• #Harcèlement à #Lyon-2 : #contre-enquête sur la #relaxe d’un professeur

    Suspendu en 2018 suite à des accusations de harcèlement formulées par une doctorante, un professeur de Lyon-2 a obtenu gain de cause en appel devant le #conseil_national_de_l’enseignement_supérieur_et_de_la_recherche. Problème : selon les informations de Mediacités, la décision repose sur des éléments faux ou sujets à caution.

    « Comment est-ce possible en #France ? Cette décision est scandaleuse. Le conseil a tranché alors qu’il disposait de #preuves contraires. J’accepte de témoigner pour qu’aucune femme n’ait plus à endurer ce que j’ai vécu. » Comme toujours, Lina* est calme. Mais sous sa voix posée gronde une colère sourde. En 2017, alors étudiante à Lyon-2, elle dénonce le harcèlement de son directeur de thèse, un professeur très reconnu dans le milieu universitaire. Conséquence, en 2018, Lyon-2 décide de le suspendre avec privation de salaire pendant un an. L’affaire avait à l’époque fait du bruit. Elle était loin d’être terminée…

    Le 10 septembre 2020, en appel, la #section_disciplinaire du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (#Cneser) a relaxé le professeur en question, qui n’a jamais repris ses cours à Lyon-2 (il est aujourd’hui professeur invité à l’université canadienne de Dubaï). La décision passe alors inaperçue, malgré la médiatisation de l’affaire deux ans plus tôt. Or, comme nous l’avons découvert au cours de notre enquête, dans son analyse du dossier, le Cneser s’est appliqué à décrédibiliser le témoignage de l’étudiante sur la base d’éléments faux.

    Après la libération de la parole et les errements de la direction à l’École normale supérieure de Lyon (ENS) [lire les enquêtes de Mediacités ici : https://www.mediacites.fr/enquete/lyon/2021/03/22/violences-sexuelles-a-lens-de-lyon-une-si-laborieuse-et-tardive-prise-de- et là : https://www.mediacites.fr/complement-denquete/lyon/2021/06/14/violences-sexuelles-a-lens-de-lyon-la-mediatisation-a-fait-bouger-les-choses/], après la gestion laborieuse d’un étudiant de Science Po Lyon accusé de viols par plusieurs femmes dévoilée par Mediacités (https://www.mediacites.fr/enquete/lyon/2021/03/02/violences-sexuelles-les-errements-de-sciences-po-lyon), après les récentes révélations de Rue89Lyon (https://www.rue89lyon.fr/2021/09/06/sous-emprise-monsieur-cinema-universite-lyon-2) sur le harcèlement subi par plusieurs étudiantes de #Jacques_Gerstenkorn à Lyon-2 (https://www.mediacites.fr/revue-de-presse/lyon/2021/09/06/jacques-gerstenkorn-monsieur-cinema-de-luniversite-lyon-2-accuse-de-harce), notre contre-enquête éclaire sous un autre jour la question des violences sexistes et sexuelles au sein de l’#enseignement_supérieur. Elle illustre le décalage entre un discours officiel qui encourage les victimes à dévoiler les harcèlements dont elles font l’objet et des procédures disciplinaires lentes et archaïques incapables de leur rendre justice.

    (#paywall)

    https://www.mediacites.fr/enquete/lyon/2021/09/14/harcelement-a-lyon-2-contre-enquete-sur-la-relaxe-dun-professeur

    #justice (really ?) #ESR #université #violences_sexistes #violences_sexuelles

    –-

    ajouté à la métaliste sur le harcèlement à l’université :
    https://seenthis.net/messages/863594

    ping @_kg_

  • Aux arbres, citoyens ! : dans le #Morvan, des résistants achètent la forêt pour la sauver

    « Il faut sauver ce qui peut encore l’être » : dans le Morvan, des citoyens rachètent des forêts traditionnelles de #chênes, #hêtres et autres #châtaigniers pour empêcher leur #destruction au profit d’#arbres_résineux, plus rentables mais « catastrophiques » pour la #biodiversité.

    Plus rien ne se dresse sur la colline dénudée. Au milieu de l’ancienne forêt devenue désert, la statue de Saint Marc, où les randonneurs se reposaient à l’ombre, garde dorénavant un cimetière de troncs couchés attendant d’être ramassés. « C’est une catastrophe écologique et visuelle », enrage Régis Lindeperg, de l’association Adret Morvan qui lutte contre l’enrésinement. Dans cette parcelle du Vieux Dun (#Nièvre), une vingtaine d’hectares d’#épicéas viennent d’être coupés.

    « Les coupes rases libèrent du carbone, assèchent les sources et appauvrissent les sols, ce qui empêche plus d’une ou deux replantations. Les sylviculteurs scient la branche sur laquelle ils sont assis », raille M. Lindeperg. « En un siècle, on aura tout grillé », abonde Frédéric Beaucher, qui défend la « vraie » forêt, de #feuillus, contre les rangs d’oignon de pins « plus proches du champ de maïs » en terme de biodiversité, selon Régis Lindeperg.

    Contre les « planteurs de résineux », qui représentent selon lui une bonne partie des propriétaires forestiers ou des sylviculteurs du Morvan, M. Beaucher a créé en 2015 #Le_Chat_Sauvage, un groupement forestier de citoyens prêts à acheter des feuillus, et ainsi « sauver ce qui peut encore l’être ». « On a maintenant 120 hectares de forêts et plus de 500 sociétaires ».

    Roger Denis est de ceux-là. En 45 ans de médecine de campagne à parcourir le Morvan, ce retraité de 69 ans a vu « le #paysage se modifier » et a investi plus de 10.000 euros dans le Chat Sauvage.

    Jadis marginaux, les #résineux représentent 47% des 155.000 hectares de forêts du Morvan, selon des chiffres de 2016 du Parc naturel régional (PNR). Et « le phénomène s’accélère », assure Jean-Sébastien Halliez, maire PS de Brassy (Nièvre). « Sur la commune, il existe peut-être une dizaine de coupes rases. Il y a une dizaine d’années, il n’y en avait qu’une de temps en temps ».

    – « Une goutte d’eau » -

    Entre 2005 et 2016, 4.270 ha de feuillus ont été rasés et 10.860 ha de résineux plantés, selon le parc régional. C’est que le calcul est simple, explique Tristan Susse, expert forestier : le #pin_Douglas, résineux préféré dans le Morvan, « produit 400 m3 l’hectare, à 60-70 euros le m3, le feuillu 100 m3 et pour 50 euros le m3 en moyenne ».

    Le cours du #Douglas a de plus quasiment doublé en deux ans, notamment en raison de la mode des #constructions_en_bois. « Si on ne fait rien, on ne voit pas ce qui empêcherait l’enrésinement total du Morvan », avertit Sylvain Mathieu, président du PNR et vice-président PS de Bourgogne-Franche-Comté en charge de la forêt.

    « La seule solution est une loi interdisant les #coupes_rases, comme en Suisse », répond Lucienne Haèse, 80 ans et figure historique du mouvement. En 2003, cette pionnière a créé à Autun (Saône-et-Loire) le #Groupement_forestier_pour_la_sauvegarde_des_feuillus_du_Morvan (#GFSFM), premier du genre en France.

    Aujourd’hui, le GFSFM, en charge du sud du Morvan, a 350 ha et 970 sociétaires. Avec Le Chat Sauvage, son petit-frère dans le nord, cela fait moins de 500 ha. « Oui, c’est une goutte d’eau », reconnaît M. Beaucher. « Mais cela permet d’interpeller. Et ça fonctionne : il y a une prise de conscience ».

    De plus en plus de petits propriétaires vendent leurs forêts aux groupements citoyens « pour qu’elles échappent à l’#enrésinement », affirme Mme Haèse. Et certains forestiers assurent avoir évolué, comme la Société forestière, qui gère 6.900 ha dans le Morvan.

    « Depuis deux ans, la Société forestière n’a programmé aucune transformation de feuillus en résineux au sein du #parc_du_Morvan », affirme ainsi Amaury Janny, directeur pour la région centre. La surface de #monocultures de résineux va même « diminuer », selon lui, car les replantations vont dorénavant se faire avec un « mélange de trois #essences » et non plus seulement du Douglas par exemple.

    https://www.ipreunion.com/france-monde/reportage/2021/09/19/aux-arbres-citoyens-dans-le-morvan-des-resistants-achetent-la-foret-pour-

    #forêt #résistance #France #déforestation #pins #collectivisation

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    On en parlait déjà en 2016 sur seenthis :
    Contre l’enrésinement du #Morvan, des habitants ont créé un groupement forestier pour protéger leurs #forêts.
    https://seenthis.net/messages/515235

    • Le sociologue Rudolf el Kareh, spécialiste du #Moyen-Orient et fin connaisseur des rouages de l’État libanais, a répondu à nos questions.

      Ce carburant iranien va-t-il contribuer à régler la pénurie ?

      Le fuel et l’essence acheminés par camions de #Syrie au #Liban seront distribués dans tous le pays. D’abord sous la forme de donations, en priorité pour alimenter les générateurs des hôpitaux, maisons de repos, orphelinats et municipalités. Ensuite, ces carburants seront distribués au maximum au prix coûtant dans les chaînes de stations-service. L’objectif n’est pas de faire du bénéfice mais de favoriser le retour à la normale du quotidien de la population et de remettre en marche les circuits de distribution et d’importation.

      Comment est-on arrivé à cette crise ?

