• #Press_review April 2026
    https://migreurop.org/article3589.html

    Tunisia Business News, Taking the streets to break the silence: citizen mobilisation against racism in Tunis, 11 April 2026 Following a citizens’ petition launched on 7 April and shared on social media, a solidarity march against racism took place in Tunis on Saturday 11 April. Slogans were chanted to denounce racist online discourse, discriminatory remarks by certain Tunisian MPs, and the crackdown on migrants and human rights defenders in #Tunisia. Racism against migrants from (…) Press review

    / #Afghanistan, Tunisia, #Belgium, #Algeria, #Greece, #Italy, #Albania, #Pays-Bas, #Pologne, #Royaume-Uni, #France, #Union_Européenne, #Asile, #Detention, #Externalisation, #Frontex, #Militarisation_of_borders, #Pays_sûrs, Migration policies , #Racisme, #règlement_retour, #Forced_returns, (…)

    #Migration_policies_ #Revolts_and_mobilisations #Monitoring_and_control_
    https://businessnews.com.tn/2026/04/11/la-rue-pour-briser-le-silence-mobilisation-citoyenne-contre-le-racisme-a-tunis/1396088/#https://businessnews.com.tn/2026/04/11/la-rue-pour-briser-le-silence-mobilisation-citoyenne-contre-le-racisme-a-tunis/1396088
    https://tunisiansolidarity.org/en/racisme/#https://tunisiansolidarity.org/en/racisme/#
    https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/pt/ip_23_3887#https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/pt/ip_23_3887
    https://www.lebrief.ma/tribunal-permanent-des-peuples-les-etats-du-maghreb-et-lunion-europeenne-responsables-de-violations-systematiques-des-droits-des-migrants-100147142/#https://www.lebrief.ma/tribunal-permanent-des-peuples-les-etats-du-maghreb-et-lunion-europeenne-res
    https://permanentpeoplestribunal.org/wp-content/uploads/2025/11/TPP_Migrazione_Maghreb_Sentenza_FR_30-marzo-2026.pdf#https://permanentpeoplestribunal.org/wp-content/uploads/2025/11/TPP_Migrazione_Maghreb_Sentenza_FR_30-marzo-2026.pdf
    https://www.rtl.be/actu/belgique/politique/il-ne-peut-plus-sagir-dun-sujet-tabou-le-gouvernement-donne-son-feu-vert-une/2026-04-03/article/784710#https://www.rtl.be/actu/belgique/politique/il-ne-peut-plus-sagir-dun-sujet-tabou-le-gouvernement-donne-son-feu-vert-une/2026-04-03/article/784710
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70707/la-belgique-conclut-un-accord-avec-lalgerie-pour-accelerer-les-expulsions-dalgeriens-en-situation-irreguliere#https://www.infomigrants.net/fr/post/70707/la-belgique-conclut-un-accord-avec-lalgerie-pour-accelerer-les-expulsi
    https://www.bbc.com/news/articles/c86vpq42dl0o#https://www.bbc.com/news/articles/c86vpq42dl0o
    https://www.ilpost.it/2026/04/23/cosa-sono-rimpatri-volontari-assistiti-patrocinio-gratuito-migranti-decreto-s
    https://www.ilpost.it/2026/04/24/governo-decreto-sicurezza-modifica-incentivi-rimpatri/#https://www.ilpost.it/2026/04/24/governo-decreto-sicurezza-modifica-incentivi-rimpatri
    https://www.politico.eu/article/italy-migrant-detention-hubs-albania-not-against-eu-law-says-top-eu-court-adviser/#https://www.politico.eu/article/italy-migrant-detention-hubs-albania-not-against-eu-law-says-top-eu-court-a
    https://www.dutchnews.nl/2026/04/senate-rejects-law-to-criminalise-living-in-nl-without-papers/#https://www.dutchnews.nl/2026/04/senate-rejects-law-to-criminalise-living-in-nl-without-papers
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    https://www.gisti.org/IMG/pdf/accord_france-royaumeuni_2018.pdf#https://www.gisti.org/IMG/pdf/accord_france-royaumeuni_2018.pdf
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    https://www.amnesty.fr/wp-content/uploads/2025/06/aA83DvIqRLdaBqIx_RapportAnnuelAI2024-2025.pdf#https://www.amnesty.fr/wp-content/uploads/2025/06/aA83DvIqRLdaBqIx_RapportAnnuelAI2024-2025.pdf
    https://www.lighthousereports.com/investigation/we-were-slaves/#https://www.lighthousereports.com/investigation/we-were-slaves
    https://www.hrw.org/report/2022/04/07/their-faces-were-covered/greeces-use-migrants-police-auxiliaries-pushbacks#https://www.hrw.org/report/2022/04/07/their-faces-were-covered/greeces-use-migrants-police-auxiliaries-pushbacks
    https://www.associazionemagistrati.it/doc/5077/sicurezza-sconcerto-per-attacco-a-diritto-di-difesa.htm#https://www.associazionemagistrati.it/doc/5077/sicurezza-sconcerto-per-attacco-a-diritto-di-difesa.htm
    https://www.coe.int/fr/web/commissioner/-/italy-albania-agreement-adds-to-worrying-european-trend-towards-externalising-asylum-procedures#https://www.coe.int/fr/web/commissioner/-/italy-albania-agreement-adds-to-worrying-european-trend-towards-externalising-a
    https://stopdeasielwetten.nl/actueel/nieuws/strafbaarstelling-van-tafel#https://stopdeasielwetten.nl/actueel/nieuws/strafbaarstelling-van-tafel
    https://www.unodc.org/documents/data-and-analysis/glosom/GLOSOM_2018_web_small.pdf#https://www.unodc.org/documents/data-and-analysis/glosom/GLOSOM_2018_web_small.pdf
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70665/traversees-de-la-manche--londres-et-paris-prolongent-de-deux-mois-seulement-leur-accord-pour-securiser-la-frontiere#https://www.infomigrants.net/fr/post/70665/traversees-de-la-manche--londres-et-paris-prolongent-de-deux-mois-seul
    https://www.theguardian.com/uk-news/2024/mar/23/uk-funding-french-migrants-small-boat-border-forces#https://www.theguardian.com/uk-news/2024/mar/23/uk-funding-french-migrants-small-boat-border-forces
    https://www.humansforrights.org/state-violence#https://www.humansforrights.org/state-violence
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70616/le-renforcement-des-controles-policiers-rend-la-traversee-de-la-manche-plus-mortelle-selon-des-chercheurs#https://www.infomigrants.net/fr/post/70616/le-renforcement-des-controles-policiers-rend-la-traversee-de-la-manche
    https://euractiv.fr/news/migrations-la-commission-europeenne-annonce-que-des-discussions-avec-les-talibans-sur-les-retours-sont-en-cours/#https://euractiv.fr/news/migrations-la-commission-europeenne-annonce-que-des-discussions-avec-les-ta
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    https://www.consilium.europa.eu/fr/policies/afghanistan-eu-response/#https://www.consilium.europa.eu/fr/policies/afghanistan-eu-response

  • Faire barrage aux travaux du Drac

    Youpi youpla, cette année toutes les institutions fêtent le centenaire de « l’exposition internationale de la #houille_blanche », qui a eu lieu à Grenoble en 1925. L’occasion de célébrer encore et encore cette fameuse « houille blanche », surnom donné à l’#hydroélectricité, qu’on présente encore aujourd’hui comme de « l’#énergie_verte ».
    Bien entendu, les hourras de la communication ne s’intéressent jamais aux #dégâts considérables créés sur les #rivières par cette hydroélectricité. Pourtant les exemples ne manquent pas. Ainsi, dans la métropole grenobloise, le Drac s’apprête à subir cinq années de travaux afin de « réduire les #risques_d’inondation », entraînant notamment la #destruction de quantité d’#espaces_naturels sauvages tout le long de la rivière. C’est en tout cas ce que prévoit l’avant-projet, qui programme 86 millions d’euros de travaux à partir de 2027. Il reste un an et demi pour empêcher ce désastre.

    Connaissez-vous le #Drakistan ? C’est le nom – non officiel – donné à toutes ces bandes de terre, presqu’îles ou îlots le long du Drac, du côté de #Fontaine et #Seyssinet-Pariset. Des endroits situés dans le lit de la rivière et donc susceptibles d’être submergés en cas de #montée_des_eaux, par exemple suite à un lâcher d’un des nombreux barrages présents en amont.

    Ces lieux ont le charme des endroits non aménagés. Juste au-dessus, il y a la #digue, avec sa bande d’#asphalte bien droite, lieu de passage ou de promenade fonctionnel mais dénué d’enchantement. La digue est dédiée aux « modes doux » mais trace tout droit comme l’autoroute, on ne s’y perd pas, on reste bien sagement sur le chemin. Il faut emprunter une des nombreuses sentes pour descendre quelques mètres afin d’arriver au Drakistan. Ici aucun urbaniste ou paysagiste n’a planifié quoi que ce soit. Ici, la seule créatrice, c’est la rivière, qui façonne ces espaces au fil de ses #crues et de ses #retraits. Et a priori, elle se débrouille plutôt pas mal. En tous cas, malgré l’interdiction, ces lieux attirent – et pas seulement des animaux sauvages (voir Le Postillon n°75). Des chiens et leurs maîtres, des familles et leur barbecue, des solitaires, des en-couples ou des en‑groupes. Il y a l’impressionnante « Platane cabane » pour les enfants et puis des restes d’habitations utilisées par des sans-toits. Le Drakistan de Fontaine n’est pas loin du local du Postillon, on y vient souvent manger un sandwich ou faire une pause, regarder dévaler l’eau pour se laver le cerveau des heures passées devant l’ordinateur.

    En fonction des jours et même des heures, ces lieux ne sont jamais vraiment identiques. Un passage à sec peut se retrouver sous un demi-mètre d’eau une heure plus tard, des rives aperçues un jour peuvent avoir été « mangées » par la rivière la semaine d’après, un nouvel espace pour se poser peut émerger en quelques mois. Mais ce qui est sûr, c’est que globalement, les bandes de terre, presqu’îles ou îles grossissent d’année en année, à cause de tous ces cailloux que la rivière charrie et qui sont empêchés d’aller plus bas par le barrage de #Saint-Égrève. Comme on le racontait dans Le Postillon n°73, quand le #barrage a été construit à la fin des années 1980, les cailloux du Drac étaient « dragués », sortis de la rivière pour alimenter les besoins nombreux en construction. Mais dans les années 1990, différentes lois sur l’eau interdisent d’exploiter les rivières dans leur « #lit_mineur » – pour d’évidentes raisons écologiques et sécuritaires (plus la rivière se creuse, plus ça peut fragiliser des ponts). Alors depuis une trentaine d’années, les cailloux du Drac s’accumulent dans les kilomètres avant le barrage de Saint-Égrève, et font grossir peu à peu le Drakistan.

    Pour nous, simples flâneurs inconscients, c’est plutôt charmant, mais pour les autorités c’est un sacré problème. Pas tant parce que de plus en plus de monde fréquente ces zones, mais parce qu’en toute logique, ça augmente considérablement le #risque_d’inondation : vu qu’il y a plus de matériaux solides dans le lit de la rivière, l’eau a moins de place pour circuler et en cas de crue exceptionnelle (on redoute surtout la « crue bicentennale »), risque de passer par‑dessus les digues et d’inonder les milliers d’habitations présentes de part et d’autre, voire de faire céder une digue (« 31 000 habitants et 25 000 emplois concernés » en cas de rupture de digue).

    Alors ça fait un moment que ça turbine sévère afin de préparer les « travaux de protection contre les #inondations du Drac » aussi connus sous le nom de « #programmes_d’actions_de_préventions_des_inondations » (#Papi du Drac), portés par le #Symbhi (#Syndicat_mixte_des_bassins_hydrauliques_de_l’Isère). La déclaration d’intention de juin 2025, disponible sur le site de la préfecture, nous apprend par exemple que depuis 2018, ce ne sont pas moins de 181 réunions qui se sont tenues entre les différents « acteurs » du projet (Métropole, différents services de l’État, #EDF, acteurs environnementaux, etc.). On vous passe les détails de la « gouvernance » (comités techniques restreints et élargis, comité de pilotage, comité consultatif, etc.) et de la « stratégie de concertation et de communication ambitieuse » mise en place les sept dernières années. Tous ces comités, ces réunions publiques, ces « balades pédagogiques » ont donc abouti à la #planification de #travaux_d’aménagements prévus sur cinq années, entre 2027 et 2031, validés notamment par le vote en faveur de l’avant-projet par la #Métropole en avril dernier.

    Pour saisir leur importance, un chiffre suffit : 86 millions d’euros d’argent public sont pour l’instant budgétés (selon le site du Symbhi). Concrètement, ça veut dire que pendant cinq ans, un paquet de machines, de moteurs, de camions vont venir triturer le lit du Drac. Et anéantir – ou radicalement bouleverser – les charmants espaces du Drakistan.

