• #Petits_chefs 1/2 : les repentis
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/petits-chefs-12-les-repentis

    Hatice et Frédéric ont été des petits chefs incompétents, autoritaires, pervers ou perdus.
    • Crédits : Isabelle Rozenbaum / Alto Press - Maxppp

    Ils reviennent aujourd’hui sur ces méthodes de management qui faisaient pleurer leurs subordonnés.

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    Petits chefs 2/2 : les victimes
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/petits-chefs-22-les-victimes

    Charlotte, Anne et Pascal ont vécu des relations singulières avec leurs managers.
    • Crédits : © Phanie Garo - AFP

    Trois histoires de petits chefs incompétents, autoritaires, pervers ou perdus. Au choix.

    #harcèlement #violence #travail #entreprise #management

  • U.S. officials misled the public about the war in #Afghanistan, confidential documents reveal - Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/graphics/2019/investigations/afghanistan-papers/afghanistan-war-confidential-documents

    #Corruption généralisée, milliards gaspillés… Ce qu’il faut retenir des “Afghanistan Papers” révélés par le “Washington Post”
    https://www.francetvinfo.fr/monde/afghanistan/corruption-generalisee-milliards-gaspilles-ce-qu-il-faut-retenir-des-af

    C’est un nouvel éclairage capital sur la guerre en Afghanistan. Dans une grande enquête intitulée « En guerre avec la vérité », le Washington Post (en anglais) dévoile les errements des gouvernements américains successifs dans le conflit afghan. Ces révélations sont notamment fondées sur près de 2 000 documents émanant de l’Inspection générale spéciale pour la reconstruction de l’Afghanistan (Sigar), créée en 2008 pour enquêter sur les dépenses abusives liées à ce pays. Ces documents, obtenus après trois ans de recours en justice, ont vite été surnommés « #Afghanistan_Papers », en référence aux « #Pentagone_Papers » dévoilés en 1971 au sujet de la guerre au #Vietnam.

    [...]

    L’argent dépensé par les #Etats-Unis devait servir à mettre sur pied un « nouvel Afghanistan ». Il devait ainsi développer les écoles et les infrastructures, dans le but d’améliorer la sécurité et de lutter contre le sentiment antiaméricain de la population. « C’était une colossale erreur de jugement », estime une source anonyme, cadre de l’Agence américaine pour le développement international (#Usaid). « On nous a donné de l’argent, on nous a dit de le dépenser, alors on l’a fait. Sans raison. »

    « Nous n’envahissons pas les pays pauvres pour les rendre riches », a expliqué James Dobbins, ancien haut diplomate américain, envoyé spécial à Kaboul sous George W. Bush et Barack Obama. « Nous n’envahissons pas des pays autoritaires pour les démocratiser. Nous envahissons des pays violents pour les rendre pacifiques, et nous avons clairement échoué en Afghanistan. »

    #échec #vol

    • « Afghanistan papers » : ce que révèle le Washington Post - Amériques - RFI
      http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20191209-afghanistan-papers-washington-post

      L’illusion de la puissance

      « Le mensonge est concentré autour de l’idée que les États-Unis après 19 ans d’intervention ont réussi en partie dans leur effort de construction d’un nouvel État, dans une nouvelle société afghane sans qu’aucune de ces affirmations ait été étayée sur le terrain », résume le professeur en relations internationales à l’Université américaine de Paris, Philip Golub.

      Les acteurs sur le terrain, les chercheurs, les agences gouvernementales et internationales savaient que les discours officiels ne correspondaient pas à la réalité. Mais en revanche, la population américaine l’ignorait, souligne Philip Golub. Et ces révélations devraient, selon lui, « contribuer à accentuer la tendance au sein de la population américaine d’exiger un retrait des États-Unis des zones de conflit », pour des interventions qui « n’aboutissent pas et qui, au lieu de manifester de la puissance de la démocratie américaine, font exactement le contraire ».

      Le professeur de relations internationales explique les raisons de ces mensonges dans la difficulté - voire l’impossibilité - pour la première puissance du monde à « admettre la défaite ». « C’est l’apparence de la puissance qui est et a été la préoccupation principale, précise Philip Golub. Une apparence de puissance contradictoire puisque les interventions successives démontrent les limites de la puissance militaire ». Une« illusion de l’omnipotence des États-Unis »que les présidents successifs, démocrate ou républicains, « plus ou moins éclairés », n’ont jamais remis en question.

      #gendarmes_voleurs #juges_corrompus #destructeurs_nuisibles

  • Le #Liban en crise : la fin d’une #illusion
    https://www.lecommercedulevant.com/article/29486-la-fin-dune-illusion

    Bercés pendant plus de vingt ans par l’illusion d’une livre stable et d’un secteur bancaire florissant, en déconnexion totale avec les fondamentaux économiques, les Libanais réalisent, à leurs propres dépens, qu’ils ont été floués par des responsables qui ne le sont pas. Malgré les assurances officielles sur le maintien du taux de change et l’absence de contrôle de capitaux, leurs revenus en livres libanaises sont en train de perdre de la valeur, leurs économies en dollars ne sont plus accessibles et personne ne semble vouloir gérer les conséquences de cette crise.

    Les premiers signes d’un assèchement de liquidités en dollars sont pourtant apparus bien avant le soulèvement du 17 octobre et la démission du gouvernement. Dès fin août, les importateurs se sont vu refuser par leurs banques l’ouverture de lignes de crédit en devises pour payer leurs fournisseurs. Avec un contrôle des changes qui ne dit pas son nom, ils se sont tournés vers le marché parallèle, sur lequel la livre a commencé à se déprécier. Très vite, les entreprises ont été contraintes d’augmenter leur prix ou de réduire leurs importations, sans qu’un responsable ne prenne la peine d’expliquer ce qui se passe à des citoyens paniqués à l’idée de voir la livre à nouveau flotter.

    Ce n’est que le 29 septembre, après une grève des stations d’essence, que la Banque du Liban a émis une circulaire visant à fournir aux importateurs de carburant, de médicaments et de farine 85 % des devises nécessaires pour couvrir leur besoin, à charge pour eux, et pour les consommateurs, d’assumer le coût de la dépréciation de la livre sur les 15 % restants. Le Conseil des ministres, lui, était occupé à réfléchir à un moyen d’augmenter ses propres entrées de devises, trouvant la fameuse taxe WhatsApp, qui a mis le feu aux poudres.

    La gestion de la crise post-soulèvement a été aussi désastreuse qu’avant. Face à la ruée bancaire, les banques n’ont rien trouvé de mieux à faire que de fermer. Lorsqu’elles ont rouvert, deux semaines plus tard, les conditions avaient drastiquement changé. Abaissement des plafonds de crédit, gel des facilités, limites sur les retraits et, surtout, interdiction des transferts à l’étranger. L’étau s’est resserré, mais les exceptions restent possibles selon le niveau de liquidités de l’établissement et l’influence du client. Les banques sont ainsi devenues l’autorité de régulation de l’activité économique, décidant quelle entreprise pourra maintenir son activité et quelle autre devra fermer.

