• Mina Idir : Lettre de démission du PCF

    J’ai décidé il y a presque une semaine de quitter le parti communiste français, et de démissionner de toutes mes fonctions. Cela a été rendu public ce samedi, et rien ne doit être caché, occulté. J’ai reçu depuis des messages de soutien qui font chaud au coeur, et la lutte continue, encore plus déterminée et libre que jamais.

    Ci dessous, la lettre adressée à la direction par transparence et par honnêteté intellectuelle, une longue lettre qui explique les raisons de mon départ.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/04/13/mina-idir-lettre-de-demission-du-pcf

    #politique #pcf

  • « LFI est pour l’instant le seul parti politique qui s’est exprimé en soutien des universitaires mis en cause par leur ministre. Ensemble ou séparément, il est crucial que d’autres manifestent également leur attachement à la recherche. »
    André Gunthert


    Pour une réplique unie contre la police de la pensée et la #dérive_autoritaire du #régime_macroniste

    Mesdames, Messieurs,

    Comme vous, nous sommes témoins d’un évènement sans précédent dans notre pays : une ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation demande une enquête sur le contenu des recherches universitaires en sciences sociales ! La réplique de la conférence des présidents d’université, celle du CNRS, celle de centaines d’universitaires attestent l’ampleur de l’indignation !

    Après tant d’autres, ce sont dorénavant les libertés académiques qui sont mises en cause. Nous avons tous compris ce que cela signifie. Avec sa campagne contre le prétendu « islamo-gauchisme », le pouvoir en place est entré dans une nouvelle phase de sa dérive autoritaire. Nos organisations l’ont toutes relevé à un moment ou à un autre, depuis les lois sur le Code du travail puis la série de celles sur la sécurité. Les libéraux qui gouvernent notre pays se placent ouvertement dans les pas du régime de Victor Orban en Hongrie. En France, les libertés publiques sont désormais en cause.
    Il est indispensable de manifester une résistance déterminée à cette situation. Quelles que soient nos divergences, quand il est question de la liberté, il est possible de s’unir pour la défendre. Nos partis, comme les syndicats et les associations, toute notre histoire nous rattache à cette cause dans l’histoire et en toutes les circonstances.

    C’est pour quoi nous vous proposons de nous rencontrer pour décider comment agir en commun dans le respect de chacun, mais dans la détermination à ne pas laisser aller plus loin. Évidemment, nous pourrions décider d’en confier la coordination à l’une des associations ou collectifs de défense des droits de l’homme et des libertés publiques qui accepterait de prendre la tête de cette initiative.

    Nous croyons à l’urgence de cette réplique. Nous croyons à la force de son caractère collectif. Nous vous proposons de prendre contact avec Éric Coquerel, député de Seine Saint-Denis, pour établir le rendez-vous commun.

    Bien à vous, avec nos salutations républicaines.

    Jean-Luc Mélenchon
    Président du Groupe La France insoumise à l’Assemblée

    Mathilde Panot
    Vice-Présidente du Groupe de La France insoumise à l’Assemblée

    Manuel Bompard
    Président de la Délégation insoumise au Parlement européen

    Manon Aubry
    Co-Présidente du groupe de la GUE au Parlement européen

    https://melenchon.fr/2021/02/24/pour-une-replique-unie-contre-la-police-de-la-pensee-et-la-derive-autorita

    Courrier de l’intergroupe parlementaire de La France insoumise adressé à plusieurs partis dont PS, PCF, EELV, Generation.s, GDS, GRS, NPA, POI, Lutte Ouvrière, Ensemble !…

    • Avec André Gunthert !

      « La Macronie s’en va-t-en-guerre. Elle a décidé de lancer la bataille contre un concept à la fois fumeux et ambigu : l’islamogauchisme. Une bataille qui se mène sur un front particulier : nos universités publiques, qui seraient des foyers de sédition voués aux idées de Mao Tsé Toung et de l’ayatollah Khomeini . » https://www.youtube.com/watch?v=kqakmGVZEFM&feature=emb_logo

      Invité par Théophile Kouamouo à l’émission Intérêt Public, diffusée par Le Média le 23 février, j’ai tenté de déployer les questions que se posent les universitaires depuis les mises en cause de la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal (vidéo, 43 min).

      André Gunthert 25 février 2021

      Les réactions institutionnelles à la mise en cause des universitaires par leur ministre se multiplient. En voici un relevé : (dont la La réaction de l’EHESS : « Au moment où la communauté scientifique affronte des attaques émanant de différentes sources, l’EHESS considère qu’ouvrir cette polémique revient à affaiblir celles et ceux qui œuvrent au maintien des institutions académiques. »)

      http://imagesociale.fr/9555#comment-5010

    • Correction : le PC aussi !

      Le PCF appelle à se mobiliser massivement en défense de la recherche, de l’université et du pluralisme.

      Le #PCF soutient et partage les fortes inquiétudes exprimées par le Conseil national des universités, la Conférence des présidents d’universités et les syndicats de l’enseignement supérieur et de la recherche, à propos des récents propos de la ministre de la Recherche. Sur CNews, Madame Vidal a en effet annoncé vouloir commanditer au CNRS une enquête sur #"l’islamo-gauchisme" à l’université.

      La mission d’une ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche est de défendre les enseignants et les chercheurs dans l’exercice de leurs libertés académiques, pas de mettre en place une #police_de_la_pensée !

      L’« islamo-gauchisme », ce #concept-valise qui ne sert qu’à stigmatiser la communauté éducative, n’existe ni dans les universités, ni au CNRS, ni ailleurs dans le monde scientifique. Quoi que l’on puisse penser de certains travaux, ce qui est visé n’est rien d’autre que le droit de savoir et de connaître, la #liberté_pédagogique, et finalement le #pluralisme de la #recherche.

      Les déclarations de la ministre s’inscrivent dans le cours autoritaire et liberticide de la politique gouvernementale. À les suivre, le CNRS deviendrait demain une instance de contrôle de la conformité des travaux universitaires avec les vues du pouvoir en place.

      Ces déclarations incendiaires interviennent au moment même où Madame Vidal s’attaque aux instances collégiales d’évaluation par les pairs. Comment peut-on penser garantir la qualité de la recherche et de l’enseignement supérieur français en supprimant les instances nationales d’évaluation par les enseignants chercheurs eux-mêmes, pour les remplacer par un mélange explosif de clientélisme local et d’autoritarisme étatique ?

      L’indépendance de la science est une condition de la démocratie. Nous avons besoin de garantir la liberté, le pluralisme et la qualité de l’enseignement supérieur de la recherche. Cela passe par le renforcement du service public national d’enseignement supérieur et de recherche, et par la mise en œuvre d’un fonctionnement démocratique et collégial. Cela passe aussi par une lutte déterminée contre la précarité des enseignants et des chercheurs, par la fin des politiques de mise en concurrence généralisée qui favorisent la course aux résultats et nuisent à la qualité de la science.

      L’urgence n’est pas aux polémiques stériles nourrissant le discours de l’extrême droite. Elle est à la mise en œuvre d’un plan de sauvetage pour nos universités et nos organismes de recherche. Elle est à la lutte contre la précarité étudiante aggravée par la crise.

      Le PCF appelle à se mobiliser massivement en défense de la recherche, de l’université et du pluralisme, et à faire de cette nouvelle crise le point de départ du nécessaire processus de reconstruction d’un grand service public national de l’enseignement supérieur et de la recherche.

      Parti communiste français

      https://www.pcf.fr/actualite_le_pcf_appelle_se_mobiliser_massivement_en_d_fense_de_la_recherche_de_

    • Démission de Frédérique Vidal : la pression monte !

      "Nous en sommes là !!

      Libé met en Une la tribune de « Vigilance Université », collectif réactionnaire ami de « l’observatoire du décolonialisme », qui prétend que nous refuserions le « débat scientifique contradictoire » ! 1/10...
      ...Aux collègues qui veulent attaquer nos travaux sur les rapports sociaux de dominations, sur les oppressions, sur les identités : lisez-les, venez en séminaire, organisez des colloques scientifiques mais cessez de vous répandre en injures dans la presse, cessez de colporter les discours fascistoïdes et complotistes qui sont une grave menace pour l’existence même du travail scientifique.
      Vous détruisez la science que vous prétendez défendre.

      Aujourd’hui, l’université et les recherches scientifiques sont menacées.
      Elles le sont par un courant autoritaire qui veut soumettre la science au pouvoir politique, elles le sont par des réformes qui précarisent et privatisent."

