• Una jueza admite una petición de Abogados Cristianos y suspende la emisión del sello de Correos sobre el centenario del PCE | Público
    https://www.publico.es/sociedad/jueza-suspende-emision-sello-correos-conmemora-centenario-pce.html

    Ambiance en #Espagne : un timbre commémorant le centenaire de la création du #PCE retiré (pour le moment) de la circulation à la demande de la fondation «Avocats chrétiens».

  • Chine : un troisième sacre historique pour Xi Jinping

    AFP•23/10/2022 à 16:15

    Le président chinois Xi Jinping a été reconduit dimanche à la tête du Parti communiste, s’entourant de fidèles alliés pour devenir le dirigeant le plus puissant de la Chine moderne.

    https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/chine-un-troisieme-sacre-historique-pour-xi-jinping-faf351178abb890fb3d3

    https://s.brsimg.com/static-000/cache/i/content/images/0/5/d/05d268b1723055f35ba06fae039bdba9-760x692.jpg

    « La Chine ne peut pas se développer sans le monde et le monde a aussi besoin de la Chine », a clamé devant la presse le dirigeant, également reconduit aux commandes de l’armée chinoise.

    En une décennie à la tête du pays, Xi Jinping a renforcé la stature de la deuxième économie mondiale et modernisé considérablement l’armée pour rivaliser avec les Etats-Unis.

    « Nous avons créé deux miracles : un développement économique rapide et une stabilité sociale à long terme », s’est-il félicité, après avoir obtenu un troisième mandat de cinq ans, par un Comité central largement remanié du Parti communiste chinois (PCC).

    Les dirigeants russe et nord-coréen, Vladimir Poutine et Kim Jong Un, lui ont envoyé leurs « chaleureuses félicitations ». Le premier s’est dit « ravi » de poursuivre « dialogue constructif et travail commun étroit », le second souhaitant « un plus bel avenir » aux relations bilatérales entre Pékin et Pyongyang.

    Au Palais du peuple à Pékin, le dirigeant de 69 ans au sourire impassible est arrivé à la tribune surmontée de la faucille et du marteau, suivi de six autres hommes nommés au sommet du pouvoir chinois, tous des proches et alliés.

    Plusieurs médias étrangers, comme le Wall Street Journal ou la BBC, n’ont pas été conviés à cette présentation à la presse.

    Remerciant « l’ensemble du Parti pour (sa) confiance », Xi Jinping a promis de « travailler dur dans l’accomplissement » de ses « tâches ».

    Malgré une concentration presque totale des pouvoirs, le dirigeant fait face à des vents adverses : une économie en fort ralentissement en raison de sa politique « zéro Covid », une rivalité exacerbée avec les Etats-Unis et des critiques internationales sur les droits humains.

    - Encore moins de femmes -

    Le 20e congrès du PCC s’est refermé samedi après une semaine de délibérations à huis clos, avec le renouvellement de 65% des membres du Comité central, sorte de parlement interne au parti.

    Au cours de leur première réunion dimanche matin, les 205 membres de ce parlement - dont 11 femmes seulement - ont désigné les 24 représentants du Bureau politique, l’instance de décision du PCC.

    Celui-ci, pour la première fois en 25 ans, ne compte aucune femme.

    « Les femmes continuent d’être fortement sous-représentées au sommet de la politique chinoise », note la lettre d’information spécialisée Neican China. Leur proportion a même reculé de 5,4 à 4,9% au sein du Comité central.

    Ce dernier a aussi désigné dimanche le nouveau Comité permanent du parti, organe qui détient la réalité du pouvoir en Chine.

    Dirigé par son secrétaire général, Xi Jinping, le Comité est désormais exclusivement composé de ses proches alliés.

    A priori, Li Qiang, chef du parti à Shanghai, devrait être le prochain Premier ministre, en dépit d’une gestion chaotique du confinement au printemps. Il succèderait alors à Li Keqiang qui prendra sa retraite.

    Les nouveaux membres du Comité permanent « sont tous des hommes de Xi, cela montre qu’il veut gouverner au-delà d’un troisième mandat », donc après 2027, souligne Alfred Wu Muluan, expert en politique chinoise à l’Université nationale de Singapour.

    Une rupture par rapport au passé, quand les factions du PCC nouaient des compromis pour répartir les postes, ce dont Xi Jinping est un illustre exemple : il est arrivé comme candidat de consensus en 2012.

    Mais M. Xi avait ensuite surpris tout le monde en éliminant ses rivaux pour concentrer peu à peu tous les pouvoirs à la tête du parti et de la Chine, tout en menant une répression sévère contre toute dissidence.

    En décrochant à nouveau le poste de secrétaire général du parti, Xi Jinping s’assure un troisième mandat présidentiel en mars prochain.

    Pour se maintenir au pouvoir, il a fait amender en 2018 la Constitution qui limitait ce poste à deux mandats et à une durée totale de 10 ans.

    « La reconduction de Xi Jinping est le fruit d’une extrême concentration de son pouvoir personnel », souligne à l’AFP un politologue chinois, sous couvert d’anonymat compte tenu de la sensibilité du sujet.

    Et il ne fait « aucun doute » que M. Xi cherche désormais à se maintenir au pouvoir à vie.

    Cette décision est « catastrophique pour la Chine » et nuit au Parti communiste, estime cet intellectuel, car elle annonce selon lui « le déclin et la stagnation » de la deuxième économie mondiale.

    Henry Gao, professeur de droit à l’université de gestion de Singapour, prédit quant à lui que Xi sera « plus conservateur » en politique intérieure mais « plus radical » à l’international lors de son prochain mandat : il « tentera de se confronter à l’Occident ».

    - L’incident Hu Jintao -

    En clôture de son congrès, le PCC a réaffirmé samedi le « rôle central » de Xi Jinping.

    Seul incident marquant durant une cérémonie très chorégraphiée, l’ancien président Hu Jintao a été escorté vers la sortie, ont constaté des journalistes de l’AFP.

    Visiblement contre son gré, l’homme de 79 ans, qui a présidé la Chine de 2003 à 2013, a été incité par des employés à se lever de son siège, situé à côté de Xi Jinping.

    Cette scène très inhabituelle n’a pas été expliquée par les autorités, qui n’ont donné aucune suite aux sollicitations de l’AFP.

    L’agence Chine nouvelle a affirmé en anglais que Hu Jintao « ne se sentait pas bien ». Il va « beaucoup mieux » désormais, a-t-elle écrit sur Twitter, bloqué en Chine. Aucun média dans le pays n’a cependant repris cette information.

    #Chine#Congres#PCC#Xi_jinping

  • Chine : les dangers de la toute-puissance (40mn)

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-invite-e-des-matins/chine-les-dangers-de-la-toute-puissance-9083478

    _Alors que s’est tenu le XXe congrès du parti communiste, Xi Jinping paraît renforcé en tant que leader incontesté de la Chine et devrait sans surprise être investi d’un 3ème mandat pour au moins 5 ans. Toutefois, tous les signaux ne sont pas au vert pour celui qu’on présente comme le nouveau Mao...

    Avec

    Sylvie Bermann Ancienne ambassadrice de France en Chine, au Royaume-Uni et en Russie

    Alice Ekman Analyste responsable de l’Asie à l’Institut des études de sécurité de l’Union européenne (EUISS)

    Un régime de la peur mis en place par Xi Jinping lui-même

    Pour Alice Ekman, le discours d’ouverture du XXème congrès du Parti communiste chinois souligne en premier lieu « la consolidation du parti et l’omniprésence de ce dernier à tous les échelons de la société. » Elle anticipe que « la campagne de recadrage des membres du parti va se poursuivre » notamment à travers « des purges qui continuent (…), des hauts cadres qui continuent d’être arrêtés, notamment dans les semaines précédant le congrès du Parti communiste chinois. »_

    #Chine#Xi_jinping#PCC#Congres#Communisme#Consommation

  • Le dessous des cartes (25mn)

    Spécial Chine

    https://www.arte.tv/fr/videos/111211-001-A/le-dessous-des-cartes

    Le Congrès du Parti communiste chinois s’ouvre le 16 octobre 2022 : un rendez-vous majeur au cours duquel le président Xi Jinping devrait s’assurer un troisième mandat à la tête du Parti et donc du pays – une première depuis Mao Zedong.

    Dans ce numéro grand format, « Le dessous des cartes » analyse la stratégie chinoise en compagnie de la sinologue Alice Ekman.

    Au Congrès quinquennal, 2 300 délégués du PCC se réunissent au Palais du peuple sur la place Tiananmen afin de désigner les membres du comité central pour les cinq prochaines années. Xi Jinping y affirmera son pouvoir et sa volonté de puissance. A la veille de l’ouverture de ce Congrès, retour sur les difficultés intérieures d’un pays piégé par sa stratégie Zéro Covid et qui doit encore résoudre des inégalités territoriales structurelles, sur l’avenir des Nouvelles routes de la soie dans un contexte économique mondial difficile, la montée des tensions entre Pékin et Taïpei sur fond de guerre en Ukraine, la compétition sino-américaine dans le domaine militaire et technologique, la question Ouïghours, et la relation sino-russe depuis l’offensive de Moscou contre Kiev.

    #Chine#Congres#PCC#Xi_jinping

  • En Chine, Xi mène une « purge » anti-corruption avant le congrès

    AFP•15/10/2022 à 09:55

    Avant l’important congrès du Parti communiste (PCC) qui s’ouvre dimanche, le président chinois Xi Jinping mène une « dernière série de purges » via sa campagne anti-corruption, afin de consolider son pouvoir, selon des analystes.

    Il l’a lancée à son arrivée au pouvoir il y a 10 ans, promettant de faire tomber les « tigres » (hauts dirigeants) et les « mouches » (petits fonctionnaires) avides de pots-de-vins et malversations diverses.

    Depuis, au moins 1,5 million de personnes ont été sanctionnées selon les chiffres officiels, et la Chine a progressé, dans le bon sens, selon le classement de l’ONG Transparency International sur la perception de la corruption.

    Mais pour ses critiques, la campagne est aussi pour Xi Jinping un outil politique, destiné à faire tomber des rivaux. Et l’approche du congrès a accéléré la tendance.

    Depuis début 2022, des sanctions ont été prononcées dans quelque 1.110 affaires.

    la suite :

    https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/en-chine-xi-mene-une-purge-anti-corruption-avant-le-congres-7041924984e2

    #Chine#PCC#Congres#Xi_jinping#Tigres#Mouches

    • L’ancien président Hu Jintao escorté hors de l’auditorium où se déroule la cérémonie de clotûre du 20ᵉ congrès du Parti communiste chinois, à Pékin, passe derrière l’actuel dirigeant Xi Jinping et le premier ministre Li Keqiang, samedi 22 octobre 2022. NG HAN GUAN / AP

      le regard du galonné à l’arrière plan...

    • Hu Jintao (chinois simplifié : 胡锦涛 ; pinyin : Hú Jǐntāo [ xǔ tɕìntʰáu]1), né le 21 décembre 1942 à Taizhou, Jiangsu (à environ 300 km à l’ouest de Shanghai), est un homme d’État chinois, secrétaire général du Parti communiste chinois (PCC) du 15 novembre 2002 au 15 novembre 2012 et président de la république populaire de Chine du 15 mars 2003 au 14 mars 2013, en ayant été réélu le 15 mars 2008 par l’Assemblée nationale populaire.

    • Je pense qu’il est gateux ou sénile... A 80 ans ça arrive aussi en Chine... A moins qu’il lui ai fait « fumer la moquette » pour faire tapisserie dans la fiesta et qu’ils aient un peu surdosés le cocktail... En tout cas sur la vidéo il ne ressemble pas à un rebelle réformiste qui s’éleverait contre le système...