    Le pouvoir politique, plus que jamais aux abonnés absents, confie à #Riad_Salamé la tâche de rassurer la population. Sans succès. Niant l’existence d’un contrôle des capitaux de facto et minimisant l’importance du marché parallèle, il s’est contenté d’appeler les #banques à être moins “conservatrices” dans la gestion de leurs liquidités en dollars, qu’il a pourtant passé des années à aspirer.

    Dans un contexte marqué par la guerre en Syrie, les sanctions américaines contre le Hezbollah, les blocages politiques, la hausse des déficits publics, la détérioration de la notation souveraine, la Banque du Liban a réussi à stabiliser la livre et préserver le pouvoir d’achat des Libanais, s’est-il félicité alors que ces Libanais manifestaient au même moment devant la BDL pour dénoncer leurs conditions de vie. « La Banque centrale n’est pas celle qui dépense, c’est celle qui finance », s’est-il justifié. Comme si un créancier, qui finance à tout prix un agent qu’il sait insolvable, n’avait pas sa part de responsabilité. Surtout si cela s’est fait au détriment de la santé du secteur bancaire et de l’économie dans son ensemble.

    Comment en est-on arrivé là ?
    La politique de la BDL n’est pas la seule responsable de la crise actuelle. Mais en maintenant, à un prix très élevé, l’illusion d’une livre stable, elle a permis au Liban de vivre au-dessus de ses moyens, accumulant des dettes publiques et privées, qui représentent désormais plus de 365 % de son PIB (si on inclut la dette de la BDL envers les banques), et dont plus de la moitié est libellée en #dollars. Le problème n’est pas tant l’argent emprunté aux déposants que ce qui en a été fait. Au lieu d’investir dans des infrastructures ou des projets de développement pour renforcer l’économie, et doper les exportations pouvant générer les devises qu’il faudra un jour rembourser, l’État s’est endetté pour couvrir des dépenses courantes : les salaires de la fonction publique, devenue l’un des principaux canaux de recrutement clientéliste, le paiement des intérêts de la dette, bénéficiant aux déposants et à des banques dont 40 % sont affiliées à des hommes politiques , et le déficit de l’EDL, dont la pérennité ne peut que témoigner de l’#incompétence des pouvoirs publics.

    Quant aux crédits privés, ils ont financé essentiellement le secteur immobilier et la consommation, donc les importations.

    Pour faire simple, les politiques budgétaires et monétaires menées ces vingt dernières années ont consisté à s’endetter toujours plus, tout en se privant des moyens de les rembourser.

    L’objectif au départ était d’attirer les capitaux nécessaires pour financer la reconstruction et le redémarrage de l’économie après 15 ans de guerre civile.

    Au début des années 1990, le secteur bancaire s’est mis à financer le Trésor à des taux très élevés, leur permettant d’offrir des rémunérations attractives à leurs clients au Liban et à l’étranger. En collectant des dépôts en dollars, les banques renforçaient à leur tour les réserves de change de la BDL, lui donnant les moyens de défendre la livre. Mais le régime confessionnel mis en place après les accords de Taëf, basé sur le #clientélisme et la #corruption, a très vite montré ses limites. Les représentants des différentes communautés puisaient allègrement dans les caisses de l’État pour financer leurs intérêts tout en étant incapables de s’entendre sur la moindre politique économique, alors que le pays en avait grandement besoin, vu l’impact des taux d’intérêt élevés à la fois sur l’économie réelle et les finances publiques.

    Quelques années plus tard, alors que la dette publique commençait déjà à déraper, l’État s’est mis à s’endetter directement en dollars, avec l’aide de la BDL, qui s’est engagée à maintenir le taux de change autour de 1 500 livres pour un dollar. Cette stabilité permettait aux détenteurs de capitaux de générer des revenus substantiels, en jouant sur le différentiel de taux entre la livre et le dollar sans s’exposer au risque de change, et d’assurer un financement à moindre coût à l’Etat, au détriment de la compétitivité de l’économie et des secteurs productifs.

    L’accroissement des déficits de l’État et celui de la balance des biens et des services, année après année, témoignaient des déséquilibres structurels et de l’incapacité des pouvoirs publics à y faire face.

    À trois reprises, le Liban s’est retrouvé au bord du gouffre, en 2001, 2004 et 2007, et à chaque fois la communauté internationale a volé à son secours en échange de promesses de réformes structurelles, que la classe politique n’a jamais tenues. Ces bouffées d’oxygène permettaient néanmoins de restaurer la confiance et de relancer les entrées de capitaux.

    Tant que la balance des paiements était excédentaire, la BDL accumulait des réserves de change, la livre restait stable, et le Liban continuait à s’endetter. Le système était d’autant plus efficace que le chômage et la détérioration des conditions de vie poussaient les Libanais à émigrer, et donc envoyer des fonds de l’étranger.

    Mais l’abondance des flux dans la région est fondamentalement liée aux prix du #pétrole. La flambée du brut durant les années 2007-2010 s’est ainsi traduite par des afflux record de capitaux qui, faute d’avoir été canalisés vers les secteurs productifs, ont créé une bulle immobilière.

    À l’inverse, lorsque les prix du pétrole sont retombés, à partir de 2011, les flux vers le Liban ont commencé à se tarir, le marché immobilier s’est écroulé, malgré les tentatives de la BDL de soutenir la demande à travers des prêts subventionnés.

    La baisse des entrées de capitaux était d’autant plus problématique que l’économie libanaise subissait de plein fouet les conséquences de la guerre en Syrie, et l’afflux de plus d’un million de réfugiés. La classe politique, empêtrée dans ses contradictions et ses alignements géopolitiques, a été incapable d’amortir l’impact du choc, ni sur les finances publiques ni sur l’économie. La crise syrienne s’est traduite par une aggravation des déficits jumeaux, et donc des besoins de financements, au moment où les liquidités se faisaient plus rares. La balance des paiements a alors basculé dans le rouge, générant des pressions sur le taux de change.

    En l’absence d’une prise de conscience politique, en 2016, les réserves de change ont atteint un seuil critique, qui minait la confiance dans la livre et menaçait le modèle de financement. À ce stade, le coût social d’une dévaluation était déjà devenu trop lourd au vu de la dépendance du pays aux importations et la dollarisation de la dette privée.
    La BDL a alors accéléré la fuite en avant, avec sa fameuse #ingénierie_financière, qui lui a permis de doper ses réserves en offrant aux banques des rendements mirobolants en échange de leurs liquidités en dollars. Des rendements qui leur permettaient à leur tour d’attirer de nouveaux dépôts. Une partie des profits générés a aussi permis de renforcer la capitalisation du secteur dans un contexte économique de plus en plus difficile. Après la “démission” de Saad Hariri en 2017, ces ingénieries ont repris de plus belle, dans une course désespérée aux dollars, devenus d’autant plus nécessaires que l’État a été privé de son accès aux marchés internationaux suite à la dégradation de sa note souveraine. La BDL devant désormais puiser dans ses réserves, déjà sous pression, pour rembourser aussi les #eurobonds.

