• La surconsommation d’#opioïdes est liée à la #pauvreté
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/02/20/la-surconsommation-d-opioides-est-liee-a-la-pauvrete-selon-une-etude_6030149

    « Ce résultat valide l’hypothèse des “deaths of despair” [morts de désespoir] américains », commente Mathias Dewatripont, l’un des coauteurs de l’étude, qui n’a pas encore été publiée. Conceptualisée par le Prix Nobel d’économie Angus Deaton et sa consœur Anne Case, cette hypothèse explique la surmortalité liée aux drogues et aux médicaments par le blues de la « working class » américaine, prise au piège d’une économie en berne. Aux Etats-Unis, les antalgiques opiacés ont ainsi causé au moins 200 000 décès depuis 1999. Près de 100 milliards de comprimés ont été distribués pour la seule période 2006-2014.

    #paywall

  • La surconsommation d’opioïdes est liée à la pauvreté, selon une étude, Chloé Hecketsweiler
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/02/20/la-surconsommation-d-opioides-est-liee-a-la-pauvrete-selon-une-etude_6030149

    Ce travail inédit, réalisé en France, révèle également que les politiques de lutte contre la précarité ont un effet positif sur la réduction de l’usage des antalgiques opiacés.

    La #pauvreté incite-t-elle à consommer davantage de médicaments #opiacés ? Ou ces antalgiques entraînent-ils certains patients dans une spirale d’addiction et de déclin ? Pour la première fois, des économistes se sont penchés sur le cas de la France, et pour eux, dans l’Hexagone du moins, la première hypothèse est la bonne.

    Lire aussi Antalgiques : les chiffres inquiétants de l’addiction aux opiacés en France
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/02/22/antalgiques-les-chiffres-inquietants-de-l-addiction-aux-opiaces-en-france_54

    Selon leurs calculs, l’augmentation du taux de pauvreté de 1 % dans un département se traduit par une augmentation de 10 % de médicaments opiacés. Ces chercheurs de l’Université libre de Bruxelles (ULB) ont exploité les données de vente d’antalgiques en France entre 2008 et 2017 – jusque-là jamais exploitées à l’échelle départementale – et plusieurs indicateurs socio-économiques : le taux de pauvreté (14 % en moyenne dans le pays), le taux de chômage, la densité de population ou le niveau d’éducation. Cette approche leur a permis d’étudier l’influence de ces différentes variables, et de comparer les départements entre eux.

    « Morts de désespoir »

    « Ce résultat valide l’hypothèse des “deaths of despair” [morts de désespoir] américains », commente Mathias Dewatripont, l’un des coauteurs de l’étude, qui n’a pas encore été publiée. Conceptualisée par le Prix Nobel d’économie Angus Deaton et sa consœur Anne Case, cette hypothèse explique la surmortalité liée aux drogues et aux médicaments par le blues de la « working class » américaine, prise au piège d’une économie en berne. Aux Etats-Unis, les antalgiques opiacés ont ainsi causé au moins 200 000 décès depuis 1999. Près de 100 milliards de comprimés ont été distribués pour la seule période 2006-2014.

    Cette crise pourrait-elle se propager en Europe ? En matière de consommation d’opioïdes, la France arrive en quatrième position, après le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Espagne, mais les autorités s’inquiètent de l’engouement des patients pour certaines molécules. En janvier, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a ainsi placé sous surveillance le Tramadol, après avoir constaté une augmentation des mésusages et des décès. Il s’agit de l’antalgique opiacé le plus consommé en France, avec des prescriptions en hausse de près de 70 % en dix ans. « Les gens dans la pauvreté, qui se sentent abandonnés des services publics parce qu’ils sont dans les zones rurales, qui sont moins éduqués et donc ont du mal à se réadapter au marché du travail, représentent une population à risque », souligne M. Dewatripont, ancien directeur de la Banque nationale de Belgique.

    Pour corroborer leurs résultats, les auteurs se sont intéressés aux changements induits par la mise en place du revenu de solidarité active (RSA) à partir de 2007 dans une partie des départements et à partir de 2009 partout en France. « Il y a un effet positif de cette politique en termes de réduction de la consommation d’opioïdes », note Mathias Dewatripont. « Si vous avez mal au dos, et que vous êtes moins pauvre, vous avez davantage les moyens de vous payer un abonnement au fitness », schématise-t-il. ["davantage de moyens" grâce au RSA, le propos est délirant, peut-être font ils référence à la prime d’activité... ndc]

    Cette étude suggère d’autres pistes possibles pour réduire la consommation d’opioïdes. « Sensibiliser les médecins et les inciter à prendre davantage de précautions avec les patients à risque est une première piste », avance Ilaria Natali, l’une des coauteurs. « Il faudrait aussi améliorer la pharmacovigilance, afin de détecter les patients qui font du shopping auprès de plusieurs docteurs et pharmacies », poursuit-elle.

    « Prendre en charge le patient et pas seulement la douleur »
    Cette analyse à l’échelle nationale confirme ce que les médecins observent sur le terrain. « La précarité sociale rend plus vulnérable à certaines maladies associées à des #douleurs_chroniques » , témoigne le professeur Nicolas Authier, qui dirige le centre de la douleur au CHU de Clermont-Ferrand et l’Observatoire français des médicaments antalgiques (OFMA). Une étude menée par son équipe en 2015 sur 120 patients avait révélé qu’un sur cinq était en situation de vulnérabilité sociale et un sur six en situation de précarité.

    Le médecin évoque l’impact du mode de vie, notamment le tabagisme, plus élevé chez les personnes défavorisées. Une étude publiée en 2017, portant sur près de 190 000 personnes, avait ainsi révélé que les cancers du poumon ou du larynx frappaient davantage les plus pauvres. Or 30 % des opioïdes forts sont prescrits en cancérologie. De même, le diabète, dont les complications peuvent être très douloureuses, touche davantage les plus défavorisés.