    • il est lourdé, et publiquement, c’est ça la nouvelle. usuellement cela se faisait dans les coulisses, ou par un vote. là, Xi Jinping montre qu’il purge mieux que Mao, spectaculairement. ce à quoi il ressemble c’est à un géronte qui tente de garder son rang, au moins pour la montre, puisque de toute façon, il n’est à la tête d’aucune faction, c’est pas une affaire de réformisme ou pas, c’est l’étalage sans vergogne d’un pouvoir plus absolu encore que ce que la Chine a pu connaître (même pas besoin d’une révo cul ou de luttes de factions).

      c’est pas la marionnette qu’il faut regarder.

    • Je ne pense pas, faire disparaitre quelqu’un et aller jusqu’à effacer son nom et jusqu’aux preuves de son existence passée est une chose que les chinois savent très bien faire.

      Je pense que Xi avait besoin de tout le décorum et de tous les figurants pour son couronnement. Là ils s’aperçoivent que Hu est total gateux, qu’il aurait dû rester au lit et ils sont gênès. Je ne perçoit nulle satisfaction, que de la gêne...

    • @colporteur

      XXème Congrès du PCC : "l’incident Hu Jintao" et le nouveau Comité central

      https://asialyst.com/fr/2022/10/22/chine-xxe-congres-parti-communiste-pcc-incident-hu-jintao-nouveau-comite-c

      Extrait :

      Alors que le 16 octobre à l’ouverture du Congrès, Xi Jinping avait aidé Hu à s’asseoir, il en fut autrement ce samedi. Quelques heures avant la clôture de la première rencontre, des membres du personnel viennent prendre les lunettes de l’ancien numéro un chinois et commencent à « l’aider » à se lever, bien malgré lui. Hu tente alors de prendre le porte-folio en face lui, mais il est intercepté par Li Zhanshu, président de l’Assemblée nationale populaire. L’ex-président tente de se s’asseoir de nouveau, il est remis debout et progressivement escorté à l’extérieur. Sur son chemin, il interpelle Xi Jinping qui hoche la tête, et met sa main sur l’épaule du Premier ministre Li Keqiang, son protégé. Peu après, les journalistes sont appelés à quitter les lieux et on voit Li Zhanshu s’essuyer le front. Wang Huning, l’idéologue du Parti semble un peu ébahi, tandis que les autres dirigeants assis au premier rang baissent les yeux – y compris l’ancien chef du gouvernement Wen Jiabao, Zeng Qinghong, bras droit de Jiang Zemin, ou le vétéran Song Ping, mentor de Hu et Wen.

    • seconde main. nombreux gérontes "marxistes" maintenus (exceptions multiples à la règle du départ en retraite à 68 ans, dont Wang Huning) au regard des quincas économaître et technocrates annoncés plus hauts comme promus. moins de modernité gestionnaire (en kleptocratie on s’en fout) davantage d’archaÏsme confucéanisants (la #Société_harmonieuse)
      mais oui, virer le plus publiquement possible ce n’est pas gommer une photo. la Chine de Xi Jinping surpasse l’antique URSS de Staline

      Wang Huning [renouvellé en tant que membre du Comité permanent du bureau politique du Parti communiste chinois ], la tête pensante du régime sort de l’ombre, 25 octobre 2017
      https://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2017/10/25/wang-huning-la-tete-pensante-du-regime-sort-de-l-ombre_5205652_3216.html
      Cet ancien professeur en sciences politiques, francophone, est un partisan du néo-autoritarisme à la chinoise.

      En accédant au Comité permanent, où il va superviser le département de propagande du parti, Wang Huning accède à une place prééminente dans la hiérarchie du pouvoir communiste. Une consécration pour celui qu’on a surnommé le « Kissinger chinois » ou « conseiller en chef de Zhongnanhai », le lieu du pouvoir communiste à Pékin, non loin de la Cité interdite. Wang Huning est l’un des théoriciens du pouvoir chinois depuis Jiang Zemin, qui l’a fait monter à Pékin en 1995, alors qu’il était doyen de la faculté de droit de l’université de Fudan à Shanghaï. Il rejoint alors le Centre de recherche de la politique centrale, le think tank du pouvoir central, dont il dirigera le département d’études politiques. Entré en 2002 au Comité central, il sera ensuite l’auteur du concept de développement scientifique de Hu Jintao et sert, selon sa biographie par la Brookings Institution, de lien entre l’équipe de Hu Jintao et l’ancien président Jiang Zemin et son éminence grise, Zeng Qinghong, tous deux très influents.

      M. Wang a fait des études de français – langue qu’il parle couramment – puis de politique internationale et de droit. Devenu professeur, il effectuera plusieurs séjours comme chercheur invité aux Etats-Unis à la fin des années 1980, notamment à Berkeley, en Californie. C’est durant ces voyages qu’il dresse le constat que Washington est le grand rival auquel Pékin ne cesse de se mesurer. En 1991, il publie un livre, Les Etats-Unis contre les Etats-Unis, où il détaille ses six mois passés sur le sol américain à tenter de comprendre la première puissance mondiale, ses forces et ses failles.

      « Plume » de Xi Jinping

      La responsabilité d’un intellectuel chinois, juge-t-il à ce moment, est à la fois de comprendre pourquoi la Chine, une civilisation vieille de plus de 2 000 ans, a pu sombrer dans le déclin et pourquoi les Etats-Unis, jeune pays de 200 ans, a pu devenir la première puissance mondiale. « Je considère, écrit-il, qu’un intellectuel vivant au XXe siècle a le devoir d’étudier ces deux phénomènes. Tout intellectuel chinois doit le faire, c’est un moyen de mieux connaître le monde et soi-même et d’explorer le chemin de la Chine vers la puissance et la prospérité. »_Voilà posé les bases de cette fameuse renaissance chinoise tant vantée par le sécrétaire général du PCC, Xi Jinping.

      Dans les années 1980, il s’intéresse au système juridique. Dans un texte de 1986, il attribue ainsi les abus de la Révolution culturelle à l’absence de séparation entre la police, le parquet et la justice – un avis très partagé dans cette période d’ouverture politique. Mais il se fait vite remarquer ensuite pour sa défense d’un pouvoir centralisateur fort, capable d’« être efficace dans la redistribution des ressources » et de « promouvoir une croissance économique rapide », comme il l’écrit en mars 1988 dans un article pour le Journal de l’université Fudan_ (« Analyse sur les formes de gouvernement pendant le processus de modernisation »). M. Wang devient à ce titre un représentant de l’école de pensée néo-autoritaire. C’est cette théorie qu’il faut comprendre, écrit le sinologue Jude Blanchette dans un article récent intitulé « Le rêve néo-autoritaire de Wang Huning » pour « comprendre la phase ultra-conservatrice dans laquelle se trouve aujourd’hui la Chine ». Devenu proche conseiller et « plume » de Xi Jinping, il l’accompagne lors de nombreux voyages à l’étranger.

      WANG HUNING : L’ARCHITECTE DU « RÊVE CHINOIS »
      Théophile Sourdille
      https://www.iris-france.org/wp-content/uploads/2018/12/Asia-Focus-95.pdf

      LA STRUCTURE CHANGEANTE DE LA CULTURE POLITIQUE CHINOISE SELON WANG HUNING
      https://legrandcontinent.eu/fr/2022/10/08/la-structure-changeante-de-la-culture-politique-chinoise-selon-wang

      #terreur #pleins_pouvoirs

  • Chine : Pékin renforce la sécurité après des banderoles anti-Xi Jinping

    AFP•14/10/2022 à 10:21

    https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/chine-pekin-renforce-la-securite-apres-des-banderoles-anti-xi-jinping-df

    _La sécurité a été renforcée vendredi à Pékin tout comme la censure sur internet pour faire disparaître toute référence à des banderoles hostiles au président Xi Jinping, accrochées dans la capitale juste avant un congrès.

    Ce geste de défiance à l’égard du pouvoir est très inhabituel à Pékin, ville quadrillée à l’ordinaire par une armée de forces de sécurité, de volontaires et de caméras de surveillance.

    Il l’est encore plus à l’approche du congrès du Parti communiste dimanche, un événement politiquement sensible qui s’accompagne de mesures de sécurité supplémentaires.

    Jeudi, deux banderoles hostiles au dirigeant chinois et aux strictes restrictions de sa politique anti-Covid ont été suspendues à un pont de Pékin, selon des images virales sur les réseaux sociaux étrangers mais bloquées en Chine.

    « Beaucoup de gens les ont vues », ces banderoles, a confirmé vendredi à l’AFP un témoin sous couvert d’anonymat.

    « Je ne veux pas d’ennuis avec les autorités », s’est-il justifié, précisant que les banderoles avaient rapidement été retirées par les forces de l’ordre.
    "Pas de tests Covid, mais je veux à manger. Pas de Révolution culturelle mais des réformes. Pas de confinement mais la liberté. Pas de dirigeant mais un vote. Pas de mensonge mais la dignité. Je ne veux pas être un esclave mais un citoyen" , pouvait-on lire sur la première banderole.

    La seconde appelait les citoyens à se mettre en grève et à chasser "le traître dictateur Xi Jinping ".

    Vendredi, la surveillance des ponts à Pékin a été renforcée, ont constaté des journalistes de l’AFP, et une importante présence policière était visible près du pont Sitong où les slogans ont été affichés.

    La censure a pour sa part monté d’un cran sur internet.

    La recherche du mot-clé « Pékin » sur le réseau social Weibo n’affichait que des résultats de comptes certifiés, au lieu du torrent habituel de messages d’utilisateurs.

    Un mot-dièse (#JeLesAiVues), utilisé brièvement par les internautes, était pour sa part indisponible vendredi.

    La Chine surveille étroitement son internet. Les censeurs effacent les contenus qui présentent la politique de l’Etat sous un mauvais jour ou sont de nature à créer de l’agitation.