    Dans le langage technocratique, on parle de « rajeunissement des bancs et îlots sur le linéaire de la traversée urbaine du Drac ». « #Rajeunissement » (détaillé en « enlèvement de la végétation et abaissement du banc ou îlot »), c’est un joli mot pour désigner la #dévastation de beaucoup de ces bancs ou îlots. Concrètement, la #déclaration_d’intention nous apprend que si certains #bancs, très minoritaires, restent « sans modification à l’étude », la plupart vont être « arasés » (soit « mis à ras, aplanis ») de façon plus ou moins importante : certains pour être en « immersion 80 % du temps », d’autres « 50 % du temps » (sachant que pour l’instant la plupart de ces bancs ne sont presque jamais immergés).

    Il n’y a pas que dans sa « traversée urbaine » que le Drac va subir les assauts des pelleteuses et des pompes de dragage. Les travaux envisagés concernent la vingtaine de kilomètres entre le barrage de #Notre-Dame-de-Commiers et la confluence avec l’Isère, les machines devant autant s’activer au niveau de #Comboire ou des champs captants de #Rochefort pour extraire des cailloux et aménager des « espaces de bon fonctionnement » de cette rivière autrefois sauvage et aujourd’hui corsetée et maltraitée tout du long.

    Mais qu’est-ce qu’on va faire de tous les matériaux enlevés ? Un peu plus haut, la réserve naturelle des #Isles_du_Drac (voir dernier numéro) est « déficitaire en sédiments grossiers du fait de la présence de la chaîne hydroélectrique en amont ». En clair : comme les quatre grands barrages du Drac empêchent les #cailloux de passer (la majorité des sédiments arrivant en ville proviennent en fait de la Romanche, affluent du Drac), il n’y a pas assez de sédiments dans cette zone, ce qui fait que « tous les milieux et espèces associés sont menacés sans action de réinjection de sédiments ».

    Alors le Symbhi prévoit des « #recharges_sédimentaires » dans cette zone, c’est-à-dire de transporter en camion des cailloux qui étaient auparavant transportés par la rivière. Et forcément, ça signifie pas mal de va-et-vient. Il est question d’une première recharge de « 37 000 m3 », suivie d’apports de « 4 000 m3 par an ». Sachant qu’un camion-benne peut transporter « environ 10 à 16 m3 », la première recharge nécessitera environ 2 800 aller-retours en camion. Merci « l’énergie verte » !
    Face aux grands dégâts annoncés, pas de panique ! Le Symbhi prétend bien entendu faire au moins pire. Toujours selon sa novlangue, si le « processus de rajeunissement » va entraîner un « éclaircissement de la végétation », il est quand même prévu de « replanter des arbres une fois les travaux terminés », ceci « afin de limiter l’impact sur le #paysage, la #végétation d’ambiance et le maintien d’#îlots_de_fraîcheur dans l’agglomération ». Par contre, il n’est pas précisé comment compenser la perte des « boisements développés dans l’espace intra-digues » qui « représentent également un enjeu écologique non négligeable », notamment parce qu’ils « hébergent une #biodiversité remarquable : de nombreux #oiseaux, le Castor d’Europe, l’Inule de Suisse, ainsi que des milieux variés tels que pelouses sableuses, bras secondaires ou zones humides phréatiques ». Ça va prendre un paquet d’années « une fois les travaux terminés » pour que toutes ces espèces repointent le bout de leur nez… On pourra toujours se consoler en posant des questions à ChatGPT et en se disant que les supercalculateurs nécessaires au développement de l’IA, comme celui en construction à Eybens, sont peut-être alimentés par « l’énergie verte » des barrages.

    Pour ne pas nommer « #désastre_environnemental » ce qui est un désastre environnemental, le Symbhi agite quelques mesurettes : « Afin de limiter les émissions de CO2 et de micro-particules liées au transport », le syndicat promet de « favoriser les circuits courts », « d’utiliser des véhicules à faibles émissions », d’arroser les pistes au niveau des zones de chargement/déchargement pour « limiter les émissions de poussière » et même – ultime audace – de « former les conducteurs à l’écoconduite ». C’est quelle part du budget sur les 86 millions d’euros ?

    Pour une telle somme d’#argent_public, il est quand même prévu quelques travaux pour le bien-être des simples habitants. Ainsi entre Champagnier et Fontaine, une vingtaine de « haltes paysagères » devraient être aménagées, notamment afin de « renforcer les îlots de fraîcheur le long de la rivière »… Pour être plus précis, il s’agit d’abord de raser la plupart des « îlots de fraicheur » et ensuite de les « renforcer ».

    La seule bonne nouvelle dans cette affaire, c’est que ce programme n’est pour l’instant qu’un « avant-projet ». Même s’il a déjà été voté par la Métropole, il reste encore un an et demi avant le début annoncé des travaux, autant de temps pour essayer de mettre la pression sur le Symbhi pour qu’il revoie à la baisse ses projets destructeurs ou qu’il les abandonne. À ce propos, une réunion publique sur les travaux est annoncée le 8 octobre à 18h30 à la mairie de Fontaine.

    Comment croire qu’il n’y ait pas d’autre solution, face au risque d’inondation, que l’ « #arasement » de ce qui constitue aujourd’hui les seuls endroits encore sauvages dans notre cuvette en béton ? Allons-nous vraiment supporter la vue, pendant cinq ans, des bulldozers du Symbhi écrasant à l’ancienne les îles du Drac, ses forêts, ses bras morts, et toutes les bestioles qui y font leur vie ?
    Si la raison principale du projet est la protection de l’agglo face au risque de « #crue_bicentennale », n’y a-t-il vraiment pas d’autre option à envisager que ce désastre écologique à 86 millions d’euros ?

    Le débit du Drac, faut-il le rappeler, est entièrement asservi par EDF et ses quatre grands lacs de barrages en amont de Grenoble : le #Sautet (1 077 millions de m3), #Saint-Pierre-Cognet (28 millions de m3), #Monteynard (275 millions de m3) et #Notre-Dame-de-Commiers (34 millions de m3). Sur les affluents du Drac, il y a aussi les grands lacs de barrage présents sur la #Romanche (le #Chambon) ou l’#Eau_d’Olle (#Grand’Maison). Serait-il délirant d’imaginer fermer les bonnes vannes au bon moment (en cas d’épisode hydro­logique faisant redouter une « crue bicentennale »), pour faire monter de quelques mètres le niveau des retenues afin de « lisser » la crue, comme ils disent ? Et si cela implique, une fois par siècle, une production d’#électricité dégradée pendant quelques jours, des pertes d’argent sur le « marché de l’énergie », voire des coupures d’électricité ciblées, on pourrait arriver à s’en remettre, non ?

    Dans la « déclaration d’intention », on apprend qu’un autre scénario « reposait sur une intervention minimale visant à préserver l’état actuel du lit du Drac, notamment en conservant les bancs végétalisés. Il comprenait le confortement et la sécurisation des ouvrages de protection contre les inondations ainsi que des solutions de gestion des excédents sédimentaires. » Si ce scénario n’a pas été retenu, c’est parce qu’il ne « permettait pas l’abaissement des lignes d’eau en crue de contribuer au déficit sédimentaire au sein de la réserve naturelle des Isles du Drac et il n’apportait qu’une faible contribution à la biodiversité, impliquant des compensations hors site ». Ce charabia difficilement compréhensible affirme néanmoins que pour le risque d’inondation, on peut ne pas raser le Drakistan même si les technocrates écrivent que laisser ces espaces naturels n’apporterait « qu’une faible contribution à la biodiversité » (!). Si ce scénario n’a pas été choisi, c’est uniquement pour résoudre les problèmes de « déficit sédimentaire » causés par les barrages. Encore et toujours, la rivière est considérée pour les seuls intérêts de la « houille blanche ».

    Ce nouvel épisode à venir du saccage du Drac devrait donc d’abord inciter à réfléchir sur le véritable bilan de la « houille blanche » et d’un siècle d’électrification [1]. Avec le centenaire de « l’exposition internationale de la houille blanche », la mairie de Grenoble, comme toutes les institutions locales, préfère célébrer sans retenue cette pseudo « énergie verte » qui a en réalité contribué à saccager l’environnement.

    **

    Le « #collectif_des_gens_qui_ont_chaud » prié d’aller se rhabiller (pour l’instant)

    86 millions d’euros de travaux, mais rien de prévu pour permettre la #baignade dans ces millions de mètres cubes d’eau dévalant depuis les montagnes. Cet été, le « collectif des gens qui ont chaud » a organisé deux #baignades_sauvages dans le Drac (voir photo page 28) afin de « montrer que la baignade dans les lieux naturels est possible et mettre le débat sur la place publique ». Une initiative qui a entraîné des arrêtés municipaux de la part des maires de Fontaine et Seyssinet-Pariset pour « interdire la baignade » et même un tweet de la préfète de l’Isère afin d’inciter à « privilégier les zones réglementées pour vous baigner en toute sécurité » et de déconseiller la baignade « dans ce cours d’eau particulièrement instable dont la variation de débit peut fluctuer très vite ». Pour les autorités, même après plusieurs étés caniculaires, il n’est toujours pas envisageable que les 400 000 habitants de la cuvette puissent profiter de la fraîcheur des cours d’eau qui la traversent... Si 181 réunions et 86 millions d’euros ne prévoient rien pour la baignade, c’est que sur cette rivière comme sur les autres, c’est la fameuse « houille blanche » qui dicte sa loi. On reviendra sur la baignade dans un prochain numéro.

    https://lepostillon.org/Faire-barrage-aux-travaux-du-Drac.html

    #rivière #Drac #Grenoble #Isère #castors #budget #coût

  • #Journal du regard : Avril 2026

    https://liminaire.fr/chronique/journal/article/journal-du-regard-avril-2026

    https://www.youtube.com/watch?v=2Z9dBCevKX0

    Chaque mois, un film regroupant l’ensemble des images prises au fil des jours, le mois précédent, et le texte qui s’écrit en creux. « Une sorte de palimpseste, dans lequel doivent transparaître les traces - ténues mais non déchiffrables - de l’écriture “préalable” ». Jorge Luis Borges, Fictions

    (...) #Journal, #Vidéo, #Architecture, #Art, #Écriture, #Voix, #Sons, #Mémoire, #Paysage, #Ville, #Journal_du_regard, #Regard, #Dérive, #Photographie, #Paysage, #Nature, #Paris, #Printemps, #Jardin (...)

  • The EU donated equipment to the BiH Border Police to combat migrant smuggling, here’s what it includes

    The European Union, Germany, Italy and the Netherlands delivered specialized equipment to the Border Police of Bosnia and Herzegovina with the aim of strengthening the operational readiness of officers and improving border management capacity.

    The handover included a package of equipment with specialized magnifiers for viewing documents, heartbeat detectors for finding people in hidden compartments of trucks and other vehicles, in situations that often involve inhumane conditions and life-threatening risks, and a patrol boat for responding to river incidents, including search and rescue operations.

    This handover is part of a wider package of assistance for capacity building that combines specialized equipment and training, with a total investment of around 200,000 euros, under the EU4FAST project.

    “Efficient border management today requires modern technology, skilled personnel and strong institutions, and this support is designed to support all three aspects. This handover is an example of the practical and concrete support that the European Union, together with its member states, acting as ‘Team Europe’, provides in Bosnia and Herzegovina in facing the challenges of migrant smuggling, human trafficking and border management as a whole. Strengthening the capacity of the Border Police also directly helps Bosnia and Herzegovina in harmonizing with EU standards, especially within the framework of the chapter 23 and 24 of the EU accession process,” said Ambassador Luigi Soreca, Head of the EU Delegation and EU Special Representative in Bosnia and Herzegovina.

    He added that the EU remains committed to supporting Bosnia and Herzegovina on its European path, through reforms that strengthen security, the rule of law and regional cooperation.

    He also pointed out that it is important for Bosnia and Herzegovina to update its plans for unforeseen situations and be prepared in case of an increased influx of irregular migrants.

    Director of the BiH Border Police, Mirko Kuprešaković, emphasized the importance of the donated boat for the work of officers in the field.

    “Modern equipment enables a faster, more efficient and safer reaction of our officers to all the challenges they continuously face in their daily work. This support comes at the right moment, when security challenges are more and more complex, and the need for modernization and strengthening of institutions’ capacities is more and more pronounced. I want to express my sincere gratitude to the European Union, the embassies of the Slovak Republic of Germany, Italy, France and the Netherlands, as well as to all the partners who participated in the implementation of the EU4FAST project,” said Kuprešaković.

    He particularly emphasized Frontex’s significant support to the BiH Border Police, which contributes to strengthening operational capacities and work efficiency.

    German Ambassador to BiH Alfred Grannas said that Germany is proud to contribute to this joint effort, combining national expertise with European resources to achieve concrete and sustainable results within the Team Europe approach.