    En 2018, le Liban s’est encore tourné vers la #communauté_internationale, mais n’étant pas en mesure d’assurer les conditions politiques associées au soutien des pays du Golfe, les aides européennes et institutionnelles ont été promises sous forme de financement de projets d’infrastructures, conditionnées à des réformes ambitieuses. Mais encore une fois la classe politique a été incapable de tenir ses engagements. Au lieu de baisser le déficit public de 1 % du PIB comme promis, celui-ci est passé, élections obligent, de 9 à 11 % du PIB. Quant aux réformes structurelles, y compris les plus urgentes comme celles de l’#électricité, elles sont restées otages des #marchandages politiques et affairistes dont la classe politique s’est fait une spécialité.

    Le peu de confiance qui subsistait encore dans le système s’est évaporée et l’hémorragie a commencé, malgré les ingénieries persistantes et leurs promesses alléchantes. Sur les neuf premiers mois de l’année, les dépôts du secteur bancaire étaient déjà en baisse (intérêts compris) d’environ 4 milliards de dollars en rythme annuel, à 170,3 milliards de dollars à fin septembre, avec un taux de dollarisation de 72,9 %. Dans une étude publiée le 19 novembre, l’Association des grandes banques et institutions financières mondiales (Institute of International Finance, ou IIF en anglais) chiffre à 10 milliards de dollars les retraits de dépôts depuis août, dont 5 milliards auraient été transférés à l’étranger.

    Ayant placé quasiment toutes leurs liquidités auprès de la BDL, en gardant 9,8 milliards de dollars environ à l’étranger, les banques ont choisi de rationner les dollars, au cas par cas.

    Selon les estimations d’un rapport de Bank of America Merrill Lynch publié le 25 novembre, les banques détiennent 84,3 milliards de dollars auprès de la BDL, dont 19,8 milliards de réserves obligatoires rémunérées au taux Libor 3 mois, 22,7 milliards en certificats de dépôts rémunérés à 6,6 % et 41,8 milliards de dépôts à 5,94 % (ce qui représente une charge d’intérêts pour la BDL de 4,6 milliards de dollars par an). Mais ces placements ont des maturités plus longues que celle des dépôts bancaires en dollars, notamment ceux des non-résidents. Le prêteur de dernier recours, la Banque centrale, n’ayant elle-même que 30 milliards de dollars de réserves liquides leur a alors proposé des prêts en dollars à un taux de 20 %, à condition que l’argent ne sorte pas du Liban, instituant ainsi un contrôle des capitaux informel. Cette mesure, imposée de manière totalement discrétionnaire, permet aux banques et à la BDL de gagner du temps au prix d’une forte contraction de l’économie.

    Et maintenant on va où ?
    Toujours selon Bank of America Merrill Lynch, les réserves de la BDL ont fondu de 900 millions de dollars en seulement une semaine d’ouverture des banques en novembre. Même si ce rythme est réduit de moitié, avec un strict contrôle des capitaux, dans l’état actuel des choses, les réserves s’épuiseront durant l’année 2020. Si la demande de dollars se réduit de deux tiers, la BDL terminera l’année avec un peu plus de 7 milliards de dollars. Or ces réserves sont cruciales. Dans un scénario catastrophe, si rien n’est fait d’ici à quelques mois, l’évaporation des réserves provoquera non seulement une dévaluation socialement dévastatrice, mais aussi un défaut de paiement sur la dette en dollars de l’État et de la BDL. Étant donné la forte exposition des banques au secteur public, et particulièrement à la BDL, un taux de récupération de 20 % sur la valeur nominale de la dette en dollars induira un besoin de recapitalisation du secteur de 80 milliards de dollars, avec un haircut potentiel de 50 % sur tous les dépôts, ou près de 99 % si on ne vise que les dépôts de plus d’un million de dollars. Dans ce scénario il n’y aura pas d’arbitrages possibles.

    En refusant de réglementer le contrôle des capitaux, les acteurs du système continuent de vouloir penser que cette crise, comme les autres, passera avec quelques ingénieries, des réformes cosmétiques, un peu d’#austérité et des capitaux du Golfe, persistant à faire porter au Liban une politique dont il n’a pas les moyens. Certains préconisent de vendre les actifs de l’État, existants ou futurs (le gaz) qui, dans la configuration actuelle de crise et de corruption généralisée, risqueront d’être bradés au bénéfice de proches du pouvoir. La crise de confiance semble toutefois plus profonde, et il est peu probable que le secteur bancaire puisse à court terme de nouveau attirer les flux de dépôts nécessaires pour maintenir le pays à flots. Dans son rapport Bank of America Merrill Lynch estime que le Liban aura besoin d’au moins 8 milliards de dollars par an, sur les trois prochaines années, pour assurer ses besoins de financements.

    Un atterrissage en douceur est-il encore possible ? Difficile à dire tant l’opacité règne sur la situation financière réelle de l’État libanais et sa Banque centrale.

    Cela dépendra sans doute de la capacité du Liban à mobiliser des financements rapides, et les négocier au mieux. Que ce soit avec l’aide du Fonds monétaire international ou autres, un ajustement paraît incontournable, mais son coût doit être équitablement réparti, avec une approche économique et sociale, et pas seulement financière.

    La baisse des taux d’intérêt sur les dépôts décidée récemment par la Banque du Liban, par exemple, peut être considérée comme injuste pour les nombreux épargnants, notamment les retraités, qui vivent de ces revenus. Qui arbitre ? Sur quelle base ? Quel projet d’avenir pourrait justifier ces sacrifices ? Avec un gouvernement crédible, compétent et efficace, c’est-à-dire à l’opposé de ceux qu’on a connu ces trente dernières années, la chute serait certainement moins douloureuse.

    Mais pour le moment, la BDL est seule aux commandes, et son gouverneur a assuré qu’il n’y aura ni haircut sur les dépôts ni dévaluation, mais il a dit aussi que la livre était stable et qu’il n’y avait pas de contrôle de capitaux. On est donc en droit de douter.

  • En #Côte_d’Ivoire, une vie suspendue dans le temps pour les éleveurs peuls

    Dans la chaleur de l’après-midi, une dame âgée se penche en avant dans la pièce sombre.

