person:étienne chouard

  • Politique et Éco n°202 - TV Libertés 11 février 2019 - François Asselineau : L’ Europe n’est pas la solution mais le problème
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/15657-politique-et-eco-n-202-tv-libertes-11-fevrier-2019-francois-asselin

    Les élections Européennes aurons lieu le 26 mai 2019, aussi, face à la censure médiatique dont est victime l’UPR, nous continuerons à leur donner la parole, pour qu’au moins ceux qui croise notre route puissent écouter leur arguments pour une sortie de l’€uro, de l’Europe et de l’Otan, et ainsi recouvrer notre souveraineté afin de pouvoir définir nos politiques nationales, et ainsi battre monnaie pour nous extirper du piège des intérets de la dette.

    Source : UPR.fr

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : Étienne Chouard - Chouard brise l’omerta sur le système politique français (2014)

    Crashdebug.fr : « Liberté, égalité, informés » : cinq mesures pour protéger la liberté et l’indépendance de l’information

    Crashdebug.fr : Pierre Jovanovic : Les Élections présidentielles sont manipulées (Planètes (...)

    #En_vedette #Divers


  • Notre Cause Commune - Instituer nous-mêmes la puissance politique qui nous manque (Étienne Chouard)
    https://www.crashdebug.fr/loisirss/73-livres/15643-notre-cause-commune-instituer-nous-memes-la-puissance-politique-qui

    A la recherche de solutions (même si on les connaît déjà), j’ai entendu parler de ce bouquin lors de l’entretien entre Étienne Chouard & François Asselineau, aussi je me le suis acheté, je ne peux que vous conseiller de faire de même (12€), une personne qui désire réellement faire bouger les lignes se doit d’avoir un argumentaire imparable, car elle n’aura pas deux fois la chance de s’exprimer, aussi il faut convaincre vos interlocuteurs dès le départ. Donc, aiguiser vos arguments, affûter vos esprits, la bataille ne fait que commencer, car le pire est devant nous, et le moment venu il faudra pouvoir proposer des solutions autres que celles qu’ont tenteras (à coup sûr) de nous imposer encore, et encore, et qui sont TOUJOURS les mêmes depuis 50 ans.... Ces gens ont un (...)

    #En_vedette #Livres #Loisirs


  • Étienne Chouard - François Asselineau : L’entretien - UPR TV
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/15633-etienne-chouard-francois-asselineau-l-entretien-upr-tv

    Un gros morceau que je voulais vous reserver pour ce week end, vous noterez que ce sont les premier pas d’UPR TV, aussi on verras tout cela d’un oeil bienveillant.

    Retrouvez l’entretien entre Étienne Chouard et François Asselineau. Ce débat, animé par Zamaan, porte sur les Gilets-Jaunes, le RIC, l’offre politique, la Constitution et les élections européennes à venir.

    Source : Youtube.com

    Information complémentaire :

    #En_vedette #Divers


  • Étienne Chouard, apôtre du RIC et idole des « gilets jaunes » (Le Figaro)
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/15542-etienne-chouard-apotre-du-ric-et-idole-des-gilets-jaunes-le-figaro

    Étienne Chouard dans le Figaro, pas de doutes « il se passe quelque chose... » ; )))) vous voyez c’est pour ça que je dis qu’ils sont bien, certes ils sont de droite, ça il n’y a pas d’ambiguïté là-dessus, mais ils gardent une forme d’éthique, et ça, ça devient rare, c’est pourquoi nous y sommes abonnés (en plus il propose un paiement mensuel contrairement à Marianne)

    PORTRAIT - Depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », ce professeur de droit et d’économie enchaîne les conférences et court les ronds-points pour défendre l’avènement d’une nouvelle démocratie.

    « Ce n’est pas le moment de roupiller, il se passe un truc que j’attends depuis quinze ans ! » Étienne Chouard, 62 ans, professeur de droit et d’économie au lycée Marcel-Pagnol de Marseille, multiplie depuis le début du (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises


  • Etienne Chouard, figure du RIC, fait salle comble dans le Vaucluse
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/15516-etienne-chouard-figure-du-ric-fait-salle-comble-dans-le-vaucluse

    La salle de l’Autre scène à Vedène (jauge de 400 places) affiche complet, ce dimanche après-midi, pour la conférence d’Etienne Chouard, figure du "Non" au référendum européen en 2005. De nombreuses personnes n’ont pu rentrer...

    Etienne Chouard n’a pour l’instant pas encore pris la parole. Des associations locales présentent actuellement leurs actions : la Roue (monnaie locale), Gem, qui souhaite créer un supermarché coopératif à Avignon, et le Sel, association d’échanges de biens et services où l’unité de paiement est le temps.

    La conférence sera retransmise demain sur internet.

