• La strage invisibile della popolazione homeless in Italia. E l’approccio che può fare la differenza

    I dati del monitoraggio dell’Osservatorio della Federazione italiana organismi per le persone senza dimora (fio.PSD) confermano il trend degli ultimi anni: nel 2025 in Italia più di 400 persone senza dimora sono morte in strada. “Per contrastare questo fenomeno strutturale è necessario potenziare i servizi di bassa soglia e puntare con decisione sull’#Housing_first”, sottolinea Caterina Cortese, ricercatrice di fio.PSD.

    (#paywall)

    https://altreconomia.it/la-strage-invisibile-della-popolazione-homeless-in-italia-e-lapproccio-
    #Italie #SDF #sans-abrisme #décès #morts #sans-abri #chiffres #statistiques

  • Derrière le succès des Ateliers des Lumières, le très rentable filon de l’art immersif du français Culturespaces
    https://www.telerama.fr/arts-expositions/derriere-le-succes-des-ateliers-des-lumieres-le-tres-rentable-filon-de-l-ar

    L’opérateur culturel connaît un impressionnant développement en misant sur l’“expérience” du visiteur un peu partout, de Paris à Séoul. Un modèle qui tient plus du concept commercial qu’artistique, et dont la gestion ne va pas sans critiques.

    #Immersion #Expositions #Magouilles

  • Le grand défi de ChatGPT et Gemini pour 2026 : apprendre sans oublier
    https://www.latribune.fr/article/tech/intelligence-artificielle/1300339186640715/le-grand-defi-de-chatgpt-et-gemini-pour-2026-apprendre-sans-oublier


    Des chercheurs s’intéressent de près à l’idée de permettre aux modèles d’apprendre en continu
    Générée par IA via Gemini 3

    Les grands modèles de langage (type ChatGPT ou Gemini) sont très savants mais ne progressent pas avec l’expérience. Chaque nouvelle version de ChatGPT ou Gemini repose encore sur un réentraînement massif, énergivore et coûteux. Pour sortir de cette impasse, un champ de recherche revient sur le devant de la scène : le continual learning, ou l’art d’apprendre sans tout oublier.

    ChatGPT est un élève étrange. Il a appris par cœur un nombre astronomique de leçons à un instant T, mais ne sait pas s’instruire au fur et à mesure des exercices. La connaissance des grands modèles de langage, moteurs de l’IA dite générative, reste figée, contrairement à un cerveau humain, qui s’affûte d’expérience en expérience, d’interaction en interaction, de livre en livre… Dans leur quête pour se rapprocher d’une intelligence artificielle identique à celle des humains, les têtes pensantes de l’industrie se penchent donc sur ce sujet appelé « continual learning » dans le jargon.

    Ce thème était particulièrement présent lors de la conférence NeurIPS qui a réuni les scientifiques spécialistes de l’apprentissage automatique à San Diego en décembre dernier. « Les modèles doivent pouvoir se souvenir de leurs interactions et s’améliorer avec l’expérience. Toute l’industrie travaille sur ce sujet », nous expliquait Aidan Gomez, co-auteur de l’article scientifique fondateur de l’IA dite générative et à la tête de la start-up canadienne Cohere, il y a quelques mois.

    #paywall

  • Une nouvelle vague de radios universitaires balaie les règles de l’industrie musicale
    https://www.courrierinternational.com/article/etats-unis-une-nouvelle-vague-de-radios-universitaires-balaie

    L’industrie musicale a connu un drôle d’été 2025. Le nombre de nouveaux hits a atteint son niveau le plus bas dans l’histoire des États-Unis. Il n’y a pas eu un seul tube de l’été. Une chanteuse créée par IA a signé un contrat avec un label pour 3 millions de dollars [2,6 millions d’euros]. L’ambiance est au malaise.

    #paywall

    • L’industrie musicale a connu un drôle d’été 2025. Le nombre de nouveaux hits a atteint son niveau le plus bas dans l’histoire des États-Unis. Il n’y a pas eu un seul tube de l’été. Une chanteuse créée par IA a signé un contrat avec un label pour 3 millions de dollars [2,6 millions d’euros]. L’ambiance est au malaise.
      En septembre, un rapport du [cabinet d’études] MIDiA Research a eu l’effet d’une bombe et confirmé les intuitions : “La découverte musicale se trouve à un tournant générationnel.” Et de poursuivre : “La découverte de musiques est traditionnellement associée à la jeunesse, mais au cours de l’année écoulée il y a eu moins de probabilité pour les personnes âgées de 16 à 24 ans de découvrir un artiste que pour les personnes âgées de 25 à 34 ans.”

      Néanmoins, au sein de la Gen Z, l’exploration musicale se renouvelle discrètement par le biais d’un canal inattendu : les radios universitaires.
      J’ai interviewé 7 étudiants qui dirigent des radios réparties dans tous les États-Unis – ACRN (université de l’Ohio), WCBN (université du Michigan), WEGL (université d’Auburn [Alabama]), WHRW (université de Binghamton [État de New York]), WRFL (université du Kentucky), WVBR (université Cornell [État de New York]) et WZBC (Boston College [Massachusetts]) – et interrogé plus de 80 animateurs qui officient sur ces fréquences.

      “La grille la plus remplie de son histoire”
      Tous affirment que l’intérêt des étudiants pour les radios universitaires a augmenté de façon spectaculaire ces dernières années. Des stations qui peinaient autrefois à meubler leur temps d’antenne refoulent maintenant des candidats, raccourcissent les émissions, se partagent des tranches horaires et organisent des formations pour faire face à la demande des étudiants désireux d’être animateurs.
      Pendant des décennies, ces fréquences ont soutenu des artistes underground avant qu’ils ne soient connus du grand public. Contre toute attente, malgré les fermetures liées au Covid-19, les réglementations de la Commission fédérale des communications et le long déclin des ondes FM, la radio universitaire connaît un nouvel âge d’or.

      En 2015, WCBN avait du mal à remplir des créneaux de trois heures dans sa programmation, témoigne sa directrice, Anja Sheppard. Aujourd’hui, la station peut se targuer d’avoir “la grille la plus remplie de son histoire récente” et a même réduit la durée des cases à une heure, “tant il y a d’étudiants qui veulent être à l’antenne”.
      WRFL enregistre “plusieurs des taux de croissance les plus exponentiels qu’ait connus cette station en trente-sept ans d’existence, affirme son directeur, Aidan Greenwell. Nous n’avons tout simplement pas assez de créneaux dans la grille pour tout le monde.” Après 350 inscriptions lors du forum des associations étudiantes en début d’année, 100 émissions composent la grille, et environ 120 personnes travaillent à la radio. Les événements organisés à la station ont aussi attiré deux fois plus de monde que l’année précédente.

      Une liste d’attente pour prendre l’antenne
      La demande de tranches horaires à l’antenne est supérieure au “nombre d’heures dans une journée”, explique Rae Nawrocki, qui gère WEGL. La radio est passée d’une trentaine de membres il y a quatre ans à 120 étudiants et à une programmation de 60 émissions aujourd’hui.
      Certaines stations ont tant de candidats parmi les étudiants qu’elles organisent des stages pour celles et ceux qui attendent de pouvoir animer une émission : WHRW compte 150 à 200 animateurs actifs et 80 apprentis ; WZBC a 70 stagiaires pour sa radio web en plus de ses 90 animateurs sur les ondes FM.
      Quels sont les moteurs de cette renaissance de la radio universitaire ?
      1. Lassitude algorithmique
      Pour les étudiants, l’authenticité et la gestion associative de la radio sont une échappatoire à la vie numérique passive, isolée et régie par les algorithmes qui a défini leur adolescence. “On ne peut pas scroller sur Insta et gérer une radio en même temps, souligne Aidan Greenwell, de WRFL. Il faut être dans l’instant présent.”
      Dans notre sondage de plus de 80 animateurs, les étudiants de moins de 25 ans ont cité “les amis et le bouche-à-oreille” comme moyen favori de découvrir de nouvelles musiques (69 %), tandis que TikTok (21 %), YouTube (10 %) et d’autres réseaux sociaux (16 %) ont été classés assez bas.

      À la question “Quel est votre artiste préféré découvert récemment et comment l’avez-vous connu ?”, les réponses étaient réparties quasi équitablement entre “amis ou bouche-à-oreille” (27 %) et “algorithme ou streaming” (26 %). Un plus petit nombre de personnes ont cité les concerts, la radio, les communautés en ligne (Bandcamp, Reddit, RateYourMusic) ou les supports physiques.
      “J’ai 21 ans. J’ai grandi avec les algorithmes. L’état de la musique me fait peur actuellement à cause de l’essor de l’IA [intelligence artificielle]. Je ne parle même pas de la musique produite par IA (je déteste) mais rien que des ‘mix du jour’. Ce n’est pas agencé par quelqu’un, mais par un algorithme. J’aimerais que davantage de ces playlists soient conçues par des personnes”, témoigne Mari McLaughlin, de WHRW.
      Anna Loy, de WVBR, explique :

      “J’ai commencé à en savoir bien plus sur la musique grâce aux recommandations d’autres personnes. C’est beaucoup plus formateur que des algorithmes ou Spotify.”

      2. Nostalgie pour l’analogique
      La Gen Z est également séduite par les radios universitaires parce qu’il y a un regain d’intérêt pour les supports physiques. Si les milléniaux ont adopté les nouvelles technologies pour leurs aspects pratiques et accessibles, la Gen Z cherche à l’inverse à vivre quelque chose de plus tangible, personnel et incommode. Cela se manifeste par un retour à l’analogique, même si les vinyles, les portables à clapet, les appareils photos argentiques et la radio sont moins faciles d’utilisation.

      “Je pense que l’amour pour la radio vient de sa dimension analogique. Il y a une tendance à la nostalgie chez les jeunes pour des choses auxquelles nous n’avons pas pu participer”, dit Anna Loy, de WVBR.
      Les bibliothèques physiques de nombreuses stations, qui ont des collections colossales de vinyles et de CD, forment un lien tangible avec l’histoire musicale qui ne peut pas être reproduit sur Internet.
      Marcus Rothera, de WZBC, explique :

      “Nos directeurs musicaux notent leurs observations sur les disques depuis les années 1970. C’est drôle de voir l’évolution des opinions avec le temps. Ce sont comme des commentaires sur Internet, mais palpables.”

      3. Convivialité et créativité
      Les radios universitaires servent de “tiers lieux” vitaux où les étudiants peuvent créer des liens avec des personnes qui ont les mêmes centres d’intérêt en dehors des cours et des réseaux sociaux, ont témoigné plusieurs gérants de stations. Le collectif a été cité par les animateurs de moins de 25 ans comme une raison notable de rejoindre une radio universitaire (79 %), en deuxième position après la “créativité” (94 %).
      Pour Wami Osikanlu, de WZBC :

      “Tout le monde veut se sentir à sa place quelque part. La radio est un lieu de plus où les gens peuvent avoir ce sentiment d’appartenance.”

      “C’est une occasion de tenter des choses, car on n’est pas noté ou scruté. Et c’est un moyen de créer des liens”, ajoute Roman Salomone, d’ACRN.