      La crise est due à des facteurs internes : c’est le résultat de trente années de « #haririsme », d’#endettement, d’#enrichissement_illicite et de #corruption. On a découvert que des spéculateurs avaient anticipé la situation depuis plus d’un an et demi et organisé des pénuries à grande échelle. Et ce n’est pas dû uniquement à des profiteurs de crise. Il y a aussi des facteurs externes venus se greffer sur la situation et les problèmes structurels internes : sous l’ère Trump, il y a eu dès 2019 une stratégie du secrétaire d’État Mike Pompeo pour faire pression sur l’État libanais et obtenir des concessions politiques. L’objectif était de mettre le #Hezbollah et tous ses alliés hors-jeu. Cette stratégie, gérée par l’ambassade des #États-Unis au Liban, consistait en résumé à entretenir les pénuries de produits de première nécessité, de carburant, de médicaments. Sans compter les manipulations financières qui ont eu pour effet de paupériser la majeure partie du peuple libanais. Ce plan a été repris par l’administration Biden, en particulier ceux qui gravitent autour du nouveau secrétaire d’État Antony Blinken, puisqu’in fine le but est de protéger les intérêts d’#Israël. La stratégie est de parvenir à affaiblir et désarmer l’axe de la résistance.

      Y a-t-il, selon vous, une intention de déstabiliser le Liban ?

      Oui. Il s’agit d’une stratégie de la tension qui a pour but de tenter de déstabiliser l’État et de provoquer un blocage du fonctionnement des institutions. Il n’est pas du tout étonnant que, dans cette atmosphère-là, certains camps politiques comme d’anciennes milices transformées en partis politiques, l’ex-Courant du 14-Mars ainsi que Saad Hariri aient affirmé que la solution passait par la démission du Président de la République et celle du Parlement. Ce qui aurait signié la paralysie totale des institutions.
      Cela me rappelle le plan mis en place par Henry Kissinger au Chili avant le coup d’état de Pinochet. Washington y a délibérément organisé une énorme pénurie pour créer un climat de tension. Dans un pays montagneux comme le Chili où la grande majorité des transports se fait par trafic routier, une grève des camionneurs a été financée. Elle a duré plusieurs mois, ce qui a complètement désorganisé la vie quotidienne. Les campagnes médiatiques ont fait le reste en faisant assumer la responsabilité de la situation à Salvador Allende. Pinochet n’avait plus qu’à cueillir le pouvoir.

      Sous quelle forme cette stratégie s’est-elle manifestée ?

      Il y a d’abord eu des mécanismes mis en œuvre par le gouverneur de la Banque centrale du Liban, lequel est d’ailleurs poursuivi en justice au Liban, en France et en Suisse, et qui a permis une évasion massive de capitaux doublée de l’enrichissement illicite de quelques-uns au détriment de l’écrasante majorité des déposants. Ce personnage continue hélas de bénécier d’une protection curieuse de la part de certaines parties libanaises et de parties étrangères, dont les États-Unis. Ensuite, il y a eu la mise en place d’un système surréaliste inédit où coexistent quatre taux de change pour le dollar, qui régit toute l’économie libanaise. Le taux officiel de 1507 livres libanaises pour un dollar, le taux des banques décidé arbitrairement de 3900 livres, un autre taux pour certaines transactions qui est monté à 8500 livres et un taux au marché noir qui a atteint les 20000 livres pour un dollar. Cela a complètement brisé la stabilité financière et économique des familles libanaises qui ont vu leurs salaires et leur pouvoir d’achat dramatiquement dévalués. Parallèlement, les prix ont commencé à monter parce que de très gros spéculateurs liés à certaines forces politiques ont commencé à spéculer tous azimuts. Pénurie et instabilité financière ont été organisées pour orienter les responsabilités vers le Hezbollah et son allié le président Aoun. Et toute une machine médiatique s’est mise en route pour entretenir ces accusations.

      Comment s’est-on aperçu qu’il y avait une organisation de la pénurie ?

      Du jour au lendemain, certains produits sont devenus indisponibles. L’argument pour expliquer cette soudaine pénurie était que les aides du gouvernement se sont elochées jusqu’à être réduites à peau de chagrin. Dès lors les prix ont commencé à grimper. En réalité, c’est le gouverneur qui a décidé de ces baisses, sans aucun garde-fou ni aucune légitimité. Cet été, des ministres (du gouvernement sortant), ceux de l’Énergie et de la Santé surtout, ont eu du courage d’initier des perquisitions. Et on a commencé à découvrir des millions de litres de carburant, des centaines de tonnes de médicaments, stockés dans des lieux clandestins. Il est alors apparu que des gens n’avaient pas pu stocker autant de marchandises en quelques semaines mais que cela avait été anticipé. Cette pénurie interne, entretenue par la stratégie de Pompeo, a consisté à provoquer un état de tension où l’on ne voyait plus les causes de la situation mais uniquement ses effets. A savoir les les aux stations service, les rationnement d’électricité parce qu’il n’y avait plus de fuel ou de gaz pour faire tourner les centrales électriques, les générateurs dans les hôpitaux...

      Quels éléments expliquent qu’il y a bien une stratégie américaine ?

      Face à cette situation dramatique, le camp opposé à la politique américaine initiée par Pompeo a réagi. Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a notamment annoncé le mois dernier que l’Iran avait accepté, à sa demande, de livrer des carburants au Liban. Le jour même, l’ambassadrice américaine, Dorothy Shea, s’est précipitée auprès du président Aoun pour lui conrmer que les États-Unis allaient faciliter l’approvisionnement du Liban en oul, gaz et électricité grâce au concours de l’Égypte et de la Jordanie, via la Syrie. Proposer de briser le blocus de la Syrie, que Washington a décrété par le biais de la loi César, est pour le moins étrange et résonne comme un aveu que Washington est bien impliqué dans la pénurie.

      Le gouvernement libanais dit ne pas avoir été saisi d’une demande d’importation de carburant iranien...

      Faux. Pour ne pas mettre l’État libanais en porte-à-faux, le Hezbollah a demandé que le tanker accoste à Banyas, en Syrie. Tout se fait de manière transparente. Il faut noter que Nasrallah avait déclaré qu’à partir du moment où le tanker quitterait les eaux territoriales iraniennes, il deviendrait territoire national libanais et qu’il naviguerait au vu et au su de tous, à destination du Liban. Le message implicite était que si une partie quelconque s’avisait de s’en prendre au navire cela constituerait une agression contre le Liban. Le message clair était délivré aux Israéliens : la moindre action commise contre le navire, désignerait immédiatement les responsabilités.

      Cet acheminement ne fait-il pas prendre des risques au Liban pour non- respect des sanctions pétrolières contre l’Iran ?

      C’est exactement le contraire. Ce premier bateau ne se résume pas à une affaire de carburant, il constitue une action de riposte politique face à une autre action politique. Disons qu’il s’agit symboliquement d’un navire à dimension politique et stratégique. Il a permis à la fois de révéler les dessous de la situation, la structure des complicités, de briser le blocus contre le Liban, de briser le blocus contre la Syrie, ainsi que celui contre l’Iran. Ce n’est pas rien. On ne reviendra pas en arrière. Nous entrons dans une nouvelle phase au Moyen-Orient.

      #Iran #Riad_salemeh

  • Les Néerlandais, champions du monde en taille, rétrécissent
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_les-neerlandais-champions-du-monde-en-taille-retrecissent?id=10843926

    Ils sont les plus grands du monde…, mais ils rapetissent : la génération de Néerlandais née en 2001 est plus petite que celle née en 1980, a indiqué vendredi une étude menée par l’Office central des statistiques (CBS).

    Un homme néerlandais de 19 ans mesure aujourd’hui en moyenne 182,9 centimètres, contre 183,9 cm pour un homme né en 1980. Une femme néerlandaise de 19 ans mesure en moyenne 169,3 centimètres contre 170,7 cm pour celles nées en 1980.

    Différents facteurs, notamment l’immigration et le régime alimentaire, expliquent probablement ce changement de taille, qui inverse un siècle et demi de croissance rapide dans le pays, a indiqué l’étude.

    « Au cours du siècle dernier, nous sommes devenus de plus en plus grands, mais depuis 1980, la croissance s’est arrêtée », a souligné l’étude.

    « Les hommes nés en 2001 perdaient en moyenne 1 centimètre par rapport à la génération de 1980, et les femmes en moyenne 1,4 centimètre. »

    Les Néerlandais restent tout de même les plus grands du monde
    Mais tout n’est pas perdu.

    « Les Pays-Bas restent la nation la plus grande du monde », a déclaré le CBS dans un communiqué.

    Les hommes néerlandais devancent ainsi ceux du Monténégro qui viennent en deuxième position, suivis par l’Estonie et la Bosnie. Les femmes néerlandaises sont plus grandes que celles du Monténégro, du Danemark et de l’Islande, a précisé le CBS, citant des chiffres d’un réseau mondial de scientifiques de la santé (NCD-RisC).

    Les hommes les plus petits se trouvent au Timor oriental, tandis que les femmes les plus petites sont localisées au Guatemala.

    Plusieurs raisons expliquent ce rétrécissement
    Les raisons derrière ce rétrécissement ne sont pas totalement claires.

    L’un des facteurs est, selon l’étude, l’immigration, « en particulier des personnes d’origine non occidentale », qui tendent à être plus petites.

    Mais la croissance a également « stagné » chez les Néerlandais dont les parents et grands-parents sont nés aux Pays-Bas, précise-t-elle. Les hommes n’ont plus grandi depuis les années 1980 tandis qu’il y a une « tendance descendante » chez les femmes.