    « Soigner suppose de prendre en charge le patient douloureux dans sa globalité, avec ses problèmes financiers, de logement, et pas seulement la douleur », insiste M. Authier. « Le temps d’écoute est très important. Or la place des travailleurs sociaux dans le parcours de soins est insuffisante pour une bonne prise en charge », regrette ce psychiatre, qui plaide pour la création de structures intermédiaires entre les médecins de ville et les centres de la douleur.

    Les patients doivent aujourd’hui attendre entre trois et neuf mois pour obtenir un rendez-vous dans son centre. « C’est trop long », déplore-t-il. Pour certains antalgiques opiacés, un phénomène de dépendance peut apparaître après seulement quelques semaines de traitement. Et le sevrage est d’autant plus difficile qu’ils ont un effet anxiolytique ou antidépresseur qui peut être recherché par les patients une fois leur douleur disparue.

    Examinée à la loupe par les économistes de l’ULB, la consommation d’#oxycodone – un antalgique deux fois plus puissant que la morphine – n’est pas liée aux taux de pauvreté. Multipliée par sept en dix ans, elle s’expliquerait par d’autres facteurs non pris en compte par leur modèle, comme l’impact du #marketing des #laboratoires. « On sait qu’il y a un lien. Les laboratoires ne paient pas des commerciaux pour rien. Il n’y a qu’à voir les chiffres de ventes du Tramadol et de l’oxycodone », avance le professeur Authier.

    En France, l’oxycodone est notamment commercialisé sous la marque OxyContin par Mundipharma, filiale de la firme américaine Purdue, bien connue pour ses dérapages. « La situation en France n’a rien à voir avec celle des Etats-Unis. Mais est-elle épargnée ou juste en retard ? », s’interroge Mathias Dewatripont. En 2015, près de 10 millions de Français, soit 17 % de la population, avaient reçu une prescription d’opioïdes.

    #opioïdes

  • [Radio Maritime] Le square du Merlo - En balade à #Uccle
    http://www.radiopanik.org/emissions/radio-maritime/en-ballade-a-uccle

    Aujourd’hui toute l’équipe se rend à Uccle pour y découvrir le Centre de #distribution_alimentaire Gratuite et y rencontrer ceux qui le fréquentent.

    On fera également un détour par le logement social du Merlo où les jeunes habitants sont mécontents. La commune a décidé de rénover le square d’en face sans les consulter. Alors ils sont allés à la rencontre des voisins pour récolter leurs suggestions.

    Et puis Monsieur Patrick nous fera l’honneur de sa chronique psychothérapeuticomusicale.

    #pauvreté #pauvreté,Uccle,distribution_alimentaire
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/radio-maritime/en-ballade-a-uccle_08208__0.mp3

  • « Il faut sortir de l’idée que la #pauvreté est une punition »
    https://usbeketrica.com/article/il-faut-sortir-de-l-idee-que-la-pauvrete-est-une-punition

    Pour combattre la pauvreté, il faut donc sortir de l’idée que c’est une punition, qu’il y a des cas où elle serait « justifiée ». Si on veut vraiment lutter contre, il faut qu’on arrive à se convaincre que la pauvreté ne doit concerner personne. C’est à ce prix-là qu’on pourra en sortir. Ce qui implique une transformation importante du capitalisme puisqu’en l’état actuel des choses, il a besoin de s’appuyer sur une main d’oeuvre bon marché, obligée de participer au marché du travail car « menacée » par le risque de la pauvreté. Ce serait un changement majeur pour nos sociétés.

  • Eritrea: dittatura sempre più feroce e i bimbi sempre più affamati

    Nel suo rapporto del 3 dicembre 2019, il Fondo delle Nazioni Unite per l’infanzia (UNICEF) esprime serie preoccupazioni per lo stato nutrizionale dei bambini sotto i 5 anni in Eritrea.

    Secondo l’UNICEF il 60 per cento dei piccoli eritrei è sottopeso, malnutrito. Dati recenti esatti non sono disponibili, in quanto il regime di Isais Afewerki, presidente del piccolo Paese nel Corno d’Africa, non rilascia dati aggiornati; non si deve dunque escludere che gli estremi di UNICEF siano sottostimati.

    Non si sa quanti nuclei familiari e/o minori necessitano di assistenza. Infatti nel suo rapporto UNICEF precisa per entrambe le categorie: “dati non disponibili”.

    Tuttavia dalle informazioni a disposizione di UNICEF si evince che i piccoli eritrei stanno peggio dei loro coetanei sud sudanesi. Il che è tutto dire, in quanto in Sud Sudan si consuma un sanguinoso conflitto interno dal 2013. Stanno anche peggio dei bambini dello Zimbabwe, dove oltre la metà della popolazione necessità di assistenza umanitaria per la grave recessione e i cambiamenti climatici che hanno messo in ginocchio l’economia del Paese. Gli altri Stati sono più attenti alle necessità della gente e malgrado le difficoltà e situazioni non facili, i governi cercano di collaborare con le organizzazioni internazionali e /o con le associazioni non governative.

    Gran parte della popolazione, specie nelle campagne vive in povertà. Gli anziani fanno davvero fatica a coltivare i campi. Le attrezzature non sono tra le più recenti, anzi. I giovani, quelli rimasti nella ex colonia italiana, sono costretti a prestare il servizio militare/civile e dunque non possono in alcun modo aiutare la famiglia. Né per quanto concerne il lavoro nei campi e tanto meno economicamente: con il soldo percepito non riescono nemmeno acquistare 1 ½ chilogrammi di carne al mese.

    Una decina di anni fa, grazie a un’inchiesta di OXFAM, il raccolto di una famiglia era sufficiente per appena 5-6 mesi, ovviamnte se le messe erano abbondanti. Per il resto dell’anno bisogna comprare il cibo. Con quali soldi? Non sempre i familiari e amici emigrati all’estero riescono a dare una mano ai congiunti rimasti a casa. Insomma, il popolo continua a soffrire. Il trattato di pace con l’Etiopia, l’acerimmo nemico storico, non ha portato i cambiamenti promessi dal dittatore.