    De nombreux sites de médias étrangers sont par ailleurs indisponibles sans le recours à des logiciels de contournement type VPN._

    #Chine#PCC#Xi_jinping#JeLesAiVues#Beijing#Pékin#Congres

  • Le Japon rouvre ses frontières et compte sur le tourisme pour relancer son économie
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/10/11/le-japon-rouvre-ses-frontieres-et-compte-sur-le-tourisme-pour-relancer-son-e

    Le Japon rouvre ses frontières et compte sur le tourisme pour relancer son économie
    Les voyageurs en provenance de 68 pays peuvent à nouveau entrer sans visa dans l’Archipel. Le gouvernement attend une bouffée d’oxygène de ce retour des visiteurs.
    Par Philippe Mesmer(Tokyo, correspondance)
    Publié hier à 15h28, mis à jour à 06h31
    Le Japon s’ouvre de nouveau. Depuis mardi 11 octobre, les visiteurs originaires de 68 pays peuvent entrer sans visa dans l’Archipel, à la seule condition de disposer d’un document attestant d’une triple vaccination contre le Covid-19 ou du résultat négatif d’un test PCR effectué dans les soixante-douze heures avant le départ.
    Les touristes devront néanmoins composer avec un port du masque toujours très utilisé. Le pays encourage à le porter en intérieur et à s’abstenir de parler fort. Vendredi 7 octobre, le gouvernement japonais a approuvé un renforcement du cadre réglementaire des hôtels, qui permet à ceux-ci de refuser les clients ne respectant pas les contrôles en place pendant une pandémie.Dès avril 2020, le Japon avait suspendu ses autorisations d’entrée sans visa pour les ressortissants des Etats les plus touchés par la crise sanitaire. En août 2021, la mesure avait été étendue à 159 pays et territoires. Les différentes vagues d’un virus qui a contaminé 21,5 millions de Japonais et provoqué le décès de 45 500 malades ont alimenté les réticences des autorités comme de la population à accueillir de nouveau des touristes.
    A partir de mai, la réouverture s’est faite par étapes, et l’acceptation de visiteurs en voyages organisés, dans la limite de 20 000 par jour. Ces dispositions, couplées à des « états d’urgence » enjoignant aux Japonais de limiter leurs déplacements pour enrayer la propagation du Covid-19, ont porté un coup rude à l’industrie touristique. A peine plus d’un demi-million de visiteurs sont venus en 2022, bien loin du record de 31,8 millions atteint en 2019. Très attendu par la filière touristique, le retour des étrangers suscite de grands espoirs pour la troisième économie mondiale, dont la croissance a atteint 3,5 % en glissement annuel entre avril et juin, mais dont les prévisions pour l’exercice 2022 sont régulièrement revues à la baisse. Le premier ministre, Fumio Kishida, a fixé, lundi 3 octobre, un objectif de dépenses touristiques annuelles à 5 000 milliards de yens (35,4 milliards d’euros), davantage qu’en 2019. Pour le gouvernement, le secteur demeure « une clé du développement régional » et un moyen d’« améliorer l’image du Japon dans le monde ».La destination est toujours très prisée. La compagnie aérienne JAL a vu ses réservations tripler depuis l’annonce de la réouverture des frontières. Et l’Archipel a profité de ces années de fermeture pour développer des services de paiement électronique et les applications pour taxis, une minirévolution dans un pays où l’usage des espèces reste élevé.Malgré cela et un yen faible par rapport au dollar et à l’euro, les objectifs du gouvernement sont jugés trop optimistes par les analystes. « Les dépenses des visiteurs étrangers n’atteindront que 2 100 milliards de yens en 2023 et ne retrouveront pas avant 2025 les niveaux d’avant le Covid », estime Takahide Kiuchi, de l’institut de recherche Nomura. Pour sa part, Rino Onodera, de l’institut de recherche Mizuho, table sur 15,3 millions de voyageurs étrangers en 2023, soit 48 % du niveau de 2019.
    En cause notamment, la stricte politique zéro Covid mise en place par Pékin, qui bloque les voyages depuis la Chine. Les touristes chinois représentaient un tiers des visiteurs de l’Archipel ; leur retour encore hypothétique pourrait être compliqué par l’exigence de la triple vaccination, car le Japon ne reconnaît pas les vaccins chinois. En outre, ajoute M. Kiuchi, « si l’économie mondiale ralentit en raison de l’inflation et des resserrements monétaires, les habitants de nombreux pays pourraient reporter leurs déplacements à l’étranger ». A cela s’ajoutent des problèmes propres au Japon, car le secteur touristique semble mal préparé pour accueillir un afflux de touristes : l’emploi hôtelier s’est effondré de 22 % entre 2019 et 2021 et près de 73 % des établissements souffrent d’une pénurie de personnel, d’après le centre d’analyses Teikoku. La situation s’annonce d’autant plus délicate que le gouvernement a fait coïncider la réouverture des frontières avec un généreux programme de subvention des voyages dans l’Archipel, réservé aux habitants. Selon ce « programme national de réductions sur les voyages », les touristes peuvent bénéficier de remises sur les repas, l’hébergement et les achats pouvant atteindre 11 000 yens par jour et par personne.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#japon#frontiere#tourisme#economie#PCR#vaccin#pandemie#chine#zerocovid#etranger

  • La Chine renforce les mesures anti-COVID-19 dans les grandes villes face à une résurgence de cas

    Reuters 11/10/2022

    https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/la-chine-renforce-les-mesures-anti-covid-19-dans-les-grandes-villes-face

    SHANGHAÏ, 11 octobre (Reuters) - Shanghaï et d’autres grandes villes chinoises, dont Shenzhen et Xian, ont intensifié les tests de dépistage du COVID-19 en raison de l’augmentation des infections après une semaine de vacances, certaines autorités locales ayant déjà fermé des écoles, des lieux de divertissement et des sites touristiques.

    Les infections ont augmenté cette semaine pour atteindre leur niveau le plus élevé depuis le mois d’août, en raison de l’augmentation des voyages à l’intérieur du pays pendant la « semaine d’or » de la fête nationale au début du mois.

    Les autorités ont signalé 2.089 nouvelles infections locales pour le 10 octobre, le chiffre le plus élevé depuis le 20 août.

    Alors que la plupart des cas ont été détectés dans des destinations touristiques, notamment dans des sites pittoresques de la région de la Mongolie intérieure, les mégapoles, qui accueillent souvent des touristes aisés, ont commencé à signaler davantage de cas cette semaine.

    La capitale financière de la Chine, Shanghaï, une ville de 25 millions d’habitants, a signalé 28 nouveaux cas locaux pour le 10 octobre.

    Shanghaï, soucieuse d’éviter une répétition de la fermeture économiquement dévastatrice et mentalement traumatisante d’avril et mai, a déclaré tard lundi que ses 16 districts devaient effectuer des tests de routine au moins deux fois par semaine jusqu’au 10 novembre, contre un seul test hebdomadaire précédemment.

    Au 10 octobre, 36 villes chinoises appliquaient à des degrés divers des mesures de confinement ou de contrôle, avec environ 196,9 millions de personnes concernées, contre 179,7 millions la semaine précédente, selon la société Nomura.

    Les mesures préventives contre le COVID-19 interviennent à quelques jours d’un congrès clé du Parti communiste qui débutera le 16 octobre, au cours duquel le président Xi Jinping devrait probablement être nominé pour un troisième mandat présidentiel de cinq ans.

    #Chine#COVID#Shenzhen#PCC#semaine_d'or#Shanghai#Vacances

  • Xi Jinping, le nouvel empereur rouge de la Chine (4mn)

    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-zoom-de-la-redaction/le-zoom-de-la-redaction-du-lundi-10-octobre-2022-6450042

    On le compare à Mao Zedong. Le président Xi Jinping est sur le point d’obtenir un troisième mandat à la tête de la Chine, lors du congrès du Parti communiste chinois, qui débutera le 16 octobre. Xi Jinping, le nouvel empereur rouge de la Chine, c’est un reportage de Sébastien Berriot.

    Au fond de cette petite grotte, à flanc de montagne, un matelas est posée à même le sol, avec au-dessus une photo de Xi Jinping adolescent. On est dans le petit village de Liang Jiahe, à 1000 kilomètres à l’ouest de Pékin. C’est ici, dans cette campagne très pauvre, que le jeune Jinping a vécu quand il avait 15 ans, envoyé de force à la fin des années 1960 dans le cadre d’un vaste programme de rééducation de la jeunesse.

    Xi Jinping a travaillé la terre pendant sept ans dans ce village qui est aujourd’hui transformé en musée et lieu de pèlerinage national à la gloire du président. Des bus emmènent chaque jour des milliers de visiteurs. On est cœur du système de propagande qui présente le président comme un enfant du peuple.

    Le discours de la guide est bien rodé : « Camarades, aujourd’hui, nous sommes venus ensemble à Liang Jiahe pour retracer les empreintes de notre nouvelle génération de dirigeants. Notre Secrétaire Général a dit que la vie ici pendant sept ans dans les montagnes était un grand exercice pour lui. Lorsqu’il était un jeune homme ordinaire âgé de 16 ou 17 ans, il a accompli un travail pratique pour améliorer le sort des gens dans le futur. Aujourd’hui, son idéal s’est effectivement réalisé. Je partage avec vous les mots de notre Secrétaire Général, ’Quand le pays va bien, la nation va bien, et tout le monde va bien »."
    Une légende construite au fil des années

    Prince rouge au milieu des champs, Xi Jinping a construit sa légende dans ces campagnes où le culte de la personnalité a bien produit ses effets. Ici, la conscience politique et les critiques sont quasiment inexistantes. Le président est vu comme un bienfaiteur. « Mes ancêtres vivent ici depuis des générations », indique un homme, âgé, qui n’a pas oublié le jeune Jinping*. « J’ai rencontré Xi quand il était un grand garçon, un adolescent. Nous avons travaillé ensemble, fait toutes sortes de travaux, planté des graines, des céréales et des légumes. Je suis content, parce qu’aujourd’hui, il pense aux paysans, cultivateurs*. »

    « Quand il est revenu en 2015, tout notre village l’a accueilli et tout le monde l’a immédiatement reconnu, comme si c’était un homme du village, revenu voir sa famille », ajoute sa compagne. « Je l’ai appelé Jinping comme avant. Je suis contente de son travail. Grâce à lui, la vie s’est améliorée. Avant on se nourrissait uniquement de mil. Maintenant, on utilise le blé, et la farine. »
    "Le modèle Poutine"

    Sa réélection est présentée comme une formalité. Après dix ans à la tête du parti, Xi Jinping a accumulé les pouvoirs. Une vaste campagne contre la corruption lui a permis d’éliminer ses opposants à la tête du parti. Quant à la base du PCC, elle est acquise à la cause du président de façon presque automatique, analyse un politologue chinois, dont nous ne publions pas l’identité. Cet ancien professeur de sciences politiques au sein de la prestigieuse université Tsinghua de Pékin est l’un des rares universitaires à continuer de critiquer publiquement le régime communiste.

    « Chaque cellule de base du PCC étudie en permanence les discours et les écrits de XI. Il a publié plus de 100 livres au cours des dix dernières années et d’après mes propres calculs, il prononce en moyenne deux discours importants par semaine, que les membres du parti doivent étudier », explique cet ancien professeur. « Cet apprentissage collectif est une sorte de lavage de cerveau. Depuis dix ans, les 90 millions de membres du PCC ont en fait progressivement perdu leur capacité à douter et à critiquer. La grande majorité des Chinois n’a pas conscience du danger que représente un tel parti et un tel dirigeant. »

    Ce politologue ose faire le lien entre Xi Jinping et Vladimir Poutine : « Cela suit exactement le modèle de Poutine. Sa réélection, son mode de contrôle sur la société. C’est en fait un exemple pour Xi, qui a rencontré Poutine 38 fois au cours des dix dernières années. Il a en fait son professeur. »

    Des questions que personne ne se pose dans le petit village de Liang Jiahe. Pour les paysans, le troisième mandat de Xi Jinping est simplement vécu comme une continuité de l’histoire.

    #Asie#Chine#Xi_Jinping#Communisme#Propagande#PCC#Poutine

    • Liangjiahe: Lifelong friends in a place that feels like home (10)


      This is the tenth episode of an audio rendition of the literary non-fiction work, Liangjiahe, which follows the early life of China’s president Xi Jinping, as he lived and worked alongside his fellow villagers at Liangjiahe for seven years since 1969.

      https://peoplesdaily.pdnews.cn/china/liangjiahe-lifelong-friends-in-a-place-that-feels-like-home-10-6

    • Série « Chine, une puissance contrariée »

      Épisode 1/4 : (58mn)

      XXe Congrès du PCC : le passage en force de Xi Jinping

      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/cultures-monde/20eme-congres-du-pcc-le-passage-en-force-de-xi-jinping-6788933

      Le 16 octobre se tiendra le XXe Congrès du PCC chinois, 5 ans après celui qui a aboli la limite de mandats présidentiels. Cet évènement crucial dans la vie du parti devrait cette année acter la reconduite de Xi Jinping à la tête du Parti et de la Présidence de la République Populaire de Chine.
      avec :

      – Alice Ekman (Analyste responsable de l’Asie à l’Institut des études de sécurité de l’Union européenne (EUISS))

      – Jean-Philippe Béja (sinologue, politologue, directeur de recherche émérite au CNRS et chercheur au Centre d’études et de recherches internationales (CERI/Sciences Po).)