      La musique avant le buzz
      Les mauvaises langues diront peut-être que les audiences des radios universitaires sont faibles, mais ce n’est pas ce qu’il faut retenir : ce qui compte, c’est qu’autant de jeunes veuillent animer à la radio, se plonger dans l’histoire de la musique, faire connaître ce qu’ils ont découvert et former des collectifs autour de la musique.
      À une période où l’industrie musicale mise sur les algorithmes, l’IA et les tendances éphémères sur TikTok, ces jeunes nous rappellent qu’ils ne se sont pas lassé de la musique : ils en ont assez que la superficialité et le buzz régissent la façon dont est commercialisée la musique auprès d’eux.

      La Gen Z a été caricaturée en génération du doomscrolling [le fait de consulter de manière compulsive des informations anxiogènes], mais plusieurs étudiants ont souligné qu’ils voulaient vivre des choses plus concrètes et qui ont du sens, comme un antidote à la solitude et à la passivité qu’encouragent les plateformes algorithmiques.
      C’est ce que détaille Anna Loy :

      “Pour beaucoup de gens, et j’en fais partie, il y a une sorte de déclic : je veux prendre part à des activités plus complexes, comprendre des choses et ne pas me contenter de traîner au lit sur TikTok, seule.”

      Dans notre enquête, 91 % des animateurs radio de moins de 25 ans se disaient optimistes en ce qui concerne l’avenir de la culture musicale : “J’ai l’impression que la culture musicale existera toujours sous une forme ou une autre. Ce ne sera peut-être pas un fanzine à l’ancienne, mais j’ai vu des Discord hypersérieux qui cultivaient avec autant de passion la culture musicale pour un large public”, dit un animateur d’ACRN de 21 ans.
      “Les choses ont beaucoup changé, c’est certain. Mais quoi qu’il arrive, je ne pense pas que la culture musicale soit menacée de disparition, même si elle change un peu tous les jours”, relève un animateur de WHRW de 22 ans.

      La radio universitaire propose un contre-modèle plein d’espoir à l’industrie musicale. L’obsession du buzz éphémère est remplacée par autre chose : cultiver le collectif, les découvertes et les communautés de fans. Les animateurs actuels des radios universitaires vivent un nouveau tournant, à l’aube d’une grande mutation de notre relation à la musique et de nos modes d’écoute.
      Quant à savoir ce qu’ils changeraient à la culture musicale telle qu’elle existe actuellement, leurs revendications sont claires : assurer aux artistes une rémunération pérenne ; défendre la créativité et des sélections humaines ; investir dans des espaces associatifs au niveau local ; construire une culture dans la durée au lieu d’être dépendant de tendances passagères.
      Je suggère humblement que nous écoutions ce qu’ils ont à dire.

      Emily White

      Article d’origine : https://archive.ph/Z5vlW

  • Le frisson Akim Omiri - POLITIS
    https://www.politis.fr/articles/2025/12/spectacle-vivant-humour-le-frisson-akim-omiri

    En septembre, Akim Omiri reçoit un coup de fil de Christel Grossenbacher. Son ancienne agente chez AS Talent, chargée de le représenter dans le monde du cinéma, réfléchit à arrêter sa collaboration avec le comédien. Depuis près de neuf mois, personne ne veut le voir à l’essai ou en casting alors qu’il tourne d’habitude au moins dans une série ou un film chaque année. Un doute grandit chez l’humoriste : sa liberté de ton, sa veine critique et sociale transfusée dans son stand-up l’empêcheraient-elles de travailler ?

    #paywall :-)

    Il paraît que Lompret n’a pas ces problèmes. ;-)

  • L’économie française est dans l’impasse - Romaric Godin
    https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/301225/l-economie-francaise-est-dans-l-impasse

    Et de fait, le point essentiel est que le pouvoir d’achat ne tient que par les prestations sociales. Les salaires nets, eux, voient leur progression ralentir. Selon l’Insee, le niveau réel du salaire moyen réel par tête sera encore à la mi-2026 2 % en deçà de son niveau de début 2021. Fin 2025, la perte de pouvoir d’achat des salaires est proche de 4 %. Autrement dit, pendant plus de cinq ans, les salaires nets français ont stagné et cela explique beaucoup de choses, tant politiquement qu’économiquement.

    On conçoit alors l’impasse dans laquelle les politiques dites de l’offre ont conduit le pays. Elles ont favorisé la modération salariale par les nombreuses réformes du marché du travail afin, en théorie, de favoriser la compétitivité externe. Non seulement la force passée de l’économie française, à savoir la consommation des ménages, s’affaiblit logiquement, mais les exportateurs perdent des parts de marché.

    Le seul fil qui soutient un tel ensemble branlant est alors l’État. Non seulement les dépenses publiques permettent de faire progresser la demande intérieure, mais elles sont aussi indispensables pour maintenir le pouvoir d’achat des ménages et la rentabilité des entreprises, ce qui leur permet de faire un restockage massif qui a causé, à lui seul, la croissance de 2025.

    On conçoit alors la folie que constitue toute politique d’austérité dans un tel contexte. Ce serait retirer le tapis sur lequel repose encore, péniblement, la croissance française. L’absence de budget défendu par une majorité conservatrice n’est pas, alors, dans ce contexte, un mal, bien au contraire.

  • En Mongolie, les éleveurs nomades 2.0 s’accrochent à la steppe pour vivre libres
    https://www.la-croix.com/international/en-mongolie-les-eleveurs-nomades-20-s-accrochent-a-la-steppe-pour-vivre-li


    Une yourte dans la steppe dans l’est de la Mongolie.
    CORDIER SYLVAIN / Hemis via AFP

    Face aux difficultés économiques et climatiques, le million d’éleveurs nomades mongols s’adapte à la modernité pour préserver son activité ancestrale. Rencontre avec ce peuple des grands espaces qui s’accroche coûte que coûte à sa steppe.

    Lorsque les premiers rayons du soleil viennent caresser la steppe glacée de Mongolie où la température frôle les – 30 °C, Munkhjargal Nergui, 55 ans, sort de sa yourte pour saluer ses bêtes. Un troupeau de 400 têtes, bovins et chevaux qu’il libère chaque matin de leur enclos pour la journée. Seul avec sa femme Munkhtsetseg, il a installé son campement d’hiver à l’abri d’une petite butte, loin de la civilisation. Trois mois passés dans le silence de la steppe balayée par un vent glacial.

    encore un #paywall, mais c’est surtout parce que le gars qui témoigne s’appelle Nergui, soit littéralement, sans nom, Anonyme

    нэргүй

  • Le cachemire, un désastre pour la Mongolie | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/studio/portfolios/le-cachemire-un-desastre-pour-la-mongolie

    Deuxième pays exportateur de cachemire, la Mongolie abrite une des dernières cultures nomades de la planète. Avec la hausse de la demande, elle a développé l’élevage des chèvres productrices. Résultat : en seulement 30 ans, le cachemire est devenu une catastrophe écologique, le surpâturage ayant accéléré la dégradation et la désertification des steppes. Les éleveurs et éleveuses mongoles, dont la survie dépend du bien-être de leur terre et des prix du marché, sont au bord du gouffre.

    #paywall

    pas comme si on le voyait pas venir…
    https://seenthis.net/messages/167676 (2013)

    et de loin : encore 10 ans avant, tout le monde savait que la pression du cachemire allait détruire la prairie, mais il fallait bien survivre au quotidien…

    • En Mongolie, les dessous pas très doux du cachemire prétendument durable
      https://www.courrierinternational.com/article/enquete-en-mongolie-les-dessous-pas-tres-doux-du-cachemire-du


      Dans le parc national de Khustai (Mongolie), en juin 2013.
      PHOTO MARK RALSTON/AFP

      New Lines Magazine est parti à la rencontre des éleveurs mongols, qui fournissent la laine des chèvres du Cachemire vendue par les plus grandes marques de luxe européennes. Derrière les labels éthiques se cachent la précarité des bergers et l’épuisement progressif de leurs terres, révèle cette enquête.

      Dans les vitrines européennes, le cachemire est un synonyme de douceur, d’élégance et désormais de conscience éthique. Mais dans les vastes steppes de Mongolie, principal lieu de production de cette fibre, les promesses de durabilité laissent un goût amer.

      “Tous les éleveurs de Mongolie sont pris à la gorge par les dettes, confie Namchin Batkhuu dans les pages du New Lines Magazine. Le prix du cachemire est scandaleux.”

      Éleveur dans la province d’Arkhangai, dans le centre du pays, il a retiré cette année l’équivalent d’environ 7 400 euros de la vente de la laine récoltée à la main sur ses 600 chèvres. Une somme qui devra couvrir, à elle seule, les besoins de toute sa famille pendant douze mois. “Chaque année, nous sommes obligés de nous endetter pour acheter du fourrage et des médicaments pour nos bêtes, surtout avec ces dzud”, explique Namchin, en référence aux hivers rudes.

      Comme lui, des milliers d’éleveurs mongols se sont tournés vers le cachemire après la chute de l’Union soviétique et l’ouverture du pays aux marchés mondiaux. La matière s’exporte massivement vers la Russie, la Chine et l’Europe, ce qui a propulsé la Mongolie au rang de deuxième producteur mondial. En trente ans, la production a été multipliée par six, et le nombre de troupeaux encore davantage.
      Moins d’her[be…]

  • Comment Brigitte Bardot a épousé les thèses de l’extrême droite
    https://www.nouvelobs.com/politique/20251228.OBS111016/comment-brigitte-bardot-a-epouse-les-theses-de-l-extreme-droite.html

    Récit - Mariée avec un ex-conseiller de Jean-Marie Le Pen, en croisade contre l’abattage rituel des animaux, Brigitte Bardot était en guerre contre l’islam et affichait clairement son soutien à Marine Le Pen.

    Par Maël Thierry
    Publié le 28 décembre 2025 à 13h00

    Avec l’image, pour bien se souvenir.

  • President Trump Unveils ’Trump-Class’ Battleships
    https://gcaptain.com/president-trump-unveils-trump-class-battleship


    Renderings of ‘Trump Class’ USS Defiant are displayed, on the day U.S. President Donald Trump makes an announcement about the Navy’s “Golden Fleet”, at Mar-a-lago in Palm Beach, Florida, U.S., December 22, 2025.
    REUTERS/Jessica Koscielniak

    DJT s’offre son petit Noël !

    President Donald Trump announced Monday the creation of a new battleship class for the U.S. Navy, marking an unexpected return to a vessel type that last saw construction nearly eight decades ago, even as the service continues to grapple with widespread delays and cancellations across its modern shipbuilding programs.

    Speaking from his Mar-a-Lago resort alongside Secretary of State Marco Rubio, Defense Secretary Pete Hegseth, and Navy Secretary John Phelan, Trump revealed the “Trump-class battleship,” which he claimed would be “100-times more powerful” than any battleship ever built. The lead ship of the class will be named USS Defiant (BBG 1).

    “If you take the biggest one, it’s 100-times more powerful,” Trump said during the announcement. He went on to say that the vessels will be 30,000 to 40,000-plus ton.

