person:ça

  • Oups ? Soros & Koch vs. interventionnisme US...
    https://www.dedefensa.org/article/oups-soros-koch-vs-interventionnisme-us

    Oups ? Soros & Koch vs. interventionnisme US...

    Difficile à penser, à croire, à commenter, voire à hésiter et à mâchouiller en attendant... Caitline Johnstoneelle-même n’en revient pas et hésite zn toute ingénuité ironique à se prononcer. Il reste qu’il y a bien un article du Boston Globe qui nous informe que Soros (ploutocrate nettement de gauche, pro-guerre) et un des frères Koch (Charles, l’un des deux ploutocrates nettement de droite, pro-guerres) se sont associés ($500 000 de chaque côté) pour fonder le Quincy Institute à Washington, dont la ligne politique est de faire cesser les “guerres sans fin” que mènent les USA partout dans le monde. On s’affiche purement anti-interventionniste, de quoi ravir Tulsi Gabbard.

    Diverses réactions tweetées, dans tous les sens, mais avec une bonne dose (...)

  • ONE MILLION - ITEM 2361
    https://vimeo.com/332715618

    BELVEDERE MUSEUM VIENNA | CARLONE CONTEMPORARY
    ONE MILLION BY ULI AIGNER - ITEM 2361 - MONUMENTAL PORCELAIN VESSEL

    APRIL 12 - NOVEMBER 3, 2019

    belvedere.at/uli_aigner_en

    Porcelain is like a material memory that can endure for centuries. UIi Aigner uses this medium as a starting-point to transform loss into a material message about life and survival. Her monumental porcelain vessel is to be shown in the series Carlone Contemporary in which contemporary artworks are juxtaposed with the Baroque pictorial programme of the Carlone Hall.

    ONE MILLION – ITEM 2361 by Uli Aigner is based on a large colour pencil drawing by the artist. As part of her porcelain project ONE MILLION, she had this made into a large vessel in Jingdezhen, China, the ancient “world capital of porcelain” and painted it, working together with a porcelain painter.

    The universal subject of a sunset alludes to the harrowing experience of the suicide of a loved one. On the vessel’s body there is a depiction of a sunset in north-western Canada, the last before months without sunlight. At the top edge, the artist introduces an alternative depiction of the universe: the theory, supported by a mathematical formula, that the universe is a hologram. Aigner addresses both a physical presence in a real environment and a hypothetical model – two ways through which people can relate to the world.

    This exploration of light and shadow, of brightness and darkness in the cycle of life also appears in Carlo Innocenzo Carlone’s frescoes. These address the recurring alternation between day and night. Light is personified by Apollo as the leader of the Muses and has positive connotations, for it illuminates and exposes vices and drives them away.

    In the knowledge of the vast number of suicides worldwide, in this work Aigner is alluding to those who chose to leave us and paying tribute to those who “are still here in spite of everything”.

    Curated by Stella Rollig

    #art #porcelaine

  • Duc de Saint-Frippon

    Quand on connaît le talent d’Emmanuel 1er pour nommer la mauvaise personne au mauvais moment à la mauvaise place (Castaner, Loiseau,etc) nous ne pouvons que nous féliciter de ces deux choix qui mettront fin à l’Union Européenne.
    Source : https://twitter.com/MFrippon/status/1146141059229126659

    Apres Christine Lagarde, le suspense restait entier : Emmanuel 1er imposerait-il commissaire européen à l’investissement Bernard Tapie ?
    Source : https://twitter.com/MFrippon/status/1146139493734506496

    Après avoir « perdu » 400 millions en France, parviendra t’elle à battre son record à la BCE ? Vous le saurez en suivant notre nouvelle série #LaCasaDiBordel

    Christine Lagarde nominée à la tête de la Banque centrale européenne https://www.bfmtv.com/economie/christine-lagarde-prend-la-tete-de-la-banque-centrale

    Source : https://twitter.com/MFrippon/status/1146117244356837376

    Ah désolé de protester. Une Von der machin pour chapeauter la zone occupée en France nous change de ces ternes généraux Von der Truc à monocle de l’ancien temps.
    Source : https://twitter.com/MFrippon/status/1146121120501907457

    Au nom de la République exemplaire, Emmanuel 1er propose donc de nommer Christine Lagarde, condamnée en justice Dommage qu’Emile Louis soit mort, il aurait pu devenir secrétaire d’État des personnes handicapées

    Source : https://twitter.com/MFrippon/status/1146041641381351424

    #twitter #ue #union_européenne #emmanuel_macron #carnaval #mascarade L’#argent n’a pas de sexe

  • Rueil-Malmaison : 3 femmes dénonçant une pancarte sexiste convoquées par la police - Terrafemina
    https://www.terrafemina.com/article/rueil-malmaison-trois-femmes-denoncant-du-sexisme-convoquees-par-la-police_a348065/1

    C’est l’histoire d’un restaurateur à Rueil-Malmaison, qui chaque jour, pour amuser les passant·es, écrit une blague sur l’ardoise devant son commerce. Parfois, fier de lui, il en poste des photos sur un groupe Facebook d’entraide locale nommé « Rueil-Malmaison ».

    Fin janvier, une jeune femme, C., abonnée à la page Facebook « Rueil-Malmaison », fatiguée du sexisme régulier de ces photos, décide de dénoncer sur Twitter le sexisme des pancartes où on peut par exemple lire : « Un jour, les femmes domineront le monde, mais pas aujourd’hui c’est les soldes », ou une autre encore plus problématique « Mon secret séduction tient en trois mots : Gentillesse, Humour, Bagou. Si ça marche pas ? Je me contente des premières lettres ». Le tout faisant le mot « GHB », soit la drogue du violeur.

    Aujourd’hui, pour avoir dénoncé cette ardoise que l’on pourrait considérer comme un appel au viol, trois femmes sont convoquées au commissariat de Rueil-Malmaison : C., son amie L., qui avait repris la photo pour la dénoncer sur Twitter, et l’une de leurs anciennes professoresses qui avait dénoncé sur sa page Facebook privée les insultes des internautes reçues par C..
    La réponse du restaurateur

    La professoresse explique : « Un brigadier chef m’a appelée sur mon téléphone portable vendredi (1er février) pour me convoquer. Sous le coup de la stupéfaction, j’ai raccroché. J’ai rappelé pour demander pourquoi j’étais convoquée et il m’a dit texto : ’Pour harcèlement sur les réseaux sociaux’, ce à quoi j’ai répondu : ’C’est une plaisanterie ?’. »

    Elles ne savent pas officiellement l’objet de leur convocation qui, pour la professoresse, devait avoir lieu ce jeudi 7 février à 14h30, mais qui est reportée selon le commissariat de Rueil-Malmaison, le brigadier s’occupant de l’affaire étant « malade depuis mercredi ». Pour les deux jeunes femmes, la convocation est reportée sans date pour le moment.

    Le commerçant avait déjà menacé L. de porter plainte via des messages privés sur Twitter envoyés après la première publication et dénonciation de cette pancarte. Ce qu’il semble avoir fait. Contacté, il ne confirme pas, répondant : « Ce dossier est dans les mains de la justice et c’est la justice qui décidera des suites de ce dossier ou pas. »
    Aide juridique de la Fondation des femmes

    Avertie de la convocation le vendredi 1er février, et ne voulant pas y aller seule, la professoresse, enseignante de longue date, a cherché de l’aide, qu’elle a trouvé auprès de la Fondation des Femmes, structure de soutien aux actions pour l’égalité femmes-hommes et qui lutte contre les violences faites aux femmes. La Fondation l’a aiguillée vers sa Force juridique, qui réunit plus de 150 avocat.e.s, professionnel.le.s du droit et expert.e.s bénévoles défendant les droits des femmes.

    Pour Anne-Cécile Mailfert, Président de la Fondation des Femmes, cette affaire de Rueil-Malmaison est « stratégique », tombant la même semaine que le procès pour diffamation contre six femmes ayant témoigné contre l’ex-député EELV Denis Baupin, qui attaque également France Inter et Mediapart ayant enquêté sur le sujet.

    Elle dénonce les tentatives de mise sous silence des femmes qui dénoncent le sexisme et les violences : « Un an après #MeToo, on a l’impression qu’il y a ce retour de bâton qui est très préoccupant. #MeToo a permis de libérer la parole et il faut qu’on puisse continuer à le faire dans de bonnes conditions. On ne peut pas dire d’un côté aux victimes ’allez-y parlez’, et puis de l’autre côté ’ha bah non faut pas parler sur Twitter, il ne faut porter plainte’. Et une fois qu’elles portent plainte, on vous attaque pour dénonciations calomnieuses [affaire Baupin], et quand elles parlent sur les réseaux sociaux, on leur dit qu’elles harcèlent. »

    Pour Anne-Cécile Mailfert, quelque chose ne tourne pas rond : « Dans le cas de Rueil, on prendre la plainte pour harcèlement d’un homme sexiste. Il y a probablement un officier de police qui va travailler pendant plus d’une semaine sur cette affaire. C’est vraiment un dévoiement de la justice et de la police, qui sont en train de travailler là-dessus plutôt que sur des choses plus importantes et plus graves. »

    Selon la présidente de la Fondation des Femmes, la pancarte du restaurateur va au-delà du sexisme : « Ça n’est pas juste une ’blague’ sexiste, il est allé encore plus loin. La dernière pancarte sur le GHB, ça c’est un délit puisque c’est une incitation à la commission de délit. »
    "Le dossier du monde à l’envers"

    C’est l’avocate Sophie Soubiran qui accompagnera les trois femmes au commissariat de Rueil-Malmaison. Selon elle, « c’est le dossier du monde à l’envers. On a à l’origine une personne qui fait un délit d’incitation à un crime -qui est un délit de presse puisqu’il le poste sur Facebook- le fait que le GHB est une alternative à la séduction. Il est là, le problème juridique. Qu’ensuite, des jeunes femme courageuses décident d’utiliser les réseaux sociaux pour dénoncer et faire cesser, ça se passe normalement. Là où ça ne va plus, c’est quand on commence à utiliser le droit pour les faire taire. »

    Elle dénonce le deux poids deux mesures : « Quand on connaît le traitement qui est fait aux femmes qui vont déposer plainte dans les commissariats, même s’il y a des choses qui s’améliorent, pour des vraies atteintes... ».

    Et ajoute : « Elles sont toutes les trois convoquées rapidement. Cela veut dire qu’on met en branle tout un dispositif au commissariat pour traiter la plainte de ce restaurateur qui considère qu’il n’a pas à répondre de ses actes. Il y a un problème de disproportion absolu [...] Il ne faut pas que les femmes qui prennent la parole de manière plus globale, dans ce contexte de procès Baupin, soient les victimes au carré avec l’usage du droit. »
    Une plainte pour provocation à la commission d’une infraction

    La professoresse convoquée explique avoir simplement voulu dénoncer du sexisme ordinaire, et dans le cas de son ancien élève, les attaques qu’elle subissait sur Facebook. Elle ne veut pas atteindre au commerce du restaurateur : « Je ne veux pas détruire la vie de quelqu’un, mais je ne veux pas qu’on détruise la mienne ou celles de mes élèves. »

    La vitesse avec laquelle elle a été convoquée l’interpelle, alors qu’elle-même avait porté plainte il y a deux ans pour une autre affaire dont elle vient tout juste d’avoir des nouvelles : « Là, on est convoquées en quinze jours. Il aurait suffit à ce monsieur de dire à L. et C. : ’Désolé, je ne me suis pas rendu compte, j’ai été sexiste’ et ça se serait arrêté là. »

    S’il semble que cela soit le restaurateur qui ait porté plainte, la riposte s’organise pour sa pancarte. Le collectif féministe contre le viol va déposer plainte ce jeudi 7 février pour provocation à la commission d’une infraction, délit passible d’une peine de prison.

    #police #sexisme #culture_du_viol #harcelement #backlash

  • Polémique après l’évacuation violente de militants écologistes à Paris
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/polemique-apres-l-evacuation-violente-de-militants-ecologistes-a-paris-2019

    Depuis vendredi 28 juin, la dispersion de militants écologistes installés pont de Sully, à Paris, crée la polémique. Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a demandé un rapport au préfet de police de Paris sur « les modalités » de cette évacuation.

    Plus de quarante-huit heures après les faits, les images de l’évacuation des militants écologistes installés sur le pont de Sully à Paris ce vendredi, continuent de faire polémique. Vendredi 28 juin, ils étaient quelques dizaines de militants à s’être rassemblés sur le pont du 4e arrondissement parisien, dans le cadre d’une mobilisation pour le climat.

    Je me demande pourquoi le figaro dénonce aujourd’hui subitement ces violences contre les manifestant·es, ca fait des mois(/années) que les gens se font ébrognés ou arraché les mains par les flics sans que la press dominante ne bronche et là subitement Castaner demande un rapport et à peu près tous les journaux parlent de cette affaire. Je présume que c’est lié à l’origine sociale des manifestant·es qui sont probablement filles et fils de bourgeois/people. Peut être que les enfants de proches de Brigitte ont été gazés !!! Un rapport sur cette affaire là ca leur coutera pas cher et ca leur rapportera beaucoup.
    – Le préfet aura une petite réprimande symbolique ou se fera viré si Castaner/Macron veulent saisir ce prétexte pour changer leur fusible.
    – Le gouvernement pourra dire qu’il agit contre les violences policières et pour l’écologie (qui ont fait un bon score aux européennes) et faire croire que le comportement des flics n’est pas le résultat de leurs ordres.
    – C’est une belle diversion alors qu’on cherche toujours Steve Caniço
    https://seenthis.net/messages/788917

  • Le silence des brebis, suite – Les Indégivrables… mais pas qu’eux
    https://www.lemonde.fr/blog/xaviergorce/2015/02/27/le-silence-des-brebis-suite

    Mon dessin Le silence des brebis a généré une polémique (modérée) sur ce site et beaucoup d’écume (buzz) sur Twitter.

    Je ne vais pas défendre ce dessin en déclarant qu’il est bon. Non pas parce que je ne le trouverais pas bon. Mais parce que ce n’est pas mon problème. Je fais un dessin par jour, je fais de mon mieux, parfois c’est bien, d’autres fois moins bien, drôle, pas drôle… Mais je ne suis pas le meilleur juge.

    En revanche, ce dessin n’est pas ce qu’on l’accuse d’être (machiste, dégueulasse, moqueur des femmes victimes) mais tout le contraire : et je vais tenter d’aider à en comprendre le sens ceux qui ont du mal à lire un dessin.

    Le dessin dit, en substance, que les femmes qui sont en couple avec un salaud violent et qui subissent (c’est à dire qui ne réagissent pas à) sa violence sont bien connes de subir. Et non pas connes d’être battues, comme semble ne pas le comprendre certains.