      – Chloé Froissart (Professeure d’histoire et de sciences politiques au département d’études chinoises de l’Inalco).

    • Épisode 2/4 : (58mn)

      Logement, éducation, travail : les désillusions de la classe moyenne

      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/cultures-monde/logement-education-travail-les-desillusions-de-la-classe-moyenne-6432018

      Après le scandale Evergrande en septembre 2021, les mises à l’arrêt de chantiers de construction de logement se multiplient dans tous le pays. Au-delà des risques pour l’économie qui repose à 1/3 sur l’immobilier, les ménages de la classe moyenne pâtissent de la situation et commencent à protester.

      avec :

      – Jean-Louis Rocca (Professeur à Sciences Po et chercheur au CERI)

      – Frédéric Rousseau (Professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paul Valéry de Montpellier)

      –Tania Angeloff (Sociologue du travail à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne).

      Elle est au cœur du “rêve chinois” et de l’idéal de “prospérité commune” vantés par Xi Jinping depuis son accession au pouvoir. A mesure qu’elle s’est élargie à des millions de ménages accédant à la propriété et à la société des loisirs, la classe moyenne a incarné la réussite économique de l’Empire du milieu. Une réussite garante de la stabilité du projet politique de Pékin, aujourd’hui menacée par le ralentissement de la croissance et ses conséquences sociales. Manifestations de propriétaires confrontés à la crise immobilière ou jeunes diplômés désabusés par un marché de l’emploi ultra-concurrentiel et un culte du travail à outrance, tous pointent du doigt les limites d’un modèle chinois confronté à une nouvelle réalité : pour la première fois depuis 30 ans, la jeune génération chinoise est confrontée au spectre du déclassement.

      La panne de l’ascenseur social chinois est-elle momentanée ou risque-t-elle de durer ? Quelles peuvent en être les conséquences pour cette classe moyenne constituée autour du rêve de l’accession à la propriété et au consumérisme, mais aussi pour les ménages moins aisés, migrants intérieurs poussés à l’exode rural ou paysans et ouvriers de provinces moins développées ? Quels remous politiques la crise économique actuelle entraîne-t-elle pour Xi Jinping et le Parti Communiste chinois ?

    • Épisode 3/4 : Des Ouïghours aux Mongols : la question sensible des minorités

      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/cultures-monde/des-ouighours-aux-mongols-la-question-sensible-des-minorites-2371400

      En août 2022, quelques mois après la révélation des « Xinjiang Police Files » sur l’organisation de la répression exercée par le régime chinois sur la minorité ouïghoure, un rapport de l’ONU sur le même sujet est publié. Malgré les critiques, Pékin maintient sa politique envers les minorités.

      avec :

      – Rémi Castets (Maître de conférences et co-directeur de l’unité de recherche Dynamiques, interactions, interculturalité asiatiques à l’Université Bordeaux Montaigne)

      – Eric Darbré (Journaliste d’investigation )

      – Marie-Dominique Even (Chargée de recherche au CNRS, membre du laboratoire Groupe Religion, Société, Laïcité (GRSL) de l’École pratique des hautes études).
      En savoir plus

      « Il faut renforcer l’identification de tous les groupes ethniques avec la grande mère patrie, avec la nation chinoise, avec la culture chinoise et avec la voie chinoise du socialisme », les mots de Xi Jinping dans son discours lors du Symposium central sur le travail au Xinjiang en mai 2014.

      Il en est ainsi de toutes les grandes réunions politiques en Chine et le XXe Congrès du PCC, dimanche 16 octobre 2022 n’échappera pas à la règle : toutes les minorités ethniques seront là, dans des costumes chamarrés, et arborant leur plus beau sourire. Le cérémonial s’ouvrira sans doute, comme il y a cinq ans, par un film montrant combien ce Congrès suscite de passion jusque dans les campagnes les plus reculées, jusque dans les réfectoires des bonzes.

    • Épisode 4/4 : Hong-Kong : la fin d’un îlot de liberté

      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/cultures-monde/hong-kong-la-fin-d-un-ilot-de-liberte-7051853

      En 2022, plusieurs titres de presse alertent sur la fuite préoccupante des cerveaux à Hong-Kong. Désormais dirigée par un exécutif dévoué à Pékin et minée par la pandémie, Hong-Kong vit dans un climat accru de peur où toute opposition a été chassée ou muselée. Est-ce la fin de l’îlot de liberté ?

      avec :

      – Sébastian Veg (sinologue, directeur d’études à l’EHESS)

      – Eric Florence (Chargé de cours à l’Université de Liège, ancien directeur du Centre d’études français sur la Chine Contemporaine (CEFC) à Hong Kong (de 2015 à 2019))

      – Alessia Lefébure (Sociologue et spécialiste des politiques publiques et des réformes des systèmes universitaires à travers le monde).

      En savoir plus

      « Stopper la violence, enrayer le chaos et rétablir l’ordre : ce sont nos tâches les plus urgentes à Hong-Kong pour l’instant », les mots de Xi Jinping dans son discours lors du 11e sommet des BRICS en novembre 2019**.

      Pour répondre à ces questions, Julie Gacon reçoit Sebastian Veg, directeur d’études à l’EHESS et historien ainsi que Eric Florence, chercheur à l’université de Liège.

      C’est une reprise en main en deux ans et en deux temps. Deux réformes institutionnelles ont contribué à remettre un peu plus Hong-Kong dans le giron de Pékin malgré les garanties promises lors de la rétrocession en 1997. Il y a deux ans, en 2020, la loi sur la sécurité intérieure permettait aux autorités locales de contrôler et de punir la moindre opposition. Un an plus tard, en 2021, une réforme électorale réduisait le nombre de sièges élus au suffrage universel, au sein du Conseil législatif. De quoi achever d’enterrer la semi-autonomie et les libertés dont jouissent les 7 millions 200 mille habitants de Hong-Kong, et qui n’ont plus le droit ne serait-ce que de manifester, comme ils l’avaient fait par centaines de milliers en 2019, contre cette ingérence des autorités judiciaires chinoises dans les affaires de la cité-Etat.

      Quelles manœuvres à la fois législatives, politiques et institutionnelles Pékin a-t-elle engagées pour mettre au pas Hong-Kong ? La cité-Etat peut-elle croire à une résurgence du mouvement pro-démocratie ?

      "Le mouvement de protestation de 2019 était lui-même une réponse à l’érosion progressive d’un certain nombre de normes mises en place à Hong-Kong depuis la rétrocession. On ne peut donc pas dire que la Loi de Sécurité Nationale est venue réprimer les excès du mouvement de 2019 car en réalité, elle s’inscrit dans la suite de toutes ces érosions des normes de la société hongkongaise", affirme Sebastian Veg.

      "Aujourd’hui, les lignes rouges à ne pas dépasser sont particulièrement floues dans le système judiciaire hongkongais, ce qui est un élément nouveau à Hong-Kong et caractéristique des régimes autoritaires", observe Eric Florence.

  • Station d’accueil Steam Deck™
    https://store.steampowered.com/news/group/39049601/view/3296095337793171074

    La station d’accueil Steam Deck™ a été conçue pour rendre votre configuration de jeu encore plus polyvalente. Que vous souhaitiez connecter votre Steam Deck au téléviseur de votre salon, au moniteur de votre bureau ou simplement le recharger à votre chevet, la station d’accueil s’adapte à tous les endroits et toutes les situations.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #valve #steam #steam_deck #station_d_accueil #console_steam_deck #pc #disponibilité

  • Valve axes waitlist for Steam Deck orders
    https://www.gamedeveloper.com/pc/there-s-no-longer-a-waiting-list-to-buy-a-steam-deck

    As of today, Valve’s Steam Deck handheld can be purchased without the need of a reservation. Previously, the system had to be preordered via a quarterly queue, which has been repeatedly shortened throughout the summer the system’s production rate increased.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #chaîne_d_approvisionnement #supply_chain #valve #steam #steam_deck #console_steam_deck #pc #livraison #disponibilité

  • Rumeurs de coup d’État à Pékin : que s’est-il passé ?

    Par Pierre-Antoine Donnet

    Samedi 24 septembre, brusquement, les rumeurs les plus folles ont enflammé la toile. Un coup d’État aurait renversé Xi Jinping. Le maître de la Chine communiste mis aux arrêts, un général de l’armée populaire de libération aurait pris les commandes du pays. Une nouvelle incroyable qui a agité les médias indiens avant d’être même reprise par le respectable hebdomadaire américain Newsweek. Mais passé les premières heures d’affolement, le soufflé est rapidement retombé et la rumeur a laissé place à la réalité : Xi Jinping est toujours là, plus que jamais au sommet du pouvoir et sur le point d’être reconduit pour un troisième mandat à la tête d’un pays où les coups d’État n’existent pas. Avec quelques jours de recul, les spéculations vont bon train : d’où est partie cette opération ? Elle ressemble fort à une manœuvre de désinformation soigneusement orchestrée. Peut-être même au plus haut niveau de l’État. Sans que bien sûr rien ne puisse être prouvé.

    Analyse

    https://asialyst.com/fr/2022/10/01/chine-rumeurs-coup-etat-pekin-que-est-il-passe

    #Chine#Xi_Jinping#Parti_Communiste_Chinois#Congres#PCC#COVID#Chômage#Falun_gong#Epoch_Times#Zhongnanhai#Mao_Zedong#Cent_Fleurs

    • Une subtile alliance entre le communisme le plus totalitaire et le libéralisme le plus débridé avec un zest de nationalisme pour lier le tout... un cocktail détonant qui fait mal à la tête très rapidement...

      晚安 同志

  • #léninisme #marxisme_léninisme #Trotsky #stalinisme #étatisme #centralisme #bureaucratie #militarisme #URSS #dictature #DictatureduProlétariat #domination #répression #impérialisme #KGB #Poutine #PCF

    #anarchisme #émancipation #Liberté #Maknovchtchina #antiétatisme #anticapitalisme #antimilitarisme #internationalisme

    🛑 Les marxistes-léninistes ont inauguré un régime de terreur…

    " Les marxistes-léninistes, avec leur dictature du prolétariat, leur appareil d’Etat centraliste, leur bureaucratie et leur police secrète, ont inauguré un régime de terreur et la pire forme d’absolutisme depuis la naissance de l’Etat moderne en Europe : de quoi faire pâlir de jalousie l’Inquisition et la fameuse Okhrana tsariste ! Les communistes hors de Russie ont non seulement accepté tout cela, mais ils l’ont défendu par principe ; leur vocabulaire absurde, stigmatisant, aujourd’hui comme hier, quiconque s’oppose à la théorie et à la pratique bolcheviques du moment, a empoisonné toute discussion de principes à l’intérieur du mouvement ouvrier. On connaît le dénouement : toute la « vieille garde » bolchevique fut liquidée…S’il est exact que tous les collaborateurs de Lénine aient été des « contre-révolutionnaires », des « espions » et des « fascistes », ceci jette un jour singulier sur la dictature du prolétariat ; et si c’est faux, comment qualifier un gouvernement qui a justifié par de tels arguments les séries de meurtres de l’époque stalinienne ? (…) "

    ▶️ Lire la suite…

    ▶️▶️ http://le-libertaire.net/les-marxistes-leninistes-inaugure-regime-terreur

  • Fabien Roussel : les raisons d’une dérive idéologique au PCF
    par Mathieu Dejean

    https://www.mediapart.fr/journal/france/140922/fabien-roussel-les-raisons-d-une-derive-ideologique-au-pcf

    En 2021, investi par le Parti communiste (PCF) pour l’élection présidentielle de 2022, Fabien Roussel se plaignait de partir « avec le handicap du manque de notoriété ». Depuis, en dépit des 2,28 % de suffrages exprimés en sa faveur, il a percé médiatiquement à grand renfort de polémiques savamment calculées pour se distinguer, notamment en prenant le contre-pied de ses rivaux à gauche, au premier rang desquels Jean-Luc Mélenchon.