    “The engagement of GIZ and the German Federal Police particularly reflects Germany’s commitment to sharing practical experience and operational knowledge with partner countries from the Western Balkans region, especially Bosnia and Herzegovina. Last week we had a good example of what this means in practice: experts from the German Federal Police conducted specialized training for Border Police officers in BiH. The main focus was on document review and the use of heart rate detectors, directly linking the equipment to operational skills. Next week, the second training will be repeated for group of interns and I am delighted that we have established this practical and successful collaboration”, said Grannas.

    Oliver Janser, project manager of EU4FAST, said that today’s handover is not just a delivery of equipment.

    “It reflects a sustainable partnership built over years of cooperation, trust and shared responsibility. What we are witnessing today is the result of continuous joint efforts to strengthen capacity and respond to changing challenges at the border. Our cooperation is strategic and forward-looking. We build on what works, learn from experience and invest where it makes a real difference. Each contribution is designed to strengthen previous efforts, ensuring continuity, coherence and measurable results,” said Janser.

    Support is provided within the framework of the EU4FAST project, a regional initiative that supports the fight against human trafficking and migrant smuggling across the Western Balkans worth more than 50 million euros.

    The project is financed by the European Union, the Federal Ministry for Economic Cooperation and Development (BMZ) of Germany, the Ministry of the Interior of Italy and the Ministry of Foreign Affairs of the Netherlands. It is implemented by a consortium of implementation partners, led by GIZ, he writes Klix.

    https://bosniatoday.ba/the-eu-donated-equipment-to-the-bih-border-police-to-combat-migrant-smug
    #externalisation #migrations #réfugiés #frontières #contrôles_frontaliers #Bosnie-Herzégovine #EU #Allemagne #Italie #Pays-Bas #équipement #militarisation_des_frontières #EU4FAST #border_management #technologie #Team_Europe #France #Slovaquie #Frontex #GIZ #développement #GTZ #Balkans #route_des_Balkans #Oliver_Janser

  • Julien Milanesi, co-réalisateur du documentaire « L’intérêt général et moi » (2016) et co-auteur de « Résister aux grands projets inutiles et imposés » (Textuel, 2018), a étudié depuis quelques années les alternatives locales et le militantisme du #Pays_Basque, et a présenté ses résultats dans une conférence : « Comment ils s’auto-organisent pour changer le monde ».
    Il explique comment ce modèle se déploie à l’identique de ce qui est fait depuis deux siècles dans l’Economie Sociale, en articulant trois types d’actions :
    I. S’auto-organiser en créant des entreprises démocratiques. (à 9:08)
    II. Garder le cap de son projet politique. (à 24:53)
    III. Gagner du terrain pour construire progressivement une société nouvelle (à 40:35)
    https://inv.nadeko.net/watch?v=kx68HZPmqUI
    #ESS #économie_sociale_et_solidaire #coopératives

  • Estados Unidos llega a un acuerdo con la República Democrática del Congo para deportar a migrantes de terceros países

    Los Gobiernos de Estados Unidos y la República Democrática del Congo (RDC) llegaron a un acuerdo para la deportación de migrantes de terceros países desde el país norteamericano, informó este domingo el Ministerio de Comunicación congoleño. Las expulsiones comenzarán este mismo mes de abril, en lo que Kinsasa ha descrito como un “dispositivo de acogida temporal” que será “llevado a cabo respetando la soberanía nacional y las exigencias de la seguridad interior“, y no un “mecanismo de reubicación permanente” ni una “externalización de políticas migratorias”, según ha publicado el Ministerio en su cuenta de la red social X.COMMUNIQUÉ

    La #RDC met en œuvre, dès avril 2026, un dispositif d’accueil temporaire de ressortissants de pays tiers, dans le cadre d’un partenariat avec les États – Unis.

    Ce mécanisme, sans impact sur le Trésor public, s’inscrit dans le respect de la souveraineté nationale, des… pic.twitter.com/C76RXdkixPKinsasa ha asegurado que el país africano no asumirá la carga financiera de las expulsiones. “La gestión logística y técnica del dispositivo será garantizada por el Gobierno estadounidense a través de estructuras especializadas en los movimientos de personas en todo el mundo, que abordan tanto la migración regular como los desplazamientos forzados”, ha añadido el Ministerio congoleño.Desde su regreso a la Casa Blanca en enero del año pasado, el presidente estadounidense, Donald Trump, ha impulsado las expulsiones exprés y, a tal efecto, ha firmado acuerdos con varios países, entre ellos El Salvador, Esuatini (la antigua Suazilandia), Ghana, Ruanda, Uganda, Sudán del Sur y Guinea Ecuatorial, para la deportación de inmigrantes en suelo estadounidense. Como parte de su campaña de deportaciones masivas y con un gran secretismo, la Administración de Trump presionó a por lo menos 30 gobiernos de África para que aceptaran recibir a migrantes, de acuerdo con una investigación de The New York Times y la información que ha salido a cuentagotas desde esos países.Organizaciones de derechos humanos han pedido a los países africanos que rechacen pactos de expulsión firmados con Estados Unidos y han denunciado que los ya existentes exponen a cientos de personas a riesgos de detención arbitraria, malos tratos y devolución forzada a países donde podrían sufrir persecución o tortura.En medio de la polémica por las deportaciones masivas, que también ha sido criticada por la Unión Africana al criticar a Estados Unidos de externalizar la gestión migratoria a países con menos recursos, la RDC ha defendido que no se prevé ningún traslado automático y que cada caso será examinado de forma individual, conforme a las leyes del país y su seguridad nacional. El Gobierno congoleño ha señalado que tendrá “pleno control” sobre las decisiones relativas a la admisión, condiciones de estancia, retirada de estatus temporal y los mecanismos de retorno.Los migrantes deportados desde Estados Unidos serán trasladados en infraestructuras situadas en la zona metropolitana de Kinsasa, con el objetivo de garantizar un “seguimiento administrativo, de seguridad y humanitario eficaz”, según detalla el comunicado.El acuerdo, cuyas negociaciones adelantó Efe el sábado, coincide con un acercamiento entre ambos países para acabar con el conflicto en las provincias congoleñas orientales entre el Ejército de la RDC y el rebelde Movimiento 23 de Marzo (M23), apoyado por Ruanda. Desde 1998, el este de la RDC está sumido en un conflicto alimentado por numerosas milicias rebeldes y el Ejército, pese a la presencia de la Misión de Estabilización de las Naciones Unidas en la República Democrática del Congo (Monusco).La reanudación de los vuelos de deportación desde Estados Unidos a terceros países se activó después de que el Tribunal Supremo autorizara el pasado junio a Trump a efectuar estas expulsiones, un triunfo para su política de mano dura contra la inmigración. Un informe publicado el pasado febrero por los demócratas que integran el comité de Relaciones Exteriores del Senado de Estados Unidos muestra que Washington ha gastado más de 40 millones de dólares (unos 33,8 millones de euros) en deportar a 300 inmigrantes a terceros países en el último año.

    https://medios.mugak.eu/noticias/733413/noticia
    #Etats-Unis #USA #RDC #République_démocratique_du_Congo #migrations #réfugiés #expulsions #externalisation #pays-tiers #accord

    –—

    ajouté à la métaliste sur les tentatives de différentes pays européens d’#externalisation non seulement des contrôles frontaliers (https://seenthis.net/messages/731749), mais aussi de la #procédure_d'asile dans des #pays_tiers :
    https://seenthis.net/messages/900122

  • #Journal du regard : Mars 2026

    https://liminaire.fr/chronique/journal/article/journal-du-regard-mars-2026

    https://www.youtube.com/watch?v=fKnTZ2gwD2M

    Chaque mois, un film regroupant l’ensemble des images prises au fil des jours, le mois précédent, et le texte qui s’écrit en creux. « Une sorte de palimpseste, dans lequel doivent transparaître les traces - ténues mais non déchiffrables - de l’écriture “préalable” ». Jorge Luis Borges, Fictions

    (...) #Journal, #Vidéo, #Architecture, #Art, #Écriture, #Voix, #Sons, #Mémoire, #Paysage, #Ville, #Journal_du_regard, #Regard, #Dérive, #Photographie, #Paris, #Nice, #Marseille, #Printemps, #Voyage (...)

  • The Gulf’s position remains clear : absorb the attacks, defend the homeland, but avoid being pulled into a broader war.
    https://www.rt.com/news/635912-why-gulf-wont-enter-war


    En comparaison avec celle des pays du golfe Persique l’attitude allemande est celle del’un état prusse militariste. Les politiciens allemands devraient suivre l’exemple des sages émirs.

    23.3.2026 - Thousands of missiles later: Why the Gulf still won’t go to war with Iran

    From drone strikes to economic risks, regional leaders are choosing restraint over retaliation – revealing deeper fears of escalation and unreliable alliances

    Speaking on Sunday at a site in Arad struck by an Iranian missile, where more than a hundred people were injured, Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu urged more countries to join the war effort.

    “What more proof do you need that this regime that threatens the entire world has to be stopped? Israel and the United States are working together for the entire world. And it’s time to see the leaders of the rest of the countries join up.”

    Yet, despite this call, the response from much of the region has been notably restrained. Even close partners appear reluctant to get involved, including Gulf states that have been feeling the war on their own skin.
    How far could the Gulf conflict spread? A Kremlin aide has a warning

    According to research cited by Saudi broadcaster Al Arabiya, Iran has launched more than 4,900 missiles and drones toward Gulf countries, compared to roughly 850 aimed at Israel.

    Iran has claimed it targeted only military infrastructure, as well as American and Israeli personnel stationed in these countries, but multiple videos circulating online show a different reality. Among the targets were residential buildings, airports, and hotels, resulting in several fatalities and multiple casualties.

    Despite this, Gulf governments have opted against retaliation. Instead, they have embraced a defensive posture, one that reflects a broader strategic calculation about the risks of escalation.

    Dr. Fahd Al Shelemy, a retired colonel in the Kuwaiti army, describes this approach as “positive air defense.” Gulf states, he explains, are intercepting missiles and drones while deliberately avoiding direct attacks on Iran.

    The rationale is rooted in long-term concerns and the desire to avoid a war of attrition, in which both sides sustain prolonged damage without decisive victory.

    “If you look at it, this is exactly what Iran is currently dragging us into, and this is something we are not interested in,” Al Shelemy told RT.
    ‘Not our war’

    But the hesitation runs deeper than military strategy.

    “Many people here say that this is an Israel–Iran war. It’s not our war, and as such we shouldn’t be involved,” he explains.

    “And another point is that there is not enough trust in the American administration. At some point they might stop the war, then leave us facing an attrition war like the one between Iran and Iraq in 1980,” he added.
    ‘Only earning hand is taken away’: Families mourn migrant workers killed in Iran-Israel war

    These concerns are not without precedent. Over the years, American alliances in the region have often shifted in response to changing interests. Egypt’s former president, Hosni Mubarak, was a long-standing ally of Washington until the Arab Spring of 2011, when he was ultimately urged to step down. Similarly, Kurdish forces in Syria, which played a key role in the fight against ISIS alongside the United States, later found themselves exposed after a US withdrawal.

    For Gulf states, these examples reinforce the risks of relying too heavily on external guarantees. Entering the war could mean being left alone in a prolonged confrontation with Iran.

    Al Shelemy believes the current approach has proven to be effective and “less damaging.”

    “It resulted in fewer casualties and prevented a full scale war, especially given the fact that we have militias supporting Iran that are only less than 20 kilometers away from our cities.”

    That proximity is a critical factor. Iranian-backed militias operating across the region present an immediate threat, one that could rapidly escalate if Gulf states were to take offensive action. The presence of Shiite Muslims in some Gulf states, such as Bahrain, Kuwait, and Saudi Arabia, could also contribute to instability given their ties, and at times loyalties, to Iran.
    Strategic restraint

    Dr. Salam Abdel Samed, a Dubai-based expert in international law, echoes Al Shelemy’s perspective, praising the UAE government for not getting involved in an open conflict with Iran.

    “The Gulf states have never been aggressive or military. They have been a hub of economic stability and peace so involving themselves in a war would make zero sense,” he argued.

    “This is why the approach which was chosen was to defend themselves effectively against any aggression. The leaders are wise enough not to embroil themselves in any unmeasured reactions.”
    How Ukraine became an enemy of Iran

    Economic considerations also weigh heavily. Gulf economies are deeply interconnected with global markets, and stability is central to their prosperity. War, by contrast, threatens infrastructure, trade, and investor confidence.
    Relations beyond repair?

    Nevertheless, Abdel Samed warns that once the conflict is over, relations with Iran will not be the same again.

    “What Iran has done to the Gulf states shall never be forgotten. The Gulf Cooperation Council countries are entitled to file an indemnities case before the international courts, with the aim to recover the major damage that happened to them. The international law supports such claims indeed.”

    The financial toll for the Gulf is already substantial. Apart from suffering immense infrastructure damage, the war in Iran has resulted in oil production disruptions causing losses of up to $1.2 billion in daily export revenue. The conflict has also led to the cancellation of 40,000 flights and major tourism losses estimated at $600 million per day.

    A source within the Emirati establishment, speaking on condition of anonymity, agreed that relations with Iran have been fundamentally damaged.