    Source : Ledauphine.com

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : RIC : 78% des Français plébiscitent le référendum populaire

    Crashdebug.fr : Moment détente (?) : Discours Macron, (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises


  • François Asselineau analyse et répond aux vœux de Macron (UPR)
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/15445-francois-asselineau-analyse-et-repond-aux-voeux-de-macron-upr

    Source(s) : UPR via Moutons Enragés.fr

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : Gilets Jaunes : L’imposture MACRON (Philippe Béchade)

    Crashdebug.fr : Gérard Filoche démolit Macron - L’imposture du président décodée

    Crashdebug.fr : Moment détente (?) : Discours Macron, analyse et décryptage en 1mn 54s par Etienne Chouard

    Crashdebug.fr : Eric Zemmour : « Macron, c’est fini pour lui » (RTL)

    Crashdebug.fr : François Asselineau présente ses vœux aux Français pour l’année 2019 (UPR)

    #En_vedette #Divers


  • Etienne Chouard : la grande confusion (vidéo)

    http://lahorde.samizdat.net/2018/12/27/etienne-chouard-la-grande-confusion-video

    https://www.youtube.com/watch?v=TeKJfN3F7vs

    Et on en remet une couche ! Vue sur blogyy, le site de notre camarade Yannis Youlountas.
    http://blogyy.net/2018/12/22/etienne-chouard-la-grande-confusion-video

    Faut-il s’étonner du retour en grâce d’Étienne Chouard ?

    LA GRANDE CONFUSION

    Sous une apparence anodine voire sympathique, #Étienne_Chouard incarne parfaitement la confusion d’une époque troublée, hésitante et contradictoire.

    Une époque tiraillée entre la révolte lucide (qui mène à l’émancipation sociale) et la colère aveugle (qui mène au fascisme).

    Une époque de clair-obscur dans laquelle le ras-le-bol généralisé devant l’arrogance du pouvoir ouvre une brèche furtive, une fenêtre dans l’Histoire, un moment où tout est possible, ou presque.

    Alors qu’Étienne #Chouard prétend fournir un outil pour favoriser l’émancipation sociale, il participe simultanément, depuis des années, à un phénomène antagoniste qui conduit à la pire des aliénations : un glissement sémantique et stratégique qui profite à #Marine_Le_Pen et à ses complices.

    L’ #extrême-droite n’a jamais été aussi proche du pouvoir, en France, depuis la deuxième guerre mondiale. Il ne lui reste plus qu’une seule chose à faire pour rafler la mise et rendre la société encore plus autoritaire et mortifère : déverrouiller les derniers réflexes de méfiance.

    Depuis longtemps, Étienne Chouard y contribue (plusieurs exemples dans la vidéo). Il brouille les marqueurs politiques. Il qualifie d’extrême-droite le pouvoir capitaliste tout en prétendant que le principal parti d’ #extrême-droite s’est déplacé à gauche. Il nie la dangerosité de nos pires ennemis politiques. Il répand la confusion.

    #RIC #Gilets_jaunes


  • Michel Midi : Etienne Chouard s’explique – Investig’Action – Michel Collon (Moutons Enragés)
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/15435-michel-midi-etienne-chouard-s-explique-investig-action-michel-collo

    Diabolisé par les chiens de garde de la « ligne de pensée officielle », Étienne Chouard répond aux questions de Michel Collon. Il faut continuer à s’informer et à approfondir les clés de la nouvelle constitution, qui permettra de redonner le pouvoir au peuple. Partagez !

    Volti

    Source : Lesmoutonsenrages.fr

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : Gérard Filoche démolit Macron - L’imposture du président décodée

    Crashdebug.fr : Gilets Jaunes : L’imposture MACRON (Philippe Béchade)

    Crashdebug.fr : Entretien avec Étienne Chouard (La Mutinerie)

    #En_vedette #Divers


  • Michel Collon interroge Etienne Chouard : Gilets jaunes, référendum citoyen, Soral, médias Michel Collon - 2 Janvier 2019 - Investigaction
    https://www.investigaction.net/fr/michel-midi-etienne-chouard-sexplique

    Pour ce numéro spécial de Michel Midi, Michel Collon était en compagnie d’Etienne Chouard, pour aborder des thèmes d’actualité : les gilets jaunes, référendum citoyen, le rôle des médias, Soral etc.

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=916&v=QrixgC4HOtg

    #Etienne_Chouard #GiletsJaunes #RIC


  • François Asselineau présente ses vœux aux Français pour l’année 2019 (UPR)
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/15425-francois-asselineau-presente-ses-voeux-aux-francais-pour-l-annee-20

    Petit passage en revue des moments forts de 2018 et perspectives pour 2019, je suis d’accord avec François Asselineau, je suis assez optimiste pour 2019 car je pense que nous avons atteind un point de rupture (et que de plus en plus de français(es) se rendent compte de l’hérésie de la période actuelle)

    Source(s) : UPR.fr via Les Moutons Enragés.fr

    Information complémentaire :

    Crashdebug.fr : Moment détente (?) : Discours Macron, analyse et décryptage en 1mn 54s par Etienne Chouard

    Crashdebug.fr : Gilets Jaunes : L’imposture MACRON (Philippe Béchade)

    Crashdebug.fr : Gérard Filoche démolit Macron - L’imposture du président (...)

    #En_vedette #Divers


  • La défense des juifs, ultime morale des pouvoirs que leurs peuples désavouent | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/171594/gilets-jaunes-antisemitisme-pretexte-pouvoir-vigilants

    par Claude Askolovitch

    La haine de la plèbe chez les bourgeois honnêtes m’a toujours amusé ; elle est une pensée décorative qui distrait de la peur, et comme ce pouvoir cède et cède encore à quiconque le menace, policiers en préavis de grève ou « gilets jaunes » qui répondent en brutes de bal populaire à la violence légitime de l’État, comme le président est allé plier le genou virtuel sur la pétition web d’une « gilet jaune » et lui a écrit que finalement, elle avait raison, les marcheurs dépités ont bien droit à un réconfort verbal. Ils se requinquent en stigmatisant l’antisémite, et n’auront pas peur de combattre les quenelliers ! Ah, les braves gens.