    « On me considère comme une étrangère ici. C’est très désagréable, mais que faire ? »

    Aminata Sidibé calcule son âge en se basant sur l’année de son mariage et celle de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Les deux événements ont eu lieu en 1960. Elle pense qu’elle avait 15 ans à l’époque. Elle serait donc aujourd’hui âgée de 74 ans, ou plus.

    Aminata ne connaît peut-être pas son âge exact mais, à sa manière, elle a ses certitudes : « je suis née, je me suis mariée et j’ai eu mes enfants ici. Et c’est ici que j’ai des petits-enfants et même des arrière-petits-enfants. »

    « On me considère comme une étrangère ici. C’est très désagréable, mais que faire ? »

    Aminata Sidibé et sa famille sont des Peuls, un groupe ethnique d’éleveurs de bétail disséminés dans une douzaine de pays d’Afrique. Bien qu’elle soit la matriarche d’une famille élargie de 45 personnes dont les racines remontent à plusieurs générations en Côte d’Ivoire, pour le pays où vit Aminata, elle et les siens sont des étrangers.

    Le problème de sa famille s’explique par l’absence de citoyenneté que la Côte d’Ivoire ne reconnait que par le droit du sang en réclamant qu’au moins l’un des parents soit ivoirien. Il ne suffit pas d’être né en Côte d’Ivoire. Officiellement, Aminata et le reste de sa famille sont des « Burkinabés », des descendants de ressortissants du Burkina Faso voisin, une distinction qui les expose aux risques de l’apatridie. Du fait que plusieurs générations aient vécu hors du territoire, le Burkina Faso ne peut pas non plus les reconnaître en tant que citoyens.

    « Nous n’avons pas notre place ici », explique le fils d’Animata, Seydou Tall, 56 ans, né en Côte d’Ivoire et titulaire d’un certificat de naissance. Seydou possède un large troupeau. « Je ne veux pas d’une carte consulaire disant que je suis du Burkina Faso. Je ne le suis pas. Je veux avoir la nationalité de mon pays. »

    Dans le monde entier, on recense des millions de personnes sans nationalité. Toute leur vie, les apatrides sont confrontés à des inégalités et à des obstacles qui les empêchent d’exercer leurs droits fondamentaux tels que l’éducation, les soins de santé, l’emploi et la libre circulation.

    En Côte d’Ivoire, le nombre de personnes dépourvues de documents d’identité et risquant l’apatridie - comme les Peuls - est préoccupant. La Côte d’Ivoire a évalué sa population apatride à près de 700 000 personnes à la fin 2017. Cependant, une étude détaillée actuellement en préparation devrait permettre d’obtenir un nombre plus précis et beaucoup plus élevé de personnes apatrides ou risquant l’apatridie.

    Seydou explique qu’avec la nationalité ivoirienne, les membres de sa famille pourraient trouver des emplois qualifiés. Sans certificat de nationalité, ils ne peuvent pas postuler à un emploi formel, ni ouvrir un compte bancaire ou obtenir un permis de conduire.

    Les Peuls sont éleveurs de bétail, sans avoir le droit d’acheter des terres. Le droit de la famille qui s’applique à leurs terres dépend d’un accord privé avec l’ancien propriétaire qui ne leur confère aucune prérogative légale.

    Pour la famille, le chemin vers la citoyenneté est long. Monique Saraka, secrétaire générale de l’Association ivoirienne des femmes juristes, s’est rendue dans la petite ville pour dispenser des conseils à la famille sur leur statut.

    « Beaucoup de Peuls n’ont pas reçu d’éducation formelle et craignent de s’adresser aux autorités », déclare-t-elle. « La plupart n’ont même pas de certificat de naissance. »

    Monique Saraka prédit que, malheureusement, leur chemin vers la nationalité sera difficile ; les membres de la famille devraient déposer une demande de naturalisation.

    « C’est un processus long et lent », concède-t-elle. « Les personnes qui soumettent une demande peuvent attendre 10 ans, ou davantage encore. De plus, il y a la question du coût. Donc, les personnes, surtout dans les régions rurales, sont confrontées à tout cela et se découragent. Elles abandonnent. »

    Son association, avec l’appui du HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, plaide depuis 2015 pour que des changements soient apportés au système de demande de naturalisation. Le premier objectif est de faciliter l’obtention des documents de base, comme les certificats de naissance. Le gouvernement est sur le point d’adopter une loi rendant le processus gratuit pendant un an.

    Lever les obstacles à l’obtention de la nationalité ivoirienne prendra beaucoup plus de temps. Une loi temporaire ivoirienne facilitant la naturalisation a expiré en 2016.

    « Nous espérons que cette loi sera réintroduite et ajoutée à celle portant sur la nationalité. Ces personnes sont en Côte d’Ivoire depuis quatre générations », explique Monique Saraka. « Il est difficile de les imaginer avec une autre nationalité qu’ivoirienne. »

    La bonne nouvelle, c’est qu’à l’exception d’Aminata qui a perdu ses papiers après le décès de son mari, toutes les générations de sa famille ont un certificat de naissance. Alors que leur quête de citoyenneté ivoirienne se poursuit, les plus jeunes enfants peuvent au moins aller à l’école et s’imaginer un avenir avec les avantages d’une nationalité.

    « J’aime l’histoire, j’aime apprendre le passé », s’enthousiasme Boukary, 15 ans, qui va à l’école depuis cinq ans. « J’aimerais être policier. Je veux parler aux gens et séparer les bons des mauvais. »

    Adiba et Aïsha ont respectivement 13 et 12 ans, et toutes deux veulent devenir enseignantes. Cependant, sans document d’identité, elles ne peuvent pas poursuivre leurs études au-delà de l’enseignement secondaire.

    Dans sa chambre, Aminata, la matriarche, semble résignée à son statut actuel mais elle garde espoir.

    « Je laisse à mes fils le soin de prendre les décisions concernant les papiers », partage-t-elle. « Les gens peuvent dire ce qu’ils veulent, je ne me suis jamais sentie menacée. Même s’ils disent que je suis une étrangère, je leur pardonne. Je m’en remets à Dieu. »

    https://www.unhcr.org/fr/news/stories/2019/5/5cd52d4fa/cote-divoire-vie-suspendue-temps-eleveurs-peuls.html
    #apatridie #peuls #éleveurs #nationalité #citoyenneté

  • Two indigenous men killed in drive-by shooting in Brazil - Reuters
    https://www.reuters.com/article/us-brazil-violence-indigenous/two-indigenous-men-killed-in-brazil-near-where-forest-guardian-died-last-mo

    Two indigenous men, members of the Guajajara tribe in northeastern Brazil, were shot dead on Saturday, and two others were wounded, not far from where a prominent tribesman who defended the Amazon rainforest was also killed last month, authorities said.