    Parfois (souvent), dans ce genre de cas, elles prennent sur elles-même. Soit parce qu’il y a des enfants, soit parce qu’elles aiment leur compagnon malgré tout, soit parce qu’elles pensent que la situation peut changer, soit parce qu’elles culpabilisent…

    Mais ce que dit le dessin est simple : tu subis une violence de la part de ton compagnon ? pas d’angélisme, c’est LUI le coupable. Tu n’as aucun compromis à faire pour vivre avec ça, pour « arranger » les choses, tu n’as pas à te culpabiliser. À la première malveillance, pression, soit tu lui en colles une direct, soit tu vas voir les flics, une association… Tolérance zéro ! Sinon tu pars dans un engrenage. Si tu acceptes le moindre écart, en espérant par angélisme que « ça va s’arranger », tu es perdue et oui, tu es trop conne !

    Bien sûr je ne suis pas naïf, je ne dis pas que l’on sort de cela facilement et je sais que ces femmes sont dans des situations très compliquées.

    Mais peut-on comprendre que, dans ce dessin – volontairement provocateur et outrancier, je le revendique car c’est le but du dessin de presse, si l’on veut dessiner autre chose que des Barbapapa –, il ne s’agit pas de se moquer des femmes battus mais bien de défendre une réaction de non-acceptation de ces situations ?

    Un dessin n’est pas une thèse de sociologie ou de psychologie. Il ne peut pas être subtil, argumenté, modulé. Il faut dire fort en faisant court. Très court. Un dessin est un coup de poing dans la gueule, sinon c’est une niaiserie gentillette.

    Enfin, oui, j’affirme que ce dessin est un dessin féministe !

    Publié le 27 février 2015 par Xavier Gorce
    Le silence des brebis, suite

    Mon dessin Le silence des brebis a généré une polémique (modérée) sur ce site et beaucoup d’écume (buzz) sur Twitter.

    Je ne vais pas défendre ce dessin en déclarant qu’il est bon. Non pas parce que je ne le trouverais pas bon. Mais parce que ce n’est pas mon problème. Je fais un dessin par jour, je fais de mon mieux, parfois c’est bien, d’autres fois moins bien, drôle, pas drôle… Mais je ne suis pas le meilleur juge.

    En revanche, ce dessin n’est pas ce qu’on l’accuse d’être (machiste, dégueulasse, moqueur des femmes victimes) mais tout le contraire : et je vais tenter d’aider à en comprendre le sens ceux qui ont du mal à lire un dessin.

    Le dessin dit, en substance, que les femmes qui sont en couple avec un salaud violent et qui subissent (c’est à dire qui ne réagissent pas à) sa violence sont bien connes de subir. Et non pas connes d’être battues, comme semble ne pas le comprendre certains.

    Parfois (souvent), dans ce genre de cas, elles prennent sur elles-même. Soit parce qu’il y a des enfants, soit parce qu’elles aiment leur compagnon malgré tout, soit parce qu’elles pensent que la situation peut changer, soit parce qu’elles culpabilisent…

    Mais ce que dit le dessin est simple : tu subis une violence de la part de ton compagnon ? pas d’angélisme, c’est LUI le coupable. Tu n’as aucun compromis à faire pour vivre avec ça, pour « arranger » les choses, tu n’as pas à te culpabiliser. À la première malveillance, pression, soit tu lui en colles une direct, soit tu vas voir les flics, une association… Tolérance zéro ! Sinon tu pars dans un engrenage. Si tu acceptes le moindre écart, en espérant par angélisme que « ça va s’arranger », tu es perdue et oui, tu es trop conne !

    Bien sûr je ne suis pas naïf, je ne dis pas que l’on sort de cela facilement et je sais que ces femmes sont dans des situations très compliquées.

    Mais peut-on comprendre que, dans ce dessin – volontairement provocateur et outrancier, je le revendique car c’est le but du dessin de presse, si l’on veut dessiner autre chose que des Barbapapa –, il ne s’agit pas de se moquer des femmes battus mais bien de défendre une réaction de non-acceptation de ces situations ?

    Un dessin n’est pas une thèse de sociologie ou de psychologie. Il ne peut pas être subtil, argumenté, modulé. Il faut dire fort en faisant court. Très court. Un dessin est un coup de poing dans la gueule, sinon c’est une niaiserie gentillette.

    Enfin, oui, j’affirme que ce dessin est un dessin féministe !

    Au-delà : un dessin humaniste, car il existe aussi des hommes qui subissent des agissement de femmes manipulatrices, même si cela ne se traduit pas par de la violence physique. mais ce n’est pas le propos ici.

    La provocation du dessin est de refuser l’attitude compassionnelle habituelle et humainement correcte et de dire aux victimes, toutes les victimes : ne sois pas conne (ou con), bats-toi, ne fais pas la sainte martyre, ne te victimises pas,ne te laisse pas enfermer dans une prison mentale.

    Je sais que certains n’entendront aucun de ces arguments. Je vais continuer à recevoir des commentaires sur twitter ou sur ce blog de personnes courageusement abritées derrière un pseudo pour m’accuser de m’attaquer lâchement aux plus faibles, d’être un sale macho, d’expliquer la violence par l’acceptation de la femme, tout un tas de choses qui ne sont bien sûr PAS dans ce dessin.

    Les nouveaux chevaliers d’aujourd’hui embrassent sur les réseaux des causes humanistes au grès de leurs indignations occasionnelles. Ils partent en joute contre les « méchants » supposés, bien masqués, bien anonymes. Ils se donnent le frisson de la quête vengeresse sans risque. Ils n’écoutent ni ne lisent aucun argument.

    Je ne rentrerai donc dans aucun débat supplémentaire. Je me suis expliqué. Point final.

    Et je n’accorde aucune attention à toute personne qui s’exprime sous pseudo, quoi qu’elle dise.

    PS : merci à Aurel qui résume très bien le propos dans ce post sur son blog.

    On trouve une belle enfilade de comportements masculinistes dans ce message, d’enfonçage de portes ouvertes et répétition de clichés misogynes.
    Xavier Gorce ne s’est manifestement jamais intéressé à ce sujet, ni de près ni de loin mais il as des choses à dire sur ce qu’il pense des victimes lorsqu’elles sont des femmes. Lorsque ce sont « des hommes qui subissent des agissement de femmes manipulatrices, même si cela ne se traduit pas par de la violence physique. » étrangement il ne pense pas à les traité de cons.

    Les femmes sont tuées parcequ’elles réagissent. Xavier Gorce tout comme la police, les procureurs, les juges, les voisin·nes... les regardent crevés en y ajoutant leurs crachats.
    https://seenthis.net/messages/790076
    #mansplanning #mecsplication #fraternité #déni #blâmer_la_victime #victime_blaming #inversion_patriarcale #victime #féminicide

    • C’est vraiment dégueulasse, ce que les hommes peuvent faire de pire en matière de genre. Que ce mec fasse un mauvais dessin, c’est une chose, qu’il prenne la peine de le justifier sans comprendre un des arguments correctement charpentés qu’il a dû recevoir, c’en est une autre. Imperméabilité masculine, arrogance du mec qui débarque sans modestie sur un sujet (il ne s’agit pas de devenir spécialiste : je ne m’y suis pas plongée, il suffit d’un peu de curiosité sur ça et le reste pour comprendre ce qu’est la captivité qui fait tenir les femmes). Cette position est en soi un acte anti-féministe. Le premier truc qu’on demande aux mecs qui font des « dessins féministes », c’est de ne pas se mettre eux mêmes les lauriers et de prendre la peine d’écouter des femmes qui leur répondent. (Non, il suffirait d’insulter les mecs plus machos que soi pour se distinguer et devenir un héro.)

      En plus de ce que tu notes, @mad_meg, son discours est complètement libéral, imperméable au concept de captivité et aux difficultés des personnes en situation de domination (ex : pourquoi les pauvres gèrent si mal leur argent ?). Quant à découvrir des notions féministes de base, à comprendre les injonctions que subissent les femmes, on en est loin. Le mec ne se doute pas que sa copine lui suce souvent la bite et nettoie ses chaussettes sans goût mais parce qu’elle a peur de gâcher sa vie en n’étant pas maquée avec lui (injonctions répétées par Elle : « Comment le garder en suçant comme une grosse pute »). Parce qu’on passe du temps à expliquer aux filles et puis aux femmes qu’elles doivent supporter beaucoup (service domestique, service sexuel, violence, ce dernier constituant la partie immergée d’un iceberg que ce mec ignore) pour ne pas être seule. Et qu’on ajoute à cela la volonté des hommes de garder à tout prix la servante ou le faire-valoir, les stratégies que déploient ces mecs pour accentuer l’insécurité de leurs compagnes, leurs stratégies d’intimidation quand ça ne suffit pas... complexité que cet imbécile ignore (au double sens de dédaigne et ne soupçonne pas). Sale bitasse libérale.

      #proféministes #victim_blaming

    • Le type s’était récemment illustré avec une campagne contre l’« anonymat » sur les réseaux sociaux assez digne de Philippe Val :
      https://www.europe1.fr/societe/xavier-gorce-je-ne-crois-pas-que-ca-briderait-la-liberte-que-de-donner-son-n

      Las de l’impunité sur les réseaux sociaux, le dessinateur Xavier Gorce a décidé de taper du poing sur la table. Le 10 janvier dernier, celui qui publique Les Indégivrables sur Le Monde proposait un projet de loi d’initiative citoyenne pour que tous les comptes des réseaux sociaux soient nominatifs, pour que tout puisse être dit mais que chacun assume ses paroles.

      […]

      Assumer tous ses propos. Selon l’auteur des Indégivrables, « au fur et à mesure du développement des réseaux sociaux, on voit que ce phénomène prendre de l’ampleur. » Dès lors, mettre fin à l’anonymat encouragerait les internautes à réfléchir avant de poster un message. « Je ne crois pas que ça briderait la liberté que de donner son nom. Mais à partir du moment où on a quelque chose à dire, on peut l’assumer, ça permettrait de parler en responsabilité », défend le dessinateur.

      Je ne crois pas qu’il y ait bien loin à chercher pour voir exactement la même logique à l’œuvre.

    • Dans les deux cas, avoir une institution qui s’inquiète des actes de violence, reçoit correctement les victimes et prend la peine de mettre en cause leurs agresseurs (faciles à identifier même sous pseudo) suffit bien mais non, ne faisons rien ou si peu et, surtout, blâmons les gens.

  • #WeUnite | Accompany farmers Carlo and Hanna as they drive their tractors to Berlin to protest for a better food and farming system.
    https://www.filmsforaction.org/watch/weunite-accompany-farmers-carlo-and-hanna-as-they-drive-their-tracto

    #WeUnite - The 12-minute film ‘We Unite’ is a window into the lives of two organic farmers and the reasons they join the yearly ‘We are Fed-Up’ demonstration in Germany .Along with hundreds of...

  • Revolt of the gig workers: How delivery rage reached a tipping point - SFChronicle.com
    https://www.sfchronicle.com/business/article/Revolt-of-the-gig-workers-How-delivery-rage-13605726.php

    Gig workers are fighting back.

    By their name, you might think independent contractors are a motley crew — geographically scattered, with erratic paychecks and tattered safety nets. They report to faceless software subroutines rather than human bosses. Most gig workers toil alone as they ferry passengers, deliver food and perform errands.

    But in recent weeks, some of these app-wielding workers have joined forces to effect changes by the multibillion-dollar companies and powerful algorithms that control their working conditions.

    Last week, Instacart shoppers wrung payment concessions from the grocery delivery company, which had been using customer tips to subsidize what it paid them. After outcries by workers on social media, in news reports and through online petitions, San Francisco’s Instacart said it had been “misguided.” It now adds tips on top of its base pay — as most customers and shoppers thought they should be — and will retroactively compensate workers who were stiffed on tips.

    New York this year became the first U.S. city to implement a minimum wage for Uber and Lyft, which now must pay drivers at least $17.22 an hour after expenses ($26.51 before expenses). Lyft, which sued over the requirement, last week gave in to driver pressure to implement it.

    For two years, drivers held rallies, released research, sent thousands of letters and calls to city officials, and gathered 16,000 petition signature among themselves. The Independent Drivers Guild, a union-affiliated group that represents New York ride-hail drivers and spearheaded the campaign, predicted per-driver pay boosts of up to $9,600 a year.

    That follows some other hard-fought worker crusades, such as when they persuaded Uber to finally add tipping to its app in 2017, a move triggered by several phenomena: a string of corporate scandals, the fact that rival Lyft had offered tipping from the get-go, and a class-action lawsuit seeking employment status for workers.

    “We’ll probably start to see more gig workers organizing as they realize that enough negative publicity for the companies can make something change,” said Alexandrea Ravenelle, an assistant sociology professor at New York’s Mercy College and author of “Hustle and Gig: Struggling and Surviving in the Sharing Economy.” “But companies will keep trying to push the envelope to pay workers as little as possible.”

    The current political climate, with tech giants such as Facebook and Google on hot seats over privacy, abuse of customer data and other issues, has helped the workers’ quests.

    “We’re at a moment of reckoning for tech companies,” said Alex Rosenblat, a technology ethnographer at New York’s Data & Society Research Institute and author of “Uberland: How Algorithms Are Rewriting the Rules of Work.” “There’s a techlash, a broader understanding that tech companies have to be held accountable as political institutions rather than neutral forces for good.”

    The climate also includes more consumer awareness of labor issues in the on-demand economy. “People are realizing that you don’t just jump in an Uber and don’t have to think about who’s driving you and what they make,” Ravenelle said. “There’s a lot more attention to gig workers’ plight.”

    Instacart customers were dismayed to discover that their tips were not going to workers on top of their pay as a reward for good service.

    Sage Wilson, a spokesman for Working Washington, a labor-backed group that helped with the Instacart shoppers’ campaign, said many more gig workers have emerged with stories of similar experiences on other apps.

    “Pay transparency really seems to be an issue across many of these platforms,” he said. “I almost wonder if it’s part of the reason why these companies are building black box algorithmic pay models in the first place (so) you might not even know right away if you got a pay cut until you start seeing the weekly totals trending down.”

    Cases in point: DoorDash and Amazon also rifle the tip jar to subsidize contractors’ base pay, as Instacart did. DoorDash defended this, saying its pay model “provides transparency, consistency, and predictability” and has increased both satisfaction and retention of its “Dashers.”

    But Kristen Anderson of Concord, a social worker who works part-time for DoorDash to help with student loans, said that was not her experience. Her pay dropped dramatically after DoorDash started appropriating tips in 2017, she said. “Originally it was worth my time and now it’s not,” she said. “It’s frustrating.”

    Debi LaBell of San Carlos, who does weekend work for Instacart on top of a full-time job, has organized with others online over the tips issue.

    “This has been a maddening, frustrating and, at times, incredibly disheartening experience,” said Debi LaBell of San Carlos, who does weekend work for Instacart on top of a full-time job. “When I first started doing Instacart, I loved getting in my car to head to my first shop. These past few months, it has taken everything that I have to get motivated enough to do my shift.”

