• À #Pont-Audemer, les projets locaux se dessinent entre chercheurs, décideurs et citoyens

    Lancer des projets de développement local durable, tels que l’implantation de parcs éoliens ou la restriction de la circulation des voitures à Paris, implique chaque fois de consulter un grand nombre d’acteurs, et en premier lieu, les personnes qui vivent et travaillent sur le territoire concerné.

    Même s’il est évident que la participation de tous est essentielle au bon déroulement du pilotage, de la concrétisation et du développement des projets, la prise en compte des citoyens est particulièrement difficile. Elle exige d’entendre et d’inclure les différents points de vue, et de les concilier tant sur le plan des objectifs et résultats à atteindre que sur les méthodes à mettre en œuvre.

    La convention citoyenne pour le climat nous a récemment donné un exemple criant de la difficulté à dépasser les bonnes intentions et à intégrer les avis et souhaits d’une population. Une difficulté qui peut produire à terme des effets inverses à ceux recherchés si elle n’est pas surmontée.

    Du côté des élus et représentants de l’État, le risque est en effet de tomber dans une vision politique un peu figée des enjeux de développement local. Quant aux chercheurs et scientifiques sollicités pour diagnostiquer et conseiller, le principal écueil est d’être trop abstrait et trop éloigné des attentes et des besoins locaux. Comment repenser alors leur place dans ces processus de décisions ?

    Pour répondre à cet enjeu, il existe une démarche de terrain, inclusive, réflexive et participative appelée la recherche-action. Elle part du postulat que les problèmes environnementaux, sociaux et économiques sont vécus par les acteurs locaux, sur le terrain. Pour les comprendre et mieux les résoudre, agents de l’État, élus, chercheurs et citoyens ont par conséquent intérêt à se regrouper pour réfléchir et produire des savoirs permettant d’agir collectivement en toute connaissance. Cela implique de créer des méthodes de participation où tous sont impliqués de façon équitable.

    C’est dans cette voie que se sont engagés plusieurs acteurs de Pont-Audemer, dans l’Eure, une commune déjà impliquée dans des processus de transition écologique et solidaire et souhaitant aller encore plus loin dans le développement local durable.
    L’expérience de Pont-Audemer

    Entre septembre 2019 et juin 2020, une démarche de recherche-action a été menée collectivement pour nourrir les projets de cette commune. L’université de Caen Normandie a proposé à la ville de Pont-Audemer d’être l’objet d’un module de formation par l’action, le principe étant que les étudiants apprennent en agissant. Cette commune, située au cœur de la Normandie, est assez petite pour être appréhendée en peu de temps. Elle a mené et fait l’objet de nombreux diagnostics préalables à l’action et avait déjà mis en œuvre des opérations entrant dans le cadre de la transition écologique et solidaire.

    Le projet a mis en relation plusieurs catégories d’acteurs : des habitants, des associations, des enseignants-chercheurs, des fonctionnaires étudiants en formation continue, des fonctionnaires territoriaux, le maire, des responsables d’équipements publics comme une médiathèque ou un théâtre, des entreprises et des professionnels de divers secteurs comme des chefs de rayons dans la grande distribution ou des agriculteurs.

    Le travail en commun a fait émerger des axes de travail à privilégier dans le champ de la culture, des circuits courts, des tiers lieux, des modes doux de déplacement et de la mise en valeur du patrimoine naturel, avec en toile de fond l’économie sociale et solidaire.

    Les méthodes de participation et d’implication ont été multiples et diverses : l’observation participante – qui consiste à observer en essayant de se mettre à la place des autres – l’enquête par questionnaire, l’atelier, la réalisation d’entretiens, de réunions régulières… Autant de techniques qui favorisent l’immersion et l’interaction. L’analyse des territoires et des projets potentiels – valorisation des productions agricoles locales, réhabilitation des anciens lieux industriels, préservation des lieux naturels remarquables, implication des populations dans les projets – se fait alors au plus proche des acteurs et des agents, elle vient compléter les approches et raisonnements théoriques.

    Les fonctionnaires étudiants accompagnés par les enseignants-chercheurs accèdent en allant sur le terrain à des connaissances par le vécu. Les échanges avec les acteurs de la vie locale permettent de rendre poreuse la frontière entre les théories et les pratiques.

    Les acteurs expriment la vision du monde (théorie) qui sous-tend leurs choix et actes : entre autres, l’idée d’un développement endogène s’appuyant sur les forces déjà présentes sur le territoire a rassemblé beaucoup de protagonistes. La prise en compte de la pauvreté dans le raisonnement économique, qui d’un point de vue théorique n’est pas si courante, est aussi une préoccupation de bon nombre d’acteurs, dont l’épicerie sociale. Les étudiants et chercheurs remettent quant à eux en question leurs savoirs en les confrontant à la réalité de terrain (pratiques). Les acteurs deviennent chercheurs, les chercheurs deviennent acteurs.

    Concrètement, le travail réalisé sur la capacité de la Risle, la rivière qui traverse Pont-Audemer, à fédérer les habitants, illustre bien l’efficacité de la démarche. Le travail collectif de terrain a permis de rassembler les différents participants autour de l’organisation d’un atelier participatif pour inviter la population à s’exprimer sur le rôle de la Risle dans l’identité de la ville ou sur des idées d’aménagements.
    Partager les réalités du terrain

    Cette recherche-action a toutefois révélé une difficulté pour certains acteurs à changer de posture. Les agents de l’État mis en situation d’étudiants dans le cadre d’un Diplôme universitaire ont dû s’affranchir d’une démarche descendante habituelle.

    Parallèlement, certains acteurs locaux n’attendant plus de solutions qui seraient venues « d’en haut » avaient du mal à intégrer la démarche, en particulier tous ceux qui se sentent délaissés par les politiques publiques et victimes du désengagement de l’État. La prise en compte de la conjoncture a par ailleurs perturbé le calendrier de la recherche-action et les possibilités d’interaction entre les personnes impliqués (élections municipales, Covid).

    Plus généralement, la démarche a mis en évidence des « visions dépolitisées » de la cité, quand par exemple un projet de diffusion de l’usage du vélo vient résoudre un problème ponctuel, conjoncturel, de stationnement et d’embouteillage sans réellement s’insérer dans une pensée plus globale de long terme. Il conviendrait d’envisager plus largement la question de la mobilité en lien avec l’articulation vie professionnelle et vie privée, travail et loisir, travail en présentiel et télétravail, horaires normaux et décalés… En fait, la démarche a parfois révélé un manque de conceptions partagées du monde, qui aident pourtant à l’action collective.

    Mais l’expérience a aussi mis en lumière l’intérêt d’échanger et de collaborer dans la durée. Elle a créé des relations de confiance en encourageant la circulation et le partage de l’information, et la liberté pour tous de prendre des initiatives.