    “Their actions will not be unanswered. The response doesn’t have to be militarist. It can be done in other means but it will certainly be felt.”

    Indeed, signs of such responses are already emerging. Qatar and Saudi Arabia have expelled several Iranian diplomats, while the UAE has reportedly closed Iranian hospitals and is considering freezing Iranian assets.

    Abu Dhabi is not planning to stop at that. Anwar Gargash, an advisor to President Mohammed Bin Zayed, said in a tweet on X that Iran miscalculated the costs of its aggression against the Gulf states.

    “Iran’s brutal aggression against the Arab Gulf states carries profound geopolitical repercussions, and it establishes the Iranian threat as a central axis in Gulf strategic thinking, while reinforcing the Gulf’s security particularity and its independence from traditional concepts of Arab security,” he wrote.

    “For the missiles and drones and the aggressive Iranian rhetoric are Iranian. And the result is to bolster our national capabilities and the joint Gulf security, as well as to solidify our security partnerships with Washington,” he added.
    EU divided on Iran war: Energy fears and security risks escalate across Europe
    A calculated position

    Al Shelemy also believes that after the war, the Gulf will establish new rules of engagement with Iran, and the conduct of GCC towards Tehran will be shaped largely by the Islamic Republic’s behavior.

    “After the war, Iran will be busy rebuilding itself for which they will need the Gulf states. The best strategy may be to keep Iran occupied, either through economic pressure, such as lowering oil prices, or through partnerships. It depends on Iran after the aftermath of the war.”

    For now, the Gulf’s position remains clear: absorb the attacks, defend the homeland, but avoid being pulled into a broader war.

    Even as missiles fall and pressure mounts, restraint, not retaliation, continues to define the region’s response.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/9a/Mohammed_Alim_Khan_cropped.png%23mw-jump-to-license

    Das Photo von 1911 zeigt den Emir von Bukhara Alim Khan (1880-1944).
    Eine der ersten Farbfotografien - photografiert von Sergei Mikhailovich Prokudin-Gorskii im Zuge seiner Dokumentation des russischen Reiches. Das Bild wurde aus 3 Schwarz-Weiß-Aufnahmen mit rotem, grünem beziehungsweise blauem Filtern erstellt. Die so entstandenen Bilder wurden mit Farbfiltern projiziert um eine Farbprojektion zu erhalten. Die Library of Congress hat Prokudin-Gorskiis Werk eingescannt und in Zusammenarbeit mit anderen Firmen aus den Schwarz-Weiß-Bildern Farbbilder in hoher Auflösung erstellt.

    #guerre #Iran #pays_du_golfe

  • Paysages réciproques : portraits matériels de New York et d’ailleurs
    https://topophile.net/savoir/paysages-reciproques-portraits-materiels-de-new-york-et-dailleurs

    2013, la paysagiste canadienne Jane Hutton propose pour la première fois l’expression « paysages réciproques » dans un article paru dans la revue JoLA traduit ici ; elle la reprendra et la développera en 2019 dans Reciprocal Landscapes : Stories of Material Movements (Routledge, non traduit). Construire ici implique d’extraire là. À tout paysage de consommation correspond un paysage... Voir l’article

  • Narcotraffico, «più del 98% dei proventi non è tracciato», dice il procuratore olandese Lucas
    https://lavialibera.it/it-schede-2608-narcotraffico_proventi_illeciti_non_tracciato_procuratore

    Un "hub fondamentale per il traffico di cocaina in Europa", ma anche la capitale europea delle droghe sintetiche e un terreno di frontiera per le innovazioni investigative. Il procuratore generale dei Paesi Bassi, John Lucas, è intervenuto martedì 10 marzo davanti alla commissione parlamentare antimafia fornendo un quadro della lotta alla criminalità organizzata nel suo Stato che, negli ultimissimi anni è diventato un terreno conteso tra vari gruppi criminali, anche con la violenza. Un punto di osservazione particolare per molti aspetti legati al narcotraffico. I traffici di cocaina attraverso i Paesi Bassi "Non serve essere un economista per vedere la differenza. Prezzo basso, meno sequestri: questo significa che arriva ancora moltissima cocaina in Europa" (…)

    #MAFIE_●_RESISTENZE

  • Les eurodéputés adoptent des nouvelles règles d’expulsion des #sans-papiers avec une majorité de droite et d’extrême droite

    Jusqu’au bout, les libéraux de Renew, au Parlement européen, ont voulu croire que la plateforme majoritaire les unissant aux conservateurs du Parti populaire européen (PPE) et aux sociaux-démocrates (S&D) pourrait trouver un compromis autour du nouveau règlement « retour » afin d’encadrer les expulsions des migrants déboutés du droit d’asile.

    Lundi 9 mars, en commission des libertés publiques, leur compromis n’a pas été soutenu.

    C’est un autre #compromis, plus radical, proposé par le PPE, qui a été validé, cette fois avec les voix des #conservateurs et de l’ensemble des groupes d’#extrême_droite, dont les Patriotes pour l’Europe, qui compte le Rassemblement national dans ses rangs. « Après des mois de négociations, ce #vote va nous permettre de reprendre le contrôle sur la #politique_migratoire, afin de faire en sorte que ceux qui sont irrégulièrement sur le sol de nos pays soient enfin reconduits », a de suite salué #François-Xavier_Bellamy, du PPE, qui a orchestré cette majorité alternative. Pour lui, « ce #règlement n’est pas un texte de plus : il est la condition pour rétablir l’autorité du droit ». Cela s’est fait en « réduisant les droits » des migrants, se sont indignés les sociaux-démocrates.

    Si le Parlement doit encore valider le texte en session plénière, les eurodéputés ont encore durci le texte voulu par les États et la Commission européenne. Cette mesure vient compléter l’ensemble des nouvelles règles de gestion de l’immigration du pacte asile et migration, qui doit entrer en vigueur d’ici trois mois – deux ans tout juste après son vote, en 2024. « Les retours constituent un élément essentiel d’un système de gestion des migrations qui fonctionne bien », rappelait jeudi 5 mars, #Magnus_Brunner, le commissaire européen en charge du dossier migratoire.

    Alors que le #taux d’application des reconduites à la frontière reste relativement bas en Europe, entre 20 et 30 % selon les pays, les pouvoirs publics européens ont cherché à renforcer la législation afin de faciliter les expulsions. Dans le texte adopté par les parlementaires, les départs volontaires seront certes encouragés, mais si les personnes refusent de quitter le territoire européen, ils risquent d’être détenus dans des centres de rétention, et ce, jusqu’à vingt-quatre mois.

    Si Magnus Brunner estimait ce nouveau règlement « ferme, mais juste », ce texte « transforme les expulsions en #option_par_défaut pour les personnes en situation irrégulière, malgré la position de longue date de la Commission selon laquelle des solutions plus humaines, telles que le départ volontaire, devraient être privilégiées », regrette l’ONG Picum, qui défend les migrants et a réuni près d’une centaine d’ONG qui condamnent la nouvelle législation.

    Le règlement « élargit considérablement le recours à la détention des migrants » et introduit « des #mesures_punitives sévères, telles que des #interdictions_d’entrée pouvant aller jusqu’à dix ans, contre cinq ans auparavant, prolongeables de cinq ou dix ans supplémentaires en cas de risques pour la sécurité ». Pour Sarah Chander, directrice de l’Equinox Initiative for Racial Justice, « l’ironie de la situation actuelle est que l’Union européenne met discrètement en place un cadre d’expulsion similaire à celui de l’ICE », le service américain de l’immigration et des douanes.

    « Renforcer des systèmes opaques »

    Surtout, la nouvelle législation autorise, une fois adoptée, des « #plateformes_de_retours » installées hors du continent européen. « Ces dispositions comportent de graves risques de violations systématiques des droits humains, notamment la détention automatique et arbitraire, le refoulement direct et indirect, la torture et autres traitements inhumains et dégradants des pays tiers », s’inquiète Olivia Sundberg Diez, responsable des questions migratoire à Amnesty International.

    A contrario, pour les promoteurs de ces solutions dites « innovantes », ce nouveau cadre légal marque un nouveau succès. « Pendant des années, nous avons bataillé pour imposer ces idées dans le débat public, puis, nous avons travaillé pour faire évoluer la législation, salue un diplomate européen favorable à ce type de solutions. Désormais, il faut démontrer que cela peut fonctionner. »

    Plusieurs pays souhaiteraient créer des « #centres_de_retour », qui auraient, selon eux, le mérite de dissuader des migrants de refuser tout retour dans leur pays d’origine. Le 5 mars, les ministres de l’intérieur de l’#Allemagne, de l’#Autriche, du #Danemark, de #Grèce et des #Pays-Bas se sont réunis à Bruxelles pour s’organiser. « Un noyau de cinq pays a lancé ces discussions sur les retours, confirme Bart van den Brink, le vice-premier ministre néerlandais. Nous sommes encore dans une phase exploratoire, qui implique des discussions avec des pays hors d’Europe. »

    Alors que les Pays-Bas ont déjà signé, le 25 septembre, une lettre d’intention pour ouvrir un centre de retour en #Ouganda, ces Etats cherchent les leviers qu’ils pourraient activer pour que des Etats tiers acceptent ce type de centre sur leur territoire. « Il y a toute l’aide bilatérale que nous apportons déjà à certains pays, notamment en Afrique, par exemple, mais ce n’est pas notre seul levier, confie une diplomate. Il y a aussi la possibilité de créer des voies légales d’entrée dans nos pays pour les populations de ces pays. ».

    Alors que l’Italie dispose déjà de centres installés en #Albanie, où 90 personnes attendent leur sort, d’autres pays réfléchissent à l’établissement de tels centres, à l’image de la Finlande ou de la Suède, au grand dam des ONG. « Cette approche non seulement externalise les responsabilités de l’Europe en vertu du droit international relatif aux réfugiés et aux droits humains, mais elle risque également de renforcer des systèmes opaques de détention illimitée, s’inquiète Silvia Carta, de Picum. Nous exhortons les dirigeants européens à abandonner ces projets et à investir plutôt dans des mesures de régularisation, comme celle annoncée en Espagne, et dans l’octroi d’un plus grand nombre de permis de travail décents. Ces mesures profitent à tous, et il est grand temps que l’Europe le reconnaisse. »

    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/03/09/immigration-les-eurodeputes-adoptent-des-nouvelles-regles-d-expulsion-des-sa
    #centres_de_retour #return_hub #migrations #réfugiés #externalisation #expulsions #règlement_retour #EU #Union_européenne #UE #pacte_sur_la_migration_et_l'asile #rétention #détention_administrative #retours_volontaires #dissuasion #chantage #conditionnalité_de_l'aide #pays-tiers

    ping @reka @karine4

  • #Externalisation de l’asile : l’#Italie accélère les transferts de migrants vers l’#Albanie

    Ces deux dernières semaines, les autorités italiennes ont augmenté les #transferts de migrants vers son centre controversé de #Gjader, en Albanie, d’où certains pourront demander l’asile. Ces envois vers l’Albanie interviennent alors que de nouvelles mesures ont été adoptées par le Parlement européen, visant à faciliter le renvoi par les États membres des demandeurs d’asile vers des pays que l’Europe considère comme « sûrs ».

    Le centre de Gjader, dans le nord de l’Albanie, accueille actuellement quelque 90 migrants, selon une source du ministère italien de l’Intérieur à l’AFP. La structure, construite et financée par l’Italie pour y externaliser les demandes d’asile, est resté largement vide depuis son ouverture en 2024 en raison d’une série de contestations judiciaires.

    Mais la situation pourrait changer avec de nouvelles mesures adoptées définitivement par le Parlement européen en février, visant à faciliter le renvoi par les États membres des demandeurs d’asile vers des pays que l’Europe considère comme « sûrs ». Avec le soutien officiel de l’UE, les Vingt-sept sont autorisés à traiter les demandes d’asile dans des « hubs » situés dans des pays tiers. Une aubaine pour l’Italie qui a toujours voulu « sauver » son accord avec l’Albanie.

    Giorgia Pintus, membre d’une délégation de l’ONG TAI, qui s’occupe des immigrés, et qui a visité le centre cette semaine, a déclaré qu’il y avait eu deux transferts importants au cours des deux dernières semaines.

    Une source du ministère a indiqué pour sa part que « le centre a toujours été opérationnel. Le nombre de personnes varie en fonction des besoins ».
    Des personnes intégrées en Italie transférées en Albanie

    Parmi les migrants détenus à Gjader figurent des personnes souffrant de troubles psychologiques et des ressortissants de pays, tels que l’Iran, où le rapatriement est « pratiquement impossible », selon l’ONG.

    L’Italie détient également dans le centre des personnes qui s’étaient intégrées dans le pays, mais qui ont perdu leur emploi et, par conséquent, leur permis de séjour, précise l’ONG.

    Les exilés détenus dans la structure albanaise ont accès à un seul téléphone et doivent attendre leur tour, « ce qui peut prendre plusieurs jours », tandis que le temps dont elles disposent pour parler à leurs avocats ou à leurs familles est limité, assure Giorgia Pintus.