    Cela pourrait s’expliquer par la « limite biologique » mais est aussi probablement lié à « de mauvaises habitudes alimentaires et un apport énergétique excessif durant la période de croissance ».

    L’étude se base sur des auto-mesures de 719.000 Néerlandais âgés de 19 à 60 ans.

    Les Néerlandais n’ont pas toujours été aussi grands
    Les Néerlandais n’ont cependant pas toujours été aussi grands.

    Au début du 19e siècle, ils étaient petits par rapport aux normes européennes, ne commençant à s’élever dans le classement qu’à partir des années 1840.

    Il y a un siècle, les hommes les plus grands se trouvaient même aux Etats-Unis ou en Scandinavie. Ce n’est qu’avec la génération née à la fin des années 1950 que les Néerlandais ont finalement remporté le titre.

    Les raisons expliquant la taille des Néerlandais restent obscures.

    Un mythe populaire, considérant que les amateurs de fromages néerlandais sont grands parce qu’ils consomment beaucoup de produits laitiers, a été déconstruit par les scientifiques.

    Une plus grande prospérité ainsi qu’une « sélection naturelle dans laquelle les hommes et les femmes plus grands avaient plus d’enfants que les couples plus petits » est probablement la vraie raison, a estimé le CBS.

    #décroissance #immigration #migrations #migration #migrants #malbouffe #alimentation #junk_food #nutrition #Pays_bas #pays-bas

  • #Amsterdam : tentative d’ouverture dans la Gravenstraat et brutalité policière
    https://fr.squat.net/2021/09/14/amsterdam-tentative-douverture-dans-la-gravenstraat

    Aujourd’hui 12 septembre, il y a eu une tentative d’ouverture des maisons dans la #Gravenstraat_26-28, le jour de la #manifestation pour le logement. Des milliers de personnes étaient descendues dans la rue pour manifester contre ce qu’on appelle la crise du logement – la rareté et l’exploitation sur le marché du logement, la pénurie […]

    #ouverture #Pays-Bas #Woonprotest

  • De Gênes à New York : 2001 en héritage.
    Tout défilé protestataire, tout mouvement social est désormais passé au seul tamis de la catégorie politiquement confuse de « violence ».
    10 septembre 2021 | Par Joseph Confavreux
    Un autre monde est-il encore possible, sinon en pire ? Vingt ans après le 11-Septembre, le slogan altermondialiste peut-il résonner avec la force et la conviction qu’il possédait au début du contre-sommet de Gênes, en juillet de cette même année 2001 ?

    #paywall http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/100921/de-genes-new-york-2001-en-heritage

    • Un autre monde est-il encore possible, autrement qu’en pire ? À la fin des années 1990, le fameux slogan altermondialiste avait semblé rouvrir un espace politique prometteur, dix ans après la chute du mur de Berlin.

      Le délitement du camp de l’Est et le dévoiement totalitaire de l’idée communiste semblaient pourtant avoir, alors, imposé l’idée que la seule réalité envisageable serait le monde capitaliste, dans sa déclinaison libérale, en Europe ou aux États-Unis, ou articulé à un autoritarisme d’État, comme en Chine.

      Il est toujours injuste de réduire un ouvrage à son titre ou à sa conclusion pour les brandir en épouvantail, mais cette pensée unique fut néanmoins incarnée par deux livres. Celui de Francis Fukuyama, La Fin de l’histoire et le dernier homme, paru en 1992, annonçait le triomphe inéluctable des démocraties libérales de part et d’autre de la planète, au prix d’une impasse sur le cas chinois.
      Et celui de l’historien François Furet, Le Passé d’une illusion. Essai sur l’idée communiste au XXe siècle, publié en 1995, se terminait par cette phrase : « L’idée d’une autre société est devenue presque impossible à penser, et d’ailleurs personne n’avance sur le sujet, dans le monde d’aujourd’hui, même l’esquisse d’un concept neuf. Nous voici condamnés à vivre dans le monde où nous vivons. »

      Toutefois, à partir du mitan des années 1990, au Nord comme au Sud, différentes mobilisations, depuis le soulèvement zapatiste de 1994 jusqu’à la « bataille de Seattle » lors de la troisième conférence ministérielle de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) en 1999, en passant par la protestation contre l’AMI (Accord multilatéral sur l’investissement) en 1997, semblèrent rouvrir l’horizon politique.

      D’autant plus que ces mouvements altermondialistes, avec leur premier Forum social mondial tenu à Porto Alegre en janvier 2001, paraissaient aussi pouvoir orienter des victoires institutionnelles et électorales. En particulier l’accès à la présidence du Brésil de Lula en 2003, dont le premier mandat restera comme une des rares parenthèses concrètes dans l’avancée du rouleau compresseur ultralibéral, avec une réduction de la pauvreté inédite à cette échelle depuis le début du XXIe siècle.

      La conviction qu’un autre monde était bien possible s’est toutefois abîmée en 2001, deux fois en deux mois, d’abord à Gênes en juillet, puis à New York en septembre. Les deux événements ne sont certes pas du même ordre. Ils n’ont ni fait un nombre commensurable de victimes, ni eu des effets comparables, que ce soit en termes de bouleversements géopolitiques ou de structurations d’imaginaires politiques.

      La proximité de ces deux événements forme toutefois une séquence temporelle ayant marqué une césure du rapport à la politique pour nombreux collectifs et individus, dans la mesure où le slogan d’un « autre monde possible » ne semble plus, depuis 2001, être entonné qu’en sourdine, avec cacophonie, ou sans y croire tout à fait.

      À Gênes, la police dispersa dans le sang le contre-sommet du G8, moins de deux mois après l’accession au pouvoir d’un Silvio Berlusconi dont on perçoit, depuis 2021, à quel point il inaugura un type de leader du XXIe siècle dont l’apparence bouffonne n’est qu’un masque posé sur la brutalité sociale et le parti pris en faveur des plus riches.

      Charge des forces de police lors des manifestations anti-G8 à Gênes le 20 juillet 2001. © Ares Ferrari (Wikipédia)
      Il faut certes faire la part de la dimension italienne de l’événement, notamment la volonté de mater le mouvement des « Désobéissants » ou les orientations néofascistes de plusieurs forces de l’ordre italiennes présentes à Gênes. Des facteurs qui ont pesé dans la violence alors déployée, emblématisée par l’instauration d’un centre de torture dans la caserne de Bolzaneto, devenu ensuite, symboliquement encore, un centre de rétention pour migrants.

      Mais l’onde de choc dépassa de loin les frontières de la politique italienne et, en inaugurant un mode de répression inédit des protestations sociales et politiques contestant les effets du néolibéralisme et du capitalisme, ces trois journées de juillet « marquèrent un tournant tant du point de vue des modes d’action politique que de celui du maintien de l’ordre », comme l’expliquent les organisateurs du colloque international tenu à l’École normale supérieure de Lyon ces jours-ci et intitulé « Gênes 2001-2021. Histoires, mémoires et futurs d’un événement politique ».

      Ce tournant fut toutefois recouvert, quelques semaines plus tard, par les attaques terroristes de New York et Washington. La mise en cause de l’ordre mondial mené par la superpuissance étatsunienne change alors de registre et de protagoniste, avec le surgissement d’un djihadisme international décidé à s’attaquer, par des voies meurtrières, à l’hégémonie américaine et déterminé à employer des méthodes totalitaires dans les territoires où il fait régner son ordre.

      Le 11-Septembre revivifie alors, en matière de relations internationales, la thèse d’un « choc des civilisations », en reprenant le titre de l’ouvrage du professeur de Harvard Samuel Huntington, paru en 1996 sous le titre The Clash of Civilizations and the Remaking of World Order. Une vision qui s’oppose presque terme à terme à celle d’une « fin de l’histoire » incarnée par le triomphe inéluctable des démocraties libérales après l’effondrement du camp communiste.
      En outre, en imposant une grille de lecture d’abord religieuse et ethnique aux conflits qui animent la marche de l’histoire, l’effondrement des tours jumelles fragilise aussi le sentiment, porté alors par le mouvement altermondialiste, que des conditions individuelles et des identités collectives aussi diverses que des paysans sans terres indigènes boliviens, des ouvriers de l’industrie automobile brésiliens, des étudiants parisiens, des précaires italiens ou des militants palestiniens pouvaient se retrouver dans des luttes partagées, sans que leurs différences, essentielles ou essentialisées, n’en minorent les intérêts communs ou n’en invisibilisent les adversaires mutuels.

      Bien sûr, en vingt ans, le monde qui s’est manifesté en 2001 a été maintes fois bouleversé, depuis les révoltes arabes de 2011 aux effets de plus en plus concrets du bouleversement climatique ; de l’intensification et de la diversification des flux migratoires à l’arrivée de leaders d’extrême droite à la tête de grandes démocraties au Brésil ou aux États-Unis ; de la diffusion des réseaux sociaux à l’emprise des Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft)...

      Il serait donc vain de vouloir penser la politique contemporaine uniquement à partir des chocs de l’été 2001, même si le symbole de la reprise de l’Afghanistan par un régime taliban ayant abrité les ingénieurs de la terreur du 11-Septembre pourrait laisser croire que la planète n’a pas tant changé en deux décennies. Mais il serait tout aussi léger de ne pas saisir en quoi nous demeurons les héritiers de cette année 2001, et des différentes configurations politiques qui se sont structurées voilà vingt ans.