    Before each shopping trip, she hand-wrote notes to all her customers explaining the tips issue. She and other shoppers congregated online both to vent and to organize.

    Her hope now is that Instacart will invite shoppers like her to hear their experiences and ideas.

    There’s poetic justice in the fact that the same internet that allows gig companies to create widely dispersed marketplaces provided gig workers space to find solidarity with one another.

    “It’s like the internet taketh and giveth,” said Eric Lloyd, an attorney at the law firm Seyfarth Shaw, which represents management, including some gig companies he wouldn’t name, in labor cases. “The internet gave rise to this whole new economy, giving businesses a way to build really innovative models, and it’s given workers new ways to advance their rights.”

    For California gig workers, even more changes are on the horizon in the wake of a ground-breaking California Supreme Court decision last April that redefined when to classify workers as employees versus independent contractors.

    Gig companies, labor leaders and lawmakers are holding meetings in Sacramento to thrash out legislative responses to the Dynamex decision. Options could range from more workers getting employment status to gig companies offering flexible benefits. Whatever happens, it’s sure to upend the status quo.

    Rather than piecemeal enforcement through litigation, arbitration and various government agencies such as unemployment agencies, it makes sense to come up with overall standards, Rosenblat said.

    “There’s a big need for comprehensive standards with an understanding of all the trade-offs,” she said. “We’re at a tipping point for change.”

    Carolyn Said is a San Francisco Chronicle staff writer. Email: csaid@sfchronicle.com Twitter: @csaid

    #USA #Kalifornien #Gig-Economy #Ausbeutung

  • Connecticut legislators to consider minimum pay for Uber and Lyft drivers - Connecticut Post
    https://www.ctpost.com/politics/article/Connecticut-legislators-to-consider-minimum-pay-13608071.php

    By Emilie Munson, February 11, 2019 - Prompted by growing numbers of frustrated Uber and Lyft drivers, lawmakers will hold a hearing on establishing minimum pay for app-based drivers.

    After three separate legislative proposals regarding pay for drivers flooded the Labor and Public Employees Committee, the committee will raise the concept of driver earnings as a bill, said state Rep. Robyn Porter, D-New Haven, who chairs the committee, on Friday night.

    A coalition of Uber and Lyft drivers from New Haven has been pressuring lawmakers to pass a pay standard, following New York City’s landmark minimum pay ordinance for app-based drivers approved in December. The legislation, which set an earnings floor of $17.22 an hour for the independent contractors, took effect on Feb. 1.

    Connecticut drivers have no minimum pay guarantees.

    Guillermo Estrella, who drives for Uber, worked about 60 hours per week last year and received $25,422.65 in gross pay. His pay stub doesn’t reflect how much Estrella paid for insurance, gas, oil changes and wear-and-tear on his car. Factor those expenses in, and the Branford resident said his yearly take-home earnings were about $18,000 last year.

    Estrella and other New Haven drivers have suggested bill language to cap the portion of riders’ fares that Uber and Lyft can take at 25 percent, with the remaining 75 percent heading to drivers’ pockets. The idea has already received pushback from Uber, which said it was unrealistic given their current pay structure.

    Connecticut legislators have suggested two other models for regulating driver pay. State Sen. Steve Cassano, D-Manchester, filed a bill to set a minimum pay rate per mile and per minute for drivers. His bill has not assigned numbers to those minimums yet.

    “What (drivers) were making when Uber started and got its name, they are not making that anymore,” said Cassano. “The company is taking advantage of the success of the company. I understand that to a point, but it shouldn’t be at the expense of the drivers.”

    State Rep. Peter Tercyak, D-New Britain, proposed legislation that says if drivers’ earnings do not amount to hourly minimum wage payments, Uber or Lyft should have to kick in the difference. Connecticut’s minimum wage is now $10.10, although Democrats are making a strong push this year to raise it.

    As lawmakers consider these proposals, they will confront issues raised by the growing “gig economy”: a clash between companies seeking thousands of flexible, independent contractors and a workforce that wants the benefits and rights of traditional, paid employment.

    Some Democrats at the Capitol support the changes that favor drivers.

    “I thought it was important to make sure our labor laws are keeping up with the changes we are seeing in this emerging gig economy, that we have sufficient safeguards to make sure that drivers are not being exploited,” said Sen. Matt Lesser, D-Middletown.

    But the proposals also raise broad, difficult questions like what protections does a large independent contractor workforce need? And how would constraining the business model of Uber and Lyft impact service availability around the state?

    Sen. Craig Miner, a Republican of Litchfield who sits on the Labor committee, wondered why Uber and Lyft drivers should have guaranteed pay, when other independent contractors do not. How would this impact the tax benefits realized by independent contractors, he asked.

    Uber and Lyft declined to provide data on how many drivers they have in the state, and the Connecticut Department of Motor Vehicles does not keep count. In Connecticut, 82 percent of Lyft drivers drive fewer than 20 hours per week, said Kaelan Richards, a Lyft spokesperson.

    Last week, Hearst Connecticut Media spoke to 20 Uber and Lyft drivers in New Haven who are demanding lawmakers protect their pay. All drove full-time for Uber or Lyft or both.

    An immigrant from Ecuador, Estrella, the Branford driver, struggles to pay for rent and groceries for his pregnant wife and seven-year-old son using his Uber wages.

    “A cup of coffee at the local Starbucks cost $3 or $4,” said Estrella. “How can a trip can cost $3 when you have to drive to them five minutes away and drop them off after seven or eight minutes?”

    In December, 50 Uber and Lyft drivers held a strike in New Haven demanding better pay. The New Haven drivers last week said they are planning more strikes soon.

    “Why is Uber lowering the rates and why do we have to say yes to keep working?” asked Carlos Gomez, a Guilford Uber driver, last week.

    The drivers believe Uber and Lyft are decreasing driver pay and taking a larger chunk of rider fares for company profits. Many New Haven drivers said pay per mile has been decreasing. They liked Sen. Cassano’s idea of setting minimum pay per mile and per minute.

    “The payment by mile, it went down by 10 cents,” said Rosanna Olan, a driver from West Haven. “Before it was more than one dollar and now when you have a big truck SUV, working long distance especially is not worth it anymore.”

    Uber and Lyft both declined to provide pay rates per mile and per minute for drivers. Drivers are not paid for time spent driving to pick up a passenger, nor for time spent idling waiting for a ride, although the companies’ model depends on having drivers ready to pick up passengers at any moment.

    Lyft said nationally drivers earn an average of $18.83 an hour, but did not provide Connecticut specific earnings.

    “Our goal has always been to empower drivers to get the most out of Lyft, and we look forward to continBy Emilie Munson Updated 4:49 pm EST, Monday, February 11, 2019uing to do so in Connecticut, and across the country," said Rich Power, public policy manager at Lyft.

    Uber discouraged lawmakers from considering the drivers’ proposal of capping the transportation companies’ cut of rider fares. Uber spokesman Harry Hartfield said the idea wouldn’t work because Uber no longer uses the “commission model” — that stopped about two years ago.

    “In order to make sure we can provide customers with an up-front price, driver fares are not tied to what the rider pays,” said Hartfield. “In fact, on many trips drivers actually make more money than the rider pays.”

    What the rider is pays to Uber is an estimated price, calculated before the ride starts, Hartfield explained, while the driver receives from Uber a fare that is calculated based on actual drive time and distance. Changing the model could make it hard to give customers up-front pricing and “lead to reduced price transparency,” Hartfield said. New York’s changes raised rates for riders.

    James Bhandary-Alexander, a New Haven Legal Assistance attorney who is working with the drivers, said Uber’s current pay model is “irrelevant to how drivers want to be paid for the work.”

    “The reason that drivers care is it seems fundamentally unfair that the rider is willing to pay or has paid $100 for the ride and the driver has only gotten $30 or $40 of that,” he said.

    Pursuing any of the three driver-pay proposals would bring Uber and Lyft lobbyists back to the Capitol, where they negotiated legislation spearheaded by Rep. Sean Scanlon, D-Guilford, from 2015 to 2017.

    Scanlon said the companies eventually favored the bill passed in 2017, which, after some compromise, required drivers have insurance, limited “surge pricing,” mandated background checks for drivers, imposed a 25 cent tax collected by the state and stated passengers must be picked up and delivered anywhere without discrimination.

    “One of my biggest regrets about that bill, which I think is really good for consumers in Connecticut, is that we didn’t do anything to try to help the driver,” said Scanlon, who briefly drove for Uber.
    By Emilie Munson Updated 4:49 pm EST, Monday, February 11, 2019
    emunson@hearstmediact.com; Twitter: @emiliemunson

    #USA #Uber #Connecticut #Mindestlohn #Klassenkampf

  • MoA - Tian An Men Square - What Really Happened (Updated)
    https://www.moonofalabama.org/2019/06/tiananmen-square-do-the-media-say-what-really-happened.html

    June 04, 2019
    Tian An Men Square - What Really Happened (Updated)

    Since 1989 the western media write anniversary pieces on the June 4 removal of protesters from the Tiananmen Square in Beijing. The view seems always quite one sided and stereotyped with a brutal military that suppresses peaceful protests.

    That is not the full picture. Thanks to Wikileaks we have a few situation reports from the U.S. Embassy in Beijing at that time. They describe a different scene than the one western media paint to this day.

    Ten thousands of people, mostly students, occupied the square for six weeks. They protested over the political and personal consequences of Mao’s chaotic Cultural Revolution which had upset the whole country. The liberalization and changeover to a more capitalist model under Deng Xiopings had yet to show its success and was fought by the hardliners in the Communist Party.

    The more liberal side of the government negotiated with the protesters but no agreement was found. The hardliners in the party pressed for the protest removal. When the government finally tried to move the protesters out of the very prominent square they resisted.

    On June 3 the government moved troops towards the city center of Beijing. But the military convoys were held up. Some came under attack. The U.S. embassy reported that soldiers were taken as hostages:

    TENSION MOUNTED THROUGHOUT THE AFTERNOON AS BEIJING RESIDENTS VENTED THEIR ANGER BY HARASSING MILITARY AND POLICE PERSONNEL AND ATTACKING THEIR VEHICLES. STUDENTS DISPLAYED CAPTURED WEAPONS, MILITARY EQUIPMENT AND VEHICLES, INCLUDING IN FRONT OF THE ZHONGNANHAI LEADERSHIP COMPOUND. AN EFFORT TO FREE STILL CAPTIVE MILITARY PERSONNEL OR TO CLEAR THE SOUTHERN ENTRANCE TO ZHONGNANHAI MAY HAVE BEEN THE CAUSE OF A LIMITED TEAR GAS ATTACK IN THAT AREA AROUND 1500 HOURS LOCAL.

    There are some gruesome pictures of the government side casualties of these events.

    Another cable from June 3 notes:

    THE TROOPS HAVE OBVIOUSLY NOT YET BEEN GIVEN ORDERS PERMITTING THEM TO USE FORCE. THEIR LARGE NUMBERS, THE FACT THAT THEY ARE HELMETED, AND THE AUTOMATIC WEAPONS THEY ARE CARRYING SUGGEST THAT THE FORCE OPTION IS REAL.

    In the early morning of June 4 the military finally reached the city center and tried to push the crowd out of Tiananmen Square:

    STUDENTS SET DEBRIS THROWN ATOP AT LEAST ONE ARMORED PERSONNEL CARRIER AND LIT THE DEBRIS, ACCORDING TO EMBOFF NEAR THE SCENE. ABC REPORTED THAT ONE OTHER ARMORED PERSONNEL CARRIER IS AFLAME. AT LEAST ONE BUS WAS ALSO BURNING, ACCORDING TO ABC NEWS REPORTERS ON THE SQUARE AT 0120. THE EYEWITNESSES REPORTED THAT TROOPS AND RIOT POLICE WERE ON THE SOUTHERN END OF THE SQUARE AND TROOPS WERE MOVING TO THE SQUARE FROM THE WESTERN SIDE OF THE CITY.

    The soldiers responded as all soldiers do when they see that their comrades get barbecued:

    THERE HAS REPORTEDLY BEEN INDISCRIMINATE GUNFIRE BY THE TROOPS ON THE SQUARE. WE CAN HEAR GUNFIRE FROM THE EMBASSY AND JIANGUOMENWAI DIPLOMATIC COMPOUND. EYEWITNESSES REPORT TEAR GAS ON THE SQUARE, FLARES BEING FIRED ABOVE IT, AND TRACERS BEING FIRED OVER IT.

    Most of the violence was not in the square, which was already quite empty at that time, but in the streets around it. The soldiers tried to push the crowd away without using their weapons:

    THE SITUATION IN THE CENTER OF THE CITY IS VERY CONFUSED. POLOFFS AT THE BEIJING HOTEL REPORTED THAT TROOPS ARE PUSHING A LARGE CROWD OF DEMONSTRATORS EAST ON CHANGANJIE. ALTHOUGH THESE TROOPS APPEAR NOT TO BE FIRING ON THE CROWD, POLOFFS REPORT FIRING BEHIND THE TROOPS COMING FROM THE SQUARE.

    With the Square finally cleared the student protest movement ebbed away.

    Update (June 5)

    Peter Lee, aka Chinahand, was there on the ground. He just published his eyewitness account written down at that time.

    Western secret services smuggled some 800 of the leaders of their failed ’color revolution’ out of the country, reported the Financial Times:

    Many went first to France, but most travelled on to the US for scholarships at Ivy League universities.

    The extraction missions, aided by MI6, the UK’s Secret Intelligence Service, and the CIA, according to many accounts, had scrambler devices, infrared signallers, night-vision goggles and weapons.

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    /End of Update

    It is unclear how many people died during the incident. The numbers vary between dozens to several hundred. There is no evidence that the higher numbers are correct. It also not known how many of the casualties were soldiers, or how many were violent protesters or innocent bystanders.

    The New York Times uses the 30th anniversary of the June 4 incidents to again promote a scene that is interpreted as successful civil resistance.

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    He has become a global symbol of freedom and defiance, immortalized in photos, television shows, posters and T-shirts.

    But three decades after the Chinese Army crushed demonstrations centered on Tiananmen Square, “Tank Man” — the person who boldly confronted a convoy of tanks barreling down a Beijing avenue — is as much a mystery as ever.

    But was the man really some hero? It is not known what the the man really wanted or if he was even part of the protests:

    According to the man who took the photo, AP photographer Jeff Widener, the photo dates from June 5 the day after the Tiananmen Square incident. The tanks were headed away from, and not towards, the Square. They were blocked not by a student but by a man with a shopping bag crossing the street who had chosen to play chicken with the departing tanks. The lead tank had gone out its way to avoid causing him injury.

    The longer video of the tank hold up (turn off the ghastly music) shows that the man talked with the tank commander who makes no attempt to force him away. The scene ends after two minutes when some civilian passersby finally tell the man to move along. The NYT also writes:

    But more recently, the government has worked to eliminate the memory of Tank Man, censoring images of him online and punishing those who have evoked him.
    ...
    As a result of the government’s campaign, many people in China, especially younger Chinese, do not recognize his image.

