• #Quebec : Un système de santé qui rend malades ses soignants Texte collectif - 11 avril 2019 - Le devoir
    https://www.ledevoir.com/opinion/idees/551885/un-systeme-de-sante-qui-rend-malades-ses-soignants

    La chaîne de montage de l’usine de santé qu’ont mise en place nos gouvernements successifs menace très sérieusement de défaillir, car les ouvriers sont de plus en plus souffrants, abandonnant chaque jour l’usine pour partir en congé de maladie. Depuis la réforme de 2015, les heures liées aux congés de maladie des employés du réseau de la santé ont en effet augmenté de 24 %.


    Photo : Fred Dufour Agence France-Presse « Les valeurs et principes de la logique industrielle sont la plupart du temps en contradiction profonde avec les valeurs, les normes et même le code de déontologie des métiers relationnels », rappellent les auteurs.

    Le taux historique des congés de maladie met en lumière un aspect qui, selon nous, va bien au-delà d’une simple crise circonstancielle. La crise actuelle révèle plutôt un fossé abyssal entre les valeurs humanistes que portent et défendent les soignants et les valeurs de type industriel que le ministère et ses gestionnaires imposent avec une autorité machinale depuis plusieurs années.

    Pour le ministère et ses gestionnaires, le « bon » soignant, c’est celui maintenant qui voit le plus de personnes dans le moins de temps possible. Celui qui jadis prenait son temps auprès d’une mère, d’une famille ou d’une personne âgée est aujourd’hui devenu le « bouc émissaire » de la nouvelle gestion publique. C’est ainsi que la logique comptable vient à la fois dévaluer et amputer le temps nécessaire à la réalisation de plusieurs pratiques comme l’écoute, l’accueil et l’accompagnement.

    On voit bien comment cette situation ne peut qu’être préjudiciable pour la population. Quant aux soignants, cette nouvelle norme du « bon » soignant occasionne chez eux de la colère et un sentiment d’impuissance.

    Le délire de la technocratie
    Le temps qu’exige l’administratif est en voie de d’égaliser le temps consacré à la population. À titre d’exemple, actuellement, une demande d’hébergement en santé mentale dans le réseau public exige de remplir un questionnaire de 60 pages et plus, alors que moins de 8 pages suffisaient dans les années 2000.

    Paradoxalement, alors que ces outils sont censés mieux desservir la population, jamais tels outils n’ont autant éloigné les soignants de la population. En fait, l’intensification des exigences technico-administratives est rendue à un point tel, en matière de quantité et de complexité, que l’ensemble du personnel de soutien aux soignants est maintenant mobilisé à la gestion des procédures technico-administratives. Conséquemment, non seulement les soignants ont de moins en moins de temps pour être auprès de la population, mais ils sont aussi de moins en moins aidés pour gérer les impasses cliniques qu’ils rencontrent dans leur travail.

    Crise des valeurs et perte de sens
    La rentabilité, la performance, l’optimisation, la concurrence et la compétition représentent autant de valeurs que de principes issus de la logique industrielle où la performance et les résultats sont évalués strictement en termes comptables. Or, ces valeurs et ces principes sont la plupart du temps en contradiction profonde avec les valeurs, les normes et même le code de déontologie des métiers relationnels. Chemin faisant, l’évaluation comptable de la performance comme nouvelle norme institutionnelle engendre chez les soignants un sentiment de culpabilité, d’incompétence et une de perte de sens dans ce qu’ils font.

    Prendre un congé de maladie
    Enfin, pour faire face à la détresse des soignants, l’institution propose de revoir leur gestion du temps et du stress, et on les réfère vers les programmes d’aide aux employés (PAE). Aussi nécessaires et aidantes soient-elles, ces solutions individuelles révèlent le déni institutionnel des causes structurelles qui sont, croyons-nous, à la source de la souffrance qui assaille actuellement des milliers de soignants.

    Étant incapables de surmonter le conflit entre leurs valeurs humanistes et celles imposées par le monde industriel d’un côté, et incapables, de l’autre côté, de se résigner à quitter le réseau de la santé, les soignants finissent en effet par tomber malades du fait de leur souffrance inédite et n’ont d’autre choix que de partir en congé de maladie.

    L’espoir d’un rétablissement ?
    L’étiquette psychologique de « résistance au changement » comme explication causale de la hausse des congés de maladie des soignants ne tient pas la route. Il y a beaucoup trop de recoupage dans les témoignages des soignants pour réduire cette souffrance aux dimensions individuelles. Mettre en valeur les solutions organisationnelles ne peut qu’ouvrir la voie, selon nous, au rétablissement des milliers de soignants « partis » en congé de maladie.

    La société québécoise doit donc exiger que le ministère s’engage à désintoxiquer les pratiques soignantes de la logique comptable et du délire chronique de la technocratie institutionnelle afin que les soignants puissent être libérés de leur fardeau et retourner ainsi faire dignement leur travail auprès de la population.

    Sont cosignataires du texte :
    Marjolaine Goudreau, présidente du RECIFS (Association des travailleuses sociales et techniciennes en travail social) ; Natalie Stake-Doucet, présidente de l’Association québécoise des infirmières et infirmiers ; Isabelle Leblanc, présidente des médecins québécois pour le régime public ; Charles Roy, président de l’Association des psychologues du Québec ; Angelo Soares, professeur au Département d’organisation et ressources humaines de l’École des sciences de la gestion à l’Université du Québec à Montréal.

    #travail #santé #capitalisme fausse #rentabilité #médecine #santé_publique #humanité #rendement #technico-administratif #procédures #performance #évaluation_comptable #normes #soignantes #soignants #solutions_organisationnelles #délire #Services_publics #technologie #bureaucratie #néolibéralisme #administration

    • Dans les commentaires
      Comme on ferme des établissements, on en fusionne d’autres jusqu’à devenir ces monstres régionaux CISSS et CIUSSS, il faut de plus en plus de mécanismes de reddition de comptes : la gestion de proximité étant rendue très difficile, il faut introduire toujours plus de processus écrits, informatisés pour tout justifier, monitorer, calculer pour que les gestionnaires de haut niveau aient des tableaux de bord qui orienteront leurs décisions.

      Les intervenants de toute catégorie doivent passer un temps considérable à consigner ce qu’ils font pour que soient comptabilisées leurs actions et qu’on puisse en établir la productivité, les coûts-bénéfices. On a beau démoniser de temps à autres les cadres (trop nombreux, trop cher payés disent-ils) de fait, c’est la pensée gestionnaire qu’on a fait triompher depuis des années. Les professionnels, techniciens et employés de tous corps de métier sont à la merci depuis des décennies des vagues de ré-organisations à petite oun grande échelle que la nouvelle école de pensée en gestion fait mettre en chantier. Même si un certain nombre de gestionnaires ont d’abord été des professionnels de la santé ou des services sociaux, ils sont vite invités à se distancer de leur métier de base pour devenir de « vrais » gestionnaires. Hélas, la relation soignante n’entre pas dans leurs paramètres... Désolant état, ce réseau muselé.