    Malgré la fin de la séquence électorale, il persiste et signe, quand bien même le PCF s’est allié à La France insoumise (LFI) pour former la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale (Nupes). En substance, LFI a mené une campagne trop « Terra Nova » à son goût (du nom du think tank proche du PS qui conseillait à la gauche de se focaliser sur les classes moyennes en 2012), alors que lui s’échinerait à rendre son lustre à une « gauche authentique et populaire ».

    Ses récents propos à la Fête de L’Humanité, opposant la « gauche des allocs » à la « gauche du travail », s’inscrivent dans cette continuité, en montant encore en gamme. D’un côté, il a fait l’unanimité contre lui de la part des responsables de la Nupes, qui lui reprochent d’aller contre l’histoire de son propre parti et de faire sienne la rhétorique droitière de « l’assistanat ». De l’autre, il a reçu le soutien de François Hollande et fait l’objet d’éloges de la part d’éditorialistes de droite.

    Un discours « en décalage » avec l’histoire du PCF

    Le 14 septembre, le député du Nord a maintenu ses déclarations, dénonçant les attaques de « ceux qui défendent le droit à la paresse » (titre d’un livre de Paul Lafargue, gendre de Karl Marx) : « La gauche a entretenu ce système de revenu de substitution à vie pour certaines familles », dit-il, en aspirant à ce que le pays « garantisse à chacun de trouver sa place dans la société par le travail ».

    Déjà, dans son livre publié en 2021, Ma France , il critiquait « une société à deux vitesses, dans laquelle les uns, toujours les mêmes, pourraient travailler, se former à l’étranger, dans de confortables conditions, tandis que les autres seraient assistés, contraints d’accepter une allocation en forme d’aumône ».

    Cette exaltation de la « France du travail » par opposition à celle des « assistés » est « en décalage par rapport à l’histoire du PCF », affirme le sociologue Julian Mischi, auteur du livre Le Parti des communistes (2020), alors qu’« il y a toujours eu une intégration des chômeurs et des exclus de l’emploi dans la classe ouvrière » dans le discours des communistes. Et il n’est pas le seul à s’en étonner : plusieurs responsables communistes, comme les députés Elsa Faucillon et Stéphane Peu, ainsi que le cinéaste proche du parti Robert Guédiguian, ont manifesté leur désaccord. François Ruffin s’est pour sa part défendu de partager le même combat.

    Sur la viande, l’islam radical, la sécurité, le gouvernement d’« union nationale » avec Emmanuel Macron (auquel il ne fermait pas la porte) et désormais la « gauche des allocs », Fabien Roussel continue donc de jouer une petite musique dissonante à gauche, quitte à ce qu’au sein de son propre parti, certains se demandent s’il n’a pas perdu sa boussole idéologique.

    D’après les spécialistes du PCF que nous avons interrogés, cette stratégie n’est pourtant pas totalement inédite, ni surprenante compte tenu des dernières évolutions du parti. Élu secrétaire national du PCF en 2018, alors que pour la première fois le texte de la direction sortante de Pierre Laurent, qui avait travaillé à l’ouverture, n’était pas majoritaire, Fabien Roussel incarne un pôle identitaire.

    Le retour de Georges Marchais

    C’est le sens de ses références à l’héritage de Georges Marchais, l’ancien secrétaire général jusqu’en 1994 qui, à ses yeux, avait fait du PCF le « parti du monde du travail ». « Je souhaite que le Parti communiste français redevienne celui-là », écrit-il dans Ma France.

    Cette inscription dans la lignée du dirigeant communiste, lui aussi connu pour ses saillies médiatiques, fait sens avec la trajectoire biographique de Fabien Roussel. « Roussel entre dans l’arène politique et dans l’engagement militant à partir de 1985, c’est-à-dire le moment où le PC se clive après les élections européennes de 1984, qui ont été un camouflet », explique l’historien du communisme Roger Martelli, auteur d’un livre à ce sujet, L’Occasion manquée. Été 1984, quand le PCF se referme (2014).

    Après une série de reculs électoraux successifs, le PCF s’engage à cette époque dans un mouvement de rétraction interne, qui plonge le parti dans une crise profonde : « C’est l’ère des dissidences, et le moment où Marchais, l’homme qui a participé à la signature du programme commun, s’arc-boute sur de prétendus “fondamentaux” après l’échec de 1984. Fabien Roussel s’inscrit dans cette période-là », note l’historien.

    Non seulement Fabien Roussel fait partie de cette génération militante qui veut réaffirmer l’identité communiste (son slogan lors de sa première campagne, les cantonales de 2004, en témoigne : « Je vote communiste et je t’emmerde »), mais en plus il fait ses classes dans la fédération du Nord, une des plus enracinées dans le monde ouvrier et qui a toujours défendu « l’identité » du PCF contre les « liquidateurs » qui voulaient le réformer.

    Sans jamais entrer en dissidence, la fédération du Nord, longtemps dirigée par Alain Bocquet, que Fabien Roussel considère comme son mentor politique, a ainsi été critique vis-à-vis du tournant de Robert Hue en 1994, de même qu’à l’égard de la candidature de Marie-George Buffet à la présidentielle de 2007, avec des « comités antilibéraux » largement ouverts. Ce contexte historique et géographique n’est donc pas anodin dans l’orientation prise par Fabien Roussel à la tête du PCF.

    Le secrétaire national s’inscrit aussi dans les pas de Georges Marchais en matière de stratégie médiatique. « Georges Marchais était plus combatif que les autres, complètement intégré à l’univers médiatique », a dit de lui Alain Duhamel, qui l’a maintes fois interviewé. Selon le sociologue Bernard Pudal, auteur de Un monde défait. Les communistes français de 1956 à nos jours (2009), la connaissance de l’univers médiatique par Fabien Roussel n’est pas pour rien dans son ascension jusqu’au sommet du parti.

    Effets pervers d’une envolée médiatique

    Le nordiste est fils d’un journaliste à L’Humanité, et a lui-même été journaliste, à France 3 notamment. De même, lorsqu’il a travaillé au cabinet de Michelle Demessine, secrétaire d’État au tourisme sous Jospin, il était chargé de communication.

    « Sa particularité, c’est sa connaissance, son implication, son intégration au monde des médias, remarque Bernard Pudal. Mon hypothèse, c’est que ce qui a joué dans son élection, c’est la perception au sein du PC d’une sorte d’inadéquation entre la représentation du PCF à travers Pierre Laurent [l’ancien secrétaire national, dont on a parfois raillé le manque de charisme – ndlr] dans un champ politique qui fonctionne de plus en plus aux logiques médiatiques. »

    Mais la stratégie de la personnalisation et de l’agitation médiatique, si elle permet de faire parler de soi, a ses travers. À la fin de l’année 1980 et au début de l’année 1981, à l’approche de la présidentielle, alors que le PCF était fortement concurrencé par le Parti socialiste (PS), Georges Marchais avait investi cet espace.

    Dans une logique électoraliste, alors que le PS était irrigué par les courants de pensée de 68, il avait pris un tournant conservateur, en tenant un discours anti-immigrés. La destruction au bulldozer d’un foyer de travailleurs maliens à Vitry-sur-Seine et la campagne calomnieuse contre un travailleur marocain et sa famille à Montigny-lès-Cormeilles avaient marqué cette inflexion.

    « C’est un antécédent historique où il y a eu un jeu avec les médias de la part de la direction du PCF, alors que ce discours ne reflétait pas ce qui mobilisait les militants, estime l’historien Julian Mischi. Ce tournant conservateur était lié à la compétition électorale. De la même manière, pour se démarquer d’une France insoumise en dynamique, Fabien Roussel met en avant des thématiques comme l’assistanat, la sécurité, l’immigration dans une logique électoraliste et médiatique. »

    Pour Julian Mischi, il s’agit d’une « dérive idéologique », car « ce ne sont pas les orientations décidées par le dernier congrès ». Cette relative autonomie du premier dirigeant communiste vis-à-vis du collectif s’était déjà manifestée à l’époque de Georges Marchais. Les militants avaient appris par voie de presse que le PCF abandonnait la référence à la dictature du prolétariat, en 1976.

    Roussel incarne un versant de l’histoire communiste, qui n’est pas le plus propulsif dans l’histoire du communisme français.

    En 2021, les communistes ont peut-être ressenti une surprise comparable en apprenant la participation de Fabien Roussel à la manifestation des policiers devant l’Assemblée nationale – ce dont il avait dû s’expliquer dans L’Humanité, face au tollé. L’ami d’Olivier Marchais, fils du secrétaire général qu’il a connu au lycée à Champigny-sur-Marne, et qui est devenu son directeur de campagne, sait donc à quoi s’en tenir.

    De plus en plus, les sorties médiatiques du chef du PCF semblent pourtant dicter la ligne, preuve, selon Roger Martelli, que « l’organisation a perdu la main », au détriment d’une culture politique. Dans Ma France, Fabien Roussel confesse d’ailleurs avoir lu tardivement le Manifeste du Parti communiste de Marx et Engels. « Roussel commence à militer dans les années 1990, quand les écoles du PCF déclinent. On est alors formé en interne, par sa propre famille ou la mairie, et non plus seulement par l’organisation. C’est possible que ce soit le reflet d’un éclatement idéologique chez les nouveaux dirigeants », affirme Julian Mischi.

    Une chose est sûre : le parti est à un tournant de son histoire, où l’équilibre interne entre la défense farouche de l’identité communiste et l’ouverture à la gauche anticapitaliste est brisé. « Je ne peux pas dire qu’il n’incarne pas l’histoire communiste. Il en incarne un versant, qui n’est pas le plus propulsif dans l’histoire du communisme français », conclut Roger Martelli.

    Ni ses oscillations à droite ni la surface médiatique importante acquise par Fabien Roussel durant la campagne n’ont en effet compensé l’absence d’un corps militant mobilisé.

    • Fabien Roussel suscite la polémique en déplorant l’absence de Michel Sardou à la Fête de l’Huma. #legorafi
      https://www.legorafi.fr/2022/09/15/fabien-roussel-suscite-la-polemique-en-deplorant-labsence-de-michel-sardou-

      À gauche, une polémique en chasse l’autre. Quelques jours seulement après avoir fustigé « la gauche des allocs » lors de sa prise de parole pendant un débat tenu à la Fête de l’Huma, Fabien Roussel fait de nouveau parler de lui. Plusieurs témoins rapportent des propos dans lesquels il joue la carte de la provocation en s’épanchant sur son regret de ne pas voir Michel Sardou dans la programmation.

      Pire, selon plusieurs personnes présentes dans le public, le secrétaire national du PCF aurait même profité d’un intermède entre deux concerts pour s’inviter discrètement sur la scène principale. Fabien Roussel aurait alors entonné plusieurs chansons de Michel Sardou, dont Les Ricains et Le Temps des colonies avant de lancer un « ça, c’est de la vraie musique de bonhomme » devant une foule partagée entre mécontentement et consternation.