      Certes, 2001 ne constitue pas un début absolu, et l’on pourrait toujours remonter plus loin pour saisir des alertes sur le fait que le tournant des XXe et XXIe siècles nous a fait entrer non dans une crise du capitalisme, mais dans un « capitalisme de crise », pour parler comme le Comité invisible.

      Parmi maints exemples, dès 1974, à propos de la crise écologique, le philosophe André Gorz, comme souvent prophétique, écrivait ainsi des mots qui résonnent fortement dans le contexte actuel de gestion de crise sanitaire : « On détournera la colère populaire, par des mythes compensateurs, contre des boucs émissaires commodes (les minorités ethniques ou raciales, par exemple, les « chevelus », les jeunes…) et l’État n’assoira plus son pouvoir que sur la puissance de ses appareils : bureaucratie, police armée, milices rempliront le vide laissé par le discrédit de la politique de parti et la disparition des partis politiques. »

      Mais quelle que soit la généalogie que nous pourrions donner à nos entraves contemporaines, il est flagrant que certaines trouvent leur source dans des modalités catalysées pendant ces quelques mois de l’année 2001. Et qu’il peut être utile de re-déplier, pour espérer pouvoir s’en émanciper. On peut en repérer au moins trois, sans prétendre à aucune exhaustivité.

      D’abord, la terreur djihadiste, exercée en Orient ou projetée en Occident, a profondément bouleversé nos rapports à la politique et plus spécifiquement aux formes que doivent y prendre les conflits. Dans un livre d’entretiens retravaillés, étrangement traduit sous le titre, Le « Concept » du 11 septembre mais initialement publié de façon plus claire sous l’intitulé Philosophy in a Time of Terror, les penseurs Jürgen Habermas et Jacques Derrida prenaient, chacun depuis sa propre trajectoire, la mesure du déplacement imposé par l’événement du 11-Septembre.
      Depuis ce jour, avouait Habermas, « je ne cesse de me demander si au regard d’événements d’une telle violence, toute ma conception de l’activité orientée vers l’entente, celle que je développe depuis La Théorie de l’agir communicationnel, n’est pas en train de sombrer dans le ridicule ».

      Quant à Jacques Derrida, il concédait : « Dans ce déchaînement de violence sans nom, eh bien, si je devais le faire dans une situation binaire, je prendrais parti. Malgré mes réserves radicales au sujet de la politique américaine, voire européenne, voire, plus largement encore, envers la coalition “internationale antiterroriste”, malgré tout, malgré toutes les trahisons de fait, malgré tous les manquements à la démocratie, au droit international, aux institutions internationales que les États de cette “coalition” ont eux-mêmes fondées et soutenues jusqu’à un certain point, je prendrais parti pour le camp qui laisse, en principe, en droit, une perspective ouverte à la perfectibilité au nom du “politique”, de la démocratie, du droit international, des institutions internationales, etc… »

      Tout défilé protestataire, tout mouvement social est désormais passé au seul tamis de la catégorie politiquement confuse de « violence ».

      Mais, alors que ces deux penseurs faisaient l’effort de déstabiliser leurs propres positions pour se hisser à la hauteur de l’événement, le sentiment domine plutôt d’être, depuis, entrés dans une ère de glaciation des positions et des réflexions. Du fait de la violence djihadiste, c’est en particulier toute la question de savoir s’il peut être parfois nécessaire de faire exister une « politique de la violence, encore davantage qu’une violence politique », pour reprendre les termes employés par le chercheur Julien Allavena lors de son intervention lors du colloque déjà cité et intitulée « De Gênes à Gênes (1960-2001) : la rationalisation de la violence politique au sein des mouvements autonomes », qui a été évacuée.

      Tout défilé protestataire, tout mouvement social est ainsi désormais passé au seul tamis de cette catégorie politiquement confuse de « violence », renvoyant quasiment sur le même plan celles et ceux qui s’en prennent à une façade de banque et les terroristes chevronnés.

      Lors du contre-sommet de Gênes, avait pourtant été admis le principe qu’il était possible, sans nécessairement les accorder, de faire converger des tactiques politiques fort différentes, afin de tenter de pénétrer la zone rouge du G8. On avait ainsi « vu les black blocs participer en amont aux discussions sur l’occupation des espaces », comme l’a souligné la chercheuse Leyla Dakhli lors de ce même colloque tenu à l’occasion des vingt ans du contre-sommet de Gênes.
      De la manifestation bon enfant au Black Bloc préparé pour l’affrontement avec les forces de l’ordre ; du « Pink Bloc » prétendant allier fête et contestation aux « Tute Bianche » décidés à enfoncer les barrages au moyen de leur seul corps, s’était alors manifesté un spectre étendu de méthodes employées pour contester l’ordre existant.

      Depuis, tout se passe depuis comme si l’idée que l’on puisse parfois devoir sortir des cadres institutionnels de la protestation pour obtenir des victoires politiques était désormais refusée, a priori et absolument, aux citoyens. Le principe, pourtant ancien, qui considérait les manifestations comme des moments d’échange politique entre le pouvoir et l’opinion publique, ayant été abandonné au prix de la vulgate que ce n’est pas la rue qui gouverne et d’une répression policière accrue, ainsi que l’ont établi les sociologues Fabien Jobard et Olivier Fillieule.

      La méfiance envers les gouvernants est devenue défiance et tout un pan a été capté par les théories complotistes bénéficiant de la caisse de résonance puissante de réseaux sociaux.

      Autre bouleversement politique dont nous sommes loin de savoir comment sortir : le « moment 2001 » marque le point de départ, ou du moins l’accentuation vertigineuse d’une mécanique mortifère dans laquelle un complotisme à grande échelle, inauguré par les thèses de Thierry Meyssan affirmant que le 11-Septembre avait été orchestré par le CIA, et des mensonges d’État s’alimentent mutuellement. Au point de fracturer les sociétés en camps totalement irréconciliables, ne parlant plus la même langue et ne partageant plus de terrains communs, même pour s’affronter.

      Tout le monde a encore en tête le discours à l’ONU de Colin Powell, en 2003, sur les armes de destruction massive prétendument détenues par Saddam Hussein, pour justifier l’invasion de l’Irak. Si ce que le secrétaire d’État de George W. Bush présenta plus tard comme une « tache dans sa carrière » est loin d’être le premier mensonge officiel publiquement affirmé de l’histoire, il n’en demeure pas moins un jalon dans le divorce croissant entre les citoyens et les gouvernants. Une méfiance devenue une défiance et dont tout un pan a été capté par les théories complotistes bénéficiant de la caisse de résonance puissante de réseaux sociaux ayant bouleversé la définition même de l’espace public.

      Dans une période de crise sanitaire telle qu’aujourd’hui, cette mécanique mortifère catalysée par le 11 septembre 2001 est comme jamais à l’œuvre et ne se résoudra pas en opposant le « camp de la République et de la raison », dixit le secrétaire d’État aux affaires européennes Clément Beaune, à toutes celles et ceux qui, parce qu’ils ne partagent pas les vues ou affirmations gouvernementales, seraient nécessairement pris dans les rets de l’obscurantisme et du séparatisme.

      Manifestation contre le sommet du G8 à Gênes, le 21 juillet 2001. © Photo Philippe Desmazes / AFP
      Enfin, du « Patriot Act » américain à la loi de Sécurité quotidienne votée par le gouvernement Jospin quelques semaines après le 11-Septembre ; des dispositions exceptionnelles antiterroristes entrées dans la législation courante à la loi Sécurité globale de la présidence Macron, l’obsession sécuritaire a fait « muter la démocratie », pour le dire comme le philosophe Giorgio Agamben.

      Jugeant qu’on assiste à une évolution profonde de « l’État de droit à l’État de sécurité », le penseur italien écrit en conclusion d’un texte publié par Le Monde diplomatique voilà quelques années qu’en « se plaçant sous le signe de la sécurité, l’État moderne sort du domaine du politique pour entrer dans un no man’s land dont on perçoit mal la géographie et les frontières et pour lequel la conceptualité nous fait défaut. Cet État, dont le nom renvoie étymologiquement à une absence de souci (securus : sine cura), ne peut au contraire que nous rendre plus soucieux des dangers qu’il fait courir à la démocratie, puisqu’une vie politique y est devenue impossible ; or démocratie et vie politique sont – du moins dans notre tradition – synonymes. Face à un tel État, il nous faut repenser les stratégies traditionnelles du conflit politique. »

      À partir de ces héritages politiques, sinon forgés, du moins figés ou durcis pendant ces quelques mois de l’année 2001, peut-on alors se réapproprier les termes de la bataille politique, en ne cédant rien à la violence terroriste ou nihiliste, sans évacuer pour autant la dimension conflictuelle de la démocratie, au moment où celle-ci trahit nombre de ses promesses ? Exiger une « absence de souci », au sens d’une sécurité sociale, professionnelle et personnelle, et non d’une sécurité antiterroriste ou « culturelle » ? Trouver une voie entre le rejet des mensonges d’État ou de discours d’en haut déconnectés des réalités et la défiance généralisée ou le complotisme ?

      Les pistes et expériences qui dessinent une politique désentravée de ces héritages existent déjà en nombre, à l’échelle locale ou dans des réseaux internationaux. Mais leur capacité de s’émanciper du sentiment qu’un autre monde n’est pas vraiment possible passe peut-être par une alliance contre un adversaire commun, dont les traits sont de plus en plus saillants, alors qu’il a longtemps paru évoluer sous les radars.