    The Trump-class battleship will serve as the centerpiece of the president’s planned “Golden Fleet” for the U.S. Navy, according to officials with knowledge of the announcement who spoke to the Wall Street Journal. Trump also announced plans for a new class of aircraft carriers during the same event.

    Trump said the class will begin with two ships immediately, followed by eight more, ultimately reaching a total of 20–25 battleships.

    Secretary Phelan said the battleships will be “largest, deadliest, most versatile, and best-looking warship anywhere on the oceans.”

    “The Iowa was designed to go on the attack with the biggest guns, and that’s exactly what will define the Trump-class battleships,” Phelan said. He added that the class will also carry nuclear-armed sea-launched cruise missiles.

    For comparison, the USS Iowa displaced around 58,000 tons full load and carried 9 × 16-inch guns, the largest ever deployed by the United States.

    According to the Navy, the new battleship class would be roughly three times the size of an Arleigh Burke–class destroyer, carrying far greater firepower and significantly larger missile magazines. The ships are expected to be capable of launching Conventional Prompt Strike hypersonic weapons as well as the nuclear-armed Surface-Launched Cruise Missile.

    In operational terms, the Navy says the class could deploy alongside a carrier strike group in a traditional integrated air and missile defense role, or operate independently as the flagship of a surface action group, overseeing surface and anti-submarine warfare missions. Beyond that, the ships would be designed to deliver long-range hypersonic strikes and serve as a central command-and-control hub, coordinating operations across an entire fleet.

    “As we forge the future of our Navy’s Fleet, we need a larger surface combatant and the Trump class Battleships meet that requirement,” said Adm. Daryl Caudle, 34th Chief of Naval Operations. “We will ensure continuous improvement, intellectually honest assessments about the requirement to effectively deter and win in the 2030s and beyond, and disciplined execution resulting in a Fleet unparalleled in lethality, adaptability and strength.”

    The announcement comes as the Navy faces mounting challenges across multiple shipbuilding programs, with several recent cancellations and strategic shifts highlighting the service’s struggle to modernize its fleet efficiently.

    Last Friday, the Navy unveiled plans for a new frigate class based on Huntington Ingalls Industries’ Legend-Class National Security Cutter design, following the cancellation of four Constellation-class vessels. Navy Secretary John C. Phelan confirmed the service will acquire the FF(X) frigate using an accelerated approach designed to deliver combat power faster than traditional shipbuilding programs.

    The decision to cancel four Constellation-class frigates came after severe schedule challenges pushed the lead ship’s delivery from April 2026 to April 2029—a three-year delay.

    The FF(X) announcement represents the latest in a series of federal shipbuilding program alterations under the Trump administration, which has also cancelled the Coast Guard’s planned eleventh Legend-class National Security Cutter at Huntington Ingalls and partially shut down the troubled Offshore Patrol Cutter program at Eastern Shipbuilding.

    Construction and Industrial Base
    According to the Navy, the battleship will be developed through a Navy-led, industry-collaborative design effortintended to speed up both design and construction. The program is expected to draw on a sprawling industrial base, with more than 1,000 suppliers spread across nearly every U.S. state.

    At the same time, the Navy says it will continue building Arleigh Burke–class destroyers (DDG-51) as the backbone of the surface fleet, while moving forward with the FF(X) program as a more easily produced combatant. Together, the approach is meant to expand fleet size more quickly by balancing high-end capability with simpler, lower-cost platforms in a deliberate high-low mix.

    Earlier this month, Phelan also announced the selection of the LST-100 landing ship transport, designed by Dutch shipbuilder Damen, for the Medium Landing Ship program after previously terminating four vessels from the Constellation-class frigate program. The Medium Landing Ship program envisions procuring between 18 and 35 new amphibious vessels to support Marine Corps operations, particularly in implementing the Expeditionary Advanced Base Operations concept developed with potential conflict scenarios with China in the Western Pacific in mind.

    The announcement of a new battleship class represents a dramatic departure from modern naval doctrine. U.S. Navy battleship construction ended with the suspension of the incomplete Kentucky (BB-66) in 1947, according to the U.S. Naval History and Heritage Command. During the almost six-decade era from 1888 to 1947, 59 battleships of 23 different basic designs were completed for the Navy.

    Battleships were once considered the “Queens of the Sea,” the foundation of national strategic offense and defense, but their dominance ended with the arrival of aircraft that could out-range their big guns and deliver blows of equal or greater power before World War II. The Second World War brought them a new mission in shore-bombardment, which justified their retention in the post-war era and brought them back to active duty on three different occasions.

    These decisions come as U.S. naval and Coast Guard leaders warn that the nation’s shipyards and industrial base lag significantly behind China’s maritime production capacity.


    Trump-Class Technical Specifications
    Dimensions & Performance
    Length: 840–880 ft
    Beam: 105–115 ft
    Draft: 24–30 ft
    Displacement: >35,000 t
    Speed: 30+ kts
    Crew: 650–850
    Class Size: 20–25 ships
    Armament
    • Main Battery
    Surface Launch Cruise Missile–Nuclear (SLCM-N)
    12 cells CPS
    128 cells Mk 41 VLS
    • Secondary Battery
    1 × 32 MJ Railgun with HVP
    2 × 5″ guns with HVP
    2 × 300 kW or 2 × 600 kW lasers
    • Defensive Battery
    2 × RAM launchers
    4 × 30 mm guns
    4 × ODIN lasers
    2 × Counter-UxS systems

    • le plus gros, le plus fort, évidemment

      c’est vrai que c’est un fanatique de la dorure, mais, pour les mauvais esprits, la #golden_fleet ne doit surtout pas vous faire penser à d’autres éléments dorés…

      Curiosité et interrogations sur les « golden showers » après les allégations visant Trump – Le Monde, 13/01/2017
      https://www.lemonde.fr/big-browser/article/2017/01/13/interrogations-sur-les-golden-showers-dans-le-sillage-des-accusations-visant

      Le moment le plus surréaliste a été quand Donald Trump a évoqué, avec beaucoup de pincettes et d’allusions et de sous-entendus, une des informations les plus gênantes de ce document, rendu public par CNN et publié en intégralité par BuzzFeed : la supposée « golden shower » au Ritz Carlton de Moscou en 2013.

      Selon une des nombreuses sources anonymes sur lesquelles s’appuie le document, les services secrets russes (FSB) posséderaient un enregistrement de Trump dans une chambre d’hôtel avec « un certain nombre » de prostituées. Elles auraient été « engagées » pour réaliser « des golden showers devant lui ». Pour unique précision, l’auteur y ajoutera le mot « urine », entre parenthèses.
      Toujours selon le document, l’hôtel était surveillé par le FSB, qui avait placé des micros et des caméras dans les pièces principales de la suite « pour enregistrer tout ce qu’ils voulaient ».

      « Soyez prudents si vous ne voulez pas vous retrouver à la télévision »
      Face à la presse américaine, Donald Trump a dit que tout était faux, et impossible, car lorsqu’il voyage à l’étranger, il fait toujours très, très, très attention à ce qu’il fait dans les chambres d’hôtel :

    • Trump Battleship Will be Largest Surface Combatant Since WWII - USNI News
      https://news.usni.org/2025/12/22/trump-unveils-new-battleship-class-proposed-uss-defiant-will-be-largest-u


      Naval Sea Systems Command image

      Trump Unveils New Battleship Class; Proposed USS Defiant Will Be Largest U.S. Surface Combatant Since WWII

      The centerpiece of the Trump administration’s revamp of the U.S. Navy is the largest surface combatant America will build since World War II.

      The U.S. Navy will buy two new “battleships” as part of the “Golden Fleet” effort, President Donald Trump, Defense Secretary Pete Hegseth and Navy Secretary John Phelan announced Monday at Mar-a-Lago.

      Trump said the Navy will start by purchasing two ships and eventually purchase 10, with a goal of 20 to 25 in total for the class with the start of construction planned for 2030.

      “The U.S. Navy will lead the design, along with me, because I’m a very aesthetic person,” Trump said.


      Naval Sea Systems Command image
      Images of a future USS Defiant (BBG-1) were featured alongside Trump, Hegseth and Phelan, as well as a ship logo based on the July 13, 2024, Evan Vucci photo taken shortly after Trump was shot in the ear during an assassination attempt amid his presidential campaign.

      “The future Trump-class battleship – the USS Defiant – will be the largest, deadliest and most versatile and best-looking warship anywhere on the world’s oceans,” Phelan said during the presentation. “Now there will be work for shipyards everywhere from Philadelphia to San Diego, from Maine to Mississippi, from the Great Lakes to the Gulf Coast, and for manufacturers that will build components for this battleship in every state.”


      Naval Sea Systems Command image

    • disons, pour rester poli, qu’il va falloir réécrire un peu NDP1, Naval Warfare la doctrine navale états-unienne dont je doute que la dernière version (avril 2020) où l’on parle de #létalité_distribuée et de #survivabilité ait prévu la moindre place pour un tel machin.

      la primary mission (au singulier ?…)

      • power projection
      • offensive strike
      • integrated air/missile defense

      est, à ce jour, assurée sans en avoir besoin

      il circule une première estimation de coût (10-15 Mds USD) qui ne tient pas compte de l’incapacité actuelle des chantiers é.-u. à mener à bien un tel contrat

      les gras amiraux des couloirs du Pentagone (P. Hegseth, à Quantico, le 30/09/25), doivent se dire que ça fait chérot pour alimenter l’égo du délirant, pardon !, du dirigeant

    • En même temps, la marine états-unienne, en dehors de ses 11 porte-avions est plutôt vieillissante.

      • les croiseurs, classe Ticonderoga, 10 000 tonnes, 27 construits entre 1983 et 1994, ne sont plus que 7.

      • les destroyers, classe Arleigh Burke, entre 8 et 10 000 tonnes, construits à partir de 1991, 74 en activité, d’autres, en principe, dans les tuyaux

      Il était prévu de remplacer les Ticonderoga par de gros destroyers, DDG(X), qui peinent à voir le jour, mais – tadaaa ! – les Trump battleships les remplaceront. À la trappe, les coûts de développement…

      The new Trump-class battleships will replace the Navy’s previous plans to develop a new class of destroyer, the DDG(X). However, the sea service intends to incorporate the capabilities it had planned to employ on that platform into the new Trump-class ships. 
      […]
      Today’s announcement of the Trump-class battleships comes on the heels of the Navy’s Dec. 19 announcement of the FF(X), a new class of frigates intended to replace the Navy’s recently cancelled Constellation-class frigate program.

      dans Trump Announces New Class of Battleship | U.S. Department of War
      https://www.defense.gov/News/News-Stories/Article/Article/4366952/trump-announces-new-class-of-battleship

      où l’on voit surtout que la planification des capacités navales états-unienne est dans un état de bazar totalement indescriptible. Mais le secrétaire à la marine, John Phelan est confiant :

      Phelan said that the new class of battleship is something the Navy “desperately needs.” The president noted that the Navy aims to have a fleet of 20 to 25 ships eventually.

      “The future Trump-class battleship, the USS Defiant, will be the largest, deadliest and most versatile and best-looking warship anywhere on the world’s oceans,” Phelan said, adding that he wanted to thank the president for his vision to make the future battleship a game-changing capability for the U.S. Navy.

