pendant 3 mois et ont limité les dégâts de l’incompétence de ce pouvoir.


      – La « revalorisation » des heures supplémentaires, des primes pour travail de nuit, mais « plus tard » et sans autre précision, ce qui signifie que ce sera indolore pour ce pouvoir !


      – La création de 15 000 postes - sans précision non plus - alors qu’il en faudrait 100 000. De plus, ces postes seront à discuter avec les directions d’établissement, ce qui n’est pas acquis !


      – S’agissant des médecins, le Ségur leur octroie 450 millions d’euros (au lieu de 1 milliard), et 16 « autres mesures » à venir… La principale étant la « revalorisation » de la prime de service exclusif qui passera de 490 euros à 700 euros nets mensuels pour les PHPT (Praticiens hospitaliers plein temps), puis à 1 010 euros en 2021, à condition que ces #PHPT aient 15 ans d’ancienneté...


      – Toujours pour les médecins, révision des grilles salariales mais au rabais (100 millions d’euros), et en 2021, avec la fusion des trois premiers échelons déjà prévue par le plan Buzyn, et en créant 3 échelons supplémentaires en fin de carrière, c’est-à-dire aux calendes grecques !


      – Enfin pour les jeunes médecins et les internes, 124 millions d’euros pour les indemnités aux jeunes praticiens, qui seront portées au niveau du SMIC horaire ! Mais sans revalorisation de leurs grilles indiciaires ! Et cela alors que 30 % des postes sont vacants. Pas de mesure sur les gardes et la permanence des soins. Ce n’est pas avec cela que l’hôpital public sera plus attractif ! On risque même assister à une fuite générale des compétences vers le privé.

      Volet 2 (organisation et investissement) : du pareil au même !
      Monsieur Véran, ministre de la Santé, déclare que ce plan n’est pas fait « pour solde de tout compte ». En effet ! Nous apprenons que ce ne sera pas 15 000 postes qui seront créés mais seulement 7 500 car les 7 500 autres sont déjà inscrits dans le collectif budgétaire prévu dans le plan Buzyn « Ma santé 2022 » ! 


      Ce plan Ségur, animé par Nicole Notat, annoncé par Macron et Castex, proclame que 20 milliards de plus sont alloués aux hôpitaux. Mais en réalité il y en a déjà 13 qui sont sensés contribuer à éponger les dettes des hôpitaux (sur une dette de 30 milliards), ce qui réduit à 6/7 milliards l’ensemble des autres mesures ! 
Notat, qui a remis son rapport sur le volet 2 le 21 juillet, poursuit donc son travail d’enfumage macronien. Ce volet n°2 se limite, en effet, à injecter, sur 4 à 5 ans, 6 à 7 milliards d’euros pour financer les bâtiments, les équipements et le numérique. 6 milliards en 4-5 ans pour l’ensemble de ces mesures alors que l’hôpital est rongé par l’austérité et la réduction de moyens depuis 30 ans ! Sans compter qu’il faudra partager avec le secteur privé « assurant des missions de service public » !

      Considérant l’état des hôpitaux publics, on voit le fossé abyssal qui sépare les besoins réels et cette aumône méprisante ! En guise « d’investissement massif » - comme le promettait Macron - ce ne seront que 2,5 milliards pour les établissements de santé (projets territoriaux de santé, Ville-Hôpital, pour « casser les silos » !), 2,1 milliards pour le médico-social et les EHPAD (rénovation d’un quart des places, équipement en rails de transfert, capteurs de détection de chute, équipements numériques) et 1,5 milliard pour l’investissement dans le numérique et « les nouvelles technologies » . Il est donc évident que ce plan est loin de permettre de « changer de braquet ». Alors que ce sont des milliers de lits qui ont été supprimés depuis 30 ans (quelque 12 000 ces 5 dernières années), le plan Véran-Notat prévoit 4 000 créations mais seulement « à la demande » et « en fonction des besoins » (évalués par qui ?), et pour des motifs de « grippe saisonnière ou d’autres pics d’activité exceptionnels ». En réalité pas un lit ne sera créé pour compenser la destruction systématique de nos hôpitaux. Le COPERMO (Comité interministériel pour la performance et la modernisation de l’offre de soins hospitaliers), véritable instrument de verrouillage de l’investissement dans les hôpitaux publics, sera supprimé et remplacé par un « Conseil national de l’investissement » qui « accompagnera les projets, établira les priorités, répartira les enveloppes uniquement pour ceux qui seront financés sur fonds publics (on ne voit pas comment l’hôpital public serait financé autrement…), ou qui seront supérieurs à 100 millions d’euros » ! Autant dire que seul change le nom du COPERMO mais qu’est conservé l’instrument de verrouillage des investissements hospitaliers ; même si l’intention de le faire cautionner par quelques élus est annoncée comme une mesure formidable !
Ce volet 2 traite de « déconcentration de la gestion des investissements » et envisage de donner plus de pouvoirs aux Délégations départementales des ARS et « aux territoires ». Mais l’on sait que ces Délégations doivent respecter les « plans régionaux de santé » décidés par les ARS... Cette association des élus est donc un leurre !

      Véran annonce que les tarifs de la T2A « vont continuer d’augmenter » les années prochaines, alors que cela fait 10 ans qu’ils baissent… Par ailleurs le ministre propose « de mettre en place une enveloppe qui permettra aux hôpitaux de sortir plus rapidement de ce système » et « d’accélérer la réduction de la part de la T2A... » . Face au caractère fumeux de ces propos il est raisonnable d’être circonspect !

      Parmi « les 33 mesures » annoncées, citons aussi la volonté d’ « encourager les téléconsultations » , de décloisonner l’hôpital, la médecine de ville et le médico-social mais sans mesure concrète, « libérer les établissements des contraintes chronophages » et autres baragouinage sans mesure concrète.


      Le gouvernement veut « une gouvernance plus locale » et une revitalisation des services. Les candidats chefs de service devront présenter un projet : mais c’est déjà le cas ! On ne voit pas très bien le changement… Les pôles sont maintenus, même si les hôpitaux seront libres d’en décider.


      S’agissant des Instituts de formation en soins infirmiers (#IFSI), le gouvernement propose de doubler les formations d’aides-soignantes d’ici 2025 et d’augmenter de 10% celles des #IDE (Infirmières diplômées d’Etat). Ces mesures s’imposaient car l’on sait que la « durée de vie professionnelle » d’une IDE est de 6 ans... Mais au lieu d’augmenter massivement les postes d’IDE et de renforcer les IFSI, le gouvernement « lance une réflexion sur une nouvelle profession intermédiaire entre les IDE et les médecins » … ce qui lui permettra de gagner du temps et ne résoudra pas les manques d’effectifs dans les services !


      S’estimant satisfait d’avoir « remis de l’humain, des moyens et du sens dans notre système de santé » le Ministre conclut en annonçant un autre « Ségur de la santé publique » pour la rentrée et un « comité de suivi » des volets 1 et 2 du Plan Ségur.

      Qui peut se faire encore des illusions après cet enfumage cynique ?
      L’aumône concédée aux soignants, loin de leurs revendications qui préexistaient au Covid-19, ne suffit même pas à corriger le blocage du point d’indice depuis 10 ans alors que des centaines de milliards d’euros sont offerts aux multinationales et au #MEDEF.


      Rien n’est dit sur les ordonnances Juppé de 1995, sur la loi #HPST (hôpital, patients, santé, territoire) de la ministre de la Santé de Sarkozy, Roselyne Bachelot, qui vient de faire un grand retour en qualité de ministre de la culture ! Rien sur les lois Touraine et Buzyn qui ont continué à fermer des lits et détruire des postes !

      Rien sur le matériel, les respirateurs, les médicaments, les postes à créer, les hôpitaux à moderniser ! Rien sur les lits de réanimation dont on a vu la pénurie pendant ces 6 derniers mois ! Rien sur les 30 000 morts dont le pouvoir est responsable, faute de production locale de masques, de gel hydro-alcoolique, de gants, de tenues de protection, de médicaments, alors qu’une autre vague de la Covid-19 menace ! Où est le plan de relocalisation des industries de santé ?

      La signature de cet « accord » par la CFDT, FO et l’UNSA est une infamie ! Et cela alors que ces syndicats savent que Macron-Castex vont remettre sur la table la contre-réforme des retraites ! 


      Ils prétendaient après le volet 1 que les « autres volets » Ségur arrivaient : investissement et financement des hôpitaux, réforme de la #T2A, organisation territoriale, et « gouvernance » de l’hôpital. Pipeau !


      Qui peut se faire encore des illusions après cet enfumage cynique ? 


      Qui peut encore gober les déclarations officielles faisant des soignants des héros alors qu’ils ont été maltraités, le sont et le seront encore après ce Ségur de la honte ?


      Comment l’hôpital public va-t-il s’en sortir alors que la France est en voie de paupérisation et qu’il y aura un million de chômeurs de plus à la fin de l’année ?

      Ce qu’il faut retenir, c’est que 15 organisations n’ont pas signé cet « accord » déshonorant ! Parmi lesquelles la CGT, Sud, l’AMUF, la Confédération des praticiens des Hôpitaux, le Syndicat Jeunes Médecins, l’Union syndicale Action Praticiens des Hôpitaux, le Syndicat des professionnels IDE, etc. Leur manifestation du 14 juillet contre ce « plan » Macron-Castex-Véran-Notat est le début de la réplique contre l’indécent « hommage » de ce pouvoir aux soignants ! Il faut espérer que le mouvement social n’en restera pas là ! Que les citoyens s’en mêleront !

      Un seul objectif s’impose à nous : virer ce pouvoir inféodé aux multinationales, à la finance et à l’Union européenne !

      #Santé #santé_publique #soin #soins #enfumage #baragouinage #ségur #capitalisme #économie #budget #politique #olivier_véran #nicole_notat #agnès_buzyn #jean castex #alain_juppé #roselyne_bachelot #marisol_touraine #paupérisation #médecine #hôpital #inégalités #médecins #médecine #services_publics #conditions_de_travail #infirmières #infirmiers #soignants #soignantes #docteurs #budget #argent #fric #ue #union_européenne

  • Toujours pas de vols de #rapatriement pour les #employées_de_maison migrantes

    Le retour des travailleurs étrangers doit se faire selon un mécanisme qui respecte leurs droits, selon l’Organisation internationale du travail.

    Les premières opérations de #rapatriement de #travailleuses_migrantes devaient débuter hier, avaient annoncé les autorités libanaises. Un avion devait venir d’Addis-Abeba pour ramener chez elles des employées de maison éthiopiennes particulièrement touchées par la crise libanaise économico-financière et davantage fragilisées par la #pandémie de #coronavirus. Mais l’opération n’a pas eu lieu. Selon l’ambassade d’Éthiopie, ce vol n’était toujours pas programmé. « Nous n’avons pas encore annoncé de date », se contente de dire à L’Orient-Le Jour le consul d’Éthiopie, Aklilu Tatere. Mais du côté de la Sûreté générale, on indique que « l’Éthiopie n’aurait pas trouvé d’avion » pour rapatrier les travailleuses éthiopiennes en situation de grande #vulnérabilité coincées au Liban. « L’opération pourrait avoir lieu d’ici à deux jours », estime le porte-parole de la Sûreté générale, le général Nabil Hannoun, précisant que « la décision revient aux autorités éthiopiennes ». Car le rôle de la SG, en cette période exceptionnelle, est de donner le feu vert aux ambassades, après s’être assurée de l’identité des travailleuses migrantes, dont une grande partie est en situation irrégulière. « Nous régularisons leur situation sans contrepartie financière pour leur permettre de quitter le pays, à la condition qu’elles ne fassent pas l’objet d’une plainte judiciaire », affirme le responsable.