    • C’est la « nouvelle gestion publique » qui fait des ravages. De fausses prémisses pour encourager la concurrence entre individus d’une même organisation.

      Ça commence par de la #pseudo-science : l’« autonomisation » (« #empowerment »). C’est le nirvana pour un #gestionnaire (qui trouve ça « très le fun » de ne plus se sentir « responsable », car, c’est les autres, maintenant). Autre pseudo-science, celle du « #savoir-être », autre #canular dérivé de l’intelligence émotionnelle (fabuleuse découverte ! Il faut entendre les cris d’indignation : ce n’est pas vrai, ça existe le « savoir-être » !), alors, les gens médiocres ont du « savoir-être ».

      Il y a, aussi la « #gouvernance » ! Il faut faire confiance à l’imagination pour que ce terme se retrouve dans la bouche du « gestionnaire » qui se gargarise avec.

      En résumé, la gestion, dans les dernières décennies on envahit de très vastes aspects du fonctionnement d’une organisation (avec l’aide des « #RH ») avec de la speudo-science. À l’aide de principe de la « nouvelle gestion publique », qui relève plus de la religion : « un scrum, ça se fait debout » (si vous dites que non, vous êtes « excomunié »). La gestion glane des informations avec lesquels elle « découvre » des « correlations » et appel cela des « #indicateurs » et « gouverne » dernière un écran (en sachant que les employés s’« autogérent » !?!?).

      Des solutions ? Retrouver le sens du « savoir-faire » (celui-ci est plus facilement « mesurable » que le « savoir-être », en cela, qu’un défi vous est lancé de trouver comment mesurer le « savoir-être »), retirer le regroupement professionnel RH. Instruire au lieu de former. Enseigner l’esprit critique au lieu de donnée des cours de finance.

      Si vous n’êtes pas d’accord avec la gestion, vous êtes déloyale, vous faites preuve d’insubordination. Vous êtes des hérétiques

  • Jodorowsky : « Ni le pouvoir, ni l’argent, ni la célébrité » (1/2)
    https://www.nova.fr/podcast/nova-book-box/jodorowsky-ni-le-pouvoir-ni-largent-ni-la-celebrite-12

    Premier moitié d’interview de Jodorowsky par Nova, la suite dimanche prochain, sur son documentaire qui arrive sur sa psychomagie.

    Quête spirituelle au domicile du poète et réalisateur chilien de « La Montagne sacrée », de retour au cinéma avec un extraordinaire documentaire sur cet art qui guérit : la psychomagie.

    https://podcast.nova.fr/sites/default/files/podcast-episode/2019-09/NBB_20190908.mp3

    #Alejandro_Jodorowsky #Jodorowsky #psychomagie #inconscient #psychologie #performance #corps #tarot #interview #audio #radio #Nova

  • Aux États-Unis, un nombre « fou » de reins disponibles pour des greffes est refusé Agence France-Presse à Washington - 30 Aout 2019 - Le devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/sante/561697/aux-etats-unis-un-nombre-fou-de-reins-disponibles-pour-des-greffes-est-ref

    Quand un malade en attente d’une greffe de rein meurt, sa famille pensera généralement que la pénurie de dons d’organes est responsable. Aux États-Unis, la réalité est plus troublante : la plupart de ces morts avaient en fait reçu une offre de rein qui a été refusée.

    « Nous avons découvert que 84 % des reins aux États-Unis étaient refusés au moins une fois, ce qui est fou », dit à l’AFP Sumit Mohan, professeur associé de médecine à l’Université Columbia à New York, et auteur principal d’une étude publiée vendredi dans une revue de l’Académie américaine de médecine (JAMA Network Open). https://jamanetwork.com/journals/jamanetworkopen/fullarticle/2749266

    « C’est absurde », insiste le médecin.

    Une première étude avait montré cette semaine que les médecins américains rejetaient le double de reins disponibles pour des greffes, par rapport aux médecins français (18 % contre 9 %). Les centres américains sont extrêmement conservateurs sur l’âge des donneurs décédés et jettent les reins jugés trop vieux... qui pourtant pourraient convenir à des malades plus âgés ou en danger.

    La nouvelle analyse montre qu’un patient américain transplanté a reçu 17 offres précédemment rejetées par son médecin (nombre médian sur la période 2008-2015). Ceux qui meurent sur liste d’attente ont reçu 16 offres. Dix patients sur liste d’attente meurent chaque jour dans le pays alors qu’on leur avait proposé un rein.

    « Ce qui est plus problématique est que les médecins disent non sans parler aux patients », poursuit Sumit Mohan.

    L’obsession des indicateurs de performance
    Quand une personne meurt, son rein est prélevé et proposé aux patients en dialyse selon leur place sur la liste d’attente. En fait, l’offre est envoyée à l’hôpital du patient, qui a une heure pour répondre. La plupart du temps, les centres passent leur tour en espérant qu’un autre avec un meilleur score de qualité arrivera plus tard.

    Pour les auteurs, la focalisation sur ce score est un problème central, car des patients seraient tout à fait disposés à recevoir un rein de moins bonne qualité, ne serait-ce que pour ne plus être sous dialyse, un traitement extrêmement pénible qui nécessite de se rendre plusieurs fois par semaine à l’hôpital.

    La prudence excessive des centres s’expliquerait en partie par leur désir de maintenir un taux de survie élevé à un an des patients greffés, dont dépend leur certification par les autorités.

    « Il est évidemment mieux d’être greffé d’un rein de moins bonne qualité que de mourir », dit Sumit Mohan.

    Pour ce médecin, une réforme simple permettrait d’augmenter radicalement les taux d’acceptation : informer le patient quand on refuse un rein en son nom. « Les gens veulent arrêter la dialyse, ils se fichent que le rein greffé soit de qualité 1 ou 2. »

    #Santé #Greffes #pénurie #Chirurgie #Reins #dons_d_organes #scoring #santé_publique #indicateurs #performance #usa #France

  • « Le #classement_de_Shanghaï n’est pas fait pour mesurer la qualité des universités françaises »

    Pour le chercheur #Hugo_Harari-Kermadec, ce classement a surtout poussé la #France à faire des choix qui vont à l’encontre de « l’esprit de #service_public ».

