• Les saisonniers sont de retour, en bien plus grand nombre qu’avant

    Très contesté, le statut de travailleur saisonnier a officiellement été aboli en 2002 en Suisse. Depuis cette date, le nombre de permis de travail de courte durée est pourtant en pleine expansion au sein de la Confédération, largement tributaire d’une main-d’œuvre importée, flexible et bon marché pour faire tourner des pans entiers de son économie.

    Chaque été, Mircea* et Viorel* séjournent près de quatre mois dans les Alpes suisses, loin de leur famille et de leur Roumanie natale. Logés dans une ferme d’alpage au-dessus de Crans-Montana, leur quotidien ne ressemble pourtant en rien à celui de ces riches étrangers venus s’installer quelques hectomètres plus bas dans des chalets ostentatoires de la très huppée station valaisanne, réputée pour son climat ensoleillé et ses forfaits fiscaux attractifs.

    La journée de Mircea et Viorel débute à 4h du matin avec la première traite du jour, pour ne s’achever qu’après 19h30, lorsque la centaine de vaches – de la race d’Hérens pour la plupart – ont été rentrées à l’étable. Entre la surveillance du troupeau, la fabrication du fromage et les divers travaux de manutention, les moments de repos sont rares.

    Le soir venu, c’est dans un dortoir spartiate mis à disposition du propriétaire de l’alpage qu’ils peuvent enfin reprendre quelques forces avant d’entamer une nouvelle journée de dur labeur. Un travail de forçat rémunéré au salaire minimum prévu par la Convention collective de travail de l’agriculture valaisanne, soit 13 francs de l’heure pour des employés agricoles non qualifiés.

    Déduction faite des frais d’hébergement et de nourriture, Mircea et Viorel peuvent ainsi compter sur un revenu de 2000 francs net par mois. Une coquette somme pour ces ressortissants roumains, un pays où le salaire minimum n’excède pas 320 euros par mois, mais qui aurait de quoi rebuter le plus motivé des travailleurs helvétiques, lui qui peut facilement espérer empocher plus de 6000 francs par mois (salaire médian) les pieds bien au chaud dans un bureau.

    Boom lié à la libre circulation

    En Suisse, l’agriculture est, de par sa nature même, un des secteurs économiques qui emploie le plus de travailleurs saisonniers. La production de fruits et légumes est particulièrement gourmande en forces de travail temporaires venues de Roumanie, de Pologne ou du Portugal.

    « Une agriculture productive est tributaire des travailleurs venus de l’étranger », souligne Sandra Helfenstein, porte-parole de l’Union suisse des paysansLien externe (USP), le puissant lobby des agriculteurs helvétiques. L’USP estime entre 30’000 et 35’000 le nombre de travailleurs européens employés dans l’agriculture suisse, la plupart avec des contrats valables entre 3 et 9 mois. Des engagements grandement facilités par l’entrée en vigueur en 2002 de l’accord sur la libre circulation des personnes avec l’Union européenne.

    Elle aussi traditionnellement tributaire d’une main-d’œuvre flexible et bon marché venue de l’étranger, l’hôtellerie-restauration a par exemple vue la proportion d’employés étrangers – Allemands, Italiens, Portugais et Français dans leur grande majorité - passer de 35 à 44% depuis le début des années 2000, dont plus de deux tiers sont au bénéfice d’une autorisation de séjour de courte durée.

    Le phénomène est identique sur les chantiers de construction : dans ce secteur en plein boom, les travailleurs européens sont de plus en plus nombreux à œuvrer de quelques semaines à plusieurs mois en Suisse avant d’aller retrouver de l’embauche dans leur pays d’origine ou ailleurs sur le continent.
    Plus de 335’000 « saisonniers »

    Conséquence : en quelques années, le nombre de travailleurs dotés d’autorisations de séjour de courte durée a bondi en Suisse. En considérant les personnes au bénéfice d’un permis valable un an au maximum (L ou autresLien externe) et celles autorisées à séjourner en suivant une simple procédure d’annonceLien externe (moins de 90 jours), leur nombre s’élevait à plus de 335’000 en 2017, selon les données officielles compilées par swissinfo.ch.

