• Immigration : Faure (PS) évoque le sentiment d’une « colonisation à l’envers » dans certains quartiers

    « Il y a des endroits (...) qui donnent le sentiment que l’on est dans une forme de “colonisation à l’envers” », a déclaré le premier secrétaire du PS, #Olivier_Faure, jeudi sur France inter, répondant à une question sur le « racisme anti-blanc ». Des propos nuancés par l’intéressé.

    Ce sont des #mots rares dans la bouche d’un socialiste. « Il y a des endroits où il y a des regroupements qui se sont faits, génération après génération, et qui donnent le sentiment que l’on est dans une forme de “colonisation à l’envers” », a affirmé Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), jeudi matin sur France inter, en reprenant les termes d’une « concitoyenne ».

    Interrogé sur la « discrimination antiblanche » dont un auditeur dit avoir souffert à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise), le député socialiste de Seine-et-Marne a concédé que la gauche avait « souvent évité la question pour ne pas avoir à y répondre ». Aujourd’hui, il remarque une « crise identitaire profonde chez un certain nombre de concitoyens ».

    « Il existe des endroits où le fait de ne pas être issu de l’immigration peut poser problème à des gens qui sont issus de ces quartiers et qui peuvent se sentir exclus », estime le numéro un du PS. « Il y a des endroits où il y a des regroupements qui se sont faits, génération après génération, et qui donnent le sentiment que l’on est dans une forme de “colonisation à l’envers”. C’est ce que m’a dit un jour une de nos concitoyennes, qui ne votait plus à gauche car elle avait l’impression d’être “colonisée”. Ce message-là, je l’entends. »
    Marine Le Pen applaudit

    Mais selon Olivier Faure, les causes de cette « #crise_identitaire » sont sociales. « La difficulté ne tient pas aux étrangers », souligne-t-il, « mais à la politique du #logement, à la façon dont on a conçu les politiques. On a créé des #ghettos où la #mixité_ethnique n’existe plus ». « La question, c’est comment est-ce qu’on organise les choses, comment on ne laisse pas le terrain s’organiser tout seul, car ça donne le sentiment de #regroupements qui ne sont pas maîtrisés », a-t-il poursuivi.

    Alors que le PS est souvent jugé, par une partie de la droite et le Rassemblement national (RN, ex-FN), comme trop timoré sur la question de l’immigration, ce discours a été applaudi par des cadres du RN. « Une étincelle de lucidité ? Tardive....mais qui fera grand bruit ! », a écrit le vice-président du parti à la flamme, Louis Aliot, sur Twitter. Sur son compte privé, Marine Le Pen a salué cette déclaration avec le symbole d’une bouteille de champagne.

    « À chaque fois, on cherche à instrumentaliser les propos, c’est le jeu politique », explique au Figaro Olivier Faure, presque résigné par ces réactions. Sa déclaration n’implique « aucun revirement » dans le ton ou le programme du PS sur l’immigration, assure-t-il. « Je n’ai fait que répéter ce que j’entends parfois. La “#colonisation”, ce n’est pas une expression de ma part, elle ne correspond ni à ma pensée, ni à ce que je suis. »

    Le premier secrétaire du PS veut montrer qu’il « entend cette exaspération qui monte », tout en voulant « combattre ces discours-là en proposant des solutions : non pas le rejet des étrangers, mais le rejet des #ghettos_urbains, à travers la mixité ». Il plaide en faveur d’un meilleur accueil des étrangers, et non d’une limitation de l’immigration. Pourtant, selon une étude publiée lundi par la Fondation Jean Jaurès, proche du PS, un sympathisant socialiste sur quatre pense qu’il y a « trop d’immigrés en France ».

    http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2018/10/25/25002-20181025ARTFIG00343-immigration-faure-ps-evoque-le-sentiment-d-une-co
    #racisme_anti-blancs #colonisation_à_l'envers #anti-blancs #vocabulaire #terminologie #no_shit #communautarisme #banlieues #quartiers_populaires


  • En ce moment j’écoute beaucoup de videos dur ThinkerView. Je viens d’écouté celle ci qui présente un idéologue tendance extrème-centriste marcheur fonceur dans le mur. Laurent Alexandre : Intelligence artificielle [EN DIRECT] - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=QS951xiGGvI

    On retrouve entre autre une naturalisation des inégalités sociales digne du XIXeme, une vision de l’intelligence (artificielle ou pas) bête comme des pieds macroniens, l’arrogance de sa caste, de son sexe, de sa stupidité...

    #know_your_ennemy

    • Oui, mais,"[Laurent Alexandre] n’est pas un connard imbu de sa personne et qui prend 5 000 € par conférence."
      (Ah bon ...)

      Laurent Alexandre, né le 10 juin 1960 à Paris, est un chirurgien-urologue français, auteur et chef d’entreprise.

      S’intéressant au mouvement transhumaniste et aux bouleversements que pourrait connaître l’humanité, conjointement aux progrès de la science dans le domaine de la biotechnologie, il intervient régulièrement dans les médias à ce sujet, par exemple dans la revue We demain1. Il est également chroniqueur au Huffington Post2,au journal Le Monde3,4, et dans le magazine L’Express5,6, où il tient une chronique hebdomadaire, « Demain sera vertigineux ».

      Compagnon de route de l’homme politique libéral Alain Madelin, il est aussi le fondateur du site web Doctissimo.