    Les coûts exorbitants du #retour

    Dans ce cadre, de nombreuses employées de maison éthiopiennes, philippines, bangladaises ou d’autres nationalités se pressent aux portes de leurs consulats, dans une volonté de quitter le pays du Cèdre. Même chose du côté des travailleurs étrangers, ouvriers, pompistes, éboueurs… Car travailler au Liban ne leur convient plus. Avec la dépréciation de la #livre_libanaise et la #paupérisation des employeurs libanais, leurs salaires fondent comme neige au soleil. Payées dans la monnaie nationale depuis la pénurie de dollars, alors que la promesse d’embauche était basée sur un #salaire en #dollars, les employées de maison touchent désormais le tiers, voire le quart de leur salaire initial. Et puis les #transferts_d’argent sont de plus en plus difficiles. Une situation à laquelle vient s’ajouter la crise du coronavirus, qui a mis des milliers de travailleuses au #chômage, #femmes_de_ménage ou #employées_domestiques. L’AFP rapporte le cas de Sophia notamment, une travailleuse domestique éthiopienne sous contrat, renvoyée et jetée dans la rue sans salaire, sans valise, sans passeport et qui n’a qu’un but désormais : rentrer chez elle. Alors, elle attend une promesse de rapatriement devant l’ambassade d’Éthiopie à Hazmieh, comme nombre de ses compatriotes. Or il est de notoriété publique que nombre de pays voient d’un mauvais œil le retour de leur #main-d’œuvre qui viendrait grossir les rangs des chômeurs en ces temps de crise mondiale.

    L’ambassade des Philippines a déjà rapatrié 618 employées de maison depuis le mois de décembre 2019, selon le vice-consul des Philippines, Edward Chan. La crise financière battait déjà son plein, et près de 2 000 demandes de rapatriement avaient été déposées, principalement des travailleuses non documentées qui avaient fui le domicile de leur employeur. « La pandémie de Covid-19 a interrompu le processus », regrette-t-il. Aujourd’hui, de nouveaux défis se posent, liés au #prix prohibitif des #billets_d’avion. « Affréter un charter coûterait une fortune, sachant que le billet Beyrouth-Manille coûte aujourd’hui entre 1 200 et 2 300 dollars », affirme M. Chan à L’Orient-Le Jour, précisant que « le consulat apporte un soutien financier aux travailleuses philippines pour leur permettre de rentrer chez elles ».

    Pour un #retour_volontaire et non forcé

    Une autre question se pose. Que deviendront les plaintes auprès des autorités libanaises des travailleuses domestiques victimes d’abus, de mauvais traitements ou de non-paiement de leurs salaires et qui décident de quitter le Liban ?

    Si le consulat philippin assure un ferme suivi des dossiers de ses ressortissantes auprès du ministère du Travail, sauf en cas de désistement, de nombreuses employées de maison migrantes n’auront jamais gain de cause, malgré les #abus dont elles ont été victimes.

    C’est la raison pour laquelle l’Organisation internationale du travail insiste pour que le retour des travailleurs migrants du Liban, et plus particulièrement des employées de maison, se déroule selon un mécanisme qui respecte leurs #droits. « Il faut d’abord que ce retour soit volontaire et non forcé. Car la travailleuse doit avoir le #choix entre trouver un autre emploi sur place ou partir, au cas où l’employeur n’aurait plus les moyens de respecter ses engagements », affirme la porte-parole de l’OIT, Zeina Mezher. « Il est aussi impératif que le rapatriement des travailleuses étrangères du Liban, touchées par la double #crise_économique et sanitaire, ne soit pas un prétexte pour les délester de leurs droits », ajoute-t-elle. D’autant plus que celles qui désirent quitter le pays sont généralement les plus vulnérables. Pour avoir fui un employeur abusif, elles sont souvent sans documents d’identité. « D’où la nécessité, précise la porte-parole, que l’employeur assume la responsabilité du billet d’avion comme prévu par le contrat de travail, même lorsque son employée a quitté le domicile. » Une réponse qui vient en marge d’une réunion virtuelle destinée à identifier les problèmes de la main-d’œuvre migrante au Liban en ces temps exceptionnels, organisée hier par l’OIT et l’OIM (Organisation internationale des migrations) et qui a réuni tous les acteurs locaux et internationaux, dans le but d’y apporter une réponse globale.

    https://www.lorientlejour.com/article/1218891/toujours-pas-de-vols-de-rapatriement-pour-les-employees-de-maison-mig
    #employé_domestique #employé_de_maison #migrations #femmes #crise_sanitaires #covid-19 #femmes_migrantes #Liban #Ethiopie #Philippines #Bangladesh #remittances

    ping @isskein @_kg_ @tony_rublon @thomas_lacroix

    • « Je veux rentrer au Soudan, je peux à peine manger à ma faim ! »

      Terrassés par la crise, des Soudanais tentent l’improbable traversée vers Israël.

      La crise économique et financière qui secoue le Liban impacte de plus en plus les travailleurs étrangers qui, avec la fermeture de l’aéroport en mars dernier, se retrouvent prisonniers dans un pays devenu trop cher pour eux et où ils voient leurs revenus fondre parallèlement à la chute libre de la livre face au billet vert.

      La forte dépréciation monétaire et l’explosion du chômage ont même provoqué un phénomène inédit à la frontière libano-israélienne, sous étroite surveillance, rapporte l’AFP sous la plume de Bachir el-Khoury à Beyrouth et Rosie Scammell à Jérusalem, en précisant que depuis début mai, au moins 16 Soudanais ont été interpellés alors qu’ils tentaient de traverser de nuit cette zone à hauts risques, gardée par les soldats de la Finul et de l’armée.

      Le dernier en date avait été retrouvé mercredi dernier par des soldats israéliens, caché dans une canalisation d’eau. Il a été interrogé par l’armée israélienne, avant d’être renvoyé de l’autre côté de la frontière, indiquent les deux auteurs.

      Des deux côtés, on s’accorde toutefois à dire que ces récentes tentatives de franchissement sont uniquement motivées par des considérations financières.

      « Selon l’enquête préliminaire », elles « ne revêtent aucune motivation sécuritaire ou d’espionnage », confirme une source de sécurité libanaise, sous le couvert de l’anonymat.

      La semaine dernière, l’armée libanaise avait découvert à la frontière le corps criblé de balles d’un Soudanais, tué dans des circonstances non élucidées à ce jour. Au cours des dernières semaines, elle avait procédé à plusieurs interpellations de Soudanais tentant de rallier Israël.

      À peine de quoi manger

      « Je veux rentrer au Soudan car la vie est devenue très chère ici. Je peux à peine manger à ma faim », déplore Issa, 27 ans, employé dans un supermarché de la banlieue sud de Beyrouth.

      Son salaire mensuel de 500 000 livres vaut désormais moins de 100 dollars, contre 333 avant la crise.

      Plus de 1 000 Soudanais se sont inscrits auprès de leur ambassade à Beyrouth dans l’espoir d’être rapatriés, sur les quelque 4 000 vivant au Liban, selon Abdallah Malek, de l’Association des jeunes Soudanais au Liban, cité par l’agence de presse.

      Ceux qui optent pour une tentative de départ vers l’État hébreu auraient des proches ou des connaissances au sein de la communauté soudanaise en Israël. Selon des informations récoltées par l’armée israélienne, il s’agit notamment d’employés du secteur de la restauration, qui ont organisé leur fuite via les réseaux sociaux.

      Protection humanitaire

      Impossible de déterminer le nombre exact ayant réussi à franchir la frontière pour s’installer en Israël. Un, au moins, Mohammad Abchar Abakar, est en détention depuis plusieurs mois après son arrestation en janvier par l’armée israélienne. L’ONG « Hotline pour les réfugiés et migrants » s’est mobilisée pour obtenir sa libération fin avril. Elle n’a pas encore pu le voir en raison de la pandémie de Covid-19.

      « Il nous a dit qu’il voulait demander l’asile », dit la porte-parole de cette ONG, Shira Abbo. Là encore, les chances de réussite sont maigres : ces dernières années, Israël a accordé le statut de réfugié à... un seul Soudanais, sur une communauté estimée à 6 000 personnes. La majorité d’entre eux ont une demande d’asile en cours d’étude depuis des années, qui leur permet de travailler provisoirement. Environ un millier ont obtenu un statut alternatif de « protection humanitaire ».

      La plupart des Soudanais en Israël ont commencé à affluer en 2007, empruntant une route là aussi périlleuse via le Sinaï égyptien. Longtemps poreuse, cette frontière a depuis été renforcée par l’État hébreu. Aujourd’hui, Mme Abbo déplore le refoulement des travailleurs interceptés par l’armée israélienne. « Si quelqu’un affirme vouloir demander l’asile, il doit au moins avoir la possibilité de rencontrer des spécialistes dans la prise en charge de ce type de population », dit-elle.

      Avec l’absence de la moindre relation entre les deux pays voisins, il n’existe évidemment aucune coopération bilatérale sur ce dossier.

      https://www.lorientlejour.com/article/1223224/-je-veux-rentrer-au-soudan-je-peux-a-peine-manger-a-ma-faim-.html
      #réfugiés #réfugiés_soudanais #faim #alimentation #nourriture

  • Misère des universités et universités de la misère.

    https://blogs.mediapart.fr/olivier-le-cour-grandmaison/blog/200520/misere-des-universites-et-universites-de-la-misere-suite

    Si Macron s’obstine à ne pas faire droit aux revendications des enseignant-e-s, chercheur-e-s et étudiant-e-s qui n’ont eu de cesse de multiplier appels, tribunes et actions diverses, l’action collective deviendra une nécessité impérieuse et nombre des personnes concernées, comme les personnels des hôpitaux hier et aujourd’hui, s’estimeront en situation de légitime défense.

    #université

    • 23 janvier 2004. Le journal Le Monde titrait : « La grande #misère des #universités_françaises » dans un contexte de mobilisations des étudiant-e-s, du personnel administratif et enseignant. S’y ajoutaient celles de nombreux conseils d’administration qui menaçaient de ne pas voter leur budget pour protester contre l’insuffisance des moyens alloués par l’Etat. Déjà, on apprenait que les universités étaient condamnées à « faire des économies de bout de chandelle » en réduisant les dépenses de chauffage (sic), les déplacements professionnels des enseignants-chercheurs et, faute de recrutement suffisant, en multipliant les #heures_complémentaires au risque de grever plus encore leurs finances. Perverse dynamique de la politique d’#austérité imposée aux établissements d’enseignement supérieur. En lieu et place du « gagnant-gagnant », seriné par les défenseurs de la modernisation prétendue, triomphaient « le perdant-perdant » et la #paupérisation de tous consciencieusement organisés par la majorité.

      Dans l’entourage de l’oublié #Luc_Ferry, alors ministre de la Jeunesse, de l’Education nationale et de la Recherche, seuls les spécialistes se souviennent qu’il a exercé pareilles responsabilités, on reconnaissait que la « France a favorisé le premier degré et les lycées. Les collèges et l’enseignement supérieur ont été sous-financés. »

      Très juste. En effet, dans ce beau pays dont les dirigeants successifs, de droite comme de gauche, ont pour habitude d’enfiler les perles rhétoriques sur l’importance des universités et de la #recherche en vantant l’ancienneté, l’excellence et le prestige de « nos établissements » dont témoigne la glorieuse Sorbonne, la dépense par étudiant était alors inférieure de 11% à la moyenne des pays de l’OCDE. Misère et #inégalités remarquables aussi puisque l’Etat accordait 6840 euros par étudiant inscrit à l’université et 11450 euros aux élèves des #classes_préparatoires. « Elitisme républicain » ? Ce dernier adjectif, employé par celles et ceux qui justifient ces orientations en prétendant être fidèles aux principes de la République, est ici parfaitement superfétatoire. Après beaucoup d’autres possibles, ces chiffres mettent au jour une politique, qui a défaut d’être publiquement assumée, est cependant fort claire : donner plus à ceux qui sont déjà les mieux dotés sur le plan social, culturel et académique.