    Un chiffre que les saisonniers n’avaient jamais atteint au cours des années 1960 et 1970 : à l’époque, les autorités délivraient en moyenne entre 100’000 et 200’000 permis « A »Lien externe par année en fonction des besoins de l’économie, s’efforçant de limiter l’afflux et l’établissement de main-d’œuvre étrangère sur sol helvétique.

    Or, la suppression de ce statut en 2002, considéré comme précaire et à l’origine d’abus, est en quelque sorte en train de renaître de ses cendres avec la multiplication des autorisations de séjour de courte durée, estiment les syndicats.

    « Les conditions de travail et d’hébergement de ces nouveaux travailleurs nomades ne sont souvent pas meilleures que celles des saisonniers de l’époque. Certains d’entre eux sont sous-payés, leurs contrats de travail peuvent être résiliés du jour au lendemain, ils n’ont pas le droit au regroupement familial et leur intégration en Suisse est inexistante », dénonce Alessandro Pelizzari, Secrétaire régional du syndicat UNIA à GenèveLien externe.
    De plus en plus qualifiés

    Des propos que nuance Giovanni Ferro-LuzziLien externe, professeur d’économie à l’Université de Genève. « Les contrats de courte durée concernent aussi de plus en plus des personnes hautement qualifiées, par exemple des consultants informatiques qui viennent travailler quelques mois par année en Suisse, même s’ils ne représentent encore qu’une minorité », souligne-t-il.

    Il n’en reste pas moins que le nombre de permis de séjour de courte durée liés à une activité lucrative supplante aujourd’hui largement celui des permis de moyenne ou longue durée octroyés chaque année par la Confédération.

    « Petit pays à forte croissance économique et disposant d’une main-d’œuvre limitée, la Suisse tire particulièrement profit de ces travailleurs mobiles. Cela ne peut que favoriser le fonctionnement de l’économie, pour autant que la paix sociale soit assurée », estime Giovanni Ferro-Luzzi.

    Or c’est précisément sur ce dernier point que le bât blesse. Les syndicats accusent les employeurs d’utiliser cette main-d’œuvre rotative pour faire pression sur les salaires des résidents, en se jouant bien souvent des contrôles mis en place dans le cadre des mesures d’accompagnementLien externe liées à la libre circulation des personnes.

    « Il n’est pas rare que l’on découvre des travailleurs détachés rémunérés 7 ou 8 francs de l’heure sur des chantiers, soit trois fois moins que ce que prévoit le salaire minimum horaire de la branche », illustre Alessandro Pelizzari.
    Au cœur des enjeux politiques

    Bien que très peu visibles dans l’espace public et les médias, ces nouveaux nomades de la mondialisation se retrouvent en ce moment-même propulsés au cœur des enjeux politiques. Les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes font en effet figure de principal point d’achoppement des négociations sur la conclusion d’un accord-cadre entre la Suisse et l’Union européenne.

    « Nous avons toujours milité pour que ces personnes puissent venir en Suisse, tout en garantissant qu’elles puissent bénéficier des conditions de travail suisses. Or en cherchant à affaiblir encore davantage les mesures d’accompagnement, Bruxelles met en péril cet équilibre », estime Alessandro Pelizzari.

    Quel que soit le résultat des négociations avec l’UE, qui devrait être connu ces prochaines semaines, une chose semble acquise aux yeux des observateurs avertis du marché du travail helvétique : aucune mesure politique ne permettra véritablement d’endiguer le flot de ces travailleurs nomades venus chercher, le temps d’un hiver en station ou d’un été sur un chantier, meilleure fortune sur sol helvétique.