      #caca

    • Ah, il faut que j’aille écouter ça quand j’ai 5mn, j’ai un faible pour les abrutis fascinés par le mythe de « la singularité », le transhumanisme, et toutes ces conneries (j’ai pas encore écouté mais rien qu’à voir la gueule de l’image d’accroche de la vidéo je devrais pouvoir reconstituer son discours).

      Quand tu bosses depuis 20 ans dans la recherche en ia (je tiens aux minuscules pour le coup), les temps t’en mettent gros sur la patate...

      (Argl il est urologue ! Moi qui suis sujet aux calculs rénaux il faut que je fasse gaffe de pas tomber dans ses pattes !)

      Ah et puis shit : #peigne_cul (même si je les distribue trop facilement en ce moment, il faut que je me questionne)


  • Je crois que toute ma vie j’ai rêvé d’être Maxence Lambrecq, journaliste pour Europe 1, et de pouvoir sortir cette révélation sidérante sur le vieux Pen :
    http://www.europe1.fr/politique/marine-le-pen-a-revu-son-pere-a-lhopital-3686393

    Pour le moment, il s’ennuie et passe une bonne partie de son temps devant la télé à suivre les matches de la Coupe du monde de football.

    et terminer sur cette note trop mignonne :

    Mercredi, pour ses 90 ans, il avait prévu un dîner entre amis. Le dîner est annulé, mais la grande fête d’anniversaire, elle, est pour l’instant maintenue chez lui le samedi 30 juin. Il garde en tête l’un de ses adages favoris : « la vie commence toujours demain ».

    Ôoooooh, choupinou !

    Ou alors j’aurais pu être Benoist Pasteau, journaliste au même, qui semble avoir « édité » la mise en exergue de cette excellente information :

    Il s’ennuie et regarde du foot à la télé.

    et inséré ces trois petits points qui font les articles qui buzzent dans :

    Ils ont parlé de tout... sauf de politique.

    Mais merde, est-ce que ces gens savent qui est Jean-Marie Le Pen ?

    #journaliste_c'est_un_métier
    #peigne_cul
    #journaliste_c'est_un_métier_de_peigne_cul


  • Les aventures de la gouvernance sont de plus en plus drôles, si c’était drôle. Mais ce n’est pas drôle. Nous sommes bien d’accord. Depuis un peu plus d’un an des peigne-culs de droite qui nous viennent tout droit du milieu de l’entreprise comme ils et elles disent ― mon esprit retors entend souvent l’entreprise du milieu, pour ne pas dire la mafia, mais j’ai l’esprit retors ―, ces peigne-culs donc, ne cessent de nous expliquer que comme ils et elles ont su diriger leurs entreprises, vous allez voir ce que vous allez voir, ils et elles vont faire des étincelles, une merveille de gestion, de gouvernance, ça va être autre chose. Ça va même piquer un peu.

    Pour celles et ceux, qui comme moi, subissent déjà de telles méthodes dans leur environnement professionnel, cela n’a, en fait, rien de très tranquillisant que ce qui relève des avanies quotidiennes de cette saloperie de gouvernance puisse être agrandi et porté à une échelle supérieure, celle nationale, non, cela n’a rien de très rassurant, parce que c’est assez drôle, si c’était drôle, de constater quotidiennement que la gouvernance, même pour des choses nettement plus simples que de, disons, pas tout à fait au hasard, répondre à la demande de formation de toute une promotion de bacheliers et bachelières, même pour des choses moins grandes, nettement moins grandes et nettement moins compliquées, force est de constater que la gouvernance, les procédures, le management, bref cette façon contemporaine de saloper le boulot, ça ne porte pas beaucoup ses fruits et on ne va pas vers la qualité, tant s’en faut.

    Pour tout vous dire, à 53 ans, quand à mon travail de (très) modeste ingénieur informaticien entiè-rement dépassé, imposteur since 1984, je pressens que la gouvernance nous pousse tout droit vers le ratage, il y a longtemps que d’une part j’ai cessé de m’en faire, mais d’autre part, il faut bien l’avouer, il m’arrive même, esprit retors, et un peu pervers, d’en concevoir un peu de plaisir, je sais c’est mal. Parce qu’après tout quand une Très Grande Entreprise trébuche, c’est assez plaisant à contempler. Et puis je boude mal le plaisir de constater que des raisonnements issus de feuilles de calculs ― la feuille de calcul c’est l’invention du diable ― accouchent d’échecs dont on se rend compte au travers des mêmes feuilles de calcul, mais disons replacées et relues dans le bon sens, celui de la réalité, oui, oui, tout ceci est un peu pervers, mais tellement plaisant.

    En revanche, ces façons, la gouvernance, la pensée-feuille de calcul, quand elles s’appliquent à notre destinée à toutes et tous, aux affaires de la cité, à la politique donc, là déjà cela m’amuse moins et même cela m’effraie. Parce que c’est effrayant.

    Donc les peigne-culs de la gestion, des procédures, de la gouvernance de l’entreprise du milieu avaient promis de nous en remontrer pour ce qui était de l’orientation des bacheliers de 2018 ― ça serait un peu autre chose que la version précédente, qui, de fait, était perfectible, c’est mal dire. Et le moindre que l’on puisse dire, c’est que le résultat est au rendez-vous et dépasse toutes les espérances d’efficacité : la moitié des futures bachelières et bacheliers sont sans affectation. Alors on a tôt fait de se moquer, de dire que l’algo ceci, l’algo cela, et je suis à peu près certain que dans le Sinistère de la Rééducation, cela doit monter dans les tours, qu’est-ce qu’on a encore foutu à l’informatique ? Et je ne doute pas que nous aurons bientôt droit à des commentaires, en off bien sûr, de ces grands gestionnaires du milieu pour dire que voilà évidemment, on a donné cela à faire à des fonctionnaires de l’informatique et que voilà le résultat, et ne doutez pas que la prochaine fois on confiera cela au privé (si, au passage, ce n’est pas déjà fait).