    Le classement de Shanghaï des universités, dont la dernière édition est rendue publique jeudi 15 août, et les #politiques_d’excellence qui soutiennent cette #compétition entre établissements ont accentué la #polarisation de l’#enseignement_supérieur français, c’est-à-dire la logique de #distinction de quelques établissements au détriment des autres.

    Ces « champions » sont aussi ceux qui accueillent la population étudiante la plus favorisée socialement. C’est ce qu’explique Hugo Harari-Kermadec, maître de conférences en économie à l’Ecole normale supérieure (ENS) Paris-Saclay et spécialiste de l’enseignement supérieur. Il est l’auteur du livre Ce que Shanghaï a fait à l’université française, qui paraîtra en octobre aux éditions Le Bord de l’eau.

    Dans toutes les éditions du classement de Shanghaï, les établissements français sont plutôt mal classés. Est-ce le symptôme d’une mauvaise santé chronique des universités françaises ?

    C’est surtout le signe que ce classement n’est pas fait pour mesurer la qualité des universités françaises. Il a une importance considérable dans le débat public français, alors que ce n’est pas le cas aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, où les établissements universitaires sont pourtant très bien classés. Ni en Allemagne, où ils sont mal placés, pour des raisons similaires à la France. Des présidents de facultés allemandes refusent même de transmettre leurs informations au cabinet de conseil qui établit le classement.

    En France, le classement de Shanghaï a entraîné des #choix_politiques, comme des #regroupements_universitaires, parfois artificiels, mais pourtant sans grands effets sur la place des établissements dans ce palmarès.

    Les faibles #performances des facultés françaises dans le classement de Shanghaï ne sont pas, en soi, un signe de mauvaise santé. Ce qui ne veut pas dire qu’elles aillent bien. Elles manquent très sérieusement de moyens, surtout pour l’enseignement. Elles doivent en permanence s’adapter à un contexte réglementaire bouleversé depuis vingt ans, à une mise en concurrence pour obtenir des financements – pour la rénovation des campus ou pour les projets de recherche.
    L’excellence de la #recherche compte énormément dans ce classement. Comment peut-elle s’articuler, dans un contexte budgétaire contraint, avec la nécessité d’accueillir en licence un nombre croissant d’étudiants ?

    La politique du gouvernement est, sans l’assumer, de créer d’un côté des « #universités-licence » sans réelle recherche, et de l’autre, quelques très grandes universités de recherche, fusionnées avec des grandes écoles.

    Cette logique est manifeste au travers des projets #IDEX (#initiative_d’excellence), ces programmes de financement de pôles universitaires qui revendiquent une excellence visible depuis Shanghaï. Mettre en avant le classement de Shanghaï dans la communication gouvernementale permet de justifier les importants #financements attribués à certains établissements – près de 1 milliard d’euros pour l’université Paris-Saclay. En outre, cette politique dite d’excellence a relégué au second plan l’accueil des nouveaux étudiants nés avec le boom démographique du début des années 2000.

    Faire de la recherche et former le plus grand nombre, est-ce contradictoire ?

    Dans la mise en œuvre des politiques publiques « d’excellence » à laquelle nous assistons, oui. Cela ne devrait pas l’être, puisque le lien entre #enseignement et recherche est la caractéristique du système universitaire.

    Le #projet_Saclay a ainsi changé un nombre incalculable de fois pour arriver à un ensemble qui pourrait être classé par Shanghaï ; c’est-à-dire ressembler institutionnellement à une université anglo-saxonne. La nouvelle #université_Paris-Saclay, qui naîtra au 1er janvier 2020, sera un établissement avec des étudiants presque tous sélectionnés, focalisé sur le niveau master et le doctorat, et avec beaucoup plus de recherche et beaucoup moins d’enseignement que dans une université française traditionnelle.

    Quels sont les effets de cette course à l’excellence, et de cette compétition entre universités françaises ?

    Au sein du collectif de recherche Acides, avec Romain Avouac, nous avons montré que les universités françaises sont très polarisées suivant l’origine sociale des étudiants.

    A #Paris-Dauphine, on ne trouve pratiquement pas d’enfants des classes populaires. A l’inverse, certaines universités d’outre-mer ou des Hauts-de-France ont très peu d’enfants de cadres, alors qu’ils constituent 40 % de la population étudiante à l’université. Et, surprise, les universités à la population étudiante la plus aisée sont celles qui sont les mieux classées par Shanghaï, et qui reçoivent les financements IDEX.

    Les #financements des politiques publiques de « l’excellence » renforcent donc indirectement la #polarisation_sociale du #système_universitaire, en donnant plus de moyens pour l’éducation des étudiants favorisés. Finalement, adapter le système universitaire français au classement de Shanghaï, c’est lui faire adopter une logique de concurrence et de #rationalisation_économique, au détriment de l’esprit de service public et des missions académiques.

    Ces classements sont-ils regardés par les étudiants ?

    La sociologue Leïla Frouillou a montré en 2017 que les classements d’universités sont en réalité peu suivis par les étudiants. Même ceux de Dauphine, pourtant bien classée par Shanghaï, n’ont pas suivi le palmarès pour choisir leur établissement, comme l’ont montré dans leurs travaux les chercheurs Séverine Chauvel et Pierre Clément.

    Il en va autrement pour les étudiants en mobilité internationale, en particulier en provenance d’Asie. D’une part parce qu’ils ne connaissent pas les universités françaises, contrairement aux étudiants français qui suivent les conseils de leurs enseignants et de leurs parents, amis, familles. D’autre part, choisir une université bien classée est un argument de poids lorsqu’il s’agit d’obtenir un prêt étudiant pour financer le voyage, le coût de la vie et les frais d’inscription.

    https://www.lemonde.fr/campus/article/2019/08/15/le-classement-de-shanghai-n-est-pas-fait-pour-mesurer-la-qualite-des-univers
    #université #qualité #science #ranking #excellence #classes_sociales

    • Tiens tiens... comme par hasard, l’#université_grenoble_alpes s’apprête à une nouvelle fusion (que nos dirigeants n’appellent pas fusion, mais quelque chose comme rapprochement, mais tant est...).