    « En Suisse, l’afflux de main-d’œuvre étrangère a toujours été dicté par les besoins de l’économie. Seul un retournement conjoncturel serait à même de mettre fin au boom de ces contrats de courte durée », avance Giovanni Ferro-Luzzi.

    https://www.swissinfo.ch/fre/nouveaux-nomades-de-l-%C3%A9conomie_les-saisonniers-sont-de-retour--en-bien-plus-grand-nombre-qu-avant/44550472

    #saisonniers #statistiques #chiffres #statuts #précarité #permis_de_travail #permis_de_séjour #permis_temporaires #migrations #travail


    • Entre les années 2004 et 2014, le nombre de ressortissants non tunisiens résidant en Tunisie a évolué de 66%, passant de 35192 à 53490 personnes. Cela exclut toutefois les plus de 10’000 migrants subsahariens en situation irrégulière qui vivraient dans le pays et pour lesquels aucune statistique fiable et à jour n’est disponible, révèle la source.
      En réponse au manque d’informations sur la migration de l’Afrique subsaharienne vers la Tunisie et ses dynamiques les plus récentes, REACH et Mercy Corps ont voulu creuser la question et ont collecté entre le 9 août et le 2 septembre 2018 des données auprès des trois principaux centres de migration en Tunisie pour les migrants subsahariens à savoir Tunis, Sfax et Medenine.

      Chiffres à retenir :
      – Plus de 83% d’entre eux ont prévu de se rendre vers la Tunisie dès leur départ
      – Environ 14% entre d’eux sont motivés par les facilités de #visas
      – 1/3 des migrants subsahariens considèrent la Tunisie comme étant un tremplin
      – 1/3 des travailleurs subsahariens estime trouver des #emplois plus attractifs que dans leur pays d’origine
      – Près de la moitié des #étudiants subsahariens estiment que l’#éducation est de qualité
      – Ils sont peu nombreux ceux qui ont l’intention de rejoindre l’Europe clandestinement
      – Plus de 90% des interrogés sont venus en Tunisie par avion
      – 50% ont décidé de résider sur le Grand #Tunis
      – 3/4 des migrants subsahariens ont des difficultés d’accès au #permis_de_séjour
      – La majorité des migrants subsahariens envisagent de rester en Tunisie

      #pays_de_destination #pays_de_transit #migrations #statistiques #chiffres #travail

      Ces chiffres servent aussi à relativiser les #préjugés sur la #ruée_vers_l'Europe (v. notamment ici la référence au livre de #Stéphen_Smith : https://seenthis.net/messages/673774), l’#invasion et l’ #afflux...


  • Pour l’abolition du #titre_de_séjour

    #Leoluca_Orlando, élu à cinq reprises maire de #Palerme, ancien député européen, est l’une des rares personnalités politiques à tenir une parole claire et nette concernant la situation migratoire : la mobilité internationale des hommes est un droit inaliénable. La « #Charte_de_Palerme » l’affirmait déjà en 2015. Il a fallu du temps pour abolir l’esclavage, il a fallu du temps pour abolir la peine de mort : il en faudra pour abolir la nécessité de détenir un titre de séjour, écrit ici dans une lettre ouverte le maire de la ville européenne la plus tournée vers l’Afrique.

    Le cours de ma vie a changé plusieurs fois. L’une d’entre elles fut le jour où j’allai voir une adolescente congolaise, très belle, qui devait avoir 13 ou 14 ans. Elle avait fui par les côtes libyennes sur une embarcation de fortune avec beaucoup d’autres migrants.
    Elle portait une jolie robe pour l’occasion et son attitude montrait qu’elle savait l’importance de ce qu’elle faisait. Elle lut une poésie en français et à plusieurs reprises sa voix fut étranglée par la tristesse et par les larmes. La poésie racontait le drame et la culpabilité de n’être pas parvenue à aider sa mère au moment de passer de leur embarcation au bateau des secours. Sa mère était morte dans ces circonstances et les mots de la poésie transmettaient toute la douleur et le désespoir de cet événement terrible qu’elle avait vécu.

    Au moment précis où la jeune fille a lu ces mots, j’ai eu le sentiment qu’ils cachaient quelque chose d’autre. Très probablement, cette jeune fille avait tué sa mère pour pouvoir survivre. J’eus alors devant moi l’image de ma petite-fille tuant sa mère, ma fille, pour sa propre survie. Et être traversé par cette pensée, ne serait-ce qu’un court instant, fut déjà terrible.