    Parmi les détenus, au moins deux personnes avaient déjà été envoyées en Albanie une première fois, puis renvoyées en Italie, avant d’être à nouveau envoyées à Gjader. L’un d’eux est un Sénégalais dont la femme et les filles vivent à Brescia, dans le nord de l’Italie. Il avait été détenu en Albanie puis libéré pour raisons de santé.

    « À son retour en Italie, il a repris son travail de peintre en bâtiment et a réussi à convaincre son employeur de régulariser son statut », a précisé à l’AFP Giorgia Pintus. « Il s’est rendu de son propre chef au poste de police pour entamer les démarches en vue d’obtenir un permis de séjour », mais il a été renvoyé en Albanie, a-t-elle ajouté.

    Un autre est un Togolais « qui vit en Italie depuis plus de dix ans, a un casier judiciaire vierge et était ouvrier qualifié chez un mécanicien », travaillant au noir, a poursuivi l’humanitaire. Il a d’abord été transféré en Albanie, mais a été libéré après qu’un tribunal italien a statué en sa faveur. Il s’est retrouvé de nouveau en Albanie après que le mécanicien a refusé de l’employer légalement.

    La délégation de l’ONG a par ailleurs dénoncé « le recours généralisé à des mesures coercitives » pendant le voyage entre l’Italie et l’Albanie. Peu de personnes détenues dans le centre sont ensuite rapatriées, a affirmé Giorgia Pintus. À l’exception de cinq Égyptiens rapatriés directement depuis Tirana en mai 2025, les rares personnes renvoyées dans leur pays ont d’abord été renvoyées en Italie, selon l’ONG.
    132 migrants transférés en un an

    Ce coûteux centre est l’un des projets phares de la Première ministre italienne d’extrême droite Giorgia Meloni pour lutter contre l’immigration clandestine.

    Au total, et selon l’accord signé entre Rome et Tirana fin 2023, jusqu’à 36 000 migrants, interceptés dans les eaux italiennes, pouvaient être envoyés chaque année dans ce pays des Balkans. Le but de l’Italie : externaliser une partie du processus d’asile pour soulager son pays de l’afflux migratoire.

    Mais rapidement, l’accord s’était heurté à des obstacles juridiques, qui ont mis en lumière la contradiction entre cette politique migratoire et le respect des droits fondamentaux.

    Face à ces échecs successifs, l’Italie avait changé son fusil d’épaule. En mars 2025, le Conseil des ministres a adopté un décret-loi permettant de recycler ces structures en… centres de rapatriement pour migrants en situation irrégulière – des centres de rétention (CPR), en somme. En un an, entre octobre 2024 et octobre 2025, seules 132 personnes ont été emmenées dans les centres albanais, dont 32 ont été rapatriées après des décisions de la justice italienne. « Un échec déconcertant », selon le juriste Gianfranco Schiavone.

    Nouveau retournement de situation donc avec les textes adoptés en février par le Parlement européen : les centres en Albanie redeviennent des centres de traitement de demandes d’asile.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/70080/externalisation-de-lasile--litalie-accelere-les-transferts-de-migrants
    #migrations #réfugiés #asile #renvois #expulsions #pays-tiers_sûrs #hubs #sans-papiers #détention_administrative #rétention

    –-
    ajouté à la métaliste sur l’accord Italie-Albanie :
    https://seenthis.net/messages/1043873

  • Heures indues : de Mars à Juin 2025

    https://www.youtube.com/watch?v=70BKZx2iN_4?si=58S1VSlA5na5Srt7

    Une courte séquence filmée à quatre, en famile, tous les mois. L’ensemble de ces scènes du quotidien mises bout à bout, publié un an après, dessine notre portrait en creux.

    (...) #Journal, #Vidéo, #Architecture, #Art, #Famille, #Sons, #Mémoire, #Paysage, #Ville, #Heures_indues, #Regard, #Dérive, #Paris, #Marseille, #Nice, (...) ❞

  • Estonia plans 600 eastern border bunkers as Baltic Defense Line advances

    Estonia aims to install up to 600 concrete bunkers along its eastern land border as part of the joint #Baltic_Defense_Line with Latvia and Lithuania.

    The Estonian Center for Defense Investments (ECDI) and Latvia’s Ministry of Defense have launched a public procurement for the bunkers. The total cost is estimated at €60 million, with about €30 million allocated for this year, ECDI spokesperson Krismar Rosin said.

    Elements for the first 28 bunkers have already arrived, nine of which have been installed in Southeastern Estonia. The ECDI plans to continue installation of the bunkers in both the southeast and northeast.

    “The first Baltic Defense Line bunkers have been delivered, and installation is proceeding gradually in Southeastern and Northeastern Estonia,” ECDI deputy director Asko Kivinuk said.

    “The experience gained gives us the confidence to move forward with the larger-scale procurement,” he added.

    Estonia has also deployed all acquired barriers to pre-deployment areas and is continuing work on the defense line’s anti-tank ditches. The ECDI aims to complete the Baltic Defense Line at its currently planned scale by the end of 2027.

    The initiative is designed to halt a potential military attack right at the eastern borders of Estonia, Latvia and Lithuania.

    https://news.err.ee/1609946612/estonia-plans-600-eastern-border-bunkers-as-baltic-defense-line-advances
    #bunkers #frontières #Estonie #pays_Baltes
    ping @reka

  • #Journal du regard : Février 2026

    https://liminaire.fr/chronique/journal/article/journal-du-regard-fevrier-2026

    https://www.youtube.com/watch?v=35GqNZC5AUQ

    Chaque mois, un film regroupant l’ensemble des images prises au fil des jours, le mois précédent, et le texte qui s’écrit en creux. « Une sorte de palimpseste, dans lequel doivent transparaître les traces - ténues mais non déchiffrables - de l’écriture “préalable” ». Jorge Luis Borges, Fictions

    (...) #Journal, #Vidéo, #Architecture, #Art, #Écriture, #Voix, #Sons, #Mémoire, #Paysage, #Ville, #Journal_du_regard, #Regard, #Dérive, #Photographie, #Paris, #Hiver, #Nuit (...)

  • Sénégal : face à la « traque », l’association STOP Homophobi... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/senegal-face-a-la-traque-lassociation-stop-homophobie-enregistre-une-vague-

    Sénégal : face à la « traque », l’association STOP Homophobie enregistre une vague de demandes d’asile
    Auteur : Avec AFP
    L’association STOP Homophobie, basée à Paris, a tiré la sonnette d’alarme en annonçant avoir reçu 18 demandes d’aide pour quitter le Sénégal en l’espace de seulement quelques jours. Face à un climat qu’ils jugent « dramatique », de plus en plus de membres de la communauté LGBT+ sénégalaise envisagent l’exil, principalement vers la Gambie voisine, pour échapper aux violences, aux menaces et aux expulsions familiales. Terrence Khatchadourian, secrétaire général de l’association, souligne que tous craignent désormais l’arrestation et les atteintes graves à leur vie privée.
    Cette fuite désespérée est la conséquence directe d’une intensification sans précédent de la répression envers l’homosexualité au Sénégal. Le pays est secoué par des arrestations en série — au moins une trentaine selon les médias locaux — déclenchées par des dénonciations et des fouilles systématiques de téléphones. Les noms des personnes interpellées sont divulgués publiquement, provoquant ce que des défenseurs des droits humains qualifient de véritable « lynchage public ».
    Le gouvernement a récemment adopté un projet de loi visant à doubler les peines pour les relations homosexuelles, qui passeraient de cinq à dix ans d’emprisonnement. Le texte prévoit également trois à sept ans de prison pour toute personne faisant « l’apologie » de l’homosexualité. Cette fermeté législative répond aux demandes pressantes d’associations religieuses influentes dans un pays majoritairement musulman où l’homosexualité est largement perçue comme une déviance. Le débat est d’autant plus virulent que certaines personnes arrêtées sont accusées de transmission volontaire du VIH. Selon STOP Homophobie, l’utilisation du statut sérologique comme preuve à charge crée une crise de santé publique majeure en décourageant le dépistage et l’accès aux soins.
    Alors que les réseaux sociaux pullulent de vidéos d’agressions et de commentaires incendiaires, les voix discordantes se font rares au Sénégal. Denis Ndour, président de la Ligue sénégalaise des droits de l’Homme, a lui-même soutenu le durcissement des peines, qualifiant les homosexuels de « malades ». À l’inverse, des expertes comme Marame Kane rappellent que la protection contre l’humiliation est un « principe universel », indépendamment du contexte culturel. Depuis 2021, le Sénégal n’est plus considéré comme un pays sûr par l’Ofpra en France. Pour ceux qui n’ont pas les moyens de fuir, le témoignage de Boubacar*, un exilé, est glaçant : « la seule chose qu’ils peuvent faire, c’est de voir la mort qui vient et attendre ».

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#payssur#ofpra#homosexualite#droit#sante#LGTB+#gambie#exil

  • Echi e tracce. Le vene aperte dietro il paesaggio olimpico di Milano Cortina 2026

    #Michela_Vanda_Caserini, ricercatrice del Politecnico di Milano e illustratrice, ha curato un racconto visivo a carattere di inchiesta sull’impatto ambientale delle infrastrutture legate alle Olimpiadi invernali nei paesaggi montani. Utilizzando il disegno a mano come strumento di analisi e racconto critico, denuncia processi di trasformazione e di progressivo depauperamento ambientale indotti dagli interventi infrastrutturali. Un omaggio attualissimo a Eduardo Galeano

    https://altreconomia.it/echi-e-tracce-le-vene-aperte-dietro-il-paesaggio-olimpico-di-milano-cor
    #paysage #dessin #paysage_olympique #JO #JO2026 #jeux_olympiques #Milano-Cortina #infrastructure #matérialité #montagne

  • #Réfugiés_climatiques... britanniques...

    Les maisons que vous voyez au premier plan sont celles des premiers « #déplacés_climatiques » britanniques. Seize maisons rachetées pour 3 millions d’euros dans une rue devenue inhabitable.

    Dans ces maisons on trouve une quarantaine de personnes, toutes ou presque traumatisées par la #tempête_Dennis en 2020, certains racontent avoir frôlé la mort, bloqués dans leur maison. #Partir est un #traumatisme évidemment mais personne ne se fait prier.

    Pendant 5 ans l’autorité de régulation des #inondations du #Pays_de_Galle a étudié différents scénarios pour ces maisons : élargir le lit de la rivière, construire une mur plus haut. A la fin aucune de ces options n’a été jugé pertinente sur le plan économique, les habitants de la rue étaient à la fois soulagés de voir les experts arriver à une conclusion et se sont dit « tout ça pour ça ».

    Donc on va racheter les maisons et ils pourront refaire leur vie ailleurs. Trois millions d’euros en tout, un peu moins de 200 000 euros par maison. Est-ce que c’est beaucoup ? C’est une histoire d’échelle.

    L’affaire a été gérée au niveau du « bourough » qui compte 230 000 habitants, c’est à peu près l’équivalent de la Mayenne ou de l’Aube en France. Donc ils peuvent trouver 3 millions d’euros, d’ailleurs ils rappellent que les dégâts de la tempête Dennis ont couté environ 150 millions d’euros de réparations sur les infrastructures donc c’est somme toute finançable 3 millions.

    Mais on parle seulement de 16 maisons, des 40 premiers déplacés climatiques du pays, un peu comme on a eu Blendecques en France. L’histoire nous apprend qu’ensuite est venu Treffiagat et puis Miquelon, cette fois-ci à l’échelle d’un village.