      15 octobre 2015. Mitan du quinquennat de François Hollande, cet extraordinaire dirigeant qui a réussi deux exploits qui resteront dans les annales de la Cinquième République et dans celles de la formation socialiste qui l’a soutenu : être obligé de renoncer à se représenter à l’élection présidentielle et transformer un parti de gouvernement en un groupuscule marginal qui tente aujourd’hui de survivre. Admirable. Au ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, la docile #Najat_Vallaud-Belkacem qui a servi tous les gouvernements de cette période glorieuse en apportant ainsi sa contribution réitérée au désastre que l’on sait. Elle est alors flanquée d’un transparent et dispensable secrétaire d’Etat chargé du monde universitaire, #Thierry_Mandon. Par charité, on n’évoquera pas ici ses exploits ultérieurs en tant que directeur de publication de L’Ebdo ; cette formidable aventure intellectuelle et éditoriale qui devait révolutionner la presse. La longue et triomphale marche promise s’est transformée en une pitoyable déambulation qui, débutée en janvier 2018, s’est achevée trois mois plus tard. Quel talent !

      Le 15 mars 2015, donc, Le Monde publie un article : « Les universités dans la rue pour crier misère. » Ce titre et les éléments d’information apportés prouvent ceci : la politique mise en œuvre s’inscrit dans la continuité de celle appliquée par la droite antérieurement. En attestent les faits suivants : 44% des établissements universitaires sont vétustes, 13% sont très dégradés, selon un rapport établi par la #Cour_des_comptes, et les #dépenses_publiques et privées pour l’#enseignement_supérieur – 1,5% du PIB – sont toujours inférieures à la moyenne des pays de l’OCDE et plus encore à celle des pays d’Europe du Nord – 2 % -. Quant aux inégalités précitées, elles demeurent. En 2015, le coût d’un élève en classe préparatoire aux grandes écoles (#CPGE) s’élève à 14850 euros soit 40% de plus que son “homologue” des premiers cycles universitaires (10850 euros). Les mieux dotés sont les élèves des #écoles_d’ingénieur (16 000 euros). Entre 2008 et 2018, la hausse des #budgets des universités a été inférieure à 10%, le #recrutement des enseignants-chercheurs a baissé de 40% alors que dans le même temps le nombre d’étudiant-e-s a augmenté de 20% à 26%.

      « Liberté, Egalité, Fraternité » ? « Destin, Inégalité et Lutte des places », telle est en réalité la devise de celles et ceux qui, depuis des années, s’obstinent à traiter l’enseignement supérieur en chien crevé au nom de ce qu’ils nomment « #sérieux_budgétaire » et « adaptation indispensable à la #compétition_internationale ». Crise des universités ? Assurément à condition d’ajouter qu’elle est structurelle et qu’elle est la conséquence directe des #politiques_publiques mises en œuvre par les majorités de droite comme de gauche qui se sont succédé au pouvoir. Nombreux sont les concepteurs et les agents d’exécution de ces orientations qui se gaussent des analyses de Pierre Bourdieu – voir Les Héritiers (avec J.-C. Passeron, 1964) et La Reproduction (avec J. C. Passeron, 1970) – alors qu’ils les valident pour l’essentiel en favorisant les pires mécanismes de #sélection et de #ségrégation_sociales qui frappent les plus démunis. Quant aux mieux dotés, ils jouissent de conditions privilégiées – cf. les classes préparatoires, entre autres -, et/ou parviennent à déjouer les pièges nombreux de la #sélection_universitaire en accédant aux formations et aux diplômes valorisés et valorisant de leur choix. Ceux-là mêmes qui leur permettront de maximiser leur chance de trouver un emploi bien rémunéré. Organisation, permanence et triomphe du #darwinisme_social cher au président-directeur général du CNRS, #Antoine_Petit (26 novembre 2019).

      Mai 2020. Un spectre fort dangereux hante toujours les universités : celui de la ministre #Frédérique_Vidal qui est à son domaine de “compétences” ce que Franck Riester est à la culture : une catastrophe. Non en raison de ses initiatives, il est difficile d’en trouver de significatives, mais de sa soumission absolue à celui qui s’est cru Jupiter. Il y a peu, ânonnant les éléments de langage sans doute fournis par son service de communication, cette ministre saluait « la mobilisation exceptionnelle de toute la communauté de l’enseignement supérieur (…) qui a permis que de nombreux étudiants puissent bénéficier, en plus des mesures prises, de nombreuses initiatives de solidarité sur tout le territoire. » Au-delà de ces formules creuses, parfaitement interchangeables et qui n’engagent à rien, se cachent des réalités sociales qui en disent long sur la situation d’un nombre très important d’étudiant-e-s. 10% d’entre eux ont perdu leur emploi à la suite du confinement et 20% sont désormais en situation de grande précarité[2].

      Quand on sait que plus de la moitié des inscrits à l’université a une activité rémunérée pendant l’année et qu’un quart d’entre eux travaille pendant l’été, il n’est pas besoin d’être grand clerc pour estimer que les conséquences financières du #confinement et de la #crise_économique qui vient vont être catastrophiques pour les personnes concernées. Plus encore pour les étrangers. En effet, pour bénéficier d’aides, ils doivent fournir au Crous 15 pièces justificatives dont les avis fiscaux de leurs parents restés au pays. Avis qui soit n’existent pas, soit sont très difficiles à obtenir. Conséquence pratiques de ces exigences exorbitantes, pour échapper à la faim, ces étudiant-e-s ont recours aux colis du Secours populaire et des Restos du cœur (Le Monde, 15 avril 2020). Solidarité comme le prétend Frédérique Vidal ? Impéritie scandaleuse et réitérée de la puissance publique qui s’en remet aux initiatives des associations pour pallier le manque chronique de moyens alloués à la #vie_étudiante.

      Au lieu de se livrer à des visites Potemkine, soigneusement mises en scène pour alimenter la propagande gouvernementale, la ministre devrait, par exemple, se rendre dans les cités universitaires de Villeneuve-d’Ascq où, pour 169 euros par mois, des étudiant-e-s logent dans des chambres de 9 m2, cafards et punaises de lit compris. Quant aux douches et sanitaires communs, ils sont eux aussi dans un état lamentable ; pas ou peu d’eau chaude (Le Monde, 21 avril 2020). Rappelons-lui également qu’en 2013, selon un rapport de la Cour des comptes, seulement 7% des étudiant-e-s habitaient des #résidences gérées par les #Crous. Ils étaient 35% en 1960 ! Formidable régression qui oblige ces nouvelles générations à demeurer chez leurs parents ou à louer leur #logement sur le marché à des prix pour eux exorbitants. Plus précisément, et comme cela est bien documenté [3], elle pourrait aussi découvrir le confort de certaines #bibliothèques_universitaires obligées de réduire leurs horaires en hiver faute de chauffage suffisant, les toilettes nauséabondes et de facto infréquentables de nombreux établissements, des #salles_de_cours et des amphis pour partie inondés en cas de fortes pluies, des installations électriques parfois à ce point défectueuses qu’elles ne respectent aucune norme de sécurité, et des locaux souvent aussi surchargés que dégradés. Anecdotes ? Vérités établies. A preuve le rapport précité de la Cour des comptes sur la piètre situation et qualité du #parc_immobilier de l’enseignement supérieur.

      Il y a peu la même ministre annonçait fièrement que les universités allaient offrir des « cours magistraux (…) à distance » lors de la rentrée 2020-2021 afin de tenir compte des impératifs sanitaires. Poursuivant, elle livrait aux journalistes la substantifique moelle de son extraordinaire découverte qui, à n’en pas douter, va révolutionner les sciences de l’éducation : « on n’apprend pas uniquement dans les livres ou sur un ordinateur. Il faut des interactions avec les enseignants. » Bouleversant, en effet. Dans l’immédiat, nul ne sait quels sont les moyens matériels, financiers et humains qui permettront aux universités d’accueillir les nouveaux étudiants. Si gouverner, c’est prévoir, Frédérique Vidal fait preuve d’une incapacité stupéfiante qui n’est pas sans rappeler celle de son maître quelques jours avant le confinement décidé en catastrophe. A l’heure où cet article est rédigé, « aucune #consigne claire du ministère » n’existe, note Aurore Chaigneau, doyenne de la faculté de droit de Nanterre où plus de 1000 étudiants sont attendus.

      Proposer aux nouveaux bacheliers, qui ont été contraints d’interrompre leur scolarité pendant plusieurs semaines à cause de la pandémie, de suivre des cours à l’université en visio-conférence, c’est sacrifier les plus fragiles sur l’autel de l’#impréparation et de l’austérité. C’est aussi créer les conditions qui ajouteront l’#échec à l’échec dans des premiers cycles déjà surchargés en droit, sciences sociales et humaines, et poursuivre inlassablement l’entreprise de #paupérisation - #destruction des universités alors que près de 60 000 postes d’enseignants-chercheurs titulaires manquent à l’appel et que le nombre de #vacataires – 20 % - croît d’année en année. A l’adresse des idéologues qui affirment que ceux qui exercent leur activité professionnelle à l’université jouissent de #privilèges indus, précisons qu’au 1er janvier 2020, la #rémunération des travaux dirigés était de 9,86 euros, inférieur donc au #Smic horaire brut – 10,15 euros – alors que les personnes qui les assurent sont pour la plupart des thésard-e-s, des docteur-e-s ou des professionnel-le-s très qualifiés. De plus, cette #précarisation affecte également le #personnel_administratif indispensable au bon fonctionnement des établissements. Enfin, d’après des prévisions gouvernementales, le nombre d’inscrit-e-s devraient augmenter de 20 000 en 2020 et continuer de progresser dans les prochaines années.

      Depuis des mois, le chef de l’Etat et la ministre Frédérique Vidal sont régulièrement informés et alertés de la situation toujours plus catastrophique de l’enseignement supérieur et de la recherche - en 10 ans le CNRS a perdu 50% de ses effectifs -. Enseignant-e-s, chercheur-e-s et étudiant-e-s ont en effet multiplié appels, tribunes et actions diverses. Dernièrement encore[4]. En vain car Jupiter n’est sensible qu’aux rapports de force et plus encore à la peur du rejet que sa personne et sa politique suscitent. Qu’il sache que s’il s’obstine dans cette voie en ne faisant pas droit rapidement aux revendications des uns et des autres, l’action collective deviendra une nécessité impérieuse et nombre des personnes concernées, comme les personnels des hôpitaux hier et aujourd’hui, s’estimeront en situation de #légitime_défense. Non pour préserver des avantages mais pour sauver les universités et les institutions de recherche du désastre, et pour offrir au plus grand nombre des conditions optimales d’études et de formation.

      #facs #histoire #destruction #France #financement #sous-financement #ESR #grandes_écoles #élitisme #précarité_étudiante #résistance

    • La première partie, janvier 2020...

      Misère des universités et universités de la misère

      La #Loi_de_programmation_pluriannuelle_de_la_recherche défendue par le gouvernement ne concerne pas seulement les membres de l’enseignement supérieur. Parents, ce sont vos espoirs, vos efforts individuels et financiers, et l’avenir de vos enfants qui sont en jeu et qui risquent d’être plus encore mis à mal si ce projet liberticide et inégalitaire est adopté. De même pour les lycéen·ne·s et les étudiant·e·s.