    Il servizio militare/civile non è stato rivisto, i giovani sono sempre costretti a arruolarsi per un tempo indeterminato. La Costituzione non è ancora stata proposta alla popolazione e non si parla nemmeno di elezioni. Anzi, le maglie del regime si sono ristrette maggiormente durante lo scorso anno con i sequestro di ospedali e presidi medici di proprietà della Chiesa cattolica. Molti di questi erano situati in aree remote e depresse, dove è quasi impossibile trovare altri medici.

    Con la confisca di queste strutture, la popolazione residente ha perso importanti punti di riferimento, in quanto sacerdoti e suore erano sempre pronti a tendere la mano ai più bisognosi e poveri.

    Dopo il sequestro di 29 presidi medici, il regime fascista al potere in Eritrea si è appropriato anche di alcune scuole della Chiesa, frequentate per lo più da figli di famiglie disagiate.

    Gli abitanti, già in difficoltà, in questi ultimi anni devono combattere anche con i cambiamenti climatici: inondazioni, siccità ed ora in molte zone devone fare anche il conto con l’invasione delle locuste che divorano tutto ciò che trovano lungo il loro percorso.

    L’oppressione continua in ogni dove. Pochi giorni fa è stato brutalmente ucciso un giovane nel centro della città di Mendefera, dove era costretto a prestare il servizio civile. Si chiamava Shewit Yacob, orfano di un combattente e la madre è disabile.

    Shewit si era allontanato dal servizio senza permesso per andare dalla mamma anziana e bisognosa di aiuto Al suo ritorno è stato arrestato, perchè considerato un disertore. Il giovane è riuscito a scappare, ma lo hanno inseguito, gli hanno sparato, gli uomini di Isaias lo hanno ammazzato. Un ordine del regime: ai disertori si spara a vista.

    E proprio il 4 febbraio l’ambasciatore degli Stati membri dell’UE e quello della Gran Bretagna si trovavano in quella zona insieme alle autorità eritree per ispezionare il primo tratto della strada Nefasit e Dekamhare, che una volta terminata dovrebbe far parte della più grande arteria stradale che connette Massawa con il confine etiopico. L’Unione Europea ha stanziato 20 milioni di euro dal Fondo Fiduciario per l’Africa per la realizzazione dell’infrastruttura dopo la firma del trattato di pace tra Asmara e Addis Ababa. La nuova strada dovrebbe contribuire allo sviluppo economico e commerciale, creare nuovi posti di lavoro. Il progetto è stato implementato grazie a un accordo con UNOPS (Ufficio delle Nazioni Unite per i Servizi e i Progetti).

    https://www.africa-express.info/2020/02/10/eritrea-dittatura-sempre-piu-feroce-e-i-bimbi-sempre-piu-affamati
    #Erythrée #dictature #enfants #rapport #UNICEF #enfance #alimentation #nutrition #faim #données #statistiques #chiffres #information #pauvreté #service_militaire #oppression #Shewit_Yacob

    • Eritrea
      –-> fiche de l’UNICEF

      Eritrea is characterized by harsh climatic conditions, including cyclical drought, which affects groundwater resources, and flooding during rainy seasons. These events exacerbate the vulnerability of communities, making it difficult for families to fully recover from the effects of one emergency before another strikes. In recent years, the country’s climatic conditions have tested the coping capacities of the population, which is largely dependent (80 per cent) on subsistence agriculture.1 In 2010, half of all children under 5 years were stunted,2 and children are affected by sporadic outbreaks of diarrhoea and measles. The risk of landmines and explosive remnants of war continues to affect border communities, particularly children. Some 300,000 children are out of school, with the majority of out-of-school children from nomadic communities that are vulnerable to natural disasters.3 In July 2018, following the signing of the Joint Declaration of Peace and Friendship by Ethiopia and Eritrea, tensions softened significantly between the neighbouring countries, and in November 2018, the United Nations Security Council lifted sanctions against Eritrea.

      https://www.unicef.org/appeals/files/2019-HAC-Eritrea(1).pdf

      ping @karine4 @reka

  • SyRI-wetgeving in strijd met het Europees Verdrag voor de Rechten voor de Mens
    https://www.rechtspraak.nl/Organisatie-en-contact/Organisatie/Rechtbanken/Rechtbank-Den-Haag/Nieuws/Paginas/SyRI-wetgeving-in-strijd-met-het-Europees-Verdrag-voor-de-Rechten-voor-d

    De rechtbank heeft vandaag uitspraak gedaan in een zaak over het Systeem Risico Indicatie (SyRI). SyRI is een wettelijk instrument dat de overheid gebruikt voor de bestrijding van fraude op bijvoorbeeld het terrein van uitkeringen, toeslagen en belastingen. De rechtbank is van oordeel dat de wetgeving die de inzet van SyRI regelt in strijd is met hoger recht. De wetgeving voldoet volgens de rechtbank niet aan artikel 8 van het Europees Verdrag voor de Rechten voor de Mens (EVRM). Dit (...)

    #algorithme #SyRI #procès #pauvreté #surveillance

    ##pauvreté

  • An Algorithm That Grants Freedom, or Takes It Away - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/02/06/technology/predictive-algorithms-crime.html?action=click&auth=login-email&login=email&

    Across the United States and Europe, software is making probation decisions and predicting whether teens will commit crime. Opponents want more human oversight. Darnell Gates sat at a long table in a downtown Philadelphia office building. He wore a black T-shirt with “California” in bright yellow letters on the chest. He had never been to the state, but he hoped to visit family there after finishing his probation. When Mr. Gates was released from jail in 2018 — he had served time for running (...)

    #algorithme #criminalité #prédiction #délinquants #discrimination #jeunes #notation #pauvreté #santé #surveillance #ACLU (...)