      Évacué de force par la sécurité, Fabien Roussel aurait finalement quitté la scène en qualifiant l’événement de « rassemblement de gauchiasses et de bons à rien ». L’organisation de la Fête de l’Huma, qui fustige dans un communiqué l’intervention de Fabien Roussel, affirme avoir réussi à « éviter le pire » et à ramener le calme en diffusant instantanément des chansons de Tiken Jah Fakoly pour contenir la foule en colère.

    • Opportunisme pour récupérer les votes RN et coller à l’idéologie d’une grande partie des classes populaires soucieuces de se distinguer de ceux qu’ils nomment les « cassos »

    • « Entre le travail et les allocations, il y a la République sociale »

      Hadrien Clouet, député de la France insoumise, membre de la commission des Affaires sociales, répond à Fabien Roussel, qui assumait de « défendre le parti de travail » et défend les allocations.

      Voici sa tribune : « Juste avant la Fête de l’Humanité, la gauche avait imposé deux sujets dans le débat public : les surprofits scandaleux des grands monopoles privés et les vols d’affaire des ultrariches. Retournement de situation, avec la décision du secrétaire général du PCF, Fabien Roussel, d’incriminer le versement de minima sociaux par “la gauche des allocations” défenseuse d’un “droit à la paresse”, et l’opposer à l’occupation d’un emploi par “la gauche qui défend le travail”. Loin de se cantonner à cette opposition, il a mordu la ligne la plus réactionnaire en pointant un “système qui nourrit le chômage par les allocations-chômage”. Le plein-emploi dépendrait-il donc, logiquement, de la suppression des allocations-chômage ?

      Soit Fabien Roussel n’a pas anticipé comment évoluerait le débat public, et c’est une erreur lourde. Soit il l’a anticipé, et il s’agit d’un propos politique indigne. Dans les deux cas, voilà l’extrême-droite en selle à partir d’âneries. Le rôle de chaque responsable politique est désormais de combattre le poison qu’il a diffusé, excitant absolument toutes les officines hostiles à la République sociale.

      Car depuis la Révolution française, notre pays a rompu avec l’idée d’un ordre divin inéluctable qui châtierait les pauvres, oisifs donc responsables de leur sort. La pauvreté dépend des politiques qui sont menées en matière de travail, d’emploi, de logement… Donc, le sort des plus pauvres est un choix politique. Donc, la pauvreté n’est pas une malédiction à subir : elle est un crime organisé à abolir. Elle n’est pas une peine individuelle méritée : elle est la condamnation collective de toute une famille, enfants compris, à la privation. Cette rupture fondamentale conduit les Révolutionnaires à créer dès 1793 une Caisse nationale de prévoyance, afin d’administrer les premiers versements aux femmes enceintes, aux familles, aux vieillards, soigner les pauvres ou protéger les enfants abandonnés. Et ce, parce qu’il n’y a pas de démocratie possible lorsqu’une partie de la population est tenue éloignée de la discussion publique, faute de temps, de repos et de tranquillité d’esprit pour s’y consacrer.

      Les propos incriminés sont d’autant plus effrayants qu’ils tournent le dos au drapeau tricolore et au drapeau rouge

      Les propos incriminés sont d’autant plus effrayants qu’ils tournent le dos au drapeau tricolore et au drapeau rouge. Ils abandonnent les principes fondamentaux du Parti communiste français, créateur de notre Sécurité sociale… avec l’idée d’abolir toute opposition entre salaire et allocations ! Les allocations familiales, par exemple, ne sont pas de la “solidarité nationale” mais bien un sursalaire. Lorsqu’il obtient en 1946 un vote unanime de l’Assemblée nationale en faveur de leur création, le ministre communiste Ambroise Croizat y voit “un moyen de transformer un salaire mesuré uniquement à l’importance des tâches fournies en un salaire social tenant compte des besoins de chacun”.

      Si l’opposition entre travail et allocs n’a pas de sens, c’est qu’une même personne passe régulièrement de l’un à l’autre. En effet, une partie conséquente des “allocs” en France… découle du travail ! On les appelle “contributives”, dans le sens où elles sont ouvertes à des individus qui ont préalablement cotisé, donc qui ont exercé un emploi. Pension de retraite, de réversion, d’invalidité, indemnisation du chômage, indemnités journalières pour maternité, maladie ou exploitants agricoles : toutes ne sont ouvertes qu’au titre de travailleur. Il est dès lors absurde d’opposer allocations et emploi, puisqu’il faut par exemple 6 mois de cotisation pour être éligible à une allocation-chômage. Le travail conduit donc aux allocations, en ce qu’il ouvre des droits sociaux. D’ailleurs, aujourd’hui, 13 millions de ménages (presque la moitié) perçoivent des allocations logement, des allocations familiales, des minima sociaux ou la prime d’activité !

      L’inverse est tout aussi exact : l’emploi est souvent au bout de l’allocation, d’où l’importance de les défendre avec acharnement, au nom du travail. C’est ce que montrent toutes les études sur la reprise d’activité et le parcours des allocataires. Une allocation suffisante permet de se rendre aux entretiens d’embauche, payer les transports, assurer la facture téléphonique… et donc rechercher un emploi dans de bonnes conditions. Les baisses d’allocation contrarient l’accès aux offres, car elles imposent de se concentrer sur la survie quotidienne au détriment de la poursuite de son projet personnel.

      En réalité, qui paie quoi dans notre pays ? Ce sont les pauvres et les classes moyennes qui subventionnent l’oligarchie

      En réalité, qui paie quoi dans notre pays ? Ce sont les pauvres et les classes moyennes qui subventionnent l’oligarchie. On l’oublie souvent, les 10 % les plus modestes s’acquittent de la contribution maximale : ils versent les deux-tiers de leur revenu primaire en cotisations sociales (22 %), impôts (6 %) et taxes (39 %). À l’inverse, les 10 % les plus riches ne mettent en commun que la moitié de leurs gains personnels. Personne ne fait plus d’effort que les pauvres ; personne n’en fait moins que les riches.

      Finalement, l’opposition entre allocation et travail rencontre une dernière limite essentielle : accéder aux allocations peut constituer un vrai travail, qui prend plusieurs heures par semaine ! C’est bien pour cette raison que le non-recours aux droits, c’est-à-dire le renoncement à une allocation alors qu’on y est éligible, est si fort dans notre pays. Prétendre qu’un allocataire du RSA représente le “camp de la paresse” est moralement indigne et pratiquement absurde – que Fabien Roussel tente de remplir un formulaire RSA afin de s’en rendre compte !

      Loin de ne concerner que les bénéficiaires, les allocations sociales protègent le pays tout entier. Chaque crise économique nous le rappelle amèrement. Lorsque les salaires reculent ou que le chômage augmente, ce sont les allocations qui maintiennent ouverts les magasins. Le fleuriste, la boulangère, ont besoin des allocataires en vue de conserver une clientèle et, donc, leur boutique ouverte ! Contrairement à celui des riches, l’argent les allocataires sociaux repart immédiatement vers les secteurs de l’économie les plus dynamiques. Puisque les allocataires n’ont pas les moyens de mettre beaucoup d’argent de côté, tout ce que l’on leur distribue alimente la demande auprès des entreprises.

      L’allocation de quelques-uns est le bouclier du plus grand nombre, qui force le patronat à des concessions

      Mais les allocations protègent aussi les salariés du pays. Pourquoi ? Car dès lors que l’on assure un filet de sécurité à une personne, celle-ci peut survivre sans exercer une multiplicité de petits boulots précaires. Elle peut refuser de travailler gratuitement, de conduire une demi-journée afin d’exercer un petit boulot ou d’enchaîner 15h par jour. Et ce qui est bon pour elle est bon pour tous, puisque les salariés en poste ne risquent pas d’être remplacés par des miséreux, prêts à faire la même chose en échange d’un salaire deux fois plus bas. L’allocation de quelques-uns est le bouclier du plus grand nombre, qui force le patronat à des concessions. Face à des chômeurs mieux indemnisés, donc forts d’un pouvoir de négociation et capables de comparer les emplois les uns aux autres pendant quelques semaines, les employeurs sont bien obligés de faire monter les enchères !

      Voilà notre histoire, voici la tâche toujours renouvelée de notre époque. Pour l’atteindre, il faut à la fois des emplois bien payés et la garantie que nul ne vive sous le seuil de pauvreté. Les deux vont de pair.

      La politique consiste à choisir les conflits que l’on entretient. Elle implique de distinguer ses alliés de ses adversaires. Fabien Roussel met son audience et son temps de parole au service d’un affrontement contre “la gauche”, “la paresse » et “les allocs” d’un même mouvement. Ce faisant, et en conséquence, il n’affronte pas la droite, les profiteurs de crise et les actionnaires. Pire, il reprend leurs mots et leur donne du grain à moudre. Chacun ses priorités. »

      https://www.lejdd.fr/Politique/tribune-entre-le-travail-et-les-allocations-il-y-a-la-republique-sociale-41355

  • Steam : : Steam Deck : : Les centres de réparation de Steam Deck sont maintenant opérationnels !
    https://store.steampowered.com/news/app/1675200/view/3398545888823804940

    Nous avons le privilège d’annoncer l’ouverture de nos tout nouveaux centres de réparations de Steam Deck. Si vous rencontrez un problème et devez retourner votre Steam Deck pour réparation ou remplacement, les appareils seront désormais envoyés à l’un de nos centres de réparation. Après réception, notre équipe posera un diagnostic, réparera votre Steam Deck si nécessaire, puis vous le renverra.

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  • Fabien Roussel, le communiste préféré du Figaro.

    Le communiste Fabien Roussel dit ne plus vouloir de « la gauche des allocations »
    https://www.lefigaro.fr/politique/le-communiste-fabien-roussel-dit-ne-plus-vouloir-de-la-gauche-des-allocatio

    « Pour être rescapé, il a fallu que j’entende... Il y a des discours (à gauche) qui ne passent pas » auprès des électeurs, a souligné Fabien Roussel. Ainsi, « les Français nous parlent d’assistanat en nous disant qu’ils travaillent et que eux (les bénéficiaires de minima sociaux, NDLR), ne travaillent pas », a-t-il ajouté. Selon le communiste, « la gauche doit défendre le travail et le salaire et ne pas être la gauche des allocations, minima sociaux et revenus de substitution ». « Je ne suis pas pour une France du RSA et du chômage », a-t-il insisté.

  • Xbox Elite Series 2 Core : Microsoft baisse le prix de sa meilleure manette
    https://www.frandroid.com/marques/microsoft/1461648_xbox-elite-series-2-core-microsoft-baisse-le-prix-de-sa-meilleure

    Microsoft a décidé de lever le voile sur une manette faisant l’objet de rumeurs. Une nouvelle manette Xbox Elite Series 2 en coloris blanc, avec des fonctions revue à la baisse pour un prix plus doux.

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  • Denuvo reveals its anti-piracy DRM for Nintendo Switch
    https://www.gamedeveloper.com/production/drm-company-denuvo-releases-anti-piracy-program-for-nintendo-switch

    Denuvo, the software maker who specializes in technology that combats piracy and cheating, has set its sights on the Nintendo Switch. Today, the company announced its Nintendo Switch Emulator Protection, which will make it so that Switch games can no longer be emulated to PC.

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  • Xbox Cloud Gaming hourly usage increased by 1800% in the past year | Windows Central
    https://www.windowscentral.com/gaming/xbox/xbox-cloud-gaming-hourly-usage-increased-by-1800-in-the-past-year

    The future of Microsoft’s gaming business will remain anchored in its Xbox console, but its growth will increasingly look beyond the box itself towards devices potential gamers already own — namely phones, tablets, and PCs. 