    To which Carl Zha, who currently travels in China and speaks the language, responds:

    Carl Zha @CarlZha - 15:23 utc - 4 Jun 2019

    For the record, Everyone in China know about what happened on June 4th, 1989. Chinese gov remind them every year by cranking up censorship to 11 around anniversary. Idk Western reporters who claim people in China don’t know are just esp stupid/clueless or deliberately misleading

    In fact that applies to China reporting in general. I just don’t know whether Western China reporters are that stupid/clueless or deliberately misleading. I used to think people can’t be that stupid but I am constantly surprised...

    and

    Carl Zha @CarlZha - 15:42 utc - 4 Jun 2019

    This Image was shared in one of the Wechat group I was in today. Yes, everyone understood the reference

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    Carl recommends the two part movie The Gate To Heavenly Peace (vid) as the best documentary of the Tiananmen Square protests. It explores the political and social background of the incident and includes many original voices and scenes.

    Posted by b on June 4, 2019 at 03:00 PM

    #Chine #4689

  • Cigna Official Site | Global Health Service Company
    https://www.cigna.com

    At Cigna, we’re your partner in total health & well-being.

    Top 822 Reviews about Cigna Health Insurance
    https://www.consumeraffairs.com/insurance/cigna_health.html

    Karen of Maumelle, AR
    Verified Reviewer
    Original review: June 19, 2019

    Cigna plays God with your health. The company refuses to cover medical expenses for treatments other insurance companies have covered for years. Cigna does not consider how well your chronic conditions have been managed in the past, or what your doctor may order to monitor your condition. I’ve had rheumatoid arthritis for years, and under United and Blue Cross coverage was able to receive the treatments I need to manage my condition well. My husband has a severe case of myasthenia gravis that we have been able to manage with Blue Cross and United. Cigna does not care if people suffer; nor do the company’s doctors respect their highly reputable colleagues in the field of medicine. The doctors spend no time understanding your medical history; they simply follow standard black and white written protocols, without regard for patients’ well-being.

    Carl Icahn Cigna: Billionaire Slams Express Scripts Deal | Fortune
    http://fortune.com/2018/08/07/carl-icahn-cigna-express-scripts

    “Purchasing Express Scripts may well become one of the worst blunders in corporate history, ranking up there with the Time Warner/AOL fiasco and General Electric’s long-running string of value destruction,” wrote Icahn, citing one of the most heavily criticized mergers of the past few decades. Icahn reportedly has acquired a “sizable” stake in Cigna, according to the Wall Street Journal, but the precise extent of that stake is unclear.

    Icahn also mentioned the specter of Amazon entering the prescription drug business as a key reason why the Cigna-Express Scripts merger would amount to a “$60 billion folly,” adding that recent federal government actions scrutinizing the largely opaque benefits management industry are also a major red flag. PBMs have been accused of being one of the key reasons why prescription drug prices remain so high.

    “When Amazon starts to compete as we believe they will, with their 100 million Prime users and scale distribution system, they will have no trouble breaking into the so called ‘ecosystem.’ With lower prices, the beneficiary will be American consumer, not the owners of Express Scripts,” wrote Icahn in an underlined section of the letter. Icahn also disclosed that he has taken a short position on Express Scripts, expecting the stock to fall.

    Behind the Scenes, Health Insurers Use Cash and Gifts to Sway Which Benefits Employers Choose | HealthLeaders Media
    https://www.healthleadersmedia.com/behind-scenes-health-insurers-use-cash-and-gifts-sway-which-bene

    The insurance industry gives lucrative commissions and bonuses to independent brokers who advise employers. Critics call the payments a “classic conflict of interest” that drive up costs.

    #USA #assurance_maladie #capitalisme

  • Libre-échange ou écologie !
    https://www.monde-diplomatique.fr/2019/07/HALIMI/60058

    En remportant 10 % des sièges lors de l’élection du Parlement européen, les écologistes ont réveillé un vieux débat sur le positionnement politique de leur mouvement. Est-il plutôt de gauche, comme le suggèrent la plupart des alliances qu’il a nouées jusqu’ici, ou plutôt libéral, comme l’indiquent à la fois le ralliement à M. Emmanuel Macron de plusieurs anciens dirigeants écologistes (MM. Daniel Cohn-Bendit, Pascal Canfin, Pascal Durand) et certaines coalitions qui, en Allemagne, incluent déjà la droite et les Verts ?

    A priori, libéralisme et protection de l’environnement devraient former un couple explosif. En 2003, un théoricien libéral aussi essentiel que Milton Friedman concluait en effet : « L’environnement est un problème largement surestimé. (…) Nous polluons dès lors que nous respirons. On ne va pas fermer les usines sous prétexte d’éliminer tous les rejets d’oxyde de carbone dans l’atmosphère. Autant se pendre tout de suite (1) ! » Et dix ans avant lui, Gary Becker, autre pourfendeur de ce qu’on n’appelait pas encore l’« écologie punitive », « Nobel d’économie » lui aussi, avait jugé que « le droit du travail et la protection de l’environnement sont devenus excessifs dans la plupart des pays développés ». Mais déjà il espérait : « Le libre-échange va réprimer certains de ces excès en obligeant chacun à rester concurrentiel face aux importations des pays en développement » (2).

    On comprend par conséquent que les angoisses relatives à l’avenir de la planète aient réhabilité le terme longtemps honni de « protectionnisme ». En France, lors d’un débat de la campagne des élections européennes, les têtes de liste socialiste et écologiste ont même réclamé, presque dans les mêmes termes que Mme Marine Le Pen, « un protectionnisme aux frontières de l’Union européenne (3) ». On mesure les conséquences éventuelles d’un tel changement de cap dès lors que le libre-échange constitue le principe historique fondateur de l’Union, en même temps qu’il est le moteur économique de son État le plus puissant, l’Allemagne.

    Dorénavant, chacun sait que l’éloge, devenu consensuel, des producteurs locaux, des circuits courts, du retraitement sur place des déchets est incompatible avec un mode de production et d’échange qui multiplie les « chaînes de valeur », c’est-à-dire organise la noria des porte-conteneurs sur lesquels les composants d’un même produit « traverseront trois ou quatre fois le Pacifique avant qu’il n’arrive dans les rayons d’un magasin (4) ».

    Les occasions de confirmer dans les faits son refus d’un libre-échange écologiquement destructeur ne vont pas manquer dans les prochaines semaines. Les parlementaires de l’Union européenne devront en effet ratifier — ou plutôt, espérons-le, rejeter — un accord de libéralisation commerciale avec quatre États d’Amérique latine, dont le Brésil et l’Argentine (UE-Mercosur), un autre avec le Canada (CETA), un troisième avec la Tunisie (Aleca). On verra alors si une « vague verte » a vraiment déferlé sur le Vieux Continent.

    Serge Halimi

  • The United Nations backs seed sovereignty in landmark small-scale farmers’ rights declaration

    On Dec. 17, the United Nations General Assembly took a quiet but historic vote, approving the Declaration on the Rights of Peasants and other People Working in Rural Areas by a vote of 121-8 with 52 abstentions. The declaration, the product of some 17 years of diplomatic work led by the international peasant alliance La Via Campesina, formally extends human rights protections to farmers whose “seed sovereignty” is threatened by government and corporate practices.

    “As peasants we need the protection and respect for our values and for our role in society in achieving food sovereignty,” said #Via_Campesina coordinator Elizabeth Mpofu after the vote. Most developing countries voted in favor of the resolution, while many developed country representatives abstained. The only “no” votes came from the United States, United Kingdom, Australia, New Zealand, Hungary, Israel and Sweden.

    “To have an internationally recognized instrument at the highest level of governance that was written by and for peasants from every continent is a tremendous achievement,” said Jessie MacInnis of Canada’s National Farmers Union. The challenge, of course, is to mobilize small-scale farmers to claim those rights, which are threatened by efforts to impose rich-country crop breeding regulations onto less developed countries, where the vast majority of food is grown by peasant farmers using seeds they save and exchange.
    Seed sovereignty in Zambia

    The loss of seed diversity is a national problem in Zambia. “We found a lot of erosion of local seed varieties,” Juliet Nangamba, program director for the Community Technology Development Trust, told me in her Lusaka office. She is working with the regional Seed Knowledge Initiative (SKI) to identify farmer seed systems and prevent the disappearance of local varieties. “Even crops that were common just 10 years ago are gone.” Most have been displaced by maize, which is heavily subsidized by the government. She’s from Southern Province, and she said their survey found very little presence of finger millet, a nutritious, drought-tolerant grain far better adapted to the region’s growing conditions.

    Farmers are taking action. Mary Tembo welcomed us to her farm near Chongwe in rural Zambia. Trained several years ago by Kasisi Agricultural Training Center in organic agriculture, Tembo is part of the SKI network, which is growing out native crops so seed is available to local farmers. Tembo pulled some chairs into the shade of a mango tree to escape the near-100-degree Fahrenheit heat, an unseasonable reminder of Southern Africa’s changing climate. Rains were late, as they had been several of the last few years. Farmers had prepared their land for planting but were waiting for a rainy season they could believe in.

    Tembo didn’t seem worried. She still had some of her land in government-sponsored hybrid maize and chemical fertilizer, especially when she was lucky enough to get a government subsidy. But most of her land was in diverse native crops, chemical free for 10 years.

    “I see improvements from organic,” she explained, as Kasisi’s Austin Chalala translated for me from the local Nyanja language. “It takes more work, but we are now used to it.” The work involves more careful management of a diverse range of crops planted in ways that conserve and rebuild the soil: crop rotations; intercropping; conservation farming with minimal plowing; and the regular incorporation of crop residues and composted manure to build soil fertility. She has six pigs, seven goats, and 25 chickens, which she says gives her enough manure for the farm.

    She was most proud of her seeds. She disappeared into the darkness of her small home. I was surprised when she emerged with a large fertilizer bag. She untied the top of the bag and began to pull out her stores of homegrown organic seeds. She laughed when I explained my surprise. She laid them out before us, a dazzling array: finger millet; orange maize; Bambara nuts; cowpea; sorghum; soybeans; mung beans; three kinds of groundnuts; popcorn; common beans. All had been saved from her previous harvest. The contribution of chemical fertilizer to these crops was, clearly, just the bag.

    She explained that some would be sold for seed. There is a growing market for these common crops that have all but disappeared with the government’s obsessive promotion of maize. Some she would share with the 50 other farmer members of the local SKI network. And some she and her family happily would consume. Crop diversity is certainly good for the soil, she said, but it’s even better for the body.
    Peasant rights crucial to climate adaptation

    We visited three other Kasisi-trained farmers. All sang the praises of organic production and its diversity of native crops. All said their diets had improved dramatically, and they are much more food-secure than when they planted only maize. Diverse crops are the perfect hedge against a fickle climate. If the maize fails, as it has in recent years, other crops survive to feed farmers’ families, providing a broader range of nutrients. Many traditional crops are more drought-tolerant than maize.

    Another farmer we visited already had planted, optimistically, before the rains arrived. She showed us her fields, dry and with few shoots emerging. With her toe, she cleared some dirt from one furrow to reveal small green leaves, alive in the dry heat. “Millet,” she said proudly. With a range of crops, she said, “the farmer can never go wrong.”

    I found the same determination in Malawi, where the new Farm-Saved Seed Network (FASSNet) is building awareness and working with government on a “Farmers’ Rights” bill to complement a controversial Seed Bill, which deals only with commercial seeds. A parallel process is advancing legislation on the right to food and nutrition. Both efforts should get a shot in the arm with the U.N.’s Peasants’ Rights declaration.

    The declaration gives such farmers a potentially powerful international tool to defend themselves from the onslaught of policies and initiatives, led by multinational seed companies, to replace native seeds with commercial varieties, the kind farmers have to buy every year.

    Kasisi’s Chalala told me that narrative is fierce in Zambia, with government representatives telling farmers such as Tembo that because her seeds are not certified by the government, they should be referred to only as “grain.”

    Eroding protection from GMOs

    As if to illustrate the ongoing threats to farm-saved seed, that same week in Zambia controversy erupted over two actions by the government’s National Biosafety Board to weaken the country’s proud and clear stance against the use of genetically modified crops. The board quietly had granted approval for a supermarket chain to import and sell three products with GMOs, a move promptly criticized by the Zambian National Farmers Union.

    Then it was revealed that the board secretly was drawing up regulations for the future planting of GM crops in the country, again in defiance of the government’s approved policies. The Zambian Alliance for Agroecology and Biodiversity quickly denounced the initiative.

    The U.N. declaration makes such actions a violation of peasants’ rights. Now the task is to put that new tool in farmers’ hands. “As with other rights, the vision and potential of the Peasant Rights Declaration will only be realized if people organize to claim these rights and to implement them in national and local institutions,” argued University of Pittsburgh sociologists Jackie Smith and Caitlin Schroering in Common Dreams. “Human rights don’t ‘trickle down’ — they rise up!”

    https://www.greenbiz.com/article/united-nations-backs-seed-sovereignty-landmark-small-scale-farmers-rights-
    #ONU #semences #déclaration #souveraineté #souveraineté_semencière (?) #agriculture #paysannerie #Zambie #OGM #climat #changement_climatique
    ping @odilon

  • Stalin and the Struggle for Democratic Reform (http://marxism.halkc...
    https://diasp.eu/p/9250820

    Stalin and the Struggle for Democratic Reform by Grover Furr Grover Carr Furr III (born April 3, 1944) is an American professor of Medieval English literature at Montclair State University, but is best known for his books and articles on the history of the USSR under Joseph Stalin, particularly the 1930s[.](nowhere “#socialism #history #russia #ussr #stalin #groverfurr” )

  • Les oubliés d’#Indochine du Camp de #Saint-Livrade.

    Cinquante ans après la chute de Dien Bien Phu, des Français rapatriés d’Indochine vivent toujours dans des baraquements.

    Une route défoncée. Des dizaines de #baraquements délabrés, alignés les uns à côtés des autres, marqués d’une lettre ou d’un numéro, et surmontés d’un toit de tôle. A quelques kilomètres du coeur de Sainte-Livrade, un village d’un peu plus de 6.000 âmes, posé sur les berges du Lot, une simple pancarte indique l’entrée du « #Centre_d'accueil_des_Français_d'Indochine », le #CAFI.

    C’est là, dans cet ancien camp militaire, que sont arrivés en avril 1956, 1.160 réfugiés, dont 740 enfants, rapatriés d’Indochine. Après les accords de Genève de 1954 et le retrait de la France du Sud-Vietnam, l’Etat français a pris en charge ces #couples_mixtes ou ces #veuves de Français (soldats ou fonctionnaires), qui fuyaient la guerre et le communisme. L’Etat les a hébergés « provisoirement » -selon les mots employés en 1956 par les autorités - dans ce #camp_de_transit. Puis les a oubliés. Cela fait cinquante ans qu’ils attendent, cinquante ans qu’ils vivent là.