    Et bien n’y voyez aucune solidarité professionnelle d’un ingénieur informaticien en fin de carrière pour ses compagnes et compagnons soutiers de misère, mais je pense que le résultat de cette cam-pagne est juste et même que cette justesse saute aux yeux. En effet, il est confondant pour moi de constater à quel point l’outil informatique de cette gouvernance merdique renvoie à ses commandi-taires l’image exacte qu’ils et elles se font, en fait, de la jeunesse : refusée et en attente pour la plus grande part.

    Et de tels impensés de la gouvernance sont de plus en plus visibles et même saillants. Et c’est bien cela que je trouve stupéfiant dans cette gouvernance, c’est que son mensonge est de plus en plus visible. Il est transparent.

    Oui, ça commence à se voir.

    #pendant_qu’il_est_trop_tard


  • Mais enfin merde, ça fait 20 ans qu’on milite et qu’on développe des outils pour que tout le monde puisse s’exprimer en ligne, et il y a encore des andouilles pour continuer à réclamer la protection de la liberté d’expression uniquement pour leur corporation.

    Avec tout le respect pour l’Observatoire des sondages, pourquoi tu voudrais ma solidarité si c’est seulement pour ta pomme ? Pourquoi je ne serais pas protégé, ni aucun des participants à Seenthis, nous qui ne sommes ni journalistes ni « scientifiques » ?

    Poursuite bâillon : l’Observatoire des sondages suspend son activité
    http://www.observatoire-des-sondages.org/poursuite-baillon-l-observatoire-des-sondages-suspend-son

    Tout en réclamant une réforme législative protégeant la liberté d’expression des scientifiques, il faut que la solidarité des scientifiques et des citoyens permette le simple exercice de la liberté et de la raison.

    • @obs_sondages : il ne me semble pas que le message d’@arno critique le fait que vous défendriez la liberté d’expression des scientifiques comme étant la seule méritant d’être défendue.

      En revanche comme « la plus importante », bah… relisons la citation :

      Tout en réclamant une réforme législative protégeant la liberté d’expression des scientifiques , il faut que la solidarité des scientifiques et des citoyens permette le simple exercice de la liberté et de la raison.

      En quoi votre réponse sarcastique répond-t-elle sur le fait que la phrase pourrait/devrait être :

      une réforme législative protégeant la liberté d’expression [tout court]

       ?

      En quoi une autre personne lambda, n’ayant pas pour elle l’étiquette de scientifique, n’étant pas « professionnel », mais utilisant pourtant aussi l’exercice de sa raison (ou pas d’ailleurs, ça peut être par d’autres moyens que la raison : la poésie, ou tout autre art), en quoi cette autre personne donc, ne devrait-elle pas aussi être protégée ?

      Si un « scientifique professionnel utilisant sa raison » critique un grand groupe puissant, il faut qu’il soit protégé. Ok.
      Mais si « un citoyen quelconque utilisant sa raison » aboutit publiquement à la même chose, il pourrait être moins protégé ?

      Pourquoi ? Rationnellement pourquoi ?

    • Vous réclamez « une réforme législative protégeant la liberté d’expression des scientifiques ». J’ai souligné que, depuis 20 ans que se posent les questions de liberté d’expression sur l’internet, votre position est très faible (même si, par ailleurs, le travail de l’Observatoire est admirable et doit être défendu).

      1. D’abord, demander dans la période actuelle une réforme législative touchant à la liberté d’expression, vous avez intérêt à être blindés pour qu’elle aille dans le bon sens. Vous n’ignorez pas que du côté législation et libertés, en ce moment, c’est le massacre plutôt que le progrès.

      2. Une partie de votre réponse suggère que le critère définissant « la liberté d’expression des scientifiques », c’est le discours produit lui-même (votre passage idiot sur Nietzsche et le « discours scientifique »).

      Deux gros écueils :

      – vous tenez vraiment à ce que le juge détermine si un texte, de part sa forme ou sa procédure de validation, est scientifique ou non avant de bénéficier de telle protection légale ? Si c’est le cas, vous donnez le bâton pour vous battre. (Dans le cas présent, laisser à un juge le soin de décider si un texte intitulé « La deuxième mort de l’Ifop » de Garrigou relève de l’énoncé scientifique ou non, vous avez déjà constaté que c’est impraticable.)

      – de toute façon, dans l’affaire qui vous touche, je ne crois pas que vous présupposez la bonne foi de vos adversaires (vous êtes bien gentil d’ailleurs de me comparer aux « trolls payés » de ces entreprises). Donc à quoi bon protéger « le discours scientifique », alors qu’il est évident que l’armée d’avocats d’une multinationale parvient toujours à attaquer une expression gênante sur d’autres bases que l’argument scientifique (diffamation, injure, etc.). Ce genre d’adversaire va toujours jouer en dehors du terrain sur lequel vous espérez être protégé (la liberté académique pour certains, la liberté des journalistes pour d’autres, etc.). Si on parle de procès destinés à faire taire un gêneur, il n’y a qu’une protection globale de la liberté d’expression des faibles face aux forts qui peut jouer, les protections sectorielles seront toujours inefficaces face à cela.