    ##criminalité ##pauvreté ##santé ##profiling

  • La révolution silencieuse de la prime d’activité
    http://www.laviedesidees.fr/La-revolution-silencieuse-de-la-prime-d-activite.html

    Instituée en 2016, la Prime d’activité a été mobilisée pour répondre au mouvement des Gilets jaunes. Cette mesure, réservée aux personnes qui ont un travail, est révélatrice de l’étatisation croissante de la #protection_sociale, également à l’œuvre dans les réformes de l’assurance chômage et des retraites.

    #Société #État-providence #pauvreté #Etat
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20200204_pandu.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20200204_pandu.docx

    • Le soutien à la prime d’activité dit, en négatif, l’absence de légitimité croissante des revenus pour celles et ceux qui ne travaillent pas, de même que l’importance de l’accompagnement social est court-circuitée par le développement de cette prestation au prisme exclusivement monétaire. Les deux éléments qui ont marqué l’année 2019 sont donc en forte cohérence idéologique, même s’ils tiennent à des logiques hétérogènes. Tous deux signalent à quel point les groupes constitués sur une base socio-professionnelle cèdent la place à des cadres d’intelligibilité et de mise en forme du monde social où les ménages (catégorie que l’on peut et doit bien sûr entendre au sens fiscal mais également au sens d’une unité de mesure fondamentale de la statistique publique produisant des indicateurs de niveau de vie par exemple, au sens d’un principe de vision et de division du monde social) l’emportent.

      De ce point de vue, la France pourrait être en train de s’engager dans une trajectoire institutionnelle à la fois proche et différente de celle des États-Unis. Proche dans la mesure où le développement de l’Earned Income Tax Credit a été spectaculaire au cours des dernières décennies, du fait du soutien bipartisan dont cette prestation qui cible les travailleurs pauvres dispose, et des effets démontrés de réduction de la pauvreté de cette prestation. La trajectoire est néanmoins différente dans la mesure où il est clair, aux États-Unis, que le soutien aux bas revenus s’est substitué aux prestations pour les pauvres qui ne travaillent pas, tandis que la France articule ces deux formes de prestation. Néanmoins, une diminution tendancielle des niveaux de financement des prestations non-liées à l’emploi, comme le sont les Aides Personnalisées au Logement ou le Revenu de Solidarité Active, peuvent laisser penser qu’une évolution semblable, quoique moins radicale, puisse être en cours. Il suffit de lire les conclusions d’une note de France stratégie, organisme rattaché au Premier ministre, et mentionnée en exergue de cet article, pour se convaincre que cette dégradation de la situation des pauvres qui ne travaillent pas est déjà un fait avéré.

      #guerre_aux_improductifs #surnuméraires

  • Bandes de potes
    http://www.laviedesidees.fr/Benoit-Coquard-Ceux-qui-restent-Faire-vie-campagnes-declin.html

    À propos de : Benoît Coquard, Ceux qui restent. Faire sa vie dans les campagnes en déclin, La Découverte. Études courtes, accès précoce à l’emploi et au couple, goût du travail manuel, démonstrations de virilité, tels sont les traits caractéristiques des relations qui unissent les jeunes hommes des régions rurales, qu’étudie l’enquête de B. Coquart.

    #Société #pauvreté #lien_social #culture_populaire #masculinité
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20200205_masclet.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20200205_masclet.docx

  • 1 pauvre sur 4 meurt avant la retraite.
    https://www.youtube.com/watch?v=lv-u7Lnzqco

    1 pauvre sur 4 meurt avant la retraite. Oui, vous avez bien lu. On n’est pas tous égaux face à la vieillesse, et certains - les cadres, les riches - profitent beaucoup plus de la retraite que d’autres : les gens au SMIC et en dessous, les ouvriers, les petits employés..

    On ferme les yeux sur ce qui est en réalité le VRAI problème des retraites.

    Pire, Macron va aggraver ces inégalités énormes en reculant encore l’âge de la retraite pour tous.

    Pour découvrir nos vidéos sur les retraites (et plein d’autres !) sur Osons Comprendre :
    https://www.osonscomprendre.com

  • Welfare surveillance system violates human rights, Dutch court rules | Technology | The Guardian
    https://www.theguardian.com/technology/2020/feb/05/welfare-surveillance-system-violates-human-rights-dutch-court-rules

    Government told to halt use of AI to detect fraud in decision hailed by privacy campaigners A Dutch court has ordered the immediate halt of an automated surveillance system for detecting welfare fraud because it violates human rights, in a judgment likely to resonate well beyond the Netherlands. The case was seen as an important legal challenge to the controversial but growing use by governments around the world of artificial intelligence (AI) and risk modelling in administering welfare (...)

    #algorithme #SyRI #migration #délation #discrimination #pauvreté #surveillance

    ##pauvreté
    https://i.guim.co.uk/img/media/16aac46338b0d670fad3c67268f10b12e9a7a789/0_307_4008_2405/master/4008.jpg

  • Automating societies : Nine predictions for 2020 – AlgorithmWatch
    https://algorithmwatch.org/en/9-predictions-for-2020

    A few days before 2020, AlgorithmWatch makes nine predictions for the new year. Twelve months from now, we will come back to them and assess our forecasting skills. In May 2020, Hawaii’s Mauna Loa observatory will record the highest carbon dioxide concentrations in the atmosphere since at least 2 million years ago. The observatory is one of the world’s primary benchmark sites for greenhouse gas monitoring. In May, carbon dioxide readings reach their yearly maximum. A new record has been set (...)

    #Apple #Google #Amazon #Facebook #algorithme #Alexa #domotique #biométrie #écologie #manipulation #police #élections #facial #reconnaissance #sexisme #discrimination #pauvreté #santé (...)

    ##pauvreté ##santé ##surveillance

  • Prêter aux riches
    https://www.franceculture.fr/emissions/le-journal-des-idees/le-journal-des-idees-emission-du-mercredi-05-fevrier-2020

    En chiffrant le coût cumulé de trois prestations sociales – RSA, allocations familiales et APL (l’aide personnalisée au logement) – cette étude montre que la somme nécessaire pour améliorer légèrement la vie des plus pauvres pouvait être largement couverte par les rentrées fiscales provenant de l’ISF avant sa suppression. Selon l’INSEE, une hausse de 5% du montant forfaitaire du RSA augmenterait le niveau de vie moyen des 10% les plus modestes de 2,8%. Or le RSA n’a augmenté que de 1,6% en 2019, ce qui correspond à l’inflation et les APL ont été amputées de 5 euros en 2018. La question se pose donc, elle n’est malheureusement pas nouvelle : les riches s’enrichissent-ils sur le dos des pauvres ?