      " L’air de rien, les universalistes ont mis de l’eau dans leur vin, donnant raison à leurs critiques. Plus d’accusations sordides d’islamogauchisme, retour à la dénonciation d’une « cancel culture » fantasmée, qui permet de poser à la défense des libertés académiques … "


      https://seenthis.net/messages/902062#message903689

  • Après la #Méditerranée (https://seenthis.net/messages/598388) et les #Alpes (https://seenthis.net/messages/891799), #Génération_identitaire fait une opération « anti-migrants » dans les #Pyrénées...

    Génération Identitaire lance une nouvelle opération antimigrants dans les Pyrénées

    C’est le deuxième coup médiatique de ce type que l’organisation d’extrême droite lance aux frontières du pays. La présidente de la région Occitanie, Carole Delga, demande à la préfecture d’y « mettre fin ».

    Deux ans après son opération sur les hauteurs de Besançon, à la frontière franco-italienne, Génération identitaire récidive dans les Pyrénées. Le groupuscule d’extrême droite, adepte des coups médiatiques, affirme depuis ce mardi matin « sillonner » les abords du #col_du_Portillon, près de #Bagnères-de-Luchon, afin d’empêcher l’entrée de réfugiés sur le sol français.

    En doudoune bleue et au volant de trois 4x4 sérigraphiés, une trentaine de militants s’affichent sur les réseaux sociaux au nom de « la #défense_de_l'Europe ». Leur mission, affirme sur Telegram l’une des têtes d’affiche, #Thaïs_d'Escufon, consiste à « surveiller tout passage éventuel de migrants et en alerter les autorités ». Car, ajoute-t-elle, dans une communication très anxiogène, « plus une seule goutte de sang Français ou Européen (sic) ne doit couler à cause du couteau d’un terroriste ». Le 5 janvier, le préfet Etienne Guyot avait annoncé la fermeture temporaire du col du Portillon « dans le cadre de la lutte contre le terrorisme » et du renforcement des contrôles aux frontières voulu par Emmanuel Macron en novembre.

    Contactée par Le Parisien, la gendarmerie locale confirme avoir rencontré ces individus dans la matinée au niveau du col du Portillon, puis dans l’après-midi à l’autre poste-frontière du département, entre #Melles et #Pont-du-Roy. Mais le chef d’escadron #Pierre_Tambrun assure n’avoir constaté « aucun trouble à l’ordre public » et « aucune opération de remise de migrants ». Simplement « des personnes avec des drapeaux » qui, « en nous voyant, sont restées un petit peu puis reparties ». Interrogé sur les passages dans cette zone, il indique que la « fréquentation de ces deux points de passage montagneux est beaucoup plus faible en comparaison des voies d’autoroutes côté Pays Basque et côté Perpignan ».

    « Un coup de force contraire aux valeurs de la République »

    Dans un message posté sur Twitter, la présidente de la région Occitanie, Carole Delga (PS), demande à la préfecture de « mettre fin fermement et sans délais à ce coup de force contraire aux valeurs de la République ». Un appel lancé conjointement avec le député local Joël Aviragnet, le président du conseil départemental George Meric et le maire de Luchon, Eric Azémard. « Cette opération, menée en toute illégalité, a seulement pour but de créer le « buzz » médiatique et ainsi permettre à ces extrémistes de développer leur discours de haine », poursuivent les élus dans une lettre que s’est procurée le journal local Petite République.


    https://twitter.com/CaroleDelga/status/1351541472965914625

    Ils exigent par ailleurs la dissolution de Génération Identitaire. Un serpent de mer dans les couloirs du ministère de l’Intérieur, sollicité depuis plusieurs années à ce sujet, et relancé cet après-midi par le Parisien. En vain.

    La préfecture de police de région a répondu en fin de journée dans un communiqué. Le préfet « a fermement » condamné ces actions « purement symboliques (...) qui ont mobilisé inutilement les forces de l’ordre, les détournant de leur mission de surveillance de la frontière ». L’un des activistes d’extrême droite a par ailleurs été entendu par la gendarmerie après avoir participé au « déploiement d’une banderole sur un site appartenant à EDF », et la justice a « été saisie ».

    Le 16 décembre dernier, Generation Identitaire et trois de ses cadres ont été relaxés par la cour d’appel de Grenoble (Isère), dans l’affaire des opérations antimigrants menées en 2018 dans les Alpes. Dans son arrêt, la cour estime que cette chaîne humaine était une action « purement de propagande politique », « à visée médiatique » et « annoncée comme telle ». Elle n’était donc pas « de nature à créer une confusion dans l’esprit du public avec l’exercice des forces de l’ordre ».

    En 2012, l’organisation s’était fait connaître pour l’occupation du toit d’une mosquée à Poitiers (Vienne). Le 13 juin dernier, elle avait également déployé une banderole provocatrice contre le « racisme anti-blanc » lors d’une manifestation organisée place de la République à Paris contre les violences policières et le racisme.

    https://www.leparisien.fr/amp/faits-divers/generation-identitaire-lance-une-nouvelle-operation-antimigrants-dans-les
    #frontières #extrême_droite #France #Espagne #asile #migrations #réfugiés #montagne #defend_Europe

    ping @karine4 @isskein

    • Le RN défend indirectement Génération identitaire
      https://information.tv5monde.com/info/le-rn-defend-indirectement-generation-identitaire-393472
      plutôt un lien direct entre GI et le front national
      https://seenthis.net/messages/897614

      La présidente du RN Marine Le Pen avait, le 1er mai 2018, rendu « hommage » aux actions antimigrants menées dans les Alpes par GI, saluant une « belle opération de communication ».

      Pour le spécialiste de l’extrême droite, Jean-Yves Camus, « les opérations de GI sont tout bénéfice pour le RN » car la « dédiabolisation » du parti « passe par le fait que les jeunes ne fassent plus assaut de radicalité » comme dans les années 1980 et 1990.

      Et les jeunes identitaires sont à terme un « vivier de recrutement » pour le RN, selon l’expert, à l’instar de l’ancien responsable des Identitaires (dont GI est la branche jeunesse) Philippe Vardon, entré en 2018 au Bureau national du RN (direction élargie), ou de l’ancien cadre de GI, Damien Rieu, devenu en 2019 assistant parlementaire du principal conseiller de Marine Le Pen, l’eurodéputé Philippe Olivier.

    • Dans les Pyrénées, une #marche pour « nettoyer un col souillé »

      Dix jours après la venue des militants de Génération identitaire, un #rassemblement « antifasciste » s’est tenu vendredi sur le #col_du_Portillon, dans les Pyrénées. Pour réaffirmer la tradition d’accueil, de solidarité et de résistance de la #montagne.

      Col du Portillon (Haute-Garonne).– Trois militaires de la Guardia Civil espagnole d’un côté, sept ou huit gendarmes français de l’autre. Et au milieu, au sommet du col du Portillon, entre 60 et 80 manifestants. « On était plus nombreux que Génération identitaire, c’est ça qui compte... », assurait un jeune Toulousain en redescendant à sa voiture, vendredi 29 janvier, un peu après midi.

      Reprendre la place symboliquement occupée par le mouvement d’extrême droite dix jours auparavant, c’est bien cela que chacune et chacun avaient en tête. « On veut juste nettoyer ce col qui a été souillé par les fascistes », a résumé Pascal Lachaud, animateur du collectif #PCF_No_Pasaran, en prenant le micro, aux cotés d’un camarade équipé d’un balai-brosse.

      Ce collectif réunissant les sections et cellules communistes du plateau de Lannemezan et des vallées environnantes était à l’origine de l’appel à cette « #marche_antifasciste ». Elle a été ralliée par des militants d’autres formations de gauche (EELV, NPA), des libertaires, des syndicalistes et des militants associatifs.

      Parmi ces derniers, Cécile, Chantal et Marie-Hélène, retraitées, bénévoles de la Cimade, étaient venues en voiture de Tarbes : « Pour nous, c’était important d’être là : on travaille en permanence avec des gens qui ont des difficultés pour venir en France et y rester. On veut être dans la lignée des gens de Midi-Pyrénées qui ont toujours accueilli ceux qui arrivaient, avec leurs problèmes. »

      Pendant plus d’une heure, sous la pluie et dans les nappes de brume accrochées aux flancs des vallons enneigés, les manifestants ont occupé le col, atteint après cinq petites minutes de marche.

      Le 19 janvier, une trentaine de militants d’extrême droite les y avaient précédés, pour une opération de communication « antimigrants », reprenant les codes de leur action « Defend Europe » menée en avril 2018 au col de l’Échelle dans les Alpes : 4x4 blancs aux couleurs du mouvement, doudounes bleues, le tout abondamment photographié et filmé pour les réseaux sociaux.