    #Brésil #assassinat #peuples_autochtones #Amazonie

  • Robel, migrant bien inséré, mais qui doit être renvoyé

    Robel est un jeune Erythréen de 21 ans. Depuis 2017, il est au bénéfice d’un permis F. Il trouve un travail, apprend le français et se construit un réseau social dans la région. Mais en juin dernier, il reçoit une lettre qui lui annonce que son permis lui est retiré. Il doit quitter le pays. La Suisse n’ayant pas d’accord de réadmission avec l’Erythrée, les renvois sont impossibles. L’association AJIR lance alors une pétition pour sensibiliser les autorités. En deux semaines, plus de 4000 signatures sont recueillies. Le sujet a même été abordé lors du dernier Parlement jurassien.

    http://www.canalalpha.ch/actu/robel-migrant-bien-insere-mais-qui-doit-etre-renvoye
    #permis_F #asile #migrations #réfugiés #réfugiés_érythréens #Suisse #Erythrée #renvoi #accueil_privé #travail #Jura #retrait_du_permis #aide_d'urgence #intégration_professionnelle #retrait_du_permis #régularisation #admission_provisoire

    Robel serait un de ces réfugiés érythréens à qui l’admission provisoire a été retirée après le #réexamen :
    https://seenthis.net/messages/688616

    v. aussi
    ODAE | Durcissement à l’encontre des Érythréen·ne·s : une communauté sous pression
    https://odae-romand.ch/wp/wp-content/uploads/2018/11/RT_erythree_web.pdf
    https://seenthis.net/messages/739961

  • Deux #pesticides « tueurs d’abeilles » interdits en France
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/12/04/la-justice-interdit-deux-pesticides-tueurs-d-abeilles_6021700_3244.html

    C’est un camouflet pour l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Le tribunal administratif de Nice, dans un jugement rendu public mercredi 4 décembre, vient d’interdire deux insecticides (#Closer et #Transform) à base de #sulfoxaflor, apparenté aux #néonicotinoïdes.

  • #Grenoble : communiqué d’habitant.e.s de la Malaprise à propos des perquisitions du 26 novembre
    https://fr.squat.net/2019/12/05/grenoble-communique-de-la-malaprise

    Le 26 novembre, six lieux situés à Grenoble ou alentours (ZAD, coloc et squats) ont été perquisitionnés dans le cadre de l’enquête sur des incendies de 2017 à 2019. L’article publié sur cric-grenoble.info fait un bilan de ces opérations. Ce communiqué exprime la position d’habitant.e.s de la Malaprise et d’anciens habitants ayant participé au processus […]

    #féministes_&_queers #perquisition #Roms

  • Mehrheit für Abschaffung der Rückkehrpflicht bei Taxi-Konkurrenten | Bitkom e.V.
    https://www.bitkom.org/Presse/Presseinformation/Mehrheit-fuer-Abschaffung-Rueckkehrpflicht-Taxi-Konkurrenten

    Schöne Suggestivfragen hat sie gestellt, die Agentur Bitkom Research . War ja klar, was dabei herauskommen sollte. Wenn man mich fragen würde, hätte ich ohne mein Hintergrundwissen exakt wie die „Mehrheit“ geantwortet:

    1. Durch die gesetzliche Rückkehrpflicht und damit einhergehende Leerfahrten wird die Umwelt unnötig belastet.

    Im Prinzip kann man der Aussage nur zustimmen, solange man bergisst, dass die „neuen Mobilitätsangebote“ überhaupt nicht neu sind und ihre Leistungen in keiner Weise über die Leistungen des öffentlichen Nahverkehr inklusive Taxi hinaus gehen. Sie sind einfach überflüssig und das Rückkehrgebot ist in die Beschreibung des Mietwagens mit Fahrer eingebaut worden, damit die MIetwagen ausschließlich Fahrten erledigen, für die Taxis nicht gemacht sind. Der Klassiker sind Reisedienste, die von Haus zu Haus zum Urlaubsdomizil fahren.

    Die zusätzlichen Fahrten der Mietwagen sind immer überfüssige Umweltbelastung.

    2. Die gesetzliche Rückkehrpflicht und damit einhergehende Leerfahrten sollten schnellstmöglich aufgehoben werden.

    Wie gesagt ist die Rückkehrpflicht nicht die Ursache für die Leerfahrten sondern das mit Milliarden verbrannter Dollar künstlich aufgeblähte überfüssige Transportangebot. Die gesetzliche Beschreibung des Mietwagens mit Fahrer sollte so präzisiert werden, dass ihnen Kurzstreckenfahrten überhaupt nicht mehr gestattet werden, wo es Taxis gibt.

    3. Fahrdienste sind eine wichtige Ergänzung zum bestehenden Mobilitätsangebot.

    Diese Frage behauptet etwas, was die massiven Propagandakampagnen von Uber seit Jahren unters Volk bringen. Zur Frage, um die es eigentlich geht, ob nämlich die neuen Ausbeuter Angebote in die Welt bringen, die positive Auswirkungen auf das Leben von Menschen haben, erfahren wir nichts.

    4. Fahrdienste bieten durch die Nutzng digitaler Technologien wie Apps oder mobiler Bezahldienste mehr Nutzerfreundlichkeit und Komfort als Taxis.

    Es ist interessant, wenn viele Menschen dem zustimmen, weil es einfach falsch ist. Mobile Bezahldienste gibt es im Taxi seit Jahrzehnten und seit einigen Jahren gibt es auch Paypal und andere App-Bezahlmöglichkeiten im Taxi. Auch diese Antworten sagen deshlab nur etwas über die Wirksamkeit der Fake-News aus, die Uber & Co. verbreiten.

    Der Bitkom ist die Lobbyorganisation der deutschen Digitalwirtschaft, die eng mit den US-Technologiekonzernen liiert ist. Es ist deshalb nicht erstaunlich, dass diese offensichtlich Umfrage Teil einer Kampagne gegen öffentliche Angebote der Daseinsvorsorge ist.