    À une autre occasion, je me trouvais sur le port comme je le fais chaque fois qu’arrive à Palerme un navire qui porte secours à des migrants. Je le fais pour leur faire sentir, tout comme aux professionnels qui s’en occupent, le respect que l’on porte aux migrants, qui sont des personnes humaines, et pour leur faire sentir que les institutions sont à leurs côtés. Dans ces situations-là, j’essaie de trouver des paroles de réconfort : « le pire est passé », « l’important est que vous soyez vivant », « à présent, vous êtes en Europe ». Tandis que je parlais avec un groupe de jeunes sur le quai, l’un d’eux était assis en silence, les yeux baissés et perdus dans le vide. Après avoir parlé avec eux un certain temps, je me suis tourné vers ce garçon et je lui ai demandé pourquoi il ne me parlait pas et ne me regardait pas. Il a levé sur moi ses yeux noirs et dans un anglais impeccable, il m’a dit : « Monsieur le maire, que voulez-vous que je vous dise ? J’ai tué deux frères pour arriver ici vivant ». J’ai pensé à ce qu’il se serait passé si mon frère avait été contraint de nous tuer, mon autre frère et moi, pour survivre.

    On croirait des récits de Dachau et d’Auschwitz : nous poussons des personnes comme nous à risquer leur vie et celle de leurs proches à cause d’absurdes réglementations sur les migrations.

    Les migrants nous poussent à nous interroger sur les #droits, pas seulement sur notre respect des droits de l’homme mais sur les droits qui sont les nôtres, les droits de tout être humain.

    Palerme est devenue, à travers ce genre d’expériences, une référence dans le monde entier en matière de culture de l’#accueil. Je suis fier d’être maire d’une ville qui adresse un message au monde et le met en demeure face aux égoïsmes européens, et pas seulement européens. Je crois qu’au nombre des droits inviolables de l’homme, il y a le droit de choisir où vivre et où mourir. Personne ne peut être contraint à vivre et à mourir, et souvent à se faire tuer, là où l’ont choisi ses parents, sans avoir été consulté sur l’endroit où il allait naître.

    Telles sont les raisons pour lesquelles, à Palerme, a vu le jour la « Charte de Palerme », présentée en 2015 lors du congrès « Io sono persona » (Je suis personne), qui propose et soutient l’abolition du titre de séjour, et promeut la #mobilité_internationale comme un droit inaliénable de l’homme. Nous ne pouvons pas permettre que des êtres humains soient torturés au nom d’un permis de séjour qui constitue, j’en suis convaincu, une nouvelle peine de mort et un nouvel #esclavage. Le système de lois et d’accords internationaux au niveau européen est aujourd’hui un système qui engendre le crime, un système criminogène qui remplit les poches d’organisations criminelles et de trafiquants d’êtres humains. Il ne sera pas facile de se libérer du #permis_de_séjour, comme il n’a pas été facile de se libérer de la peine de mort et de l’esclavage.

    La mondialisation, code culturel et économique de notre époque, a consacré le principe de liberté de circulation pour les informations, la communication, l’économie, l’argent, les moyens de transports. Mais pas pour les personnes. À l’âge de la #mondialisation, un grand nombre de mots voient leur sens changer et certains le perdent tout à fait. Pensons aux mots #État, #patrie, #identité.

    Un jeune reconnaît-il à l’État le même sens que celui que lui a donné ma génération ?

    Aujourd’hui, un jeune connaît son « village » et le monde, qu’il vit également à travers Internet. L’État est perçu comme lointain et souvent comme une limite à nos aspirations, une entrave au bonheur.

    Qu’est-ce que la patrie ? La condamnation par l’état civil à vivre là où mes parents ont décidé que j’allais naître ? Non, la patrie c’est moi qui la choisis. Ma patrie est l’Italie parce que j’ai choisi de rester et de vivre ma vie à Palerme, pas parce que ma mère et mon père m’ont fait naître en Sicile.