    Les acteurs se sont pris au jeu de la recherche participative, et les chercheurs ont intégré les opportunités et freins rencontrés par les praticiens, devenant ainsi facilitateurs et animateurs. Les différentes approches disciplinaires des chercheurs se complètent par ailleurs pour produire des analyses systémiques et interdisciplinaires entre économie sociale et solidaire et géographie sociale. Cela a permis, si ce n’est de co-construire une vision du monde commune, au moins de partager de manière constructive les réalités vécues sur le terrain.

    https://theconversation.com/a-pont-audemer-les-projets-locaux-se-dessinent-entre-chercheurs-dec
    #développement_local #participation #recherche-action #RAP #recherche-action_participative #transition #transitions #ESS #économie_sociale_et_solidaire #pédagogie #théorie #pratique #développement_endogène #pauvreté #épicerie_sociale #Risle #atelier_participatif #mobilité #action_collective #confiance #circulation_des_savoirs

  • India’s Aadhaar identity system is eroding the rights of pregnant women
    https://www.codastory.com/authoritarian-tech/aadhaar-biometric-id-system

    From the denial of maternity benefits to a lack of access to reproductive health services, the negative effects of this sweeping program are being felt across the country Pooja Devi Kol lives in Dabhaura, a small village in the central Indian state of Madhya Pradesh, and is expecting her first child in four months. Lately, she has been forced to divide her time between managing her pregnancy and filing multiple applications for state maternity benefits. Courtesy of a 2017 scheme, (...)

    #femmes #discrimination #COVID-19 #Aadhaar #pauvreté #santé

    ##pauvreté ##santé

  • Pays-Bas : le gouvernement accuse à tort 26 000 familles d’une fraude aux allocations familiales, il démissionne
    https://www.lavoixdunord.fr/920728/article/2021-01-15/pays-bas-le-gouvernement-accuse-tort-26-000-familles-d-une-fraude-aux

    Des milliers de familles ont été accusées à tort de fraude aux allocations familiales, avant d’être contraintes à les rembourser, ce qui a plongé une partie d’entre elles dans de graves problèmes financiers. Des milliers de familles (26 000 parents) ont été accusées à tort de fraude aux allocations familiales, avant d’être contraintes à les rembourser, ce qui a plongé une partie d’entre elles dans de graves problèmes financiers. Nombre d’entre elles ont en outre fait l’objet d’un profilage ethnique sur la (...)

    #migration #discrimination #pauvreté #profiling #fraude

    ##pauvreté

  • Dutch Government Resigns After Benefits Scandal
    https://www.nytimes.com/2021/01/15/world/europe/dutch-government-resignation-rutte-netherlands.html

    A parliamentary report concluded that tax authorities unfairly targeted poor families over child care benefits. Prime Minister Mark Rutte and his entire cabinet stepped down. Prime Minister Mark Rutte of the Netherlands, one of Europe’s longest-serving leaders, and his cabinet resigned on Friday over a report highlighting systemic failure by his government to protect thousands of families from overzealous tax inspectors. Mr. Rutte and his cabinet will continue running the government in a (...)

    #migration #fraude #discrimination #pauvreté #profiling

    ##pauvreté

  • Belastingdienst werkte zeer kritische Autoriteit Persoonsgegevens tegen
    https://www.trouw.nl/binnenland/belastingdienst-werkte-zeer-kritische-autoriteit-persoonsgegevens-tegen~b69bee

    De Autoriteit Persoonsgegevens oordeelt keihard over de Belastingdienst. De AP werd tegengewerkt en onjuist voorgelicht tijdens haar onderzoek. ‘De Belastingdienst handelde discriminerend.’ De werkwijze van de Belastingdienst in de toeslagenaffaire was ‘onrechtmatig, discriminerend en onbehoorlijk’. In een langverwacht rapport oordeelt de Autoriteit Persoonsgegevens (AP) keihard over de afdeling toeslagen. De Belastingdienst registreerde de dubbele nationaliteit van burgers, terwijl die geen (...)

    #profiling #migration #fraude #discrimination #pauvreté

    ##pauvreté
    https://images2.persgroep.net/rcs/acAz67Xgdmf5O_T9DoWtxBO4vVI/diocontent/173446753/_fitwidth/763

  • Covid-19 : le prolétariat dévoilé
    http://www.regards.fr/politique/article/covid-19-le-proletariat-devoile

    En valorisant subitement les travailleurs les plus précarisés, en les exposant plus que les autres au risque sanitaire, la pandémie a provoqué l’implacable retour du réel social et dévoilé la structure de classe de notre société.

    Comme pour toutes les perturbations durables du fonctionnement de l’activité économique et sociale (catastrophes naturelles, crises, guerres, etc.), la pandémie s’est traduite par la visibilisation de l’invisibilisé. Ce que l’idéologie dominante parvient habituellement à masquer s’impose par le simple spectacle du réel. Ce que les médias dominants parviennent classiquement à voiler surgit au premier plan. Le mécanisme de crédibilisation par des « débats écrans » (sur le « communautarisme », le « danger islamisme », les « assistés sociaux parasites », etc.) perd son efficace. Bref, la pandémie fait fonction de révélateur du réel social.


    L’ampleur de la polarisation sociale
    Un premier dévoilement, déjà enclenché avec le mouvement des « Gilets jaunes », a été celui de l’ampleur de la polarisation sociale, que deux images résument : celle des départs vers les résidences secondaires à l’annonce du confinement et celle des travailleurs restés au « front » (caissières, personnels hospitaliers, éboueurs, etc.). Le retour de la faim dans les quartiers populaires a été une autre illustration de cette polarisation qui s’est installée dans la société française du fait des politiques néolibérales de ces quatre dernières décennies.

    Loin du roman d’une société subissant de manière identique un fléau, ce qui est apparu de manière évidente pour une partie majoritaire de notre société est l’inégalité devant le risque de contamination, la vulnérabilité à géométrie variable selon l’appartenance sociale, l’existence de deux pôles sociaux vivant des quotidiennetés matérielles aux antipodes les unes des autres. Le bilan humain de la pandémie sera à cet égard parlant, à la condition qu’il soit établi en prenant en compte les critères du niveau de revenu et du territoire d’habitation. L’exigence d’un tel bilan doit, pour cette raison, être intégrée dans les luttes sociales à venir.

    Sans jamais avoir lu Marx, chacun a pu se rendre compte que l’ « accumulation des richesses à un pôle (…), c’est égale accumulation de pauvreté (…) au pôle opposé » (Le Capital, livre premier). Tous ceux qui ne sont pas entièrement déconnectés des quartiers populaires peuvent constater l’ampleur de la colère sociale qui s’exprime – non pas du fait de la misère et de la précarité (qui étaient antérieures à la pandémie), mais en raison de la conscientisation de la polarisation sociale. Le spectacle médiatique de ceux qui trouvaient des vertus au confinement (par réinvestissement de la sphère familiale, retour sur soi, pratique du sport, de la cuisine ou du jardinage, etc.) et les tentatives idéologiques des grands médias visant à l’« esthétiser » ont encore plus accentué cette conscience d’une société polarisée. Les habitants des HLM surpeuplés et plus largement des logements populaires urbains, pour qui le confinement était invivable, se sont trouvés devant l’image indéniable d’une profonde dualité sociale.