      3. La fin de votre message suggère à l’inverse que ce qui définirait cette liberté à protéger serait l’aspect professionnel de celui qui s’exprime (« au sens de professionnel de la science »). Les journalistes font la même erreur (réclamer une protection spécifique sur la base du métier que l’on fait, pas de ce que l’on exprime). Alors vous m’excuserez, mais ça c’est bien une logique corporatiste.

      Et j’insiste, cela fait 20 ans que les questions de liberté d’expression sur l’internet se posent, et réclamer des protections de l’expression publique en fonction du métier de celui qui parle, c’est indéfendable, puisque justement :
      – la révolution de l’internet est de permettre un accès à l’expression publique en dehors des cadres de l’époque précédente ; c’est le fondement ; les discours scientifiques, journalistiques, etc., émergent largement en dehors des structures professionnelles classiques ;
      – même pour les scientifiques de profession (comme pour les journalistes professionnels d’ailleurs), c’est certainement aussi fondamental que pour les simples particuliers, puisqu’ils peuvent diffuser (seuls ou à plusieurs) leurs travaux en dehors des circuits académiques/professionnels classiques. Le site de l’Observateur des sondages ne relève-t-il pas d’ailleurs de cette liberté totalement nouvelle qui s’offre à la publication scientifique ?

      Bref, si vous voulez protéger le discours selon qu’il est émis par un scientifique de profession, alors non seulement vous passez à côté de la richesse nouvelle que permet l’internet, vous introduisez aussi une inégalité pour les espaces scientifiques que vous avez créés en dehors des structures académiques classiques (une telle protection va évidemment être restreinte au scientifique de profession, mais qui de plus s’exprime dans un cadre professionnel reconnu). Et comme le fait remarquer @rastapopoulos, la légitimité à ne protéger que les professionnels par rapport à certains amateurs éclairés au nom de l’intérêt public de la science ne me semble pas défendable (cela sans tomber dans le relativisme).

      Le problème des scientifiques confrontés à la répression de leur expression est au final le même aujourd’hui que pour les non-scientifiques qui, désormais, ont accès à l’expression publique avec l’internet. Si vous n’aviez publié les textes de l’observatoire que dans le cadre traditionnel des publications scientifiques d’avant l’internet, avec leur diffusion limité aux cercles scientifiques, je doute que vous aillez subi les foudres de ces entreprises. C’est bien parce que vous accédez à l’expression publique large, en profitant des effets de recommandation (largement militante d’ailleurs) du réseau, et que vous publiiez sans avoir de capitaux permettant de faire face à un procès que vous avez ce problème : ce n’est pas du tout caractéristique d’un problème d’expression scientifique. C’est le fondement des questions qui se posent à tous les citoyens qui s’expriment depuis 20 ans sur l’internet.

    • La vache, mais vous êtes en plein délire. Erdogan, les Colonels, Pétain, le génocide des juifs, Eric Zemmour ?

      On parlait d’un aspect très spécifique, votre demande d’une « réforme législative protégeant la liberté d’expression des scientifiques »… et là je ne vous dis pas qu’il n’y a pas de spécificité de la science ni d’importance spécifique du discours scientifique dans la société ; au contraire je vous dis qu’il est extrêmement dangereux de confier au législateur et au juge le soin de décider ce qui sera considéré comme tel ou non. Dangereux et inutile, puisque les nuisibles du bâillon-judiciaire vous attaqueront toujours en dehors du champ pour lequel vous bénéficiez d’une protection (vous parlez science, ils vous poursuivront sur la diffamation, le droit commercial, l’usage de leur marque, etc., et ils ont suffisamment d’argent pour tenir des années).

    • Non mais c’est qui ce blaireau @obs_sondages qui jacte au nom de la Science comme on jacte au nom de Dieu ! Outre le fait que le combat pour la liberté d’expression il est celui de tou·te·s ou il n’est pas, ce qui m’intéresse perso, si on parle de science (c’est quoi la Science franchement ???) ce sont les chercheur·e·s qui remettent humblement quotidiennement en cause leurs approches quant aux disciplines qu’ils ou elles se sont choisies et acceptent la critique, laquelle étant une condition pour faire avancer le schmilblick. Au diable ceux baignés de suffisances et de certitudes !

    • @obs_sondages en fait vous défendez sans doute une cause noble, à laquelle on adhère éventuellement, mais comme je suis sur iphone je vais la faire courte : votre ton, votre style et votre approche : c’est vaniteux prétentieux et surtout profondément méprisant. Ca vous fait ressembler en pire à ceux que vous dénoncez. Je suis surpris que vous ne vous rendiez même pas compte que vous vous excluez vous même du débat social. Vous me rappelez tragiquement une autre équipe pas tellement plus fine.

    • Consternant. Si c’est ce genre de clafoutis épistémologique qui sert de base théorique à un institut de sondage, alors... ça explique pas mal de choses en fait. La prose infecte datable au carbone 14 de 1892 (bloyisme avancé, phase maniaque), les clichés à deux balles sur Nietzsche (le premier qui crie nihilisme a gagné) et voilà M. Redingote, bloqué en 1900, proclamé défenseur de la raison scientifique éternelle et de la neutralité axiologique. Dites là-dedans, vous avez dépassé la coupure épistémologique à la hache canadienne et la page de garde des Mots et des choses ou bien faut vous fournir une bibliographie critique à l’usage des épistémologues manichéens ?
      #peigne_cul c’est bien. #ratisse_fion c’est mieux.


