• La réaction de la haute fonction publique au mouvement des « gilets jaunes », vue de l’intérieur | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/171087/haute-fonction-publique-politique-administration-perception-societe-francaise-

    Cette direction a pour principal moteur un sentiment d’anormalité quant à la situation de la France, et en particulier du niveau de la dépense publique et des protections collectives offertes aux Français et Françaises. Comme haut fonctionnaire, interagissant régulièrement avec les responsables, politiques comme administratifs, je peux mesurer quotidiennement à quel point notre propre pays inspire un sentiment d’étrangeté à nombre de ceux qui le dirigent ainsi qu’une grande frustration.

    En effet, le contact désormais quotidien des fonctionnaires de Bercy et de la haute administration avec leurs homologues étrangers, et en particulier européens, a conduit au sein de l’administration française à la généralisation d’une approche comparative, pas toujours raffinée par la connaissance précise des réalités décrites sous des agrégats chiffrés, qui fait souvent apparaître la France comme hors de la moyenne, de la médiane, ou de ce qui ressemblerait à la situation normale d’une économie de l’OCDE. Les élites administratives et politiques des autres États, la Commission européenne et les institutions financières internationales rappellent souvent à la France leurs doutes sur son modèle économique et social. À l’inverse, on entend rarement célébrer la protection face aux risques de la vie offerte par le système français.

    • #représentation #pays_réel

      Au-delà du « qui gouverne », la question de la façon dont les hauts fonctionnaires et les femmes et hommes politiques perçoivent la société devrait encore davantage être l’objet du débat national provoqué par les « gilets jaunes ». En effet, l’irruption sur la place publique de ce front du refus à l’égard des politiques actuellement mises en œuvre répond à une perception de la représentation du monde qui guide les élites dirigeantes, mais qui est finalement assez rarement explicitée.

      #modèle_français #social-démocratie

      Une réflexion sur une plus juste répartition des charges, y compris de l’accroissement –plus que jamais nécessaire– de la fiscalité environnementale, sera probablement passée sous silence. Cette majorité qui a, parmi ses toutes premières mesures, voté la suppression de l’ISF et une baisse de l’imposition du capital financier, sera probablement sanctionnée électoralement. Mais, plus profondément, les « gilets jaunes » rappellent une nouvelle fois une particularité française, qui devrait être célébrée et non décriée : le refus de la paupérisation et l’exigence de services publics.

  • La « gauche non mélenchoniste » se réunit autour de Raphaël Glucksmann
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/11/15/la-gauche-non-melenchoniste-se-reunit-autour-de-raphael-glucksmann_5384134_8

    Beaucoup de gens n’ont pas pu rentrer dans la salle de La Marbrerie, louée pour l’occasion. Les organisateurs voulaient montrer leur capacité à rassembler autour de quelques idées fortes : « Europe, démocratie, justice sociale et écologie ».

    Où l’on voudrait te faire comprendre que la FI, c’est l’ancien monde, et que la vague dégagiste va l’emporter.

    Je ne sais pas si le Monde a une seule fois fait mention des réunions FI où il n’était pas possible d’accueillir tout le monde.

    Ceci dit, pour dégager l’ancien monde, faudra revenir une autre fois :

    Dans l’assistance, on pouvait croiser Guillaume Balas (eurodéputé Génération. s, le mouvement de Benoît Hamon), l’ancien maire communiste de Saint-Denis Patrick Braouezec, Stéphane Troussel, président (PS) du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, Philippe Martin, l’ancien ministre socialiste de l’écologie, Julien Bayou, candidat déclaré d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à la mairie de Paris… Mais aucun membre connu de La France insoumise.