      à noter, J. Phelan ne touche pas un caramel sur le sujet

      John Phelan (businessman) - Wikipedia
      https://en.wikipedia.org/wiki/John_Phelan_(businessman)

      He is the co-founding partner and chief investment officer of MSD Capital, a private investment company established in 1998 to manage the capital of Michael Dell.

      In 2022, Phelan resigned as CEO of MSD and founded Rugger Management LLC, a private investment company based in Palm Beach, Florida.
      […]
      Many noted his complete lack of experience with the Navy, the military, national-security policy, and the defense industry. “Not all service secretaries come into the office with prior military experience, but he’d be the first in the Navy since 2006,” the Associated Press reported.

    • dans la foulée, la marine attribue le contrat – apparemment pas de chiffres mentionnés (mais c’est sous #paywall) – à Gibbs & Cox, chantier historique (concepteur et constructeur des Arleigh Burke)
      et concepteur infructueux des derniers programmes de la marine
      • LCS, programme ambitieux mais stoppé car insatisfaisant et trop cher
      • frégates Constellation, programme annulé la semaine dernière (19/12)
      • DDG(X) que vient remplacer le Trump battleship

      Navy To Award Leidos’ Gibbs & Cox Contract For New Battleship Design - Defense Daily
      https://www.defensedaily.com/navy-to-award-leidos-gibbs-cox-contract-for-new-battleship-design/navy-usmc

      Less than an hour after President Donald Trump announced a new battleship class named after himself on Monday, the Navy said that it is to award a sole source contract to Leidos’ [LDOS] Gibbs & Cox subsidiary to conduct surface combatant ship design engineering (SC SDE), including “preliminary design, contract design, and other design efforts needed to support the BBG(X) guided missile battleship program.”

      Gibbs & Cox - Wikipedia
      https://en.wikipedia.org/wiki/Gibbs_%26_Cox

      Gibbs & Cox is an American naval architecture firm that specializes in designing surface warships. Founded in 1922 in New York City, Gibbs & Cox is now headquartered in Arlington, Virginia.
      […]
      In 2003, more than 150 warships built to the firm’s designs, including 60 percent of the U.S. Navy’s surface combatant fleet, were on active duty in nearly 20 navies.

    • Pourrait-on parler de #mégalomanie de la part de « Uncle Donald », (le délirant dirigeant des É-U) ?
      Un certain sénateur de l’Allier, ancien médecin épidémiologiste, avait évoqué en parlant de la Maison Blanche la « cour de Néron ». Dans sa prochaine saillie contre le maître de séant, il pourra désormais évoquer la « Nef des Fous ».
      Bon, après, je ne suis pas non plus un inconditionnel de ce représentant politique issu de la bonne vieille droite libérale et que l’on assimilerait à tort à un certain général.
      Juste pour rappeler les faits et décrire le « Cicéron » du XXIe siècle comme se plaît à le mentionner cet article du 12/03/2025 :
      https://www.lequotidiendumedecin.fr/sante-societe/politique-de-sante/claude-malhuret-le-senateur-medecin-qui-dezingue-trump-et-musk-

  • Que reste-t-il d’Effondrement ?
    titre, nettement plus percutant, de la version papier de cet article du dernier Pour la Science (12/25). La réponse par deux (femmes) archéologues : pas grand chose…

    Comment s’effondrent les civilisations : la théorie de Jared Diamond remise en cause par les découvertes archéologiques | Pour la Science
    https://www.pourlascience.fr/sd/archeologie/effondrement-des-civilisations-ce-que-disent-les-dernieres-decouvertes


    Avec son emplacement en zone montagneuse, la cité maya de Copán (aujourd’hui située au Honduras) est très particulière. Jared Diamond en a pourtant fait un cas type pour expliquer le processus d’effondrement à l’œuvre dans toute la région.
    © amnat30/Shutterstock

    Comment expliquer la disparition des sociétés anciennes ? Dans son livre « Effondrement » paru il y a vingt ans, l’historien Jared Diamond insistait sur l’influence du climat et de l’environnement. Cette hypothèse reste-t-elle pertinente aujourd’hui, à la lumière des dernières découvertes archéologiques ? Nous avons demandé aux archéologues Chloé Andrieu et Émilie Gauthier, qui étudient les Mayas et les Norrois.

  • Gaël Giraud, enquête sur les ombres d’un prodige
    https://www.lavie.fr/actualite/societe/gael-giraud-enquete-sur-les-ombres-dun-prodige-102375.php

    Au faîte de sa popularité, celui qui est aussi prêtre jésuite entame pourtant dans les années qui suivent une période plus compliquée, marquée par des accusations de plagiat et des controverses sur certaines de ses déclarations. Ombres au tableau auxquelles viennent s’ajouter aujourd’hui la révélation de plusieurs plaintes internes à l’université #jésuite américaine de Georgetown, où il a contribué à fonder, puis dirigé, un programme de recherche entre 2021 et 2023.

    Une enquête préliminaire a été ouverte par le Tribunal pénal canonique national (TPCN) en novembre 2025, à la demande de son ordre, pour recevoir et étudier plusieurs témoignages dénonçant du harcèlement, allant possiblement jusqu’au viol. Un signalement a également été effectué auprès du procureur de la République. Contacté par La Vie, #Gaël_Giraud conteste l’ensemble des faits. Comment en est-on arrivé là ?

    https://archive.ph/bFQnS
    #plagiat #harcèlement #esr #emprise #viol #pyramide_de_Ponzi_réputationnelle

    • Genetics became the “800-pound gorilla,” as one scientist put it. “All the research dollars went toward genetics.”
      Over the summer of 1982, Langston found five more “frozen addicts” across the Bay Area. Through gumshoe detective work, he discovered they had all injected a batch of what they believed to be a designer drug called MPPP, cooked in a Morgan Hill basement. But the chemistry had gone awry. Instead of 1-methyl-4-phenyl-4-propionoxypiperidine, a potent opioid with morphine-like effects, the dime-bag chemist had accidentally made 1-methyl-4-phenyl-1,2,3,6-tetrahydropyridine, or MPTP, a pharmacological slipup that would rewrite neurology textbooks.
      When Langston and colleagues secured a batch of MPTP and tested it on primates, they knew they had uncorked a revolution. “Any neurologist could see these monkeys and immediately know that’s Parkinson’s,” Langston says—which was especially compelling, since monkeys do not get Parkinson’s in the wild. In a first, Langston showed that MPTP killed the dopamine-producing neurons in monkeys’ substantia nigra. The discovery made him the most famous Parkinson’s researcher in the country and, Langston wrote at the time, promised to “turn the entire field of Parkinson’s disease upside down.” Parkinson’s, it appeared, could be caused by a chemical.

      AMY LINDBERG SETTLED quickly into life at Lejeune. She played tennis and ran on her lunch breaks, flitting through sprinklers in the turgid Carolina summers. But something dark was lurking beneath her feet.
      Sometime before 1953, a massive plume of trichlorethylene, or TCE, had entered the groundwater beneath Camp Lejeune. TCE is a highly effective solvent—one of those midcentury wonder chemicals—that vaporizes quickly and dissolves whatever grease it touches. The spill’s source is debated, but grunts on base used TCE to maintain machinery, and the dry cleaner sprayed it on dress blues. It was ubiquitous at Lejeune and all over America.
      And TCE appeared benign, too—you could rub it on your hands or huff its fumes and feel no immediate effects. It plays a longer game. For approximately 35 years, Marines and sailors who lived at Lejeune unknowingly breathed in vaporized TCE whenever they turned on their tap. The Navy, which oversees the Marine Corps, first denied the toxic plume’s existence, then refused to admit it could affect Marines’ health. But as Lejeune’s vets aged, cancers and unexplained illness began stalking them at staggering rates. Marines stationed on base had a 35 percent higher risk of developing kidney cancer, a 47 percent higher risk of Hodgkin’s lymphoma, a 68 percent higher risk of multiple myeloma. At the local cemetery, the section reserved for infants had to be expanded.
      Meanwhile, Langston had spent the remainder of the 1980s setting up the California Parkinson’s Foundation (later renamed the Parkinson’s Institute), a lab and treatment facility equipped with everything needed to finally reveal the cause of the disease. “We thought we were going to solve it,” Langston told me. Researchers affiliated with the institute created the first animal model for Parkinson’s, identified a pesticide called Paraquat as a near chemical match to MPTP, and proved that farm workers who sprayed Paraquat developed Parkinson’s at exceedingly high rates. Then they showed that identical twins developed Parkinson’s at the same rate as fraternal twins—something that wouldn’t make sense if the disease were purely genetic, since identical twins share DNA and fraternal twins do not. They even noted TCE as a potential cause of the disease, Langston says. Each revelation, the team thought, represented another nail in the coffin of the genetic theory of Parkinson’s.

      When Goldman compared both populations, the results were shocking: Marines exposed to TCE at Lejeune were 70 percent more likely to have Parkinson’s than those stationed at Pendleton.
      But there was a problem. The Human Genome Project had launched in 1990, promising to usher in a new era of personalized medicine. The project’s goal, to identify all of the genes in man, was radical, and by the time it was completed in 2000, frothy comparisons to the moon landing were frequent. Unraveling our genome would “revolutionize the diagnosis, prevention, and treatment of most, if not all, human diseases,” then president Bill Clinton said.
      But for Langston and his colleagues, the Human Genome Project sucked the air out of the environmental health space. Genetics became the “800-pound gorilla,” as one scientist put it. “All the research dollars went toward genetics,” says Sam Goldman, who worked with Langston on the twin study. “It’s just a lot sexier than epidemiology. It’s the latest gadget, the bigger rocket.” A generation of young scientists were being trained to think of genetics and genomics as the default place to look for answers. “I characterize science as a bunch of 5-year-olds playing soccer,” says another researcher. “They all go where the ball is, running around the field in a herd.” And the ball was decidedly not environmental health. “Donors want a cure,” Langston says. “And they want it now.”