    L’utilité sociale des emplois négligés
    Le second dévoilement, inédit cette fois depuis plusieurs décennies, fut l’inversion de l’ordre de valorisation des différents types d’emploi dans notre société. Contrainte de répondre à l’urgence sur le plan sanitaire et soucieuse de faire fonctionner l’économie pour préserver le plus possible ses profits, la classe dominante ne pouvait pas ne pas modifier son discours de légitimation. Infirmières, éboueurs ou travailleurs de l’industrie furent ainsi pragmatiquement mis à l’honneur. Alors que, depuis le tournant néolibéral de la décennie 80, le sommet de l’échelle de la valorisation sociale s’exprimait par les termes de « gagnant », de « start-uppeur », de « premier de cordée », d’« entrepreneurs », etc., ce furent les emplois habituellement négligés qui démontrèrent par les faits leur utilité sociale, leur caractère économiquement incontournable et vital pour l’ensemble du fonctionnement social. Ce qui se dévoile ainsi, c’est la base matérielle de la structure sociale. Ce qui devient indéniable, c’est l’existence contemporaine d’un « prolétariat » que des décennies de luttes idéologiques ont tenté d’occulter au prétexte des mutations réelles des différentes classes sociales.

    Sans jamais avoir lu Karl Marx, chacun a pu constater l’existence d’un prolétariat, c’est-à-dire d’une « classe des travailleurs salariés modernes qui, ne possédant pas en propre leurs moyens de production, sont réduits à vendre leur force de travail pour vivre » (Friedrich Engels, note du Manifeste du parti communiste, 1888). Les salariés qui ont été contraints de continuer à travailler et à prendre les transports en commun – y compris ceux des secteurs « non vitaux » ou sans que les conditions de protection ne soient réunies – n’avaient pas moins peur que les autres. Ceux qui étaient confinés et espéraient, du fait de la dégradation brusque de leur revenu, une reprise rapide du travail – même avec des protections insuffisantes – n’étaient pas des inconscients et des irresponsables. Ils étaient simplement contraints de « vendre leur force de travail pour vivre ». Seule la réduction idéologique de la notion de « prolétariat » aux travailleurs de l’industrie ou aux travailleurs surexploités avait pu banaliser l’idée d’une disparition du « prolétariat ». L’expérience de la pandémie contribue à déchirer ce voile déformant.

    La visibilisation soudaine de ce prolétariat fait apparaître au grand jour son statut social, c’est-à-dire ses niveaux de revenu et ses conditions de travail. C’est ainsi la dégradation ininterrompue de ce statut depuis le tournant néolibéral – en d’autres termes, l’accélération des processus de précarisation, de paupérisation et de flexibilisation de la condition salariale subalterne – qui surgit sur le devant de la scène. La centration sur les personnels de santé liée à l’urgence sanitaire a mis en exergue qu’aucun secteur n’était épargné par cette dégradation continue. Non seulement le prolétariat s’est imposé comme réalité incontestable, mais la tendance à sa transformation en précariat généralisé également. La réapparition de la faim dans les quartiers populaires situe le pôle extrême de ce précariat constitué par tous ceux contraints au travail informel (celui couramment mal nommé « travail au noir »), à l’intérim ou aux CDD à répétition. Pour eux, la baisse de revenu fut immédiate et sans filet. Pour eux, la pandémie fut synonyme de restrictions alimentaires.

    Les travailleurs pour ce qu’ils sont
    Le troisième dévoilement réalisé par l’épreuve de la pandémie et du confinement fut la mise en évidence du caractère coloré et sexué de ce prolétariat en voie de précarisation généralisée. Tout en étant peu mis en exergue par les commentaires journalistiques, la féminisation des emplois les plus précaires a ainsi été exposée quotidiennement. #Caissières, #aides-soignantes, #infirmières, etc. : ces emplois avaient tendance à être idéologiquement construits comme naturellement « féminins », alors qu’ils ne le sont que par assignation discriminante.

    Le même dévoilement s’est opéré à propos de la « race » visibilisant l’assignation des immigrés et de leurs héritiers français dans ces secteurs brusquement considérés comme absolument vitaux et qui sont, comme pour les « emplois féminins », caractérisés par la précarité, les faibles salaires et les mauvaises conditions de travail. Alors que ces salariés étaient absents des écrans et des discours, les reportages sur les éboueurs, les chauffeurs ou les ouvriers du bâtiment les ont fait apparaître pour ce qu’ils sont : des travailleurs assignés aux segments les plus surexploités du marché du travail.

    Ceux qui n’apparaissaient médiatiquement que sous des figures stigmatisantes (à l’occasion de reportages sur « la crise des banlieues », sur le « communautarisme », sur « l’islamisme », etc.) ont pour une fois eu un autre visage. Même les sans-papiers ont vu – certes de manière marginale et peu relayée médiatiquement – leur image se transformer par les demandes émanant de grosses exploitations agricoles en faveur d’une autorisation exceptionnelle pour les employer. Ce que rend ainsi visible la pandémie est l’ampleur de la segmentation sexiste et raciste du marché du travail. Le sexe et la « race » apparaissent comme des modes de gestion du rapport de classes.

    Une conscience plus aiguë
    Le quatrième dévoilement porte sur l’autre extrémité de la polarisation sociale, celle de la classe dominante. Les premières mesures économiques du gouvernement ont été prises en sa faveur. Alors que se succédaient les plans d’aide sectoriels, aucune mesure significative d’allégement n’a été prise pour les salariés. Le gel des loyers et des charges n’a jamais été envisagé, alors même que le confinement faisait baisser drastiquement les revenus des plus précaires. Le « plan d’urgence économique » voté le 23 avril prévoit 900 millions d’euros pour les ménages touchant le RSA, 4 milliards pour les primes des personnels soignants et 20 milliards pour la recapitalisation des grandes entreprises publiques. Aucune contrepartie à ces nouvelles aides aux entreprises n’est prévue : ni le gel de la distribution des dividendes, ni la fixation de conditions de maintien de l’emploi. En somme, la logique qui s’exprime reste la logique néolibérale résumée dans la formule « socialisation des pertes et privatisation des bénéfices ». L’État assure bien une fonction de redistribution, mais du bas vers le haut. Un ruissellement à l’envers, en quelque sorte.

    Les quatre dévoilements rapidement décrits ci-dessus dessinent le visage de la société française contemporaine : une société fortement polarisée socialement ; segmentée selon, entre autres, des critères sexistes et racistes ; comprenant un pôle marqué par le précariat absolu ; inscrite dans une tendance au déclassement généralisé ; et gérant les impacts économiques de la pandémie par une redistribution vers le haut. Les classes populaires, tous segments confondus, sortent également de cette expérience douloureuse avec une conscience plus aiguë de ces réalités habituellement déformées par l’idéologie dominante. Plus que jamais, la lutte des classes – dans les formes multiples qu’elle peut prendre – est une réalité prégnante. L’issue de l’étape actuelle de cette lutte, c’est-à-dire celle de la question « Qui paiera l’impact économique de la pandémie ? », sera fonction de notre capacité collective à forger un « nous » incluant les différents segments des classes populaires et prenant comme centralité les plus paupérisés, les plus précaires, les plus discriminés.