    Qu’est-ce que l’identité ? Est-ce une condamnation décidée par le sang de nos parents ? L’identité est tout au contraire un acte suprême de #liberté. Je suis chrétien et italien, et je pourrais choisir de devenir marocain et hindou ou allemand et musulman. Maudite #loi_du_sang, qui a provoqué des génocides terribles tout au long de l’histoire de l’humanité.

    Publié en partenariat avec l’Ambassade de France en Italie et l’Institut français d’Italie, dans le cadre du cycle de débat d’idées « Dialoghi del Farnese ».

    Leoluca Orlando

    MAIRE DE PALERME

    #villes-refuges #ville-refuge #solidarité #Sicile #Italie #esclavage_moderne #liberté_de_circulation #liberté_de_mouvement #frontières #ouverture_des_frontières
    cc @reka


  • ’It’s a trap’: Home Office accused of biometrics powergrab over Grenfell amnesty

    The programme, which came after weeks of pressure from campaigners, allows applicants to access services without facing immediate immigration enforcement, but only if they supply authorities with their biometric data.


    http://www.politics.co.uk/news/2017/07/10/it-s-a-trap-home-office-accused-of-biometrics-powergrab-over

    #permis_de_séjour #Grenfell #incendie #surveillance #sans-papiers #migrations


  • Bocconi: legalizzare i migranti riduce il tasso di criminalità

    Il riconoscimento del permesso di soggiorno ai migranti può dimezzare il loro tasso di criminalità, grazie al crollo di reati economici compiuti nel mercato del lavoro nero. Lo ha rilevato Paolo Pinotti, professore al dipartimento di analisi delle politiche e management pubblico della Bocconi, in un paper sul tema («Clicking on Heaven’s Door: The Effect of Immigrant Legalization on Crime») pubblicato dalla American economic review. L’indagine ha evidenziato che la legalizzazione riduce dello 0,6% il tasso di criminalità dei migranti regolari, a fronte di un tasso di criminalità complessivo dell’1,1%.

    http://www.ilsole24ore.com/art/notizie/2017-02-24/bocconi-legalizzare-migranti-dimezza-loro-tasso-criminalita-141109.shtm

    #régularisation #sans-papiers #criminalité #permis_de_séjour



  • Les #étrangers_malades entre les mains du ministère de l’intérieur
    https://www.mediapart.fr/journal/france/271116/les-etrangers-malades-entre-les-mains-du-ministere-de-l-interieur

    Le ministère de la santé vient de perdre tout droit de regard sur la procédure médicale qui permet à un étranger malade d’accéder à un titre de séjour pour soins. Ce sont désormais des médecins employés par le ministère de l’intérieur qui rendront un avis médical. Or, depuis 2012, l’Intérieur a multiplié les refus de carte de séjour pour soins, malgré un avis médical favorable.

    #France #ARS #ministère_de_la_santé #préfecture #sante



  • Migrants exploités contre la promesse d’un permis B

    Employés d’une société de nettoyage, des requérants d’asile auraient travaillé quasi gratis en croyant que cela leur permettrait de rester en Suisse. Le syndicat Unia a saisi la justice.


    http://www.20min.ch/ro/news/geneve/story/Migrants-exploit-s-contre-la-promesse-d-un-permis-B-20038635
    #exploitation #travail #permis_de_séjour #arnaque #Suisse #McDonald's #Top_Clean_Reinigung #nettoyage #usure



  • In #New_York, a Bill to Grant Undocumented Immigrants State Citizenship

    While Congress drags its feet on immigration reform, New York State lawmakers are mulling an immigration bill of their own: It would grant state citizenship to some noncitizen immigrants, including undocumented residents, allowing them to vote and run for office. Under the New York Is Home Act, noncitizen residents who have proof of identity and have lived and paid taxes in the state for three years could apply for legal status that would let some qualify for Medicaid coverage, professional licensing, tuition assistance, and driver’s licenses, as well as state and local—but not federal—voting rights. The responsibilities of citizenship would also apply, including jury duty.

    http://www.businessweek.com/articles/2014-06-16/in-new-york-a-bill-to-grant-undocumented-immigrants-state-citizenship