      Vite arrivés, vite repartis, histoire de ne pas risquer les confrontations. Le résultat a été au-delà de leurs espérances puisque l’étoile montante du mouvement, la jeune toulousaine #Anne-Thaïs_du_Tertre (qui préfère se présenter sous son pseudonyme #Thaïs_d’Escufon, anagramme de « Nuit des fachos », ont repéré des observateurs facétieux), présente lors de l’opération du 19 janvier, a été invitée sur le plateau d’une émission télé de Cyril Hanouna quelques jours plus tard.

      Mardi 26 janvier, une enquête a été ouverte par le procureur de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) pour « provocation publique à la #haine_raciale », a révélé France 3 Occitanie. Mais en décembre dernier, trois militants de Génération identitaire avaient été relaxés en appel après avoir été condamnés en première instance en août 2019 (à 6 mois de prison ferme et 75 000 euros d’amende pour GI), pour l’opération d’avril 2018.

      « Génération identitaire, ça nous inquiète parce qu’on suit de près l’actualité européenne, l’Allemagne, la Grèce, et on voit bien que ce type de groupuscules se multiplie un peu partout en ce moment. On ne surestime pas leur importance mais il s’agit de ne pas minimiser non plus », estime Aude, venue de Saint-Gaudens où elle milite au sein du #Collectif_Migrants_Comminges (#CoMiCo), né il y a deux ans dans cette région du piémont pyrénéen qui avait accueilli des migrants après le démantèlement de Calais en 2016.

      « On l’a créé parce qu’il y a pas mal d’associations d’aide aux migrants qui sont dans l’#urgence et qui n’ont pas nécessairement le temps de réfléchir à la dimension politique de la #lutte, explique-t-elle. Et aussi parce que lorsqu’on a vu ce qui se passait dans les Alpes, on s’est dit que ça allait finir par arriver ici et qu’il fallait qu’on se tienne près. »

      De fait, si les Pyrénées ne sont pas aujourd’hui un lieu de passage aussi emprunté que les Alpes par les migrants venus d’Afrique – bien que les chiffres soient, par définition, difficiles à connaître –, cela pourrait changer. Historiquement, le massif a toujours été un espace d’échanges et de circulation.

      Le col du Portillon, situé entre #Bagnères-de-Luchon côté français et le #Val_d’Aran côté espagnol, est un point de passage facilement accessible en raison de sa basse altitude (1 290 mètres). Il a notamment vu passer des réfugiés fuyant l’Espagne après la victoire de Franco en 1939. Et, dans l’autre sens, des « guérilleros », ces vétérans de la guerre d’Espagne et des maquis français qui, après 1945, ont tenté sans succès d’ancrer une guérilla antifranquiste dans la montagne.

      Soixante-dix ans plus tard, les Pyrénées restent marquées par cette intense séquence d’exil, de combat et de résistance. Dont l’évocation fait imperceptiblement trembler la voix de Daniel, 69 ans, militant communiste, habitant un village de la vallée et portant haut le drapeau républicain espagnol, la tricolor : « Je suis petit-fils de réfugié espagnol. Mon grand-père est arrivé ici en 1922, il venait de Saragosse, il fuyait la misère. Ce qui se passe, ça me fait remonter beaucoup de choses... Revoir des groupuscules fascistes naître en France, c’est inqualifiable. La France “terre d’accueil” perd son image. Nous, on est là aujourd’hui pour dire que tous les Français ne sont pas sur cette dynamique... »

      Pour Daniel et beaucoup de personnes présentes, l’opération de Génération identitaire est vécue d’autant plus douloureusement que les militants d’extrême droite sont totalement absents, ou en tout cas invisibles, dans la région. Le désir de restaurer sans tarder l’#image positive d’une #montagne_solidaire et accueillante n’en est que renforcé. Et partagé par des plus jeunes, minoritaires ce vendredi, comme Mathilde et Paul*, moins de la trentaine, masques Guy Fawkes sur le nez.

      « On a entendu parler des activités de Génération identitaire ici mais je n’ai pas regardé les images, je ne veux pas voir ça, explique Mathilde. On a suivi cet appel contre le fascisme et pour le soutien aux migrants, c’est juste normal. » « C’est de la #solidarité, résume Paul. Et on voudrait que cette action soit aussi médiatisée que la leur, il faut montrer les actions positives, on en a besoin. »

      Au-delà du « #No_pasaran » de circonstance et qui fait l’unanimité, la question de la libre circulation est aussi posée. Le col du Portillon a été fermé le 6 janvier par les autorités françaises, officiellement dans le cadre de la « lutte contre le terrorisme » ce qui n’a pas laissé d’interroger alors que le Covid-19 semblait une raison suffisante pour le justifier.

      Depuis, cette fermeture matérialisée par des blocs de béton bloquant la route deux cent mètres en dessous du col, passe mal. « Je pratique la montagne, je viens souvent marcher et randonner par ici, explique Marie-André, militante d’EELV. La montagne, c’est un lieu de #passage, pas une #frontière. L’aranais et l’occitan sont deux langues communes et les échanges entre les deux existent depuis longtemps. Je suis très attachée à cette #liberté_de_circulation, et le refus de l’altérité m’est insupportable. »

      Avant la prise de parole, sous les invectives, du représentant de LREM, Aude sollicite une pensée « pour ceux qui périssent en Méditerranée ». Et un membre de la chorale libertaire Rojinegra entonne un hommage à Francisco Ponzan Vidal, instituteur anarchiste espagnol de la CNT, figure de la résistance, arrêté par la milice et tué par la Gestapo. Une #mémoire qui résonne avec la mobilisation du jour. « On est sans haine mais les fascistes n’ont rien à faire dans la montagne, tranche Pascal. On ne veut pas de chasses aux migrants dans les Pyrénées. Et on veut que les gens puissent circuler sur cette terre. »

      https://www.mediapart.fr/journal/france/300121/dans-les-pyrenees-une-marche-pour-nettoyer-un-col-souille

      #résistance #antifa

      via @olaf :
      https://seenthis.net/messages/899290

  • Le parti des communistes. Extrait du livre de Julian Mischi – CONTRETEMPS
    https://www.contretemps.eu/parti-communiste-histoire-anticapitalisme-gauche-classes-populaires-misc

    #parti
    #Parti_communiste #gauche #PCF #classes_populaires
    #99% #1% #élites_sociales.

    Le mouvement communiste a constitué en cela une entreprise inédite de subversion des règles du jeu politique. Il a remis en question pendant un temps les logiques sociales qui excluent les classes populaires de la scène politique française. Cependant, les inégalités sociales du champ politique ont été reproduites en partie au sein du PCF, à l’image de la distance entre des permanents pris dans les logiques d’appareil et des groupes populaires au nom desquels ils prenaient la parole. Par ailleurs, les hiérarchies sociales et scolaires internes aux classes populaires se sont répercutées dans le parti par la relégation des travailleurs les moins qualifiés, des femmes ou encore des immigrés aux échelons de base de l’organisation. Malgré tout, dans leur globalité, les cellules communistes ont constitué un creuset politique exceptionnel de rencontres sociales, faisant se côtoyer, selon les lieux, ouvriers d’usine, enseignants, femmes au foyer, ingénieurs, paysans, universitaires, employées de bureau, techniciens, etc.

    [...]

    Si les contraintes organisationnelles ont été utilisées selon des logiques sectaires, elles visaient avant tout, dans leur conception initiale, à contrôler les élus et les dirigeants prompts, du fait de leur fonction et de leurs origines sociales, à personnaliser leur action et à s’affranchir des préoccupations de la base militante. Or le rejet du mode de fonctionnement stalinien du PCF dans les années 1990-2000 n’a guère pris en compte l’exclusion politique des classes populaires, l’essentiel étant alors de trouver des moyens de renouveler l’appareil en puisant dans les forces maintenues (élus, militants établis issus de familles communistes) et de rénover l’image publique du parti en mettant à distance son passé ouvriériste afin de contenir le déclin électoral.

    [...]