      In 1997, researchers found a family in Italy that had passed along Parkinson’s disease for generations. Although the gene in question would later be shown to cause just a fraction of Parkinson’s cases, the damage was done. The Parkinson’s Institute faced stronger economic headwinds and difficulties with administration, and Langston eventually chose to shut it down. The environmental theory of Parkinson’s went back on the shelf.
      NO ONE KNOWS exactly how much of the world’s drinking water is laced with TCE. The US Centers for Disease Control and Prevention reckons that the water supply of between 4 and 18 percent of Americans is contaminated, although not always at dangerous concentrations; the Environmental Working Group figures 17 million Americans drink the stuff. In Silicon Valley, where TCE was integral to the manufacturing of early transistors, a necklace of underground plumes have been identified along Highway 101 from Palo Alto to San Jose. Santa Clara County has more toxic Superfund sites, at 23, than any other county in the country. (Several tech giants have offices near or on top of these sites; in 2013, workers at a Google office were subjected to unhealthy levels of TCE for months after a ventilation system failed.)
      And while TCE’s connection to cancer is well studied, what it does to our brain is more mysterious. That’s because good data on exposure is devilishly hard to come by. The US, with its fractious health care system, has few national databases, and chemical exposures are rarely tracked.
      Sam Goldman at home
      Sam Goldman at his home in San Francisco. His research compared Camp Pendleton in California with Lejeune.
      PHOTOGRAPH: SKYE BATTLES

      In 2017, Sam Goldman realized that Camp Lejeune offered the perfect opportunity to change this. Goldman—an epidemiologist and a doctor—has made a career out of teasing apart data: finding unusual case reports, looking for patterns, interviewing patients in the clinic about what chemicals they handled at old jobs and what exposures they faced in their childhood. In the case of Lejeune, Goldman could examine VA medical records to find Parkinson’s diagnoses and compare them to service records. But Goldman’s genius wasn’t finding this Lejeune cohort—it was realizing he had a control group, too.
      Camp Pendleton, in Southern California, is the Marine Corps’ West Coast equivalent to Lejeune. Thousands of young, healthy Marines shuffle through its barbed-wired gates each year. But Pendleton has one thing Lejeune does not: uncontaminated drinking water.
      When Goldman compared both populations, the results were shocking: Marines exposed to TCE at Lejeune were 70 percent more likely to have Parkinson’s than those stationed at Pendleton. And in a follow-up study last year, he showed that disease progression in Lejeune vets with the highest exposure to TCE was faster than those with low or no exposure, too. In the world of Parkinson’s research, Goldman’s study was a blockbuster.
      But to really prove a link, you need more than just correlation. So, on the third floor of a drab university building in Birmingham, Alabama, Briana De Miranda has re-created Camp Lejeune in her lab, but for mice.

      Building Citivan International Research Center
      University of Alabama at Birmingham, a research center.
      PHOTOGRAPH: LYNSEY WEATHERSPOON
      De Miranda is a toxicologist, not a neurologist, which is an unusual CV for a cutting-edge Parkinson’s researcher. When I visit her in October 2024, she shows me the plexiglass chamber where a few dozen mice doze in a pile. They’ve been spending their days in this chamber for months, inhaling a small amount of TCE almost every day. This experiment is the first to re-create the exposure someone like Lindberg experienced over years at Camp Lejeune.
      De Miranda walks into a dark annex of her lab and asks a tech to pull up some imagery. “These are dopamine neurons in the brain,” De Miranda says, pointing to a scan of the control mice. In unexposed mice the substantia nigra looks like a nighttime satellite image of Manhattan—thousands of neurons sending dopamine across the mice’s brains to orchestrate fluid scurrying and sniffing and munching. Then the tech pulls up the brain scans of mice who have been exposed to TCE. Suddenly we’re in West Virginia. It’s not pitch black, but most of the lights are off and the ones that remain have been dimmed. The dopamine neurons have died, De Miranda explains. And she’s seeing the physical effects in the mice too. “We see minor motion defects; we see it in their gait, and we are seeing cognitive effects,” De Miranda says.

      De Miranda’s studies, the first ever on inhaled TCE toxicity and Parkinson’s, are compelling, her colleagues agree, and well designed. And although there is more work to be done, the results wrap a bow on Goldman’s epidemiological work and the Parkinson’s Institute’s years of research. TCE is a neurotoxin, and generations of Americans have been exposed. In December 2024, the Environmental Protection Agency finally moved to ban TCE in the United States.

      There is a sense of empowerment in knowing that our health is not predetermined.
      “I think TCE is the most important cause of Parkinson’s in the US,” says Ray Dorsey, the Parkinson’s expert at the University of Rochester. In 2021, Dorsey, who frequently collaborates with De Miranda, Goldman, and a core group of like-minded scientists, published Ending Parkinson’s Disease. The book’s central thesis: Parkinson’s is a growing pandemic, and up to 90 percent of cases are caused by chemicals in our environment. Cut exposures like TCE and pesticides, and we can “end Parkinson’s” as we know it. “The full effect of the Parkinson’s pandemic,” Dorsey writes, “is not inevitable but, to a large extent, preventable.”
      SINCE THE 1990S, the number of Americans with chronic disease has ballooned to more than 75 percent of adults, per the CDC. Autism, insulin resistance, and autoimmune diagnoses have reached epidemic proportions. The incidence of cancer in people under the age of 50 has hit an all-time high. If Parkinson’s disease is—as Ray Dorsey believes—a pandemic that’s being caused by our environment, it’s probably not the only one.
      After a century of putting genetics on a pedestal, the geneticists have some surprising news for us: The vast majority of chronic disease isn’t caused by our genes. “The Human Genome Project was a $3 billion investment, and what did we find out?” says Thomas Hartung, a toxicologist at Johns Hopkins. “Five percent of all disease is purely genetic. Less than 40 percent of diseases even have a genetic component.”

      Most of the conditions we worry about, instead, stem from a complex interaction between our genes and our environment. Genetics loads the gun, as former National Institutes of Health head Francis Collins put it, but the environment pulls the trigger. Rather than revealing the genetic origins of disease, genomics has done the opposite. Only 10 percent of breast cancer cases are purely genetic. Chronic obstructive pulmonary disease? Rheumatoid arthritis? Coronary heart disease? All hover around 20 percent. The primary driver of disease is considerably more terrestrial: It’s the environment, stupid.
      Yet only 1 percent of the roughly 350,000 chemicals in use in the United States have ever been tested for safety. In its 55-year history, the EPA has banned or restricted about a dozen (by contrast, the EU has banned more than 2,000). Paraquat, the pesticide that appears to cause Parkinson’s in farmworkers, has been banned in Europe and China but remains available in the US. And in January, a month after the EPA’s ban on TCE was finalized, the Trump administration moved to undo it, even as new evidence emerged of Parkinson’s clusters in the rust belt, where exposure to trichloroethylene is high.
      It’s easy to mock the MAHAs and the TikTok trad moms making their own food coloring, but the chemical regulatory system in America does not inspire confidence. No one really knows what the chemicals we’re interacting with every day are doing to our bodies.

      Water from the New River laps at a rocky shore
      The New River laps at a rocky shore in North Carolina. According to Coastal Carolina Riverwatch, the New River has been plagued with some form of solid waste pollution and agricultural runoff for nearly four decades.
      PHOTOGRAPH: RACHEL JESSEN
      THAT’S WHY, EARLIER this year, slices of brain from Briana De Miranda’s TCE-addled mice ended up with Gary Miller, a professor at Columbia University. Miller is the country’s leading proponent of a brand-new field called exposomics. Your “exposome” is the sum of your own personal environmental exposures, from the womb to the casket. Many exposures, like TCE, disappear from the bloodstream quickly; people who came into contact with a chemical in the past will never be able to prove it. The exposome is a way to potentially answer the question, “Just what the hell have I been exposed to?”
      Miller began his career in the ’90s as a Parkinson’s researcher studying environmental exposures. But he grew tired of the “whack-a-mole approach” of modern toxicology: identifying one of the 350,000 chemicals on the market as a potential toxicant, looking for the exposure in the environment, looking for correlations, looking for toxicity in mice’s brains, rinse, repeat.

      He wanted a shotgun approach, an answer to the way genome sequencing identifies all the genes in the body. What Miller wants is a Human Exposome Project. “We realized that this wasn’t just about Parkinson’s,” he says. “There were so many disease states we could look at.” Quantify our exposomes, Miller hopes, and we can know what ails us.
      “We have the tools to put the big puzzle together,” says Rima Habre, an environmental health and exposomics expert at the University of Southern California. Through blood draws and metabolomic studies, the exposomics advocates want to measure the vast mixture of chemicals and pollutants in the body and figure out how they impact health. Take air pollution, Habre’s specialty. An ever-changing mélange of small molecules, from tailpipe emissions to tire bits to dust, it has been linked to obesity, endocrine disruption, heart attacks, and more. But if we can figure out what specifically in this toxic cloud is doing the damage, Habre says, we can work to quickly reduce it in our environment, the way we removed lead from gasoline.
      Or autism. Autism diagnoses have exploded from 1 in 10,000 in the ’70s to 1 in 36 today, a rate that genetics and screening can’t explain, says Johns Hopkins’ Thomas Hartung. Hartung, another Human Exposome Project proponent, is growing clusters of neurons in the lab and subjecting them to flame-retardant chemicals—which are applied to couches and car seats across America—to see what happens. Already, the associations trouble him. The goal of all this, Hartung says, is a world where toxicologists like Briana De Miranda don’t have to spend money creating a mouse gas chamber, expose mice for three months, then wait several more months for results.
      Miller’s goal with mice brains is to figure out what exactly about TCE is killing dopamine-producing neurons and leading to Parkinson’s—to unravel and define the interaction between our environment and our genetics in a way never before possible.

      The parallels to the Human Genome Project—in both promise and froth—are clear. But there is a sense of empowerment in knowing that our health is not predetermined. Nearly every scientist interviewed for this story does a few simple things. They filter their water, they run an air purifier, they don’t microwave plastic. They don’t freak out about their daily exposures, but they do things like opt for fragrance-free products, avoid eating out of plastic when they can, and buy organic produce. Our exposures, while not always in our control, can be limited.
      About two hours south of Lejeune in Wilmington, North Carolina, Amy Lindberg is having lunch with her husband, Brad, on a pier overlooking the Atlantic. Although Goldman, De Miranda, and Dorsey have unveiled the likely origins of her Parkinson’s, the random nature of it gnaws at her. “When I was diagnosed, it was just like, where’s everyone else?” Lindberg says. “I felt like, if I have it, what about my coworkers?” She nods to Brad, who also spent years drinking Lejeune’s water. “He suffered no ill consequences,” she says. She worries about her kids, one of whom was born on base.

      je colle ça là par fainéantise (disposer du bouton de traduction automate juste au dessous de ces lignes, après la citation)
      Over my head - PèreUbu
      https://www.youtube.com/watch?v=-4vyCsdnCoQ

      #neurologie #neurotoxiques #pesticides #pollution #environnement #air #eau #alimentation #épidémiologie #dopamine #récepteurs_dopaminergique #neurodégénérescence #maladie_chronique

  • À l’hôpital, la chasse aux couvre-chefs des femmes perçues comme musulmanes s’intensifie
    https://www.mediapart.fr/journal/france/081225/l-hopital-la-chasse-aux-couvre-chefs-des-femmes-percues-comme-musulmanes-s

    Majdouline va déposer dans les prochains jours un recours devant le tribunal administratif. Et c’est sur cette jurisprudence du Conseil d’État que son avocat, Lionel Crusoé, va s’appuyer.

    Quelle perte de temps et d’énergie ! Perdre du personnel là-dessus, c’est complètement délirant.