    Au demeurant, la quenelle est une saloperie. Mais, oserais-je, la quenelle des salopards n’est qu’un instant des « gilets jaunes », que seule l’acrimonie élitaire décrète signifiant.

    On aurait pu, a contrario, passer en boucle sur nos télévisions ces « gilets jaunes » savoyards qui s’enlaçaient sur « La foule » de Piaf, dans une scène douce et onirique, le soir où des gendarmes émus levaient leur barrage, et on aurait alors commenté leur ressemblance avec les occupants d’usines du Front populaire ? On aurait pu chanter la fraternité de ces veillées de Noël où des « gilets jaunes » se sont tenu chaud, et l’humanité émouvante de ces désormais plus que rien. Mais concernant le peuple ici et maintenant, spontanément, une bourgeoisie préfère voir la chemise brune sous le gilet jaune. Et je ne pourrais, juif, que m’en inquiéter.

    J’appelle ici « vigilants » ces femmes et ces hommes cultivés et engagés qui, je n’en doute pas, ne me veulent, juif, que du bien, et qui recherchent, cherchent encore et trouvent toujours –la haine est irréfutable– l’antisémitime qui rongerait le pays. Les vigilants sont des éclairagistes d’influence. Ce qu’ils sortent de l’ombre devient indiginité nationale. On ne saurait discuter leurs affolements qui, mis bout à bout, deviennent une lecture admise de la société. Les vigilants, cette saison, ont éclairé les « gilets jaunes » d’une lumière implacable.

    Avant les quenellards du samedi parisien, ils avaient ainsi mis à jour une banderole, photographiée dans le Rhône, qui attestait l’ambiance. On y lisait, en contrebas d’un barrage de « gilets jaunes », cette équation sordide et clairement anti-juive : « Macron = Drahi = Attali = Banques = Medias = Sion », les « s » étant calligraphiés façon nazie, les « a » suggérant un triangle franc-maçon. Indubitablement odieuse et fasciste, cette banderole fit florès. Pourtant, elle ne disait rien des barrages, ni de celles et ceux qui les tenaient.

    Le Progrès, 20 minutes ou l’AFP en firent justice dans des articles enquêtés. La banderole, saleté éphémère, n’avait été en place que peu de temps ; les « gilets jaunes » qui tenaient le barrage, l’ayant découverte, l’avaient détruite eux-mêmes. Elle ne venait pas d’eux. Elle était, cette banderole, l’œuvre de provocateurs malins, squatteurs pervers et anonymes d’un mouvement peu structuré.

    Mais –puissance de la vigilance et de la pulsion de bavardage de nos élites– la banderole, démontée, vécut avec une intensité rare et fut une tendance sur les réseau sociaux, la première preuve de l’antisémitisme des contestataires, avant la confirmation quenellarde, point d’orgue du « on le savait bien ».

    J’ai, juif, un point de vue sur les vigilants : ils m’enferment bien plus qu’ils ne me protègent, et travestissent bien plus qu’ils ne révèlent. Ils m’exposent à des combats dont je ne veux pas et dont je deviens le prétexte. Ils me singularisent, affolent ma mère et avec elles toutes celles et ceux, juifs, qui à force de matraquage pensent que toute l’actualité, encore et toujours, converge contre nous. C’est heureusement inexact, quand bien même nos paysages ne sont pas joyeux.

    Dans une France d’abandon et de rancœurs, de rumeurs et d’inquiétude, les crapuleries d’un Soral ou d’un Dieudonné peuvent se glisser en folklore sordide. Mais ce n’est pas l’antisémitisme qui mène ce bal, simplement l’envie de vulgarité qui anime les hommes que l’on oublie, et qui s’oublient.

    C’est triste pour la France, mais est-ce périlleux pour les juifs ? Ces malheureux idiots ne nous détestent pas de préférence, en dépit de leurs gourous, et il serait absurde d’entrer dans leur perversité et de la nourrir d’indignations forcées. La scène du Sacré-Cœur était laide bien avant d’être antisémite. Sans doute ne l’était-elle pas, et celle du métro, possiblement, pas davantage. De la viande bête, de la viande saoule, entonne un air vulgaire et reproduit un geste de pornographie politique.

    La vieille dame du métro n’a pas voulu porter plainte et conteste que les pochtrons imbéciles qu’elle avait chapitré ait prononcé des mots anti-juifs. Il n’y avait, pour nous juifs, pas grand-chose à dire ; on a dit pourtant, et c’est ici que je redoute un danger, si d’habitudes, de paresses, d’automatismes, de vigilance, de cynisme, on mobilisait l’offense faite aux juifs pour punir les « gilets jaunes », en les écrasant d’une épithète infâmante.

    Cela a commencé, cela a pris, le bavardage est le propre de la politique. C’est, manifestement, une méchanceté et un mensonge. Croit-on vraiment que sur les barrages, il n’y a pas de tendresse ni de beaux sentiments ? Croit-on que dans la foule, il n’est pas d’espérance ni d’humanité ?

    Mais on brosse à petites touches, de petits faits vrais mais choisis, un tableau sordide d’une France des provinces lumpenisée et trumpisée, perméable au complotisme, acquise à l’antisémitisme, mue par la haine de l’élite et des Rothschild qui furent les patrons de Macron, et tout, alors, serait limpide, et tout serait plié.