    Saïd Bouamama

     #saïd_bouamama à propos des #déplorables #Social #pauvreté #précarisation #médias #ruissellement #Gilets_jaunes #travail #pandémie #invisibles

  • Cambodia at risk of being last in line for vaccines - Asia Times
    https://asiatimes.com/2021/01/cambodia-at-risk-of-being-last-in-line-for-vaccines

    With an exceptionally weak healthcare system, feeble bureaucracy and faltering finances, Cambodian hopes for entering a post-pandemic era in 2021 are fast diminishing as richer states buy up limited vaccines for their own citizens.“No one knows anything at all” about when the vaccine rollout will begin, a source with knowledge of the Cambodian government’s planning who spoke to Asia Times on condition of anonymity said.
    “Cambodia is really still in ‘will we get it’ mode rather than ‘vaccine preparation’ mode,” the source said, adding that sentiment in Phnom Penh is that it’s a “long way off” before vaccines start to arrive in the country.
    The government has been mainly mum on the matter since stating in December that it would only accept vaccines approved by the World Health Organization (WHO), which currently includes only those produced by Pfizer-BioNTech, a German-US partnership.
    The most pessimistic of projections among sources tracking the government’s response is that inoculation of the majority of Cambodia’s 16.7 million population won’t take place until late 2022, if not mid-2023.
    The Economist Intelligence Unit recently forecast that vaccines won’t be widely available in Cambodia until at least April 2022, a prediction that noted the emerging stark contrast in vaccine access between rich and poor nations. Because Cambodia is “largely dependent” on the WHO-backed global health initiative COVAX to access vaccines, which currently only guarantees inoculations for a fifth of a country’s population, “it may take time for COVAX to increase this, and Cambodia only has limited fiscal resources to purchase vaccines independently,” Imogen Page-Jarrett, an EIU research analyst, said.
    “We therefore do not expect Cambodia to immunize 60% of its population until sometime between June 2022 and June 2023,” she added.Phnom Penh’s attention is for now diverted by the more pressing issue of preventing further viral outbreaks, a major concern since the more-virulent variant of Covid-19, first detected in the UK, was found last week in neighboring Vietnam and Thailand.
    New restrictions on border crossings have been imposed by Cambodia on both countries.Cambodia has officially not recorded any Covid-19 fatalities, although fears were raised after community outbreaks emerged in November. At the time of writing, credibly or not, there have only been 383 documented coronavirus cases nationwide. There are now also concerns about whether returning migrant workers from Thailand, several of whom have tested positive for Covid-19 in recent days, will spark another viral wave and community spread when they return to their home villages, sources say. Earlier images of mass vaccinations in Europe in December appeared to signal the beginning of the pandemic’s end, with many Cambodians sensing that it might be over within a matter of months. Although there have been few social distancing restrictions imposed in Cambodia, its economy is reeling from the pandemic. Unemployment rates reached near record-highs in 2020 whilst the true number of Cambodians pushed back into poverty will only be clear in the coming months. The Asian Development Bank in August reported that 8% of the population could be thrust back into poverty because of the pandemic

    #Covid-19#migrant#migration#cambodge#thailande#retour#travailleurmigrant#test#pauvrete#vaccination#systemesante

    • ... la commission de solidarité territoriale (CST) (...) s’occupe de l’examen des demandes de revenu de solidarité active (RSA). Ce qui sous-entend que certains bénéficiaires sont parfois radiés de ce dispositif.

      Au grand dam des membres du collectif d’autodéfense face aux contrôles de l’administration (Cafca) qui assimile la CST à un "tribunal" chargé de "juger les personnes pauvres qui touchent le RSA et ne trouvent pas d’emploi stable ou ne développent pas assez vite leur activité" et donc procède à leur #radiation.

      Ce lundi, la CST se réunissait pour examiner plusieurs dossiers. Le Cafca s’est rendu à cette réunion pour accompagner les bénéficiaires du RSA et demander des informations au conseil départemental sur ses procédures. Sachant que, depuis janvier 2020, c’est l’entreprise A.CO.R qui gère ce dispositif d’aide pour le compte de la collectivité.

      Le conseil départemental de l’Ariège va accéder à la demande d’informations de Cafca. Lequel appelle à deux rassemblements "pour s’opposer à ces charrettes vers la misère" à l’occasion des prochaines tenues de la CST. Celle-ci se réunit ce jeudi 7 janvier, à 10 h 45, à Saint-Girons, et jeudi prochain, à Pamiers, à 10 heures. Mais ces deux réunions ont été annulées en raison du contexte sanitaire. "Elles se tiendront donc par téléphone avec les personnes concernées", a précisé le conseil départemental hier après-midi.

      #droits_sociaux #guerre_aux_pauvres #luttes

  • Comment l’arsenal de Pôle emploi pour contrôler les chômeurs a été renforcé - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/economie/comment-l-arsenal-de-pole-emploi-pour-controler-les-chomeurs-a-ete-renfor

    Annotations :

    ce qu’on appelait autrefois les Assedic pourront obtenir auprès de certains organismes privés comme les établissements de crédit, les fournisseurs d’énergie ou les opérateurs de téléphonie, des relevés bancaires ou téléphoniques des allocataires soupçonnés de fraudes. La mesure n’est pas une nouveauté. Elle a déjà été plusieurs fois suggérée et avait plusieurs fois été repoussée en 2005 et 2015, en raison notamment des atteintes à la vie privée et de mobilisations contre l’amendement. En 2019, l’arsenal existant a pourtant permis à Pôle emploi de détecter 212 millions d’euros de préjudices subis et évités au titre de fraudes, soit 4,6 fois plus qu’en 2010. (...)

    #surveillance #pauvreté #pole-emploi #chomeur.euses #flicage #controle_social

  • Comment des malfaiteurs pourraient exploiter les faiblesses de Pôle Emploi
    https://cyberguerre.numerama.com/9463-comment-des-malfaiteurs-pourraient-exploiter-les-faibless

    Numerama a exposé la facilité d’accès aux données des demandeurs de Pôle Emploi. Cyberguerre vous explique comment cette faiblesse pourrait être exploitée pour des actes malveillants. Ce jeudi 17 décembre, Numerama met en lumière le manque de protection des données des demandeurs d’emploi : n’importe qui peut s’inscrire en tant que « particulier employeur » sur le site de Pôle Emploi et accéder aux profils de dizaines, voire de centaines de milliers de demandeurs d’emploi. Après la création d’un compte, (...)

    #PôleEmploi #données #fraude #pauvreté #phishing

    ##pauvreté
    //c2.lestechnophiles.com/cyberguerre.numerama.com/wp-content/uploads/sites/2/2020/12/Pole-Emploi-CG.jpg

  • Exit Hannah Arendt Bruno GUIGUE
    https://www.legrandsoir.info/exit-hannah-arendt.html

    Ses détracteurs lui reprochent ses équivoques, l’indétermination de ses concepts, le mouvement erratique de sa pensée. Ce qui pose problème, c’est plutôt l’obscure clarté de ses anathèmes contre les idées progressistes et le compendium avarié de ses présupposés anti-humanistes.


    Omniprésente dans les manuels scolaires, elle passe pour une grande philosophe, et on ne compte plus les livres, articles et documentaires qui chantent ses louanges. Phare de la pensée politique moderne, elle aurait tout compris : la démocratie et le totalitarisme, la cité antique et la société moderne, le mensonge et la violence, la Révolution et les droits de l’homme. Portée aux nues par la doxa universitaire, elle figure au panthéon philosophique de l’Occident démocratique. Elle passe pour une référence obligée, un point de passage incontournable destiné à tous ceux qui veulent comprendre le monde contemporain, ses contradictions et ses impasses.

    Il n’y a qu’un problème : Hannah Arendt est elle-même une impasse théorique et politique. Il suffit d’ailleurs de la lire avec un peu d’attention pour s’apercevoir qu’elle a tout faux. Non seulement sa lecture de l’histoire moderne est erratique, mais sa vision de la démocratie est passéiste et réactionnaire.