    Georges, médecin à la Pitié-Salpêtrière

    « Cette chasse aux couvre-chefs des femmes ressemble à une chasse aux sorcières : parce qu’elles ont tel trait physique, on veut donner un sens à cet accessoire, dénonce-t-il. La logique de neutralité du service public interdit à l’agent de faire du prosélytisme ou d’accorder un traitement différent en se fondant sur ses convictions religieuses. Le fait qu’un soignant porte un couvre-chef discret ne renvoie pas forcément, aux yeux des patients, à des convictions religieuses. »

    #racisme #hopital_public #discrimination #fachos_partout

  • À propos des mails dévoilés de Jeffrey Epstein, cet article (accessible seulement ce week-end) a le mérite de poser les mots sur ce que nous pressentions depuis fort longtemps en explicitant une collusion entre des acteurs de tout bord et de toute « profession », celles ou ceux que nous appelons communément les « élites ».
    Petite remarque : quand dans l’article on nous parle de « capital intellectuel » chez ces gens-là, je préfèrerais lire « capital lucratif » au service d’un réseau de connivences.

    Ce que les e-mails de Jeffrey Epstein révèlent d’une élite américaine qui a perdu pied
    https://www.courrierinternational.com/long-format/analyse-ce-que-les-e-mails-de-jeffrey-epstein-revelent-d-une-

    Ce que ces correspondants avaient en commun, c’était d’appartenir à une élite résolument contemporaine : une classe dirigeante pour qui le nomadisme à 10 000 mètres de hauteur, la citoyenneté mondiale et les retours fréquents de Dubaï tiennent lieu d’enracinement, comme les attaches locales autrefois ; une sphère où le capital intellectuel universitaire vaut ce que valait jadis le pedigree ; où les anciennes frontières de caste se sont dissoutes, permettant d’alterner – ou de cumuler – les rôles de gouvernant, d’investisseur, de penseur et de bienfaiteur. Certains, comme Larry Summers, baignent dans toutes ces dimensions ; d’autres, un peu moins.

    https://archive.is/0vW7b

    Constat aisément transposable à de nombreuses « démocraties » de l’Occident global.

    Cet article du Courrier International est une traduction en français d’un article de Anand Giridharadas paru initialement dans le NYT le 23/11/2025 :
    https://archive.is/BO6IK

    • Tourner en ridicule ceux qui croient aux complots revient à mépriser ce qu’ils tentent d’exprimer : qu’ils ne se sentent plus associés à la décision collective, plus concernés par le choix de leur avenir. Qu’il s’agisse du prix des œufs ou de l’importance accordée aux violences sexuelles sur mineurs, ils perçoivent une indifférence hautaine. Une propension à détourner le regard.

      Et voilà que ceux qui ont capitalisé sur la révolte contre l’indifférence de l’élite sont au pouvoir. Surprise : ils se révèlent encore plus indifférents que leurs prédécesseurs. Le marchandage entre initiés et la moralité à géométrie variable de la “classe Epstein” sont devenus les piliers de la philosophie qui gouverne les États-Unis.

    • Foire à la farfouille, Chomsky qui signe Noam et raconte des potins de riches sur les Blair en Arabie Saoudite.

      I read what his ghost-writer said about him. Pretty scary.

      Reminds me of something I was told by Jon Snow, one of England’s most sensible newsmen. He was with the press entourage accompanying Tony Blair on his visit to Saudi Arabia, and walking around one of the palaces one day, he saw Blair sitting in a room with a book in his lap, which greatly surprised him — until he came over to talk. It was the New Testament.

      And then Blair started telling about how delighted he and Cheri were with the gold door handles,....

      I notice that your prediction was right about Trump’s avoiding the White House as far too primitive. Must be driving the Secret Service up the wall.

      I’ll keep in mind what you say about Trump’s tweets, but they are hard to ignore. Whatever he may think, others here and abroad can’t help considering the meaning of the words, and take action accordingly.

      About meaning, It’s not clear to me how to distinguish the meaning of “New York” (however it is correctly specified) from the concept. Still don’t see how to work out field models.

      Noam

      Epstein qui répond à Peter Thiel

      jeffrey E.
      toPeter Thiel <███████████>
      Sep 09, 2014 11:53 AM

      13 th afternoon you and I . then bill burns . the diplmats diplomat. eveing dinner with woody all casual.. if you choose we can bring in kathy ruemmler. former obama counsel for 5 years. and or sen Bob kerrey, former senate intellignece

    • Au cœur du récit : un criminel sexuel, ses victimes et ses liens avec le président Trump. Mais cette histoire est aussi celle d’un puissant écosystème grâce auquel certains, selon ce qu’ils savaient, ont pu fermer les yeux sur les souffrances dont ils avaient connaissance, parce qu’ils avaient appris à le faire par le passé sur quantité d’autres abus : les crises financières qu’ils avaient contribué à déclencher, les guerres hasardeuses qu’ils avaient encouragées, la crise des opioïdes qu’ils avaient facilitée, les monopoles qu’ils avaient défendus, les inégalités qu’ils avaient alimentées, la crise du logement dont ils avaient profité, les citoyens qu’ils n’étaient jamais parvenus à protéger contre les technologies. L’affaire Epstein touche un public bien plus large que la plupart des scandales actuels, ce qui en crispe plus d’un dans certains cénacles.

    • @touti
      Je crois savoir que tu avais des problèmes de captcha avec archive.ph. C’est pour cela que j’ai changé la nationalité du nom de domaine.
      Avec Firefox, j’ai désormais des captcha sur archive.ph mais pas avec archive.is. C’est compliqué la « navigation sur la toile », non ?

    • Je ne sais pas ce que tu veux dire par

      C’est compliqué la « navigation sur la toile », non ?

      Je pointe un problème politique et pas personnel, ou alors je suis politique. Simplement je trouve anti démocratique de devoir se fader des scripts google et d’entrainer leur saloperie d’IA tout en leur laissant prélever des infos sur les IP.

    • @touti : Tu as raison de pointer le problème politique en l’occurrence la grosse machinerie déployée par l’industrie de la surveillance et de la captation des données. Je n’en ai pas forcément conscience, l’essentiel pour moi étant de relayer des infos. Et c’est désormais techniquement compliqué d’avoir une navigation « safe ».

    • It is unclear whether Chomsky sent the letter to anyone. Nonetheless, it exalts Epstein for teaching Chomsky “about the intricacies of the global financial system” in a way “the business press and professional journals” had not been able to do. It boasted about how well connected Epstein was.

      “Once, when we were discussing the Oslo agreements, Jeffrey picked up the phone and called the Norwegian diplomat who supervised them, leading to a lively interchange,” the letter read. The letter recounted how Epstein had arranged for Chomsky – a political activist, too – to meet with someone he had “studied carefully and written about”: the former Israeli prime minister Ehud Barak.

      Epstein had – “with limited success” – aided efforts from Chomsky’s second wife, Valeria, to introduce him “to the world of jazz and its wonders”, the letter continued.

      It concluded, “The impact of Jeffrey’s limitless curiosity, extensive knowledge, penetrating insights and thoughtful appraisals is only heightened by his easy informality, without a trace of pretentiousness. He quickly became a highly valued friend and regular source of intellectual exchange and stimulation.”

      Another notable communication involving Chomsky and Epstein is a 2015 email in which the latter offers the former use of his residences in New York and New Mexico.

      The emails don’t indicate whether Chomsky took advantage of the offer, whose particulars surfaced as certain officials are striving to investigate allegations of crimes by Epstein at a ranch compound he owned outside Santa Fe, New Mexico.

    • Sauf que les défenseurs de Chomsky persistent à banaliser son soutien (sans adhésion) au négationisme du génocide nazi, parfaitement démontré par Pierre Vidal-Naquet dans l’article cité.

      Par ailleurs, un article critique de Paolo Virno met en cause ses conceptions les plus fondamentales

      Histoire naturelle. Le débat entre Chomsky et Foucault sur la « nature humaine »
      https://shs.cairn.info/revue-rue-descartes-2015-4-page-84?lang=fr

      Le fait que le rapport entre la faculté de langage et l’action politique qu’il propose soit sans fondement, ne témoigne pas contre sa politique, mais plutôt contre sa manière de concevoir la faculté de langage (et, donc, la nature humaine invariante). La question philosophiquement considérable est la suivante : quels aspects de la linguistique chomskyenne bouchent dès le début la possibilité d’articuler un rapport fiable entre l’inné et l’acquis, l’invariant et le variable, le métahistorique et l’historique ? Quels aspects de cette linguistique se révèlent incompatibles, donc, avec une historiographie naturaliste ?

      [...]

      Et nous en venons à la deuxième question. Chomsky et les sciences cognitives établissent un court-circuit pernicieux entre l’espèce et l’individu isolé. Ils n’ont aucune hésitation, bien au contraire, à identifier sans restes les deux termes. À ce sujet, qu’ils le sachent ou non, ils sont très chrétiens : « Le paganisme ne voyait dans l’individu qu’un membre distinct et dépendant de l’espèce ; le christianisme, au contraire, l’identifiait avec l’espèce, ne le comprenait que dans une unité immédiate et sans différence avec elle […] Pour le chrétien, Dieu est le concept de l’espèce considérée en tant qu’individu. » (Feuerbach 1841, p. 165 sq.) L’erreur n’est pas, bien entendu, dans le fait de prendre comme point de départ l’esprit linguistique unique, mais dans le fait de méconnaître ou d’enlever ses caractères transindividuels. Attention : par « transindividuel » il ne faut pas entendre l’ensemble de qualités qui rapprochent l’individu des autres individus, mais ce qui concerne uniquement la relation entre individus, sans appartenir solidairement à aucun d’eux en particulier. La transindividualité est la manière dont s’articule, à l’intérieur du même esprit individuel, l’écart entre l’espèce et l’individu. Elle est un espace potentiel encore vide, non pas un ensemble de propriétés positives : ces dernières, loin de se situer dans un « entre », constitueraient en effet le patrimoine exclusif d’un certain Moi. Dans le particulier, dans l’individu, les aspects transindividuels de la faculté de langage, à savoir de la nature humaine, se présentent inévitablement comme incomplétude, lacune, potentialité. Et alors, ces caractères défectifs, et cependant innés, signalent que la vie de l’esprit est, depuis le début, une vie publique. Ayant négligé la dimension transindividuelle, Chomsky et les cognitivistes croient que l’intellect de chacun est autosuffisant et, donc, dépolitisé. Dans leur scénario, la pratique sociale ne monte sur scène que dans le deuxième acte, lorsque des esprits déjà complets en eux-mêmes interagissent, des esprits essentiellement privés. La sphère publique est donc un élément optionnel dont on peut toujours se passer. L’« animal qui a le langage » n’est pas, en tant que tel, un « animal politique ». Le vacarme de l’histoire ne plonge pas ses racines dans la nature humaine : voire, c’est au nom de cette dernière qu’il faut s’efforcer d’atténuer ce vacarme, en amoindrissant les dissonances.

      3 – Invariance biologique et horizon religieux

      L’histoire naturelle vise à recenser les formes très différentes sous lesquelles les présupposés biologiques de notre espèce émergent en tant que tels sur le plan empirique, en s’incarnant dans des phénomènes sociopolitiques absolument contingents. Elle prête une attention spéciale à la manière dans laquelle les conditions phylogénétiques qui garantissent l’historicité de l’animal humain prennent parfois l’apparence de faits historiques bien déterminés. Elle défend avec fermeté, donc, aussi bien l’invariance de l’invariant, que la variabilité du variable, en excluant des compromis qui ne sont judicieux qu’en apparence. Pour faire valoir ses instances propres, l’histoire naturelle doit repousser en bloc les orientations opposées et symétriques qui se heurtèrent dans la discussion de 1971. Elle doit repousser l’une et l’autre orientation, mais surtout l’alternative qu’elles représentent ensemble : ou bien dissolution de la métahistoire dans l’histoire empirique (Foucault), ou bien réabsorption de l’histoire dans la métahistoire (Chomsky). Tant que le domaine des choix possibles semblera saturé par ces deux polarités, l’histoire naturelle restera un migrant clandestin sans droit de citoyenneté.