    #sans-papiers #permis_de_séjour #régularisation #USA


  • CAGLIARI, IL DRAMMA DEI RIFUGIATI : « ORA HANNO IL PERMESSO, E BASTA »

    Sta diventando un’emergenza a Cagliari la situazione dei rifugiati politici africani che dopo aver ottenuto il permesso di soggiorno sono finiti in mezzo alla strada

    http://www.videolina.it/video/servizi/56649/cagliari-il-dramma-dei-rifugiati-ora-hanno-il-permesso-e-basta.html

    #réfugiés #Italie #permis_de_séjour #sans-toit #dormir_dans_la_rue #Sardaigne #asile #migration #hébergement #logement


  • #vidéo #reportage Les enfants du placard

    La Suisse avait imposé aux travailleurs saisonniers un régime « sans famille ». Leurs enfants devaient rester au pays, année après année. Certains de ces saisonniers ont bravé la loi. Leurs enfants se sont alors cachés en Suisse, sans droit à l’école. Si ils naissaient en Suisse, ces enfants devaient quitter le pays ou alors être placés. Aujourd’hui ils racontent... Des drames de l’enfance parfois cicatrisés mais qui résonnent avec la situation actuelle. Jeudi 19 novembre à 20:30

    Les saisonniers ont aidé la Suisse moderne à construire ses ponts, ses tunnels et une partie de sa richesse. De 1945 à l’an 2002, Berne a délivré plus de 6 millions de ces permis « A ». Mais la Suisse interdisait en même temps le regroupement familial à ces centaines de milliers d’#italiens, d’#espagnols et de #portugais. Certains parents bravèrent pourtant la loi... cachant leur enfant derrière des volets fermés. Dans les années 60 on parlait « d’enfants du placard ». Que sont-ils devenus ? Comment ont-ils grandi privés d’enfance, de liberté et de scolarité ? Et comment s’est conquis le droit à l’éducation pour tous ? Certains s’en sont bien tirés : ils possèdent aujourd’hui le passeport à croix-blanche et parlent le français ou le « Schwyzertütsch » sans accent. Mais il demeure que la Suisse a attendu 1991 avant de leur ouvrir la porte des écoles publiques et 2002 pour abolir officiellement le statut de saisonnier. Aujourd’hui ces enfants d’alors racontent.

    Carmela Cimini a vécu 18 mois sans voir le village où se trouvait sa chambre. Francisco a été renvoyé de Suisse à l’âge de 13 ans de la Chaux-de-Fonds, « comme un criminel ». Et Maria di Buchianico revient pour la première fois à l’orphelinat de Soleure où il lui a fallu placer à la naissance sa propre fille née en Suisse. Ces drames de l’enfance ont permis de toucher certain « justes ». Dès les années 70 des écoles clandestines se sont ouvertes - notamment à Neuchâtel et à Genève - et peu à peu la notion du droit universel à l’éducation fait son chemin. En 1990, le conseiller d’Etat neuchâtelois Jean Cavadini fait finalement sauter le verrou. Les enfants sans statut légal sont admis dans les écoles neuchâteloises. Un droit fragile mais acquis en Suisse aujourd’hui dans la plupart des cantons, si ce n’est pour les enfants de parents au bénéfice de « l’aide d’urgence » notamment dans le canton de Berne (voir Temps Présent « La machine fédérale contre l’immigration » du 22 octobre 2009).

    http://www.rts.ch/emissions/temps-present/immigration/1255199-les-enfants-du-placard.html

    #saisonnier #regroupement_familial #famille #migration #Suisse #orphelinat #placard #enfants #politique_migratoire #permis_de_séjours #enfants_du_placard

    • I bambini degli italiani in Svizzera come i messicani: “Allora al confine ci strappavano via dai genitori”

      Dopo decenni quegli ex bambini della Val d’Ossola si sono ritrovati. I loro racconti parlano di un’Italia che sembra lontanissima ma è molto vicina

      http://www.lastampa.it/2018/06/25/italia/i-bambini-degli-italiani-in-svizzera-come-i-messicani-allora-al-confine-ci-strappavano-via-dai-genitori-2pRjYxnfusaOpqeIqMkglK/premium.html