      Après avoir fusionné les 3 universités de Grenoble en 2016 :

      Fusion des trois universités grenobloises : Université Joseph Fourier (Grenoble 1), Université Pierre-Mendès-France (Grenoble 2), Université Stendhal (Grenoble 3). La nouvelle université se dénomme désormais Université Grenoble Alpes. Elle a pour ambition d’être encore plus visible à l’international et ainsi d’attirer les meilleurs étudiants, enseignants et enseignants-chercheurs.

      https://www.univ-grenoble-alpes.fr/l-universite/decouvrir-l-uga/decouvrir-l-universite-grenoble-alpes-367937.kjspl-histoire-de-l-uga/l-histoire-de-l-uga-1105.kjsp

      ... l’Université Grenoble Alpes s’apprête à créer en janvier 2020 une nouvelle entité : l’#Université_intégrée :

      Vers une université intégrée

      Initiée en 2013 avec la mise en place d’une signature unique pour les publications scientifique, renforcée en 2014 par la mise en oeuvre des pôles de recherche puis en 2016 par la création de l’Université Grenoble Alpes et l’obtention de l’IDEX, la dynamique « Univ. Grenoble Alpes » vise à créer un grand site universitaire de rang mondial. A l’horizon 2020, un nouvel établissement rassemblant l’Université Grenoble Alpes, la Communauté Université Grenoble Alpes, Grenoble INP, Sciences Po Grenoble et l’École Nationale supérieure d’architecture de Grenoble devrait ainsi voir le jour.

      L’organisation et la gouvernance de cette université au statut juridique particulier font actuellement l’objet d’une concertation. Les groupes de concertation sont constitués de représentants des élus dans les conseils et de représentants des établissements.

      https://www.univ-grenoble-alpes.fr/l-universite/notre-strategie-politique-et-nos-grands-projets/vers-une-universite-integree/vers-une-universite-integree-369926.kjsp

      Une nouvelle structure qu’en réalité personne ne veut (la fusion de 2016 a déjà coûté beaucoup d’énergie à tout le monde, et surtout au personnel technique et administratif), mais que le président de l’UGA mène au galop... l’enjeu ? Evidemment, pouvoir accéder aux financements IDEX...

  • Tourmentes et migrations

    #Archipels, publication européenne d’art, de culture et de société, est le fruit de la rencontre entre l’équipe éditoriale française de Cassandre/Horschamp et celle, belge, de Culture & Démocratie.

    Ce premier numéro « Tourmentes et migrations », analyse la relation entre les pratiques de l’art et la question migratoire. C’est une occasion forte de démontrer en quoi les artistes, lorsqu’ils se penchent sur les drames humains qui nous traversent, peuvent agir sur les consciences, en travaillant à la fois sur le plan émotionnel et sur celui du sens.

    Ce numéro plonge dans ce que nous appelons le « #spectacle_des_responsabilités », puis il partage un temps avec le #Nimis_Groupe, passionnante troupe de #théâtre_documentaire, avant de s’ouvrir à d’autres regards et pratiques, du #cinéma à la #performance, en passant par la #littérature et la #poésie.

    Au rythme d’analyses, d’entretiens, de témoignages et d’images fortes nourris par le réel, cette revue nous fait entrer dans l’univers des migrants et des artistes. Elle nous fait ressentir et comprendre ce qui s’échange entre eux, hors de nos « zones de confort ». Elle construit des archipels.


    http://www.cultureetdemocratie.be/productions/view/tourmentes-et-migrations

    #revue #art #migrations
    ping @reka @karine4 @isskein

  • Eros Delights
    https://www.nova-cinema.org/prog/2019/173-summer-stoemp/stoemp-weekend-2/article/eros-delights

    Nora Kasa, BE,

    « On ne joue pas avec la nourriture », nous disait maman quand, enfant, on était assis à table. Ceci n’est pas quelque chose qu’on entendra dire de Nora Kasa. Pour elle, l’acte de manger est un jeu en soi, un jeu sensuel dans lequel elle est passée maîtresse, et auquel elle nous invite à jouer. Entre les séances de cette soirée aux arômes aphrodisiaques, Nora nous accompagnera avec une série de performances interactives qui explorent le côté lascif de manger et, d’une certaine façon, se faire manger…

    vendredi 12 juillet 2019 à 21h

    #Performance

  • Juke-Box à recettes
    https://www.nova-cinema.org/prog/2019/173-summer-stoemp/stoemp-weekend-1/article/juke-box-a-recettes

    Miguel Camino & Léa Ricorday, BE,

    Choisissez une recette, Dans toutes les langues, nous la chanterons à tue-tête, Nous la murmurerons à l’oreille, douce comme un vin de paille, Nous la crierons à en faire trembler vos entrailles. Juke-box recettes dans le bokaal. Variations pour plaisir oral. (Amenez aussi vos recettes chéries, nous les lirons c’est promis !) Dans le bokaal de l’entrée du Nova

    vendredi 5 juillet 2019 à 21h

    #Performance

  • INVITATION OYE OYE !!!

    Nous sommes très heureuses et heureux de vous convier
    les 13, 14, 17 ou 18 juin 2019 à Grenoble pour l’exposition-performance-requête-procès
    Bureau des dépositions. Exercice de justice spéculative.
    20h00 Théâtre Midi/Minuit, 38 rue Saint Laurent, 38000 Grenoble

    Le Bureau des dépositions est un collectif ouvert, une oeuvre sous licence creative commons, qui a commencé à s’élaborer au Patio solidaire en février 2018, lieu et collectif d’occupation sur le campus universitaire grenoblois.

    Les co-auteur.trice.s du Bureau des dépositions, autorisé.e.s à travailler ou non, fonctionnaires ou non, en demande d’asile ou non, abonné.e.s au gaz ou non, rédigent des lettres qui lèvent les complicités en matière de politiques migratoires.

    Les 13, 14, 17 et 18 juin, en public et sur les ondes (r22 Tout-Monde), les co-auteur.trice.s exposeront une requête juridique en cours d’écriture, qui vise à attaquer le droit des étrangers, depuis le droit d’auteur. Ce travail de justice spéculative, qui part du présent et du droit d’existant et institue une autre justice, s’inspire de la performance Plaidoirie pour une jurisprudence écrite et performée par O. Martin, P. Bernier, S. Preuss-Laussinotte, S. Canevet.

    Essai de requête pour atteinte à l’intégrité de Bureau des dépositions,
    co-auteurs.co-autrices : Mamy Kaba, Ousmane Kouyaté, Sarah Mekdjian, Mamadou Djoulde Baldé, Aliou Diallo, Aguibou Diallo, Diakité Laye, Marie Moreau, Ben Bangoura, Pathé Diallo, Saâ Raphaël Moudekeno.
    Avec la radio r22 Tout-Monde : https://r22.fr

    Réservation et informations : justice.speculative@gmail.com

  • Fronde pour une université plus démocratique

    Une commission de l’uni dénonce la « #hiérarchie omnipotente », les « dépendances interpersonnelles quasi féodales » et la « #concurrence généralisée » dans l’alma mater.