    Que l’on prenne garde : ce discours est performatif plus que descriptif. Il ne raconte pas le mouvement, mais l’emprisonne et peut le remodeler. Il anticipe ce qui n’est pas et n’a pas lieu d’être, mais qui sait ? Il fabriquera l’horreur, s’il apparaît qu’effectivement, la question juive est le prétexte des gouvernants contre les réfractaires, si pour disperser cette révolte qui l’empoisse, les beaux chevaliers de la forteresse assiégée du pouvoir m’empoignent, moi, juif, et m’utilisent comme leur arme suprême, me jettent à la figure des enragés. La haine, alors, viendra.

    L’antisémitisme n’est pas une vue de l’esprit. Il existe dans les replis de notre société, blesse et parfois tue. Mais il n’est qu’une violence minoritaire, marginale et condamnée –et instrumentalisée aussi bien. L’antisémitisme est cette aubaine que la vigilance offre aux gouvernants en souci. Nous y sommes, exactement. Pris en flagrant délit de mépris puis de reculade, le pouvoir –ses hérauts– s’oublie et se grise de vertu, tel un doux ivrogne qui chasse ses faiblesses dans la dive bouteille.

    Soyons clairs, ici. Les juifs français, une poignée de centaines de milliers d’individus citoyens, ne participent pas à cette construction. On la leur amène, on la leur impose, on les y enferme, dans les façons des vigilants, dans la complaisance des politiques à nous témoigner des sollicitudes, et chacun se félicite d’une si bonne entente.

    Tout ceci est humain et parfois de bonne compagnie, mais pas exempt de danger ni de folies. Depuis des années –la montée des actes antisémites en attestait–, on expliquait aux juifs et à propos des juifs que l’islamiste, le musulman, l’immigré par extension, le migrant, l’homme de la banlieue islamisée et ensauvagée, était l’ennemi du juif comme de la République, et l’ennemi des ensauvagés était notre gardien.

    Les vigilants cultivaient la bourgeoisie libérale et d’autorité, qu’elle fut socialiste ou de l’ex-UMP. D’autres allaient plus loin et, avec une certaine logique, affirmaient que face à l’ennemi, les juifs devaient résolument pencher à droite, le plus à droite possible, et devenir avec le triste Zemmour et le joyeux Goldnadel les flancs-gardes des Le Pen, Wauquiez ou Dupont-Aignan, car les ennemis de mes ennemis sont mes amis, comme dirait Benyamin Netanyahou, qui préfère Orbán et Bolsonaro au juif cosmopolite Soros et aux mollassons démocrates. Nous ne jouions plus Crémieux puis Lacoste, si l’on parlait de l’Algérie, mais l’OAS ; il fallait bien cela pour nous épargner l’islam et ses ensauvagés des cités, nos repoussoirs communs.

    Ils brossent, ces vigilants, le tableau d’une France dont Soral rêverait, qui n’existe pas mais qu’il fabriquent de leur jactance, que des médias de Panurge prolongent et que des politiques sans structure entérinent.

    Je devrais, juif, éviter aussi bien la Somme que la Seine-Saint-Denis, redouter Trappes comme Carcassonne. Je devrais, dans une terre qui a oublié mon martyre, me résigner à ne vivre qu’à l’amitié des riches, des puissants et des cyniques, et accepter, pour mon bien, que mon histoire serve à repousser le musulman comme le « gilet jaune », que certains ici veulent traiter en ennemi.

    Tariq Ramadan d’un côté, la quenelle de l’autre, les épouvantails à juifs quadrilleraient le territoire, et seul le pouvoir, seuls les possédants, seuls les libéraux, seuls les macronistes, seuls ceux qui possèdent le monde, pourraient me tolérer.

    Réalise-t-on –je parle en juif et en républicain– ce que portent ces logiques susurrées, instillées, admises, commentées et retweetées ? Rarement la vérité simple d’un pays aura été niée à ce point par un discours prétendu vertueux –et j’en serais, juif, l’objet, et ils en sont, les vigilants, coupables.

    Réalise-t-on pourtant quel malheur nous préparons –je parle en juif–, si venons à penser que dans notre pays, seuls les riches nous agréeraient, si nous oublions que ce peuple mal embouché nous cacha, jadis, quand les élites prêtaient serment à Pétain ?

    Pouvons-nous, juifs, vivre heureux en France dans l’idée que le peuple nous rejette, si nous participons ensuite à son humiliation, et si nous consentons aux opportunismes des politiques et aux manipultions des vigilants ? Nos ancêtres, sous l’autocrate russe, savaient être tolstoïens et ne haïssaient pas le moujik au prétexte des progromes, pourtant réels ceux-là.

    Posons pour finir. Nul ne prétend que le pays est simple, ou la période.

    Nul ne prétend que le mouvement baptisé « gilets jaunes » est exempt de laideurs populacières, qui s’entremêlent aux insurrections populaires.

    Nul ne croit que Dieudonné ou Soral sont des illusions.

    Nul le croit que les peuples sont commodes, et joyeux les dilemmes des juifs.

    Nul ne pense qu’il est facile d’être de gauche au Royaume-Uni, quand Jeremy Corbyn, ayant rendu le Labour aux masses, grasseye le plus stupide des tiers-mondismes et, croyant aimer la Palestine, autorise le malheur des vieux juifs du travaillisme.

    Nul ne pense qu’il est pimpant de se vouloir insoumis, quand le populaire François Ruffin fait résonner des thèmes étranges et ne veut pas comprendre qu’Étienne Chouard, complotiste et un temps soralien, n’est plus de son monde. Mais s’il l’était ? Et de cette question, je suis, comme d’autres, et en dépit de moi, contaminé.