    Le défi est important car la marginalisation politique des classes populaires s’est accentuée depuis les années 1980, en même temps que les inégalités sociales. Les problèmes au cœur des motivations des militants du mouvement communiste sont loin de s’être dissipés par le jeu du marché et l’extension de la démocratie parlementaire. Le capitalisme s’est renforcé à travers une financiarisation et une internationalisation plus poussées des économies, appuyées sur les démocraties libérales. Les États agissent le plus souvent comme des auxiliaires des intérêts des entreprises multinationales dans un contexte de disparition de l’adversaire communiste et d’un discours libéral sur la « fin de l’Histoire ». La victoire sur le communisme suite à l’effondrement de l’URSS s’est accompagnée d’une dilution des perspectives politiques face à un système économique présenté comme une réalité indépassable et indissociable d’une démocratie moderne. À l’inverse, le communisme est réduit au totalitarisme, assimilé à une forme de fascisme, selon une opposition binaire qui permet de légitimer la démocratie libérale et d’éviter de s’interroger sur ses mécanismes de domination politique et l’impact de la marchandisation généralisée sur les populations et sur l’environnement. La faillite du socialisme autoritaire de type soviétique, avec son économie centralisée et ses dysfonctionnements bureaucratiques, sources de pénuries chroniques, a jeté le doute sur l’idée de propriété sociale des moyens de production et les politiques de planification. Mais – pour ne prendre qu’un exemple –, à l’heure de l’urgence climatique, peut-on rejeter d’emblée toute idée de planification économique ?

    Les significations attribuées au mot « communiste » demeurent plus que jamais diverses. Il renvoie à une histoire tragique pour les peuples et les communistes eux-mêmes. Il est même associé, avec le cas de la Chine, à un acteur central de la mondialisation capitaliste. Mais il reste aussi, pour beaucoup de celles et ceux qui le revendiquent, lié à l’idée d’une alternative au capitalisme, qui vise à l’égalité sociale et à l’établissement d’un pouvoir politique effectivement exercé par le plus grand nombre, non monopolisé par les élites sociales.

  • Comment faire payer la crise aux pauvres !

    https://www.youtube.com/watch?v=I7ykd2jsdRI

    Yves Calvi 1 million d’euros par an
    https://urlz.fr/dvuP

    Chez Danone, Muriel Pénicaud a gagné 4,74 millions d’euros en trois ans
    https://urlz.fr/dvuQ

    Une prime exceptionnelle pour les soignants et les fonctionnaires
    https://urlz.fr/dvuS

    Prime De 1000 Euros
    https://urlz.fr/dvuU

    « Souverainisme » à gauche, le grand retour d’un gros mot
    https://urlz.fr/dvuX

    Effondrement, décroissance, relocalisation… Comment la gauche pense l’après-coronavirus
    https://urlz.fr/dvuZ

    Prime 1000 euros qui la verse, qui ne la vers pas.
    https://urlz.fr/dvv0

    Pas de prime pour tout le monde dans les supermarchés
    https://urlz.fr/dvv1

    Prime exceptionnelle COVID 19 montants et conditions d’obtention.
    https://urlz.fr/dvv2

    Prime exceptionnelle confirmée pour les étudiants en santé mobilisés
    https://urlz.fr/dvv3

    Rémunération scandaleuse le coup de gueule d’étudiants en médecine mobilisés face au coronavirus
    https://urlz.fr/dvv4

    30 € par semaine, le salaire d’une étudiante infirmière volontaire dans une unité
    https://urlz.fr/dvv5

    Aides à domicile en première ligne… mais privées de prime Covid !
    https://urlz.fr/dvv7

    « Ce n’est pas avec des chèques vacances que l’on aura les moyens de sauver des vies »
    https://urlz.fr/dvv8

    Médailles d’honneur et dons de congés l’hôpital se moque de la charité du gouvernement https://urlz.fr/dvva

    La clôture du Ségur de la santé reportée après le blocage des négociations
    https://urlz.fr/dvvd

    Ségur de la santé les médecins hospitaliers crient à la « trahison »
    https://urlz.fr/dvve

    Ségur de la santé On ne nous donne que des miettes
    https://urlz.fr/dvvf

    Patrick Pelloux, urgentiste à l’AP-HP « Le Ségur de la santé, je n’en attends plus rien » https://urlz.fr/dvvh

    Demandez vos badges agilité pédagogique !
    https://urlz.fr/dvvj

    La tablette des héros
    https://urlz.fr/dvvk

    Fraude au chômage partiel quels risques
    https://urlz.fr/dvvl

    « On nous a demandé de mentir » comment des entreprises ont fait pression sur leurs salariés https://urlz.fr/dvvm

    Aides d’État approuvé par la commission européenne :
    https://ec.europa.eu/commission/press...
    https://ec.europa.eu/france/news/2020...
    https://ec.europa.eu/france/news/2020...

    Bruxelles refuse que le coronavirus soit « un prétexte » pour revoir les règles de la concurrence
    https://urlz.fr/dvvp

    La Commission Européenne bloquera toute aide financière Publique conditionné à une relocalisation
    https://urlz.fr/dvvs

    Ayez confiance l’argent public n’aidera pas les entreprises établies dans des paradis fiscaux
    https://urlz.fr/dvvt

    Le gouvernement a-t-il vraiment renoncé à priver d’aides les entreprises implantées dans les paradis fiscaux ?
    https://urlz.fr/dvvu

    Macron annonce une « rentrée difficile » et veut relancer la réforme des retraites
    https://urlz.fr/dvvw

    Pour le Medef, il faudra « travailler un peu plus » afin de relancer l’économie
    https://urlz.fr/dvvx

    La secrétaire d’État à l’Économie, a également prévenu qu’il faudra travailler plus.
    https://urlz.fr/dvvz

    Ryanair veut réduire les salaires et menace de licencier en cas de refus
    https://urlz.fr/dvvA

    Suppression des vacances, heures sup’ non payées l’institut Montaigne veut nous faire les poches
    https://urlz.fr/dvvB

    Covid-19 le MEDEF présente son plan de relance
    https://urlz.fr/cNTi

    Dette publique à 115% du PIB la Banque de France prévient les Français « il faudra la rembourser »
    https://urlz.fr/dvvE

    Impôts avec la CRDS prolongée, on risque de payer le Covid jusqu’en… 2042 !
    https://urlz.fr/dnZe

    L’économiste Christian Gollier, membre de la commission qui conseillera Emmanuel Macron.
    https://urlz.fr/dvvF

    Bercy lance la chasse aux coffres forts dans les banques
    https://urlz.fr/dvvG

    La #France #EnMarche #capitalisme #ue #union_européenne #covid-19 #coronavirus

  • S’il n’y avait qu’un seul article à lire pour apercevoir le monde qui vient et s’y préparer...

    Du Covid-19 à la crise de 2020 https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/05/17/du-covid-19-la-crise-de-2020_147702.html

    Ce texte est daté du 8 mai 2020, mais seules les citations choisies dans la presse auraient pu être actualisées, pas le fond du constat. La crise sanitaire est loin d’être terminée, et l’économie et la société s’enfoncent de plus en plus dans la crise du capitalisme, avec toutes ses conséquences pour les classes laborieuses. L’humanité a largement les moyens scientifiques et techniques de maîtriser la pandémie, même si ceux qui font autorité en matière scientifique répètent qu’il faut du temps pour cela et qu’il faut « apprendre à vivre avec le coronavirus ». Mais la société est enfermée dans le carcan de l’organisation capitaliste, avec la propriété privée des moyens de production et des États nationaux rivaux, et dont les dégâts directs ou indirects sont incommensurablement plus grands que ceux dus au coronavirus...

    Lutte de Classe n°208 - juin 2020 :
    #pdf https://mensuel.lutte-ouvriere.org/sites/default/files/ldc/files/ldc208_0.pdf
    #epub https://mensuel.lutte-ouvriere.org/sites/default/files/ldc/files/ldc208_0.epub
    #mobi https://mensuel.lutte-ouvriere.org/sites/default/files/ldc/files/ldc208_0.mobi

    #capitalisme #crise #pandémie #coronavirus #covid_19 #impérialisme #crise_économique #étatisme #union_européenne #nationalisme #souverainisme #internationalisme #lutte_de_classe #réformisme #CFDT #CGT #révolution_sociale #dette #PCF #gafam #medef #bce #Deuxième_Guerre_mondiale #Etats_unis #chine #concurrence #concentration_du_capital #profit #loi_du_marché #allemagne #dépression #prolétariat #classe_ouvrière #afrique #famine #CNR #Conseil_national_de_la_résistance #Marx #Lénine #Trotsky

  • Robert Badinter, le macronisme révélateur des impostures
    https://www.vududroit.com/2020/01/robert-badinter-le-macronisme-revelateur-des-impostures

    Dès 1968, j’ai su à qui on avait affaire avec Daniel Cohn-Bendit et ses copains. Toute leur trajectoire était inscrite dans l’imposture qui nous fut alors infligée. Il était à la tête du combat des petits-bourgeois qui en mai 68 faisaient leur 14 juillet contre le mai ouvrier. La crapulerie finale de son ralliement à Macron n’est finalement que la signature et nous montre le macronisme comme un révélateur final de la réalité de ces impostures.