  • Hubert Auriol sur France Inter racontant "son" Paris-Dakar... 30 ans après : en 2016, même arrogance, même obscénité.

    Profond dégoût.

    Y a t il que moi que ça choque et que ça révolte, les propos d’Hubert Auriol à propos de la mort d’une mère de famille écrasée dans son champ (même pas sur ou au bord de la route) par une voiture qui doublait une moto il y a 30 ans ?

    Y a t il que moi que ça choque et que ça révolte, que l’animateur de l’émission laisse Auriol expliquer ça tranquillement, sans que ça soulève la moindre indignation chez lui ?

    Dialogue :

    Fabrice Drouelle : « Hubert Auriol, on va entendre maintenant un jeune militant anti-Dakar et vous allez voir, il y va ! »

    Hubert Auriol : « Hi hi ! Ah oui, ça, il y en a eu ! »

    Le jeune militant (extrait audio) : « Le Paris Dakar perturbe les services publics, notamment les services de santé, les pistes sont détruites par le passage du rallye, le personnel médical local ne dispose plus de l’essence nécessaire pour aller en brousse faire leur travail parce qu’elle est réquisitionnée. Le rallye a aussi perturbé l’approvisionnement en aide alimentaire.

    En 1984, un pilote pour doubler, à très grande vitesse, est simplement sorti de la route et a roulé sur un champ en fauchant une mère de famille qui y travaillait »

    Fabrice Drouelle : « Il y a eu beaucoup de critiques non ? »

    Hubert Auriol : « Ouais, mais c’est normal qu’il y ait des critiques, je veux dire. Faut remettre ça dans sa dimension : 30 ans après, vous en reparlez, quand vous voyez ce que le Dakar a apporté (sic)... Vous savez, vous pouvez toujours prendre un événement en exergue et lui trouver mille mots, je veux dire, c’est pour tout pareil, moi je veux pas rentrer dans ce genre de polémique (sic) [l’écrasement d’une mère de famille, donc la polémique].

    On a eu une chance extraordinaire de vivre cette époque en Afrique qui n’existera plus, même pour les africains, à l’époque on pouvait circuler librement en Afrique, on pouvait passer d’un pays à l’autre... Aujourd’hui on peut plus circuler ! Je veux dire, cette Afrique là que nous on a connu, même les Africains ils la connaîtront pas. Enfin, ça reviendra peut-être, mais dans combien de temps ?

    Aujourd’hui, on parle plus du Dakar, mais il y a bien d’autres drames par rapport à la réaction qu’on vient d’entendre [d’autres drames que celui du quasi meurtre de cette mère de famille, qui n’est au fond pas si grave, donc] .

    C’est vrai que c’est dramatique un accident [surtout que cet accident là était vraiment inévitable, on se demande bien ce que cette mère de famille foutait dans son champs à ce moment précis] par rapport à toutes les horreurs qu’il y a eu ces dernières années [on voit pas le rapport mais bon, Auriol pense que la mort d’une mère de famille, 30 ans après les faits, c’est rien par rapport aux horreurs de ces derniers temps], avec tous les combats, etc...

    Je crois qu’il faut prendre un peu de hauteur [sans doute pour mieux voir le corps écrasée de la maman] ».

    Je ne sais pas quel putain de tag mettre ici.

    • « à l’époque on pouvait circuler librement en Afrique, on pouvait passer d’un pays à l’autre... Aujourd’hui on peut plus circuler ! »

      ça aussi, ça sonne bizarre dans un contexte où les frontières de l’Europe (au sud, mais aussi entre pays) sont de plus en plus fermées, et particulièrement aux Africains, et pas parce qu’ils veulent y faire des « rallyes », contribuant aussi à une hausse de leur mortalité...

    • J’ai toujours détesté cette saloperie de rallye où l’arrogance des riches et leur mépris pour les pauvres pouvait s’exprimer avec la bénédiction des medias. Ça continue aujourd’hui...

    • Les français sont divers dans toutes leurs attitudes ce qui donne parfois une fausse image, vers l’extérieur. Quand on voit que tout est incompatible et chacun vit dans sa monde clos et finis, l’espoir de pouvoir s’exprimer pour ou contre quelque chose s’évapore. Je déteste plein de choses, mais apprends de m’en ficher. Merci pour le temps gagné.

    • Je vais pas m’abonner à ce tag mais il est bien, oui.
      Mais non, tu n’es pas seul @reka !
      On pourrait mettre les deux fronts face à face longtemps, et celui de la bagnole camperait toujours sur sa mauvaise foi.
      Un jour que je foutais un coup de poing sur le capot d’une 4x4 qui s’est amusé à avancer pour m’écraser au moment ou je traversais au rouge et au passage piéton, le conducteur sort pour m’invectiver et me hurler qu’il ne me casserait pas la gueule car j’étais une nana (malgré mon invitation à oser le faire), mais que surtout, le plus drôle, j’étais jalouse de sa 4x4 !
      #keep_cool il n’y aura bientôt plus de pétrole, et leur égoïsme les fera crever.