    « Nous sommes restés toutes ces années sans comprendre, sans rien dire », dit Jacqueline Le Crenn. Agée de 91 ans, cette vieille femme eurasienne vit dans le même baraquement depuis qu’elle a quitté le Tonkin de son enfance, il y a près d’un demi-siècle. Son appartement comprend une entrée-cuisine, une chambre-salon, et une pièce transformée en pagode, où elle voue son culte au Boudha. « Je me suis habituée au camp et à cette vie, poursuit-elle. Je veux mourir ici. »

    Jacqueline fait partie des 48 « ayants-droits » encore en vie, sur les quelque 200 personnes hébérgés au CAFI. La plupart des enfants de rapatriés ont quitté le camp. Mais les plus fragiles sont restés : les veuves, qui n’ont jamais eu les moyens de s’installer ailleurs ; les enfants qui n’ont pas trouvé de travail ; les malades et les handicapés.

    "La guerre est venue et nous avons tout perdu"

    Selon l’association « Mémoire d’Indochine », une quinzaine de personnes handicapées vivent au CAFI, dans des conditions très précaires. Des silhouettes mal assurées hantent en effet le centre des rapatriés. Comme cet homme au teint sombre et aux yeux bridés, claudiquant le long des barraquements. Ou ce quadragénaire aux cheveux longs, qui erre dans le camp en parlant tout seul. « Certains enfants du centre ont fait des crises d’adolescence difficiles, explique le président de Mémoire d’Indochine, Georges Moll. Ils ont été conduits à l’hôpital psychiatrique, et en sont ressortis dans un état catastrophique. »

    Jacqueline Le Crenn vit seule depuis le départ de ses six enfants. La mère de cette femme au physique sec était Vietnamienne et son père, mort à la guerre de 1914-18, Français. « Nous sommes pupilles de la nation », dit fièrement Jacqueline. La vieille femme voûtée, assise à côté d’un poêle à gaz, raconte sa vie d’avant, la « vie heureuse ». La construction d’une maison au Tonkin, où son mari et elle avaient projeté de s’installer, l’achat de rizières pour leurs vieux jours. « Et puis la guerre est venue et nous avons tout perdu. »

    Après la chute de Dien Bien Phu, en 1954, la famille Le Crenn, comme la plupart des rapatriés d’Indochine, ont dû quitter le nord pour le sud du Vietnam. Ils ont ensuite attendu à Saigon, dans des camps, avant de prendre le bateau pour Marseille et d’être hébergés dans plusieurs centres de transit en France. Sainte-Livrade est l’un des deux seuls camps qui subsistent aujourd’hui, avec celui de Noyant, dans l’Allier. « C’était un déchirement, raconte encore Jacqueline. La traversée a duré un mois. Je me disais que ce n’était plus la vie. Les autres étaient sur le pont. Moi j’étais au fond du bateau et je pleurais. »

    En arrivant au camp de Sainte-Livrade, alors entouré de barbelés, le fils de Jacqueline a demandé : « Maman, c’est ici la France ? » « Le plus dur, c’était le froid, précise Jacqueline. Ensuite, il a fallu tenir, tout reconstruire, trouver de quoi vivre. » Beaucoup de rapatriés ont été embauchés dans les usines d’agro-alimentaire de la région. Ou travaillaient dans les champs de haricots.

    Claudine Cazes, 11ème de 16 enfants - et première à être née dans le CAFI, en 1957 -, se souvient des heures d’« équeutage ». « Des sacs de haricots arrivaient au camp le matin et devaient être prêts pour le soir, raconte cette aide-soignante de 47 ans, qui a quitté le camp en 1977. Tout le monde s’y mettait. » Sa mère, Vuong, âgée de 81 ans, vit toujours au CAFI. Son père, Paul, est mort l’année dernière. Français d’origine franco-chinoise, il avait fait de prestigieuses études en Indochine, et travaillait dans les forces de sécurité. Mais en arrivant en métropole, Paul Cazes n’a pas pu intégrer la police française, et a dû travailler à l’usine.

    "L’Etat français sait ce qu’il nous doit. Moi, jamais je ne lui réclamerait rien"

    Logé dans un autre barraquement du camp, Emile Lejeune, 84 ans, dit ne pas avoir de « nostalgie ». Pour sa mère et lui, le rapatriement de 1956 fut un soulagement. Militaire du corps expéditionnaire français en extrême orient (CEFEO), ce fils d’un magistrat français et d’une princesse vietnmienne a été fait prisonnier par le Vietminh en 1946, et est resté sept ans en captivité. « Là-bas, la vie et la mort étaient sur le même plan, témoigne Emile. Beaucoup de mes camarades sont morts de dysenterie, du palu, ou de malnutrition. Le pire, c’était le lavage de cerveau. On nous affaiblissait pour nous inculquer le communisme. » Sur près de 40.000 prisonniers du CEFEO, moins de 10.000 ont survécu aux camps du Vietminh.

    Chez Emile, une photo de jonque, voguant dans la baie d’Halong, des statues de Boudha, et plusieurs couvre-chefs : le traditionnel chapeau conique des vietnamiens, un chapeau colonial usé et un képi de soldat français. Son vieux képi entre les mains, le vieil homme aux yeux bridés dit qu’il n’a « pas de haine en lui ». « Mais je suis attristé, ajoute-t-il. Parce que la France en laquelle nous croyions ne nous a pas accueillis. Nous n’avons jamais été considérés comme des Français, mais comme des étrangers. Parqués, surveillés, puis abandonnés. » Emile, lui, demande juste « un peu de reconnaissance ». Au nom de « ces dames du CAFI, trop humbles pour réclamer ». Au nom de ces « épouses ou mamans de combattants, pour certains morts au champ d’honneur, morts pour la France. »

    D’abord rattachés au ministère des affaires étrangères, les rapatriés du CAFI ont ensuite été administrés par huit ministères successifs. Les directeurs du camp étaient des anciens administrateurs des colonies. « Ils reproduisaient avec nous leurs mauvaises habitudes de là-bas, se souvient Jacqueline Le Crenn. Ils nous traitaient comme des moins que rien. Nous devions respecter un couvre-feu et l’électricité était rationnée. »

    Au début des années 1980, la commune de Sainte-Livrade a racheté les sept hectares de terrain à l’Etat pour 300.000 francs, avec le projet de réhabiliter le centre. Mais ces bâtiments, contruits avant-guerre pour abriter provisoirement des militaires, n’ont jamais été rénovés. Longtemps, il n’y a eu ni eau chaude, ni salle d’eau, et des WC communs. « Pas d’isolation, pas d’étanchéité, sans parler des problèmes d’amiante, et des réseaux d’électricité hors normes », énumère la première adjointe au maire, Marthe Geoffroy.

    En 1999, la municipalité, aidée de l’Etat, a engagé un programme de réhabilitation d’urgence pour les logements ne bénéficiant pas du confort sanitaire minimal. Des travaux à « but humanitaire » dans l’attente d’une solution pour l’ensemble du CAFI. Mais depuis, rien. Le maire (UMP), Gérard Zuttion, se dit bien « un peu choqué » par cette « sorte d’abandon ». Mais il dit aussi que la commune n’a pas les moyens « d’assumer seule les déficiences de l’Etat vis-à-vis de cette population ». Le maire évoque des « projets de réhabilitation sérieux pour les prochains mois ». Puis il se ravise, parle plutôt « d’années ». « A cause de la lenteur de l’administration... »

    « C’est trop tard, tranche Claudine. Tout ce que nous voulons, au nom de nos parents, c’est la reconnaissance. » Sa mère, Vuong, écoute sa fille sans rien dire, s’affaire dans la cuisine puis s’assoit dans un grand fauteuil d’osier. Au crépuscule de sa vie, cette femme jadis ravissante, des cheveux blancs tirés dans un chignon impeccable, n’attend plus rien. Tous les matins, elle apporte une tasse de café sur l’autel où repose une photo de son mari, disparu l’année dernière. Elle dépose d’autres offrandes et brûle un bâton d’encens. Avant de mourir, l’homme de sa vie répétait à ses seize enfants : « Ma seule richesse, c’est vous. L’Etat français sait ce qu’il nous doit. Moi, jamais je ne lui réclamerait rien. Nous vivons dans le camp des oubliés. »

    http://www.rapatries-vietnam.org/oublies-indochine.php

    #camps #France #histoire #rapatriés

    Galerie photo :
    http://www.rapatries-vietnam.org/photos/cafi1/galerie-cafi.htm

    • La mémoire d’Indochine en pointillés dans le village de Sainte-Livrade

      Un fruit du dragon, un bananier, l’autel des ancêtres. Dans le sud-ouest de la France, un air d’Indochine plane sur la localité de Sainte-Livrade, 60 ans après l’arrivée de 1.160 rapatriés dont les descendants tentent de sauver la mémoire.

      C’était dans ce camp de l’armée française, comptant à l’époque 26 baraquements, un peu en dehors du village agricole de quelque 3.500 habitants, que ces « rapatriés d’Indochine », dont quelque 740 enfants, se sont installés en avril 1956, deux ans après les Accords de Genève marquant la fin de la Guerre d’Indochine, le départ des troupes françaises et l’indépendance du Vietnam et du Laos.

      Ils étaient Français, issus de couples mixtes pour certains. Il y avait aussi des veuves, et, disent certains avec une certaine pudeur, des « secondes familles » indochinoises de soldats français.

      Et alors que la France commémore la chute il y a 60 ans de Dien Bien Phu, le 7 mai 1954, il reste encore à Sainte-Livrade, à l’est de Bordeaux, une centaine de ces rapatriés et leurs enfants, dont une poignée vit encore dans les baraquements d’origine, à côté de maisons murées en passe d’être rasées.

      Il y a par exemple dans le « D1 » Mme Thi Lua Fanton d’Andon, qui explique fièrement qu’elle a eu 12 enfants, dont cinq nés en Indochine, d’où elle est arrivée à l’âge de 27 ans avec son mari, un militaire français.

      Tous ont vécu dans ce logement-bâtisse d’environ 60 m2, divisé en trois pièces : un salon-cuisine et deux chambres. « Elle préfère rester là, on lui offrirait un château qu’elle n’en voudrait pas », explique Patrick Fernand, président de l’Association des amis du Cafi (Centre d’accueil des français d’Indochine) de Sainte-Livrade, lui même descendant de rapatriés.

      De sa vie d’avant, Madame Thi, 87 ans, une femme frêle au sourire doux qui cuisine toujours avec des baguettes, parle peu. Juste le souvenir ébauché de son départ de Hanoï, dans le nord, où elle vivait, pour Saïgon, dans le sud, où « il faisait très chaud », avant d’être emmenée en France.

      Pour éviter les représailles sur ces militaires, fonctionnaires ou proches de Français, les autorités avaient décidé de les évacuer et de les accueillir, dans divers centres, en particulier à Noyant (centre), à Bias (sud-ouest) et à Sainte-Livrade. Ils furent les premiers « rapatriés », bien avant ceux d’Algérie.

      Des milliers s’éparpillèrent sur tout le territoire et les plus démunis furent installés dans des camps, une situation en principe provisoire et précaire. Dans les baraquements de Sainte-Livrade, où la France a aussi reçu des Républicains espagnols, l’eau chaude faisait défaut, l’isolation était nulle et l’électricité, rationnée.

      – ’Sale chinetoque’ -

      "Nous avons été très mal accueillis. On était partout humiliés. On nous disait +sale chinetoque+, se souvient Robert Leroy, 68 ans, ouvrier à la retraite, fils d’un colonel de l’armée française. Mais ces rapatriés, qui avaient leur école dans le camp, « n’ont pas fait de bruit », complète Patrick Fernand non sans rappeler que dans la France de l’après-guerre la vie était dure pour tous.

      L’Etat, qui a cédé le camp à la commune de Sainte-Livrade au début des années 1980, « ne s’en est pas beaucoup occupé », témoigne aussi l’ancienne maire du village, Claire Pasut.

      C’est finalement au début des années 2000 que les descendants ont commencé à réclamer. Etrangement, ils craignaient la destruction des baraquements, qui, bien qu’insalubres, semblaient être le réceptacle de toute leur mémoire.

      « Des autels privés (de culte aux ancêtres) ont dû être détruits. C’est très douloureux », explique Patrick Fernand.

      Un accord a finalement été trouvé en 2008 pour la construction de nouveaux logements. Six ans plus tard, la dernière livraison de maisons est prévue en juillet.

      Le frère aîné de Patrick Fernand, Pierre, s’installera au « 17, rue de la Soie ». Un déménagement qu’il vit comme un déracinement, même s’il a lieu à quelques centaines de mètres. L’architecture évoque pourtant le Vietnam : maisons en bois, pergolas rouges, entre lesquelles poussent des cerisiers.

      Dans les deux nouvelles épiceries, on trouve tous les produits du pays : gâteaux au soja, gingembre, pho et soupe aux raviolis, très appréciés des autres habitants du village qui s’y arrêtent pour déjeuner.

      Mais les « rapatriés » espèrent que le quartier du souvenir qu’on leur a promis dans quatre anciens baraquements comprenant la pagode, la chapelle et un lieu de mémoire, sera bien construit.

      « Allez on trinque pour la dernière fois, après ils vont tout raser », dit Patrick Fernand.

      https://www.20minutes.fr/societe/1369581-20140507-20140507-memoire-indochine-pointilles-village-sainte-livr

  • Bandes de femmes, réseaux de femmes à travers l’Histoire – L’Histoire par les femmes
    https://histoireparlesfemmes.com/2019/06/11/bandes-de-femmes-reseaux-de-femmes-a-travers-lhistoire

    …en Égypte antique, une école formait les femmes à la médecine ?
    …le Dahomey comptait un régiment officiel de femmes guerrières et redoutées ?
    …en France, des femmes ont été élues avant même d’obtenir le droit de vote ?
    …pendant la Seconde Guerre mondiale, des aviatrices soviétiques ont semé la terreur dans les rangs allemands ?
    …la conquête spatiale s’est appuyée sur le travail précis et méticuleux d’unités entières de mathématiciennes ?

    Plutôt que de s’attacher à des destins singuliers et exceptionnels, l’ouvrage décrit des actions ou des destins collectifs de femmes anonymes, de l’Antiquité à nos jours, sur tous les continents. Il s’efforce de mettre en lumière ces femmes de l’ombre qui ont lutté ensemble pour leurs droits, affronté des destins communs, défendu main dans la main une cause ou encore fait progresser la science et la culture !

    A retrouver dans votre librairie préférée ou sur le site des éditions Jourdan !

  • Venezuela : consommation de viande par habitant et par an : 2,7 kg en 2018, soit -34,1% par rapport à 2017 : 4,1 kg/hab./an
    47 litres de lait/hab./an (-20%)
    La principale source de protéines est le queso blanco duro, fromage blanc séché.