      Cet adversaire est de plus en plus souvent désigné comme un « libéralisme autoritaire », alors que le libéralisme, y compris dans sa version néolibérale, avait largement bénéficié de la croyance bien ancrée qu’il était constitutivement attaché aux libertés personnelles et soucieux de l’émancipation des individus.

      Au moment du 11 septembre 2001, il semblait ainsi – et c’est le sens de la phrase de Jacques Derrida citée plus haut – difficile de ne pas se ranger derrière la bannière d’une liberté brandie en étendard par les démocraties libérales face aux attaques terroristes et aux menaces fascisantes du djihadisme. Depuis deux décennies, il paraît pourtant de plus en plus flagrant que cette notion même de liberté a subi un rapt réactionnaire, dont la scène inaugurale date aussi d’un 11 septembre. Non pas en 2001 à New York, mais en 1973 à Santiago du Chili.

      Ce jour-là, le général Pinochet renverse dans le sang l’expérience socialiste et démocratique du président Salvador Allende pour établir, en jonction avec les « Chicago Boys » disciples de l’ultralibéral Milton Friedman, un régime en forme d’alliance entre un « État fort » et une « économie libre ».

      Certes, ce libéralisme autoritaire présente des visages plus ou moins « humains » et, ainsi que l’écrit le philosophe Grégoire Chamayou, qui en a fait la généalogie, « Pinochet ne pouvait pas non plus être exporté dans tous les pays. Pour instituer l’ordre néolibéral, la dictature militaire est un moyen de dernière extrémité, pas un modèle universellement généralisable ». Mais il passe systématiquement, pour discipliner des sociétés confrontées aux dégâts de l’utralibéralisme, par une verticalisation croissante du pouvoir.
      Identifier plus clairement l’adversaire commun ne permet pas de déverrouiller tout ce qui s’est noué en 2001. Mais cela offre peut-être au moins la possibilité de ne pas se laisser enfermer dans la fausse alternative qui consiste, depuis le 11 septembre 2001, à exiger d’une manière ou d’une autre de se situer, quoi qu’il en coûte, dans le camp d’une « liberté » néolibérale de plus en plus autoritaire et inégalitaire. Faute, sinon, de se retrouver complice des crimes djihadistes.

  • Amsterdam : Joe’s Garage, seize ans et toujours la rage !
    https://fr.squat.net/2021/09/09/amsterdam-joes-garage-seize-ans-et-toujours-la-rage

    Joe’s Garage a été squatté il y a 16 ans. Le groupe de squatters de l’est d’Amsterdam est actif dans le quartier #Transvaal depuis environ 20 ans, en commençant par le squat de la Pretoriussstraat 28 en 2001. Nous sommes ouvert-e-s au public toutes les semaines, avec le magasin gratuit, les permanences d’assistance au squat, […]

    #Joe's_Garage #Pays-Bas #Pretoriusstraat_43

  • Covid-19 : Agnès Buzyn convoquée par la CJR en vue d’une mise en examen
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/09/09/covid-19-agnes-buzyn-convoquee-par-la-cjr-en-vue-d-une-mise-en-examen_609403

    L’ex-ministre de la santé Agnès Buzyn est convoquée, vendredi 10 septembre, par les juges de la Cour de justice de la République. Elle risque une mise en examen pour « mise en danger de la vie d’autrui » dans le cadre de la gestion gouvernementale de la crise sanitaire.

    #paywall

  • https://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/les-penuries-de-produits-commencent-a-gagner-les-magasins-1344406#utm_sourc

    Dans les enseignes de meubles ou de bricolage, le désordre de la reprise mondiale conjugué à la course aux conteneurs génère de plus en plus de ruptures de stocks. Les professionnels ne paniquent pas, mais ils estiment que le phénomène durera encore une année et qu’il tirera les prix à la hausse.

    Le chapô de cet article (sous #paywall) ayant aiguisé ma curiosité, j’ai trouvé quelques éléments d’analyse sur ce site professionnel :

    - concernant le début de 2021 : https://www.container-z.com/fr/blog-1/la-course-aux-gros-navires-arrive-t-elle-a-sa-fin

    - perspectives pour fin 2021 et 2022 : https://www.container-z.com/fr/actualites/penurie-de-containers-covid19-comment-se-profile-cette-fin-d-annee

    #pandémie #délocalisation #mondialisation #trafic_maritime #marchandise #pénurie

  • La ville c’est moi : #Flaubert à travers #Rouen. #Ateliers d’écriture et création d’un parcours sonore

    http://liminaire.fr/liminaire/article/la-ville-c-est-moi-flaubert-a-travers-rouen

    Entre septembre et octobre 2021, je propose dans les bibliothèques de Rouen (la bibliothèque Parment et la bibliothèque Simone-de-Beauvoir) une série d’ateliers d’écriture numérique et la création d’un parcours sonore, dans le cadre du bicentenaire de la naissance de Gustave Flaubert en 2021.. (...) #Journal / #Ateliers, #Architecture, #Art, #Écriture, #Voix, #Sons, #Paris, #Paysage, #Ville, #Journal_du_regard, #Politique, #Regard, #Dérive, #Ciel, #Normandie, #Rouen, #Flaubert (...)

  • Pampelune (Pays Basque) : #expulsion de la #gaztetxea_Arrotxapeko
    https://fr.squat.net/2021/09/08/pampelune-pays-basque-expulsion-de-la-gaztetxea-arrotxapeko

    Le matin du jeudi 2 septembre 2021, le squat Arrotxapeko (gaztetxea de Rochapea, au numéro 30 de la calle Artica), à Pampelune, occupé depuis 2016, a été expulsé par la police nationale espagnole et la police municipale de Pampelune. Quelques centaines de personnes ont afflué dès 8h30 du matin pour protester contre cette expulsion et […]

    #Vidéos #émeutes #Espagne #État_espagnol #Pampelune/Iruña #Pays_basque

  • #Souveraineté_alimentaire. Aux États-Unis, les Amérindiens veulent “décoloniser leur assiette”

    La pandémie de Covid-19 a accru la volonté d’#autonomie_alimentaire des Amérindiens, qui renouent aujourd’hui avec les semis, les cultures et les #pratiques_culinaires traditionnelles pour “rééduquer” leur palais.

    Au printemps 2020, alors que le Covid-19 se propageait aux États-Unis, #Daniel_Cornelius a fait ses #semis. Membre de la nation #Oneida du Wisconsin, il vit dans la campagne vallonnée du sud de Madison, où il a planté des carottes, des tomates ainsi que des plantes traditionnelles amérindiennes : fèves, citrouilles et maïs.

    Il a aidé d’autres Amérindiens à faire de même. En juin, il a pris son tracteur manuel, direction le Nord, jusqu’aux Chippewas du lac du Flambeau, pour les aider à retourner et à préparer la terre selon la tradition.

    Puis, il a amené des graines de courge à la réserve Menominee du #Wisconsin, où les habitants ont aménagé des parterres de culture surélevés comme le faisaient leurs ancêtres.

    Il a collecté du sirop sur des érables et a ramassé du riz sauvage puis, en septembre, il s’est rendu à une foire dans la réserve Oneida, près de Green Bay, où il les a échangés contre des poivrons, des œufs de caille et de la soupe de maïs. “Presque tout le monde voulait de ce sirop d’érable”, raconte-t-il.

    Renouer avec les pratiques traditionnelles

    Cornelius fait partie du mouvement dit de “souveraineté alimentaire”, de plus en plus populaire chez les Amérindiens, qui vise à augmenter la production locale et à renouer avec l’agriculture et les pratiques culinaires traditionnelles.

    C’est un phénomène à grande échelle qui va de la culture d’un potager par des familles dans leur jardin jusqu’au développement d’un réseau d’organisations régionales et nationales dédiées à la coopération entre tribus, au partage de techniques agricoles et à la préservation de variétés ancestrales.

    “Les gens sont demandeurs de ces produits, explique Cornelius, également conseiller technique pour le Conseil agricole intertribal de Billings, dans le Montana, et professeur à l’université du Wisconsin. Et ils ont aussi soif de connaissances.”

    Pour de nombreux Amérindiens, le retour à des produits et cultures traditionnels s’inscrit dans un effort plus large pour se “décoloniser”. Une façon de réparer les ravages économiques et culturels infligés par les descendants d’Européens qui les ont chassés de leurs terres, enfermés dans des réserves et envoyés dans des pensionnats et ont tout fait pour les couper de leurs racines.

    Cela ne passe pas seulement par un regain d’intérêt pour les #plantes_ancestrales mais aussi par un retour à une certaine vie économique et culturelle, et à des coutumes et des traditions liées à la #nourriture et à sa production.

    Des effets bénéfiques sur la santé

    Sur le plan pratique, la souveraineté alimentaire est une solution qui vise plus d’autonomie et qui ouvre également des perspectives économiques dans les communautés les plus pauvres.

    (#paywall)

    https://www.courrierinternational.com/article/souverainete-alimentaire-aux-etats-unis-les-amerindiens-veule
    #peuples_autochtones #USA #Etats-Unis #décolonisation #alimentation #agriculture

    ping @cede @odilon

    • Seeds and beyond: Native Americans embrace ‘food sovereignty’

      Last spring, as COVID-19 swept the nation, Daniel Cornelius planted. A member of the Oneida Nation of Wisconsin, he lives in the rolling farm country south of Madison, where he planted carrots and tomatoes, as well as traditional Native American crops – beans, pumpkins, and corn in hues ranging from cream to deep red and bearing names like Tuscarora white, Mohawk yellow, and Bear Island flint.