    #Antisémitisme #Manipulation #Médias #Gilets_jaunes

    • Je ne peux pas dire que je suive de très près l’actualité, je crois qu’au contraire j’ai pris de très mauvaises bonnes habitudes en 2016-2016 en décidant de tout ignorer de la catastrophe électorale en cours alors, mais lors de mes exercices de dyslexie créative, j’ai bien vu passer un article ou l’autre à propos de ces incidents antisémites relatifs aux gilets jaunes (qu’on met toujours entre guillemets dans Le Monde, comme si la chose était salissante), et j’ai été surpris de ma propre réaction, je me suis dit, ah ben tiens comme c’est curieux, l’antisémitisme comme dernière cartouche du discrédit et puis de vieux réflexes plus prudents m’ont dit que sans doute il fallait que je fasse un choix sur cette affaire, soit je me documentais, j’essayais d’en savoir un peu plus sur le sujet pour me forger une opinion qui soit un peu plus qu’une réaction, soit je retournais dans mon garage faire de l’html avec des bouts de trucs à moi et je décidais de n’en rien penser, j’ai choisi, évidemment, la deuxième solution. Et puis je tombe sur cet article dans mon fil de seenthis et j’en suis drôlement reconnaissant à Claude Askolovitch qui confirme bien ce que je pensais tout bas, le tout en continuant de jouer dans mon garage.

    • J’ai, juif, un point de vue sur les vigilants : ils m’enferment bien plus qu’ils ne me protègent, et travestissent bien plus qu’ils ne révèlent. Ils m’exposent à des combats dont je ne veux pas et dont je deviens le prétexte.

      L’antisémitisme n’est pas une vue de l’esprit. Il existe dans les replis de notre société, blesse et parfois tue. Mais il n’est qu’une violence minoritaire, marginale et condamnée –et instrumentalisée aussi bien. L’antisémitisme est cette aubaine que la vigilance offre aux gouvernants en souci. Nous y sommes, exactement. Pris en flagrant délit de mépris puis de reculade, le pouvoir –ses hérauts– s’oublie et se grise de vertu, tel un doux ivrogne qui chasse ses faiblesses dans la dive bouteille.

      Soyons clairs, ici. Les juifs français, une poignée de centaines de milliers d’individus citoyens, ne participent pas à cette construction. On la leur amène, on la leur impose, on les y enferme, dans les façons des vigilants, dans la complaisance des politiques à nous témoigner des sollicitudes, et chacun se félicite d’une si bonne entente.

    • Ça y est, j’ai trouvé le tag approprié : #belles_âmes. Les belles âmes, ce sont ces personnes qui poussent les agendas de personnes minorisées ou discriminées ou exploitées ou invisibilisées. Que l’on gratte un peu et l’on devine parfois, derrière le plaisir d’être une belle âme et de se distinguer des âmes laides, certains intérêts (mal)habilement dissimulés.

      (C’est le problème des #proféministes qui utilisent leur anti-sexisme pour se faire valoir, voire pour expliquer que le féminisme devrait faire ci ou ça mais pas les emmerder, eux qui ont une si belle âme.)

      Ben là ça ne sert qu’un #mépris_de_classe et un renvoi de toutes les initiatives pour remettre en cause la marche de la France (néolibéralisme, montée des inégalités et prédation du bien public par une caste de dirigeants pour la plupart de culture catholique) dans le camp de l’ennemi public attaché à détruire « nos » valeurs.


  • Les #gilets_jaunes ont renversé la table et ce n’est pas fini...
    https://nantes.indymedia.org/articles/43993

    Dans toute la France, les Gilets Jaunes prolifèrent et s’organisent avec leurs propres façons de faire. Endosser ou pas son Gilet Jaune ne change en rien nos révoltes et le ras-le-bol du système capitaliste.

    #Répression #Resistances #contrôle #social #/ #actions #directes #antifascisme #lutte #étudiant-e-s #lycéen-ne-s #mouvement #Répression,Resistances,contrôle,social,/,actions,directes,antifascisme,lutte,étudiant-e-s,lycéen-ne-s,mouvement,gilets_jaunes

    • Les 7 éclatantes victoires des Gilets jaunes saison 1

      1. « Le régime Macron a été brisé psychologiquement » (Emmanuel Todd).
      2. Les “grands” médias sont apparus dans leur vérité crue : de vulgaires et détestables officines de propagande arcboutées dans la défense grotesque de leur caste.
      3. Les vieilles organisations politiques et syndicales d’opposition de façade ont été ringardisées, marginalisées.
      4. Les vieilles élites intellectuelles de gauche, éternelles donneuses de leçons à deux balles, se sont ridiculisées : le soupçon de manipulation des GJ par l’extrême droite, la curée stupide contre Étienne Chouard et son supposé “confusionnisme”…
      5. Parallèlement à ces destructions salubres des derniers vestiges du vieux monde, les GJ ont réinventé une nouvelle manière du vivre ensemble en redonnant fierté et espoir à toutes les couches populaires de leur pays (leur plus belle victoire, selon moi) .
      6. Les GJ ont jeté les bases saines d’une reconstruction politique du pays : le RIC.
      7. Enfin, les GJ ont redonné une visibilité positive de la France sur la scène internationale où beaucoup se sont empressés de les imiter.

      https://yetiblog.org/les-7-eclatantes-victoires-des-gilets-jaunes-saison-1

    • Pardon @marielle mais ce texte est exactement le genre de « relativisme » que je n’apprécie pas, justement, et qui fait que je partage peu de choses sur le sujet.
      Oui, Chouard aide au confusionnisme et c’est tout sauf une victoire. Non ce n’est pas une nouvelle manière de vivre ensemble, mais c’est un retour au vivre ensemble, qui, petit à petit, adoucit les mœurs et affermi la morale de ce soulèvement... (enfin j’espère !)
      Non le RIC n’est pas « une base saine », juste un outil qui sera manipulé à l’envie de la même manière que les référendums et autres consultations précédentes...
      etc.