    Cae a 2,7 kilos el consumo de carne por habitante en Venezuela
    http://www.el-nacional.com/noticias/economia/cae-kilos-consumo-carne-por-habitante-venezuela_285116

    El Instituto Venezolano de la Carne y la Leche denunció que en lo que va de año el consumo de proteína cárnica por habitante en Venezuela ha disminuido a 2,7 kilos. Se trata del menor indicador de demanda de América Latina y una drástica caída con respecto al promedio de 2018, que fue de 4,1 kilos por persona.

    Representa una contracción de la demanda de 34,1%, de acuerdo con el portal Banca y Negocios. El presidente de Invelecar, Carlos Albornoz, hizo la comparación con un mercado mucho más pequeño, como el de Uruguay, donde el promedio per cápita es de 55 kilos.

    El consumo de leche también está por debajo de los requerimientos establecidos por la Agencia de Naciones Unidas para la Alimentación y la Agricultura. El venezolano ingiere apenas 47 litros de ese producto por año, lo cual representa una disminución de 20%. En comparación, cada uruguayo ingiere 230 litros.

    Albornoz asegura que la proteína más consumida en Venezuela es el queso blanco duro, que llega a 46% de los hogares.

  • L’idée selon laquelle le #petit_déjeuner est le #repas le plus important vient-elle d’un #lobby ?

    Que ce soit par nos parents ou les publicités, l’affirmation selon laquelle le petit-déjeuner est le repas le plus important de la journée est constamment répétée. Pourtant, encore aujourd’hui, les effets de ce repas sur la santé sont débattus.

    L’idée, très répandue, selon laquelle le petit-déjeuner est le repas le plus important de la journée apparaît la toute première fois au début du XXe siècle, sous la plume de Lenna F. Cooper, dans les pages d’un magazine de santé américain de l’époque nommé #Good_Health.

    « A bien des égards, le petit-déjeuner est le repas le plus important de la journée, car c’est le repas qui nous fait commencer la journée, écrit ainsi cette diététicienne dans les pages du mensuel publié en août 1917. Il ne devrait pas être consommé précipitamment, et toute la famille devrait y participer. Et surtout, il doit être composé d’aliments faciles à digérer, et équilibré de telle façon que les différents éléments qui le composent sont en bonnes proportions. Ça ne devrait pas être un repas lourd, il devrait contenir entre 500 et 700 calories ».

    Le journal dans lequel écrit Lenna F. Cooper n’est pas anodin. Good Health appartient à #John_Harvey_Kellogg, qui en est également le rédacteur en chef. Et Lenna F. Cooper est la protégée du Dr Kellogg.

    Une idée dans l’air du temps

    Cette idée ne sort pas de nulle part. Elle naît avec un changement des habitudes alimentaires au tournant du XXe siècle, alors que les pays occidentaux sont en pleine révolution industrielle, selon Alain Drouard, historien et sociologue de l’alimentation. C’est à cette période que naît le concept de petit-déjeuner tel qu’on le connaît aujourd’hui.

    « Avant cette période, dans les milieux ruraux, bien sûr les personnes avaient des prises alimentaires pour rompre le jeûne de la nuit, mais ce n’était pas ritualisé, explique le professeur Drouard. Les aliments qu’on associe maintenant au petit-déjeuner n’étaient pas encore répandus. »

    On consomme alors le matin ce qu’il restait dans le garde-manger ou les restes du dîner de la veille. Mais alors que de plus en plus de monde quitte la campagne et les champs pour se rendre en ville travailler dans des emplois sédentaires à l’usine ou dans des bureaux, beaucoup de travailleurs commencent à se plaindre d’indigestion. Leur régime est inadapté.

    « A cette même époque, un discours d’inspiration scientifique fleurit. Des médecins commencent à se lever contre l’industrialisation de l’alimentation, aux Etats-Unis comme en France, pour préconiser un retour à une alimentation riche en céréales, et généralement plus saine et naturelle », explique Alain Drouard.

    Le docteur, inventeur et nutritionniste John H. Kellogg est très investi dans cette recherche du meilleur mode de vie possible, ce qu’il appelle « #biologic_living » (« mode de vie biologique »). Directeur du #sanatorium de #Battle_Creek dans le Michigan, il dispense aux personnes aisées des traitements allant de la #luminothérapie à l’#hydrothérapie, selon les principes de #santé (physique et morale) de l’#Eglise_adventiste_du_septième_jour. Il prescrit à ses patients des régimes à base d’aliments fades, faibles en gras et en viande. C’est dans ce contexte-là qu’en 1898, le docteur Kellogg invente les #cornflakes, les pétales à base de farine de maïs, à l’origine un moyen pour lui de combattre l’#indigestion.

    Son frère, #Will_Keith_Kellogg, voit le potentiel commercial dans les cornflakes et en 1907 il décide de la commercialiser pour le grand public. Les #céréales Kellogg’s sont nées. Et le petit-déjeuner, soutenu par les thèses de nutritionnistes comme Kellogg, prend son essor, alors même que les céréales de petit-déjeuner envahissent le marché.

    Il faut toutefois attendre 1968 pour que la #multinationale s’installe en France et y commercialise ses céréales.

    Cent ans après une idée qui persiste via la recherche

    Cent ans après l’affirmation de Lenna F. Cooper, l’idée selon laquelle le petit-déjeuner est le repas le plus important de la journée persiste. Elle est toujours très présente dans le milieu de la recherche en nutrition. De nombreuses études ont été menées depuis cette époque qui lient la prise régulière d’un petit-déjeuner à une bonne santé, à une perte de poids ou même à de plus faibles risques de problèmes cardiaques ou de diabète.

    Mais les méthodes utilisées dans ces recherches ne sont pas toujours très convaincantes. Une étude américaine de 2005 établit par exemple un lien entre le fait de manger un petit-déjeuner et le fait d’avoir un faible #indice_de_masse corporelle (#IMC). Mais il ne s’agit pas ici d’étudier les résultats provoqués par un changement d’habitudes alimentaires. L’étude compare simplement deux groupes aux habitudes différentes. Ce faisant, toutes les variables qui entrent en jeu pour déterminer si la cause du faible ICM est la prise régulière d’un petit-déjeuner, ne sont pas prises en compte. L’étude établit donc une corrélation, un lien entre ces deux facteurs, mais pas un véritable un lien de causalité. De nombreuses études utilisent des méthodes similaires.

    En janvier, une méta-analyse, c’est-à-dire une étude compilant les données de beaucoup d’autres études, a été publiée sur le sujet. Et les chercheurs concluent n’« avoir trouvé aucune preuve soutenant l’idée que la consommation d’un petit-déjeuner promeut la perte de poids. Cela pourrait même avoir l’effet inverse ».

    Tout cela ne veut pas dire que le petit-déjeuner est mauvais pour la santé. Plusieurs recherches ont par exemple prouvé que manger un petit-déjeuner était bénéfique dans le développement de l’enfant. Mais trop de variables entrent en jeu pour pouvoir affirmer que prendre un petit-déjeuner est effectivement une pratique essentielle à notre bonne santé. La définition même de ce qui constitue un petit-déjeuner varie grandement selon les études, car l’heure à laquelle ce repas est pris ou sa composition peut beaucoup changer entre les sujets observés.
    Beaucoup d’études… financées par les géants du secteur

    Il existe un autre problème. « Beaucoup, si ce n’est presque toutes, les études qui démontrent que les personnes qui mangent un petit-déjeuner sont en meilleure santé et maîtrisent mieux leur poids que ceux qui n’en mangent pas sont sponsorisées par Kellogg’s ou d’autres compagnies de céréales », explique la nutritionniste Marion Nestle sur son blog Food Politics.

    Par exemple, une étude française du Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) citée en 2017 par Libération, qui soulignait le fait que « le petit-déjeuner est en perte de vitesse, sauf le week-end », était entièrement financée par Kellogg’s. Une revue systématique de 2013 sur les bienfaits du petit-déjeuner pour les enfants et les adolescents, financée par Kellogg’s, relevait que sur les quatorze études qu’ils analysaient, treize avaient été financées par des compagnies de céréales.

    Une autre méta-analyse a été lancée en 2018 par une équipe de recherche internationale, The International Breakfast Research Initiative (Ibri). Composée de chercheurs de plusieurs pays, l’équipe cherche à analyser les différents types de petits-déjeuners et leurs apports en nutriments grâce à des données récoltées dans tous les pays respectifs des chercheurs, dans le but de déterminer des recommandations nutritionnelles précises pour le plus grand nombre.

    Ce travail est financé par le groupe Cereal Partners Worldwide, une coentreprise spécialisée dans la distribution de céréales créée en 1991 par Nestlé et Général Mills, le sixième groupe alimentaire mondial qui commercialise entre autres 29 marques de céréales (qui finance d’ailleurs directement le versant canadien et américain de l’étude).

    Toutes ces recherches peuvent ultimement servir à la publicité de Kellogg, de Nestlé et d’autres marques. « Et quelle est la source principale d’information des Français en matière de nutrition ? C’est la publicité. Qui détient les budgets publicitaires les plus importants ? Les groupes alimentaires. Il y a encore quelques années, ça dépassait le milliard d’euros », remarque Alain Drouard.

    En résumé : L’idée selon laquelle le petit-déjeuner est le repas le plus important de la journée est effectivement liée à l’industrie des produits de petits-déjeuners, et notamment des céréales. Si depuis le développement de cette idée de nombreuses recherches ont été menées pour prouver cette affirmation, beaucoup de ces études montrent moins une véritable cause entre la prise régulière d’un petit-déjeuner et une bonne santé, que des liens, parfois contradictoires. Et une grande part de ces recherches sont sponsorisées par de grands groupes agroalimentaires comme #Kellogg's ou #Nestlé.

    https://www.liberation.fr/checknews/2019/06/09/l-idee-selon-laquelle-le-petit-dejeuner-est-le-repas-le-plus-important-vi
    #alimentation #idée_reçue #imaginaire

    • Intéressant... Je ne connais que l’Europe où on a un petit déj spécial, pas composé contre les autres repas. En Malaisie, par exemple, le petit déj est souvent du riz au wok, manière d’accommoder les restes de la veille. Ou alors un plat salé : soupe de nouilles, riz cuit au lait de coco, etc. Ce petit-déj aux céréales est justement un sous-repas et ça va contre l’idée qu’il faudrait bien manger le matin...

      De ce que j’ai cru comprendre de la vie rurale (et j’ai un copain paysan qui vit comme ça !), les gens avant prenaient un petit truc le matin, de préférence liquide, parce que tôt c’est difficile de manger, et faisaient une bonne collation vers 9h ou 10h, quand l’appétit arrivait. Aujourd’hui, tu te lèves tôt et tu dois partir tout de suite, c’est parfois difficile d’avoir un vrai petit-déj à une heure correcte. (Les rythmes scolaires et de travail ne respectent pas ces besoins.) Les céréales passent peut-être mieux...

      Ensuite, comme le soir est le seul moment libre pour manger à son goût, c’est un repas qui est plus riche que ce qu’il devrait être pour bien dormir.

      Il y a une maxime populaire qui dit « manger le matin comme un roi, le midi comme un prince et le soir comme un gueux » et j’ai retrouvé quasiment la même en malais ! Comment est-ce que le bol de céréales se fait passer pour un repas de roi et surfe sur ce précepte ? Mystère !

    • La vie moderne ne respecte rien des besoins des personnes : ni sommeil, ni bouffe, ni repos, ni socialisation, rien.
      Le truc est de nous transformer en robots, de peur de leur laisser la place.

      J’avais fait des expériences sur moi à la fin de l’adolescence et début de l’âge adulte. Un bon repas salé dans l’heure qui suit le lever est ce qu’il y a de plus efficient.
      Le mieux a été l’inversion des repas français : diner le matin et petit dej le soir. Ni lourdeur, ni coup de pompe, de l’énergie et un poids idéal sans y penser.

  • #DHIHA8 Nous sommes à la croisée des chemins ! | Devenir historien-ne
    https://devhist.hypotheses.org/3692

    Cela fait maintenant plus d’une décennie que l’on parle de “révolution numérique” ou, de façon plus appropriée de “tournant numérique”, des sciences humaines et sociales. Le label “Humanités numériques”, s’il est d’une redoutable efficacité académique, avec ses quelques créations de postes universitaires, ses injonctions à “faire du numérique” dans les financements par projets, etc., ne semble pas vraiment avoir permis à l’ensemble de la profession de négocier le tournant.

    La légitimité des enseignements dits “numériques” doit encore trop souvent être défendue.

    Il est vrai que les formations “au numérique” se sont pourtant multipliées dans les cursus en histoire. On pense bien sûr à celles que deux des intervenants à #DHIHA8 avaient mises sur pied, en Licence à Reims pour Caroline Muller et en Master à Toulouse pour Sébastien Poublanc, mais aussi aux initiatives pionnières, qu’il s’agisse du Pireh ou des ateliers de Claire Lemercier et Claire Zalc.

    Si je pense malgré tout pouvoir parler de demi-échec, c’est que toutes ces formations, autant que celles que j’ai pu être amené à dispenser, d’abord à l’EHESS avec Franziska, puis à l’Université de Lille, apparaissent très largement attachées à des individualités. Elle sont souvent considérées par nos pairs comme des formations à confier aux “geeks-de-service”, idéalement de façon optionnelle et, si c’est obligatoire, sans que cela n’occupe trop d’heures dans la maquette. C’est que, voyez-vous, les étudiantes et étudiants doivent plutôt faire “des-choses-vraiment-importantes” ; certains n’hésitant pas à affirmer leur inanité la plus totale, s’interrogeant régulièrement sur l’intérêt même du maintien de telles options et s’élevant systématiquement contre toute proposition de rendre ces enseignements en partie obligatoires.

    Le propos de ce billet est de faire quelques hypothèses sur les raisons de cet échec et de tenter d’imaginer des solutions qui nous permettront de “négocier le tournant” numérique de nos disciplines.

    #humanité_numérique #pédagogie #pompe_a_fric

  • Blog • #Mioveni, le monde de #Dacia-#Renault

    Un beau #livre sur un monde qui n’est pas toujours forcément beau, c’est ainsi que l’on pourrait présenter, si on voulait faire vite, l’album d’#Anne_Leroy et #Julia_Beurq sur Mioveni, la petite ville roumaine dont quelque 14 000 habitants sur les 32 000 recensés (enfants et retraités compris) sont salariés dans l’usine où l’on fabrique les fameuses #Logan et autres #Duster [1].

    Si on devait classer ce livre dans les rayons d’une librairie, ce serait plutôt parmi les « beaux livres » en raison de la qualité exceptionnelle de ses photos et de la présentation soignée de l’ensemble. Mais un doute ne manquera pas de s’insinuer : qu’ont-ils de si beau ce site industriel, les immeubles type HLM qui l’entourent et leurs habitants qui se prêtent au jeu proposé par la photographe en se laissant captés par sa camera ? La difficulté à apporter une réponse tranchée à une telle question annonce en quelque sorte l’intérêt particulier que présente cet album. En effet, nous sommes ici loin des clichés en noir et/ou blanc si fréquents s’agissant de la Roumanie de l’après-Ceauşescu et des mutations en cours dans ce pays.