      Novembre 1997. L’Association de réflexion sur les enseignements supérieurs et la recherche (ARESER) publie un ouvrage auquel de nombreux universitaires et chercheur-e-s-ont participé[1]. Parmi eux, Pierre Bourdieu qui, avec l’historien Christophe Charle et le sociologue Bernard Lacroix, a coordonné cette publication. Les diagnostics établis sont graves et, déjà, révélateurs de la situation alarmante des universités Sous-investissement chronique de la puissance publique, manque d’encadrement des étudiant-e-s en particulier en sciences humaines et en droit ce qui a notamment pour conséquence un taux d’échec élevé en premier cycle dont sont victimes les personnes socialement et culturellement les plus fragiles, démoralisation des enseignants toujours plus absorbés par des tâches administratives multiples[2] et incapables d’accomplir dans de bonnes conditions les missions d’enseignement et de recherche qui sont les leurs, opacité des mécanismes de recrutement des enseignants-chercheurs et « poids croissant du localisme » auxquels s’ajoute une « concurrence » exacerbée « pour des postes raréfiés » en raison de restrictions budgétaires et d’une politique malthusienne qui ne s’est jamais démentie.

      Et les auteurs de rappeler ce paradoxe singulier. Alors que l’éducation et la scolarité des enfants sont des préoccupations majeures des familles dans un contexte de chômage de masse et de longue durée, de même la poursuite des études supérieures après l’obtention du baccalauréat, les responsables politiques ne s’inquiètent de l’état des universités, de la situation des étudiant-e-s, de celle des personnel-le-s administratifs et des enseignant-e-s qu’à l’occasion de mobilisations significatives et/ou de difficultés financières d’une particulière gravité en alternant mesurettes élaborées dans la précipitation pour rétablir le calme et poursuite des politiques de « rigueur. »

      Vingt-trois ans plus tard, la situation n’a cessé d’empirer et ce quels que soient les majorités à l’Assemblée nationale, les gouvernements en place et les présidents. Le quinquennat de François Hollande l’a confirmé. Qui se souvient des diaphanes secrétaires d’Etat à l’enseignement supérieur, Geneviève Fioraso d’abord, Thierry Mandon ensuite, et de leurs actions significatives en faveur des universités ? Après avoir servi avec docilité le fossoyeur en chef de la majorité présidentielle et du Parti socialiste, ils ont, comme beaucoup d’autres, disparu corps et bien avec la débâcle politique que l’on sait. A droite comme au sein de la défunte gauche gouvernementale, nonobstant de menues oppositions rhétoriques sans grandes conséquences pratiques, le budget de l’enseignement supérieur est depuis longtemps une variable d’ajustement toujours conçue comme une dépense, jamais comme un investissement à long terme exigeant une constance certaine dans l’allocation des ressources financières et humaines afin de bâtir des universités capables d’assurer de façon optimale leurs missions d’enseignement et de recherche.

      Aujourd’hui, les communicants affairés ont trouvé d’autres termes que celui de rigueur pour qualifier les orientations mises en œuvre. « Modernisation », « rationalisation » et désormais « Loi de programmation pluriannuelle de la recherche » (LPPR) présentée par le Premier ministre, Édouard Philippe pour, dixit les éléments de langage utilisés, « redonner à la recherche de la visibilité, de la liberté et des moyens. » A charge pour Frédérique Vidal, la transparente ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, de mettre en place « une vaste consultation de la communauté scientifique française » qui, selon elle, a déjà « imprimé en partie sa marque » sur ce projet. Après le soi-disant « Grand débat national » et la préparation de la loi sur les retraites, on sait ce qu’il en est des consultations présidentielles et gouvernementales : de grossières et bruyantes machineries prétendument démocratiques au service de l’imposition autoritaire des orientations décidées en haut lieu. Faire diversion, alimenter les medias et les bavards radiophoniques et télévisuels qui se pressent sur les plateaux, diviser autant qu’il est possible les forces en présence, tels sont les ressorts principaux de ces coûteuses mises en scène.

      Merci au président-directeur général du CNRS, Antoine Petit, d’avoir révélé ce que cache le ronflement sonore des formules précitées, et ce que trament Matignon et de Bercy, en se prononçant haut et fort en faveur d’une « loi ambitieuse, inégalitaire » et « darwinienne » (26 novembre 2019). Lumineux mais très inquiétant. De tels propos permettent de comprendre ceci : pour les néo-libéraux engagés dans la destruction des services publics en général et dans celle de l’enseignement supérieur en particulier, la liberté signifie lutte de tous contre tous pour obtenir des fonds publics et privés afin de financer la recherche, et renforcement des liens universités/entreprises pour les établissements qui le pourront et qui bénéficieront ainsi de sommes très substantielles. En témoigne l’implantation souhaitée du groupe pétrolier Total sur le campus de l’Ecole polytechnique où il finance déjà, à hauteur de 3,8 millions d’euros, une chaire d’enseignement intitulée : « Défis technologiques pour une énergie responsable. » Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour savoir que ceux qui tiennent les cordons de la bourse déterminent également le contenu des recherches et les usages qui en seront fait. Les ministres et les béni-oui-oui de la majorité présidentielle chantent les louanges de la « modernisation » et de la liberté retrouvée, il faut comprendre vassalisation et privatisation rampantes des activités de recherches, et paupérisation pour le plus grand nombre.

      Indignations subjectives ? Vérités objectives. A preuve. Combien de temps encore allons-nous tolérer la dégradation continue des universités de ce pays qui se trouve en huitième position pour les sommes consacrées à l’enseignement supérieur ? Rappelons que « la dépense intérieure d’éducation rapportée à la richesse a baissé de 7,7% à 6,7% entre 1996 et 2016. Cela veut dire que chaque année », la France « consacre une part moindre de sa richesse à la formation de la jeunesse. » (Sources Observatoire des inégalités et OCDE) Combien de temps encore allons-nous tolérer que 20 % les étudiant-e-s- et des jeunes de 18 à 24 ans vivent sous le seuil de pauvreté soit 3,6% de plus qu’en 2002 ? Combien de temps encore allons-nous tolérer que de 30 000 étudiant-e-s fréquentent les Restos du cœur faute de moyens financiers suffisants ? Combien de temps encore allons-nous tolérer que 13,5% des étudiant-e-s renoncent à des soins médicaux pour ne pas grever davantage leur budget ? Combien de temps encore allons-nous tolérer les ravages de la sélection sociale dans les établissements d’enseignements supérieurs auxquels accèdent seulement 11% des enfants d’ouvriers alors qu’ils représentent 30% des jeunes âgés de 18 à 23 ans ? Combien de temps encore allons-nous tolérer que 46% des étudiant-e-s travaillent pendant l’année universitaire au risque de compromettre sérieusement leurs études [3] ? Combien de temps encore allons-nous tolérer des amphithéâtres surchargés et des taux d’encadrement des étudiant-e-s qui découragent les plus faibles et sont les causes des nombreux échecs en premier cycle ?

      Combien de temps encore allons-nous tolérer l’obscénité ajoutée à l’horreur lorsque la ministre Frédérique Vidal, à la suite de l’immolation d’un étudiant de 22 ans devant le Centre régional des œuvres universitaires (Crous) de Lyon le 8 novembre 2019, propose comme solution, pour celles et ceux qui sont confrontés à de graves difficultés financières, la mise en place d’un numéro d’appel, payant qui plus est ? L’auteur du présent article a donc téléphoné pour savoir ce qu’il en était et il a découvert ceci : les étudiant-e-s concernés sont renvoyés aux services sociaux déjà existants et simplement informés de leurs droits. Telle est donc la réponse de ce gouvernement au 130 000 étudiants en situation de grande précarité. Combien de temps encore allons-nous tolérer l’augmentation constante des précaires parmi le personnel administratif et enseignant, et la baisse continue du nombre de postes de titulaires pour les seconds (3650 postes ont ainsi été perdus entre 2012 et 2018) ? Combien de temps encore allons-nous tolérer que des doctorants, au terme de leur contrat, utilisent leur allocation chômage pour achever leur thèse dans des conditions toujours plus difficiles ?

      Chacun-e- est libre de compléter cette liste qui n’est pas exhaustive, tant s’en faut. Derrière ces chiffres, il y a des dizaines de milliers de jeunes femmes et de jeunes hommes dont les espérances sont ruinées par cette politique qui transforme en destin social l’existence de ceux qui sont les moins préparés à affronter la massification et à la paupérisation de l’enseignement supérieur. Sordide et insupportable violence sociale et symbolique infligée aux plus démunis.

      La Loi de programmation pluriannuelle de la recherche défendue par le gouvernement ne concerne pas seulement les membres de l’enseignement supérieur. Parents, ce sont vos espoirs, vos efforts individuels et financiers, et l’avenir de vos enfants qui sont en jeu et qui risquent d’être plus encore mis à mal si ce projet liberticide et inégalitaire est adopté. De même pour les lycéen-ne-s et les étudiant-e-s. Ce sont de vos aspirations personnelles, universitaires et professionnelles dont il est question. La coordination des universités et des laboratoires en lutte a décidé de faire du 5 mars 2020 une journée de mobilisation nationale. Il est urgent de faire reculer ce gouvernement et le chef de l’Etat.

      O. Le Cour Grandmaison, université Paris-Saclay-Evry-Val-d’Essonne.

      [1]. ARESER, Quelques diagnostics et remèdes urgents pour une université en péril, Paris, Liber-Raisons d’Agir, 1997. Furent également associés F. Balibar (Paris-VII), C. Baudelot (ENS Ulm) et D. Roche ( Paris-I), notamment.

      [2]. En 1964, déjà, Paul Ricœur écrivait : « Il faut mettre fin à l’écrasement stupide des universitaires sous les tâches administratives, sinon ancillaires, à la monumentale bêtise du gaspillage d’énergie que le manque de moyens entraîne. » « Faire l’université. » In Lectures 1. Autour du politique, Paris, Seuil, 1991, p. 375. Le chef de l’Etat, qui a réussi à faire croire qu’il est un disciple de ce philosophe, serait bien inspiré de le lire au plus vite.

      [3]. « S’ils ne travaillaient pas les étudiants salariés auraient une probabilité plus élevée de 43 points de réussir leur année. » Enquête Insee du 19 novembre 2009. « L’impact du travail salarié des étudiants sur la réussite et la poursuite des études universitaires. » M. Beffy, D. Fougère et A. Maurel. https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=3&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwi554241rf

      https://blogs.mediapart.fr/olivier-le-cour-grandmaison/blog/040220/misere-des-universites-et-universites-de-la-misere
      #LPPR

      –—

      Sur la LPPR, voir cette métaliste :
      https://seenthis.net/messages/820330#message820388

  • #Migration, #Agadez, #Niger : Des #migrants en moins vers l’#Europe, des problèmes en plus en #Afrique

    – Diminution de 75 % des flux migratoires vers le Nord via Agadez en 2017, contribuant plus globalement à la baisse globale des arrivées en Europe par les différents itinéraires méditerranéens. En 2018, 116 647 arrivées ont ainsi été enregistrées, soit 89 % de moins qu’en 2015, ce qui a conduit la Commission européenne à déclarer en 2019 que la crise migratoire était terminée.

    – Mais au-delà de la baisse de ces chiffres, l’approche du « tout sécuritaire » a entraîné cinq conséquences néfastes sur le terrain : érosion des moyens de subsistance pour les populations locales, déstabilisation croissante de la région, poursuite des trafics, accroissement des violations des droits humains des migrants et de l’érosion des relations entre citoyens et gouvernements.

    Via : Insitute For Security Studies (ISS) : https://issafrica.org/research/africa-report/securitisation-of-migration-in-africa-the-case-of-agadez-in-niger

    @cdb_77

  • Serfs of Academe

    Adjunct, a novel by Geoff Cebula, is a love letter to academia, a self-help book, a learned disquisition on an obscure genre of Italian film, and a surprisingly affecting satire-cum-horror-comedy. In other words, exactly the kind of strange, unlucrative, interdisciplinary work that university presses, if they take any risks at all, should exist to print. Given the parlous state of academic publishing—with Stanford University Press nearly shutting down and all but a few presses ordered to turn profits or else—it should perhaps come as no surprise that one of the best recent books on the contemporary university was instead self-published on Amazon. Cebula, a scholar of Slavic literature who finished his Ph.D. in 2016 and then taught in a variety of contingent positions, learned his lesson. Adjunct became the leading entry in the rapidly expanding genre of academic “quit-lit,” the lovelorn farewell letters from those who’ve broken up with the university for good. Rather than continue to try for a tenure-track teaching gig, Cebula’s moved on and is now studying law.