  • Revue de presse « normale » du 16.12 au 22.12.18
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    « Emmanuel Macron tient-il encore les rênes de l’État en main ? »

    Pacte de Marrakech : ces généraux qui accusent Macron de « trahison »

    « Ce n’est pas au peuple d’écouter les prescripteurs d’opinion, mais l’inverse »

    Des clans mafieux recrutant des réfugiés inquiètent Berlin

    Vrai démocrate ou complotiste infréquentable ? Le blogueur Etienne Chouard divise la France insoumise

    La moitié du budget environnement de l’Ile-de-France sert... à tout autre chose

    Syrie : « L’Etat islamique se nourrira du chaos et du vide politique causé par un retrait » des Etats-Unis

    Comment le numérique pollue dans l’indifférence générale

    Les dénégationnistes du jihad

    Après #PasDeVague, la loi Blanquer accusée de vouloir museler les professeurs

    Une loi européenne pour censurer les mouvements sociaux sur Internet ?

    Triste record de crimes à l’arme blanche à Londres

    Bonus

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    Présentation/Archives/Abonnement


  • Les deux visages de Etienne Chouard, chantre du référendum d’initiative citoyenne, Adrien Sénécat, Les Déconants,de L’imMonde
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/12/21/les-deux-visages-d-etienne-chouard-chantre-du-referendum-d-initiative-citoye

    Ancienne figure du « non » au référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen, cet enseignant est à la fois loué pour son travail sur la démocratie citoyenne et critiqué pour certaines de ses positions.[...]

    Désormais, on trouve des élus pour soutenir sa grande idée, de la gauche radicale à l’extrême droite. Et même le gouvernement lui entrouvre la porte. « Je ne vois pas comment on peut être contre son principe », acquiesçait ainsi Edouard Philippe dans un entretien aux Echos, lundi 17 décembre. Le lendemain, le député de La France insoumise (LFI) François Ruffin lui a rendu un vibrant hommage à l’Assemblée nationale : « Le référendum d’initiative citoyenne a fleuri. Oh, il n’a pas fleuri par hasard. Il a fleuri parce que des hommes de conviction – nommons-les, Etienne Chouard et ses amis – ont semé, ont arrosé depuis des années. »

    Seulement voilà, le cas #Chouard divise. Vibrant défenseur de la démocratie citoyenne et chantre du « non » au référendum français de 2005 sur le traité établissant une Constitution pour l’Europe pour certains, l’auteur du « Blog du plan C » (pour Constitution) est décrié par d’autres, qui dénoncent sa complaisance avec des théoriciens d’#extrême_droite, voire des conspirationnistes. « Je suis évidemment en phase avec la proposition pour le RIC, mais j’avoue [que] je n’aurais pas pris en modèle Etienne Chouard, a écrit sur Twitter la députée Clémentine Autain. Mais sans doute suis-je trop sensible aux dérives rouge-brun… »

    En 2014, il qualifiait Alain Soral de « résistant »
    L’intéressé s’en souviendra peut-être. Comme il se souvient de l’auteur de ces lignes, qui l’avait déjà interrogé en 2014 pour L’Express. « J’ai plein de warnings allumés. Je ne sais pas pourquoi vous faites ça, mais vous n’êtes pas honnête », nous a-t-il lâché d’emblée lorsque nous l’avons appelé, jeudi 20 décembre. Il y a quatre ans, déjà, l’enseignant se débattait face à des accusations de proximité avec l’extrême droite. Notamment parce qu’il avait côtoyé l’idéologue d’extrême droite et judéophobe revendiqué Alain Soral, ainsi que des membres de son association, Egalité et Réconciliation.

    Etienne Chouard nous avait fait cette confidence : « Mon curseur politique est simple, c’est celui de la révolution. Celui qui soutient le peuple qui veut se soulever contre ses maîtres est à gauche. A droite, il y a la défense des privilèges. » Il poursuivait : « Pour moi, Alain Soral est à gauche parce qu’il se bat contre les privilèges. C’est un résistant. » Une déclaration parmi d’autres qui lui a valu de nombreuses critiques, l’amenant à se déjuger en partie dans un article sur son blog par la suite. Ce qu’il n’a jamais digéré depuis.

    « Vous me cognez dessus pour décrédibiliser l’initiative »

    Reconnaissons-le d’emblée : le promoteur du référendum d’initiative citoyenne est probablement sincère lorsqu’il écrit qu’il ne veut pas plus de la « dictature éclairée » prônée par #Alain_Soral que « de n’importe quelle dictature, évidemment ». Il l’est aussi sans doute lorsqu’il revendique une certaine ouverture d’esprit. En revanche, affirmer qu’il ignorait la propension du même Soral à tenir des propos homophobes, antisémites (ce pour quoi il a été condamné à plusieurs reprises) ou tout simplement injurieux peut interpeller : soit Etienne Chouard était mal renseigné, soit il a relégué ces considérations au second plan.