    « La #gouvernance de l’université ne saurait être qualifiée de démocratique. » Dix ans après l’entrée en vigueur de la #loi_sur_l’université qui créait l’assemblée, l’organe participatif et représentatif des différents corps de l’alma mater, celui-ci a mis sur pied une commission pour réfléchir aux problèmes de gouvernance soulevés par le rapport publié l’an passé sur le #sexisme et le #harcèlement. Cette commission a elle-même élaboré un #rapport dont le but est d’ouvrir une large discussion pour réorienter l’institution « vers une #excellence_démocratique » – c’est le titre du document qui doit être soumis mercredi à l’assemblée de l’université.

    Le rapport Weid-Recordon sur le sexisme et le harcèlement avait souligné le lien structurel de cause à effet entre le harcèlement et un monde universitaire profondément fondé sur la #hiérarchie, l’#ultracompétitivité et la recherche de la #performance.

    La commission – composée de deux professeurs, deux étudiants, deux membres du personnel administratif et technique et deux du corps intermédiaire – propose que l’université retrouve le sens du #service_public en mettant un terme à la « hiérarchie omnipotente », les « dépendances interpersonnelles quasi féodales » et la « concurrence généralisée » entre institutions, structures et personnes au sein de l’uni. Critiquant le manque d’équité dans la gestion des carrières, la commission souhaite que les procédures de #recrutement et de #promotion – peu transparentes et cohérentes – soient revues. « Les #candidatures_internes sont rarement valorisées », souligne par exemple le rapport.

    Tendance à la #marchandisation

    En questionnant ce qui semble la seule boussole du rectorat, soit l’#excellence_académique, le rapport vise à briser un tabou, explique Romain Boillat, l’un des étudiants qui a rédigé le document et qui préside l’assemblée de l’université. « Tout le monde souhaite l’excellence de la recherche, mais nous questionnons la façon de l’évaluer. Les #rankings se concentrent sur des #indicateurs sur lesquels les chercheurs s’adaptent au détriment de la qualité générale. Cette compétitivité génère une énorme pression sur les collaborateurs et dévie de l’objectif d’une université au service de la société. » Plaidant pour une science « humble, lente, durable, participative, écoresponsable », la commission dénonce une tendance à la marchandisation, questionnant l’autosatisfaction du rectorat à propos du lien entre recherche et commercialisation de nouveaux produits. Pour garantir une université autonome, elle propose que les soutiens de #fonds_privés soient rendus publics et facilement accessibles, comme les conditions de leur emploi et les éventuelles restrictions de la publicité des résultats des recherches ainsi financées.

    Chambre d’enregistrement

    Quant au fonctionnement de l’assemblée, à l’instar de celui des autres organes participatifs, il générerait une grande #démotivation. Car celle-ci a un peu le sentiment de n’être qu’une chambre d’enregistrement et un alibi de démocratie. Le rectorat peut s’asseoir à sa guise sur ses décisions ou ses projets, pointe la commission. Les organes participatifs devraient être dotés de vraies compétences et de prérogatives budgétaires étendues. Et les différents corps de l’assemblée devraient être représentés de façon paritaire, ajoute la commission. Les professeurs – 3% des effectifs de l’uni – y ont 44% des sièges. Les étudiants – trois quarts des effectifs – en occupent 22%. Enfin, les membres du rectorat et des décanats devraient être élus par les organes participatifs et comporter des membres de tous les corps. Le recteur, Yves Flückiger, ne commente pas un rapport en cours de traitement.

    https://lecourrier.ch/2019/05/07/fronde-pour-une-universite-plus-democratique
    #Université_de_Genève #Genève #rapport #Suisse #université

  • Enigme Musicale du 30 avril - #festival #Trouble on Panik !
    http://www.radiopanik.org/emissions/les-promesses-de-l-aube/festival-trouble-on-panik-

    Ce mardi matin, après nos chroniques habituelles, on aura le plaisir de recevoir Antoine Pickles, le curateur et programmateur du festival TROUBLE qui se déroule du 2 au 5 mai un peu partout à Saint-Josse mais surtout chez nos voisins du #studio_Thor ! On aura aussi l’occasion de converser avec des étudiant·e·s de la section Arts spectacles du l’ULB qui couvriront ce festival tout à fait singulier... On se réjouit !

    TROUBLE est depuis 2005 le rendez-vous international de la #performance à Bruxelles. Après neuf éditions dans différents lieux et une parenthèse de quelques années, le festival revient dans un format plus convivial. C’est le Studio Thor qui en est désormais l’épicentre.

    TROUBLE conserve les ingrédients qui ont fait son succès. La réunion, sur quatre jours et à travers des (...)

    #art_vivant #festival,performance,art_vivant,Trouble,studio_Thor
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/les-promesses-de-l-aube/festival-trouble-on-panik-_06623__0.mp3

  • #performance Profiling During Your Development Workflow
    https://hackernoon.com/performance-profiling-during-your-development-workflow-ebff78afb71c?sour

    Ditch subjectivity about performance with #java VisualVMPerformance profiling isn’t just an activity reserved for Ops teams monitoring an application in production — in my view, it’s a skill that should become part of every decent software developer’s/engineer’s development workflow.It’s not just for troubleshooting, be proactive and take a look under the bonnet (hood* ??) before the trouble even starts.I’m going to ask you 2 questions:Do you want to be the team member who committed the two lines of code that brought production to its knees and ground it to a halt?OR:Do you want to be the glorious team member who saved the team from merging the defective code in the first place?Unless you hate your team and your company, I’m pretty sure you want to be the latter team member — which is why I’ve put (...)

    #software-development #programming #software-engineering

  • Performance Testing of a Single-node Server and a Two-node Cluster with #apache #jmeter
    https://hackernoon.com/performance-testing-of-a-single-node-server-and-a-two-node-cluster-with-

    Photo by Samuel Zeller on UnsplashAbout Performance TestingPerformance testing is a method of identifying whether software (a web application) is capable to handle a high load, among other possible performance issues. Therefore, the ultimate goal of a performance test is to analyze the overall performance against heavy loads. Apache JMeter is an open-source tool that can be used exactly for this purpose.What is a Single-node Server?This is the case when a server runs on a single machine only. If the server crashes due to some issue, there will be a downtime until the issue is fixed.What is a Two-node Cluster?A two-node cluster is a setup where two servers are configured with high availability. If clustering is used, there won’t be downtime due to a server crash. The advantage of having (...)

    #apache-jmeter #single-node-server #performance-testing

  • Siege Manual
    https://www.joedog.org/siege-manual

    Un outil (linux uniquement) de test de montée en charge d’un site/serveur web :

    Siege is an open source regression test and benchmark utility. It can stress test a single URL with a user defined number of simulated users, or it can read many URLs into memory and stress them simultaneously. The program reports the total number of hits recorded, bytes transferred, response time, concurrency, and return status.