    C’était pareil avec tous ces gauchistes, trotskistes, maoïstes donneurs de leçons, ces « intellectuels de gauche » qui toisaient le peuple et surtout les ouvriers de façon méprisante. Ils ont à peu près tous trahi, et c’était pour moi évident dès le départ. Et je n’ai ressenti aucune surprise de voir se presser les survivants derrière Emmanuel Macron.

    Quant aux socialistes, ils nous prenaient par la gauche, comme par exemple Chevènement et ses amis qui nous donnaient des leçons de marxisme, et nous expliquaient qu’eux étaient à gauche, Mais nous à l’est… Ils ont pourtant à peu près tous accompli le chemin qui les a amenés derrière Hollande puis derrière Macron. Et Jean-Pierre Chevènement l’homme qui n’a servi à rien, de célébrer béat le triomphe de la méritocratie républicaine avec l’élection d’Emmanuel Macron !

    Il fut cependant un temps où on pouvait compter sur eux pour la défense des libertés. Je me rappelle les combats menés avec des gens que je considérais comme des camarades. Hélas c’est fini, complètement fini. Ils ont rallié Macron en gros bataillons et soutiennent tranquillement la mise en place d’un régime liberticide. Il n’en reste qu’une poignée, fidèles à leur amour de la liberté avec à leur tête le grand Henri Leclerc, l’arbre qui ne cache plus la forêt.

    J’ai toujours été circonspect à propos de Robert Badinter. Intelligence, charisme et prestance incontestables, il commença à apparaître en duo littéraire avec Jean Denis Bredin. Lorsqu’ils se mirent à écrire leurs articles chacun de son côté, nous pûmes constater méchamment lequel des deux était la plume. Cependant le combat de Badinter contre la peine de mort fut admirable, qui commença vraiment avec l’exécution de Bontemps condamné à mort par la cour d’assises de l’Aube, et qu’il accompagna au pied de l’échafaud. Malgré ce traumatisme il retourna devant les mêmes assises de l’Aube pour un combat que l’on disait perdu d’avance pour sauver la tête de Patrick Henry le tueur d’enfants. Ayant relevé ce défi avec un courage extraordinaire, il le remporta magnifiquement. Par la suite, François Mitterrand eut le courage politique dans sa campagne électorale de 1981 de s’engager à abolir la peine de mort s’il était élu alors que les Français y étaient majoritairement opposés. Robert Badinter Garde des Sceaux porta pour lui ce combat avec une incontestable grandeur à l’Assemblée nationale. Il l’incarne encore aujourd’hui et c’est justice.

    Mais malheureusement ce fut tout. Médiocre Garde des Sceaux il laissa le service public de la justice, dans l’état d’un parent pauvre de la république. Il toléra beaucoup trop de choses dans ce début des années fric. Puis président du Conseil constitutionnel, il en accentua la dérive juridictionnelle qui a fait de cet organe un outil de limitation de la souveraineté du peuple. Il a enfin rejoint le confort du Sénat occupant un siège en remerciement de ses mérites. Pendant tout ce temps, intégré à la grande bourgeoisie à laquelle il appartient, il a incarné une sorte de grande conscience, ce qui n’était pas complètement usurpé, statut entretenu par quelques interventions en général sans grand écho.

    Aussi, il n’y a pas lieu d’être surpris de la sortie qu’il vient de faire sur un plateau de télévision, ou enfilant l’uniforme du commandeur et affichant une intense colère surjouée il a dénoncé avec vigueur la présence dans une des marches aux flambeaux des luttes contre la réforme des retraites, de deux manifestants portant des piques au bout desquelles figuraient des répliques de la tête d’Emmanuel Macron.

    Il a exprimé sa mâle colère de la façon suivante : « Rien n’excuse ce degré de violence non pas physique encore, mais verbale. Rien. La représentation d’une tête au bout d’une pique, qui n’est rien d’autre que la guillotine, est pour moi absolument, totalement, condamnable. On ne peut pas admettre dans la République française, dont je rappelle la devise, que quelque homme politique que ce soit, quelque femme politique que ce soit, on promène sa tête au bout d’une pique avec ce que cela signifie. Ce n’est pas admissible ! Je le dis du fond du cœur, aucune cause ne justifie cela, aucune. Vous avez tous les moyens, toutes les libertés, mais PAS la violence physique ! »

    Mais dites-nous, Monsieur Badinter, la violence physique depuis plus d’un an ce n’est pas ce qui a manqué. Le déchaînement des violences policières avec leur terrible bilan vous a laissé muet et encore cette fois-ci vous n’en avez pas dit un mot. Vous ne montez sur vos grands chevaux que pour une violence symbolique très marginale. Sans rien dire sur ce que subit le peuple français de violences politiques, de violences sociales et de violences physiques tout court. Et quand vous ajoutez que les opposants « ont tous les moyens, toutes les libertés » c’est simplement un mensonge. La liberté d’expression est lourdement mise en cause dans notre pays quand des gens sont condamnés à de la prison pour avoir scandé « Castaner assassin » dans une manifestation. Quand des lois liberticides sont adoptées en cadence comme la loi fake news, la loi anticasseurs (la liberté constitutionnelle de manifestation est une liberté d’expression), l’effrayante loi Avia, sans que cela provoque chez vous la moindre contrariété. Pas plus que la répression de masse du mouvement social des gilets jaunes avec ses 3000 condamnations pénales et ses 1000 peines de prison infligées dans des conditions de légalité approximatives et dans une urgence complètement anormale. Les milliers de gardes à vue préventive (!) qui sont autant de séquestrations arbitraires ne vous ont guère ému non plus. En revanche, vous tonnez et sonnez le tocsin pour deux initiatives peut-être malvenues mais en tout cas sans aucune conséquence.

    Cette sortie consternante a été mise par beaucoup sur le compte du grand âge. C’est à la fois insultant et faux, Robert Badinter ayant fait consciemment ce qu’il pensait nécessaire. Prendre la défense d’un régime qui entretient désormais des rapports lointains avec une démocratie représentative républicaine, mais qui protège les intérêts de sa classe.

    C’est peut-être désolant, mais aujourd’hui Robert Badinter est dans le même camp que le préfet Didier Lallement.

    Régis de Castelnau

    • Nous produisons, nous décidons, c’est beau comme le communisme. Et pourtant. Prenons la chose par un autre bout, là où la CGT EDF décide de tout, et l’écart revendiqué se résorbe pour échouer dans la normalité, y compris sous ses formes les plus abjectes.
      La caisse centrale de l’action sociale d’EDF GDF du comité d’entreprise EDF GDF est financée par 1% des recettes de ces entreprises. Contrairement aux autres comités d’entreprise, celui-ci est dirigé exclusivement par les représentants du personnel. Quelle belle exception ! Le patron c’est la CGT, le syndicat maison, c’est la CGT. Avec les privatisations, le nombre de centres de vacances de ce qui fut longtemps le premier employeur de #saisonniers de France a diminué de 40%, passant de 600 à moins de 400 structures (à la louche). La CCAS reste néanmoins un des employeurs d’#intermittents_du_spectacle les plus appréciés. Obtenir un contrat pour une tournée nationale de projections de films, de concerts ou de représentations en ces lieux, c’est s’assurer de bons nombre de cachets pour ouvrir droit au chômage. Dans ces centres prédomine une gestion féodale de personnes dépendants des salaires versés (agents techniques, personnels de salle, ouvriers, #animateurs). Dans des régions où l’emploi est rare, on aura à coeur de garder le sien ou de ne pas hypothéquer la saison, le contrat d’après. Un machisme étouffant y règne (observez une fois le SO central de la CGT et complétez le tableau pour entrevoir leurs moeurs au quotidien), jusqu’à un informel et aléatoire droit de cuissage. On y gouverne le personnel par la trouille, l’humiliation, et depuis que le harcèlement est devenu un délit, quelques « affaires » encombrent les instances de direction. Les centres locaux n’ont pas le monopole de ces rapports de pouvoir, après avoir été harcelée, une employée du siège à Montreuil s’est suicidée. Les direction territoriales font la promotion de k’égalité hommes femmes, du féminisme (campagne d’office et d’info tout à fait réussies), pendant qu’elles ont à mettre sous le tapis de nombreuses situations où des femmes employées par la CCAS sont violentées par leur hiérarchie, avec des directeurs de centres qui pratiquent l’humiliation privée et publique (un théâtre destiné à faire obéir tous les autres).