      #paywall
      #séparation #familles

    • "Chiamami sottovoce"

      Airolo, ai piedi del San Gottardo, 2009. Una villa di famiglia abbandonata e quasi dimenticata. Dopo oltre trent’anni, una donna che vi aveva vissuto con i genitori da bambina vi fa ritorno. A poco a poco, riaffiorano in lei i ricordi dell’infanzia trascorsa in quel luogo apparentemente perfetto. Ritrova, in particolare, la memoria di un amico segreto: il coetaneo italiano che viveva nascosto nell’alloggio dell’affittacamere di fronte alla villa. Con la grazia e la capacità di evocare le voci e gli stati d’animo dei bambini che le viene dalla scrittura per ragazzi (che è il suo ambito letterario d’elezione), la scrittrice italo svizzera Nicoletta Bortolotti rievoca in un romanzo destinato a lettori adulti – «Chiamami Sottovoce», appena pubblicato da HarperCollins - un fenomeno poco noto della recente storia svizzera. Si tratta dei cosiddetti “bambini proibiti”: i figli degli immigrati stagionali che entravano nel paese illegalmente, da clandestini. E che vivevano nascosti in scantinati, abbaini e soffitte. Negli anni Sessanta e Settanta, infatti, la legge confederale vietava agli immigrati stagionali di portare con sé i figli.

      https://www.rsi.ch/rete-due/programmi/cultura/laser/Chiamami-sottovoce-10680800.html

      #livre

      #Chiamami_sottovoce

      È primavera, eppure la neve ricopre la cima del San Gottardo, monumento di roccia che si staglia sopra il piccolo paese di Airolo. La Maison des roses è ancora lì, circondata da una schiera di abeti secolari: sono passati molti anni, ma a Nicole basta aprire il cancello di ferro battuto della casa d’infanzia per ritrovarsi immersa nel profumo delle primule selvatiche ed essere trasportata nei ricordi di un tempo che credeva sommerso.
      È il 1976 e Nicole ha otto anni, un’età in bilico tra favole e realtà, in cui gli spiriti della montagna accendono lanterne per fare luce su mondi immaginari.
      Nicole ha un segreto. Nessuno lo sa tranne lei, ma accanto alla sua casa vive Michele, che di anni ne ha nove e in Svizzera non può stare. È un bambino proibito. Ha superato la frontiera nascosto nel bagagliaio di una Fiat 131, disegnando con la fantasia profili di montagne innevate e laghi ghiacciati.
      Adesso Michele vive in una soffitta, e come uniche compagne ha le sue paure e qualche matita per disegnare arcobaleni colorati sul muro. Le regole dei suoi genitori sono chiare: “Non ridere, non piangere, non fare rumore”. Ma i bambini non temono i divieti degli adulti, e Nicole e Michele stringono un’amicizia fatta di passeggiate furtive nel bosco e crepuscoli passati a cercare le prime stelle. Fino a quando la finestra della soffitta s’illumina per sbaglio, i contorni del disegno di due bambini stilizzati si sciolgono nella neve e le tracce di Michele si perdono nel tempo. Da quel giorno, Nicole porta dentro di sé una colpa inconfessabile. Una colpa che l’ha rinchiusa in un presente sospeso, ma che adesso è arrivato il momento di liberare per trovare la verità.

      Questa è la storia di un’amicizia interrotta e di un segreto mai svelato. Ma è anche la storia di come la vita, a volte, ci conceda una seconda occasione. Chiamami sottovoce è un romanzo potente su un episodio dimenticato del nostro passato recente. Perché c’è chi semina odio, ma anche chi rischia la propria libertà per aiutare gli indifesi.


      https://www.harpercollins.it/HarperCollins/Libri/Narrativa/Chiamami-sottovoce


  • De Tripoli à Lampedusa, de Bari à Hambourg

    Fin mai, Berlin a accusé l’#Italie d’avoir donné 500 euros à des #migrants pour qu’ils se rendent en #Allemagne. Le ministère de l’intérieur allemand s’est fendu d’un communiqué, repris par la presse sous des gros titres qui faisaient très peur. Par exemple sur le site du quotidien allemand Bild ou celui du quotidien italien la Repubblica. Mais l’incident diplomatique redouté n’a pas eu lieu. Peu de journalistes sont allés vérifier l’information, Rome n’a pas répondu aux accusations de Berlin. Quelques jours plus tard, tout était oublié.