    Des preuves ? Elles sont légion. Ne pouvant tout examiner en une fois, on s’intéressera à la conception arendtienne de la démocratie. Dans Condition de l’homme moderne, Hannah Arendt explique que la seule égalité légitime est celle qui règne entre les citoyens, et non entre les hommes. L’égalité dans la cité antique, à ses yeux, est sans commune mesure avec l’égalité qui prévaut dans les sociétés modernes. Tandis que la cité grecque est une remarquable aristocratie politique, la démocratie moderne est le théâtre d’un conformisme généralisé, où l’esprit de compétition s’est dilué dans l’égalitarisme et la médiocrité ambiante.

    Cet éloge passéiste de la cité antique s’articule à une analyse particulière de l’agir humain. Si Arendt distingue le travail et l’action comme modalités de l’activité humaine, c’est pour dévaloriser le premier, qu’elle attribue à « l’homme-animal social ». Le travail est soumission à la nécessité naturelle, tandis que l’action, à l’autre extrémité, représente la noble dimension de l’activité politique. C’est pourquoi il faut parler d’un « animal laborans » pour désigner le travailleur, lequel « n’est jamais qu’une espèce, la plus haute si l’on veut, parmi les espèces animales qui peuplent la terre ».

    La politique visant à l’émancipation des travailleurs, poursuit Arendt, n’a donc abouti qu’à « courber toute l’humanité, pour la première fois, sous le joug de la nécessité » Le travail productif n’étant que l’asservissement à la nécessité, « les hommes ne pouvaient se libérer qu’en dominant ceux qu’ils soumettaient à la nécessité ». Pour que les citoyens puissent s’adonner à l’exercice du pouvoir, il fallait que la production de leurs conditions d’existence fût assurée par une classe subalterne. Pour Arendt, cet état de fait est intangible, et vouloir transformer la condition des travailleurs n’a aucun sens. La sublimation du citoyen appelé à incarner les vertus nécessite, de tout temps, le travail manuel de l’ animal laborans.

    Cette idée-force, elle ne cessera de la marteler. Se demandant, dans son essai sur l’insurrection hongroise de 1956, s’il est possible de faire marcher des usines dont les ouvriers sont les propriétaires, la philosophe répond sans détour : « En réalité, il n’est pas sûr du tout que les principes politiques d’égalité et d’autonomie puissent s’appliquer à la sphère de la vie économique. Après tout, la théorie politique des Anciens n’avait peut-être pas tort lorsqu’elle affirmait que l’économie, liée aux nécessités de la vie, requérait pour fonctionner la domination des maîtres ».

    La lutte contre la pauvreté ? Inutile d’y penser. Ignorant superbement la lutte des classes, Arendt estime que « la vie humaine s’est trouvée en proie à la pauvreté depuis des temps immémoriaux » et qu’« une révolution n’a jamais résolu la question sociale ni libéré des hommes du fléau du besoin ». Alors que les démocraties modernes, par leur obsession du social, ruinent les chances d’une véritable aristocratie des égaux, la cité antique avait compris que l’esclavage était le prix à payer pour l’exercice héroïque des vertus civiques. « Toute souveraineté tient sa source première, la plus légitime, du désir qu’a l’homme de s’émanciper de la nécessité vitale, et les hommes parvinrent à cette libération par la violence, en forçant d’autres à porter à leur place le fardeau de la vie ». Voilà qui est clair, et la conclusion s’impose : « Rien, pourrions-nous dire aujourd’hui, ne saurait être plus obsolète que d’essayer de libérer le genre humain de la pauvreté par des voies publiques ; rien ne saurait être plus futile ni plus dangereux ».

    Mais ce n’est pas tout. Cette conception aristocratique de la vie politique conduit Hannah Arendt à nier l’universalité humaine, quitte à pulvériser un concept-clé hérité de la philosophie des Lumières : « La distinction entre l’homme et l’animal recoupe le genre humain lui-même : seuls les meilleurs, aristoi, qui constamment s’affirment les meilleurs et préfèrent l’immortelle renommée aux choses mortelles, sont réellement humains ». Reprenant explicitement la critique réactionnaire des droits de l’homme formulée par Edmund Burke, Arendt récuse l’universalité des droits humains. A ses yeux, c’est un principe funeste qui aurait pour effet de « réduire les nations civilisées au rang des sauvages » , de ces populations primitives en qui elle voit « des gens sans-droits, qui apparaissent comme les premiers signes d’une possible régression par rapport à la civilisation ».

    Rien d’étonnant, dès lors, à ce qu’Arendt voue une admiration sans bornes à la Révolution américaine, menée par des propriétaires d’esclaves, et qu’elle rejette la Révolution française, qui abolit l’esclavage colonial. De même que, dans les années 1960, elle refuse toute portée politique aux revendications des Afro-Américains pour les droits civiques et relègue au second plan ce qu’elle appelle dédaigneusement la « negro question » . Toute philosophie est sous-tendue par une certaine idée de l’homme et de la société. Celle que défend Hannah Arendt participe d’une idéologie réactionnaire qui justifie rétrospectivement l’esclavage et congédie le progrès social comme une dangereuse utopie. Ses détracteurs lui reprochent ses équivoques, l’indétermination de ses concepts, le mouvement erratique de sa pensée. Ce qui pose problème, c’est plutôt l’obscure clarté de ses anathèmes contre les idées progressistes et le compendium avarié de ses présupposés anti-humanistes.

    Exit Hannah Arendt.

    #pauvreté #hannah_arendt #arendt #idéologie #politique #philosophie #histoire #capitalisme #domination #démocratie #totalitarisme #liberté #égalité #aristocratie #démocratie #travail #doxa

  • Denying aid on the basis of EU migration objectives is wrong

    –-> extrait du communiqué de presse de CONCORD:

    The Development Committee of the European Parliament has been working on the report “Improving development effectiveness and efficiency of aid” since January 2020. However, shortly before the plenary vote on Wednesday, #Tomas_Tobé of the EPP group, suddenly added an amendment to allow the EU to refuse to give aid to partner countries that don’t comply with EU migration requirements.

    https://concordeurope.org/2020/11/27/denying-aid-on-the-basis-of-eu-migration-objectives-is-wrong

    –---

    Le rapport du Parlement européen (novembre 2020):

    REPORT on improving development effectiveness and the efficiency of aid (2019/2184(INI))

    E. whereas aid effectiveness depends on the way the principle of Policy Coherence for Development (PCD) is implemented; whereas more efforts are still needed to comply with PCD principles, especially in the field of EU migration, trade, climate and agriculture policies;
    3. Stresses that the EU should take the lead in using the principles of aid effectiveness and aid efficiency, in order to secure real impact and the achievement of the SDGs, while leaving no-one behind, in its partner countries; stresses, in this regard, the impact that EU use of development aid and FDI could have on tackling the root causes of migration and forced displacement;
    7. Calls on the EU to engage directly with and to build inclusive sustainable partnerships with countries of origin and transit of migration, based on the specific needs of each country and the individual circumstances of migrants;
    62. Notes with grave concern that the EU and Member States are currently attaching conditions to aid related to cooperation by developing countries on migration and border control efforts, which is clearly a donor concern in contradiction with key internationally agreed development effectiveness principles; recalls that aid must keep its purposes of eradicating poverty, reducing inequality, respecting and supporting human rights and meeting humanitarian needs, and must never be conditional on migration control;
    63. Reiterates that making aid allocation conditional on cooperation with the EU on migration or security issues is not compatible with agreed development effectiveness principles;

    EXPLANATORY STATEMENT

    As agreed in the #European_Consensus_on_Development, the #EU is committed to support the implementation of the #Sustainable_Development_Goals in our development partner countries by 2030. With this report, your rapporteur would like to stress the urgency that all EU development actors strategically use the existing tools on aid effectiveness and efficiency.