    • #anti_voitures, rangez vos arguments, les #pros_voitures s’en occupent tout seuls !
      La surlégislation anti-voiture, même en Formule 1
      https://www.contrepoints.org/2014/07/04/170924-la-surlegislation-anti-voiture-meme-en-formule-1

      Une voiture de course, ça surconsomme, ça fait de l’huile, ça brûle du pneumatique, ça fait du bruit et ça coûte cher. Ça peut occasionner des dégâts aussi. Il y a des écuries richement dotées, d’autres moins bien dotées. C’est une compétition. On peut toujours réglementer pour réduire tous ces désagréments, mais ce sera forcément moins enthousiasmant.

      Non, je ne tomberai pas dans le cynisme. Non, je ne tomberai pas dans le cynisme. Non, je ne tomberai pas dans le cynisme. Non, je ne tomberai pas dans le cynisme. Non, je ne tomberai pas dans le cynisme. Non, je ne tomberai pas dans le cynisme. Non, je ne tomberai pas dans le cynisme. Non, je ne tomberai pas dans le cynisme.

    • C’est bien la preuve qu’ils sont vraiment malades à trouver que si il y a moins de souffrances c’est moins enthousiasmant.
      #sado_maso
      Et quand il n’y aura plus de pétrole, il y aura des parcs d’attraction avec des pots d’échappements géants sous lesquels respirer ce qu’il restera de diesel à bruler, avec tous les 50 visiteurs, un cancer gratuit ?

    • Comme tag, je vois aussi #lol mais je crois être tombé dans le cynisme... D’ailleurs je ne te connaissais pas ce goût pour les 4x4 @touti :-p

      Sinon, ce genre de moment mérite Amha la création d’un concept. Je proposerais bien #dakartisme mais c’est pas cool pour la ville. #auriolerie ?

    • Raa, j’ai trouvé une autre sacré #auriolerie ici :

      Grand Prix de Malaisie, la F1 pourrie par l’idéologie anti-voiture
      http://www.contrepoints.org/2014/03/29/161165-grand-prix-de-malaisie-la-f1-pourrie-par-lideologie-anti-voitur

      Quelle meilleur emblème, finalement, de ce nouveau monde, que cette nouvelle F1 émasculée ?

      Ah, ok, en fait, c’est bien une histoire de #violence de #masculinisme et de #couilles_partout la voiture. #sus_aux_bagnoles #vive_les_couilles_libres !

      Et le beau #idéologie_anti-voiture vous le connaissiez pas ?

    • @philippe_de_jonckheere : c’était Harley Davidson, qui imagine éventuellement doter ses motos du son d’un avion de chasse, histoire de ne pas perdre de virilité ni d’agressivité sonore dans la transition vers des véhicules moins bruyants
      http://seenthis.net/messages/387115
      Mais j’ajouterais deux précisions : d’une part c’est toute l’industrie auto-moto qui travaille sur cette sonorisation des véhicules électriques. Et d’autre part il y a de fait une nécessité à sonoriser les véhicules, notamment dans la période mixte où se mêleront moteurs électriques et moteurs thermiques, parce que l’oreille est centrale dans la conduite ou dans le déplacement piéton (pour repérer un danger, pour se situer dans l’environnement).

      Mais là où l’on sort de la nécessité pour entrer dans la communication, c’est quand les marques travaillent à transmettre leurs « valeurs » à travers cette nouvelle signalétique sonore. Avec un flou soigneusement entretenu autour de ce qui relève d’un signal de sécurité et d’un signal publicitaire :
      http://seenthis.net/messages/122211
      Les futures motos ou voitures du Dakar pourront continuer à renverser des habitant·e·s avec une bande son soigneusement composée pour transmettre les valeurs du développement durable, de l’engagement éthique et, naturellement, de la puissance.

    • @intermpestive, oui, c’est exactement ce billet-là. Je trouve que l’argument de sécurité ne tient pas, tout conducteur doit rester maître de la vitesse de son véhicule. Evidemment faire porter la sécurité du piéton à ce dernier est plus prudent, en revanche c’est déjà un détournement du sens, d’un côté on légifère dans le sens que c’est au conducteur de veiller à sa sécurité de l’autre on dit plus pragmatiquement que comme c’est dans l’intérêt du piéton d’y veiller lui-même, finalement on peut continuer de déresponsabiliser le conducteur.

      Je remarque par exemple qu’en France c’est extrêmement dangereux de tenter de faire respecter la priorité du piéton dès lors qu’il est en face ’un passage clouté, alors que la même situation en Belgique fait littéralement piler les automobilistes.

      Quant à la reconduction de l’omniprésence du bruit, dont j’aurais tendance à penser qu’elle est voontaire et désirée, pour obtenir toujours plus d’abrutissement, vaste sujet mais que je préférerais évoquer devant un verre (dans pas trop longtemps !)

    • Il y a aussi toute une acceptation sociale des morts de la route. Je crois bien que c’est Italo Calvino qui parlait de la continuité (et nécessité) de la tragédie grâce à la voiture.
      Le constat accablant des amis qui ont tenté de faire reconnaitre les responsabilités des conducteurs lors de mort violente par accident, permet d’affirmer que si vous voulez passer inaperçu pour tuer quelqu’un, préférez l’accident de voiture. C’est très bien encadré par les assurances qui savent faire plier les récalcitrants avec des arguments financiers et les avocats qui vont avec.