    6 von 10 sehen Vorteile von digitalen Technologien wie Apps und mobilen Bezahldiensten
    Bitkom: Novellierung des Personenbeförderungsgesetzes muss mehr Wettbewerb und Innovation ermöglichen
    Berg: „Leerfahrten-Gesetz ist ein Klima-Killer“
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    Berlin, 05. Dezember 2019 - Die Mehrheit der Bundesbürger sieht neue Fahrdienste als wichtige Ergänzung zu bestehenden Angeboten wie Taxi, Bus und Bahn – und wünscht sich, dass die bestehenden gesetzlichen Benachteiligungen auch aus Gründen des Klimaschutzes schnellstmöglich aufgehoben werden. Das ist das Ergebnis einer repräsentativen Befragung von mehr als 1.000 Bundesbürgern im Auftrag des Digitalverbands Bitkom. 9 von 10 Bundesbürgern (89 Prozent) kritisieren, dass gesetzlich erzwungene Leerfahrten von Mobilitätsdiensten mit Fahrer die Umwelt unnötig belasten. Nach der geltenden Rechtslage müssen Fahrzeuge von solchen Unternehmen, deren Fahrten zum Beispiel über Apps von Uber oder Free Now Ride buchbar sind, nach jeder Fahrt leer zum Betriebssitz zurückfahren, wenn sie keinen direkten Folgeauftrag haben oder auf der Rückfahrt bekommen. 8 von 10 Bundesbürgern (82 Prozent) fordern, dass diese gesetzliche Rückkehrpflicht schnellstmöglich aufgehoben wird. „Die Rückkehrpflicht im Personenbeförderungsgesetz ist völlig aus der Zeit gefallen und konterkariert aktuelle Anstrengungen der Politik für mehr Klimaschutz und weniger Verkehr. Das Leerfahrten-Gesetz ist ein Klima-Killer und dient heute nur noch dazu, das Taxi-Gewerbe vor unliebsamer Konkurrenz zu schützen“, sagt Bitkom-Präsident Achim Berg. „Die von der Bundesregierung eingesetzte Findungskommission sollte sich für ein modernes Personenbeförderungsgesetz einsetzen, das fairen Wettbewerb und damit Innovation ermöglicht. Ziel muss sein, neue und ökonomisch wie ökologisch sinnvolle Angebote wie Ridesharing attraktiver zu machen – nicht die Privilegien eines Berufsstandes zu sichern.“

    Zwei Drittel der Bundesbürger (65 Prozent) sind der Meinung, dass diese neuen Fahrdienste eine wichtige Ergänzung zu Taxis und dem öffentlichen Nahverkehr sind. Ähnlich viele (61 Prozent) sagen, dass sie einen höheren Komfort als Taxis bieten, etwa durch den Einsatz digitaler Technologien wie Apps und die standardmäßige Möglichkeit, mobil zu bezahlen. Vor allem die Jüngeren zwischen 16 und 29 Jahre loben diese Vorteile (70 Prozent), während es bei der Generation 65 Jahre und älter nur rund jeder Zweite (51 Prozent) ist. Berg: „Gerade die Jüngeren erwarten den Komfort und die Innovationsbereitschaft, wie sie diese aus allen anderen, digital geprägten Lebensbereichen kennen. Der Streit über die Novelle des Personenbeförderungsgesetzes ist deshalb auch eine Generationenfrage: Wir können das Gestern bewahren oder das Morgen ermöglichen.“

    Seine Positionen zur Novelle des Personenbeförderungsgesetzes hat Bitkom im April hier veröffentlicht: www.bitkom.org/Bitkom/Publikationen/Eckpunkte-zur-Novelle-des-Personenbefoerderungsgesetzes

    Hinweis zur Methodik: Grundlage der Angaben ist eine Umfrage, die Bitkom Research im Auftrag des Bitkom durchgeführt hat. Dabei wurden 1.054 Bundesbürger ab 16 Jahren telefonisch befragt. Die Fragestellung lautete „Neben Taxis dürfen auch Chauffeurunternehmen, deren Fahrten u.a. über Apps buchbar sind, Fahrgäste befördern. Wussten Sie, dass nach geltender Rechtslage die Fahrzeuge von Chauffeurunternehmen nach einer Fahrt zunächst leer zum Betriebssitz zurückehren müssen, ehe sie eine neue Fahrt beginnen, wenn sie nicht einen direkten Folgeauftrag haben?“ und Bitte sagen Sie, inwieweit Sie den folgenden Aussagen zustimmen.“ Die Umfrage ist repräsentativ.

    Eckpunkte zur Novelle des Personenbeförderungsgesetzes | Bitkom e.V.
    https://www.bitkom.org/Bitkom/Publikationen/Eckpunkte-zur-Novelle-des-Personenbefoerderungsgesetzes

    Das vorliegende Eckpunktepapier zum Personenbeförderungsgesetz (PBefG) sieht eine Reihe aus Sicht des Bitkom wichtiger und notwendiger Anpassungen vor. Dazu gehören die Einführung eines Genehmigungstatbestandes für bedarfsgesteuerte Ride Pooling-Dienste, die Aufhebung der Rückkehrpflicht und des Pooling-Verbotes für Mietwagen sowie die Ermöglichung des elektronischen Auftragseinganges. Das BMVI setzt damit einen wichtigen Rahmen für neue Mobilitätsangebote. An verschiedenen Stellen gibt es aus Sicht des Verbandes Anpassungsbedarf. Um einen verlässlichen Rahmen für innovative Mobilitätsdienste zu schaffen, schlägt der Bitkom vor, die Anpassungen am PBefG schnellstmöglich und bis Ende 2020 umzusetzen.

    Das Eckpunktepapier des Bitkom: https://www.bitkom.org/sites/default/files/2019-04/kommentierung_eckpunkte_pbefg.pdf

    #Deutschland #Taxi #Uber #Personenbeförderungsgesetz

  • Starting-Block
    https://www.nova-cinema.org/prog/2019/175-decembre/ear-you-are/article/starting-block

    June Laka, Victor Focquet, FR ,

    On rallumera l’écran du Nova pour défier des musicien.ne.s. de première ligue. Un match de musique improvisée, sur base d’images de sport - sélectionnées par June Laka et Victor Focquet du projet Plagktos - où les rythmes se répondent et vous invitent pour une partie au suspens insoutenable. Ça glisse, ça saute, ça tacle, ça frappe, ça plonge. 3 manches, 2 équipes, 1 arbitre. 3, 2, 1, jouez !

    samedi 7 décembre 2019 à 22h

    #Performance

  • #bruno_le_maire contre les méchants communistes
    http://carfree.fr/index.php/2019/12/04/bruno-le-maire-contre-les-mechants-communistes

    Alors que la filière automobile française est, une fois de plus, en grande difficulté, le ministre de l’économie Bruno Le Maire a sorti, une fois de plus aussi, notre carnet Lire la suite...

    #Fin_de_l'automobile #argent #capitalisme #communisme #constructeurs #économie #emploi #industrie #peugeot #renault #subventions

  • Marrakech
    https://www.nova-cinema.org/prog/2019/175-decembre/ear-you-are/article/marrakech

    Brune Campos, Léo Campbell Algar, ST FR,

    Marrakech est un jeune projet performatif, freestyle porté par un frère et une sœur grandissant et s’exprimant dans la musique et dans les arts au quotidien. Entre eux, l’improvisation et la mise en scène se sont installées, recréant un langage, avec Léo aux machines électro indus et Brune à la voix, qui raconte des histoires tragi-comiques à la façon d’une sitcom.

    samedi 7 décembre 2019 à 19h

    #Performance

  • Sibérie : les aventuriers de l’âge perdu | ARTE - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=dU19sJl9MKU

    Un géophysicien russe et son fils luttent au bout du monde contre le réchauffement climatique. Leur projet est radical : recréer un écosystème le plus proche possible de celui du Pleistocène - l’âge de glace - pour empêcher le permafrost de fondre. Dans le sous-sol gelé de la Sibérie, une bombe climatique est amorcée. Sergueï et Nikita Zimov tentent de la neutraliser.