    Microsoft has already begun to support the Steam PC storefront in a big way, but it’s also banking heavily on Xbox Cloud Gaming, which streams games from a remote server location to Android devices, iOS devices via the web at Xbox.com/play, and even new Samsung TVs with its 2022 gaming hub update.

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    • Covid-19 : une France sans cap ni boussole face à la septième vague

      *Peu de messages de prévention, aucune mesure forte, le tout sur fond d’incertitude scientifique : la gestion de la pandémie souffre de la lassitude des Français, mais aussi de la concurrence d’autres crises, alors que le nombre de cas quotidiens s’élève à 100 000 en moyenne au 1er juillet.

      Nul ne sait précisément jusqu’où elle montera. Depuis début juin, la septième vague se déploie en France et les variants d’Omicron BA.4 et BA.5 se diffusent rapidement dans la population. Les conséquences en matière de mortalité et sur le système de santé sont encore limitées, mais les chiffres flambent et l’hôpital est plus fragile que jamais. En fin de semaine dernière, le président du conseil scientifique, le professeur Jean-François Delfraissy, estimait, sur l’antenne de RTL, que des tensions pourraient se faire jour dans le système hospitalier vers la fin juillet. Selon les dernières données du gouvernement, en date du 1er juillet, 960 personnes atteintes du Covid-19 se trouvent en soins critiques, avec une reprise amorcée depuis le 20 juin. https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus/carte-et-donnees Plus de 16 000 personnes sont hospitalisées, avec désormais près d’un millier d’admissions quotidiennes. Soit une progression de 31 % au cours des sept derniers jours par rapport à la semaine précédente. Au 1er juillet, près de 100 000 nouveaux cas quotidiens étaient relevés en moyenne, en hausse de près de 60% par rapport à la semaine précédente. L’augmentation ne faiblit pas.

      L’évolution de l’épidémie

      Au seuil de l’été, cette nouvelle vague survient aussi dans une atmosphère de vacance scientifique et politique. Le conseil scientifique, qui devrait cesser ses activités le 31 juillet, a rendu, le 23 juin, un avis minimaliste de cinq pages au gouvernement, mis en ligne lundi 4 juillet. https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/avis_conseil_scientifique_23_juin_2022.pdf?TSPD_101_R0=087dc2 Ce dernier, deux fois remanié en six semaines, n’a guère été proactif dans la gestion de la situation sanitaire. Celle-ci semble être tombée dans un puits de désintérêt, dévaluée par la lassitude, mais aussi par la concurrence d’autres crises : la guerre en Ukraine, l’inflation et le pouvoir d’achat, la sécheresse, la recomposition du paysage politique. Peu de messages de prévention, aucune mesure forte, le tout sur fond d’incertitude scientifique : la gestion de la pandémie a basculé dans un grand flou.

      Un brouillard épidémiologique

      Pour la première fois depuis le début de l’épidémie, aucune équipe de chercheurs en épidémiologie n’a rendu publiques des projections pour la vague en cours, septième du nom. En cause, la difficulté de l’exercice. « Il y a maintenant beaucoup de profils d’immunité différents avec des effets différents qui rendent la modélisation de cette vague plus difficile que celle des vagues précédentes, explique-t-on du côté de l’Institut Pasteur. Si on cherche à modéliser tous les effets, étant donné l’incertitude sur certains paramètres, le système est instable. »

      Une nouvelle génération de modèles est en cours de développement, mais l’aboutissement n’est pas pour tout de suite, selon l’Institut. « Cela explique pourquoi l’Institut Pasteur n’a pas publié de projections pour BA.4/BA.5 pour le moyen terme. Nous espérons pouvoir de nouveau proposer prochainement des projections à court terme pour ce qui concerne la charge hospitalière. »

      L’équipe de l’épidémiologiste Mircea Sofonea (université de Montpellier) n’a pas, elle non plus, publié de projections. Le scientifique montpelliérain pointe, lui aussi, la difficulté de l’exercice, ainsi que le désengagement de l’Etat dans le financement de ses travaux. https://seenthis.net/messages/966203#message966207 « Au printemps 2021, les appels à projets sur le Covid-19 de l’Agence nationale de la recherche se sont arrêtés, et quatre des cinq projets que nous avons soumis auprès de différents organismes de financement ont été rejetés, parfois sans raison scientifique solide, explique M. Sofonea. Via notre seul projet retenu, nous n’aurons de quoi payer l’unique poste supplémentaire par rapport à notre composition prépandémique que jusqu’en octobre 2023. Finalement, nous ne sommes dans mon équipe que deux permanents à travailler sur le Covid. C’est absolument décourageant. »

      Le découragement le dispute à l’amertume. « J’ai travaillé près de six mois sur le rapport de l’Anses [Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail] sur la transmission du nouveau coronavirus par aérosols, raconte l’épidémiologiste. Aucune conséquence n’a été tirée de ce travail, qui m’a tout juste valu une indemnité de 242 euros. » Les chercheurs ne sont pas plus immunisés contre la frustration et la lassitude.

      Une vague sur un hôpital en crise

      « Il est difficile de dire quel sera, en France, le retentissement en décès et hospitalisations de la vague épidémique BA.4/BA.5 qui débute. » Dans son avis rendu public lundi, le conseil scientifique ne fait pas mystère des incertitudes de la nouvelle vague. Une chose est sûre : alors que les indicateurs épidémiques grimpent, les hospitalisations pour Covid-19 augmentent à leur tour dans les services de médecine et désormais en soins critiques. « Cela continue de remonter doucement », résume le professeur Rémi Salomon, à la tête de la Conférence des présidents de commissions médicales d’établissement (CME) de CHU.

      « Il est probable que les hospitalisations vont continuer à augmenter, puisque le nombre de cas progresse toujours, rappelle l’épidémiologiste Mahmoud Zureik. Au vu des tendances actuelles, on devrait arriver à 2 000 entrées par jour, c’est un peu supérieur à la sixième vague, ce serait moins que la cinquième… On voit qu’on bénéficie encore de l’immunité acquise grâce à la vaccination. » Par rapport à la dernière vague estivale – la quatrième –, qui a touché principalement les régions touristiques et du littoral, au premier rang Provence-Alpes-Côte d’Azur, cette septième vague apparaît pour l’instant « plus diffuse », se déployant de manière relativement « homogène » dans l’ensemble des régions, l’Ile-de-France en tête.

      « Si le sujet se limitait au Covid-19 pour l’hôpital, l’impact serait important mais modéré, mais on craint surtout que cela précipite la rupture », reprend le professeur de santé publique à l’université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Car les chiffres ont beau être encore fort éloignés des rebonds épidémiques qui ont saturé les services hospitaliers, impossible d’être serein dans un hôpital en crise. L’été constitue toujours une période tendue en matière de ressources humaines, en raison des congés des soignants, mais encore plus cette année, avec un manque de personnels qui oblige de nombreux services à fermer plus de lits que d’habitude. Sans oublier les services d’urgence, qui fonctionnent déjà de manière dégradée dans plusieurs établissements, comme à Bordeaux ou à Grenoble.

      « Il faut tout faire pour limiter la diffusion épidémique, notamment avec le masque dans les lieux confinés, quand bien même ce n’est plus une question de “vie ou de mort” pour cause de Covid et que l’impact hospitalier demeure relativement faible, car c’est la santé de tout le monde qui est jeu », pointe le docteur Thierry Godeau, de la Conférence des présidents de CME de CHU, rappelant « les difficultés qui existent déjà pour soigner ceux qui en ont besoin ». « Nous voyons une remontée de l’absentéisme [autrement appelée arrêts maladie..., ndc] chez les personnels pour cause de Covid-19 depuis une quinzaine de jours, cela nous inquiète beaucoup, abonde Rémi Salomon, à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Nous avons aussi de plus en plus de patients dont nous devons déprogrammer l’opération, car ils sont positifs au Covid-19. »

      La réponse minimaliste du gouvernement

      Face à la septième vague de Covid-19, le gouvernement entend n’agir que façon minimaliste. Sans contraintes ni répression [et surtout sans information ni prévention, ndc].A l’heure de prendre ses nouvelles fonctions de ministre de la santé, lundi 4 juillet, François Braun a beau avoir décrit « un système de santé à bout de souffle », celui-ci devra résister, bon an mal an, à la montée attendue des hospitalisations liées à la propagation du variant BA.5. Le premier texte de loi que doit examiner le Parlement cette semaine est lié à l’« urgence sanitaire ». Mais il ne comporte que deux articles. Le premier entend assurer la continuité du suivi de l’épidémie, notamment par l’intermédiaire des tests, et le second doit permettre d’instaurer un contrôle sanitaire aux frontières de l’Hexagone, y compris avec la Corse et les territoires d’outre-mer, si la situation l’exigeait. Un régime transitoire après la fin programmée de l’état d’urgence sanitaire, le 31 juillet.

      Après plus de deux ans de pandémie, le gouvernement a d’ores et déjà écarté l’idée d’imposer des mesures trop coercitives, difficilement acceptées par une population lasse. Sans majorité absolue au sein d’un Parlement qui compte désormais de nouveaux opposants au passe sanitaire, le gouvernement semble résigné à faire profil bas. Une attitude qui s’est d’ores et déjà traduite sur la question du port du masque dans les transports : une recommandation qui n’est, pour l’heure, assortie d’aucune obligation. « Le gouvernement répond modestement parce que la nouvelle composition de l’Assemblée ne leur permet pas de passer en force, bien qu’ils aient encore beaucoup de moyens d’action au niveau réglementaire, sans avoir à passer par l’Assemblée jusqu’au 31 juillet », estime Ugo Bernalicis, député du Nord pour La France insoumise.

      Aucune campagne de communication ambitieuse n’a été lancée en direction des personnes les plus à risque, afin de promouvoir le deuxième rappel (quatrième dose), dont l’efficacité contre les formes graves est avérée. « La proportion des plus de 80 ans l’ayant effectué n’est que de 22,2 % au 20 juin, relève le conseil scientifique dans son avis du 23 juin. Il est important de pratiquer ce rappel au plus vite, ainsi que pour les personnes sévèrement immunodéprimées ou à très haut risque de formes sévères. »

      La ruée sur les tests

      Au minimalisme gouvernemental répond le retour à une forme de fébrilité dans la rue. Le nombre de tests antigéniques et PCR en est un bon indicateur. Il franchit désormais de nouveau la barre des 2 millions par semaine, pour friser avec les 2,5 millions la semaine du 27 juin. Très loin, certes, des records à plus d’un million de tests quotidiens de la fin d’année 2021, quand le variant Omicron du SARS-CoV-2 déferlait sur la France, mais similaire au niveau de juillet 2021, quand l’extension du passe sanitaire déclenchait une ruée vers les laboratoires et les pharmacies. Cette fois, avec une hausse de plus de 25 % des PCR ces deux dernières semaines, les laboratoires ne sont « pas encore sous tension », tempère Jean-Claude Azoulay, vice-président du Syndicat national des médecins biologistes.

      Avec une augmentation de plus de 50 % des tests antigéniques, ce sont les pharmacies qui sont encore en première ligne. « Certaines personnes vont jusqu’à se faire tester deux à trois fois dans la même journée, en changeant de pharmacies, pour être certaines de ne pas être des faux positifs » [eh oui, il ya de gens qui ont compris, ndc], témoigne le docteur Azoulay. Devant les officines ou les barnums installés sur les trottoirs, les files d’attente commencent à se reformer et à s’allonger. « Tous les quatre à cinq mois, nous nous retrouvons sous pression », explique-t-on à l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine. L’organisation syndicale attend une « impulsion » du nouveau ministre de la santé pour « relancer la vaccination » à un moment où la protection vaccinale arrive en fin de cycle.