      He helped others plant, too. In June he took his small walk-behind tractor north to help members of the Lac du Flambeau Band of Lake Superior Chippewa start gardens, heaping the soil in long mounded rows in imitation of traditional planting hills. He brought squash seeds to the reservation of the Menominee Indian Tribe of Wisconsin, where members have been building raised beds after ancient Menominee practice. He tapped box-elder trees for syrup and gathered wild rice, and in September he brought them to a bartering event on the Oneida reservation, near Green Bay, where he traded them for peppers, quail eggs, and corn soup.

      “Almost everyone wanted that box-elder syrup,” he says.

      Mr. Cornelius is part of a growing “food sovereignty” movement among Native Americans, an effort aimed at increasing local food production and reviving Indigenous agricultural and culinary practices. It’s a broad-ranging movement that includes families growing vegetables in backyard gardens and an ever-expanding network of regional and national organizations devoted to fostering intertribal cooperation, sharing agricultural know-how, and promoting the use and preservation of traditional crop varieties.

      “People are hungry – literally hungry to eat these foods,” says Mr. Cornelius, who is also a technical adviser for the Intertribal Agriculture Council, based in Billings, Montana, and an instructor at the University of Wisconsin-Madison. “But also, in a more figurative sense, they’re just hungry for knowledge.”

      For many Native Americans, the return to traditional foods is part of a wider effort to “decolonize” their people, a way to repair the economic and cultural damage inflicted by European Americans who drove them from their lands, confined them to reservations, sent them to boarding schools, and tried to sever them from their old ways. It means not just planting old seeds but reviving the economic and cultural life, the ceremonies, the customs and beliefs, around food and food production.

      In a practical sense, food sovereignty offers a path toward greater self-sufficiency and economic opportunity in poor communities. Perhaps more critical are its potential benefits for public health. Native Americans face high rates of diabetes, heart disease, obesity, and other conditions that food sovereignty advocates say result from a dependence on processed foods.

      “We’ve got to get back to a diet and food system that our bodies and our babies can handle,” says Gary Besaw, head of the Department of Agriculture and Food Systems on the Menominee reservation.

      Since it emerged a year ago, COVID-19 has given new urgency to these efforts. The coronavirus hit Native American communities hard: In December, the Centers for Disease Control and Prevention reported that Native Americans and Alaskan Natives were 3 1/2 times more likely than white Americans to become infected with the virus. Yet, while COVID-19 has revealed the vulnerability of Native peoples, it has also inspired more of them to plant, fish, gather, and hunt.

      “People are seeing the weakness within our current food system,” says Rebecca Webster, who with her husband, Stephen, grows corn and other traditional crops on the Oneida reservation. “They want to know where their food is coming from. They want to take control back.”

      Much of the food sovereignty movement focuses on seeds: growing and preserving them, as well as finding and distributing old and not-yet-forgotten varieties. Some of this work requires research, like figuring out where a seed company acquired its varieties long ago. It also involves hunting down a variety that someone has been growing – and then producing enough seed to share. Organizations like Seed Savers Exchange, based in Decorah, Iowa, and long devoted to promoting heirloom seeds, have in recent years been growing Native varieties and sending out seeds to a small number of established growers. In addition, an expanding universe of workshops and YouTube videos is available to teach aspiring growers how to use Native agricultural techniques.
      The “Three Sisters”

      The most popular seeds are the “Three Sisters” of Indigenous agriculture: corn, beans, and squash. They are traditionally grown together in mounds, as the Websters do on the Oneida reservation. The cornstalks serve as a trellis for the bean vines, while the beans, which are legumes, enrich the soil for the corn. The squash sprawls out all around. A modification of this strategy is to grow the corn and beans in mounded rows, with squash on the ends. Many Native growers also plant tobacco and sunflowers.

      When the pandemic struck, the demand for seeds soared. People had more time at home; they also were rattled by local food shortages. On the Meskwaki Settlement in Tama, Iowa, Shelley Buffalo, local foods coordinator for the Meskwaki Food Sovereignty Initiative, grappled with a “huge increase” in requests for seeds. “There were many people who were gardening for the first time,” she says. Appeals to the Traditional Native American Farmers Association “nearly depleted what we had,” says Clayton Brascoupé, a farmer in Tesuque Pueblo, New Mexico, and the group’s program director.

      “There were people contacting us from a lot of new places,” he says. “They said, ‘Can you send seed?’”

      But it’s not all about seeds. Native Americans are also raising bison, spearing fish, picking chokecherries, harvesting wild rice – and much more.

      It’s a movement that touches every tribe in the United States and reflects both the geographical and historical diversity of Native American communities. The Quapaw Nation of Oklahoma raises bison on lands recovered from lead and zinc mining and operates its own meat processing plant. The Muckleshoot of Washington state have hosted workshops on how to fillet a salmon and slice up an elk. Ndée Bikíyaa, or People’s Farm, is trying to revive agriculture among Arizona’s White Mountain Apache. Minnesota’s Red Lake Ojibwe sell mail-order wild rice and chokeberry jam. And in Hugo, Minnesota, just outside the Twin Cities, the organization Dream of Wild Health teaches Native children how to garden; a program for teenagers is called Garden Warriors.

      “This year was a big wake-up call for our tribe,” says Greg Johnson, a member of the Lac du Flambeau Band and an expert in cooking muskellunge, a predatory fish found in northern lakes, which he does by wrapping it in birch bark and baking it in the ground, under a fire. Mr. Johnson says that worries over the food supply sent twice the number of his band than usual out to spear walleyed pike in northern Wisconsin lakes early last spring, a tradition among his people. More people hunted deer later in the year; he taught some of them how to can the venison.

      “In many respects, for me it was really good to see that,” he says. “There were people you never thought would get wild rice. There were people who you never thought would get wild medicines. It was really incredible.”
      Chef participation, too

      Getting the food is only part of the movement. A growing number of chefs are promoting Native cuisine, among them Sean Sherman, an Oglala Lakota and recipient of a James Beard Award. The founder and CEO of The Sioux Chef business in Minneapolis, Mr. Sherman directs a food lab devoted to teaching Native culinary approaches. COVID-19 delayed his plan to open a restaurant, but it inspired a new form of outreach: ready-to-eat meals prepared in the Twin Cities and distributed to Native communities around the region. By December, a crew of 24 workers was sending 6,000 meals a week. It distributed 500 meal kits before the holidays, including the fixings for what Mr. Sherman describes as a Native grain bowl – Potawatomi corn, bison meat, dried blueberries, and puffed wild rice. “That was a fun one,” he says.

      Efforts to revive Native foods are not new. Mr. Brascoupé recalls an intertribal meeting in Gallup, New Mexico, in 1992 at which older farmers voiced concerns about their dwindling numbers. “They also saw a decline in people’s health,” he says. “They tied those two together.”

      In the years since, Mr. Brascoupé has seen a steady increase in the ranks of Native farmers. And what started as a rural movement, he says, has moved to cities, where many Native Americans live – to community gardening and programs teaching Native gardening and culture to children. Mr. Brascoupé attributes much of the resurgence not to tribal initiatives, which have become widespread, but to younger individuals carrying on the work of their elders. Once a young farmer himself, he now has grandchildren who farm.

      “A lot of what we see now started with young people,” Mr. Brascoupé says. “It was more from the bottom up than the top down, from tribal governments.”

      Indeed, the food sovereignty movement builds upon the perseverance and determination of individuals and families who have worked over many years to keep Native food traditions alive. One of these people is Luke Kapayou, who grew up on the Meskwaki Settlement. “When I was growing up, all of us, we had to help with the gardens,” he recalls. “Most of the families had their own gardens.”

      As Mr. Kapayou got older, however, he noticed that fewer people were gardening. And those still doing it were planting fewer old varieties – mainly just corn, the most prized of Native foods. He resolved to keep growing traditional beans and squash, and he began to seek out other varieties both on and off the settlement. He consulted old ethnographies. He even tried – unsuccessfully – to track down seeds at a New York museum.

      “Most of the seeds that me and my family are growing in our garden are what my parents and great-grandparents were growing,” he says. “They’ve been growing for a thousand years. I don’t know, I think I believe these seeds are sacred. They’re very special. It makes me want to keep growing them, and I want to make sure our kids keep growing them.”
      Plenty of challenges

      Despite its successes, the food sovereignty movement still faces plenty of challenges. Growing old crop varieties can be labor-intensive: If done in the traditional way, they are planted and harvested by hand, with the three main crops – corn, beans, and squash – planted together. Also, growers need to take care that nearby field crops, especially corn, don’t cross-pollinate with traditional varieties. And it takes time to preserve the foods – usually by drying – and to cook them up in traditional dishes, such as corn soup, which Mr. Kapayou prepares outside in an old kettle over a wood fire. In addition, efforts to take advantage of Native treaty rights for hunting and fishing continue to meet resistance – as when a group of non-Native people harassed Mr. Johnson while he speared walleyes at a Wisconsin lake last April.

      Nor is it easy to get people to renounce modern processed foods. Nicky Buck knows this well. A member of the Prairie Island Indian Community in Minnesota, she grew up behind a McDonald’s and ate sugar sandwiches as a child – and developed kidney disease as an adult. Today she eats – and promotes – Native foods in her community.

      “You just have to retrain your palate,” she says. “You have to decolonize your palate.”