      À ce gouvernement par la peur s’adjoint un lien plus intégrateur, une connivence des subalternes avec les directeurs et le fonctionnement des centres locaux, obtenue par corruption croisée des uns et des autres, chacun à hauteur du pouvoir qui lui est concédé participant à des pratiques de détournement des fournitures, contrats, règles, etc.
      Cette boite reposait et repose encore sur un accord productiviste noué après guerre. Jamais les agents d’EDF n’ont réellement mis en jeu leur pouvoir sur la production par des grèves ou actions décisives, jamais l’aristocratie ouvrière d’EDF, les conducteurs de centrales nucléaires, n’a fait défaut aux régimes successifs.

      Cet été, tous les centres de la CCAS de France présentaient aux « bénéficiaires » et à leur visiteurs une expo photo poétique empreinte de nostalgie sur la centrale de Fessenheim (des portails d’ouvriers et techniciens dévoués au bien de la population, des oiseaux, des paysages).

      Je les préfère évidemment lorsque, bien rarement, ils coupent le jus à des boites ou des décideurs, comme c’est le cas ces jours-ci ; lorsque, bien rarement aussi, ils font les Robins des bois en rétablissant le courant aux privés d’électricité ou font basculer en heures creuses la tarification de milliers de foyers.

      #électricité #productivisme #EDF #PCF #cogestion #CGT #clientélisme #nucléaire

    • L’impact des grèves dans les raffineries et les transports n’est pas négligeable pour la #surproduction. Maintenant si les « privilégié.e.s » de la grande turbine décidaient le black-out des principaux sites de production, de commerce, de pouvoir...?
      Faut pas trop rêver, les sapins clignoteront encore ce noël !


      Je me souviens d’un mec qui bossait pour €DF, sur les pylônes, sa maison était éclairée comme un hall d’aéroport. Le plafond du garage couvert de néons, t’en avait même sur les murs. Comme tout à chacun, tu éteins la lumière quand tu quittes une pièce. Ben pas lui, sa baraque brillait de la cave au grenier.
      À propos de la photo du sapin dans la forêt, l’autre jour après une énième mission intérimaire de merde où le taulier me dit : « si t’es pas content, tu dégages » Comme je suis déjà grillé aux assedics, j’ai récupéré mes clous et basta, la tchav ! Puis v’là que je pomme en sortant du bled (Mordelles à côté de Rennes) je m’engage sur une route qui s’avère une impasse et je tombe sur une première maison éclairée comme un sapin de noël, c’est le cas de le dire. Puis une deuxième, une troisième…
      J’ai fini par faire demi tour entouré de lutins et de guirlande clignotantes et quitter ce hameau qui est peut-être un repaire d’anciens employés de la grande turbine. Bastards !

  • HOMME QUE NOUS AIMONS LE PLUS (L’) - VERSION LONGUE -

    Un incroyable petit documentaire ("l’homme est le capital le plus précieux") hommage au « grand » Staline...

    https://www.cinearchives.org/recherche-avancee-424-1758-0-0.html

    Sur une musique de Jean Wiener !
    Texte écrit et dit par Paul Eluard...
    Avec la participation de George Sadoul

    L’homme que nous aimons le plus est une plongée soignée (et saisissante) dans l’organisation par le P.C.F. du culte à Staline durant la guerre froide. Ce film, interdit par la censure, n’obtint pas de visa (commercial ou non commercial). Prix du court-métrage au festival de Karlovy-Vary en 1950...

    Après avoir parcouru la France, des camionnettes et des camions, chargés de présents, confluent vers Paris où sont exposés au centre Jean-Pierre Timbaud dit « la maison des métallos » tous les cadeaux qui vont être envoyés à Moscou. Quatre reconstitutions illustrent l’attachement du « peuple de France » au « Vainqueur de Stalingrad » et à « l’homme de la paix » : un paysan de Grigny manifeste sa reconnaissance à Staline pour la libération du pays, un groupe d’ouvriers de l’entreprise Aubry (chantier Bonnenouvelle) acclame une déclaration lui rendant hommage, les ouvriers d’un atelier de Belleville réalisent bénévolement un tour miniature, une jeune mère collecte des signatures et écrit une lettre au dirigeant soviétique...

    L’exposition consacrée à Staline présente un assemblage hétérogène de productions artisanales, artistiques (Picasso et Fougeron...) et enfantines (dessins du chef soviétique) ; toutes les pièces exposées rendent hommage au maréchal, manifestent leur dévotion (plan sur un chapelet) ou évoquent tant l’histoire du mouvement ouvrier (Louise Michel, Jaurès, révolte vigneronne de 1907) que les figures de la Résistance (portraits de Danièle Casanova et de Jean-Pierre Timbaud, médaillon de Jacques Decours, citation de Pierre Rebière).

    Plusieurs plans documentaires illustrent le lien existant entre la France qui travaille et « Le penseur à habit de soldat » (Paul Eluard) : vues de quais et de bateaux, de mineurs, métallos, travailleurs et travailleuses du textile, cheminots et pêcheurs... Le film s’achève sur le discours de Thorez à la Mutualité et par une image de Staline.

    La version exploitée jusqu’ici de ce film, que l’on pensait complète, était en fait une version expurgée des passages où apparait André Marty - coupes vraisemblablement effectuées après son éviction du PCF en 1952. Cette version longue, redécouverte en 2015, comporte donc trois minutes supplémentaires.

    #union_soviétique #staline #urss #parti_communiste_français #pcf #staliniens

  • #Democratie ?!
    Temps de parole accordé aux listes pour les #Européennes2019 (mn)
    – 55 #LREM
    – 48 #RN
    – 38 #LR
    – 19 #PS
    – 18 #FI
    – 14 #EELV
    – 10 #UDI
    – 8 #DLF
    – 7 #PCF
    – 4 #Gén
    – 3 pour les autres
    Ceci grâce une loi sur la « représentativité » (parlementaire) passée discrètement par « La République en Marche »

    Élections européennes : le CSA fixe la durée des spots alloués aux listes

    Ces temps ont été fixés en fonction de plusieurs règles, dont la mise à disposition d’une durée minimum pour chaque liste, la répartition d’un bloc de deux heures en fonction du nombre de parlementaires français qui soutiennent chaque liste, et la répartition d’un bloc supplémentaire d’une heure et demie pour équilibrer ces durées en fonction d’une série de critères de représentativité (dont les performances aux dernières européennes et aux élections plus récentes, les indications des sondages d’opinion, et la contribution des candidats et de leurs soutiens à l’animation du débat électoral).

    |Stratégies - http://www.strategies.fr/actualites/medias/4028988W/elections-europeennes-le-csa-fixe-la-duree-des-spots-alloues-aux-listes.h

    • Pour Le Monde, juste avant le #paywall, l’équité y a gagné,…

      Européennes : les comptes d’apothicaire du CSA pour répartir le temps de parole entre 33 listes
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/05/13/europeennes-les-comptes-d-apothicaire-du-csa-pour-repartir-le-temps-de-parol


      Les têtes des listes aux élections européennes sur le plateau de « L’Emission politique » de France 2, le 4 avril.
      BERTRAND GUAY / AFP

      Trois cent neuf minutes. C’est le temps de parole pour la campagne audiovisuelle officielle des élections européennes du 26 mai que le Conseil supérieur de l’audiovisuel a eu la délicate tâche, minutieuse autant que minutée, de répartir entre les trente-trois listes validées le 3 mai par le ministère de l’intérieur. Sa décision a été publiée vendredi 10 mai au Journal officiel, ainsi que les dates et l’ordre de passage des émissions sur les ondes du service public, du mardi 14 au jeudi 23 mai.

      Un décompte d’apothicaire. Pour ce scrutin, le CSA a mis en application pour la première fois les dispositions de la loi du 25 juin 2018 modifiant les règles de la campagne audiovisuelle officielle. Avant, les choses étaient – relativement – simples. Ainsi, aux élections européennes de 2014, les partis et groupements représentés par des groupes parlementaires à l’Assemblée nationale ou au Sénat se répartissaient deux heures d’émission, les autres formations ayant présenté des listes mais ne disposant pas d’un groupe parlementaire devaient se partager une heure d’émission, sans que chacune dispose de plus de cinq minutes.