    #Arctique #permafrost
    #Pléistocène_Park
    #steppe
    #Kolyma #Tcherski juste à la frontière de la Tchoukotka
    https://www.google.fr/maps/place/Tcherski,+République+de+Sakha,+Russie,+678830/@68.9837441,152.4415156,5z/data=!4m5!3m4!1s0x5a250207b4bba0fb:0x395eb5cae3a5e06f!8m2!3d68.742677!4d161.3

  • La première catastrophe de #Bhopal date du 3 décembre 1984. La fuite de plus de 40 tonnes de gaz toxiques provenant de l’usine #Union_Carbide, fait de nombreuses victimes. Selon les estimations, entre 5000 et 25 000 personnes ont perdu la vie. 150 000 victimes souffrent de maladies chroniques, Plus de 574 000 personnes ont été exposées à ces gaz.
    https://www.arte.tv/fr/videos/090185-000-A/inde-bhopal-35-ans-apres

    35 ans plus tard, l’usine est toujours là, au milieu d’une zone densément peuplée. Le site n’a jamais été décontaminé. Pas plus que les bassins d’évaporation où des déchets toxiques ont été enterrés. La contamination des nappes phréatiques se poursuit et empoisonne les habitants. De plus en plus d’enfants naissent avec un handicap physique ou mental dans les quartiers pollués.

    L’équipe d’Arte Reportage s’est rendue à Bhopal et a notamment suivi les activités de Chingari et Sambhavna, deux ONG, qui fournissent des soins gratuits aux victimes, pour palier l’inefficacité, voire l’absence des services publics de santé.

    #pesticides

  • The eroding life for the Batek of Kuala Koh, Malaysia’s last hunter-gatherers - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/photography/2019/11/29/eroding-life-batek-kuala-koh-malaysias-last-hunter-gatherers

    For decades, the Batek of Kuala Koh had seen their territory and lifestyles encroached upon. Then, in May, the high fevers set in. “Their throats swelled and then they couldn’t swallow or eat,” recalled headman Mahmet Pokok. In rapid succession, one after another, they began to fall ill.

    “Soon people couldn’t breathe,” Pokok continued. “They shriveled and their bodies turned black.” Then some began to die.

    #Malaisie #extraction_minière #industrie_palmiste #plantation #peuples_autochtones

    • Je reposte la lettre des Batek au monde...

      C’est une lettre qu’un vieil homme batek, qui appartient à un peuple autochtone de chasseurs-cueilleurs en Malaisie péninsulaire, a souhaité adresser au monde. Il l’a donnée à Lye Tuck-Po, une anthropologue qui délivre cette lettre et ce message dans son livre Changing Pathways. C’est une lettre orale, retranscrite en langue batek, traduite mot à mot et de manière plus littéraire en anglais par Lye Tuck-Po et en français par mes soins. Le texte original est très elliptique et la traduction de Lye Tuck-Po sonne très étrangement mais donne une idée de cette forme d’expression. Les Batek sont convaincu·es que les arbres font tenir le monde et que sans forêt, le monde disparaîtra. Ils et elles s’inquiètent non seulement de la disparition de leur milieu de vie mais aussi notre terre à nous tou·tes. Ce vieil homme utilise la deuxième personne du pluriel dans une forme tour à tour inclusive et exclusive que j’espère ne pas avoir traduite trop lourdement.

      Qu’on enlève la forêt et ce sera la fin monde. Nous voulons que les gens sachent que le monde peut finir. Il n’y a déjà plus d’arbres.
      Quand ils font exploser la dynamite, le dieu Gubar fait pleuvoir longtemps. Nous nous en souvenons.
      Ne prenez pas plus de forêt, posez là la limite. Nous avons tou·tes besoin de trouver à manger. Nous ne pouvons pas être cupides, nous devons ne prendre que ce dont nous avons besoin pour vivre. Nous ici, nous souhaitons discuter de cela.
      La rivière Temoh n’a déjà plus d’arbres, seulement de l’huile de palme.
      Nos âmes se nourrissent des arbres. La forêt, c’est les veines et les tendons de nos vies.
      Cette terre est une île. Comment peut-elle tenir sans arbres ?
      Par le passé, l’humanité vivait en paix et elle n’était pas en train de perdre le monde.
      Les êtres surhumains (les dieux) disent qu’ils ont créé le cœur de la terre.
      Les êtres surhumains se souviennent qu’ils sont nostalgiques.
      Ils ont pitié des Batek quand ils entendent leurs chants.
      Ils nous aiment tellement qu’ils nous préviennent de ce qui est en train de se passer.
      Nous ici, nous entendons ce qu’ils disent, nous nous raccrochons à leurs voix.
      Quand les arbres auront disparu, l’humanité n’aura plus nulle part où s’abriter.
      L’humanité peut se concerter. Nous nous rencontrons et nous discutons de ce qui peut être fait. Nous discutons, nous décidons et nous partons faire les choses. N’abandonnons pas le monde. Ne le perdons pas. Nous devons savoir de combien nous avons besoin pour manger, pour dormir.
      Les Malais pensent à des routes et posent des plantations de palmier à huile. Rendez-vous compte qu’ils tuent le monde. Où allons-nous tou·tes vivre ? Parce qu’ils tuent notre monde à tou·tes. Par le passé, l’humanité était en bonne santé. Maintenant nous ne pouvons plus espérer être en bonne santé. Donc tout le monde vit selon les mêmes règles.
      Nous ici regrettons les temps de paix. Nous nous souvenons et nous regrettons. Nous montrons comment.
      La terre est déjà coupée en morceaux. L’âme des rivières est bloquée. C’est important, de comprendre le danger. Les rivières ne peuvent plus couler, elles inondent leurs rives. Le sol devient mou et s’effondre. Ils ouvrent des canaux ailleurs, c’est par là que la terre se fissure.
      C’est comme si l’humanité cherchait sa nourriture – avec la nourriture nous sommes riches mais le monde est parti. Nous devrions savoir comment le garder. Nous ne pouvons pas devenir riches et tuer le monde. Nos vies sont raccourcies, nous ne vivons plus longtemps quand nous sommes trop cupides. Nous les Batek, nous savons comment garder le monde. Quand nous les humains gagnons nos vies, nous devons donner de la valeur à l’âme du monde. Mais s’ils ne savent pas donner de la valeur à l’âme du monde, je ne sais pas.
      Nous ici, nous pourrions être riches mais nous donnons de la valeur à l’âme du monde. Nous avons un peu changé maintenant mais nous nous souvenons toujours du passé. Aussi longtemps que nous vivons dans la forêt, nous donnerons ces conseils. Nous ne voulons pas nous battre, nous tuer les un·es les autres.
      Il y a des Batek qui veulent être riches. Ce n’est pas facile de vivre comme cela, nous souffrons. Mais c’est mieux que de tuer le monde, comme cela se fait hors de la forêt. La manière dont ils vivent entraîne la fin des vies.
      Nous les Batek allons à un endroit, puis nous nous en souvenons et nous y retournons. Les personnes domestiquées, elles tuent le monde. Les fonctionnaires qui encadrent les populations autochtones se moquent de nous parce que nous sommes libres, dans la nature sauvage. Ils ne savent pas comment penser. Je veux qu’ils sachent comment penser.