    Malgré des « désaccords », qu’il a détaillés sur son site, en 2013, François Ruffin estime désormais que « Chouard a mis fin à ses étranges liens » avec des personnalités d’extrême droite, écrivant sur Twitter qu’il se refuse à « traiter les hommes en pestiférés ». Etienne Chouard, quant à lui, s’estime victime d’une cabale : « On m’accuse publiquement sans me donner la parole. J’ai prononcé des millions de phrases et vous m’attaquez en boucle sur trois phrases ! » Bref, « c’est cousu de fil blanc. Vous m’associez au référendum d’initiative citoyenne et vous me cognez dessus pour décrédibiliser l’initiative », estime-t-il.

    Références conspirationnistes et théories douteuses

    A écouter l’enseignant et ses soutiens, les critiques à son égard n’émaneraient que de personnes malveillantes se focalisant sur un ou deux détails. Les références douteuses sont pourtant récurrentes sur son site et sa page Facebook.

    Parmi elles, on trouve #Thierry_Meyssan, qui défend des théories conspirationnistes sur le 11-Septembre, refusant d’en attribuer la responsabilité aux terroristes d’Al-Qaida. Etienne Chouard a, à plusieurs reprises, salué « le sérieux de son travail » et « la finesse de ses analyses ». « Je ne comprends pas pourquoi vous m’emmenez sur ce sujet-là, nous rétorque-t-il. Thierry Meyssan, je l’ai rencontré il y a longtemps, il est calme… Qu’est-ce que ça peut faire ? » Qu’il s’agisse d’un homme qui a pu diffuser des théories conspirationnistes sur la base d’éléments erronés n’est, selon lui, pas si grave : « Il se trompe ? Et alors ? C’est criminel ? »

    Dans la même veine, le « Blog du plan C » a diffusé plusieurs analyses signées par Paul Craig Roberts, un Américain qui a notamment accusé le gouvernement américain d’avoir orchestré l’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo en 2015.

    Sur le fond, Etienne Chouard a aussi repris à son compte plusieurs théories douteuses. Il a ainsi reproduit un appel du militant écologiste Stéphane Lhomme à résister contre les « mouchards Big Brother » des compteurs électriques Linky – sur la base d’affirmations exagérées, voire farfelues. Autre mythe qu’il a repris à son compte : le fait que la loi « Pompidou-Giscard-Rothschild » de 1973 aurait créé la dette française. L’intéressé reconnaît désormais aujourd’hui que cette présentation des faits était erronée, sans remettre en cause l’interprétation qu’il en tire.

    En cela, l’univers d’Etienne Chouard est comparable à celui de Maxime Nicolle, alias « Fly Rider ». Ce porte-parole des « #gilets_jaunes », prolixe sur Facebook, s’est autant illustré par ses revendications démocratiques, comme le référendum d’initiative citoyenne, que par des affirmations douteuses, comme lorsqu’il a repris des théories d’extrême droite sur le « pacte de Marrakech » de l’Organisation des Nations unies sur les #migrations. Les deux hommes se sont d’ailleurs rencontrés récemment.

    Les journalistes ? Des « traîtres », des « kapos »

    Toutes ces références douteuses et théories sont-elles des errements isolés ? Ou le symptôme d’une pensée qui vire au « rouge-brun », comme l’estime Clémentine Autain ? Une chose est sûre : dans l’esprit d’Etienne Chouard, « nous ne sommes pas en démocratie ». Le suffrage universel est défaillant car il « donne le pouvoir aux meilleurs menteurs, donc on a affaire à des professionnels, les meilleurs, les champions du mensonge », affirmait-il sur Russia Today, le 10 décembre. A l’arrivée, les « 1 % qui se gavent » sortiraient toujours vainqueurs de cette mascarade dont l’issue est prévue d’avance.
    « Les élus détestent ceux qui contestent l’élection. Je me trompe peut-être, mais je conteste la procédure de l’élection, nous explique-t-il. J’estime que les citoyens devraient voter eux-mêmes leurs lois, ce n’est pas fasciste de dire ça. »

    Ce sombre tableau est à l’origine de tous les combats du professeur. Le « non » au traité constitutionnel européen de 2005, le tirage au sort des élus, le référendum d’initiative citoyenne… A ses yeux, le RIC est d’autant plus nécessaire qu’il est la manière la plus sûre de pouvoir renverser la table à la faveur d’un vote sur la sortie de l’Union européenne. Fervent partisan d’un « Frexit », Etienne Chouard a de longue date affiché sa sympathie à l’égard de l’eurosceptique britannique Nigel Farage, qu’il dépeignait dès 2011 en « remarquable résistant à la tyrannie mondialiste ».