      Jusqu’aux élections législatives de juin 2017, ces règles faisant la part belle à la majorité et à l’opposition parlementaires n’ont guère été contestées. La campagne présidentielle de 2017, l’élection d’Emmanuel Macron et le surgissement sur la scène politique de La République en marche ont bousculé l’ordre établi. A deux semaines du premier tour des législatives, le Conseil constitutionnel était saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par l’association En marche !. Selon cette dernière, ces dispositions « ne permett[aient] pas de refléter l’importance dans le débat électoral de formations politiques nouvelles et contribuer[aient] à faire obstacle à leur émergence, en méconnaissance du pluralisme des courants d’idées et d’opinions ». Le Conseil constitutionnel lui donnait raison, contraignant le législateur à élaborer de nouvelles règles.

      Bonjour le mal de tête !
      La loi du 25 juin 2018 y a remédié mais, si l’équité y a gagné, la simplicité n’en est pas sortie renforcée. Le CSA a dû se munir d’un trébuchet et d’une règle à calcul pour satisfaire aux conditions qui lui étaient assignées. Ainsi, une durée d’émission forfaitaire de 3 minutes…

  • BALLAST | #Violences_policières : un #élu (#PCF) raconte
    https://www.revue-ballast.fr/violences-policieres-un-elu-raconte
    @davduf
    #ambiance_dictature_fasciste
    #chiens_du_capital

    « Un policier me lance : Toi, le connard en écharpe, si tu dégages pas, je t’explose. Il brandissait son #Flash_Ball à hauteur de mon visage. »
    #lbd

    « Mon collègue Ibrahima Traoré, élu au Conseil départemental, s’est interposé et s’est fait molester. »

    Un policier municipal a tenté de mettre un coup de matraque et, ratant son coup, a crié : « Reviens, je vais te la mettre dans le cul. » Les parents étaient extrêmement choqués. L’élu en question a demandé au maire, au cours du conseil municipal, une enquête administrative et des sanctions contre ce policier, identifié. Nous avons, pour notre part, publié un communiqué appelant à ouvrir les portes du #lycée, interdire l’usage des armes contre les élèves et envoyer des médiateurs. Pas de réponse… Un policier, responsable départemental du syndicat Alliance, a pour sa part déclaré au Parisien, en date du 11 décembre : « Ce n’est pas parce que des casseurs se réfugient à côté d’élus qu’on n’ira pas les chercher. »

  • Ils sont venus, ils sont tous là... J-P.Garnier - Librairie Tropiques - 7 Décembre 2018
    La pelle des collabos (de classe)
    http://www.librairie-tropiques.fr/2018/12/marechal-nous-voila.html

    Comme on pouvait le prévoir pour peu que l’on ne fasse pas partie du lot, les figures de proue ou de poupe de la valetaille néo-petite bourgeoise « degôche » se sont mises en ordre de bataille pour torpiller un mouvement social qu’elle n’avait ni prévu et encore moins voulu. Et qui, de surcroît, par sa consistance de classe, insaisissable mais indéniablement populaire, et sa dynamique insurrectionnelle, obligeait tôt ou tard ces agents dominés de la domination à choisir leur camp : celui de l’ordre bourgeois dont ils refusent de ce dissocier.

    https://www.youtube.com/watch?v=BkiktZub8ts


    Toute la famille est là... aux funérailles de la deuxième droite.

    Il est vrai que c’est là une décision difficile puisqu’ils lui sont étroitement liés, structurellement incités à en être les supports politiques et les suppôts idéologiques. C’est maintenant chose publiquement faite avec l’appel, relayé par le torchon libéral-libertaire du milliardaire sioniste #Patrick_Drahi, à faire diversion demain, en noyant la révolte populaire des « gilets jaunes » dans la #croisade_escrologique, parallèlement au surgissement médiatisé de quelques comités de gilets jaunes « modérés » redonnant à cette couleur la signification qu’elle avait perdue récemment en dissuadant la population des « #territoires » — nouvelle appellation des « #provinciaux — de monter demain à Paris pour effrayer le bourgeois par ses « débordements » et ses « violences ».

    On y retrouve côte à côte, avec les débris de la deuxième droite, les restes d’un #PCF exsangue, les rescapés du trotskisme, les insoumis d’État, des #syndicats plus collabos les uns que les autres et les associations #altercapitalistes subventionnées, les têtes pensantes du marxisme lénifiant, du radicalisme de campus et de l’anarchisme de bac-à-sable « alternatif ». Sans compter les militant(e)s bobos de la cause LGBT+Q.

    Tout ce petit monde attend un « changement de cap » qui, loin de nous sortir d’un capitalisme de plus en plus pourrissant, vise à lui injecter une nouvelle sève pour lui donner un aspect plus appétissant.
    Ce qui se profile », en fin de compte, à l’horizon de cette « révolution citoyenne », c’est l’avènement d’une « troisième droite », toute disposée à prendre le relai de la première et de la seconde, dans les années 20 à venir ou même avant, pour continuer d’assurer la reproduction des rapports de production capitalistes.

    Et, si le populo, une fois de plus grugé par ces imposteurs gouvernant en son nom, finissait par prêter réellement une oreille complaisante aux sirène de l’#extrême-droite, nul doute qu’on entendrait les ténors diplômés du chœur écolo-citoyenniste hurler d’indignation, comme leurs homologues d’autres pays, contre le « péril brun » dont ils auraient eux-mêmes favorisé le retour.

     
    #Jean-Pierre_Garnier
    #GiletsJaunes #Charge

  • Je découvre, assez épaté, qu’il y a un certain « Ian Brossat » qui écrit dans le journal et qui, apparemment, est quelqu’un d’important en politique. Faut vraiment que j’essaie de suivre l’actualité, parce que ça devient gênant…
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/08/22/ian-brossat-si-l-extreme-droite-la-plus-xenophobe-progresse-partout-en-europ

    Ian Brossat, le chef de file du Parti communiste français aux européennes

    Dis, Seenthis, puisque tu sais tout : je dois en penser quoi, de ce jeune Papi Brossat ? Ça vaut le coup que je me renseigne, ou c’est comme ce type qui dirigerait le Parti socialiste (et dont le nom et la tronche m’ont une fois de plus échappés), c’est pas la peine ?

  • Des « terroristes » à la retraite, Mosco Boucault
    https://www.youtube.com/watch?v=3KjOwEFBGKA

    Juifs et communistes, émigrés en France dans les années 1930, ils ont été les principaux acteurs de la guérilla urbaine menée à Paris contre l’occupation allemande. En 1983, Mosco Boucault recueillait le témoignage de ces anciens « terroristes ». Un documentaire qui fit grand bruit, présenté dans une version remontée.

    Ils étaient juifs, communistes et étrangers. Venus de Pologne, de Roumanie, de Hongrie et d’Arménie, ils ont immigré en France dans les années 1930 pour échapper aux persécutions raciales et politiques. Pour la plupart, ils étaient tailleurs ou fourreurs. Le pacte de non-agression entre Staline et Hitler, en août 1939, les déboussole. Ils s’engagent mais trouvent une armée française en déroute. La promulgation du statut des juifs par Vichy les oblige à se faire enregistrer au commissariat. Lorsque l’Allemagne envahit l’URSS, en août 1941, le PCF lance une guérilla urbaine contre l’occupant, à Paris. Mais les militants français n’ont pas la culture de la clandestinité. Le parti s’adresse alors aux militants de la MOI (Main-d’œuvre immigrée) : le travail souterrain leur est familier et ils n’ont rien à perdre...

    L’affiche rouge

    Organisés en triangles cloisonnés, les FTP-MOI (Francs-tireurs partisans de la Main-d’œuvre immigrée) fabriquent des bombes, d’abord artisanales, puis de plus en plus élaborées. Leurs actions se multiplient et sont efficaces : à Paris, entre mars 1942 et novembre 1943, 92 hôtels allemands sont attaqués à la bombe, 33 à la grenade ; 15 bureaux de recrutement sont incendiés, 125 camions militaires détruits, 11 traîtres abattus... En août 1943, les FTP-MOI organisent un attentat contre von Schaumburg, général commandant de Paris. En septembre, ils exécutent le responsable du STO en France, Julius Ritter. Mais, en octobre, un de leurs chefs est arrêté. Missak Manouchian cherche en vain à obtenir de la direction du mouvement l’autorisation de quitter provisoirement Paris. En novembre, la plupart des militants sont arrêtés et exécutés. Leurs visages figureront sur la célèbre « affiche rouge » placardée sur les murs de Paris...

    Lors de sa première diffusion, ce documentaire a eu un retentissement considérable, d’abord parce qu’il mettait en avant la responsabilité des instances dirigeantes des FTP et du #PCF, ensuite à cause de l’extrême humanité des témoins, filmés en situation, sur les lieux de leurs actions rejouées pour la caméra ou dans les ateliers de confection où ils ont continué de travailler.