    The novel’s heroine, Elena Malatesta, is an instructor of Italian at Bellwether College, an academically nondescript institution located somewhere in the northeast. Her teaching load—the number of officially designated “credit hours” per semester—has been reduced to just barely over half-time, allowing the college to offer minimum benefits even though her work seems to take up all of her day. Recently, the college has been advised to make still deeper cuts to the language departments, which are said to not only distract students but to actively harm them by inducing an interest in anything other than lucre. Elena responds with a mixture of paranoia and dark comedy: after the cuts there will be only so many jobs in languages left—maybe the Hindi teacher, anxious about her own position, is conspiring to bump her off? Then Elena had better launch a preemptive strike: this could be a “kill or be killed” situation.

    Like a good slasher flick, Adjunct proceeds through misdirection and red herrings, pointing to one potential perp after another—does the department chair have a knife?—to keep the reader as anxious as Elena, while her colleagues, first to her delight and then alarm, begin disappearing. Conveniently, Elena’s own research centers on Italian giallo films, which combine elements of suspense and horror and are one of the cinematic sources for American classics like Halloween (1978), A Nightmare on Elm Street (1984), and Scream (1996). As she flees into the safe confines of her office hours—the attackers’ only fear seems to be endangering the college’s primary profit source, the students—she thinks of the films she has assigned to her class and the ways they mirror her own predicament. A giallo, Elena thinks, depicts a world where the “circumstances determining who would live or die were completely ridiculous,” a life of “pervasive contingency”—“contingent” being the most common term for part-time and contract-based academic labor. This is why horror, for Cebula, becomes the natural genre through which to depict the life of the contemporary adjunct, which is to say, the majority of academic workers today.

    One suspects that Cebula’s inspiration for this lark came directly from genuine academic horror stories. Among the best known involves an adjunct at Duquesne University in Pittsburgh who taught French for twenty-five years, her salary never rising above $20,000, before dying nearly homeless in 2013 at the age of eighty-three, her classes cut, with no retirement benefits or health insurance. At San José State University in Silicon Valley, according to the San Francisco Chronicle, one English teacher lives out of her car, grading papers after dark by headlamp and keeping things neat so as to “avoid suspicion.” Another adjunct in an unidentified “large US city,” reports The Guardian, turned to sex work rather than lose her apartment.

    Though these stories are extreme, they are illustrative of the current academic workplace. According to the UC Berkeley Labor Center, 25 percent of part-time faculty nationally rely on public assistance programs. In 1969, 78 percent of instructional staff at US institutions of higher education were tenured or on the tenure track; today, after decades of institutional expansion amid stagnant or dwindling budgets, the figure is 33 percent. More than one million workers now serve as nonpermanent faculty in the US, constituting 50 percent of the instructional workforce at public Ph.D.-granting institutions, 56 percent at public masters degree–granting institutions, 62 percent at public bachelors degree–granting institutions, 83 percent at public community colleges, and 93 percent at for-profit institutions.

    To account for these developments, some may look to the increasing age of retirement of tenure-track faculty, which now stands at well over seventy. But, anecdotally at least, the reason many tenured faculty wait so long to retire may be the knowledge that they will not be replaced—when a Victorian poetry professor calls it quits, so, at many institutions, does her entire subfield. Who wants to know they will be the last person to teach a seminar on Tennyson? Others will blame the explosion of nonacademic staff: between 1975 and 2005, the number of full-time faculty in US higher education increased by 51 percent, while the number of administrators increased by 85 percent and the number of nonmanagerial professional staff increased by 240 percent. Such criticism can easily become unfair, as when teachers resent other workers who have taken over some of their old tasks—in fact sparing them chores like advising or curricula development—or when they act as though the university could do without programs that have made possible greater openness (such as Title IX officers and support for first-generation students).

    The clearest cause for the poor pay and job insecurity of today’s adjuncts is the decline in public support for higher education. Between 1990 and 2010, state investment per student dropped by 26 percent, even as costs per student increased. In most state budgets, “mandatory” spending for health care and K–12 schools steadily crowded out the single largest “discretionary” item, higher education. But if cuts in public support have been the clearest source of the crisis in academia, the reason the brunt of that crisis has fallen on adjuncts is a matter of quite specific power relations. Since the 1980s there has been a craze across the American workplace for cost-saving by “downsizing” management. But in private industry, there is strong evidence that initial cuts were rapidly followed by further hires, with the result that there were increases in both the relative number of managers and the pay they received, along with higher returns to shareholders—all paid for through reduced worker salaries and increased job insecurity.1

    Although the evidence is less clear in the academy, an analogous process appears to have been at work. Just as business managers in private industry squeezed workers to satisfy ever more demanding shareholders, taking home a cut for themselves in the process, so university administrators have reduced teacher pay and increased job insecurity in an effort to make possible expansions in operations that typically resulted in yet more administrative and professional staff, and higher salaries for those who directed them. In this process, teachers, because of their commitment to their jobs and the relative nontransferability of their skills, were simply more exploitable than, say, financial compliance officers. Notably, between 1975 and 2005, the proportion of part-time administrators in higher education decreased from 4 percent to 3 percent, even as the proportion of part-time adjuncts exploded. As one college vice-president advised a group of adjuncts at a large community college in the 2000s (the specific details are left vague for fear of retaliation), “You should realize that you are not considered faculty, or even people. You are units of flexibility.”

    This is a story common across the American economy since the 1980s, and one should remember that the squeeze is being felt not only in higher education. A number of studies advocate for a sense of solidarity between workers in the academy and in the larger economy. Joe Berry, in his landmark book on unionizing adjuncts, Reclaiming the Ivory Tower (2005), notes that the characteristics that might make academic workers appear out of place in traditional labor unions—their high levels of education and strong personal commitments to their jobs—can allow them, in a society where 65 percent of young adults have some college education, to serve as “prototypes for the new union members of the future.”

    Raewyn Connell, an emerita professor of sociology at the University of Sydney and veteran union activist, makes a similar argument in The Good University. At most institutions, she writes, the academic staff and the operations staff share a love for their work, a dedication to the students, and a sense that their labor serves the common good—a firm ground, she hopes, upon which to build a full-scale industrial union, bringing together all the workers in the sector into one overarching organization.

    Nonetheless, one of the reasons many adjuncts stay in poorly paid jobs is the dream of a position that would lead to tenure, and it is in the competition for such positions that the academic workplace may become distinctively terrible. “This is what faculty life looks like now,” Herb Childress writes in The Adjunct Underclass, “living in hope about the promises that are made to keep everyone quiet”—the whisper in an adjunct’s ear that “there may be a tenure-track line ahead.” The numbers, of course, belie such promises. To take the field of history, in 2017–2018 there were an average of 122 applications for each tenure-track position, with some openings receiving almost seven hundred applications. Instead of a market, the tenure-track labor system has come to resemble a lottery—“a supreme arbiter,” as Cebula writes in his slasher novel, “the magic of which [is] only confirmed by the seeming arbitrariness of its judgments.”

    Behind these numbers lies a larger structural transformation. As recently as the 1990s, there were largely two separate strata at which tenure-track hiring tended to occur: a national-level market with Ph.D.s from the magic circle of highly advantaged “top programs” migrating to less highly ranked research universities (the University of Washington hiring from UC Berkeley, for example), and a number of regional markets fed by Ph.D.s from regional centers (Western Washington University hiring from the University of Washington). Over the course of the 1990s and 2000s, in many humanities fields at least, these markets increasingly came to overlap; in the past decade, they have all but unified, with Ph.D.s from schools like Princeton and Berkeley now fighting over nearly every tenure-track job at four-year institutions across the country.

    Yet even with the movement of national markets into regional ones, there still are not enough positions for graduates from the most prestigious programs—let alone for all the other Ph.D.s produced each year. The American Historical Association has published the most complete statistics on career outcomes available in any humanities discipline, and its database, “Where Historians Work,” shows that in the field of modern American history, to take one example, only 56 percent of Ph.D.s at roughly the top ten programs from 2004–2008 attained tenure-track positions at four-year institutions—a figure that dropped to 48 percent for the 2009–2014 Ph.D. cohort, as the job market crashed after the recession and failed to recover. (Job listings across the humanities remained down 31 percent between 2007 and 2016.)2 There are, however, around 150 universities offering history Ph.D.s in the US, and at a sample of mid-level institutions the proportion of graduates who found such jobs declined from 35 percent to 26 percent. In other words, while the national and regional job markets have become more unified, the outcomes for graduates of the most privileged programs have nonetheless declined—even as these Ph.D.s appear to have further crowded out the graduates of less well-off institutions. Both the academically rich and the academically poor are getting poorer together, although some of those at the top are maintaining their positions, to a significant degree, at the expense of those at the bottom.

    The prospect of a full-time position may be a standard way to pacify contingent employees across the contemporary workplace, but there are few other sectors in which the differences in pay, prestige, or job security are as large as between contingent and core staff in the academy. There is also no other field in which one trains, on average, for eight years—with around half of one’s peers failing to complete the degree—only to line up a poorly paid, insecure position, or else embark on a series of wide-ranging travels to take up short-term jobs (postdoc positions have nearly tripled in the humanities since 1996) in the hope that you may eventually get lucky and attain a permanent position. Pursuing a life in academia has become more like trying to become a professional athlete or a star musician than a doctor, a lawyer, or even a typical service sector worker. Little wonder that there are articles in mainstream publications like Slate with headlines such as “Getting a Literature Ph.D. Will Turn You into an Emotional Trainwreck, Not a Professor.”

    Circumstances are not much better in many of the social sciences than in the humanities, and while career prospects outside of academia are more attractive for those in STEM fields, there have been severe drops in the proportion of STEM Ph.D.s securing postdocs and, for those who want to stay in the academy, tenure-track positions. This is one reason graduate student unions have recently found success at institutions like Brandeis, Columbia, Harvard, and Tufts. A decade ago, when unions tried to organize graduate-worker bargaining units that stretched across entire universities, STEM students saw their interests as fundamentally different from those of students in the social sciences and humanities. Now, prospective Ph.D.s across the university find themselves facing comparable—if by no means identical—prospects.
    2.

    Public discussion of the academic labor crisis has remained limited over the past decade, although progressive candidates in the 2020 presidential election have made the economics of college education a major focus. In 2011 Occupy Wall Street defined student debt and medical bankruptcy as the chief afflictions of the “99 percent.” In 2015 Bernie Sanders, in his campaign for the Democratic presidential nomination, included free public college along with Medicare for All and a $15 minimum wage in his stump speeches. Sanders’s College for All Act now demands that institutions increase the proportion of tenure-track faculty to an astonishing 75 percent; Elizabeth Warren, similarly, has put forward proposals that would strengthen the workplace rights of insecure workers across the economy and make college tuition-free for all—a universal program that, unlike Medicare for All, she has not yet walked back. But it’s all too easy to imagine how this dream of increasing access to higher education could be built on the backs of adjuncts. In 2015 President Obama proposed making community college effectively free, based on the model of a highly touted program at Pellissippi State Community College in Tennessee, the institution where Obama announced the plan. A full 57 percent of its instructional staff are on part-time contracts.