    A voir et revoir ces photos d’Anne Leroy, à lire et relire les pages qui les accompagnent de Julia Beurq, la gêne occasionnée par l’impression de kitsch qui se dégage du décor ambiant désuet, des lieux publics qui rappellent l’atmosphère des films est-européens des années 1970 ou encore des poses figées adoptées par les hommes et les femmes confrontés à la caméra est vite chassée par le regard tendre posé par la photographe qui nous réconcilie en quelque sorte avec tout un monde qui vit à sa façon, selon ses règles, en fonction de sa propre histoire et qui doit faire face à des contraintes dont on réalise par ailleurs difficilement la pesanteur… Saisi dans son humanité, ce monde se révèle non seulement attachant mais beau aussi, à sa façon. Il occupe une position intermédiaire entre un passé communiste qui n’est pas prêt à s’effacer et le modèle capitaliste occidental qu’il est désormais appelé à suivre. A vrai dire, les deux s’entremêlent, même si le premier semble l’emporter. On s’en rend compte à travers les images de certaines scènes du restaurant municipal de la ville aux grandes tables et aux regards tristes des convives ou encore aux chaises couvertes de housses blanches décorées à l’occasion des fêtes. Seule touche occidentale, si l’on veut, et encore en net décalage dans le temps, la statue d’Elvis, « en blanc et bleu délavé qui se dresse face à une discothèque poussiéreuse » (p. 58) dans laquelle se produit un ancien ouvrier de l’usine devenu une célébrité locale en interprétant les tubes du « King ».

    “Un cordon ombilical relie Mioveni à Dacia. Si l’usine ferme, Mioveni disparaît.”

    Les propos des personnes interrogées nous apprennent en revanche à quel point elles vivent bien dans leur temps. Il y a nettement moins de commentaires nostalgiques pour l’époque du « răposatul » (le « défunt », c’est ainsi qu’on appelle fréquemment Ceauşescu) que dans le reste du pays, et pour cause : grâce à la reprise de Dacia par Renault en 1999, la ville-usine de Mioveni a survécu à l’abandon des fleurons de l’industrie roumaine bradés lors de la privatisation sauvage qui avait frappé de plein fouet tant d’autres cités mono-industrielles. Les rares ouvriers qui ont accepté de parler, alors que leurs conjointes et les retraités ont été plus coopératifs, ne se plaignent pas de leur sort comme tant de leurs compatriotes, souvent plus mal lotis. Cătălin, qui travaille au pressage, se dit par exemple « chanceux d’avoir un emploi stable et un salaire plus que correct comparé à la moyenne roumaine ». Pourtant les pressions ne manquent pas. « On nous demande d’aller toujours plus vite », raconte-t-il. En effet, relève Julia Beurq, à l’entrée de chaque section, des panneaux indiquent le nombre de pièces produites par minute, la moyenne d’âge des employés, la proportion d’hommes et de femmes, le pourcentage des robots, etc. (p. 30). La photo de l’« employé du mois » y figure aussi en sorte que les méthodes capitalistes modernes de gestion ne sauraient choquer outre-mesure ceux qui se rappellent encore de l’organisation socialiste du travail d’antan. Le droit de grève est assuré et, si les ouvriers prêts à courir le risque d’en faire usage sont peu nombreux, tous se souviennent de la « grande grève » de 2008 qui après dix-neuf jours a fait plier « les Français ». Le chantage à la délocalisation reste dissuasif : « Un cordon ombilical relie Mioveni à Dacia. Si l’usine ferme, Mioveni disparaît », fait remarquer le responsable du Syndicat automobile Dacia.
    Un monde tiraillé entre un passé révolu et un avenir incertain

    La photo reprise sur la quatrième de couverture représente en premier plan un champ en friche puis, en second plan, les nouveaux bâtiments de l’usine au pied desquels on aperçoit les Dacia fraîchement sorties des ateliers. Entre les deux, on aperçoit d’énormes conduits de gaz rouillés en plein air comme il y en a encore tant à l’Est. Nous avons là un aperçu du « mélange des genres » omniprésent en Roumanie : l’usine flambant neuf, les vieilles installations héritées du passé et la nature qui a repris ses droits à force d’être oubliée pendant la longue transition… Enfin, pour compléter le tableau, signalons la photo du berger faisant paître ses moutons au bord de la route reliant Mioveni à Piteşti (p. 39) qui suggère l’état actuel des campagnes roumaines, tandis que celle des bâtiments désaffectés de l’ancienne usine automobile ARO de Câmpulung, ville située non loin de Mioveni (p. 33), est nettement plus représentative pour l’état actuel de l’industrie roumaine que les photos prises dans les ateliers de l’usine reconstruite et mise aux normes par Renault (p. 24 et 25).

    La profusion d’icônes qui ornent ce qui est présenté comme le bureau du maire de la ville (p. 66) mais aussi les scènes de recueillement lors de la célébration de la saint Nicolas (p. 61 62, 63, 64 et 65) montrent le poids considérable de l’Église orthodoxe ou plutôt d’une certaine religiosité populaire en Roumanie, y compris dans une ville assez prospère comme Mioveni. Tiraillé entre un passé révolu et un avenir incertain, le monde roumain tel qu’il apparaît dans le livre de Julia Beurq et Anne Leroy semble y trouver l’apaisement et la convivialité que le monde moderne auquel il a accès ne semble pas à même de lui fournir. S’il assure à nombre de Roumains une capacité d’endurance étonnante à bien des égards, cet encrage dans la « tradition » est aussi le signe de leur fragilité.

    https://www.courrierdesbalkans.fr/Mioveni-le-monde-de-Dacia-Renault
    #industrie_automobile #Roumanie #photographie
    ping @albertocampiphoto @philippe_de_jonckheere

  • Ces femmes qui ont compté dans l’ombre
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2019/06/05/ces-femmes-qui-ont-compte-dans-l-ombre_5471924_1650684.html


    photo apparaissant « par magie », donc non créditée

    On trouve beaucoup d’exemples de travaux scientifiques basés sur le travail de « calculatrices féminines », dont les noms apparaissent au mieux dans les remerciements.

    L’un de mes articles scientifiques préférés a été écrit par Edward Lorenz, en 1963, et s’intitule « Deterministic Nonperiodic Flow » (flot déterministe et non périodique). Il s’agit de l’un des textes fondateurs de la théorie du chaos. Son contenu passera dans le grand public un peu plus tard à travers la belle image de l’effet papillon : un battement d’ailes d’un papillon au Brésil pourrait engendrer un ouragan au Texas. Cette publication est un mélange extraordinaire de physique, de météorologie, de mathématiques et de simulations numériques. Je l’ai lue et relue un très grand nombre de fois et je croyais la connaître jusque la semaine dernière.

    Un article de Joshua Sokol dans Quanta Magazine m’a appris que j’aurais dû lire le dernier paragraphe dans lequel l’auteur remercie « Miss Ellen Fetter qui a pris en charge les nombreux calculs et les graphiques ». Comment ? Ce n’est pas Edward Lorenz qui a fait les calculs, mais une assistante ? Il faut comprendre que simuler le mouvement de l’atmosphère sur un ordinateur était une composante essentielle de l’article. En 1963, les ordinateurs étaient primitifs et « prendre en charge les calculs » aurait probablement mérité un peu plus qu’un discret remerciement.

    Ce n’est pas la première fois que des scientifiques utilisent des « calculatrices féminines », dont les noms apparaissent au mieux dans les remerciements. Dix ans auparavant, Enrico Fermi, John Pasta et Stanislaw Ulam publiaient la première simulation numérique d’un système physique complexe. On peut considérer cet article comme la naissance d’une nouvelle discipline de physique mathématique. Il s’agissait d’étudier, sur un ordinateur, les vibrations d’une chaîne constituée d’une soixantaine de ressorts « non linéaires ».

    Là encore, deux lignes discrètes dans la publication remercient Miss Mary Tsingou pour « la programmation efficace du problème et pour avoir effectué les calculs sur l’ordinateur Maniac de Los Alamos », ce qui représente pourtant une partie très importante du travail. Ce n’est qu’en 2008 que le physicien Thierry Dauxois lira ces deux lignes et proposera d’appeler Fermi-Pasta-Ulam-Tsingou cette simulation numérique. J’aurais même proposé de respecter l’ordre alphabétique…

    #paywall

    • Nicole-Reine Lepaute — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicole-Reine_Lepaute


      Détail d’un portrait de Nicole-Reine Lepaute
      par Guillaume Voiriot, là aussi, il faut aller chercher l’auteur qui n’est pas mentionné dans les infos WP de l’image, mais en note de l’article…

      Nicole Reine Lepaute, née Étable, le 5 janvier 1723 à Paris, morte dans la même ville le 6 décembre 1788, est une calculatrice et astronome française. Elle est, avec Caroline Herschel et la marquise du Châtelet une des principales femme scientifique du siècle des Lumières.

      Son travail est souvent inclus dans celui d’autres auteurs, dont Jérôme de Lalande et son mari. Mais, s’il faut en croire Lalande, qui l’aimait beaucoup, elle était « un maître plutôt qu’un émule ». Elle a notamment aidé au calcul de la date précise du retour de la comète de Halley de 1759 et contributrice majeure au calcul de l’éphéméride astronomique La connaissance des temps.

    • On trouve beaucoup d’exemples de travaux scientifiques basés sur le travail de « calculatrices féminines », dont les noms apparaissent au mieux dans les remerciements.

      L’un de mes articles scientifiques préférés a été écrit par Edward Lorenz, en 1963, et s’intitule « Deterministic Nonperiodic Flow » (flot déterministe et non périodique). Il s’agit de l’un des textes fondateurs de la théorie du chaos. Son contenu passera dans le grand public un peu plus tard à travers la belle image de l’effet papillon : un battement d’ailes d’un papillon au Brésil pourrait engendrer un ouragan au Texas. Cette publication est un mélange extraordinaire de physique, de météorologie, de mathématiques et de simulations numériques. Je l’ai lue et relue un très grand nombre de fois et je croyais la connaître jusque la semaine dernière.

      Un article de Joshua Sokol dans Quanta Magazine m’a appris que j’aurais dû lire le dernier paragraphe dans lequel l’auteur remercie « Miss Ellen Fetter qui a pris en charge les nombreux calculs et les graphiques ». Comment ? Ce n’est pas Edward Lorenz qui a fait les calculs, mais une assistante ? Il faut comprendre que simuler le mouvement de l’atmosphère sur un ordinateur était une composante essentielle de l’article. En 1963, les ordinateurs étaient primitifs et « prendre en charge les calculs » aurait probablement mérité un peu plus qu’un discret remerciement.

      Calculs faits à la main

      Ce n’est pas la première fois que des scientifiques utilisent des « calculatrices féminines », dont les noms apparaissent au mieux dans les remerciements. Dix ans auparavant, Enrico Fermi, John Pasta et Stanislaw Ulam publiaient la première simulation numérique d’un système physique complexe. On peut considérer cet article comme la naissance d’une nouvelle discipline de physique mathématique. Il s’agissait d’étudier, sur un ordinateur, les vibrations d’une chaîne constituée d’une soixantaine de ressorts « non linéaires ».

      Là encore, deux lignes discrètes dans la publication remercient Miss Mary Tsingou pour « la programmation efficace du problème et pour avoir effectué les calculs sur l’ordinateur Maniac de Los Alamos », ce qui représente pourtant une partie très importante du travail. Ce n’est qu’en 2008 que le physicien Thierry Dauxois lira ces deux lignes et proposera d’appeler Fermi-Pasta-Ulam-Tsingou cette simulation numérique. J’aurais même proposé de respecter l’ordre alphabétique…

      En remontant encore dans le temps, on arrive à une période où les calculs étaient faits à la main, et où la main en question était bien souvent féminine. Dans les années 1940, un membre d’un institut de mathématiques appliquées ose parler du kilogirl (kilofille) : la quantité de calculs qu’une femme peut produire en mille heures ! Vers 1880, l’astronome Edward Charles Pickering recrute, à Harvard (Massachusetts), une équipe de plus de 80 calculatrices féminines surnommées « harem de Pickering » et payées moins qu’un ouvrier.

      On sait que la comète de Halley est visible dans le ciel à peu près tous les soixante-seize ans. Sa trajectoire est perturbée par l’attraction de Jupiter et de Saturne. Au milieu du XVIIIe siècle, certains savants doutaient encore de la théorie de la gravitation de Newton. Le calcul de la date du retour de la comète fut un grand moment de l’histoire des sciences. En novembre 1758, l’académicien Alexis Clairaut annonce un retour « vers le mois d’avril de l’année prochaine ».

      Ce fut un triomphe quand sa prédiction se réalisa. La théorie est en effet due à Clairaut, mais les calculs monstrueux ont été effectués par Joseph Lalande et Nicole-Reine Lepaute qui « calculaient depuis le matin jusqu’au soir, parfois même à table ». Clairaut « oubliera » de remercier sa collaboratrice. La Ville de Paris rendra partiellement justice à Nicole-Reine, en 2007, en donnant son nom à une rue.

      Nicole-Reine Lepaute (1723-1788), calculatrice et astronome.

      En 2017, l’ingénieur de Google James Damore a été renvoyé après avoir affirmé que le manque d’informaticiennes était d’origine biologique.

  • ’Being mean is lucrative’ : queer users condemn YouTube over homophobic content
    https://www.theguardian.com/technology/2019/jun/07/youtube-homophobic-content-lgbtq-users

    Site’s waffling over harassment during Pride month was ‘not surprising’, YouTuber says YouTube’s haphazard response to an anti-gay harassment controversy this week underscores the company’s continuing failure to protect creators from hate speech, queer users say. The platform’s initial refusal to discipline Steven Crowder for years of sustained anti-gay and racist harassment of Carlos Maza, a video journalist for the US news site Vox, drew widespread criticism. The company’s response was “not (...)

    #YouTube #discrimination #harcèlement #LGBT

    https://i.guim.co.uk/img/media/0497cca68f429095a42431def20093d091a99bca/568_119_3089_1855/master/3089.jpg

  • Grève aux urgences : le mouvement prend une ampleur inédite, certains soignants réquisitionnés de force - Sud Ouest.fr
    https://www.sudouest.fr/2019/06/04/greve-aux-urgences-le-mouvement-prend-une-ampleur-inedite-des-soignants-req

    Une crise inédite frappe les services d’urgences depuis plus de deux mois, mais les réponses de la ministre Agnès Buzyn se font attendre

    Le mouvement de grève aux urgences dure depuis plus de deux mois et ne faiblit pas, signe d’un profond malaise. Une manifestation est prévue jeudi à Paris, en plein congrès des urgentistes, où Agnès Buzyn n’a pas encore confirmé sa venue.