  • Vaccin contre le Covid : l’étude révolutionnaire qui enterre définitivement les accusations des antivax
    https://www.liberation.fr/societe/sante/vaccin-contre-le-covid-letude-revolutionnaire-qui-enterre-definitivement-

    Cinq ans après le début de la vaccination Covid, une étude de grande ampleur compare la mortalité à long terme des vaccinés et non vaccinés. Christian Lehmann est médecin et écrivain.

    #paywall :-/

    • Si plusieurs études épidémiologiques ont montré la sécurité du #vaccin sur le court terme dans les trois mois suivant l’injection (ainsi que la diminution de la mortalité), aucune jusqu’ici n’avait pu étudier les effets à long terme des #vaccins_ARNm, dans la mesure où les vraies études scientifiques prennent du temps, de l’énergie, à la différence des torchons rédigés en copier-coller en trois jours sur une paillasse à l’IHU Marseille. Et c’est chose faite, avec une étude d’Epi-Phare, pilotée par le professeur Mahmoud Zureik, publiée ce jeudi 4 décembre dans le Journal of American Medicine, évaluant la mortalité toutes causes sur quatre ans, chez des individus âgés de 18 à 59 ans.

      Construite à partir des informations du Système national des données de santé, sur 22,7 millions d’individus vaccinés en France, et 5,9 millions d’individus non vaccinés, cette étude compare la mortalité des deux groupes. L’adhésion à la vaccination étant volontaire, sauf pour les soignants – dont certains députés LFI bataillaient pour protéger leur liberté à contaminer des patients fragiles –, les deux groupes ne sont pas exactement identiques : parmi les vaccinés on trouve plus de personnes âgées, et plus de personnes présentant des maladies lourdes, des comorbidités.

      Eh bien malgré ces facteurs de risque plus élevés, cette population de vaccinés présente une plus faible mortalité très nette au bout de quatre ans que la population de non-vaccinés, pourtant en moyenne plus jeune et en meilleure santé. « Comparativement aux non-vaccinés, les individus vaccinés présentaient un risque de décès pour Covid-19 sévère hospitalisé réduit de 74 %, et un risque de décès toutes causes réduit de 24 %», précise l’étude.

      Epi-Phare n’en est pas à sa première étude sur le Covid, loin de là. Depuis le début de la pandémie, ce groupement d’intérêt scientifique parrainé par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé et l’Assurance maladie réalise, coordonne et met en œuvre une expertise publique indépendante, et la publication de nombreuses études rigoureuses sur l’utilisation du Paxlovid, sur le recours à l’oxygénothérapie à domicile, sur les risques de formes graves de #Covid pour les personnes prenant certains médicaments immunodépresseurs, et en pratiquant une surveillance pharmaco-épidémique extrêmement vigilante sur les éventuels effets indésirables des vaccins. C’est ainsi qu’Epi-Phare avait étudié les troubles menstruels pouvant survenir dans les mois suivant la vaccination, avait pu démontrer l’absence de risque de malformation néonatale chez les bébés dont la mère s’était vaccinée pendant la grossesse, et avait quantifié le risque, faible mais non négligeable, de myocardites (de pronostic heureusement moins sévère que les myocardites liées au virus) dans la semaine suivant la seconde dose de vaccin ARNm chez les jeunes adolescents de sexe masculin.

      Cette nouvelle étude est révolutionnaire de par le nombre de patients pris en compte : l’ensemble de la population française vaccinée et non vaccinée en 2021, suivie pendant cinq ans. (...)

      Les personnes vaccinées meurent moins que les personnes non-vaccinées… Pas seulement du Covid, mais quelle que soit la cause de la mort. Qu’est-ce que cela signifie ? Eh bien ce que nombre de soignants ont répété pendant toute la pandémie, sans grand relais : la #désinformation tue. Elle éloigne ceux qui en tombent victimes non seulement de la vaccination, mais aussi des soignants et des #soins adaptés. La désinformation fait naître une perte de confiance, amène une partie de la population, en général moins favorisée socialement, à ne pas se soigner.

      https://justpaste.it/l4vjp

  • « Le deuil blanc, c’est perdre un peu de son proche à chaque minute qui passe » : la famille face au déclin des malades d’Alzheimer ou de Parkinson
    https://www.lemonde.fr/intimites/article/2025/11/23/le-deuil-blanc-c-est-perdre-un-peu-de-son-proche-a-chaque-minute-qui-passe-l

    #aidants #deuil_blanc #Alzheimer #Parkinson #sénilité #démence #prendre_soin

    “Dieu merci, ce n’est pas Alzheimer, il va garder toute sa tête !” » Nous sommes en février 2018. Lorsque Mélanie Dufey raccroche, cette naturopathe, alors âgée de 34 ans, n’a pas conscience que la maladie de Parkinson est neurodégénérative, donc progressive. Plutôt connue pour les tremblements qu’elle provoque, elle n’est pas toujours associée par les patients et leur entourage à une dégradation cognitive. Ni ses recherches sur Internet ni les professionnels de santé ne vont préparer Mélanie à la suite.

    La maladie s’installe insidieusement. Pendant plusieurs années, le père de Mélanie, Robert, ancien directeur informatique, poursuit sa vie de retraité entre Paris, la Picardie et la Haute-Marne. Mais les premières manifestations de démence surgissent, et la maladie franchit des paliers.

    #paywall (merci d’avance)

  • Syndromes d’apnées du sommeil - Prescrire
    https://www.prescrire.org/strategies-de-soins/412-syndromes-d-apnees-du-sommeil

    Syndromes d’apnées du sommeil
    Pression positive continue : pas de bénéfice démontré au-delà d’une amélioration de la qualité de sommeil.

    Il parait que l’apnée du sommeil touche 5% de la population.

    #paywall #SAHOS

    #business_santé #non_prouvé_scientifiquement #vente_forcée #sur_le_dos_de_la_sécurité_sociale #santé #ppc #oam #médecins_complices #IA

    #témoignages_bienvenus

    • D’après un ami médecin, plus de 30% des personnes à qui ont à proposé le PPC pour traiter leur apnée du sommeil ne supportent pas l’appareillage (PPC pour Pression Positive Continue). Certains ont même le sentiment qu’on leur met un sac plastique sur la tête, du coup 1/3 de sa vie à étouffer, c’est énorme, oui.
      Mais tant mieux si ça fonctionne pour certaines personnes. C’est juste que je découvre le processus et que je vais faire un tour chez les juristes d’une asso de consommateurs demain pour éclaircir les choses.

      Ah oui, aussi, le côté prosaïque c’est un coût d’environ 100€ par mois pour un effet non prouvé scientifiquement et l’appareil est loué et remboursé à 60% par la sécu. Reste à charge de 40€.

    • la promesse, c’est pas juste ... la qualité du sommeil, c’est celle de la vie elle-même (la privation de sommeil est une réelle torture : les connections synaptiques se déglinguent ; le mauvais sommeil, suffit de demander à des parents de nourrissons, surtout solo). un ami a ça : insomnies, maux de tête, fatigue (sans parler de conséquences hypothétiques à venir), on lui parle de le suppléer en oxygène...

      #apnée_du_sommeil #appareillage_médical #médecine

    • Il me semble qu’à se focaliser sur une machine, on oublie de panser les causes (de santé et de politique) pour s’en tenir aux symptômes. Ici, ce qui m’intéresse, c’est de comprendre la mise en place du business de la location de ces machines et l’abandon à des sociétés privées de juteux « dispositifs médicaux à domicile ». Ou quand les médecins ne savent plus faire que des prescriptions de machines dictées par d’autres machines, et que le malade passe à l’arrière plan.

      Il me semble avoir retrouvé le lien du texte de Prescrire
      https://www.sleepclinic.be/wp-content/uploads/La-pression-positive-continue-am%C3%A9liore-la-qualit%C3%A9-du-sommeil-m

    • J’ai testé la PPC, le genre d’appareillage qui te fait faire le « Dark Vador » toute la nuit. Je ne pouvais plus dormir. Donc en fait, le résultat était au rendez-vous : plus de sommeil, plus d’apnée.
      Après, une pneumologue m’a proposé une orthèse d’avancée mandibulaire (OAM).
      https://centre-sommeil-respire.fr/traitements/orthese-davancee-mandibulaire

      Effets indésirables
      Il s’agit essentiellement d’inconforts liés au dispositif dentaire. Par exemple, une sécheresse/hypersalivation buccale, des douleurs dentaires et/ou articulaires temporo-mandibulaires, etc. Ces inconforts, habituellement d’intensité modérée, sont surtout perçus en début de traitement et ne justifient que rarement son interruption. Cependant, à long terme, il peut exister chez certains patients une modification de l’occlusion dentaire (inclinaison des incisives).

      Donc obligé de faire quelques exercices de mandibules chaque matin pour détendre les muscles et les articulations de la mâchoire pour ramener tout ça à la « normale ». Le pire c’est que j’y ai laissé une prémolaire qui s’est mise à « chasser sur son ancre ». Extraction de la dent, alvéole dentaire en miettes, douleurs, anti douleurs (ibuprofène, paracétamol, tramadol), emmerdements pendant deux mois. Une dent en moins, nouvelle orthèse à fabriquer. J’ai lâché l’affaire.
      Je continue à ronfler (plus ou moins bruyamment), je suis toujours un « apnéiste » et j’ai des gros coups de mou pendant la journée. Je m’adapte avec des siestes plutôt longues (où je ronfle toujours et respire mal).

      Parlons aussi (peut-être) de la qualité de l’air intérieur dans nos logements et de celle de l’air extérieur (évidemment).

    • @sombre merci de ton témoignage.

      Tout à fait aussi pour réduire la pollution atmosphérique !

      Alternatives et aides possibles : perdre du poids, chanter (muscler les tissus mous de la gorge), faire de l’hypnose, respirer par le nez.

    • Alors, ma visite à l’UFC-Que Choisir qui concernait les installations de matériel médical à domicile s’est soldée par un échec, refus de prise en considération. Je souhaitais questionner les pratiques actuelles, connaitre leur encadrement juridique, mais aussi dénoncer un mode de vente forcée quand c’est la sécu qui paye et que cela se nomme de la location.

      Actuellement, pour une affaire individuelle, la société privée qui a installé le matériel ne veut pas le récupérer et argue qu’il faut l’autorisation du pneumologue prescripteur, pas de la personne. Or, le secrétariat du prescripteur refuse de prendre la demande en considération.

      Le juriste apathique de l’UFC-Que Choisir a réfuté tout mes arguments en prétextant qu’il en va de la responsabilité du médecin prescripteur et que la médecine a des lois spéciales. Lesquelles ? Impossible de savoir.