    Demands for free college have been driven in part by nostalgia for the social safety net of the midcentury United States. “In those days,” Sanders observes of his own youth, “public colleges and universities were virtually free,” which is why, he argues, the elimination of tuition should not be considered a radical idea. But the golden age of higher education, when increasing enrollments were matched by increasing public funds, salaries, and secure positions, was remarkably short, roughly 1950 to 1980, and coincided with the period economists call the Great Compression (for the reductions in economic inequality) and historians call the New Deal Order (for the normalization of union contracts and social benefits). College enrollment grew from 3.5 million in 1960 to 12 million in 1980, while community college enrollment boomed from 400,000 to 4 million.

    The great majority of these students attended public institutions, or private institutions using federal grants, and thanks to steady increases in public funding the cost of college attendance remained stable relative to family income. Looking back on this inspirational if deeply imperfect era (one need only consider the position of African-Americans and women), it is easy to conclude that the only salvation for higher education as a whole, and adjuncts in particular, will be an improved version of the egalitarian model that briefly flowered thanks to the New Deal—not piecemeal, as with student debt relief or free college proposals, but wholesale.

    Among the most promising starting points for such a transformation are Joe Berry’s and Raewyn Connell’s observations about the overlap between the struggles of academe and those of the larger service sector economy. The rise of unions for instructional staff in higher education has been limited by the Supreme Court’s NLRB v. Catholic Bishop of Chicago (1979) and NLRB v. Yeshiva (1980) decisions, which held that teachers at religious institutions and tenure-track faculty at private institutions did not fall under the jurisdiction of the National Labor Relations Board. It is for this reason that in 2012, 25 percent of teachers at public four-year colleges, where state law determines bargaining rights, were unionized, while only 7 percent of teachers at private institutions had joined unions.

    But starting in 2013 the Service Employees International Union began a campaign focused on private institutions, which to date has organized 54,000 faculty and graduate students at more than sixty campuses. The United Auto Workers (under their “Uniting Academic Workers” campaign) and the American Federation of Teachers have been organizing faculty and graduate students as well, and the lessons from a few of these campaigns have been collected in Professors in the Gig Economy. These organizing drives were aided by decisions from the Obama-era NLRB, which held that instructors in nonreligious departments at religious institutions and non-tenure-track faculty generally (as well as graduate students) fell under its jurisdiction. So far, union victories for adjuncts have included salary increases as high as 90 percent, greater job stability, paid parental leave, sick leave, dependent health care benefits, retirement benefits, caps on course sizes, fairer teaching evaluation processes, and substantial professional development funds.

    Such wins have redounded to the benefit of not only the workers involved: recent studies suggest that one of the main reasons for declines in student outcomes has been the rise of part-time teachers. As one rallying cry has it, “Faculty working conditions are student learning conditions.” With K–12 unions leading a widely publicized teachers’ movement in recent years—there were more workers on strike or locked out across the American economy in 2018 than in any year since 1986—it is not hard to imagine that strikes by adjuncts, who are if anything more exploited, could be the next decisive moment in the rise of a newly militant labor movement across the entire service sector.

    But union organizing on its own can go only so far. A union drive can redress some of the balance of power between managers and workers in higher education, but the dramatic cuts in public financial support remain. Solving the adjunct crisis will require the reform of higher education in toto, and this will be impossible until political leaders are brought to recognize the sector’s ambiguous function in the contemporary American political economy. Medicare for All, a $15 minimum wage, a Green New Deal, the rollback of mass incarceration, the repeal of Citizens United, the expansion of voting rights—these proposals are all unambiguously egalitarian. But while higher education is frequently presented as a path to the middle class, the system as a whole—with its fine gradations between institutions that are, in the words of one standard application guidebook, “most competitive,” “highly competitive,” “very competitive,” “competitive,” “less competitive,” and the vast domain of the “noncompetitive”—now does far more to reflect the American class system than it does to equalize it.

    One sign that the connection between higher education and egalitarianism has come under strain is the growing number of exposés of the “myth of meritocracy.” But while public attention may focus on the illegal fraud uncovered in the 2019 college admissions sting, and pundits point to the legal fraud that is the long-standing admissions advantage for alumni’s children, the real scandal—in which such preferences constitute little more than a rounding error—is that a majority of Ivy League colleges regularly admit more students from the top one percent of families than they do from the entire bottom 60 percent. A still deeper analysis, offered in exhaustive form in Daniel Markovits’s The Meritocracy Trap, suggests that inequalities in higher education, and education more generally, do not just reflect broader changes in economic inequality but actively work to make those inequalities more extreme. It is no accident, on this view, that the wage premium for college graduates, after declining in the 1970s, began its steep and continuing ascent around 1980, when income inequality more generally began its long march upward. Between 1980 and 2005, the wage premium for recent college graduates relative to high school graduates more than doubled, and as of 2018 the average college graduate received wages 80 percent higher than those of the average high school graduate.

    Nonetheless, to this day higher education retains its image as a social equalizer. One of the primary reasons may be the Democratic Party’s peculiar attraction to policies that can appear egalitarian but that predominately work to the benefit of the top percentiles. At midcentury, Thomas Frank argues in Listen, Liberal, higher education occupied a relatively small part of the political imagination of the Democratic Party; it was only in the 1980s and 1990s, as the party moved to the right, that it became a fixture in the speeches of Democratic candidates.

    A central episode in this shift, carefully documented in Suzanne Mettler’s Degrees of Inequality, was Bill Clinton’s decision to promote a tax credit for higher education during the 1996 election. Signed into law in 1997, these credits were opposed by no less a figure than Clinton’s Wall Street–friendly treasury secretary, Robert Rubin, as a handout to the well-off. But for Clinton and his political advisers, the class-skewed nature of the program’s benefits was a feature, not a bug. In a rhetorical sleight-of-hand that serves as an emblem for the political economy of higher education throughout this period, Clinton accurately claimed the programs would be open to all, even as he knew that their structure channeled benefits to the well-off. There was never any doubt that the credits would be used mostly by families in upper income brackets, and their main effect, later studies demonstrated, was to lead colleges to increase tuition prices. By the 2000s, Clinton’s tax credits cost nearly as much to provide as the entire Pell Grant program for low-income students—a fact that did not prevent Obama from further expanding the credits in 2009.

    Sanders and Warren, perhaps hoping to mitigate the association of higher education with the rich, limit the funds appropriated in their proposed plans to public institutions (as well as some historically black and minority-oriented private institutions). But it is not only Harvard, Stanford, and the other “Ivy Plus” institutions that have been at the center of the post-1980 Democratic embrace of inequality under the ostensibly egalitarian cover of higher education; it is also public institutions like the University of Michigan, where expenses for out-of-state students (49 percent of the entering class) run $64,000 a year, and where the median family income, whether for in-state or out-of-state students, is $154,000. It is these kinds of inequities that can make public investment in higher education appear, not entirely incorrectly, as a kind of kickback for the top percentiles.

    One solution, proposed by Hillary Clinton in 2016 and recently promoted by Pete Buttigieg on the campaign trail, would limit benefits so that no aid flows to the children of the wealthy. Buttigieg has argued that proposals to entirely eliminate college tuition would result in “turning off half the country” in an election; political expedience aside, he has also argued that means-testing is the best “governing strategy.” But while this may represent an economically efficient approach, and would certainly be more egalitarian than the Clinton and Obama tax credits, the main lesson of public policy over the past sixty years is that means-tested benefits, in contrast with universal programs like Social Security and Medicare, become stigmatized and lose public support through their association with the poor. As Representative Alexandria Ocasio-Cortez explained in one recent tweet, “Universal public systems are designed to benefit EVERYBODY!… Everyone contributes and everyone enjoys. We don’t ban the rich from public schools, firefighters, or libraries because they are public goods.” If fixing the adjunct crisis is to become feasible—which is to say, if we are to envision a new era of more democratic higher education—a College for All policy must be made universally available, while addressing the part the university has played in producing and legitimating the rise of inequality.

    Ironically enough, it is the Republicans who have pointed the way toward such a policy, by enacting a 1.4 percent tax in 2017 on the investment returns of institutions with small student bodies and large endowments. Introduced to pay for tax cuts for the rich, the origins of this program should not obscure its potential. The endowment tax is an institutional counterpart to the wealth tax proposed by Warren and Sanders. The law also offers a clear way to escape the tax, although one that would require well-endowed institutions to radically change their approach to education. If an institution does not want to see its endowment returns diminished, it can simply become less elite and admit more students.

    Princeton, for instance, could escape the tax by becoming just a bit less elite than Berkeley (43,000 students) or UCLA (46,000 students)—both among the top-ranked universities in the world—and increasing its student body from eight thousand students to 52,000 students (Princeton’s endowment is $26 billion, and the law only applies to endowments over $500,000 per student). While some might feel that changes of this scale would alter the character of the institution, much the same was said when the old pastoral training grounds of the northeast first became modern research universities—and when those same institutions began to admit women and more people of color. One Princeton undergraduate in 1942 claimed that “the Negroes are not improved by their admission to a group with relatively high standards, but the group is corrupted to the lower level of the new members.” An alumnus in 1969 said, “Let’s be frank. Girls are being sent to Princeton less to educate them than to pacify, placate, and amuse the boys who are now there.” A more ambitious College for All bill might apply demands concerning student-to-endowment ratios to all federal funding, forcing colleges and universities, whether public or private, to stop hoarding resources if they want public support.

    Unfortunately, if recent attempts at reform are any guide, a more likely outcome is not a diminishment of higher education’s role in producing inequality but the enshrinement of a way of thinking that will increase the forces that have brought on the adjunct crisis: “accountability.” For a fearful example of what this can look like, one need only consider the United Kingdom, which from Margaret Thatcher to Tony Blair to David Cameron raised tuition, lowered the academic quality of its universities, and further ratcheted up the demands on teachers by quantifying every element of education in the most reductive ways possible, whether the total number of times other scholars cite an article or the measurable economic impact of research. In 2013 Obama promoted an approach to accountability that would have set the United States down a similar path, proposing to rank American colleges “on who’s offering the best value so that students and taxpayers get a bigger bang for their buck,” with the chief metric being “how well do…graduates do in the workforce?”

    Sanders and Warren have done much to put forward policies that insist on the wide-reaching public goods offered by higher education, proposing to cancel virtually all student debt along with eliminating tuition at public institutions. But while Sanders and Warren have described higher education as a “right” and “basic need,” both have otherwise struggled to find a language with which to defend these proposals. Even Sanders, in an otherwise forceful statement accompanying the latest version of his College for All Act, offered little more than the market-oriented argument that “when our young people are competing with workers from around the world, we have got to have the best educated workforce possible.” Warren, similarly, often resorts to financial rhetoric, saying, “We need to make an investment in our future, and the best way to do that is to make an investment in the public education of our children.”

    The political theorist Wendy Brown, in Undoing the Demos, offers a model of the kind of rhetoric that would go much further to argue for higher education as a necessary public good. After World War II, she writes, “extending liberal arts education from the elite to the many was nothing short of a radical democratic event”; a new offer of college to all should not hinge on economic results but on the promise to bring about “an order in which the masses would be educated for freedom.” If these words anticipate the revolution in public language that we need in order to advance toward social democracy for both teachers and students, Christopher Newfield, in The Great Mistake, provides a helpfully detailed vision for how to get there. Market-oriented thinking has fatally undermined the grounds on which public investment in higher education can be defended, he argues. Champions of an egalitarian university—publicly minded unions, mobilized students, or enlightened administrators—must show through every reform how higher education already does or can be brought to serve the public good, by, for instance, shedding outside contracts with self-interested businesses, reducing tuition and debt to provide broad-based opportunity, or pushing back against racial and gender inequalities.