  • Les nouveaux #pauvres - Quand travailler ne suffit plus | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/078202-000-A/les-nouveaux-pauvres-quand-travailler-ne-suffit-plus

    Partout en #Europe, le constat est le même : de plus en plus d’actifs et de retraités à la carrière en pointillés vivent dans la #précarité. Confrontée à des conditions d’existence dégradées, une part de plus en plus large de la classe moyenne – et pas seulement les plus modestes – manifeste sa défiance grandissante envers les partis de gouvernement par un vote pour les #extrêmes, quand elle ne laisse pas exploser sa colère dans la rue à la manière des « gilets jaunes » français. Mise en lumière au travers d’une palette de situations personnelles difficiles, cette #insécurité_sociale, qui touche un tiers des Européens, est analysée par des spécialistes, parmi lesquels le géographe Christophe Guilluy (auteur de No Society – La fin de la classe moyenne occidentale) et l’économiste Guy Standing (Le #Précariat – Les dangers d’une nouvelle classe). Malgré l’émergence d’initiatives correctives, notamment en Espagne, où plus de la moitié des jeunes de moins de 30 ans occupent un emploi précaire, et en Suède, où une expérimentation sur le revenu universel de base est menée avec des chômeurs, ce documentaire brosse le portrait édifiant d’une société au bord du précipice.

    #emplois #travail

  • Exils - Le Monolecte
    https://blog.monolecte.fr/2020/02/02/exils

    Plus prosaïquement, lorsque tout le monde trouve parfaitement normal de réclamer l’équivalent d’un salaire minimum pour loger dans un deux-trois pièces exigu et pas forcément très bien placé, c’est le moment où je me dis qu’il y a quelque chose de bien pourri dans les soi-disant choix résidentiels dans ce pays.

    #logement #territoires #exclusion #politique #métropolisation

    • Bref, ce qui est particulièrement bien caché aux sociologues de centre-ville, c’est l’ampleur des #inégalités (il est vrai que le problème se généralise) et surtout la perte de « chances » dans tous les domaines, suite à la disparition des #services_publics (partagé aussi par les banlieues populaires).
      À cela s’ajoute l’éloignement qui augmente (disparition des transports périphériques, routes à 80 km/h, villes saturées et chères) qui interdit de fait toute ascension sociale (alors que le pauvre de #banlieue peut encore accéder aux services et aux salaires de centre-ville).

      #pauvreté #périphérie

    • Il semblerait que ce ne soit pas seulement un fantasme de bouseuse :

      Push – Chassés des villes

      Les grandes métropoles deviennent peu à peu le territoire exclusif des riches. Dans le sillage de Leilani Farha, rapporteuse spéciale de l’ONU sur le logement convenable, une enquête sur un phénomène mondial qui s’amplifie.

      De Londres à New York en passant par Berlin, Valparaíso ou Uppsala, de plus en plus d’habitants des grandes villes, locataires à faibles revenus ou petits commerçants, voient leur loyer flamber ou leurs baux résiliés. En cause, la gentrification galopante qui transforme en un tour de main des quartiers défavorisés en enclaves embourgeoisées, mais aussi – et surtout – la prédation des grands investisseurs. Rasant des immeubles vétustes, ces derniers font sortir de terre des ensembles de standing, que les anciens occupants n’ont plus les moyens d’habiter, tandis que ces opérations immobilières assurent à leurs promoteurs de juteux retours sur investissement.

      425 %
      Rapporteuse spéciale des Nations unies sur le logement convenable, Leilani Farha, que le cinéaste suédois Fredrik Gertten a suivie pour ce film, parcourt la planète afin d’enquêter – et d’alerter – sur cette crise à bas bruit qui met à mal le droit au logement. Cette avocate de formation, originaire d’Ottawa, souligne par exemple qu’en trente ans, dans le grand Toronto, les prix de l’immobilier ont grimpé de 425 % en moyenne, tandis que le revenu familial moyen n’a augmenté que de 133 %. Ce phénomène mondial, loin de connaître une pause, s’amplifie. Étayée aussi par les analyses de la sociologue Saskia Sassen, du prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz et du romancier italien Roberto Saviano, une enquête alarmante sur la manière dont le système financier alimente l’explosion des loyers, responsable de l’expulsion de citadins modestes des grands centres urbains.

      Documentaire suédois de Fredrik Gertten de 90 min disponible du 03/02/2020 au 03/05/2020 sur Arte → https://www.arte.tv/fr/videos/084759-000-A/push-chasses-des-villes

      #gentrification #ville #urbain #film #vidéo #vod #documentaire

  • Crise, choix et priorités
    https://www.lecommercedulevant.com/article/29579-crise-choix-et-priorites

    Par #Charbel_Nahas

    En arabe le mot crise, “azma”, signifie morsure violente, insupportable, et suggère l’impossibilité d’attendre et l’obligation de réagir. Dans les langues européennes, la crise est le moment du choix, qui conduit soit à la guérison, soit à la mort. Tout le monde semble convenir que le #Liban est en crise. Mais de quelle crise s’agit-il ?

    Il y a une crise dans la rue : l’explosion de la colère populaire est persistante depuis le 17 octobre. Il y a une crise financière qui s’amplifie tous les jours, les banques, sans l’avouer, ne peuvent plus honorer les échéances de leurs déposants, ni financer les importations et l’économie.

    Il y a une crise du système politique : les chefs communautaires ne peuvent plus constituer un gouvernement d’“union nationale” suivant les règles de leur jeu et ont dû se cacher derrière un soi-disant cabinet de technocrates, sans projet politique.