    Business is not as usual. The world is becoming more complex. Geopolitical rivalry for influence and resources as well as internal conflicts are escalating. The impact of climate change affects the most vulnerable. The world’s population is growing faster than gross national income, which increases the number of people living in poverty and unemployment. As of 2030, 30 million young Africans are expected to enter the job market per year. These challenges point at the urgency for development cooperation to have a real impact and contribute to peaceful sustainable development with livelihood security and opportunities.

    Despite good intentions, EU institutions and Member States are still mainly guided by their institutional or national goals and interests. By coordinating our efforts in a comprehensive manner and by using the aid effectiveness and efficiency tools we have at our disposal our financial commitment can have a strong impact and enable our partner countries to reach the Sustainable Development Goals.

    The EU, as the world’s biggest donor, as well as the strongest international actor promoting democracy and human rights, should take the lead. We need to implement the policy objectives in the EU Consensus on Development in a more strategic and targeted manner in each partner country, reinforcing and complementing the EU foreign policy goals and values. The commitments and principles on aid effectiveness and efficiency as well as international commitments towards financing needs are in place. The Union has a powerful toolbox of instruments and aid modalities.

    There are plenty of opportunities for the EU to move forward in a more comprehensive and coordinated manner:

    First, by using the ongoing programming exercise linked to NDICI as an opportunity to reinforce coordination. Joint programming needs to go hand in hand with joint implementation: the EU should collectively set strategic priorities and identify investment needs/gaps in the pre-programming phase and subsequently look at ways to optimise the range of modalities in the EU institutions’ toolbox, including grants, budget support and EIB loans, as well as financing from EU Member States.

    Second, continue to support sectors where projects have been successful and there is a high potential for future sustainability. Use a catalyst approach: choose sectors where a partner country has incentives to continue a project in the absence of funding.

    Third, using lessons learned from a common EU knowledge base in a strategic and results-oriented manner when defining prioritised sectors in a country.

    Fourth, review assessments of successful and failed projects where the possibilities for sustainability are high. For example, choose sectors that to date have been received budget support and where investment needs can be addressed through a combination of EIB loans/Member State financial institutions and expertise.

    Fifth, using EU and Member State headquarters/delegations’ extensive knowledge of successful and unsuccessful aid modalities in certain sectors on the ground. Continue to tailor EU aid modalities to the local context reflecting the needs and capacity in the country.

    Sixth, use the aid effectiveness and efficiency tools with the aim of improving transparency with our partner countries.

    We do not need to reinvent the wheel. Given the magnitude of the funding gap and limited progress towards achieving the SDGs, it is time to be strategic and take full advantage of the combined financial weight and knowledge of all EU institutions and EU Member States - and to use the unique aid effectiveness and efficiency tools at our disposal - to achieve real impact and progress.

    https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/A-9-2020-0212_EN.html

    –—

    L’#amendement de Tomas Tobé (modification de l’article 25.):
    25.Reiterates that in order for the EU’s development aid to contribute to long-term sustainable development and becompatible with agreed development effectiveness principles, aid allocation should be based on and promote the EU’s core values of the rule of law, human rights and democracy, and be aligned with its policy objectives, especially in relation to climate, trade, security and migration issues;

    Article dans le rapport:
    25.Reiterates that making aid allocation conditional on cooperation with the EU on migration issues is notcompatible with agreed development effectiveness principles;

    https://concordeurope.org/2020/11/27/denying-aid-on-the-basis-of-eu-migration-objectives-is-wrong
    https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/B-9-2019-0175-AM-001-002_EN.pdf

    –—

    Texte amendé
    https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/TA-9-2020-0323_EN.html
    –-> Texte adopté le 25.11.2020 par le parlement européen avec 331 votes pour 294 contre et 72 abstentions.

    https://www.europarl.europa.eu/news/en/press-room/20201120IPR92142/parliament-calls-for-better-use-of-the-eu-development-aid

    –-

    La chronologie de ce texte:

    On 29 October, the Committee on Development adopted an own-initiative report on “improving development effectiveness and efficiency of aid” presented by the Committee Chair, Tomas Tobé (EPP, Sweden). The vote was 23 in favour, 1 against and 0 abstentions: https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/TA-9-2020-0323_EN.html.

    According to the report, improving effectiveness and efficiency in development cooperation is vital to help partner countries to reach the Sustainable Development Goals and to realise the UN 2030 Agenda. Facing enormous development setbacks, limited resources and increasing needs in the wake of the Covid-19 pandemic, the report by the Development Committee calls for a new impetus to scale-up the effectiveness of European development assistance through better alignment and coordination with EU Member States, with other agencies, donors and with the priorities of aid recipient countries.

    On 25 November, the report was adopted by the plenary (331 in favour, 294 against, 72 abstentions): https://www.europarl.europa.eu/news/en/press-room/20201120IPR92142/parliament-calls-for-better-use-of-the-eu-development-aid

    https://www.europarl.europa.eu/committees/en/improving-development-effectiveness-and-/product-details/20200921CDT04141

    #SDGs #développement #pauvreté #chômage #coopération_au_développement #aide_au_développement #UE #Union_européenne #NDICI #Rapport_Tobé #conditionnalité_de_l'aide_au_développement #migrations #frontières #contrôles_frontaliers #root_causes #causes_profondes

    ping @_kg_ @karine4 @isskein @rhoumour

    –—

    Ajouté dans la métaliste autour du lien développement et migrations:
    https://seenthis.net/messages/733358#message768701

    • Le #Parlement_européen vote pour conditionner son aide au développement au contrôle des migrations

      Le Parlement européen a adopté hier un rapport sur “l’#amélioration de l’#efficacité et de l’#efficience de l’aide au développement”, qui soutient la conditionnalité de l’aide au développement au contrôle des migrations.

      Cette position était soutenue par le gouvernement français dans une note adressée aux eurodéputés français.