    Sanders’s and Warren’s proposals point in this direction, and while the barriers to success in the event that either enters the White House will remain enormous—the US Senate not least among them—one has to hope that if their plans were to approach passage, the cancellation of student debt and the elimination of tuition at public institutions would be combined with an additional set of policies, and a new political language, that would not only reduce students’ financial exigencies but also bring equity to the academic workplace and radically lessen the way higher education drives inequality in the US. This can only be achieved by building movements, not simply making plans, and in this respect Sanders clearly has an advantage. If something like this vision succeeded, the university would become neither an engine of inequality nor a growth machine for human capital; it would represent a foundation for an economically and culturally progressive egalitarian democracy—achieved as much through the efforts of teachers, students, and staff as through the passage of any particular law or the election of any political leader. If the adjunct crisis can be not just mitigated but solved, this is how it will happen.

    https://www.nybooks.com/articles/2020/03/12/adjuncts-serfs-of-academe

    –-------

    Commentaire de Morgane Jouvenet reçu via la mailing-list de mobilisation contre les réformes dans le monde universitaire :

    Un récent article de la New York Review of Books nous offre un nouvel aperçu du “modèle” (rires) universitaire états-unien :

    https://www.nybooks.com/articles/2020/03/12/adjuncts-serfs-of-academe. Signé par Charles Petersen, il montre encore une fois l’ampleur des dégâts provoqués par l’organisation du marché du travail académique et l’évolution des budgets des universités aux États-Unis - ou pourquoi l’horreur peut être considérée par certaines de leurs actrices et acteurs comme “le genre qui s’impose lorsque l’on veut dépeindre aujourd’hui la vie du prof assistant [adjunct], i.e. celle de la majorité des universitaires d’aujourd’hui”.

    Morceaux choisis (sur l’état du marché du travail et des condition de travail universitaire - l’autre partie de l’article concerne l’échec des universités dans la lutte contre la reproduction sociale) :

    – “According to the UC Berkeley Labor Center, 25 percent of part-time faculty nationally rely on public assistance programs”.

    – “In 1969, 78 percent of instructional staff at US institutions of higher education were tenured or on the tenure track; today, after decades of institutional expansion amid stagnant or dwindling budgets, the figure is 33 percent. More than one million workers now serve as nonpermanent faculty in the US, constituting 50 percent of the instructional workforce at public Ph.D.-granting institutions, 56 percent at public masters degree–granting institutions, 62 percent at public bachelors degree–granting institutions, 83 percent at public community colleges, and 93 percent at for-profit institutions (...) The clearest cause for the poor pay and job insecurity of today’s adjuncts is the decline in public support for higher education”.

    – “University administrators have reduced teacher pay and increased job insecurity in an effort to make possible expansions in operations that typically resulted in yet more administrative and professional staff, and higher salaries for those who directed them”.

    – “Both the academically rich and the academically poor are getting poorer together, although some of those at the top are maintaining their positions, to a significant degree, at the expense of those at the bottom”

    – “Pursuing a life in academia has become more like trying to become a professional athlete or a star musician than a doctor, a lawyer, or even a typical service sector worker.”

    – “A decade ago, when unions tried to organize graduate-worker bargaining units that stretched across entire universities, STEM [science, technologie, ingénierie et mathématiques] students saw their interests as fundamentally different from those of students in the social sciences and humanities. Now, prospective Ph.D.s across the university find themselves facing comparable—if by no means identical—prospects”.

    – “Market-oriented thinking has fatally undermined the grounds on which public investment in higher education can be defended”.

    Le texte se termine toutefois sur une lueur d’espoir, en évoquant les idées (et promesses électorales) de E. Warren et B. Sanders pour les universités.

    #USA #Etats-Unis #université #conditions_de_travail #travail #universités #précarité #précarisation #tenure_track #budget #insécurité_professionnelle #paupérisation #salaires #ESR #enseignement_supérieur

    –----

    Ajouté à cette métaliste :
    https://seenthis.net/messages/824281

  • Les nouveaux #pauvres - Quand travailler ne suffit plus | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/078202-000-A/les-nouveaux-pauvres-quand-travailler-ne-suffit-plus

    Partout en #Europe, le constat est le même : de plus en plus d’actifs et de retraités à la carrière en pointillés vivent dans la #précarité. Confrontée à des conditions d’existence dégradées, une part de plus en plus large de la classe moyenne – et pas seulement les plus modestes – manifeste sa défiance grandissante envers les partis de gouvernement par un vote pour les #extrêmes, quand elle ne laisse pas exploser sa colère dans la rue à la manière des « gilets jaunes » français. Mise en lumière au travers d’une palette de situations personnelles difficiles, cette #insécurité_sociale, qui touche un tiers des Européens, est analysée par des spécialistes, parmi lesquels le géographe Christophe Guilluy (auteur de No Society – La fin de la classe moyenne occidentale) et l’économiste Guy Standing (Le #Précariat – Les dangers d’une nouvelle classe). Malgré l’émergence d’initiatives correctives, notamment en Espagne, où plus de la moitié des jeunes de moins de 30 ans occupent un emploi précaire, et en Suède, où une expérimentation sur le revenu universel de base est menée avec des chômeurs, ce documentaire brosse le portrait édifiant d’une société au bord du précipice.

    #emplois #travail

  • En Allemagne, la retraite à points a accru la #pauvreté des personnes âgées

    Outre-Rhin, la question de la pauvreté des retraités est au cœur du débat politique et a conduit à la correction d’un système de retraite à points qui, combiné aux réformes néolibérales du #marché_du_travail, est à l’origine du phénomène. Une leçon pour la France.


    https://www.mediapart.fr/journal/international/020120/en-allemagne-la-retraite-points-accru-la-pauvrete-des-personnes-agees?ongl

    #Allemagne #retraite #retraites #retraite_à_points #néolibéralisme

    signalé aussi sur seenthis par @fred_ :
    https://seenthis.net/messages/818673

    • « C’est un engagement de vouloir venir opérer sur ce genre de marché », répond Bruno Pelletier. Un engagement, mais pas une charité. Certes, « ce n’est pas rémunérateur et le retour sur investissement se fait sur quatre ou cinq ans, mais nous ne perdrons pas d’argent ».

      Le type d’habitat que produira Quartus pour Coalia n’est pas encore arrêté. « C’est une nouvelle catégorie de produits, qui peuvent être spécifiques ou intégrés à des programmes immobiliers », explique Sandrine Lespérat, directrice de communication de Quartus.

      « On s’en servira aussi pour des résidences pour les étudiants ou les seniors. » Créer un nouveau marché est aussi une forme de réalisme. « Aujourd’hui, le modèle économique du promoteur immobilier, c’est d’aller vers cette demande dont la croissance sera exponentielle. » Car ces « produits » d’un nouveau genre concerneront bientôt selon lui « les petites classes moyennes ».

      Autrement dit, on va construire massivement du #logement potentiellement de merde en vue d’absorber une grosse vague de #paupérisation de masse en vue !

    • A Toulouse, la tour de l’ancienne Chambre d’Agriculture surplombe un quartier pavillonnaire. Elle est en cours d’aménagement depuis 2 ans et c’est loin d’être terminé, son emprise va du Canal de Brienne à la rue des Amidonniers. Elle sera, parait-il, dédié au logement étudiant (153). Le marché est extrêmement lucratif, la location d’un logement pour une seule personne est aberrant, le studio plus le droit d’entrée dans les lieux ne va pourtant servir que pour un an, voire deux. Les parents casquent une fortune pour 15 ou 20m2, et pour un trois pièces familial, il faut maintenant aller en banlieue.
      Les promoteurs ont eu le droit de la « rénover » car si ils avaient rasé le batiment, ils ne pouvaient pas aller au-delà de trois étages.

      https://www.ladepeche.fr/2019/03/19/lex-chambre-dagriculture-devient-residence-etudiante,8077228.php

    • EDUCATION THAT LEADS TO LEGISLATION

      ‘Segregated By Design’ examines the forgotten history of how our federal, state and local governments unconstitutionally segregated every major metropolitan area in America through law and policy.

      Prejudice can be birthed from a lack of understanding the historically accurate details of the past. Without being aware of the unconstitutional residential policies the United States government enacted during the middle of the twentieth century, one might have a negative view today of neighborhoods where African Americans live or even of African Americans themselves.

      We can compensate for this unlawful segregation through a national political consensus that leads to legislation. And this will only happen if the majority of Americans understand how we got here. Like Jay-Z said in a recent New York Times interview, “you can’t have a solution until you start dealing with the problem: What you reveal, you heal.” This is the major challenge at hand: to educate fellow citizens of the unconstitutional inequality that we’ve woven and, on behalf of our government, accept responsibility to fix it.

      https://www.segregatedbydesign.com

    • The Color of Law

      This “powerful and disturbing history” exposes how American governments deliberately imposed racial segregation on metropolitan areas nationwide (New York Times Book Review).

      Widely heralded as a “masterful” (Washington Post) and “essential” (Slate) history of the modern American metropolis, Richard Rothstein’s The Color of Law offers “the most forceful argument ever published on how federal, state, and local governments gave rise to and reinforced neighborhood segregation” (William Julius Wilson). Exploding the myth of de facto segregation arising from private prejudice or the unintended consequences of economic forces, Rothstein describes how the American government systematically imposed residential segregation: with undisguised racial zoning; public housing that purposefully segregated previously mixed communities; subsidies for builders to create whites-only suburbs; tax exemptions for institutions that enforced segregation; and support for violent resistance to African Americans in white neighborhoods. A groundbreaking, “virtually indispensable” study that has already transformed our understanding of twentieth-century urban history (Chicago Daily Observer), The Color of Law forces us to face the obligation to remedy our unconstitutional past.


      https://books.wwnorton.com/books/detail.aspx?id=4294995609&LangType=1033
      #livre

  • En France, une classe moyenne sous tension selon l’OCDE (La Tribune)
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/15897-en-france-une-classe-moyenne-sous-tension-selon-l-ocde

    FRANCE :...classe moyenne s’appauvrit découvre l’OCDE... génération Tanguy par obligation

    https://www.latribune.fr/economie/france/en-france-une-classe-moyenne-sous-tension-selon-l-ocde-813806.html (ci-dessous)

    https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/le-niveau-de-vie-des-classes-moyennes-a-baisse-1008451

    https://www.francetvinfo.fr/culture/cinema/on-se-dit-qu-on-a-rate-sa-vie-le-difficile-retour-des-tanguy-chez-leurs

    Contributeur anonyme

    (Crédits : Reuters)

    Explosion des prix des logements, budget sous pression, automatisation. Dans son dernier rapport, l’OCDE brosse un portrait alarmant de la classe moyenne française.

    "Déclassés", "catégories sacrifiées","paupérisation". Les mots ne manquent pas pour (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises

  • Hausse des frais universitaires : des doctorants passent sous la barre du smic

    Le gouvernement a annoncé une nouvelle stratégie concernant l’attractivité de l’enseignement supérieur français auprès des étudiants internationaux, intitulée « Bienvenue en France », qui se matérialise surtout par une forte hausse des frais universitaires pour l’intégralité des étudiants non européens.

    http://lirelactu.fr/source/le-monde/ee1951ef-9bb7-48ad-b8fd-73a4d31e08e1
    #paupérisation #pauvreté #smic #taxes_universitaires #augmentation #frais_d'inscription #université #France #études_universitaires #doctorat #doctorants

  • Où la baisse du chômage et celle du #salaire marchent de concert : Au Royaume-Uni, un travailleur sur huit sous le seuil de pauvreté
    https://www.lesechos.fr/monde/europe/0600271769787-au-royaume-uni-un-travailleur-sur-huit-sous-le-seuil-de-pauvr

    Derrière les bons chiffres, la #paupérisation. Alors que le Royaume-Uni connaît une situation de quasi- #plein_emploi avec un taux de chômage de 4,1 % pour la période de juillet à septembre, selon l’Office des statistiques nationales, la fondation Joseph Rowntree alerte sur l’inquiétante augmentation du nombre de travailleurs à vivre sous le seuil de pauvreté.