    Il y a aussi une crise du modèle social : le #communautarisme reste la règle, freinant la libération du débat politique et faisant peser la menace de la #violence.

    Ces quatre crises se manifestent toutes ensemble. Leur coïncidence serait-elle fortuite ? Ou bien y a-t-il des liens de causalité entre elles, qui imposent de hiérarchiser leur traitement conjoint ?

    Certains se sont appliqués à proposer des causalités aberrantes (comme si les manifestations avaient provoqué la crise financière) ou à invoquer des actions externes (comme s’il n’y avait jamais eu d’interventions extérieures).

    La réalité est plus simple, mais non moins inquiétante : les crises ne sont pas perçues au moment de leur occurrence effective, mais décalées, et se manifestent dans des télescopages, comme celui que nous vivons actuellement. Le décalage est d’autant plus long que les enjeux de la crise sont graves et ses causes profondes.

    Si le soulèvement populaire dure depuis trois mois, la crise financière était déjà là depuis au moins 2016, sans quoi les fameuses “ingénieries” n’auraient pas eu lieu. Le modèle politique instauré après la guerre était en échec depuis 1996-97 du fait de l’effondrement des paris sur le “processus de paix” et sur la reconstruction par la #dette qui le sous-tendaient ; sinon les chocs de 1998, de 2000 et de 2004 n’auraient pas eu lieu. Ce modèle politique est lui-même le produit des transformations sociales du tournant des années 1960-70 qui, n’ayant pas été prises en compte (se souvenir de la lettre de renonciation de Fouad Chéhab en 1970), ont occasionné la guerre civile et produit l’arrangement de Taëf.

    Sans aller jusqu’à exiger que “gouverner, ce soit prévoir”, les Libanais sont en droit d’attendre que ce soit, plus humblement, de constater et de reconnaître.

    La fameuse “#résilience

    La question centrale devient celle du temps, du rapport au temps. C’est cet effet de décalage que certains thuriféraires ont appelé “résilience” et ont rattaché à un prétendu “exceptionnalisme libanais”.

    Pour que les crises aient pu être esquivées, reportées, il a fallu un mélange de trois ingrédients : des faits du hasard, une habileté et une ruse certaines, et surtout un fatalisme de la société qui s’est laissé transformer en variable d’ajustement du système.

    Deux faits inespérés d’abord : l’annonce de l’invasion américaine de l’Irak en 2001-2002 qui a rassemblé dans la même crainte Français, Saoudiens et Syriens, et qui a permis la tenue de la conférence de Paris II ; puis, à partir de 2006, la montée des prix du pétrole qui a fait se déverser sur le Liban un flux de dollars considérable.

    La ruse et l’habileté, mais aussi l’appétit pour les gains à court terme ont conduit à ériger une gigantesque pyramide de Ponzi et à créer une illusion monétaire sophistiquée : le dollar libanais. Une devise qui n’a pas de cours vis-à-vis des autres devises, et qui tient au mirage longtemps entretenu qu’un dollar libanais est un dollar américain, qui n’a pas d’institut d’émission, mais qui peut être détenu en réserve nominale de valeur par la Banque centrale et par les déposants, et qui se multiplie par les effets de crédit.

    Enfin, ces #illusions n’auraient pas pu se déployer sans le fatalisme que la guerre, puis la domination des chefs de guerre ont imposé à l’ensemble de la population le sentiment de vivre en sursis. Dès lors le fait de repousser les échéances devient un objectif en soi.

    Prouesse ou tragédie

    Ces prouesses ont eu un coût effroyable. Un coût financier bien sûr. Les agrégats financiers ont atteint des niveaux inouis : les emplois domestiques des banques représentent cinq fois le PIB, les #intérêts perçus par les créanciers atteignent la moitié du PIB et la dette publique, incluant le passif net de la BDL, deux fois le PIB.

    Un coût économique aussi. Les prix domestiques ont augmenté de près de 200 % par rapport aux prix internationaux comparés à leurs niveaux historiques respectifs, les exportations de biens et de services se sont étiolées, le déficit des opérations courantes est devenu structurel, atteignant 25 % du PIB, le pays est devenu otage de l’attraction permanente de capitaux extérieurs.

    Un coût social surtout. L’émigration draine la moitié des effectifs de chaque cohorte d’âge, les travailleurs immigrés et les réfugiés représentent près de la moitié de la population active hors secteur public, les Libanais #pauvres se retrouvent aux mains des patrons clientélistes, les modes de comportement ont aussi été profondément affectés, la société est devenue anomique, prise entre #prédation et #ostentation, violence et #fatalisme.

    Face au séisme, le déni a d’abord prédominé. Il ne pouvait durer indéfiniment. Depuis quelques semaines, certains “politiques” se plaisent à jouer les opposants, essayant de fuir leurs responsabilités. D’autres se cachent derrière les “technocrates indépendants” du gouvernement de Hassane Diab, avec l’ambition de retarder l’effondrement inéluctable, non sans espérer un miracle.

    Dans ce jeu, les “technocrates” et “#experts” ne sont pas en reste. Ce sont en général ceux-là mêmes qui défendaient le système, restreignant leurs critiques à la dénonciation facile de la “#corruption”. Ils se reconfigurent habilement pour adapter leurs offres aux groupes d’intérêts en place ou, plus astucieusement, aux groupes d’intérêts dont l’entrée en scène est attendue (FMI, fonds d’investissement, repreneurs d’actifs divers, etc.). Ils ont en commun de restreindre leurs propositions au volet financier.

    La politique et les priorités

    Or la crise et les choix auxquels le Liban est confronté sont éminemment politiques.

    Pour le pouvoir encore en place, les priorités se déclinent comme suit : pas de défaut de l’État sur sa dette en devises, pas de faillite formelle des banques, pas de décrochage “formel” (et factice) du taux de change et le maintien de l’approvisionnement minimal en denrées de base (blé, carburants et médicaments).