      Najat Vallaud-Belkacem, directrice France de ONE, réagit : « Le Parlement européen a décidé de modifier soudainement son approche et de se mettre de surcroit en porte-à-faux du #traité_européen qui définit l’objectif et les valeurs de l’aide au développement européenne. Cela pourrait encore retarder les négociations autour de ce budget, et donc repousser sa mise en œuvre, en pleine urgence sanitaire et économique. »

      « Les études montrent justement que lier l’aide au développement aux #retours et #réadmissions des ressortissants étrangers dans leurs pays d’origine ne fonctionne pas, et peut même avoir des effets contre-productifs. L’UE doit tirer les leçons de ses erreurs passées en alignant sa politique migratoire sur les besoins de ses partenaires, pas sur des priorités politiques à court terme. »

      « On prévoit que 100 millions de personnes supplémentaires tomberont dans l’extrême pauvreté à cause de la pandémie, et que fait le Parlement européen ? Il tourne le dos aux populations les plus fragiles, qui souffriraient directement de cette décision. L’aide au développement doit, sans concessions, se concentrer sur des solutions pour lutter contre l’extrême #pauvreté, renforcer les systèmes de santé et créer des emplois décents. »

      https://www.one.org/fr/press/alerte-le-parlement-europeen-vote-pour-conditionner-son-aide-au-developpement-a

  • « En quête d’hospitalité(s) » - #LALCA

    En quête d’hospitalité(s) est une #traversée de la métropole lyonnaise, à l’écoute des lieux et des personnes en situation d’errance et de précarité. LALCA interroge l’hospitalité par le prisme de l’habiter, et principalement de cet habiter qui se fragmente dans la ville lorsque l’on dort dehors ou dans un logement non conventionnel, et qui impose de se déplacer pour subvenir à l’ensemble de ses #besoins_fondamentaux.
    Cet #essai_radiophonique part donc à la rencontre de quelques lieux d’hospitalité : les #Bains-douches_Delessert, la #péniche-accueil #Balajo, #Ensemble_pour_un_repas, la #Bibliothèque_municipale de Lyon et le #CADA Forum Réfugiés de #Villeurbanne pour tenter de construire ensemble une définition en mouvement de l’hospitalité.

    https://soundcloud.com/radio-traces/en-quete-dhospitalites-lalca

    #Lyon #hospitalité #bains_douche #bains_douches #bains-douche #habiter #se_laver #audio #SDF #sans-abrisme #sans-abris #urban_matter #villes #géographie_urbaine #pauvreté #miroir #douches #hygiène #lieu-ressource #lieu-répit #répit #confinement #solidarité #nourriture #repas #alimentation #femmes #femmes_à_la_rue

  • Ten billionaires reap $400bn boost to wealth during pandemic
    https://www.theguardian.com/technology/2020/dec/19/ten-billionaires-reap-400bn-boost-to-wealth-during-pandemic

    Covid-19 pushed many into poverty but brought huge benefits for some of the wealthiest, renewing calls for fairer taxes Ten of the richest people in the world have boosted their already vast wealth by more than $400bn (£296bn) since the coronavirus pandemic began as their businesses were boosted by lockdowns and financial crises across the globe. The extra wealth accumulated by the 10 men – approximately $450bn, using Forbes figures – over the past nine months is more than the £284bn the (...)

    #Google #LVMH #Microsoft #Oracle #Tesla #Amazon #Facebook #bénéfices #COVID-19 #pauvreté #santé (...)

    ##pauvreté ##santé ##Oxfam
    https://i.guim.co.uk/img/media/c3f6e8d52b1e34b762c28a9dd46eb387ee18d73b/0_313_4896_2937/master/4896.jpg

  • Amazon Has Turned a Middle-Class Warehouse Career Into a McJob
    https://www.bloomberg.com/news/features/2020-12-17/amazon-amzn-job-pay-rate-leaves-some-warehouse-employees-homeless

    Despite a starting wage well above the federal minimum, the company is dragging down pay in the logistics industry and bracing for a fight with unions. Amazon.com Inc. job ads are everywhere. Plastered on city buses, displayed on career web sites, slotted between songs on classic rock stations. They promise a quick start, $15 an hour and health insurance. In recent weeks, America’s second-largest employer has rolled out videos featuring happy package handlers wearing masks, a pandemic-era (...)

    #Amazon #GigEconomy #pauvreté #syndicat #travail

    ##pauvreté

  • The coming war on the hidden algorithms that trap people in poverty | MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/2020/12/04/1013068/algorithms-create-a-poverty-trap-lawyers-fight-back

    A growing group of lawyers are uncovering, navigating, and fighting the automated systems that deny the poor housing, jobs, and basic services.

    Credit-scoring algorithms are not the only ones that affect people’s economic well-being and access to basic services. Algorithms now decide which children enter foster care, which patients receive medical care, which families get access to stable housing. Those of us with means can pass our lives unaware of any of this. But for low-income individuals, the rapid growth and adoption of automated decision-making systems has created a hidden web of interlocking traps.

    Fortunately, a growing group of civil lawyers are beginning to organize around this issue. Borrowing a playbook from the criminal defense world’s pushback against risk-assessment algorithms, they’re seeking to educate themselves on these systems, build a community, and develop litigation strategies. “Basically every civil lawyer is starting to deal with this stuff, because all of our clients are in some way or another being touched by these systems,” says Michele Gilman, a clinical law professor at the University of Baltimore. “We need to wake up, get training. If we want to be really good holistic lawyers, we need to be aware of that.”

    “This is happening across the board to our clients,” she says. “They’re enmeshed in so many different algorithms that are barring them from basic services. And the clients may not be aware of that, because a lot of these systems are invisible.”

    Government agencies, on the other hand, are driven to adopt algorithms when they want to modernize their systems. The push to adopt web-based apps and digital tools began in the early 2000s and has continued with a move toward more data-driven automated systems and AI. There are good reasons to seek these changes. During the pandemic, many unemployment benefit systems struggled to handle the massive volume of new requests, leading to significant delays. Modernizing these legacy systems promises faster and more reliable results.

    But the software procurement process is rarely transparent, and thus lacks accountability. Public agencies often buy automated decision-making tools directly from private vendors. The result is that when systems go awry, the individuals affected——and their lawyers—are left in the dark. “They don’t advertise it anywhere,” says Julia Simon-Mishel, an attorney at Philadelphia Legal Assistance. “It’s often not written in any sort of policy guides or policy manuals. We’re at a disadvantage.”

    The lack of public vetting also makes the systems more prone to error. One of the most egregious malfunctions happened in Michigan in 2013. After a big effort to automate the state’s unemployment benefits system, the algorithm incorrectly flagged over 34,000 people for fraud. “It caused a massive loss of benefits,” Simon-Mishel says. “There were bankruptcies; there were unfortunately suicides. It was a whole mess.”

    Low-income individuals bear the brunt of the shift toward algorithms. They are the people most vulnerable to temporary economic hardships that get codified into consumer reports, and the ones who need and seek public benefits. Over the years, Gilman has seen more and more cases where clients risk entering a vicious cycle. “One person walks through so many systems on a day-to-day basis,” she says. “I mean, we all do. But the consequences of it are much more harsh for poor people and minorities.”

    She brings up a current case in her clinic as an example. A family member lost work because of the pandemic and was denied unemployment benefits because of an automated system failure. The family then fell behind on rent payments, which led their landlord to sue them for eviction. While the eviction won’t be legal because of the CDC’s moratorium, the lawsuit will still be logged in public records. Those records could then feed into tenant-screening algorithms, which could make it harder for the family to find stable housing in the future. Their failure to pay rent and utilities could also be a ding on their credit score, which once again has repercussions. “If they are trying to set up cell-phone service or take out a loan or buy a car or apply for a job, it just has these cascading ripple effects,” Gilman says.

    “Every case is going to turn into an algorithm case”

    In September, Gilman, who is currently a faculty fellow at the Data and Society research institute, released a report documenting all the various algorithms that poverty lawyers might encounter. Called Poverty Lawgorithms, it’s meant to be a guide for her colleagues in the field. Divided into specific practice areas like consumer law, family law, housing, and public benefits, it explains how to deal with issues raised by algorithms and other data-driven technologies within the scope of existing laws.