    La poussée printanière a pris racine : entamée mi-mars dans un hôpital parisien, la grève des services d’urgences a essaimé dans des dizaines d’établissements partout en France, notamment dans le Sud-Ouest. Au départ, il y a eu l’agression de trop, qui a poussé les infirmiers et les aides-soignants de Saint-Antoine, dans l’est de la capitale, à se mobiliser.

    L’initiative a fait tâche d’huile, d’abord au sein des Hôpitaux de Paris (AP-HP), où les soignants ont créé le collectif Inter-Urgences, qui n’a cessé de s’étendre depuis.

    « On en est à 80 services », a déclaré mardi Candice Lafarge, aide-soignante à Saint-Antoine et membre de ce collectif. À l’AP-HP, après plus de dix semaines de grève, le « taux global de mobilisation » prenant en compte les personnels absents et assignés se maintenait lundi « en-deça de 30% » dans les 25 services concernés, selon la direction.

    Le mouvement, soutenu et encadré par les principaux syndicats hospitaliers (CGT, SUD, FO), s’est cristallisé autour des revendications traditionnelles sur l’augmentation des salaires et des effectifs. Mais derrière l’effervescence, « le malaise est profond et général », observe François Braun, chef de service au CHR de Metz-Thionville et président de Samu-Urgences de France.

    >>> Lire aussi : « En fait, on craque » : paroles d’urgentistes au bord de la crise de nerfs

    L’association avait appelé à un débrayage symbolique de 5 minutes le 28 mai à midi. « Plus de 150 services ont répondu », photos à l’appui, assure-t-il. Soit près du quart des 640 établissements dotés d’une structure d’urgences.

    Ce praticien chevronné confie n’avoir « jamais vu un malaise de cette ampleur » et s’inquiète d’une « démobilisation complète » de professionnels pourtant « très attachés au service public ».
    Un niveau de malaise jamais atteint

    Un nouveau palier a été franchi ces derniers jours, avec une recrudescence d’arrêts maladie chez les soignants. À Lons-le-Saunier (Jura), « des mesures de réquisition de personnels ont dû être prises par le préfet », indiquait la semaine dernière l’Agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne-Franche-Comté. En clair, pour obliger les soignants à se remettre au travail, l’ARS a fait appel aux forces de l’ordre, gendarmes ou policiers, qui viennent déloger les grévistes chez eux.

    Une infirmière, seule à son domicile avec ses enfants, raconte à Médiapart comment elle a été réveillée par les gendarmes en pleine nuit mercredi dernier.

    « Mes enfants ont été réveillés (…) J’étais en larmes, paniquée, en colère. La journée de travail a été terrible : le matin, il y avait une vingtaine de patients en attente d’un lit, pas de médecins, des internes désemparés. J’ai fini la journée en pleurs. Je travaille depuis 11 ans aux urgences, je n’ai jamais été dans cet état. Je suis nerveusement épuisée. Je suis à mon tour allée voir mon médecin pour me faire arrêter. Et en rentrant chez moi, j’ai trouvé les gendarmes, avec une nouvelle réquisition pour le lendemain matin. »

    De son côté, l’ARS pointe simplement un « absentéisme soudain dans un contexte de mouvement social », avant d’en appeler à « la déontologie médicale et (au) sens des responsabilités ».

    À Paris, l’équipe de nuit des urgences de l’hôpital Lariboisière s’est à son tour mise en arrêt maladie et ne s’est pas présentée dans la nuit de lundi à mardi. Pour pallier leur absence, les équipes de jour ont été réquisitionnées et forcées de travailler 18 heures d’affilée. « C’est un tournant historique dans le conflit social. Les personnels en ont tellement marre que, d’un coup, ils renoncent », explique Patrick Pelloux, président emblématique de l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf).
    Agnès Buzyn déplore le mouvement de grève

    Mais Agnès Buzyn n’en tire pas la même analyse : « C’est dévoyer ce qu’est un arrêt maladie. Je pense que ce n’est pas bien, ça entraîne une surcharge de travail pour les autres », a-t-elle réagi mardi matin sur France Inter.

    Déjà, la semaine dernière, elle avait affirmé qu’il n’y avait « pas de solution miracle tant que nous n’avons pas plus d’urgentistes formés dans notre pays », tout en demandant « un effort considérable dans les hôpitaux pour mieux organiser les urgences ».

    Pour le Dr Braun, « la question des effectifs est un faux problème », car « beaucoup de gens qui se présentent aux urgences devraient être pris en charge ailleurs », soit par les médecins libéraux, soit dans d’autres services hospitaliers.

    « Le diagnostic, on l’a déjà, le traitement on le connaît. On demande qu’on nous décharge la barque »

    La ministre de la Santé est comme chaque année attendue au congrès organisé par Samu-Urgences de France et la Société française de médecine d’urgence, qui débutera mercredi à Paris. Mais l’événement ne figure pas à son agenda diffusé mardi matin. En revanche, une « manifestation nationale » à l’appel du collectif Inter-Urgences partira de Montparnasse vers 13h30, en direction du ministère.

  • Vive éclosion des langues de révolte | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/06/08/vive-eclosion-des-langues-de-revolte

    Arabat réunit un ensemble de textes, photographies et dessins et un film en deux parties sur DVD, le tout né de la résidence, en 2018, d’Élodie Claeys et de Caroline Cranskens à Plounéour‐Ménez, en plein cœur des monts d’Arrée.

    Le titre, signifiant en breton « ne pas » (aussi bien : « interdit », « défense de »  – « ça suffit »), est inspiré d’un poème d’Anjela Duval (1905−1981), paysanne et poétesse bretonne dont les artistes auteures se sont nourries tout au long de leur séjour entre deux hivers.

    #langues_de_révolte

    • Arabat
      Va hiraezh. Va c’hwervoni
      — N’anavezan ket an enoe —
      Arabat o lakaat em gwerzennoù.
      E teñvalañ kombod va c’halon
      E fell din o derc’hel kuzh.
      Arabat ‘ouezfe den va c’halvar
      Nemet an Hini en deus merket deomp an Hent.
      Arabat sammañ seurt sammoù
      War divskoaz ar re yaouank.
      ‘Pad ma c’hell ar c’hozhiad
      O dougen e-unan.
      Ret mousc’hoarzhin d’o mousc’hoarzh,
      Zoken pa vroud ar boan grisañ.
      Ret eo magañ dezho o spi
      En un Dazont a vo o hini
      Hag a baeo kantvedoù mezh…

      2 a viz Kerzu 1972

      https://www.anjela.org/oberenn/arabat/?lang=bz

      E galleg

      Interdit
      Mon mal d’’être. Mon amertume
      — Je ne connais pas l’’ennui —
      Je n’’ai pas le droit de les mettre dans mes vers.
      Dans le coin le plus sombre de mon cœœur
      Il faut que je les garde au secret.
      Personne ne doit savoir mon calvaire
      Si ce n’’est Celui qui nous a montré le Chemin.
      Défense de déposer ces fardeaux
      Sur les épaules des jeunes.
      Tant que la vieille peut
      Les porter par elle-même.
      Il faut grimacer un sourire
      Même quand perce la douleur la plus vive.
      Il faut leur donner l’’espoir
      En un Avenir qui sera à eux
      Et qui effacera des siècles de honte…

      2 décembre 1972

      (Traduction Paol Keineg)

      https://www.anjela.org/oberenn/interdit-2


    • Arabat - Éditions isabelle sauvage
      https://editionsisabellesauvage.fr/catalogue/arabat

      Présentation
      Arabat réunit un ensemble de textes, photo­gra­phies et dessins et un film en deux parties sur DVD, le tout né de la rési­dence, en 2018, d’Élodie Claeys et de Caro­line Crans­kens à Plounéour‐​Ménez, en plein cœur des monts d’Arrée.

      Le titre, signi­fiant en breton « ne pas » (aussi bien : « inter­dit », « défense de » — « ça suffit »), est inspiré d’un poème d’Anjela Duval (1905−1981), paysanne et poétesse bretonne dont les artistes auteures se sont nour­ries tout au long de leur séjour entre deux hivers.

      Versant livre sont réunis les regards de Caro­line Crans­kens et d’Élodie Claeys, à travers textes et photo­gra­phies, et celui d’Agnès Dubart, qui lors d’un séjour de quelques semaines auprès d’elles a dessiné à l’encre noire les yeux de diffé­rentes personnes rencon­trées en concluant chaque séance de pose par cette même ques­tion : « qu’est-ce que vos yeux aiment voir ? », avant de traduire ces regards inté­rieurs par la couleur et l’aquarelle.

      Versant film, deux parties donc, indé­pen­dantes et complé­men­taires, « à valeur d’ici et d’ailleurs », l’une, Prises de terre, se passant dans les monts d’Arrée, l’autre, Au‐​Delà de Nous, à travers la France, là où il est ques­tion de collec­tifs, de résis­tance et de révolte (de Notre‐​Dame‐​des‐​Landes aux ronds‐​points des gilets jaunes). Caro­line Crans­kens et Élodie Claeys ont suivi le fil des rencontres pour explo­rer quelques cellules vivantes parmi une profu­sion infi­nie. Au rythme du vent, des clairs‐​obscurs, du chant du cour­lis cendré ou des slogans de mani­fes­ta­tions, cadrées sur les pieds, les visages ou les mains, les histoires de vies entrent en réso­nance et en contra­dic­tion avec les aspi­ra­tions et les colères du présent. Comment faire le pont entre les actes et les paroles, les indi­vi­dus et les foules, la nature et la nature humaine ? Arabat est avant tout une vision du collec­tif en mouve­ment, de l’entraide possible entre lieux, enra­ci­ne­ments, luttes, géné­ra­tions, corps et langages. Parce qu’il est l’heure de se bran­cher à la terre et à la fois de se relier aux autres, plus que jamais.

    • Merci pour toute cette documentation @simplicissimus.

      Et sinon, question plus personnelle : parles-tu breton ou as-tu approché cette langue de quelqu’autre façon ?
      Parce que en lisant les pages que tu références, je me suis laissé dériver de liens en liens et je suis (fatalement) arrivé ici :

      https://www.coop-breizh.fr/1030-livres-en-breton

      Aurais-tu quelques conseils à me donner pour entrer en apprentissage de cette langue ?

    • Ah ! le breton,…

      Non, je ne le parle pas, mais l’ai cotoyé de très très près. Un peu moins maintenant, mais encore.

      Je fais partie de la génération Stivell puis Tri Yann et Servat. À l’époque, et compte tenu de mon goût pour les langues, j’avais évidemment essayé de plonger dedans, de la grammaire de Roparz Hémon à la méthode Assimil. Mon principal problème étant que je manquais d’occasion de le pratiquer. Dans mon patelin du littoral, les derniers locuteurs disparaissaient dans l’indifférence générale. À l’époque, il en subsistait un accent à couper au couteau en français, mais cet accent à aujourd’hui totalement disparu. Reste encore les très abondants #bretonnismes, qui viennent d’ailleurs de faire un retour remarqué par le biais de l’opuscule d’Hervé Lossec qui a connu, et connait toujours, un succès de librairie ahurissant.

      À Paris, bien qu’habitant non loin, voire dans le quartier, je ne fréquentais pas les milieux actifs. Bref, pas de breton.

      Quelques années (!) passent et il se trouve, à peu près par hasard, que ma fille à l’occasion de démarrer sa scolarité en breton. Elle y a accompli tout le trajet de la maternelle à la fin du primaire. Pour les mêmes raisons que moi à peu près, elle en est sortie en comprenant mais, étant en milieu bilingue, sans volonté affirmée de le parler. Sur les trois grandes copines, une seule - qui n’est pas ma fille – est restée dans le réseau bilingue (en fait, deux successifs), va passer son bac en breton et défile pour que les épreuves de maths soient en breton.

      Étant donné le mode de fonctionnement de ses écoles auquel les parents d’élèves sont fortement associés, j’ai pas mal entendu parler et j’ai fini par comprendre à peu près de quoi on parlait, mais je ne parle toujours pas. On me dit grand bien des stages d’immersion, mais je n’ai pas essayé. J’ai accompagné l’apprentissage de ma fille, lu les livres d’enfants et passé les CDs de comptine et autres. Il en reste quand même quelques choses, mais l’occasion manque toujours.

      Pour l’apprentissage, je ne saurais pas trop quoi te recommander. Surtout vu mon propre résultat… L’imprégnation et la pratique.

      D’ailleurs, coïncidence, aujourd’hui est passé, je crois bien pour la première fois, l’excellente émission de France 3 Bretagne #Bali_Breizh que je regarde assez souvent (quand c’est des copains ou des connaissances qui passent). Pointée par @vanderling, en réponse à billet de @philippe_de_jonckheere à propos du clarinettiste Dominique Jouve (le documentaire est vraiment remarquable). L’émission est en breton, mais sous-titrée.
      https://seenthis.net/messages/785888

      Sinon, tu as (avais…) la série de sketches djeunz’ Ken tuch’
      https://vimeo.com/45565882


      avec divers personnages récurrents, dont un Roumain apprenant le breton à Rennes (l’acteur était un des profs de ma fille et le personnage très fortement inspiré d’un assistant maternel…)
      (sous-titres également)

      Y a aussi une autre mini série, genre Un gars, une fille qui tourne en ce moment et passe de temps en temps sur FB, mais je n’arrive pas à mettre la main dessus.

    • D’après ce que tu dis au premier billet de tes réponses, nous devons être de la même génération (Stivell, Dan Ar Braz, Servat, Ar Sonerien Du, Planxty, etc...) J’ai eu l’occasion de côtoyer quelques Bretons à Lyon pendant mes études. Un d’entre eux m’a même appris à jouer du « tin whistle » irlandais et on se faisait des guinches terribles avec quelques autres « folkeux » de toute origine dans nos piaules. Étant originaire de l’Est (Franche-Comté), j’ai donc eu la chance par ce biais d’être initié à la culture musicale « celtique » et ça ne m’a jamais lâché. Au cours d’un long périple en Bretagne en 1980 (ou 81 ?) j’ai repris un bon bain de culture musicale chouchenn-compatible et j’ai même trouvé un bouquin d’apprentissage du ... breton vannetais. Mais vu que le contenu de cet ouvrage était imprégné de catholicisme pur et dur, j’ai pas vraiment eu l’envie de décoller. Je sais bien que la Bretagne est une terre où la tradition religieuse est restée très prégnante, toussa, mais bon, faut quand même pas déconner ... Donc je papillonne au gré de mes navigations internautesques. Le mieux serait d’aller s’installer dans cette région mais après, il faudrait retrouver des anciens qui parle le « vrai » breton et là ... Car apparemment, le breton enseigné institutionnellement est empreint d’un certain académisme. On va y réfléchir et peut-être songer à organiser un déménagement avant toute chose. En attendant, merci pour toutes ces références.