      Decolonizing the palates of the young poses a special challenge. Parents make sloppy Joes out of bison meat and substitute flint corn for wheat pasta. Ms. Webster, the mother of two teenage daughters, says, “We’re trying to show that corn is cool enough even though there’s a frozen pizza looking at them.”

      The gardening itself may occasion a complaint from younger ones, but it’s good family time. Indeed, the food sovereignty movement is often about bringing people together – growing, harvesting, trading seeds and food, and, of course, eating. A Native foods cooperative on the Oneida reservation has 15 member families and saw more applications to join last year than ever before. “There are a lot of folks showing interest,” says Lea Zeise, who manages the co-op.
      A year-round effort

      Food sovereignty is a year-round effort. Over the winter, gardeners have been cooking up what they harvested and preserved in the fall – the dried beans, the canned venison, the corn boiled and dried and stored in glass jars. In northern Wisconsin, members of the Lac du Flambeau Band were busy with winter spearing, chopping holes through 28 inches of ice to get to the fish.

      “We’re going to get as many muskies as we can,” says Mr. Johnson. “We have a lot of younger people who want to do this.”

      Others are looking forward to spring – planning their gardens, shelling dried corn for seed, and in some cases looking beyond the pandemic to a resumption of the workshops and conferences that have helped spread the food sovereignty movement. “People can’t wait to get together,” says Mr. Cornelius.

      In the meantime, Mr. Cornelius, like other food sovereignty advocates, is heavily booked on Zoom. He’s also full of plans for his own farming. In midwinter he was thinking he should plant his greenhouse soon. He was also trying to figure out how to tap more trees in early spring, including a stand of silver maples on land he just bought last year – 51 acres, mostly woods, plus the derelict buildings of an old dairy farm. He hopes to bring in cattle. His friends say he should raise bison. Maybe someday, he tells them.

      “One step at a time,” he says.

      https://www.csmonitor.com/USA/Society/2021/0222/Seeds-and-beyond-Native-Americans-embrace-food-sovereignty

      #semences #graines

  • Quand Parcoursup évince des lycéens français établis à l’étranger
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/09/02/quand-parcoursup-evince-des-lyceens-francais-etablis-a-l-etranger_6093135_32

    Seuls 48 % des candidats français ayant suivi leur scolarité dans un système étranger ont obtenu un de leurs vœux sur la plate-forme d’affectation dans l’enseignement supérieur.

    #enseignement_supérieur #selection #inégalités #paywall

  • Protocole sanitaire pour la rentrée : « Jean-Michel Blanquer n’a pas dû travailler beaucoup pendant les vacances », juge la FCPE
    https://www.francetvinfo.fr/france/rentree/rentree-scolaire-le-protocole-covid-juge-totalement-insuffisant-par-la-

    Président de la FCPE du Nord, Jean-Yves Guéant estime que le protocole sanitaire pour la rentrée dans les écoles, collèges et lycées est « totalement insuffisant » : « J’avais l’impression d’un brouillon écrit sur le coin de table ».

    Tiens, y-a qq’un qui critique Blanquer vertement et qui est relayé dans la grande presse.

    • Quelles mesures fallait-il mettre en place ?

      Les mesures qu’il fallait mettre en place tout de suite, depuis maintenant plus d’un an, c’était un recrutement massif pour réduire les effectifs dans les classes pendant le temps de la pandémie, voire plus. On a un déficit d’enseignants, et d’infirmières scolaires : il ne faut pas oublier que nos infirmières scolaires vont bien souffrir étant donné qu’elles sont partagées entre les collèges et les écoles élémentaires. Cela veut dire que les infirmières ne seront pas à 100% dans leur collège et vont devoir bouger dans les différents établissements scolaires.

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      Communiqué de presse SNES-FSU académie de Limoges
      29 septembre 2020

      Le ministre Blanquer vient d’annoncer la suppression de 1 800 emplois de professeurs dans les collèges et lycées pour la rentrée 2021 alors que 28 000 élèves supplémentaires sont attendus !

      https://limoges.snes.edu/Rentree-2021-1800-suppressions-de-postes-dans-le-2nd-degre-Dogmatique-

    • Tiens, y-a qq’un qui critique Blanquer vertement et qui est relayé dans la grande presse.

      Un jour la liberté de toutes les presse ou leurs émancipation sur les sujets politiques... En attendant elle ne fait que relayer.

      🤪

    • À #Marseille Macron profite de l’occasion pour lancer un nouveau modèle scolaire radicalement inégalitaire.

      Marseille cobaye d’un nouveau modèle d’école radicalement inégalitaire .

      🔹création d’une société pilotée par l’État pour la réhabilitation des écoles (sans nombre d’écoles ni montant de financement).

      🔹rénovation d’une 15 aine d’écoles dores et déjà financées sur les 174 écoles qu’E. Macron décrit lui-même comme délabrées.

      🔹10 micro-collèges et 10 micro-lycées dès 2022.

      🔹Expérimentation dans 50 écoles d’une “nouvelle méthode” , "l’école du futur" dès la rentrée 2022 à Marseille et d’autres territoires :
      – liberté pour les directeurs de recruter leur équipe (enseignants et non enseignants)
      – adapter les rythmes scolaires
      – des enseignants "qui pensent cette période du CM1 à la 5e".
      – plus de liberté contre plus de résultats
      – Possibilité de généraliser après évaluation en 2023.

      ⚠️ Casse du service public de l’Education nationale avec autonomie des établissements, statut hiérarchique des directeurs d’école, casse des statuts des enseignants (1er/2nd degré).

      👉 c’est un programme présidentiel ultra-libéral pour l’école qu’E. Macron a présenté.

      Jlm

  • #Journal du #Regard : Août 2021
    http://liminaire.fr/journal/article/journal-du-regard-aout-2021

    https://youtu.be/wIgEQcVywM4

    Chaque mois, un film regroupant l’ensemble des images prises au fil des jours, le mois précédent, et le texte qui s’écrit en creux. « Une sorte de palimpseste, dans lequel doivent transparaître les traces - ténues mais non déchiffrables - de l’écriture “préalable” ». Jorge Luis Borges, Fictions Nous ne faisons qu’apparaître dans un monde soumis comme nous au pouvoir du temps. Dans le silence qui suit la fin du signal de départ. Dans un seul et unique instant. Non pas suites sans principe de (...) #Journal / #Vidéo, #Architecture, #Art, #Écriture, #Voix, #Sons, #Paris, #Paysage, #Ville, #Journal_du_regard, #Politique, #Regard, #Dérive, #Ciel, #Normandie, #Rouen (...)

  • Passe sanitaire obligatoire pour les salariés : « C’est maintenant que les problèmes vont se poser » | Les Echos
    https://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-pme/passe-sanitaire-obligatoire-pour-les-salaries-cest-maintenant-que-les-probl

    A partir de ce lundi 30 août, les salariés des entreprises recevant du public doivent, pour prendre leur poste, présenter un passe sanitaire. Avocate spécialisée en droit social, Isabelle Pontal attire l’attention des employeurs sur quelques points de vigilance sur ces nouvelles obligations.

  • Blanquer : un champion des affichages pour l’Ecole
    https://blogs.mediapart.fr/claude-lelievre/blog/300821/blanquer-un-champion-des-affichages-pour-lecole

    Après la décision de principe dans la loi de février 2019 de l’affichage dans chaque classe des drapeaux tricolore et européen, de la devise de la République et des paroles de la Marseillaise, une autre campagne d’affichage doit s’ouvrir en cette rentrée dans les établissements scolaires : huit affiches censées promouvoir la laïcité à déployer.

    Comme il est écrit dans « L’Humeur du jour » du 28 août de Télérama, « la campagne de communication sur la laïcité, lancée dès la rentrée par le ministre de l’Education nationale, témoigne d’une dangereuse confusion abondamment moquée sur les réseaux sociaux. Huit affiches, déployées dans les établissements scolaires et sur Internet montrent des élèves de tous âges dans diverses situations (piscine, salle de classe, récréation...) avec un slogan : ’’c’est ça la laïcité’’, repris et accolé à des prénoms soulignant la diversité des visages montrés- des enfants blancs avec d’autres qui ne le sont pas. D’abord on ne voit pas bien en quoi la laïcité ’’permet’’ à Milhan et Aliyah de ’’rire des mêmes histoires’’ ou à Inès, Lenny, Simon et Ava ’’d’être ensemble’’. Ensuite l’assignation de religions supposées à des prénoms (car la laïcité concerne bien la religion et non les origines !) pose un sérieux problème. Enfin cette campagne n’évoque pas explicitement la neutralité de l’Etat et de ses agents, la liberté de croyance et de pratique, le respect des convictions, pourtant principes fondamentaux de la laïcité »

    En réalité, cette campagne d’affichage ne s’adresse pas vraiment aux élèves (car ils ne pourront pas y comprendre grand chose) mais aux adultes, plus précisément aux électeurs.
    C’est une campagne foncièrement politicienne, à l’instar de celle qui a déjà eu lieu au moment du vote de la loi « Pour une école de la confiance »...