    Le repo Git : https://github.com/JoeDog/siege
    Commande type :
    siege -c10 -t10S http://exemple.com
    NB : paquet debian disponible

    #siege #testeur #stress #serveur_web #charge #benchmark #apache #performance

  • How we improved #tensorflow Serving #performance by over 70%
    https://hackernoon.com/how-we-improved-tensorflow-serving-performance-by-over-70-f21b5dad2d98?s

    Tensorflow has grown to be the de facto ML platform, popular within both industry and research. The demand and support for Tensorflow has contributed to host of OSS libraries, tools and frameworks around training and serving ML models. The Tensorflow Serving is a project built to focus on the inference aspect for serving ML models in a distributed, production environment.Mux uses Tensorflow Serving in several parts of its infrastructure, and we’ve previously discussed using Tensorflow Serving to power our per-title-encoding feature. Today, we’ll focus on techniques that improve latency by optimizing both the prediction server and client. Model predictions are usually “online” operations (on critical application request path), thus our primary optimization objectives are to handle high (...)

    #docker #artificial-intelligence #machine-learning

  • Impact on Insert Performance — Primary Keys in #mysql
    https://hackernoon.com/impact-on-insert-performance-primary-keys-in-mysql-590ecf8ba67?source=rs

    Impact on Insert Performance — Primary Keys in MySQLThe importance of Primary Keys in MySQLNote: I have used MySQL and it’s storage engine #innodb interchangeably.A couple of days ago, someone at work asked me whether inserts are faster in a table when there’s a primary key present in the table. My immediate answer was that they were faster. I had some idea about this from experience and previous reading but didn’t remember the reason why it was so.For a business user unaware about InnoDB internals or InnoDB’s existence, it might seem perfectly intuitive to assume that inserts will be faster without a primary key because a primary key is an additional constraint on the table, i.e., MySQL has to check for uniqueness, nullability. When it comes to InnoDB, that is not the case. Also, a table (...)

    #database #performance-testing #database-administration

  • Les commissaires de police toucheraient des primes à la garde à vue afp - 21 Février 2019 - le monde
    https://twitter.com/catherinegaste/status/1098611844506374147
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2011/01/21/syndicat-de-la-magistrature-les-commissaires-de-police-touchent-des-primes-a

    Au lendemain de l’examen de la réforme de la garde à vue, le Syndicat de la magistrature a affirmé que les commissaires de police "touchent des primes en fonction du nombre de gardes à vue réalisées".

    Les commissaires de police "touchent des primes en fonction du nombre de gardes à vue réalisées dans leur commissariat", a affirmé, vendredi 21 janvier sur RFI, le secrétaire général du Syndicat de la magistrature, Mathieu Bonduelle, au lendemain de l’examen à l’Assemblée nationale de la réforme de la garde à vue.

    "CELA MOTIVE À PLACER EN GARDE À VUE"
    _ « La garde à vue est devenue un indicateur de performance du travail policier. C’est un peu comme si on disait qu’un juge va être payé au nombre de personnes incarcérées », a dénoncé le dirigeant syndical. "Je ne dis pas que le policier lui-même est payé comme ça mais les commissaires touchent des primes en fonction du nombre de gardes à vue réalisées dans leur commissariat" et "les crédits du commissariat dépendent de ce nombre-là", a-t-il affirmé.

    "Vous comprenez bien que cela motive à placer en garde à vue, y compris des gens qu’on n’aurait pas dû placer en garde à vue", a regretté Mathieu Bonduelle.

    "Le premier facteur de cette explosion [des gardes à vue] n’est pas juridique, il est politique. C’est ce qui s’appelle la politique du chiffre qui est dénoncée pour le coup par tous les syndicats de policiers (mais) qui est complètement déniée par le gouvernement", a argumenté le magistrat.

    L’Assemblée nationale a voté la présence de l’avocat tout au long de la garde à vue, réforme imposée par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), la Cour de cassation et le Conseil constitutionnel. Pour Mathieu Bonduelle, cette réforme "contrainte" est menée par un gouvernement qui "fait le minimum" et n’a "pas d’ambition réelle".

    #police #argent #gav #garde_à_vue #primes #performance #violences_policières #répression #GiletsJaunes

  • #react #hooks — Slower than #hoc ?
    https://hackernoon.com/react-hooks-slower-than-hoc-ff105586036?source=rss----3a8144eabfe3---4

    React Hooks — Slower than HOC?Now that the much anticipated React Hooks API has been officially released, I was finally able to scratch the itch of comparing its execution speed compared to good old HOCs. And the results surprised me!Amidst all the excitement over shiny new Hooks, the trusty old HOC may have been unnecessarily vilified. Right off the bat I will say that my simple benchmarks showed HOCs may still be faster, despite the “wrapper hell” that it’s been recently much maligned for. Of course, if you find that my test is flawed, I will appreciate being corrected.The Test AppI contrived a basic test app that renders 10,000 instances of a functional component that has 3 state values, and an effect that sets the 3 state values once after the first render. The main component logs the (...)

    #performance #javascript

  • How to Improve #ruby on Rails App Performance
    https://hackernoon.com/how-to-improve-ruby-on-rails-app-performance-6802dc71bb9c?source=rss----

    Application speed and performance are crucial when it comes to project success. Users expect the app to load as quickly as possible, and our main task is to meet their expectations.Both experienced IT professionals and junior developers have tried to address the problem of Ruby on Rails optimization. Fortunately, we know what this is about. With our tips on how to improve Ruby on Rails’ app performance, your project will surely achieve success.3 Things to Keep in Mind Before You Start to Optimize Your AppTo achieve the desired results, you need to learn more about the topic. So before we proceed with the detailed description of steps to take, take a look at the following factors:Performance MeasurementBack in 2011, almost half of all Internet users expected an app page to load in 3 (...)

    #web-development #ruby-on-rails #ruby-on-rails-development #performance-optimization

  • Increase Your Presence And Impact For Every Pitch, Presentation, Or Speech
    https://hackernoon.com/increase-your-presence-and-impact-for-every-pitch-presentation-or-speech

    People pay more attention to you when you do nothing.If this sounds backwards to you, you’re not alone.In my time as a public speaking and #communication coach, I’ve seen hundreds afflicted by habits that cause them to move their legs, arms, and head in a way that completely distracts the audience from their message.From politicians to CEOs, people continually wander or shift around when they speak.This instinct comes from a survival mechanism called ‘fight or flight.’When you see a group of hungry looking mammals (such as your team or clients!) looking in your direction, your body wants to either leave the situation or attack.This leads you to step back and forth. The motion may continue for ten minutes or two hours without you even realizing it, causing a huge repetitive distraction for anyone (...)