    Au fait il s’appelle comment ce village du Pays de Galles ? C’est là que les choses se corsent, on dirait un mot compte triple au Scrabble : #Ynysybwl

    Alors on va retenir le nom de la rue : Clydach Terrace. C’est ici que début 2026 on a dit à une quarantaine de personnes qu’ils allaient devoir partir. Que la rivière était trop dangereuse dans un climat déréglé et que plus personne ne pourrait habiter là.

    https://www.linkedin.com/posts/antoinepoincare_les-maisons-que-vous-voyez-au-premier-plan-activity-742701
    #migrations #déplacés_internes #IDPs #UK #Angleterre #inhabitabilité

  • Liste de pays tiers « sûrs » et externalisation des demandes d’asile : deux textes phares adoptés par le Parlement - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/69759/liste-de-pays-tiers-surs-et-externalisation-des-demandes-dasile--deux-

    Liste de pays tiers « sûrs » et externalisation des demandes d’asile : deux textes phares adoptés par le Parlement
    Par Charlotte Boitiaux Publié le : 10/02/2026
    Le Parlement européen a adopté mardi deux textes phares durcissant la politique migratoire. Ils permettront notamment aux États membres de l’Union européenne de renvoyer des demandeurs d’asile vers des pays dont ils ne sont pas originaires, mais que l’Europe considère comme « sûrs ». Le Parlement européen a définitivement adopté, mardi 10 février, deux textes phares pour durcir la politique migratoire du continent, grâce à une alliance de la droite et de l’extrême droite.
    Le premier concerne l’établissement d’une nouvelle liste de pays tiers considérés comme « sûrs » par l’Union européenne (UE). Il s’agit du Kosovo, du Bangladesh, de la Colombie, de l’Égypte, de l’lnde, du Maroc et de la Tunisie. Cette liste avait été proposée en avril 2025. Elle a donc été définitivement adoptée par le Parlement mardi.
    Ces pays sont considérés « comme des pays sûrs pour leurs propres ressortissants », peut-on lire dans le communiqué européen. Autrement dit : les demandeurs d’asile de ces pays verront leur dossier examiné de « façon accéléré ». En cas de rejet, leur expulsion devrait être aussi plus rapide.
    Le Parlement rappelle toutefois que certaines catégories de personnes restent vulnérables même dans des pays dits sûrs. « Il convient d’accorder une attention particulière aux demandeurs qui se trouvent dans une situation particulière dans ces pays, tels que les personnes LGBTQI, les victimes de violences sexistes, les défenseurs des droits de l’homme, les minorités religieuses et les journalistes », précise le Parlement dans ses conclusions.À noter que le Parlement précise que les pays « candidats à l’adhésion à l’UE » comme la Turquie, la Serbie, la Bosnie et la Géorgie ou le Monténégro sont « présumés sûrs » aussi.
    Cette liste fait bondir les ONG. Elle « soumet les citoyens de ces pays à une présomption automatique de non-besoin de protection et les oriente vers des procédures accélérées susceptibles de négliger leur situation personnelle », s’alarme Human Rights Watch.
    Renvoyer des demandeurs d’asile vers des pays dont ils ne sont pas originaires
    Deuxième nouveauté : les États membres de l’UE pourront renvoyer des demandeurs d’asile vers des pays dont ils ne sont pas originaires mais que l’Europe considère comme « sûrs ». « De nouvelles conditions permett[ent] aux États membres de l’UE de décider si un pays est sûr pour les demandeurs qui ne sont pas ressortissants de ce pays [...] Les pays européens pourront conclure des accords avec des pays tiers dans lesquels les demandes de protection seront examinées », peut-on encore lire dans le communiqué de presse du Parlement.
    Concrètement, avec l’aval de Bruxelles, chaque pays de l’UE sera donc libre de conclure des accords migratoires avec des pays tiers sûrs - pour y envoyer des demandeurs d’asile. Cette sous-traitance de l’asile par des pays tiers n’est pas totalement inédite. Elle avait déjà été testée par la Première ministre italienne Giorgia Meloni qui a financé la construction de centres en Albanie pour y externaliser les demandes d’asile des exilés arrivés en Italie. Le projet a été jusqu’à présent semé d’embuches juridiques et les centres servent finalement aujourd’hui de centres d’expulsion.
    Mais le texte adopté mardi pourrait faciliter l’application de ce concept, au grand dam des ONG et de la gauche, qui s’inquiètent du traitement des demandeurs d’asile dans ces pays.C’est « une étape de plus de la déshumanisation de la politique migratoire de l’Union européenne », a déploré l’eurodéputée écologiste Mélissa Camara, regrettant que la dignité des demandeurs d’asile soit « bafouée ».
    La Commission européenne réfute ces critiques, assurant que les pays dans lesquels les migrants pourraient être envoyés devront avant tout respecter les droits fondamentaux.Pour Human Rights Watch, cette mesure « ouvre la voie à l’abandon [des] responsabilités [des] États membres [...] Cela reviendrait à abandonner [les demandeurs d’asile] dans des lieux où ils n’ont aucun lien culturel, aucune famille, aucune communauté, et où leurs chances d’obtenir une procédure d’asile équitable et un soutien pour reconstruire leur vie seraient compromises »."Nous assistons au démantèlement par l’Union européenne des infrastructures internationales de protection des droits humains", conclut l’ONG.
    « Les citoyens attendent de nous que nous tenions nos promesses en matière de politique migratoire, et c’est exactement ce que nous faisons aujourd’hui », a salué l’eurodéputée de la droite conservatrice Lena Düpont depuis l’hémicycle.La baisse des arrivées - environ 25 % d’entrées irrégulières en moins par rapport à l’an dernier - n’a pas fait retomber la pression sur les responsables politiques du Vieux continent. Le centre de gravité politique de l’Europe a glissé à droite, poussant ses dirigeants à serrer encore la vis sur l’immigration.
    Lundi 8 décembre, les ministres de l’Intérieur des 27 pays membres de l’Union européenne, réunis à Bruxelles, avaient déjà donné leur feu vert à la création de centres de retour – appelés « hubs de retour » – dans des pays hors des frontières de l’UE où seraient envoyés les migrants déboutés de l’asile. « C’est inquiétant », avait réagi auprès d’InfoMigrants Fabienne Keller, eurodéputée Renew au Parlement européen. « Les personnes déboutées de l’asile pourraient être envoyées dans des pays qu’elles ne connaissent pas ».Les seuls sceptiques sont la France et l’Espagne. Plus modérés, Paris et Madrid s’interrogent sur la légalité et l’efficacité de certaines des « hubs retour ». Rappelons que les eurodéputés souhaitent finaliser la plupart de ces mesures - via un vote final en mars 2026 au Parlement - afin de les faire entrer dans le Pacte asile qui sera effectif en juin 2026. Avec ce pacte - adopté en mai 2024 -, Bruxelles veut renforcer les contrôles aux frontières pour décourager les entrées irrégulières, inciter à une immigration légale et organiser la gestion de l’asile lors de situations de crise.

    #Covid-19#migrant#migration#UE#politiquemigratoire#asile#droit#sante#hubbretour#accordmigratoire#payssurs

  • « Un jour sombre pour les droits humains » : indignation des ONG après des modifications majeures sur le droit d’asile européen - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/69768/un-jour-sombre-pour-les-droits-humains--indignation-des-ong-apres-des-

    « Un jour sombre pour les droits humains » : indignation des ONG après des modifications majeures sur le droit d’asile européen
    Par Charlotte Boitiaux Publié le : 11/02/2026
    Le Parlement européen a adopté mardi une liste de « pays sûrs » - hors Union européenne - vers lesquels les demandeurs d’asile pourraient être envoyés pour le traitement de leur demande. Ce possible transfert de personnes vers des pays tiers est une « capitulation » de l’UE, selon Amnesty International. Ces nouvelles mesures portent atteinte au droit d’asile et aux principes fondamentaux de l’Europe, s’alarment de nombreuses ONG.
    « C’est un jour très sombre pour les droits humains dans l’Union européenne (UE) », a réagi Olivia Sundberg Diez, responsable de la campagne Migration et asile à Amnesty International, dans un communiqué publié mardi 10 février. L’ONG réagit quelques heures après l’adoption par le Parlement européen de deux textes phares sur le durcissement du droit d’asile - grâce à une alliance de la droite et de l’extrême droite.
    Le premier concerne l’établissement d’une nouvelle liste de pays tiers considérés comme « sûrs » par l’UE. Il s’agit du Kosovo, du Bangladesh, de la Colombie, de l’Égypte, de l’lnde, du Maroc et de la Tunisie. Cette liste avait été proposée en avril 2025. Elle a donc été définitivement adoptée par le Parlement mardi. Les demandeurs d’asile de ces pays verront leur dossier examiné de « façon accélérée ». En cas de rejet, leur expulsion aussi devrait être plus rapide.
    Le second stipule que les États membres de l’UE pourront renvoyer des demandeurs d’asile vers ces pays dont ils ne sont pas originaires - et avec lesquels ils n’ont aucun lien - mais que l’Europe considère comme « sûrs ». En outre, chaque pays de l’UE serait libre de conclure des partenariats migratoires avec ces États tiers - comme sur le modèle Italie-Albanie.Cette deuxième mesure qui s’apparente à une externalisation de l’asile hors des frontière de l’UE fait bondir de nombreuses ONG.
    « Ce changement politique inquiétant porte atteinte aux principes fondamentaux de l’UE », continue Amnesty dans son plaidoyer. « Ce vote signifie que les personnes qui demandent l’asile dans l’UE pourraient voir leur demande rejetée sans examen et être renvoyées dans des pays avec lesquels elles n’ont aucun lien et où elles n’ont jamais mis les pieds (...) Ces mesures marquent l’abandon de l’engagement de l’UE en faveur de la protection des réfugiés et ouvrent la voie à la conclusion d’accords entre les États membres de l’UE et des pays tiers pour le traitement hors territoire des demandes d’asile. » Même indignation de Human Rights Watch (HRW). Cette mesure « reviendrait à abandonner [les demandeurs d’asile] dans des lieux où ils n’ont aucun lien culturel, aucune famille, aucune communauté, et où leurs chances d’obtenir une procédure d’asile équitable et un soutien pour reconstruire leur vie seraient compromises », peut-on lire dans leur communiqué du 10 février.
    La première mesure - l’adoption définitive d’une liste de « pays tiers sûrs » - a aussi fait vivement réagir l’ONG de défense des droits humains. Elle « soumet les citoyens de ces pays (sûrs) à une présomption automatique de non-besoin de protection et les oriente vers des procédures accélérées susceptibles de négliger leur situation personnelle », s’alarme HRW qui accuse l’UE « d’enterrer » le droit d’asile.
    Du côté des parlementaires européens, on fustige aussi l’adoption de ces deux textes. C’est « une étape de plus de la déshumanisation de la politique migratoire de l’Union européenne », a déploré l’eurodéputée écologiste Mélissa Camara, regrettant que la dignité des demandeurs d’asile soit « bafouée ». « Le texte sur les pays sûrs ‍mettra des centaines de milliers de personnes en danger. Des pays tiers seront considérés comme sûrs ‌malgré une ​situation extrêmement préoccupante en matière de droits humains », a ajouté l’élue écologiste française. L’eurodéputée Renew Fabienne Keller, est vent debout contre les rangs de l’extrême-droite qui ont soutenu les deux mesures. « La réalité, c’est que ce texte ne va rien résoudre et empêchera une meilleure gestion du défi migratoire », écrit-elle sur X. « Externaliser nos responsabilités, c’est une forme de lâcheté ».
    La liste des réactions indignées du côté des plus petites associations et collectifs de défense des migrants est longue aussi. Beaucoup s’interrogent sur la pertinence de désigner la Tunisie comme pays « sûr » et démocratique. « Le Parlement européen a voté une liste (...) de ’pays d’origine sûrs’. Les étiquettes ne créent pas la sécurité. Seule la réalité le fait. La Tunisie figure sur cette liste – malgré de nombreux rapports faisant état de répression et de violence », s’alarme l’ONG SOS Humanity - qui secourt les migrants en Méditerranée. « Il est absolument clair que la Tunisie n’est pas un pays sûr ».
    À l’initiative de SOS Humanity, plus de 30 associations (dont SOS Méditerranée, Sea-Eye ou encore Médecins sans frontières) ont signé une lettre pour le Parlement européen appelant à l’abrogation de cette liste. La Tunisie, écrivent-elles, est un pays où « les violations (sont) massives et bien documentées » et « commises par les autorités tunisiennes ». En 2025, 8 853 migrants ont quitté le pays via le programme de « retour volontaire » de l’Organisation internationale des migrations (OIM). Un chiffre en hausse de 28 % par rapport à l’année précédente. Ce record s’explique par la dégradation des conditions de vie en Tunisie des exilés, empêchés de travailler ou de louer un appartement, et harcelés par les forces de l’ordre.
    L’Égypte et le Maroc figurent aussi sur cette liste de pays « sûrs » et sont des partenaires migratoires de l’UE depuis plusieurs années. L’Union européenne avait en effet signé en mars 2024 un nouvel accord avec l’Égypte pour freiner l’immigration irrégulière vers l’Europe. Selon l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et l’agence des gardes-côtes européenne Frontex, les ressortissants égyptiens sont devenus, en 2025, la première nationalité africaine à atteindre clandestinement les côtes européennes.Ce partenariat UE-Égypte inquiète depuis longtemps les défenseurs des droits qui dénoncent la politique du président Abdel Fattah al-Sissi et le non-respect régulier des droits de l’Homme dans le pays.
    « Les autorités égyptiennes continuent de réprimer les critiques, d’étouffer la société civile », peut-on lire dans un rapport d’Amnesty international en 2024. Idem pour le Maroc. L’UE soutient financièrement le pays depuis plus de 10 ans. Près de 500 millions d’euros avait été dernièrement versés en 2022 par l’Union européenne à Rabat pour lutter contre l’immigration clandestine. Enveloppe à laquelle il faut ajouter des fonds régulièrement versés par l’Espagne.À l’intérieur des frontières du pays s’appliquent pourtant de nombreuses violences à l’égard des migrants, sans papiers ou demandeurs d’asile. Une violence qui a atteint son paroxysme le 24 juin 2022 quand 23 personnes sont mortes en essayant d’escalader les clôtures qui séparent le Maroc de l’enclave espagnole de Melilla.