    Rapport : https://datasociety.net/wp-content/uploads/2020/09/Poverty-Lawgorithms-20200915.pdf

    #Algorithme #Pauvreté #Credit_score #Notation

  • Robodebt class action : Coalition agrees to pay $1.2bn to settle lawsuit
    https://www.theguardian.com/australia-news/2020/nov/16/robodebt-class-action-coalition-agrees-to-pay-12bn-to-settle-lawsuit

    Some 400,000 Australians will share $112m in extra compensation, lawyers say The Australian government has agreed to a $1.2bn settlement for a class action brought on behalf of hundreds of thousands of robodebt victims. In a deal struck the day a federal court trial was set to begin, 400,000 people will share in $112m in additional compensation, the firm running the action, Gordon Legal, announced on Monday. The settlement also includes commitments to repay $720m in debts and wipe a (...)

    #algorithme #biais #pauvreté #données #fiscalité

    ##pauvreté ##fiscalité
    https://i.guim.co.uk/img/media/f6124e3b3d34661f0bfa9b89440bf85ffc8acee1/395_103_3968_2381/master/3968.jpg

  • What is robodebt ? When was it introduced and what did it do ?
    https://www.crikey.com.au/2020/06/03/what-is-robodebt-what-happens-if-you-are-overpaid-by-centrelink

    There are many questions about the government’s controversial robodebt scheme. Let’s start with what it actually is. Robodebt is the common name given to the Online Compliance Intervention, an automated debt recovery program that was introduced by the federal government in mid-2016. The robodebt system was originally introduced in an attempt to ensure recipients of Centrelink benefits were not under-reporting their income and, as a result, over-receiving welfare payments. The Department of (...)

    #données #algorithme #procès #fiscalité #pauvreté #biais

    ##fiscalité ##pauvreté

  • Manuel de répression économique des femmes : le cas de l’Australie
    https://tradfem.wordpress.com/2020/12/04/7721

    Trois spécialistes révèlent comment s’opère la répression économique des femmes en usant du déni, de la dépossession et des mensonges, par le biais du cas de l’Australie et de son régime d’épargne-retraite qui dépossède systématiquement les femmes depuis trente ans.
    Ces spécialistes dénoncent un manquement aux des droits de la personne et décrivent les mécanismes du droit international qui permettraient d’y remédier.

    Un reportage datant de 2018, qui est toujours d’actualité alors que la pandémie expulse les femmes du marché du travail.(...)

    Alors commençons avec deux gros mensonges qu’il nous faut confronter.

    Mensonge no 1 : Le travail non rémunéré n’est constitué que des tâches ménagères – il n’a aucune valeur économique.

    Version originale : https://womensagenda.com.au/latest/big-lies-womens-security-angry-yet
    Traduction et reproduction par #TRADFEM autorisées.
    #économie #pauvreté #exploitation_des_femmes

  • En Thaïlande, le répit des « gitans des mers » avec l’effondrement du tourisme
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/12/02/en-thailande-le-repit-des-gitans-des-mers-avec-l-effondrement-du-tourisme_60

    Selon des statistiques quelque peu imprécises, les « gens de la mer » (chao lay, en thaï) seraient environ quatre mille, dont moins d’un millier en Thaïlande. Koy, qui vit ici avec son épouse de 32 ans et deux de leurs cinq enfants, a des raisons de s’inquiéter des chances de survie, à plus ou moins long terme, de son style de vie : la culture des Moken est en péril parce que, au fil des années, ils ont dû adapter leur mode de vie aux contraintes imposées par les systèmes des deux pays dans lesquels ils vivent, sans doute depuis le XVIIIe siècle.C’en est désormais presque fini des temps de l’errance partielle de ces bateliers dont les flottilles naviguaient autrefois au gré de leurs envies, à la saison sèche, dans la mer d’Andaman… Les pluies venues, ils allaient se mettre à l’abri sur l’une des îles de la région. « Parfois, l’un d’entre nous navigue pendant un mois, puis rentre », constate Koy.Le temps est à l’ambivalence : « Les Moken n’ont, très souvent, pas d’existence légale et, en raison de leur nomadisme, ils ne sont pas considérés comme des citoyens » par les gouvernements birman et thaïlandais, notait, en 2015, un rapport de l’ONG Human Rights Watch. Les Moken sont pris dans un étau : ils sont considérés comme trop marginaux par les pouvoirs en place, même s’ils sont inclus dans la sphère politique et administrative de ces pays ; mais Birmans et Thaïlandais ne leur offrent pas toujours les avantages donnés aux citoyens de plein droit. Et les Moken ont vu se réduire, au fil du temps, le périmètre ancestral de leur navigation : soldats, gardes-frontières, policiers tissent autour de ces « antisystème » un invisible filet répressif.(...) « Plus terriens que marins, plus chasseurs que pêcheurs, ils ont résisté a l’islam et à la sédentarisation, grâce à une forte idéologie nomade et aux référents identitaires codifiés dans une tradition orale négligée par les observateurs » Ce goût de la liberté et ce refus de se laisser enfermer dans les contraintes a contribué non seulement à la marginalisation des Moken, mais aussi, sans doute, à leur pauvreté. Autour de la case de Koy, à Ko Phayam, son village d’une centaine d’habitants évoque le dénuement. La pandémie de Covid-19 pourrait cependant avoir des conséquences positives pour la vie quotidienne des Moken. Plus au Sud, sur l’île de Phuket, où l’industrie touristique est largement à l’arrêt, les « gitans » de la plage de Rawai se félicitent de l’abpandemiesence de visiteurs : non seulement il y a plus de poissons à pêcher, mais les projets immobiliers sur les terres moken sont à l’arrêt. « On souffle un peu, confiait récemment à un journaliste de l’AFP le pêcheur Sanam Changnamle. Avant, on risquait de se faire arrêter par des gardes-côtes qui, parfois, confisquaient nos bateaux. »

    Covid-19#migrant#migration#thailande#birmanie#moken#nomadisme#sedentarisation#tourisme#pauvrete#sante#pandemie

  • Uber made big promises in Kenya. Drivers say it’s ruined their lives.
    https://www.nbcnews.com/news/world/uber-made-big-promises-kenya-drivers-say-it-s-ruined-n1247964

    “When you have a family to feed, kids to pay school fees for, rents to pay, a loan to pay and your work is too much and exploitative, what happens ?” a driver said. NAIROBI, Kenya — At first, work as an Uber driver seemed to offer Harrison Munala everything he’d hoped for when he moved from a town in the western part of Kenya to its capital, Nairobi. Uber seemed like the answer to Munala after he had spent nearly 15 years of informal employment as a house cleaner and school bus driver. Many (...)

    #Uber #conducteur·trice·s #GigEconomy #pauvreté #travail

    ##pauvreté

  • Brazil’s Bolsa Familia Program : the impact on privacy rights
    https://www.privacyinternational.org/long-read/3758/brazils-bolsa-familia-program-impact-privacy-rights

    Our partner organisation InternetLab has been researching the Bolsa Familia Program and its consequences for gender and privacy, here are the first results. Over the last months, the organisation InternetLab has researched privacy, data protection, gender, and social protection, focusing on the beneficiaries of the Bolsa Familia Program (PBF). The PBF is the most extensive Brazilian cash transfer program, and its functioning is linked to CadÚnico, a database that comprises 40% of the (...)

    #algorithme #anonymat #consentement #sexisme #données #discrimination #pauvreté #surveillance (...)

    ##pauvreté ##PrivacyInternational