      Les entreprises sans boussole

      Si les levées de restriction liées à la pandémie de Covid-19 permettent aux salariés de partir en vacances à l’étranger, ceux qui restent redécouvrent les joies du port du masque au bureau. Le nombre de nouveaux cas est reparti à la hausse en juin, avec la fin de l’obligation de travailler masqué. Et les entreprises le constatent chaque jour.

      Le 28 juin, la première ministre, Elisabeth Borne, a bien encouragé la population à respecter la distanciation physique et le port du masque dans « les lieux de promiscuité », « les espaces clos » et en particulier « les transports en commun ». Mais les employeurs n’ayant pas reçu de nouvelles consignes du ministère du travail, le protocole national pour assurer la santé et la sécurité des salariés en entreprise face à l’épidémie n’a pas été réactivé.

      La réaction des salariés est plutôt modérée : la demande de télétravail n’a pas augmenté. « Ils ont appris à gérer. On en voit qui remettent le masque dans la journée par prudence. D’autres nous demandent si on peut organiser la vaccination. Sans nouvelles consignes des pouvoirs publics, on recommande juste de faire la troisième dose, si ce n’est pas déjà fait », explique Benoît Serre, vice-président de l’Association nationale des DRH [ de merde, ndc], qui réunit quelque 5 000 entreprises issues de tous les secteurs.

      Mais les DRH communiquent du bout des lèvres : « On a juste rappelé les règles en cas de contamination et de cas contact, car les salariés ne savaient plus ce qu’il fallait faire, commente Benoît Serre. Les employeurs ne veulent pas être à l’origine d’un mouvement de panique. » Tenus responsables de la santé de leurs salariés, ils avaient intégré les règles de distanciation dans leur usage de « prévention des risques » [ben voyons, ndc]. Ils ne les ont pas supprimées avec la fin de l’application du protocole sanitaire, le 14 mars. https://travail-emploi.gouv.fr/le-ministere-en-action/coronavirus-covid-19/protocole-national-sante-securite-salaries#:~:text=À%20compter%2. *

      https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/07/05/covid-19-le-grand-flou-de-la-septieme-vague_6133348_3244.html

      #covid_long, #aération, #PCR, jamais cités, #masques, aucune précision

      #Covid-19 #BA.5 #santé_publique #aérosols #hôpital #salopards

    • on notera les propos parfaitement politicards de #LFI
      qui zappe lorsqu’on lui cause covid et s’empresse de blablater assemblée nationale.

      « Le gouvernement répond modestement [sic] parce que la nouvelle composition de l’Assemblée ne leur permet pas de passer en force, bien qu’ils aient encore beaucoup de moyens d’action au niveau réglementaire, sans avoir à passer par l’Assemblée jusqu’au 31 juillet » estime Ugo Bernalicis, député du Nord pour La France insoumise.

      faut vivre et mourir sans « contraintes » ni « restrictions », ni masques, ni bouclier (politique). À quoi sert la Nupes ?

    • Tout comme les troufions russes qui ne veulent pas mourir à la guerre en Ukraine, il nous faudra peut-être nous suicider pour échapper au virus. (ping @arno )

      Vendredi dernier, au bled, Madame la Maire convie ses administrés pour des « retrouvailles post covid » dans la « nouvelle salle des fêtes ». Sur une centaine de personnes présentes, trois portaient un masques (dont madame et moi). Après les discours, pour ne pas se faire contaminer autour du « verre de l’amitié » dans un « moment de convivialité », on s’est cassé fissa.
      C’t’aprèm, courses dans l’église du coin : aucune personne (sauf madame et moi) ne portait le masque. Même les caissières ont découvert leur museau alors qu’il y a une semaine encore, la plupart d’entre elles était masquée).
      Ça me fatigue, mais d’une force ...

    • ValK 💫 #InactionDirecte @ValKphotos
      https://twitter.com/ValKphotos/status/1544409242639155201

      #AN : première audition du nouveau ministre de la santé #Braun par la commission des lois.
      Sur les 7 questions posées par les député-es LFI, au moins 2 se font sans masque et flirtent avec les revendications antivax #Covid_19. Une cata.
      Merci @Deputee_Obono de relever le niveau.

      mais qu’est- ce qu’elle fait Obono ? elle se croit au NPA ? que quelqu’un la prévienne qu’elle est l’assemblée nationale !

    • @colporteur y a pas que LFI qui flirte avec l’antivax, selon comment on interprète ce qui est dit ; voilà ce que dit l’article de Slate :

      Notre emmental se réduit essentiellement au vaccin (dont on rappelle qu’il n’a pas grande efficacité sur la transmission) et donc à une seule couche non pharmacologique : le port du masque.

      et à la fin :

      Enfin, et c’est une des pistes avancées par le gouvernement, nous questionnons la pertinence de la mise en place d’un pass sanitaire aux frontières cet été, sachant l’inefficacité des vaccins à réduire la transmission des sous-variants d’Omicron, les seuls qui circulent désormais dans le monde.

      ok, c’est spécifiquement relatif à l’inefficacité sur la transmission mais c’est assez facilement interprétable comme du « ça sert à rien » glissant vers l’antivax non ? :-)

      et en même temps, ils recommandent clairement et fortement la 4eme dose pour les >60 ans et immunodéprimés, cf section "4eme dose et fissa" :

      Ces dernières nouvelles redoublent l’importance d’administrer fissa la quatrième dose aux plus de 60 ans et aux personnes les plus vulnérables. Mais pour tous les autres, s’ils veulent limiter les risques de Covid sévères, trois doses vaccinales les protègeront. Et s’ils veulent éviter les Covid longs, des mesures non pharmaceutiques complémentaires simples pourraient s’avérer être le meilleur rempart, même imparfait.

      et là aussi, on peut interpréter la partie "mais pour tous les autres" comme de la minimisation de l’utilité de la 4eme sur la « population générale », voire, de la non-incitation ;

      à ce sujet, vous avez des infos ou retour d’expérience sur la « durée de protection » de la 3ème dose ? Ptet une étude sur la pop portugaise, p.ex. les <70, vaxed cet hiver, qui a vu passer le BA.5 ces 3 derniers mois ?

    • le passage de l’article de Slate sur les « maigres » efforts de comm [du gouv - qui s’en lave les mains] :

      Ne dispersons pas nos maigres efforts en matière de communication : voir le gouvernement continuer à promouvoir le lavage des mains ne relève-t-il pas de la preuve d’un manque de classement des priorités dans les messages à diffuser pour prévenir le Covid ? Au mieux, ce sera peut-être efficace pour limiter la propagation des salmonelles dans les campings cet été…

      Pas d’avancée sur la qualité de l’air. La seule couche qui n’est quasiment pas abordée par la communication officielle –ou sinon de manière accessoire–, alors qu’elle est fondamentale dans la gestion de cette pandémie, c’est l’amélioration de la qualité de l’air intérieur. L’aération, la ventilation, la filtration et la purification de l’air des lieux clos qui reçoivent du public ne sont pas des sujets qui intéressent et mobilisent un tant soit peu nos autorités. Il est pourtant plus que jamais nécessaire que les lieux collectifs soient sécurisés concernant la qualité de l’air qu’on y respire.

      MDR ? la suite, a propos des écoles, est encore plus marrante :-)

    • On espère au moins que les vacances d’été permettront aux établissements scolaires de se mettre aux normes.

      (ptdr)

      Pas de rentrée en septembre : ça vaudrait aussi (et surtout) pour les élèves car, comme le dit le proverbe, « Pas de rentrée en septembre, pas de covid en décembre » ...

    • A propos des retrouvailles post-covid organisée par la mairie du bled l’autre soir, une des conseillères municipales était en train d’incuber son petit variant. Elle a été déclarée positive trois jours plus tard. Étonnant, non ?

    • N’empêche sur Twitter, t’as un type un peu populaire pour autre chose que le covid et qui d’un coup dévoile qu’il est positif et que bon, « faisez gaffe les potos », il se prend l’avalanche de tordus qui lui répondent qu’il est complètement stupide, que le vaccin sert à rien, que eux, ils vont bien, ils l’ont eu, et rien ne s’est passé, et que eux, ils savent que le monde tourne et que le covid est une grippette. Cf. F. Malaussena cet après-midi.
      https://twitter.com/malopedia/status/1544944022740951040

  • Y a-t-il eu une hécatombe quelque part ? Décoder l’éco / Kairos
    https://www.youtube.com/watch?v=8Fn9gyr3Gkc

    6:00 Sources de données officielles Eurostat

    7:18 Arnaque H1N1 et évolution orwellienne de la définition de pandémie depuis 1999

    13:18 Mortalités brutes en France et en Belgique : aucun impact pour les moins de 65 ans

    16:18 De la nécessité de standardiser par âge les mortalités pour pouvoir les comparer

    21:37 Depuis 2020 l’OMS et Eurostat oublient la standardisation par âge de la mortalité

    22:28 OMS : calcul officiel de la mortalité standardisée

    23:19 Mortalités standardisées en France et en Belgique : aucune hécatombe en 2020-2021

    27:04 Comparaison des mortalités brutes et standardisées en Europe

    30:25 Une très forte corrélation entre les niveaux de pauvreté et de mortalité

    35:40 Conclusion

    #coronavirus #covid-19 #sars-cov-2 #pandémie #statistiques #information #économie #kairos

    • Y a-t-il eu un déferlement de malades ? Décoder l’éco / Kairos
      https://www.youtube.com/watch?v=wsaYFPZ1zDU

      Cette vidéo est le troisième épisode de la série réalisée avec le média Kairos.

      Dans le premier épisode, nous avons vu qu’il n’y a eu aucune hécatombe nulle part en Europe, ni en 2020, ni en 2021.

      Dans le deuxième épisode nous avons vu qu’il n’y a pas eu la saturation hospitalière annoncée.

      Dans ce troisième épisode nous verrons qu’il n’y a pas non plus eu un « déferlement » de malades.

      Il y a eu bien moins de malades comptabilisés que pendant les épisodes dit « grippaux » du passé.

      Nous reviendrions en détail sur le glissement de définition ou les « cas » ont été confondus avec les malades et nous reviendrons sur l’arnaque générale des fameux « tests » RT-PCR.

      #test #PCR

    • La bureaucratie sanitaire au centre de la fraude Décoder l’éco / Kairos

      https://www.youtube.com/watch?v=ceG8dd80JJU

      Cette vidéo est le quatrième épisode de la série réalisée avec le média Kairos.

      Dans le premier épisode, nous avons vu qu’il n’y a eu aucune hécatombe nulle part en Europe, ni en 2020, ni en 2021.

      Dans le deuxième épisode nous avons vu qu’il n’y a pas eu la saturation hospitalière annoncée.

      Dans le troisième épisode nous avons vu qu’il n’y a pas non plus eu un « déferlement » de malades.

      Il y a eu bien moins de malades comptabilisés que pendant les épisodes dit « grippaux » du passé.

      Nous vivons une épidémie de « cas » entretenue par les fameux « tests » qui n’ont pas de rapport avec la moindre maladie.

      Dans ce quatrième épisode nous découvrons le moteur même de la fraude : l’utilisation de codes spécifiques par les hôpitaux de façon à produire les « bonnes » statistiques.

      #OMS #ARS