      #chasse_gardée #consentement_éclairé

      Consentement libre et éclairé du patient (définition)
      https://www.france-assos-sante.org/66-millions-dimpatients/patients-vous-avez-des-droits/consentement-aux-soins

      Consentement éclairé du patient : définition et pré-requis

      Avant de donner son consentement aux soins, le patient doit bénéficier d’informations loyales, claires et adaptées à son degré de compréhension de la part des équipes soignantes et médicales tout en étant libre de toute pression ou contrainte. Donner son consentement éclairé implique de connaître les alternatives thérapeutiques envisageables, c’est-à-dire les autres moyens de traiter le(s) problème(s) de santé rencontré(s) avec leurs avantages et leurs inconvénients… C’est sur la base de cet échange que le patient pourra accepter ou refuser ce que préconisent les professionnels de santé. Ces derniers devront obligatoirement respecter la volonté du patient.

    • J’ai une amie qui a utilisé le dispositif pendant quelques années.
      Bénéfice immédiat : en retrouvant un sommeil de qualité, elle a retrouvé une vie dont elle était privée car étant fatiguée tout le temps. Rien que pour ça, ça vaut le coup.

      Ensuite, il semblerait qu’elle ait pu se passer de l’appareil au bout de quelques années. Pourquoi, comment ? Je ne sais pas. Mais pour elle, c’était tout bénéfice.

      Deuxième cas : ma camarade de piaule à l’hosto. 75 ans, multi-problèmes et voilà qu’à l’heure du dodo, elle sort sa machine PPC. J’ai commencé à pleurer à l’intérieur de moi en me disant que pour ma gueule, c’était mort la récup’.
      Mais que nenni !

      Déjà, c’est un petit machin de la taille de mon mini PC. Et l’embout, c’est juste pour le nez et elle me disait que c’était vraiment mieux que le gros bidule.

      Mais surtout, les gus ont trouvé le moyen d’avoir un compresseur… silencieux. Ce truc fait moins de bruit qu’une clim bien réglée. Donc, je suppose qu’il existe des devices pour richoux et que j’ai partagé quelques nuits avec l’un d’entre eux, sachant que j’ai le sommeil affreusement léger.

      Donc, pas de bruit de l’enfer, pas de Dark Vador et une voisine qui ne ronfle pas et qui est de bonne humeur au matin.

    • Une première connaissance qui avait du mal à dormir, se retrouvait en burn-out au boulot... a eu du mal à trouver sa machine. Et a finalement trouvé ce qui lui convenait. Il revit.

      Une seconde connaissance, idem, qualité de vie en effondrement total, difficultés dans les relations avec les autres au boulot. Il trouve la bonne machine. Il revit. Vraiment.

      Il y a aussi @paul_denton sur Mastodon, dont on parle d’ailleurs ce matin sur SeenThis, qui a raconté son odyssée à ce sujet et qui lui aussi a retrouvé une relative qualité de vie de ce qu’il a partagé.

      Ce sont des hommes tous les trois. Ont-ils bénéficié d’une prise en charge spécifique ? Je n’ai pas la réponse, même si la documentation dit que la probabilité est non-nulle.

    • J’ai retiré le lien. C’était pour montrer de qui je cause (je ne retrouve pas le lien vers son profil, là en 30 secondes, et quand je dis « qui », je dis pas que c’est une pourriture antisémite, ce n’est pas du tout ça, je le précise, c’est maladroit de ma part de choisir ce lien oui ; dans la vraie vie (des réseaux sociaux), c’est une personne très gentille, et soucieuse de bien faire, une vraie belle personne, un petit peu paumée dans l’horreur de notre société fasciste)

    • Le lien de profil : https://mastodon.social/@paul_denton

      Oui, il avait parlé de ses problèmes de sommeil.

      Mes deux exemple sont des femmes et elles étaient satisfaites du résultats.

      Après, c’est pareil : j’ai eu une excellente prise en charge de mon problème médical, depuis le 15 jusqu’à la visite de contrôle post-op.
      Beaucoup d’autres gens, dans le même hosto ou ailleurs avec le même problème n’ont pas du tout bénéficié des mêmes soins.

      Donc quelles sont les variables qui expliquent de tels écarts aléatoires entre les personnes ?
      Je pense que la couleur, le genre et la classe sociale comptent beaucoup. La manière de s’exprimer aussi (c’est multifactoriel entre ton origine, ton éducation et ta psychologie) qui fait qu’un soignant sera ± à l’écoute.

      Après, on a un système tellement dégradé qu’il n’y a plus aucune égalité de traitement entre les citoyens.

    • @monolecte Je ne coche aucune des cases (couleur/genre/classe sociale) Le pneumo pourrait sûrement faire autrement que d’expédier ses patient·es à qui il prescrit toute la journée des PPC à partir du diagnostic que lui ressort une machine. Il doit se morfondre au bout de 20 ans à faire la même chose enfermé dans un bureau d’hôpital avec les photos de ses vacances au mur et un ordinateur qu’il commande grâce à une IA.
      Et bien sûr des patient·es qui ne comprennent pas trop ce qui leur arrive et qui se ressemblent étonnamment. Le tout fait que soit il sait renouveler une capacité d’accueil bienveillant soit l’indifférence le submerge et le sadisme n’est pas loin pour calmer ce pouvoir et cet ennui.
      De mes expériences traumatisantes avec du personnel médical agresseur dès mon enfance, je suis souvent en défiance même si je m’efforce de ne pas abandonner l’idée de me soigner. Et on me le fait payer assez cher, que je l’exprime ou pas, 90% des médecins veulent trop souvent des malades dociles et admiratifs. Je me bats pour n’avoir que les 10% d’écoutants, je suis assez fière de ne pas avoir abandonné l’idée que soigner c’est prendre soin.

      Je colle ici un lien au casou
      https://www.allianceapnees.org

    • Ah oui, aussi, le côté prosaïque c’est un coût d’environ 100€ par mois pour un effet non prouvé scientifiquement et l’appareil est loué et remboursé à 60% par la sécu. Reste à charge de 40€.

      L’article de Prescrire est un peu trompeur j’ai l’impression, c’est bien prouvé scientifiquement que les appareils améliorent la qualité du sommeil (ce qui n’est pas rien) mais par contre ça n’améliore pas l’espérance de vie, ce qui était probablement une promesse de ces fabricants de machines... Bon ensuite je suppose que plus on met cher là dedans, mieux c’est (comme pour tout le reste : appareils auditifs, tout ce qui est dentaire aussi etc.).

  • Google Has Chosen a Side in Trump’s Mass Deportation Effort
    https://www.404media.co/google-has-chosen-a-side-in-trumps-mass-deportation-effort/?ref=daily-stories-newsletter

    Google is hosting a CBP app that uses facial recognition to identify immigrants, while simultaneously removing apps that report the location of ICE officials because Google sees ICE as a vulnerable group. “It is time to choose sides; fascism or morality? Big tech has made their choice.”

    #business_as_usual
    #paywall

  • Spatial : U-Space lève 24 millions pour s’imposer dans les constellations de petits satellites
    https://www.latribune.fr/article/defense-aerospatiale/50148444935332/spatial-u-space-leve-24-millions-pour-simposer-dans-les-constellations-de-


    U-Space a mis sur pied une usine de 1.000 m2 à Toulouse pour fabriquer un satellite par semaine dès 2027.
    Rémi Benoit

    EXCLUSIF. Le fleuron toulousain du NewSpace veut fabriquer un satellite par semaine d’ici à 2027 et s’attaquer au grand export.

    U-Space confirme sa place de fleuron prometteur du NewSpace européen. La start-up toulousaine annonce à La Tribune ce mercredi 12 novembre avoir bouclé une levée de fonds de 24 millions d’euros auprès des investisseurs Blast, le fonds Definvest du ministère des Armées, géré par Bpifrance, et Expansion aux côtés de Primo Capital via son fonds d’investissement Primo Space, Karot Capital, ARIS et Vertech Finance.

    Des investisseurs privés plus exigeants
    Fondée en 2018, le fabricant de satellites avait réalisé un premier tour de table de sept millions d’euros en 2022 auprès notamment du fonds Definvest. « Ces fonds ont renouvelé leur confiance dans le projet. Par ailleurs, de nouveaux investisseurs sont entrés au capital à l’image du fonds italien Primo Capital, le premier fonds européen dédié au spatial », commente Fabien Apper, président de U-Space.

    #paywall

  • The multiplying border

    The border is an elastic regime, rather than a fixed line, that can exist anywhere and everywhere

    Citation (article sous #paywall) :

    Similarly, Customs and Border Protection extends authority to within a 100‑mile zone of a US border, allowing it to conduct otherwise unconstitutional warrantless searches, use expansive powers to racially profile and detain people, and establish internal checkpoints. This extends the border to encompass an area where nearly two‑thirds of the population reside.

    https://www.architectural-review.com/essays/keynote/the-multiplying-border
    #frontières #migrations #internalisation_des_frontières #zone_frontalière

    –-

    ajouté à la métaliste autour de la Création de zones frontalières (au lieu de lignes de frontière) en vue de refoulements :
    https://seenthis.net/messages/795053

  • NÉOLIBÉRALISME TARDIF - QUINN SLOBODIAN [entretien avec Michel Feher]
    https://www.diagrammes.fr/fr/folders/neoliberalisme-tardif

    INTRODUCTION

    L’ADMINISTRATION TRUMP : PORTRAIT DE FAMILLES

    LE BLUES DES NÉOLIBÉRAUX À LA FIN DE LA GUERRE FROIDE

    LA GESTION DU CAPITAL HUMAIN : NATIVISME, QI, NATALISME

    LA CIRCULATION DES BIENS : ÉLOGE DES TARIFS DOUANIERS

    LA CONJURATION DE L’INFLATION : L’OR ET LES CRYPTOMONNAIES

    DU CORSETAGE DE LA SOUVERAINETÉ AU PRIVILÈGE DE L’EXÉCUTIF

    NOSTALGIE ET TECHNOFUTURISME

    LE CATCH COMME ALLÉGORIE DU TRUMPISME

    #Quinn_Slobodian

    • Quinn Slobodian : « Le néolibéralisme est un projet continu pour protéger le capitalisme de la démocratie », Par Michel Feher
      https://aoc.media/entretien/2025/10/31/quinn-slobodian-le-neoliberalisme-est-un-projet-continu-pour-proteger-le-capi

      Ce 31 octobre 2025, Trump annonce réduire drastiquement l’entrée de réfugiés sur le territoire américain, privilégiant l’accueil des Afrikaners blancs d’Afrique du Sud. Cela s’inscrit dans la spécificité de la morphologie du gouvernement Trump 2.0 : l’apparition de milliardaires de la Silicon Valley aux côtés des hommes politiques libertariens et conservateurs traditionnels, marque de mutations du néolibéralisme, où l’économie et la finance deviennent la justification de choix politiques comme la fermeture des frontières. Cet entretien est la version écrite d’une interview vidéo publié sur l’indispensable plateforme Diagrammes, dont AOC est partenaire.

      #paywall