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/08/27/une-campagne-du-gouvernement-pour-promouvoir-la-laicite-a-l-ecole-fait-debat

    • « Le sous-texte, c’est que la laïcité est faite pour corriger les défauts des élèves de culture et de confession musulmanes. » Jean-Louis Bianco réagit à la campagne islamophobe de l’EN.
      https://www.humanite.fr/la-laicite-cest-lunite-des-citoyens-dans-la-diversite-jean-louis-bianco-rea

      Jean-Louis Bianco : Ces images sont hors sujet. Nulle part il n’est question de ce qu’est la laïcité, à savoir la neutralité des services et des institutions publics, la séparation des Églises et de l’État et la liberté de conscience. Nager ensemble dans la piscine ou lire ensemble le même livre, comme le font les enfants dans cette campagne, ça n’a rien à voir avec la laïcité, dont la définition n’est donnée nulle part. Par ailleurs, c’est le ministère de l’Éducation qui lance cette opération, et on ne comprend pas pourquoi on ne nous montre que des enfants, alors que c’est aussi aux enseignants que s’imposent des obligations en matière de laïcité, en particulier le devoir de neutralité. On ne les voit pas alors que ce sont eux, avec l’ensemble des personnels de l’éducation nationale, qui transmettent les principes et les valeurs.

      #paywall

    • Les prénoms de la laïcité, ou comment cacher l’islamophobie
      http://imagesociale.fr/10028

      Le système éducatif français est notoirement inégalitaire. Sur 13 millions d’élèves, quelque 17% sont scolarisés dans l’enseignement privé, à 95% catholique. Un service payant, subventionné par l’Etat, qui accueille majoritairement les enfants des classes moyennes et supérieures. Fermant les yeux sur cette division simultanément sociale et confessionnelle, le ministère de l’Education nationale a lancé fin août une campagne vantant l’intégration de la minorité musulmane. Fidèle à la vision néoconservatrice de la mise au pas de l’ennemi intérieur, une série de 8 visuels associe des jeunes dont l’identité ethno-culturelle est signifiée par l’association du prénom et de la couleur de peau, avec un slogan qui vante l’égalitarisme du système scolaire.

      Mais l’égalité promue par la campagne n’est pas l’égalité homme-femme, ni même l’égalité des chances, supposée remédier aux inégalités sociales. Symptomatique de la droitisation du paysage politique, ces objectifs sont ici remplacés par l’emblème du paternalisme français : la « laïcité », qui permet d’évacuer la promesse républicaine au profit d’une grille de lecture religieuse. A l’opposé de la laïcité inclusive de 1905, la laïcité suprémaciste des lois sur le voile ou de la loi « séparatisme » est un instrument de stigmatisation des minorités issues de l’immigration, qui prolonge les logiques coloniales de hiérarchisation des populations en fonction de leur origine. Vivement critiquée dès son lancement pour son caractère raciste, la campagne du ministère de l’Education nationale affiche en effet de manière transparente la trahison de l’idéal républicain, où l’islamophobie devient le principal ciment de l’unité nationale. Confirmation du malaise : les visuels ont été depuis retirés du site du ministère.

      Comme tout énoncé raciste, les images de la campagne s’appuient sur une forte dimension implicite. Derrière l’apparence d’un melting-pot souriant, que l’on pourrait lire comme un éloge de la diversité d’inspiration antiraciste, le mot-clé « laïcité » donne le mode d’emploi de l’organisation des signes. « Le sous-texte, c’est que la laïcité est faite pour corriger les défauts des élèves de culture et de confession musulmanes » explique Jean-Louis Bianco, ancien président de l’Observatoire de la laïcité, supprimé par le gouvernement pour sa fidélité à l’esprit de 1905. Un siècle plus tard, la laïcité suprémaciste suggère en effet d’interpréter les affiches en cherchant les marques d’une opposition basée sur l’appartenance ethno-culturelle...

  • #Canada. Pensionnats autochtones : une #université va changer de nom

    La prestigieuse université publique canadienne #Ryerson sera renommée l’an prochain. Ainsi en a décidé le conseil des gouverneurs de l’institution située au cœur de #Toronto, pour se dissocier de l’homme dont elle porte le nom, un des fondateurs du système des #pensionnats_autochtones, désormais honni par la société canadienne.

    (#paywall)
    https://www.courrierinternational.com/article/canada-pensionnats-autochtones-une-universite-va-changer-de-n
    #toponymie #toponymie_politique

    ping @cede

  • Hundreds of Afghan refugees housed in hotels ‘at risk of missing vital health and education services’

    Charities concerned about level of support provided to families in hotels.

    Hundreds of Afghan refugees who have arrived in the UK in recent months are being forced to live in hotels and are at risk of missing out on vital health and education services, charities have warned.

    (#paywall)

    https://www.independent.co.uk/news/uk/home-news/afghan-hotels-families-home-office-uk-b1905889.html

    #hôtels #asile #migrations #réfugiés #UK #Angleterre #réfugiés_afghans

    –-
    ajouté à la métaliste #migrations et #tourisme :
    https://seenthis.net/messages/770799
    et plus précisément ici :
    https://seenthis.net/messages/770799#message927668

  • Menteur un jour, Menteur Toujours !

    Le certificat de vaccination de Macron n’indique pas le 31 mai comme il l’a annoncé en grande pompe mais le 13 juillet.
    Ça commence à faire beaucoup…
    Néron nous a incendié le 12 dans une logorrhée haineuse contre les non-vaccinés et il s’est fait vacciner le lendemain.
    #Manifs28aout

    https://twitter.com/realmarcel1/status/1430883080391307266

    https://www.mediapart.fr/journal/france/260821/imbroglio-autour-de-la-vaccination-de-macron?onglet=full

    Le chef de l’État avait annoncé s’être fait vacciner le 31 mai. Or, d’après les données de l’Assurance-maladie consultées par Mediapart, il aurait été vacciné le 13 juillet, au lendemain de son allocution présidentielle sur le passe sanitaire. L’Élysée évoque une « erreur » dans la transmission des données.

    L’affaire paraissait entendue : après avoir été contaminé par le Covid-19 en décembre 2020, ce qu’il avait lui-même révélé dans une logique de transparence alors saluée par la majorité, Emmanuel Macron avait été vacciné, le 31 mai 2021, jour de l’ouverture de la campagne de vaccination à tous les adultes.
    La lecture des articles est réservée aux abonnés.

    Ou quand un mensonge devient une « erreur » de communication...

    #erreur_de_Transmission :))

    • « Comme l’a prouvé l’imbroglio autour de l’injection d’Emmanuel Macron, la base de données des vaccinés du Covid est un fichier de police comme les autres : un vaste open bar. »
      @metroet_
      Pourquoi les données de vaccination sont si mal protégées
      https://www.mediapart.fr/journal/france/270821/pourquoi-les-donnees-de-vaccination-sont-si-mal-protegees#at_medium=custom

      Chaque professionnel de santé peut, en quelques clics, obtenir le numéro de Sécurité sociale d’une personne et accéder à ses données vaccinales, y compris celles du président. Cette possibilité est en outre ouverte à certains agents administratifs. Pourtant, pour la Cnam et la Cnil, ce dispositif ne pose pas de problème.

      La faille béante dans le secret médical ayant conduit à la divulgation des données vaccinales d’Emmanuel Macron était dénoncée depuis de nombreux mois. Elle est pourtant assumée totalement par les autorités et même validée par le gendarme des données personnelles, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil).

      Par manque d’anticipation, l’assurance-maladie n’a eu qu’un mois et demi pour développer le système informatique de suivi de la campagne de vaccination. Selon nos informations, celui-ci souffre de plusieurs failles : il permet à un médecin d’accéder à tous les dossiers des Français tandis que la procédure de signalement des effets indésirables a été mise en œuvre a minima.

      https://twitter.com/oliviertesquet/status/1431334739345031171

    • « France test ou la preuve que l’absurdistan autoritaire sauce startup nation est un danger de sécurité et de libertés publiques.

      À tous les étages, une improvisation idiote ! »

      Covid : une fuite massive de résultats de tests antigéniques
      31 août 2021 Par Jérôme Hourdeaux
      https://www.mediapart.fr/journal/france/310821/covid-une-fuite-massive-de-resultats-de-tests-antigeniques

      Plus de 700 000 résultats de tests, et les données personnelles des patients, ont été durant des mois accessibles en quelques clics en raison de failles béantes sur le site de Francetest, un logiciel transférant les données des pharmaciens vers le fichier SI-DEP et pourtant non homologué.

      #paywall

      Les données personnelles et les résultats des tests Covid de plusieurs centaines de milliers de personnes ont été durant plusieurs mois accessibles à tous en quelques clics en raison de plusieurs failles de sécurité sur la plateforme Francetest, une société transférant les données des pharmaciens au fichier SI-DEP, le fichier centralisant l’ensemble des données des tests.

      https://twitter.com/Poulin2012/status/1432680957664972802

  • Ces jeux qui sont gratuits ou que vous possédez déjà sans le savoir
    https://www.ouest-france.fr/gaming/ces-jeux-qui-sont-gratuits-ou-que-vous-possedez-deja-sans-le-savoir-187
    https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMTA4YTQxMjZiODY4MTYzMzNkNzE2YWQ5ZWI0OWQ4ZTg0NTU?width=1260&he

    Les jeux vidéo représentent un budget qui peut exploser rapidement. Avec des titres à 70 € au moment de leur sortie, des microtransactions en tout genre et des abonnements pour le jeu en ligne, la note mensuelle peut très vite se révéler salée. Cependant, il existe de nombreux moyens de s’essayer à de bonnes expériences sans dépenser soi-même de l’argent.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #business #bonnes_affaires #gratuit #payant #astuces #epic_store #steam #gog #humble_bundle #playstation_plus #games_with_gold #prime_gaming #microsoft #sony #amazon #nintendo