    • Le fait de lier le déplacement à un son a été codifié à partir du XIXe siècle, les divers véhicules (calèche, puis automobile et tramway) étant chacun sommé de s’équiper de sonnailles ou clochettes. Je partage vos critiques sur la priorité accordée à la voiture que le design sonore automobile démontre - oui, c’est penser les choses à l’envers. Mais dans cette logique sens dessus dessous, c’est inévitable : à partir du moment où l’on fabrique des moteurs capables d’aller à 300 km/h, il faut prévoir ce qui va avec (un bon système de freinage, une bonne résistance aux chocs, un signal sonore adéquat...).

    • Bonsoir,
      Je viens d’écouter en podcast et un peu par hasard l’émission dont vous parlez (« affaires sensibles », France Inter). Je suis tellement révoltée par les paroles d’Auriol et la complaisance de Drouelle au sujet de la mort de cette femme que j’ai sauté sur le net, à la recherche de sentiments pareils aux miens. Quelle chance, j’ai très vite trouvé ce post !
      Le plus douloureux pour moi sont ces paroles d’Auriol et la manière de les dire sur le ton serein et confortable de celui qui a tout compris : « Je crois qu’il faut prendre un peu de hauteur ». Mais quelle horreur ! Mais quel concentré de bêtise ! Lui, qu’un peu avant, on entend sangloter honteusement au micro à cause de deux chevilles cassées. Ca doit faire un mal de chien mais il choisi d’être là, non ? Et il tire grande satisfaction de ses « exploits ».
      Pourquoi y a-t-il tant de gens qui ne doutent de rien, qui font les gros malins et à qui ça réussit si bien ?


  • http://soutienaerrideluca.net/2015/10/17/chronique-de-francois-morel-je-suis-erri

    Ah je sens que je vais encore me faire des copains sur ce coup-là, mais tant pis. Donc depuis un canal mien en soutien d’Erri De Luca je reçois la chronique d’un certain François Morel sur France inter , qui me laisse pantois tant elle est conne : encore un de ces cas, où dans le soutien d’une même cause, ici le soutien à Erri De Luca, on continue de se retrouver entouré de semblables dont on ne se sent pas très semblable justement.

    Déjà ça part hyper mal, ça s’intitule Je suis Erri . Ca commence à saouler salement quand même ce slogan publicitaire qui finit par tenir lieu de discours, pire, de mode de pensée. Je ne suis pas Charlie et je m’emmerde tous les Charlie.

    Donc premier couplet à la gloire de Tignous, mort au champ de bataille de la liberté de pensée, mais c’est quoi ces expressions de discours de sous préfecture un 11 novembre ? Sans compter que je veux absolument qu’on m’explique à quel moment un lien de sens même hyper capillo tracté a uni Tignous et Erri De Luca.

    Passons donc le couplet nécessairement Charlie , on en vient à Erri De Luca, à propos duquel l’auteur de cette chronique pensée et écrite avec les pieds croit faire de l’ironie sur le fait qu’Erri de Luca étant écrivain, ouvrez les guillemets,

    Il connaît le sens des mots et comme on l’imagine peu crapahuter dans la montagne avec une barre à mine et de la dynamite pour détruire une voie ferrée.

    Ben c’est justement mal connaître le bonhomme et n’avoir pour ainsi dire rien lu de lui, moi si je devais franchir des cols clandestinement avec du matos et que j’avais besoin d’un camarade de cordée, je prendrais Erri de Luca sans y réfléchir à deux fois, excellent grimpeur, ancien maçon, donc forcément un peu bricoleur de ses dix doigts, et surtout militant d’extrême gauche depuis des lustres, un combattant, un vrai.

    Cher François Morel, vous voulez pas retourner dans votre cour de récréation ronde et retourner jouer avec vos petits camarades des médias dominants. Vos likes ne vont pas sauver Erri De Luca, dont vous n’avez pas lu une ligne manifestement.

    Peigne-cul.

    • Livre – Le contraire de un – Erri De Luca
      http://livre-telecharger-gratuit.com/?p=64716

      Ce qui se passe et tu ne t’en es pas aperçu, c’est que les gens sont en train de lancer leur maison par les fenêtres, toutes leurs vieilles affaires, on se croirait le Jour de l’an, des pots de fleurs, des pots de chambre, de la ferraille, des chaises cassées, des briques, des carreaux, des bouteilles et des seaux d’eau. Le quartier s’est mis à la fenêtre, a bombardé la charge, l’a réexpédiée en bas. Les gens descendent de chez eux, ceux des nôtres qui avaient pris position plus en arrière reviennent vers la #barricade, de grandes couvertures à brûler surgissent, un vieil homme en pousse une dans la descente par où se sont enfuies les troupes de l’ordre public. Et moi il me semble que l’ordre public est celui de l’insurrection inattendue de gens qui ne nous connaissent pas, qui ne savent pas pourquoi nous leur apportons la guerre chez eux, mais qui décident au vol et à la majorité que nous avons raison et que les troupes ont tort.