    #Covid-19#migration#migrant#UE#asile#payssurs#droit#sante#frontiere#migrationirreguliere#retour

  • Le Parlement européen autorise le #transfert de demandeurs d’asile vers des #pays_tiers

    Une modification législative approuvée par le Parlement européen permettra aux États membres de l’UE d’envoyer des demandeurs d’asile dans des « pays tiers sûrs ».

    Le Parlement européen a approuvé mardi une modification législative qui permettra aux demandeurs d’asile arrivant dans l’Union européenne d’être transférés vers des « pays tiers sûrs », avant que leur demande ne soit traitée.

    La modification du concept de « pays tiers sûr », incluse dans le règlement relatif à la procédure d’asile, supprime l’exigence d’un lien entre un demandeur et un pays de transfert, ce qui permet aux autorités nationales de transférer des personnes vers des États où elles ne se sont jamais rendues.

    Cela ouvre la voie à un accord entre les États de l’UE et les gouvernements étrangers acceptant des migrants d’Europe en échange d’argent, similaire à un programme que le précédent gouvernement britannique avait mis en place avec le Rwanda.

    La Cour suprême du Royaume-Uni avait bloqué le projet avant que le gouvernement actuel ne l’abandonne complètement.

    Désormais, le règlement de l’UE stipule que les demandeurs d’asile peuvent être transférés vers pratiquement n’importe quel pays du monde, à condition qu’il existe un accord ou un arrangement avec un État de l’UE et que le pays soit considéré comme « sûr », ce qui signifie qu’une personne demandant une protection internationale y sera traitée conformément aux « normes internationales ».

    Les garanties comprennent la protection des demandeurs d’asile contre les persécutions et les atteintes graves, le respect du principe de non-refoulement, la possibilité de bénéficier d’une protection effective en vertu de la convention de Genève sur les réfugiés et l’accès à un système d’asile opérationnel, avec des permis d’études et de travail accordés en plus des droits de séjour.

    Cette nouvelle disposition ne s’appliquera pas aux mineurs non accompagnés, dont les demandes d’asile continueront d’être traitées par les pays européens ou par les pays avec lesquels ils ont un lien ou par lesquels ils ont transité.

    _"Ce vote permettra aux Etats membres de l’U_E d’utiliser la coopération avec les pays tiers d’une manière différente", a déclaré l’eurodéputée allemande Lena Düpont, rapporteur du dossier, affirmant que le changement est conforme au droit international et évitera que les demandes d’asile ne soient traitées par le système d’asile des pays européens pendant une longue période.
    Le Parlement divisé

    La modification a été approuvée par le Parlement européen par 396 voix pour, 226 voix contre et 30 abstentions.

    Le Parti populaire européen (PPE) s’est associé aux Conservateurs européens (ECR) de droite et aux Patriotes pour l’Europe (PfE) et à l’Europe des nations souveraines (ESN) d’extrême droite pour faire passer le projet de loi. De l’autre côté, les Socialistes et Démocrates (S&D) et Renew Europe ont voté majoritairement contre, avec plusieurs défections.

    Le vote a donc divisé l’alliance parlementaire qui soutient la Commission d’Ursula von der Leyen, un schéma qui s’est reproduit dans presque tous les dossiers liés à l’immigration au cours de cette session législative.

    Certains eurodéputés de gauche et libéraux ont même déclaré une « prise de position minoritaire » qui considère le nouveau concept de pays tiers sûr « particulièrement problématique », affirmant que l’élimination du critère de connexion créerait « un risque d’instrumentalisation par les pays tiers ».

    « Tout pays qui veut de l’argent serait prêt à accepter ce type d’accord ou d’arrangement [avec les Etats de l’UE]. Nous avons déjà vu ce qui se passe lorsque ces pays tiers veulent plus d’argent. Ils font chanter l’Europe », a déclaré l’eurodéputée S&D Cecilia Strada à Euronews.

    Elle a affirmé que ce changement législatif n’était pas une bonne idée, non seulement pour les droits fondamentaux des demandeurs d’asile, mais aussi pour nos démocraties.

    Des préoccupations similaires ont été exprimées par des organisations de la société civile. Le Conseil européen pour les réfugiés et les exilés (ECRE) estime que les possibilités pour les demandeurs d’asile d’accéder à une protection adéquate dans les pays tiers sont discutables et que la nouvelle législation accroît les risques pour les groupes vulnérables, tels que les survivants de violences et les personnes LGBTQ+.

    L’ECRE a également critiqué la suppression de l’effet suspensif automatique des recours prévue dans le nouveau règlement, estimant que cela pourrait conduire à des transferts de personnes hors de l’UE avant même qu’un tribunal ait examiné si la loi a été correctement appliquée ou non.

    Mardi, le Parlement a également approuvé la première liste européenne de « pays d’origine sûrs » aux fins de l’asile. Cette liste comprend le Bangladesh, la Colombie, l’Egypte, l’Inde, le Kosovo, le Maroc et la Tunisie, ainsi que tous les pays candidats à l’UE, à l’exception de l’Ukraine.

    Le concept de « pays d’origine sûr » est différent de celui de « pays tiers sûr », mais il vise également à accélérer la procédure d’asile en Europe.

    En vertu de la législation européenne, les demandes des migrants ressortissants de l’un des États désignés comme « pays d’origine sûrs » seront examinées dans le cadre de procédures accélérées.

    https://fr.euronews.com/my-europe/2026/02/10/lue-va-transferer-les-demandeurs-dasile-hors-de-ses-frontieres

    #pays-tiers #renvois #pays-tiers_sûrs #migrations #réfugiés #externalisation #UE #EU #union_européenne

    ping @karine4

    • Egitto, Tunisia, #Bangladesh: le contraddizioni della lista Ue dei «paesi sicuri»

      Il Parlamento europeo ha approvato la lista dei «paesi d’origine sicuri»: le richieste d’asilo di chi proviene da questi paesi verranno trattate più rapidamente, con la possibilità di detenzione e espulsione immediata. Eppure gli stessi documenti dell’Unione riconoscono rischi per la sicurezza e violazioni dei diritti umani

      Bangladesh, Colombia, Egitto, India, Kosovo, Marocco e Tunisia: sono i sette Stati che l’Unione europea ha designato come “paesi d’origine sicuri”, secondo la lista proposta dalla Commissione e approvata oggi dal Parlamento con 408 voti a favore, 184 contrari e 60 astensioni. Chi proviene da questi paesi e chiede asilo in uno Stato membro vedrà la propria domanda esaminata secondo una procedura accelerata, potrà essere detenuto in appositi centri di trattenimento e epulso con più facilità e rapidità.

      Secondo il regolamento che stabilisce le condizioni, approvato nel maggio del 2024 come parte del nuovo Patto europeo migrazione e asilo, “un paese terzo può essere designato paese di origine sicuro soltanto se, sulla base della situazione giuridica, dell’applicazione della legge all’interno di un sistema democratico e della situazione politica generale, si può dimostrare che non ci sono persecuzioni, né alcun rischio reale di danno grave”. Eppure, per alcuni dei sette Stati della lista, documenti prodotti dalla stessa Unione europea e report di organizzazioni internazionali su cui la Commissione dice di basarsi sembrano dire il contrario.
      Egitto: arresti arbitrari e torture

      Per quanto riguarda l’Egitto, è la stessa Commissione europea a dichiarare, nel memorandum che accompagna la proposta di designazione come paese sicuro, che “i problemi relativi ai diritti umani restano significativi, specialmente quelli legati alla tutela delle libertà fondamentali, il buon governo e lo Stato di diritto”. In particolare, si segnala che “i difensori dei diritti umani, gli attivisti e gli oppositori politici possono essere soggetti ad arresti arbitrari e torture” e si riscontrano discriminazioni su base religiosa. La Commissione riconosce i passi avanti compiuti dal punto di vista normativo e istituzionale, pur sottolineando che “è necessaria un’attuazione efficace”.

      Le Nazioni Unite hanno più volta denunciato violazioni dei diritti umani, soprattutto arresti e detenzioni arbitrarie, sparizioni forzate e torture, come quelle subite da Giulio Regeni. Nel dicembre 2024, il Comitato Onu per la protezione dei diritti dei lavoratori migranti ha espresso preoccupazioni per “l’aumento segnalato delle retate nelle comunità di migranti, con impennate di arresti, detenzioni arbitrarie e espulsioni collettive”.
      Tunisia: difensori dei diritti e migranti nel mirino

      La Tunisia affronta una fase di torsione autoritaria e limitazione delle libertà civili dal luglio del 2021, quando il presidente Kais Saied ha rimosso il primo ministro e sospeso il parlamento per poi riscrivere la Costituzione. È seguita un’ondata repressiva che ha colpito oppositori politici, giudici, attivisti e migranti subsahariani, questi ultimi oggetto di rastrellamenti e violenze. Lo scorso 27 novembre, il Parlamento europeo ha approvato a larghissima maggioranza una mozione che condanna la detenzione dell’avvocata Sonia Dahmani, poi liberata, come anche “il numero crescente di detenzioni arbitrarie, persecuzioni di matrice politica e limitazioni delle libertà”. Il testo chiede inoltre alle istituzioni Ue di esprimere “profonda preoccupazione per il deterioramento dei diritti umani in Tunisia”.

      A certificare le violazioni è stato anche il Comitato delle Nazioni Unite per l’eliminazione della discriminazione razziale, che in una relazione dello scorso dicembre ha deunciato “la sospensione delle organizzazioni diritti umani che difendono le minoranze, particolarmente i tunisini neri, richiedenti asilo e rifugiati” e “i crescenti casi di intimidazione, sorveglianza, vessazioni, rappresaglie e arresti arbitrari nei confronti di difensori dei diritti umani, membri della società civile, attivisti, avvocati e giornalisti”. Il Comitato cita inoltre “l’espulsione collettiva di oltre 11mila migranti e richiedenti asilo subsahariani verso l’Algeria e la Libia, che hanno causato morti e feriti”. Nel documento che giustifica la designazione della Tunisia come “paese d’origine sicuro”, la Commissione europea riconosce gli “atti di repressione”, che però, sostiene, “non raggiungono una portata tale da configurare una situazione sistematica su larga scala”.

      Bangladesh

      Il Bangladesh sta tentando faticosamente di uscire da anni di autoritarismo: giovedì 12 febbraio si terranno le prime elezioni politiche dopo le proteste dell’estate del 2024, guidate dagli studenti e represse nel sangue, che avevano portato alle dimissioni e alla fuga della prima ministra Sheikh Hasina. Se le violazioni dei diritti umani sotto il suo regime sono state ampiamente documentate, non sono cessate neanche sotto il nuovo governo ad interim guidato dal premio Nobel per la pace Muhammad Yunus.

      A dirlo è una relazione della stessa Agenzia dell’Unione europea per l’asilo (Euaa), pubblicata lo scorso agosto: “Secondo diverse fonti, le forze di sicurezza stanno replicando gli abusi perpetrati dal precedente governo, con arresti e detenzioni arbitrarie ripetute nei confronti di personalità politiche e giornalisti ritenuti affiliati alla Lega Awami (il partito di Hasina, ndr)”. Si parla anche di “segnalazioni continue di uccisioni extragiudiziali, decessi durante la detenzione e torture”. La stessa Commissione europea, nel documento che giustifica la designazione come Paese d’origine sicuro, ammette che “la transizione da un sistema repressivo caratterizzato da frequenti abusi dei diritti umani è ancora in corso”. Eppure, conclude che “in generale, la popolazione del Bangladesh non è soggetta a persecuzioni o a rischi reali di gravi danni”.

      Colombia

      “La situazione della Colombia rimane complessa, con una crisi umanitaria acuta e multidimensionale causata dall’espansione territoriale di attori armati non statali, dai crescenti effetti dei disastri climatici, dall’aggravarsi delle vulnerabilità socio-economiche e dalle esigenze di integrazione di oltre un milione di rifugiati e migranti venezuelani”. Ad affermarlo è una relazione dell’Agenzia dell’Unione europea per l’asilo dello scorso dicembre, che segnala “un forte aumento della violenza legata ai conflitti armati interni” nella prima metà del 2025, con quasi “1,45 milioni di persone colpite, oltre il quadruplo rispetto allo stesso periodo del 2024”.

      Riprendendo informazioni delle Nazioni unite e di ong locali e internazionali, il documento riporta frequenti casi di “sfollamento forzato, espropriazione di terra, restrizione della libertà di movimento, omicidi, minacce, reclutamento forzato, uso di mine antiuomo, sparizioni, rapimenti ed estorsioni”. A questo si aggiunge il “problema diffuso” della tratta di esseri umani all’interno del paese o verso l’estero, “in particolare l’Europa”. Per la Commissione Von der Leyen, però, “il rischio reale di persecuzione e gravi danni appare concentrato in aree rurali e regioni circoscritte della Colombia”. Il Paese può quindi essere ritenuto “sicuro”, con la richiesta che “le autorità competenti degli Stati membri valutino attentamente se i richiedenti possono stabilirsi in quella parte del paese senza timori di essere perseguitati o abbiano accesso a una protezione efficace”.