    « Il y a un sérieux problème lorsque le nombre de travailleurs à vivre sous le seuil de pauvreté croît plus vite que le nombre d’actifs », observe Margaret Greenwood, membre du parti travailliste et secrétaire d’Etat à l’emploi du « shadow cabinet », citée par le « Guardian » .

    #chômage #travailleurs_pauvres #pauvreté

  • “L’Outrage aux mots” de Bernard NOËL (1975)
    http://remue.net/cont/BN_outrage.DOC

    Le pouvoir bourgeois fonde son #libéralisme sur l’absence de #censure, mais il a constamment recours à l’abus de #langage. Sa tolérance est le masque d’une #violence autrement oppressive et efficace. L’abus de langage a un double effet : il sauve l’apparence, et même en renforce le paraître, et il déplace si bien le lieu de la censure qu’on ne l’aperçoit plus.
    Autrement dit, par l’abus de langage, le pouvoir bourgeois se fait passer pour ce qu’il n’est pas : un #pouvoir non contraignant, un pouvoir “humain”, et son discours officiel, qui étalonne la valeur des mots, les vide en fait de #sens - d’où une inflation verbale, qui ruine la #communication à l’intérieur de la collectivité, et par là même la censure. Peut-être, pour exprimer ce second effet, faudrait-il créer le mot #SENSURE, qui par rapport à l’autre indiquerait la #privation de sens et non la privation de parole. La privation de sens est la forme la plus subtile du lavage de cerveau, car elle s’opère à l’insu de sa victime. Et le culte de l’information raffine encore cette privation en ayant l’air de nous gaver de savoir. Ce processus fait partie de la #paupérisation actuelle - une forme de paupérisation elle aussi très subtile puisqu’elle consiste à donner une aisance qu’elle supprime en créant sans cesse des besoins qui maintiennent l’#aliénation, mais en lui enlevant son caractère douloureux.

  • Sleeping rough in the UK: “I never expected to be on the streets” - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/en/articles/2018/02/10/manc-f10.html

    Sleeping rough in the UK: “I never expected to be on the streets”
    By Margot Miller and Dennis Moore
    10 February 2018

    For the seventh consecutive year, rough sleeping in the UK is on the rise, according to recently published government figures. An estimated 4,751 people were sleeping out on the streets of England for the year 2017. This represents an increase of 15 percent on the previous year and 169 percent since 2010.

    #royaume_uni #pauvreté #disrimination

  • Revue Projet » Le #crédit, dopé par les #inégalités
    http://www.revue-projet.com/articles/2017-couppey-soubeyran-le-credit-dope-par-les-inegalites

    Même l’augmentation des emplois précaires, rendant le revenu plus instable, n’est pas toujours de nature à freiner le crédit aux ménages. Jusqu’à un certain plafond de risque de défaut (au-delà duquel elles préfèrent effectivement rationner), les #banques conditionnent l’octroi du crédit à l’acceptation d’un taux d’intérêt plus élevé – là où il y a du risque, il y a du rendement. En période de taux bas, ceci constitue une perspective de marge encore plus attrayante. Et pour élever ce plafond (ou se délester de la part de risque liée à la conjoncture), les banques peuvent octroyer un crédit à taux variable plutôt qu’à taux fixe (ou à un taux indexé sur l’évolution d’une variable financière, un taux de change par exemple, comme dans le cas de prêts à des collectivités locales qui se sont révélés toxiques). On constate, d’ailleurs, que là où l’emploi précaire est plus important, la pratique du taux variable est plus usuelle, aux États-Unis notamment. Et si l’emprunteur en situation précaire fait effectivement défaut (parce qu’il a perdu son emploi ou que son crédit l’a davantage appauvri), l’assureur, avec lequel le banquier fait bon ménage pour monter un dossier de crédit à un ménage, prend le relais. Concernant la distribution du crédit à la consommation, les emplois précaires et les contrats de travail à durée déterminée représentent même un segment de clientèle bien identifié et ciblé par certains établissements. En France, par exemple, le « Prêt pour avancer » de la Caisse d’épargne ou le « Projet emploi » de Cetelem sont des produits de ce type.

    #précarité #paupérisation #profit

  • Pour rappel, le revenu médian des artistes affiliés est inférieur au seuil de pauvreté.

    HAUSSE DE LA CSG : NON À LA BAISSE DU POUVOIR D’ACHAT DES ARTISTES-AUTEURS !
    « Le gouvernement n’a rien envisagé pour compenser la perte de pouvoir d’achat des artistes-auteurs qui résultera automatiquement de l’augmentation de la CSG qu’il a décidé. Le gouvernement a prévu des mesures compensatoires pour les salariés du privé, pour les fonctionnaires et pour les indépendants du RSI mais rien pour les artistes-auteurs. Les artistes-auteurs - dont les syndicats n’ont jamais été consultés - seraient donc les seuls dans la population active à subir une forte baisse de leur pouvoir d’achat. »
    http://caap.asso.fr/spip.php?article535

    Le gouvernement balaie d’un revers de main la précarité des artistes-auteurs ! au travers d’un avis défavorable à un amendement au parlement.
    https://www.youtube.com/watch?v=GY_TB6zKfRA

    Pétition pour la suppression de la majoration de l’assiette sociale des artistes-auteurs La pétition signalée par @vazi
    https://seenthis.net/messages/639826

    Pétition peut-être plus efficace que celle lancée avant :
    CSG : NON A L’APPAUVRISSEMENT DES ARTISTES ET AUTEURS !
    https://www.petitions24.net/csg__non_a_lappauvrissement_des_artistes_et_auteurs

    #CSG #paupérisation #pétition #fiscalité #France #précarité #inégalité

  • Ni piéton ni phoque
    http://www.greekcrisis.fr/2017/03/Fr0598.html

    En attendant, et même si certains se baladent encore, Peter Koening (économiste et analyste géopolitique) vient d’adresser son accablante et émouvante «  Lettre ouverte au peuple de Grèce : Vous êtes abattus sous les yeux du monde entier  ».

    L’auteur, dénonce entre autres et à très juste titre, les socialistes caviar de SYRIZA pour avoir laissé leur pays saigner à mort littéralement, moralement, socialement et psychologiquement. (...) Prenez votre situation en vos mains. Ne croyez pas vos politiciens, ni vos médias ! Quittez cette organisation criminelle appelée Union européenne, de même que ce système monétaire criminel de l’Occident, et qui vous étrangle jusqu’à la mort. Récupérez votre souveraineté, votre monnaie. Cessez de payer la dette, et le système occidental ne pourra rien faire contre votre décision. Et il ne pourra rien faire, parce que vous ferez tourner votre pays via vos propres banques publiques et votre monnaie, en y allant progressivement mais sûrement, en reconstruisant toute une économie dévastée. Le paiement de la dette est d’ailleurs négociable. Les exemples abondent dans ce monde. L’Argentine en est un, et d’ailleurs récent. Même l’Allemagne avait renégocié sa dette internationale en 1952 lors des Accords de Londres sur la dette extérieure allemande.

    Ô peuple de Grèce, réveille-toi devant l’évidence. N’acceptez pas ce que le gouvernement, Bruxelles et la Troïka vous imposent, à vous, comme à votre pays. Exigez le Grexit en suite fort logique et légale à votre vote triomphant du ‘NON’ à tout nouveau ‘plans de sauvetage’ passant par l’austérité imposée par la Troïka. Si vous le faites, vous verrez rapidement la lumière au bout du tunnel - une lumière ayant a été trop longtemps dissimulée par l’Allemagne, par ces gangsters de la Troïka et par votre propre gouvernement.

    Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, essaye toujours de duper les Grecs, et d’impressionner le reste du monde, en menaçant de la Grèce de sortie de la zone euro. Tout gouvernement sain d’esprit, saurait pourtant transformer cette menace en initiative propre, afin de quitter ce monstre pétrifié que vous appelez l’Union européenne, ainsi que sa fausse et illusoire monnaie commune nommée euro. Sauf qu’en Grèce, c’est la morbidité qui y règne, et c’est tout le problème. Ainsi, à la morbidité de la Troïka, le gouvernement grec répond par sa propre et totale servitude morbide, en se conformant entièrement à la destruction de millions de compatriotes dépossédés et réduits en esclavage .

    http://www.globalresearch.ca/open-letter-to-the-people-of-greece-you-are-being-slaughtered-before-the-worlds-eyes/5579023

    #Histoire_grecque #Paupérisation #Troïka #Union_Européenne

  • Vivre chez les autres, une dépendance – Centre d’observation de la société
    http://www.observationsociete.fr/ages/jeunes/vivre-chez-les-autres-une-dependance.html

    Le « noyau dur » (selon l’expression de la Fondation Abbé Pierre) de l’hébergement contraint est constitué de ceux qui, sans lien de parenté avec celui qui les prend en charge, n’ont pas les moyens financiers de se loger, soit 69 000 personnes. On trouve ensuite des personnes de plus de 25 ans qui n’ont pas les moyens de quitter le domicile de leurs parents (153 000) ou ont été contraints d’y revenir (338 000). L’accès à l’autonomie dans le logement pour les jeunes dépend en particulier de leur parcours scolaire qui conditionne leur entrée dans l’univers professionnel. Trois ans après leur sortie du système scolaire, 80 % des hommes et 66 % des femmes non diplômés étaient hébergés chez leurs parents, contre 10 % des bac+5 (données Céreq, 2013).

    #logement #exclusion #paupérisation

  • L’austérité pousse les Grecs vers la #dépression collective - Le Temps
    https://www.letemps.ch/monde/2017/02/19/lausterite-pousse-grecs-vers-depression-collective

    Seule certitude : le pays connaît une véritable #paupérisation. Chercheur à l’Institut du Travail, Christos Triandafilou précise que plus d’un tiers des Grecs sont aujourd’hui en risque de pauvreté ou d’exclusion sociale ; 21,4% vivent déjà sous le seuil de pauvreté. Et il souligne qu’avec les baisses successives des salaires, le seuil de pauvreté a baissé. « Il était de 6120 euros en 2007 pour une personne seule, il est désormais de 4512 euros. » Dans ce contexte, le découragement est généralisé : le nombre de chômeurs longue durée a explosé « et eux n’ont aucune indemnité ni couverture sociale. »

    « L’instabilité et l’insécurité sont les deux mots qui décrivent l’état psychologique actuel des Grecs », selon Christos Koutsaftis. Psychologue et psychanalyste, il exerce, lui, à Glyfada, un quartier huppé en bord de mer. « Les Grecs ne peuvent plus faire de projet d’enfant, de vie… Sur trois ou quatre mois, c’est le maximum. » Pourquoi ? « Il est impossible de construire quand on ne sait même pas si l’on aura encore son emploi dans six mois. » Après sept années de crise et trois mémorandums (un quatrième est évoqué avec insistance), la société grecque est en dépression collective.

  • C’est « soit le loyer, soit manger » : la « dégringolade » d’un chômeur à Nantes
    http://www.lemonde.fr/francaises-francais/article/2017/03/06/c-est-soit-le-loyer-soit-manger-la-degringolade-d-un-chomeur-a-nantes_508983

    Son CV de chef cuisinier traîne sur la table du salon chichement meublé. Luc B. a répondu à des dizaines d’annonces depuis son #licenciement, et c’est bien la première fois qu’il se heurte à un tel silence. Voilà trente-deux ans qu’il passe de brasserie en crêperie, en choisissant, parfois, de rester quelques semaines sans activité. Sans s’inquiéter. Il savait que, du jour au lendemain, il retrouverait une place. « Dans la restauration, le boulot, ça ne manque pas. » Alors, cette fois, il ne comprend pas. Ou plutôt, il croit trop bien comprendre. A 53 ans, le voilà « trop vieux, trop cher », selon lui. Pourtant, en fin de carrière, Luc B. prétend à peine à 1 500 euros net par mois.

    #chômage #exclusion #agisme #paupérisation