    En réalité, en février, l’Italie a décrété la fin du plan d’urgence mis en place pour accueillir les #réfugiés de la guerre en #Libye arrivés par milliers à #Lampedusa au printemps 2011. Afin de pouvoir fermer les centres d’accueil temporaires, Rome a finalement donné des permis de séjour humanitaires aux migrants et entre 400 et 500 euros « d’#argent_de_poche » à chacun pour qu’il se débrouille seul. Le #permis_de_séjour_humanitaire permet de voyager dans l’espace Schengen mais pas de travailler ailleurs qu’en Italie. Sauf que dans une Italie en crise, les usines ferment et le taux de chômage ne cesse d’augmenter, alors une partie des réfugiés de Libye a fait le même choix que de plus en plus d’italiens ces derniers temps : aller tenter leur chance ailleurs, plus au nord.

    L’émission Accents d’Europe est allée enquêter en Allemagne et en Italie. Dossier diffusé le 17 juin 2013 sur RFI, émission présentée par Laurent Berthault

    http://mathilderome.wordpress.com/2013/06/18/de-tripoli-a-lampedusa-de-bari-a-hambourg


  • ARABIE SAOUDITE : Des milliers de domestiques attendent leur retour forcé

    Entre 3500 et 5000 employées de maison philippines attendent
    depuis un mois dans des campements de fortune devant les
    consulats des Philippines à Riyad et à Djedda, en Arabie Saoudite,
    de pouvoir rentrer dans leur pays d’origine, rapporte l’agence
    d’information des Missions étrangères de Paris « Eglises d’Asie ».

    Ces migrantes, avec parfois des enfants en bas âge font partie des
    milliers d’employés philippins qui se sont retrouvés sans permis de
    travail valide suite à la politique de « saoudisation » décrétée le 6
    avril par le roi Abdallah. Le gouvernement a donné jusqu’au 9
    juillet 2013 aux travailleurs étrangers pour régulariser leur contrat
    de travail, sauf à risquer le paiement d’une amende et l’expulsion du
    territoire national, voire l’arrestation et l’emprisonnement.
    Si pour l’ensemble des travailleurs étrangers en situation irré-
    gulière, la mesure a été perçue comme une menace très réelle, elle
    offre, pour une partie des domestiques victimes d’abus de la part
    de leur employeur, l’opportunité de fuir enfin le royaume, où tou-
    te sortie du territoire est conditionnée à l’obtention d’une lettre
    d’approbation de son employeur. Mais une fois parvenues dans le
    camp de tentes des consulats, les migrantes sont encore loin
    d’avoir achevé leur odyssée. Les autorités saoudiennes leur récla-
    ment en effet la lettre d’approbation de l’employeur et le passe-
    port qui leur avaient été demandés à leur entrée dans le pays. Les
    employeurs font généralement la sourde oreille, voire exigent le
    paiement par leur ex-employé des coûts d’agence engagés lors de
    l’embauche, ou simplement refusent de rendre les passeports.
    Face à cet imbroglio,
    les Philippines, qui comptent entre 600 000 et 1,2 million de ressortissants en Arabie Saoudite, ont engagé des
    négociations avec Riyad. Manille a déclaré être prête à prendre en
    charge le coût de 4000 billets d’avion. Elle a demandé en échange
    aux Saoudiens de lever les obstacles administratifs et de ne pas ré-
    clamer l’amende de 2000 dollars imposée aux employés rompant
    leur contrat. Riyad a fait un geste le 7 mai en déclarant qu’entre 30
    et 50 Philippines pourraient rentrer chaque semaine.
    APIC

    Lu dans Le Courrier du 11 mai 2013

    #migration #Arabie_Saoudite #Philippines #permis_de_séjour