      India

      Per l’India, l’Agenzia dell’Unione europea per l’asilo non ha pubblicato alcuna relazione. Human Rights Watch, fonte ritenuta credibile perché citata frequentemente in altri documenti, afferma però che il paese sta “scivolando verso l’autoritarismo”. L’ultimo report annuale dell’ong racconta che “le autorità hanno respinto illegalmente centinaia di musulmani e rifugiati rohingya (minoranza etnico-linguistica perseguitata, ndr) verso il Bangladesh senza regolare processo, tra cui alcuni cittadini indiani, sostenendo che fossero ‘immigrati clandestini’, e demolito oltre 10mila strutture ritenute occupate da loro”.

      Si riporta poi un episodio dello scorso maggio, quando le autorità indiane hanno costretto una quarantina di rifugiati rohingya su una nave per poi gettarli in mare al largo delle coste birmane. Il relatore speciale delle Nazioni Unite per i diritti umani in Myanmar l’ha definito un “atto inaccettabile e incosciente”, che mostra “palese disprezzo per la vita e la sicurezza di coloro che necessitano di protezione internazionale”. Si citano inoltre segnalazioni di “torture, uccisioni extragiudiziali e decessi in carcere o sotto la custodia della polizia”.

      https://lavialibera.it/it-schede-2560-egitto_tunisia_bangladesh_paesi_sicuri_ue_contraddizioni_
      #Egypte #Tunisie #Inde #Colombie #Kosovo #Maroc

  • Faire de chaque cour d’école une aventure
    https://metropolitiques.eu/Faire-de-chaque-cour-d-ecole-une-aventure.html

    À partir d’expériences de transformation de cours d’écoles conduites dans le #Val-de-Marne, Julie-Amadéa Pluriel défend les apports de la méthodologie du projet de #paysage pour réinsérer les écoles dans leur territoire et anticiper l’entretien des cours végétalisées. À l’été 2020, plusieurs communes du Val-de-Marne font part de leur besoin d’être accompagnées par le CAUE (Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement) sur des projets de transformation de cours d’école. La #Terrains

    / #école, #concertation, #végétalisation, #espaces_verts, #cour_d'école, #enfants, Val-de-Marne, #Île-de-France, paysage, #projet_de_paysage, #éducation, (...)

    #maintenance
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-pluriel4.pdf

  • #Journal du regard : Janvier 2026

    https://liminaire.fr/chronique/journal/article/journal-du-regard-janvier-2026

    https://www.youtube.com/watch?v=f__4HgDhW4w

    Chaque mois, un film regroupant l’ensemble des images prises au fil des jours, le mois précédent, et le texte qui s’écrit en creux. « Une sorte de palimpseste, dans lequel doivent transparaître les traces - ténues mais non déchiffrables - de l’écriture “préalable” ». Jorge Luis Borges, Fictions

    (...) #Journal, #Vidéo, #Architecture, #Art, #Écriture, #Voix, #Sons, #Mémoire, #Paysage, #Ville, #Journal_du_regard, #Regard, #Dérive, #Photographie, #Paris, #Hiver, #Neige (...)

  • Cutting ties with #Big_Tech

    By 2030, the university aims to be digitally independent. And that’s not a pipe dream, say proponents of the plan. ‘We just need to be confident and realise that we’re already partway there.’

    Sometimes the board of directors listens. Sometimes, when enough initiatives come together at the same time, something starts to happen. And before you know it, the UG is a pioneer.

    That’s what happened when digital autonomy became a point of interest. Not only does the UG want to be the first university in the Netherlands to be independent of tech giants such as #Google and #Microsoft, but the board of directors also wants to allocate serious funds in the coming years to achieve this. They’ll cough up half a million in 2027, raising it to 1.5 million by 2030.

    Initially, there were just blogs and opinion pieces by UG data experts such as Oskar Gstrein and Titus Stahl. But after Donald Trump’s re-election, statements by Mark Zuckerberg, and the behaviour of Elon Musk, the discussion gained momentum. Suddenly, everyone saw the danger of depending on tech tycoons who care very little about ethics and a lot about money.
    Momentum

    In an open letter, the board of directors was called upon to draw up a plan for the UG’s digital independence. It was drafted by various data experts, including Gstrein and Stahl, together with organisations such as the Young Academy and the UG’s Open Science Community. But it was also signed by at least 391 other staff members and more than a hundred others.

    But a memo was also sent out with suggestions on how to tackle the problem. The initiatives received support from all sides within the university. ‘It was a broad group’, says Gstrein. ‘Marjolein Nieboer from the University Library and chief privacy officer Jan Willem Oordt also joined. They all came to the board at around the same time. There was real momentum.’

    The calls were wholeheartedly supported by rector magnificus Jacquelien Scherpen. And now there is a roadmap – drawn up after workshop afternoons and discussions with staff members – that should ensure that by 2030, the UG will have separated itself from Google, Microsoft, #Meta, and #Amazon.

    Privacy risk

    The first issue: sensitive data – information about students, staff, and research data – is often stored by large American companies. This poses a privacy risk, because the American government can demand access to it. Therefore, alternatives to Google Workspace, with email, a calendar, online meeting options, and storage, must be considered.

    The second issue: when digital systems are replaced, digital autonomy must be explicitly included in the terms and conditions. ‘Or’, says Gstrein, ‘when the term for which agreements have been made expires.’ Take Brightspace, for example, which replaced BlackBoard just a few years ago. ‘It runs on Amazon’, says Nolda Tipping-Griffioen, director of the Centre for Information Technology (CIT). ‘But we’re now in talks about whether they can change that, so that it is hosted in Europe, for example.’

    Another example is the plagiarism scanner Ouriginal, for which the contract expires next year. It used to be Swedish, but was bought by the American company Turnitin. ‘That means we send all our students’ essays to that company’, says Stahl. ‘That’s really awful.’

    The third issue: more experiments need to be launched in which employees can use alternatives. ‘Look, Google is a very large project’, says Stahl. ‘But there are also many small initiatives throughout the university. We can learn from each other and then, if something works, scale it up.’

    Pilots

    One of these pilots started back in September, when the UG became the first Dutch university to purchase a thousand licences for Mistral’s LeChat, the European answer to ChatGPT. The licences sold like hot cakes.

    There is also a project by SURF, the cooperative in which approximately a hundred Dutch educational institutions collaborate in the field of ICT. Following a successful internal pilot, SURF is now also experimenting externally with Nextcloud, an open-source platform similar to Google Drive, where people can store data, collaborate, and synchronise between different devices.

    For now, this is happening on a small scale – there are fifty licences. One of the participants, professor Rafael Wittek, decided to make the switch to Nextcloud with his colleagues in a research consortium. ‘Different universities work with different platforms’, he explains. ‘We use Google, but Utrecht, for example, works with Teams. That always causes problems with access.’ This could be the solution.

    But even more important to Wittek is digital autonomy, even if that means that some functionalities may not run as smoothly as they do now with Google. ‘We want to contribute to awareness’, he says. ‘We have to make a start. And it’s fantastic that Nextcloud gives you such precise control.’

    Basic foundation

    And there is more. Much more. A Digital Autonomy Fair at the House of Connections on the Grote Markt aims to bring initiatives together and provide a place where interested parties can go with their questions. ‘Many tools are already available via your own workspace’, says Babette Knauer with the University Library. ‘In addition, there are also tools for open source bibliographic management, alternative social media channels, or transcription tools offered by the Digital Competence Centre. The basic foundation is already there, and no one is aware of it.’

    The fair will therefore focus primarily on community building. ‘We hope that these people can inspire others to get started with this, too’, she says.

    In addition to stands where staff members who have already made the switch share their experiences, there will also be flash lectures. ‘In these, someone from the CIT talks about Linux workstations, the University Library explains Mastodon as an alternative to X, and Sebastiaan Mathôt from Behavioural and Social Sciences has written an open-source programme for setting up experiments.’
    Work to be done

    The pessimistic view some people have on the subject is unnecessary, Stahl emphasises. ‘They think that Big Tech is so big that we could never compete with them. But that’s not true! We also need to be a little confident and say: you know, we’re already partway there. We just need to bring it all together.’

    Nevertheless, Tipping-Griffioen emphasises that there is still much work to be done. Nextcloud still lacks many applications that Google does offer. However, there are few people who can build them.

    ‘As a society, we have been moving towards Microsoft Azure for so long that young people coming out of education today do not necessarily have the skills to start programming themselves’, she says. And that means we need to adapt our education systems to change that.

    Ecosystem

    But in the meantime, serious thought is being given to this. The German Centre for Digital Sovereignty, for example, offers a sovereign workplace based on Nextcloud. ‘This is becoming something of a European standard. So if someone here is trained to programme with it, you have a growing ecosystem of people who can work with it’, she says.

    This ambition could take shape through collaborations with vocational education and the Hanze University of Applied Sciences Groningen within the University of the North. ‘We are also trying to connect it to Nij Begun’, she says – the earthquake recovery programme intended to strengthen the prosperity of Groningen and north Drenthe.

    But she believes it’s possible. Slowly perhaps, but the beginning is there. ‘You know, I’ve already heard from a number of people that you can’t even migrate Google Drive en masse to a digital autonomous platform. Everyone has to do it themselves, because they put a kind of funnel on it, a throttle. There are all kinds of built-in features that give me the impression that we’re already in a trap that I want to get out of as quickly as possible. And I can’t stand that!’

    Want to know more about the available options? Visit the Digital Autonomy Fair at the House of Connections on 3 February, starting at 1.45 p.m.

    https://ukrant.nl/magazine/we-can-do-without-them-how-the-ug-is-cutting-ties-with-big-tech
    #université #Pays-Bas #indépendance #résistance #GAFAM

    –—

    ajouté à la métaliste sur les institutions et municipalités qui claquent les portes à #Microsoft :

    https://seenthis.net/messages/1143366

  • Courbures du #Drac et de l’#Isère

    #Ingrid_Saumur cartographie le #territoire au fil de l’eau, en révélant le #paysage négligé des fonds de vallée comme le contrepoint des #sommets qui s’imposent si souvent à notre #contemplation. Depuis quelques mois, elle arpente minutieusement à pied et à vélo les #berges du Drac et de l’Isère afin d’en capter lenteur et mouvement, fragments naturels vivaces et usages agricoles, industriels ou urbains.

    Elle privilégie les #conversations avec les usagers des rivières et les habitants du #voisinage proche, afin d’ancrer l’#observation dans son époque, pour en déduire ensuite une #carte_monumentale dessinée à la main et annotée. Ce déroulé restituant sur plusieurs mètres de papier son parcours, ses rencontres et ses perceptions sensibles sera enrichi en direct durant toute la durée de l’exposition.

    https://ma38.org/courbures-du-drac-et-de-lisere
    #eau #cartographie #cartographie_sensible #visualisation #rivière #art #dessin

    ping @xbodin @reka

    • Courbures du Drac et de l’Isère

      Ingrid Saumur a suivi plusieurs semaines les berges du Drac et de l’Isère à pied et en vélo. En explorant ce territoire à l’invitation de paysage>paysages, elle entendait révéler les fonds de vallée trop souvent négligés : après tout, si les sommets remarquables s’imposent à notre contemplation, ce sont bien les cours d’eau qui les ont forgés ! Pour sa collecte initiale, l’artiste a élargi le relevé cartographique traditionnel et recouru au croquis, au carnet de notes, aux rencontres et à la photographie. Elle a ensuite choisi de redresser le cours des eaux, taillant à vif dans le relevé cartographique pour n’en conserver que trois tronçons. Les deux rivières sont devenues lignes, courbures, fragments enchaînés inventant une nouvelle topographie.

      La carte imprimée a-t-elle encore du sens à l’âge du numérique ? La disponibilité des signaux numériques, l’exigence de données ajustées en temps réel, l’omniprésence des téléphones devenus ordinateurs-écrans-boussoles, autant de facteurs souvent tenus pour une condamnation du papier. Nous savons désormais qu’aucune carte n’est vraie, parfaitement exacte, définitive. Comme les traductions des grands textes, sans cesse remises sur le métier, la cartographie est une traduction parmi d’autres, éternellement lacunaire et obsolète. Les artistes n’ont jamais visé la neutralité ni l’exhaustivité. Leur pratique du territoire est par principe refus du standard, choix d’une lecture personnelle, appel à poser un regard différent sur des paysages qu’on croyait bien connus. Mappages rassemble des pratiques d’artistes qui voient dans la production de cartes un moyen d’expression plus qu’un outil d’orientation ; une revanche sur la prétention des cartes exactes et absolues ; un appel à la « carte du jour d’après », celle qui viendrait compléter l’expérience d’un territoire jamais définitivement documenté. Le recours au terme ancien de « mappe » et la référence à l’étymologie de la « nappe » et du « nappage » témoignent d’une modernité renouvelée. Mappages : jamais les cartes imprimées n’ont été aussi actuelles.

      https://www.lelaboratoire.net/courbures-du-drac-et-de-lisere