    #coaching #presentations #public-speaking #performance

  • ’We are transforming our university into a place where talent once again feels valued and nurtured’

    Our university should once again belong to the academics, rather than the bureaucracy, writes the rector of #Ghent_University, Rik Van de Walle.

    Ghent University is deliberately choosing to step out of the rat race between individuals, departments and universities. We no longer wish to participate in the #ranking of people.

    It is a common complaint among academic staff that the mountain of paperwork, the cumbersome procedures and the administrative burden have grown to proportions that are barely controllable. Furthermore, the academic staff is increasingly put under pressure to count publications, citations and doctorates, on the basis of which funds are being allocated. The intense competition for funding often prevails over any possible collaboration across the boundaries of research groups, faculties and - why not - universities. With a new evaluation policy, Ghent University wants to address these concerns and at the same time breathe new life into its career guidance policy. Thus, the university can again become a place where talent feels valued and nurtured.

    We are transforming our university into a place where talent once again feels valued and nurtured.

    With the new career and evaluation model for professorial staff, Ghent University is opening new horizons for Flanders. The main idea is that the academy will once again belong to the academics rather than the bureaucracy. No more procedures and processes with always the same templates, metrics and criteria which lump everyone together.
    We opt for a radically new model: those who perform well will be promoted, with a minimum of accountability and administrative effort and a maximum of freedom and responsibility. The quality of the individual human capital is given priority: talent must be nurtured and feel valued.
    This marks the end of the personalized objectives, the annual job descriptions and the high number of evaluation documents and activity reports. Instead, the new approach is based on collaboration, collegiality and teamwork. All staff members will make commitments about how they can contribute to the objectives of the department, the education programmes, the faculty and the university.
    The evaluations will be greatly simplified and from now on only take place every five years instead of every two or four years. This should create an ’evaluation break’.

    We opt for a radically new model: those who perform well will be promoted, with a minimum of accountability and administrative effort and a maximum of freedom and responsibility. At the same time, we want to pay more attention to well-being at work: the evaluations of the supervisors will explicitly take into account the way in which they manage and coach their staff. The model must provide a response to the complaint of many young professors that quantitative parameters are predominant in the evaluation process. The well-known and overwhelming ’publication pressure’ is the most prominent exponent of this. Ghent University is deliberately choosing to step out of the rat race between individuals, departments and universities. We no longer wish to participate in the ranking of people.
    Through this model, we are expressly taking up our responsibility. In the political debate on the funding of universities and research applications, a constant argument is that we want to move away from purely competitive thinking that leaves too little room for disruptive ideas. The reply of the policy makers is of course that we must first do this within the university itself. This is a clear step in that direction, and it also shows our efforts to put our own house in order.
    With this cultural shift, Ghent University is taking the lead in Flanders, and we are proud of it. It is an initiative that is clearly in accordance with our motto: ’#Dare_to_Think'. Even more so, we dare to do it as well.
    A university is above all a place where everything can be questioned. Where opinions, procedures and habits are challenged. Where there is no place for rigidity.

    I am absolutely convinced that in a few years’ time we will see that this new approach has benefited the overall quality of our university and its people.


    https://www.ugent.be/en/news-events/ghent-university-talent-rat-race-transformation-career-evaluation-model.htm
    #université #alternative #résistance #Ghent #Belgique #bureaucratie #bureaucratisation #compétition #collaboration #carrière #évaluation #liberté #responsabilité #performance #publish_or_perish #publication #pression_à_publier #travail

    Je rêve que mon université fasse aussi un grand pas en cette direction, mais je crains que ça restera un rêve...

    • THE developing ranking based on #Sustainable_Development_Goals

      New league table will be first to measure global universities’ success in delivering on UN targets

      Times Higher Education is developing a new global university ranking that aims to measure institutions’ success in delivering the United Nations’ Sustainable Development Goals.

      The 17 goals – which include providing inclusive and equitable quality education, achieving gender equality and fostering innovation – were adopted by the UN in 2016 and provide a framework for developing the world in a sustainable way.

      The first edition of the ranking will include metrics based on 11 SDGs, but the long-term goal is to measure performance against all 17 goals.

      Data will be collected from universities and Elsevier to produce an overall ranking of universities based on the best four or five SDGs per university. Individual rankings of the universities that are best achieving the 11 SDGs will also be published.

      The ranking will be open to all accredited universities that teach undergraduates, and the first edition will be launched at THE’s Innovation and Impact Summit in South Korea in April 2019. Data collection will begin this autumn.

      Metrics currently being explored include the number of graduates in health professions, the proportion of women in senior academic positions, and policies and practices regarding employment security.

      An initial draft of the metrics will be developed in partnership with Vertigo Ventures, an organisation that works with leading research institutions globally to help them identify, capture and report the impact of their work, and there will be a workshop on the first iteration of the methodology at THE’s World Academic Summit in Singapore later this month.

      Phil Baty, THE’s editorial director of global rankings, said that THE originally planned to launch an impact ranking based primarily on universities’ economic impact – examining their interactions with business and their development of commercially exploitable ideas – but has decided to expand its approach to cover a much wider definition of impact, based on feedback from the sector.

      While some national systems were trying to gather evidence on universities’ role in achieving the SDGs, the new ranking will be the first global attempt at measuring this activity and “moves well beyond established ranking parameters of research and reputation”, he added.

      Mr Baty said that the new table will also provide an opportunity for institutions that do not usually appear in the THE World University Rankings to feature.

      “We are working to develop metrics that enable universities across the world to evidence their impact – not just those that are located in more developed nations,” he said.

      https://www.timeshighereducation.com/news/developing-ranking-based-sustainable-development-goals

      #SDGs

    • The English Trojan horse destroying Dutch universities

      In December, the Dutch Inspectorate of Education published the results of an investigation which suggest that in May last year the association ‘Beter Onderwijs Nederland’ (BON or Better Education Netherlands) had perfectly good reasons for filing a lawsuit against two Dutch universities and the inspectorate of education itself in an attempt to stop the unbridled anglicisation of higher education in the Netherlands.

      Had the results of the inspectorate’s investigation been available at that point, BON might perhaps have won the case by framing the arguments in their legal brief somewhat differently.

      Beyond any doubt, the investigation shows that many institutions of higher education in the Netherlands violate the Dutch Higher Education Law. In addition, it suggests that the inspectorate has failed in its task of monitoring whether these institutions comply with the relevant articles in the law (WHW 1.3 and 7.2).