    #Arsène_Tchakarian #FTP-MOI

  • Les très coûteuses formations des élus communistes
    https://www.wereport.fr/articles/les-tres-couteuses-formations-des-elus-communistes

    Alors que la justice enquête sur un financement présumé illicite du Parti #communiste via un organisme de formation destiné aux élus, Mediacités publie le témoignage d’un conseiller municipal de #Givors qui affirme ne pas avoir assisté à des formations facturées à sa commune. Révélations sur un système. La suite à lire sur Mediacités Lyon (sur [...]

    #Enquêtes_et_reportages #Politique #financement_parti_politique #Formation_des_élus #métropole_lyon #PCF

  • Au Tréport, la gauche unie pour prendre le train
    https://www.mediapart.fr/journal/france/060418/au-treport-la-gauche-unie-pour-prendre-le-train

    Sur le parking, devant la salle de concert de Woincourt, #François_Ruffin est bien accueilli. © PG Des responsables politiques de l’ensemble des partis de gauche ont fait, jeudi 5 avril, l’aller-retour Paris-Le Tréport, où la ligne de TER est condamnée. But de l’opération : défendre les « petites lignes » et se montrer unis aux côtés des cheminots grévistes.

    #France #Benoît_Hamon #France_insoumise #Jean-Luc_Mélenchon #PCF #SNCF

  • #PCF : le #putsch contre Pierre Laurent a-t-il déjà réussi ? - regards.fr
    http://www.regards.fr/politique/article/pcf-le-putsch-contre-pierre-laurent-a-t-il-deja-reussi

    Le congrès du Parti communiste français commence de bien étrange façon. Avant même son dénouement, et pour la première fois de toute l’histoire du PCF, le secrétaire national Pierre Laurent, est mis en minorité au sein de la direction.

  • Congrès de Tours : « Beaucoup de militants pensaient que la révolution était à portée de main »
    https://larotative.info/congres-de-tours-beaucoup-de-2563.html

    https://larotative.info/home/chroot_ml/ml-tours/ml-tours/public_html/local/cache-vignettes/L700xH526/arton2563-1d6f8-a51d9.jpg?1514460693

    Du 25 au 30 décembre 1920, les socialistes français réunis à Tours débattent de l’adhésion de leur parti à la Troisième Internationale, créée à Moscou en 1919. Ce congrès aboutit à une scission, qui conduira à la création du Parti communiste français. Entretien avec Julien Chuzeville, auteur du livre Un court moment révolutionnaire, la création du parti communiste en France (1915-1924) chez #Libertalia

    Beaucoup de militants pensent que la révolution est à portée de main. Le gouvernement français le craint aussi. C’est pourquoi il fait arrêter en mai 1920 les principaux militants révolutionnaires, en particulier Fernand Loriot, Boris Souvarine et Pierre Monatte. Ils sont toujours en prison pendant le congrès de Tours.

    Les délégués présents au congrès sont appelés à se prononcer sur l’adhésion de la SFIO à l’Internationale communiste, créée par les bolcheviks à Moscou en mars 1919. Au moment des débats, que savent les socialistes français de la situation en Russie ?

    Il n’y a pas une ignorance complète, mais une vision déformée. Les révolutionnaires pensent souvent que les conseils ouvriers (« soviets », en russe) ont le pouvoir en Russie, que c’est l’autogestion. En fait, en décembre 1920 les soviets n’ont déjà plus qu’un rôle décoratif.

    Le souvenir de la Commune de Paris de 1871, moins de 50 ans auparavant, joue un rôle important : les communards avaient été accusés d’atrocités largement exagérées. En 1920, la presse conservatrice en France est très opposée aux bolcheviks. Elle publie souvent des fausses nouvelles — la mort de Trotski est par exemple plusieurs fois annoncée —, et diffuse des détails fantaisistes qui, pour les révolutionnaires, lui enlèvent toute crédibilité. Ils pensent que c’est la propagande anti-communarde qui recommence. Les russes blancs en exil diffusent des théories du complot. Il y a des « fake news » des deux côtés, ce qui empêche d’avoir une lecture claire de la situation. Et la voix des révolutionnaires russes opposés aux bolcheviks est alors quasiment inaudible en France.

    Enfin, l’Internationale communiste ne correspond pas à ce que les révolutionnaires avaient espéré : elle ne veut surtout pas d’une nouvelle synthèse entre marxisme, syndicalisme révolutionnaire, voire communisme libertaire. La bureaucratisation est rapide et s’accompagne d’un tournant idéologique autoritaire.

    A partir de 1924, les militants qui avaient été à la tête de la minorité internationaliste pendant la guerre se retrouvent en pointe dans la lutte contre la bolchevisation ordonnée par Moscou — qui va s’avérer être le début de la stalinisation. Ils forment une opposition communiste en interne, mais il n’y a plus de fonctionnement démocratique : ils sont donc exclus ou démissionnent.

    #pcf #sfio #communisme #libertaire #révolution cc @rezo @fil

  • A l’Assemblée, les gauches se sentent impuissantes
    https://www.mediapart.fr/journal/france/211217/l-assemblee-les-gauches-se-sentent-impuissantes

    Le groupe de La #France insoumise à l’Assemblée. Au premier plan : Jean-Luc Mélenchon et Clémentine Autain. © Reuters Face au rouleau compresseur de la République en marche, les partis situés à sa gauche peinent. Le groupe de #La_France_insoumise a du mal à trouver un second souffle. Le groupe communiste, retrouve ses vieilles habitudes. Le groupe PS, qui s’est effondré, peine à de redresser.

    #Assemblée_nationale #Nouvelle_gauche #PCF

  • La #France insoumise refuse toujours l’alliance avec le PCF en #Corse
    https://www.mediapart.fr/journal/france/201117/la-france-insoumise-refuse-toujours-l-alliance-avec-le-pcf-en-corse

    L’approche des élections territoriales en Corse ne calme pas les dissensions entre Insoumis de l’île et direction parisienne du mouvement de #Jean-Luc_Mélenchon. Le #parti_communiste, lui, veut se positionner en rassembleur.

    #Assemblée_de_Corse #La_France_insoumise

  • Les grèves de #1947, effacées de la mémoire nationale
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/191117/les-greves-de-1947-effacees-de-la-memoire-nationale

    Carte d’adhésion à la #CGT en 1947 Du 10 novembre au 9 décembre 1947, la France connaît le conflit ouvrier le plus sanglant depuis la Commune. De Marseille au Pas-de-Calais, grèves, sabotage et répression feront des dizaines de morts. L’historien #Robert_Mencherini tente, dans Guerre froide, grèves rouges, de comprendre l’amnésie collective face à ce mouvement. Est-ce parce qu’il s’acheva par la division, toujours actuelle, du monde syndical français ?

    #Culture-Idées #grève #PCF

  • Des #élus français interdits de se rendre en #Israël pour délit d’opinion
    https://www.mediapart.fr/journal/international/141117/des-elus-francais-interdits-de-se-rendre-en-israel-pour-delit-dopinion

    Sept responsables politiques français appartenant au Parti communiste, à La #France insoumise et aux Verts n’auront pas de visa pour une mission auprès des prisonniers politiques palestiniens en Israël prévue en novembre. La raison : ils veulent rencontrer les détenus et ils ont parfois appelé au boycott d’Israël.

    #International #Colonisation #colonisation_israélienne #députés #France_insoumise #maires #Marwan_Barghouti #Palestine #Pascal_Durand #PCF

  • La révolution d’Octobre 1917 : des leçons toujours d’actualité
    https://mensuel.lutte-ouvriere.org/2017/10/28/la-revolution-doctobre-1917-des-lecons-toujours-dactualite_9
    Lutte de classe n°187 - novembre 2017

    Un siècle après l’insurrection victorieuse d’octobre 1917, et plus de 25 ans après la disparition de l’URSS en tant qu’État, le spectre du communisme hante toujours leurs adversaires. Mais son centenaire rappelle également à quel point nombre de ceux qui s’en prétendent encore les héritiers se sont éloignés des idées qui l’avaient portée.

    Sommaire :
    – Quand historiens et journalistes tirent à boulets blancs sur la révolution
    – Célébrer Février pour mieux combattre Octobre
    – Du côté du PCF
    – Le NPA et la révolution russe
    – Quand Inprecor revisite l’histoire de la révolution russe à la lumière de ses propres errements
    – «  L’avenir appartient partout au bolchevisme  » (Rosa Luxemburg)


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    #révolution_russe #1917 #bolchévisme #communisme #Lénine #trotsky #PCF #NPA #LO