    Cette séquence répond au souci majeur de gagner un sursis et fait payer à la société un coût exorbitant.

    L’alternative que propose le mouvement “Citoyens et citoyennes dans un État” consiste à inverser les priorités : assurer la cohésion sociale et lutter contre l’émigration, conduire la transition économique, restructurer les créances et allouer les pertes, bien réelles, de la manière la plus juste possible.

    Il n’est pas vrai que tout le monde serait d’accord sur le “programme des réformes”, et cela pour une raison simple : parce qu’il ne s’agit pas de problèmes techniques. Tout projet politique exprime des choix de société. Veiller à ce qu’une émigration massive et qu’un effondrement des institutions et des entreprises susceptibles de générer des emplois ne handicapent la société pour plusieurs générations qui doit figurer en tête des objectifs. Dès lors, tous les aspects financiers ne relèvent que de considérations de moyens.

  • Ring’s Neighborhood Watch Feature Is Bringing Out the Worst in Boston
    https://www.bostonmagazine.com/news/2020/01/27/ring-cameras-neighbors-app

    A home-security app promises to keep its users “safe and informed.” Instead, it’s turning us all into bad neighbors. On a Tuesday afternoon in December, a man dressed in a camo hoodie with a shopping bag at his side walked up a set of stairs, past a pole wrapped in Christmas ribbon, and onto a porch in East Somerville. At first glance, it was hard to tell whether he was friend or foe. The stranger didn’t stay long, and didn’t do much of anything, but the instant he walked up the stairs, (...)

    #Ring #Amazon #CCTV #Neighbors #sonnette #racisme #vidéo-surveillance #discrimination #pauvreté #haine #surveillance #voisinage (...)

    ##pauvreté ##ACLU

  • When Facial Recognition Tech Comes to Housing - CityLab
    https://www.citylab.com/equity/2019/05/facial-recognition-tech-surveillance-security-amazon-ring/588436

    The landlord of a rent-stabilized apartment in Brooklyn wants to install a facial recognition security system, sparking a debate about privacy and surveillance. Last year, residents of Atlantic Plaza Towers, a rent-stabilized apartment building in Brooklyn, found out that their landlord was planning to replace the key fob entry system with facial recognition technology. The goal, ostensibly, was to modernize the building’s security system. But some residents were immediately alarmed by the (...)

    #algorithme #CCTV #biométrie #facial #reconnaissance #pauvreté #locataires #surveillance

    ##pauvreté

  • Why Gen X Women Aren’t Sleeping | HuffPost
    https://www.huffpost.com/entry/why-we-cant-sleep-ada-calhoun_n_5e0f9520c5b6b5a713ba0fc7?guccounter=1&guce

    Hundreds of women wrote to me and said, me too! There was this looming sense that there was something wrong, and that they didn’t have a name for it. I was like, you’re all not crazy.

    You didn’t imagine that housing costs are really high. You didn’t imagine that you’re facing a much tougher economy than your parents did when they were your age. One statistic that stood out was that we only have a one in four chance of out-earning our boomer fathers. One in four? With all this education and Title IX and our mothers being like, you go be a doctor, it still didn’t happen for us. It’s not happening. So it’s not like we just individually failed. It’s like, there were some forces at work.

    It’s funny, I wrote this question down before I got to the part in the book when you meet a woman who goes to Sweden and discovers midlife utopia. I feel like every article about Scandinavia is about how perfect it is for families and women in general. Do you ever feel like the systems in place there are replicable here? I feel like the Gen X experience is very specific to America.

    I think so. I don’t know enough about other countries and how they work, but I do know it’s hard to pull off the things Gen X women are trying to pull off, and if they had any support at all from any corner, it would probably make things a little better. The friend who went to Sweden got there and found she didn’t have to worry about health care or child care. I think that wherever the support comes from, getting support is always good because the burden can be so big. It definitely doesn’t get rid of menopause, it doesn’t get rid of feeling like we are becoming more invisible or feeling things narrowing, but if you take a couple things off the plate, it gets a little more manageable.

    #sommeil #pauvreté #femmes #travailleuses #famille
    @touti @monolecte ça devrait vous intéresser... @reka pour la partie sur la Scandinavie, que je poste pour illustrer les causes sociales et politiques de ces problèmes « intimes » ou « psychologiques ».

    • Elizabeth Wurtzel and the Illusion of Gen-X Success - The New York Times
      https://www.nytimes.com/2020/01/10/nyregion/elizabeth-wurtzel-gen-x.html

      In the early 1990s, when Elizabeth went from Harvard to The New Yorker to the outsize success of her first memoir, “Prozac Nation,’’ it was still reasonable to believe that the right combination of talent, drive and intellectual privilege would sustain a long, materially comfortable New York life in the arts, in publishing, in the academy. This was not merely youthful delusion; there were validating examples everywhere.

      Book parties, then the center of literary social life, dependably provided them. Invariably, they were thrown at the large apartments of marginally older writers, editors, agents, humanities professors — people who managed to parlay an early interest in Willa Cather or the Franco-Prussian War into a bohemian affluence that seemed to operate at a level of cruise control.

      The stressors now so palpably afflicting the creative class — how to pay for a child’s college education, or clarinet lessons, or a party without plastic cups — were nowhere in evidence. In the last decades of the 20th century, you were more likely to encounter a meerkat on West Broadway than a cash bar at a party for a hot first novel. It was easy to assume that real adulthood would take care of itself.

      Technology changed everything, of course. Magazines disappeared; editorial contracts shrunk; streaming meant that writing for film or television was no longer likely to make you rich. Writing books was just going to make you poor. Fashion, once the purview of art, became the property of Instagram. All of these profound reversals crashed up against the hard metrics of the city’s soaring housing market.

      In her new book, “Why We Can’t Sleep: Women’s New Midlife Crisis,’’ the writer Ada Calhoun delves into the professional and financial anxieties of women in their 40s and 50s, beginning with an account of her own challenges. Faced with the high cost of her family’s third-tier health care plan, the untenable nature of freelance life and mounting credit-card debt, she goes out looking for a “job-job,’’ only to find a teaching position for a six-week class that pays $600.