      If it had indeed followed developments regarding internationalisation, as it says in the very first sentence of the investigation report’s summary, shouldn’t it – or the minister responsible – have acted accordingly years ago when all the official figures about degree programmes taught entirely in English indicated that the law was being massively ignored?

      So what does the law, issued in 1992, state with respect to the language of instruction in Dutch higher education and how does the incidence of English-only degree programmes fare against this legislation?

      Article 1.3 of the WHW dictates that institutions of higher education should advance the Dutch language proficiency of all Dutch students. The related article 7.2 states that instruction and examinations should be in Dutch, except if (a) the degree programme in question specifically aims to help them acquire another language; (b) a lecture is given by a visiting lecturer who doesn’t speak Dutch, or (c) the specific nature, organisation or quality of teaching or the origin of the students necessitates the use of a language other than Dutch.

      If 7.2c applies, the necessity of using another language should be explained in a code of conduct that is adopted by the institution’s executive board. Beyond all doubt, the law supports the idea that the default language in Dutch higher education is Dutch.

      Reaching a tipping point

      In view of the unmistakable intent of the WHW to safeguard the position of Dutch, the figures concerning the number of degree programmes completely taught in English in Dutch universities are downright stunning, and higher than anywhere else in Europe.

      In the academic year 2017-18, 23% of all bachelor degree programmes and 74% of all masters degree programmes offered by Dutch universities were entirely in English.

      Nevertheless, the anglicisation process continues. The latest numbers, issued in December 2018, show that this academic year there has been an increase of 5% for bachelor degree programmes and 2% for the masters programmes that are conducted entirely in English.

      Tipping point reached

      With these new figures, the tipping point has been reached of more programmes being taught in English than in Dutch. At the University of Twente and Maastricht University, the two universities that BON summoned to court in 2018, English saturation is nearly complete, including in bachelor degree programmes.

      The percentages of all-English programmes show that universities clearly do not act in the spirit of WHW articles 1.3 and 7.2. But do they actually violate the law?

      The inspectorate’s investigation points out that many Dutch institutions of higher education, including a couple of universities, are indeed breaking the law.

      The inquiry focused on the code of conduct mentioned in article 7.2c, such a code being obligatory in all cases where English (or any other language) instead of Dutch is used as the language of instruction. It is even required if English is the language of instruction in only part of a programme and it should always explain the need to use a language other than Dutch.

      Two of the main questions addressed in the investigation therefore were whether institutions of higher education that offer at least one programme entirely or largely in English actually have a code of conduct and, if so, whether its content complies with legal requirements.

      Seventy-seven of the 125 Dutch higher education institutions fulfilled the criteria for inclusion in the investigation, among them publicly funded research universities, universities of applied science (‘hogescholen’) and non-publicly funded institutions. Remarkably, only 43 of these 77 actually had a code of conduct so the other 34 thus clearly violated the law.

      Equally noteworthy is the fact that the need for instruction in English was not substantiated by weighty arguments in any of the 43 codes of conduct as article 7.2c requires.

      It is extremely puzzling that in about one-third of the codes of conduct a different principle than the clear ‘Dutch unless’ standard is adopted, including its opposite, the ‘English unless’ principle – and the reasons for deviating from Dutch as the default language are often not explained.

      In view of the fact that the law was issued in 1992, a final noteworthy outcome of the inspectorate’s inquiry is that half of the codes of conduct date from 2017 and 2018. One cannot help suspecting that the institutions in question may have drawn them up to retroactively legitimise their language policy, possibly responding to growing public concern about English rapidly replacing Dutch in Dutch higher education.

      Impact on internationalisation

      The main motive for providing all-English programmes is that these are strong magnets for foreign students, who, in an increasing number of programmes, outnumber their Dutch peers.

      For example, the percentage of international students among first-year psychology students at the University of Twente, Maastricht University and the University of Amsterdam rose, respectively, from 50% to 80%, from 52% to 86% and from 3% to 57% the year entire programmes were first offered in English.

      Dutch (research) universities have seen their student numbers expand substantially over the last couple of years, mainly due to the increasing influx of international students. Just this academic year the student population increased by 5%. Since 2000 universities have seen their student population grow by 68% without any proportional rise in funding.

      They have now reached a point at which they can no longer cope with the influx – there are more than 1,000 first-year students bursting out of the lecture halls in some fields of study.

      Ironically, in an attempt to gain control over the inflow of international students, the Association of Universities in the Netherlands (VSNU) is trying to get the minister’s approval for a cap on enrolment on all-English programmes in order to secure the educational quality that is jeopardised by universities’ uncontrollable growth.

      Fluency risk

      Another reason why educational quality is at risk on all-English programmes is that proficiency in a second language is generally lower than in a native language. This also applies to the Dutch, who tend to greatly overestimate their fluency in English. This lower proficiency in English impedes students’ knowledge acquisition and academic development and hampers the transfer of knowledge and skills by lecturers.

      In view of the fact that WHW article 1.3 clearly aims to foster students’ Dutch language proficiency and protect the position of Dutch in general, all-English instruction also adversely affects educational quality because it results in the opposite: a declining Dutch language proficiency in students enrolled on such programmes and the gradual disappearance of Dutch as a scientific and cultural language.

      Let there be no mistake. The opponents of anglicisation of higher education in the Netherlands do not object to the prominent presence of English in education next to Dutch. Many would even welcome the balanced presence of Dutch and English on truly bilingual programmes.

      What they instead oppose is the complete replacement of Dutch by English, as happens on all-English programmes. It is by offering these programmes on such a large scale that Dutch universities have built a Trojan horse that is now defeating them within their own walls.

      https://www.universityworldnews.com/post.php?story=20190121062548730
      #anglicisation #anglais #langue #cheval_de_Troie

  • Apache #spark — Tips and Tricks for better #performance
    https://hackernoon.com/apache-spark-tips-and-tricks-for-better-performance-cf2397cac11?source=r

    Apache Spark — Tips and Tricks for better performanceApache Spark is quickly gaining steam both in the headlines and real-world adoption. Top use cases are Streaming Data, Machine Learning, Interactive Analysis and more. Many known companies uses it like Uber, Pinterest and more. So after working with Spark for more then 3 years in production, I’m happy to share my tips and tricks for better performance.Lets start :)1 - Avoid using Custom UDFs:UDF (user defined function) :Column-based functions that extend the vocabulary of Spark SQL’s DSL.Why we should avoid them?From the Spark Apache docs:“Use the higher-level standard Column-based functions withDataset operators whenever possible before reverting tousing your own custom UDF functions since UDFs are ablackbox for Spark and so it does not even (...)

    #tuning #apache-spark #big-data