      Les mots et les actes, Bernard Aspe

      Vouloir éclairer le « rapport de la pensée à l’action » oblige sans doute à suivre quelques détours. Mais il faut aussi, ultimement, revenir à ce reste : il y a ce qui est dit dans les mots, il y a ce qui se fait dans les actes, et « entre » les deux, autre chose parfois que l’évidence d’un gouffre incomblable. (...)
      ...la nature de la pensée est telle qu’elle nous oblige plus que jamais à concevoir ce qui la rapporte à un #acte, qu’elle n’est pas.
      Sans doute faut-il bien, cependant, commencer par faire l’épreuve de ce qui les sépare. Aucun enchaînement nécessaire, aucun passage évident qu’il suffirait d’emprunter, aucune ligne droite par laquelle il suffirait de se laisser conduire ne permettent de rapporter les mots aux actes. Des uns aux autres, comme le savait Kierkegaard, il n’y a qu’un saut, qui nous fait passer d’une registre d’existence à un autre, ou plutôt qui nous fait basculer dans ce qu’est à proprement parler l’existence — le lieu où l’on doit agir. Mais rien n’est plus difficile, rien n’est plus rare que l’agir, et nos sociétés sont avant tout l’espace où se cultivent les garanties de s’en trouver légitimement dispensé. En contrepartie, elles cultivent l’exaltation de la responsabilité, de la prise de risque, et la capacité à changer de vie, à faire peau neuve. Mais tout cela n’a le plus souvent que la teneur du simulacre. Pour qu’il y ait véritablement un acte, il faut deux choses symétriques : qu’une pensée y ait conduit, et que, à cet endroit où elle a conduit, elle-même ne puisse plus suivre. Beaucoup ont déjà fait ce constat, selon des orientations fort différentes, mais qui toutes se croisent sur ce point : agir, c’est abandonner la pensée. Ou plutôt, agir, c’est faire l’épreuve de ce que la pensée — le soutien qu’elle pouvait être pour nous — nous abandonne radicalement. Et pourtant, agir, c’est néces- sairement suivre (ou anticiper) ce qui aura été pensé dans une pensée : c’est de ce paradoxe-là qu’il faut partir, ou plutôt c’est vers lui qu’il faut revenir.

      http://www.editions-nous.com/pdf/aspe_lesmotsetlesactes.pdf

    • Quand Erri De Luca soutient Valls...
      http://www.marianne.net/erri-luca-soutien-inattendu-valls-100240490.html

      Que pensez-vous de la proposition de Manuel Valls sur la déchéance de nationalité ?
      E.D.L. : C’est une mesure quasiment élémentaire et, surtout, indispensable. Ces gens-là doivent savoir que, en partant, ils ne peuvent pas revenir en arrière. Ils ne s’offrent pas un voyage aux Caraïbes, ils partent en tournée militaire, c’est différent. A partir du moment où ils décident de trahir leur pays, de combattre contre leur patrie, de rallier une organisation terroriste, c’est fini.


  • Manifeste des 343 salauds : « Nous ne sommes pas vos putes » - L’EXPRESS
    http://www.lexpress.fr/actualite/manifeste-des-343-salauds-l-abjection-n-a-plus-de-limites_1295514.html

    Manifeste des 343 salauds : « Nous ne sommes pas vos putes »

    Par Morgane Merteuil

    fallait s’y attendre, la médiocrité des débats sur le travail sexuel, savamment entretenue par celles et ceux qui n’ont aucun intérêt à ce que les véritables enjeux de celui-ci soient abordés, ne pouvait que nous mener à l’abjection. Après l’article de Causette et ses 55 bonnes raisons de ne pas aller aux putes, c’est Causeur qui prend le relai avec son manifeste des 343 clients.

    Abjecte, la référence au manifeste des 343 salopes : lorsqu’en 1971, 343 femmes ont pris la parole pour dire qu’elles avaient avorté, elle défiaient alors les lois et l’ordre moral ; elles annonçaient que malgré les risques qu’elles prenaient, rien ni personne ne les empêcherait de disposer de leur corps. Et les risques étaient grands, alors, non seulement en termes de stigmatisation, de répression pénale, mais surtout, parce qu’en avortant dans des conditions clandestines, c’est leur vie que ces femmes risquaient. Beaucoup l’ont perdue, d’ailleurs, et continuent de la perdre aujourd’hui, faute d’accès légal à l’IVG. Que risquent ces 343 clients aujourd’hui ? RIEN. Et ne venez pas nous parler des peines inscrites dans la loi, qui ne seront appliquées au mieux que 3 fois pour l’exemple, car elles n’ont en réalité d’autres buts que de forcer les putes à toujours plus se cacher.

    Abjecte, votre refus de reconnaître vos privilèges, et votre discours anti-féministe qui voudrait nous faire croire que vous êtes les pauvres victimes des progrès féministes : alors que vous défendez votre liberté à nous baiser, nous en sommes à défendre notre droit à ne pas crever. La pénalisation des clients, en ce qu’elles condamne de nombreuses femmes à toujours plus de clandestinité, n’est certainement pas un progrès féministe, et c’est à ce titre qu’en tant que putes nous nous y opposons. Car c’est bien nous putes, qui sommes stigmatisées et insultées au quotidien parce que vendre des services sexuels n’est pas considéré comme une manière « digne » de survivre. Nous, putes, qui subissons chaque jour les effets de la répression. Nous, putes, qui prenons des risques pour notre vie, en tant que clandestines dans cette société qui ne pense qu’à nous abolir. Alors n’inversez pas les rôles, et cessez donc de vous poser en victime, quand votre possibilité d’être clients n’est qu’une preuve du pouvoir économique et symbolique dont vous disposez dans cette société patriarcale et capitaliste.

    Abjecte, enfin, mais dans un style qui n’a rien à envier aux abolitionnistes que vous prétendez combattre, votre paternalisme, lorsque vous énoncez « touche pas à ma pute » : nous ne sommes les putes de personne, et encore moins les vôtres.❞

    #strass