      Lye Tuck-Po, Changing Pathways. Forest Degradation and the Batek of Pahang, Malaysia (Lexington Books, USA, 2005 et Strategic Information and Research Develoment Centre, Malaisie, 2018).

  • Everyday racism : exhibition heading to Glasgow

    A NEW photography exhibition aims to shine a light on the every day experiences of racism faced by people of colour in Glasgow and foster conversations on how best to tackle discrimination.

    The exhibition, which opens at the Glasgow Museum of Modern Art (GOMA) this week, features 10 photographs by Karen Gordon, taken in collaboration with her subjects. It examines the common place racism experienced by the project’s participants that often went unnoticed by the white population around them.

    Participants, who all live in Glasgow, told Gordon about experiences of being stopped and searched at airports and taken aside for questioning by plain clothes police officers.
    Others had gone through their twenties being turned away from pubs and nightclubs by bouncers, although this did not happen to their white friends. One actor with Scottish Asian heritage said that being told he “did not have the right look” at castings was such a common experience that it was a “running joke” amongst BAME actors.

    One black man spoke about the “dirty looks” and “handbags clutched” if he was wearing a hoodie, while several others spoke of sensing racist judgments being made based on the colour of their skin. One black women recalled when a music tutor she had just met reached out unprompted to touch her hair.

    Gordon, who has worked as a photographer with Maryhill Integration Network – which supports refugee and migrant communities – for many years said she was inspired to start the project after realising that even though she had been involved in anti-racism work she was still not aware of the daily nature of racism directed at people of colour.

    She said: “As someone who has been trying to tackle racism all my life I realised there was still so much that I was unaware of. What are the insidious things that people don’t talk about? Glasgow can seem quite diverse and welcoming due to that, but when you start to go under the surface its more complicated.

    “The most important thing for me was that the participant was happy with the portrayal, so that was a huge part of the project and I worked very closely with people.

    “A lot of white people say they don’t see colour and that is only because they have never had to see it. It’s such a huge issue. I see the photographs as a way of starting a bigger conversation about this.”

    Nida Akif, a 21-year-old student, who both took part in and worked on the project, said that it had helped her to deepen her own understanding of the structural racism that she had sometimes struggled to name when she was younger.

    “For me what is often frustrating is that you experience something that is not outward racism but it’s more that it is an underlying thing,” she said.

    The photograph featuring Akif depicts an experience she had in an art gallery.

    She and a friend – both of Pakistani heritage and wearing headscarves – were told to stop taking photographs. The white people doing the same around them continued to do so unchecked.

    “It’s something that you can’t report because it’s treated as just being a suspicion,” she said. “When I started to speak to others about this I realised that as someone who is brown, who is Asian and wears a hijab I think about [how I am viewed] every day ... when I’m on the train and someone doesn’t sit next to me, when I go for job interviews.”

    THE increasing racist attitudes in Britain have also affected Akif and her friends, she claimed, with many of them deciding to remove their hijabs and headscarves because they felt it made them too visible.

    She said of the exhibition: “I hope that it will showcase the experiences people are having and will help tackle ignorance.”

    Concerns have been growing about the way that racist attitudes are being normalised by the racist and Islamophobic comments made by our most high-profile politicians.

    Last August Boris Johnston was widely condemned for saying Muslim women wearing burkas “look like letter boxes”, yet went on to become Prime Minister regardless. Meanwhile the “hostile environment” policies that led to the Windrush scandal have remained a cornerstone of Conservative government strategy.

    https://www.thenational.scot/news/18071789.everyday-racism-exhibition-heading-goma
    #racisme_ordinaire #racisme #xénophobie #Glasgow #photographie #peau #couleur_de_peau #Karen_Gordon

    Le site de la photographe :
    https://karengordonphotography.blog

    Et la présentation de son travail #Everyday_racism :
    https://karengordonphotography.blog/everyday-racism

    ... notamment avec cette photo qui clairement mentionne la question des #cheveux


    #cheveux_crépus

    ... ou celle-ci qui aborde la question de la #classe_sociale et du #travail :

    ping @albertocampiphoto @philippe_de_jonckheere

  • See how Arctic permafrost thaws and the damage it does
    https://www.nationalgeographic.com/environment/2019/08/how-abrupt-permafrost-thaw-threatens-arctic-feature/?sf224500020=1

    he unexpectedly rapid collapse of ice-rich permafrost in the Arctic could pump billions of additional tons of methane and carbon dioxide into the atmosphere every year—a threat that has yet to be fully accounted for in climate models. Scientists are discovering destabilized landscapes where permafrost that once thawed a few inches a year can now abruptly thaw up to 10 feet within days or weeks, creating wetlands in once frozen regions and accelerating emissions from up to 1,600 gigatons of carbon still locked underground.

    https://www.nationalgeographic.com/environment/2019/08/arctic-permafrost-is-thawing-it-could-speed-up-climate-change-fe

    #permafrost #arctique #climat #méthane #dioxyde_de_carbone

  • Pour que Lubrizol brûle jusqu’au Grand-Paris - Stany Cambot - Visionscarto
    https://visionscarto.net/pour-que-lubrizol-brule

    Jeudi 26 septembre 2019. À Rouen, l’usine Lubrizol, qui fabrique des additifs pour les huiles pour moteurs, part en fumée. Plus de 9 000 tonnes de produits chimiques vont brûler dans cet incendie. Les fumées se répandent sur la ville, provoquant malaises et vomissements chez les résidents, et atteignent les campagnes environnantes, obligeant l’État à interdire la commercialisation des denrées agricoles produites dans 216 communes. « Au-delà de l’événement, nous dit Stany Cambot dans cet article coup-de-poing, le nuage noir de Lubrizol est aussi un axe de compréhension de notre territoire, une lame qui nous coupe et sépare le “nous” producteur et consommateur, de l’autre, inquiet et vertueux. »

    #catastrophe #industrie #gens_du_voyage #racisme_environnemental #seine #urban_matter