      These dispiriting stories are everywhere.

      Now in her 50s, she was living with her parents and working as a sales assistant at a J. Crew in a mall in New Jersey for minimum wage. She felt lucky.

      After “Prozac Nation’’ sold many thousands of copies and was adapted into a movie, and after she followed up with two more memoirs, Elizabeth Wurtzel went to law school in her 30s. Along with so many others on the same path, she amassed debt doing it.

  • The EU is funding dystopian Artificial Intelligence projects – EURACTIV.com
    https://www.euractiv.com/section/digital/opinion/the-eu-is-funding-dystopian-artificial-intelligence-projects

    Despite its commitment to ‘trustworthy’ artificial intelligence, the EU is bankrolling AI projects that are questionable, write Fieke Jansen and Daniel Leufer. Fieke Jansen is a PhD candidate at the Data Justice Lab and Mozilla Foundation Fellow 2019-2020. Daniel Leufer, PhD, is a Mozilla Foundation Fellow 2019-2020 hosted by Access Now and member of the Working Group on Philosophy of Technology at KU Leuven, Belgium. Discussions on the negative impact of Artificial Intelligence in society (...)

    #algorithme #SmartCity #biométrie #migration #émotions #facial #fraude #justice #prédiction #reconnaissance #frontières #pauvreté #sport # #SyRI #iBorderCtrl (...)

    ##pauvreté ##_ ##SEWA

  • Des enfants travaillent pour le chocolat certifié « commerce équitable » - rts.ch - Monde
    https://www.rts.ch/info/monde/10991895-des-enfants-travaillent-pour-le-chocolat-certifie-commerce-equitable-.h

    Personne ne souhaite acheter du #chocolat produit par des #enfants dans des conditions de #pauvreté. Les multinationales l’ont compris et proposent de plus en plus des produits avec un label équitable. Toutefois, entre #travail_des_enfants, #déforestation et pauvreté, rien n’a changé, selon une enquête de Mise au Point.

    #cacao #certification

  • #update #7
    Selon #Oxfam, en France #sept #milliardaires possèdent autant que les 30% les plus #pauvres
    https://www.franceinter.fr/economie/selon-oxfam-en-france-7-milliardaires-possedent-autant-que-les-30-les-pl

    Les #inégalités ne cessent de se creuser : c’est le constat d’Oxfam à la veille du 50e Forum économique mondial, à Davos en Suisse. L’ONG met à jour les dernières données sur les inégalités dans le monde et chaque année, les richesses se concentrent un peu plus. C’est encore le cas en 2019 : les 1% les plus riches de la planète possèdent désormais plus du double du reste de l’humanité, soit 92% de la population mondiale. « Une minorité d’hommes blancs se taille la part du lion » résume l’ONG, et le rythme de réduction de la pauvreté est deux fois inférieur à celui de 2013. Des disparités de revenus en constante augmentation, alors que les gouvernements les favorisent.

  • Forum de Davos : les chiffres chocs d’Oxfam sur les inégalités dans le monde
    http://www.rfi.fr/economie/20200119-forum-davos-chiffres-chocs-oxfam-in%C3%A9galit%C3%A9s-monde

    les comparaisons chocs, Oxfam n’en manque pas. L’ONG relève ainsi que les 1% les plus riches de la planète possèdent plus de deux fois la richesse de 90% de la population mondiale. Elle souligne également que les 22 hommes les plus fortunés détiennent plus de richesses que l’ensemble de la population féminine d’Afrique. Ou encore que Bill Gates, qui a pourtant dédié une partie de son patrimoine à des causes humanitaires, a vu sa fortune doubler depuis qu’il a quitté la direction de Microsoft. Une « absurdité » pour Pauline Leclère, porte-parole d’Oxfam France, qui dénonce « un système économique défaillant et qui dysfonctionne ».

    Oxfam déplore par ailleurs que l’extrême richesse « s’appuie également sur le sexisme ». Elle a d’ailleurs choisi de consacrer une large part de son rapport intitulé cette année « celles qui comptent » aux femmes. Ces dernières sont en effet en premières lignes des inégalités et de la pauvreté. « Elles sont les grandes perdantes de notre système économique défaillant, sexiste et injuste », dénonce Pauline Leclère, qui rappelle qu’au niveau mondial, les femmes assurent les ¾ du travail domestique non rémunéré, qu’il s’agisse du ménage, de la cuisine, de la gestion du budget, du soin aux proches ou encore de la collecte du bois et de l’eau dans les pays du sud.

    L’ONG a donc calculé la valeur économique que représente ce « travail de soin » (care en anglais). « Cela ne veut absolument pas dire que nous voulons que ce travail soit rémunéré mais il s’agit de se rendre compte de ce que cela représente vraiment », précise Pauline Leclère. Et pour cause, selon Oxfam, ce secteur pèse pas moins de 10 800 milliards de dollars, soit trois fois la valeur du secteur du numérique dans le monde, un secteur en plein essor et qui crée énormément de richesses. En France, il représente 15% du PIB, un chiffre validé par l’Organisation internationale du travail.

    #inégalités #économie #pauvreté #monde #sexisme

  • Les « mauvais » locataires verront leur nom inscrit dans un fichier dès 2021 - Sud Ouest.fr
    https://www.sudouest.fr/2020/01/16/les-mauvais-locataires-verront-leur-nom-inscrit-dans-un-fichier-des-2021-70

    La Fédération nationale de l’immobilier va dresser une liste nominative des locataires présentant des « incidents de paiement ». Leur nom s’affichera après un retard de plus de trois mois de loyers, non consécutifs. Un fichier où tous les « mauvais » locataires sont nommés, c’est le dessein de la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM). Une liste de noms sera mise en place à destination des gestionnaires de biens afin de recenser les locataires ayant « des incidents de paiement ». Elle « devrait être (...)

    #locataires #pauvreté #surveillance #CNIL

    ##pauvreté