    Là encore, notre remarque l’irrite : « Vous allez me traquer jusqu’à ce que je sois mort ? Enfin, c’est fou ça, vraiment… Vous vous rendez compte, c’est incroyable. C’est du #racisme [sic,ndc] . Ça veut dire quoi ? (…). Vous me réduisez à une parole dite un jour. Tous les jours je me bagarre pour émanciper les peuples ! »

    François Asselineau, « le seul vrai résistant »

    Côté français, « j’aime bien Jean-Luc Mélenchon et François Asselineau », assurait-il en mars 2017 dans une vidéo publiée sur YouTube. Et surtout le second, car c’est « le seul qui dise que la priorité absolue c’est de sortir de ce truc-là [l’Union européenne] ». Le champion du « #Frexit » a été boudé par les médias traditionnels, sur ordre du « système », selon lui. Cela légitime, à ses yeux, une dénonciation radicale, voire outrancière, des médias :

    « C’est pas des journalistes, c’est juste des traîtres, comme les kapos au moment de la guerre. Les kapos, c’étaient des juifs qui acceptaient de maltraiter leurs frères juifs pour être moins maltraités. (…) Eh ben les journalistes qui cachent Asselineau, qui le taisent, qui ne lui donnent pas la parole, c’est comme des kapos. [Ce sont] des gens qui font le jeu du système de domination en cachant le seul vrai résistant. »

    Ne verse-t-il pas dans l’outrance quand il se livre à des comparaisons de ce type ? « Pourquoi ?, rétorque-t-il. Oui, c’est sûrement excessif de dire “kapos”, mais en même temps il y a quelque chose de désespérant dans la complicité de beaucoup de journalistes par rapport au système de domination. Excusez la victime, excusez l’opprimé de crier trop fort ou de griffer trop fort pour résister aux gens qui la violent, qui la maltraitent. Vous n’avez pas l’impression de chercher la petite bête ? »

    Tous les journaux traditionnels sont coupables à ses yeux d’appartenir aux « milliardaires ». Alors parmi les rares antennes qu’il juge audibles, on trouve la chaîne financée par le pouvoir russe RT France (ex-Russia Today) – un « service public de résistance ». Cette aversion à l’égard des médias traditionnels peut aussi expliquer la propension du nouveau parrain des « gilets jaunes » à consulter des sources « alternatives », y compris les plus douteuses.

    #conspirationisme #complotisme #confusionisme

    • Au passage, le Monde fait passer le message autour des opposant-e-s à Linky :

      Sur le fond, Etienne Chouard a aussi repris à son compte plusieurs théories douteuses. Il a ainsi reproduit un appel du militant écologiste Stéphane Lhomme à résister contre les « mouchards Big Brother » des compteurs électriques Linky – sur la base d’affirmations exagérées, voire farfelues.


  • Sur le fil – ou la vie sauvage
    https://oulaviesauvage.blog/2018/12/18/sur-le-fil

    Les Gilets jaune, le Referendum d’initiative populaire (RIC), l’extrême droite, le populisme de gauche, et la lutte de classe. Un texte de Dimitris Alexakis sur le point de basculement actuel du mouvemet...

    Une victoire contre Macron ne sera obtenue que si, de l’intérieur du mouvement, les participant.e.s aux mobilisations travaillent à mettre en échec les tentatives de l’extrême-droite visant à le récupérer. Ce travail consiste aujourd’hui à renforcer ses revendications sociales.

    Orienter le mouvement sur des positions étrangères à la lutte de classes est manifestement la fonction, habile, du Référendum d’initiative citoyenne — habile dans la mesure où il s’agit d’une revendication démocratique. « Pourquoi, se demande un ami, opposer revendications démocratiques et sociales ? On veut les deux. » La question en cache peut-être une autre, plus délicate : comment s’opposer à l’extrême-droite si la pièce qu’elle avance présente toutes les garanties d’une revendication démocratique ? Autant, semblent penser certain.e.s, la prendre de vitesse sur ce point.

    Dans un communiqué de presse publié le 17 décembre, le groupe La France insoumise annonce qu’il déposera une proposition de loi afin d’inscrire le Référendum d’initiative citoyenne (RIC) dans la Constitution, et Edouard Philippe a déjà annoncé qu’un débat serait organisé en ce sens. Une telle complaisance, et à ce niveau, à l’égard d’une revendication provenant d’un mouvement que ce même gouvernement a par ailleurs réprimé de façon acharnée, devrait à tout le moins nous mettre en alerte.

    La lutte se mène sur le fil du rasoir et tout abandon d’une position de classes pourrait, comme l’écrit Yves Pagès dans un texte publié le même jour, s’avérer mortelle — en particulier pour celles et ceux que les annonces d’Emmanuel Macron ont laissé délibérément sur la touche, chômeuses, chômeurs, précaires, travailleuses et travailleurs pauvres, jeunesse des banlieues populaires.

    Le fait que la revendication du RIC ait quasiment éclipsé en l’espace de quelques jours les revendications sociales portées par le mouvement dans la période précédente ne doit sans doute rien au hasard.

    L’audience simultanée que recueillent les thèses d’Etienne Chouard auprès des Gilets Jaunes constitue un autre signe de cette menace et incite à la vigilance.

    Lors d’une assemblée toulousaine, une gilet jaune proposait récemment que la revendication du RIC soit adoptée par ce collectif local au détriment de toutes les autres, comme si la fonction du RIC était décidément de brader l’avancée sociale de ces dernières semaines. Face à ce cheval de Troie et à l’engouement qu’il suscite, la réponse peut être délicate, et il n’est pas certain qu’un rejet en bloc soit la solution la plus efficace. Les participant.e.s aux AG seraient peut-être plus avisé.e.s de dénoncer la manœuvre, de nourrir la discussion en produisant des éléments critiques, de mettre en cause le positionnement d’Etienne Chouard qui joue, en la matière, un rôle de défricheur, et d’exiger qu’une revendication institutionnelle ne soit pas affichée au détriment mais au bénéfice et en appui des revendications sociales (hausse du SMIC et des minimas sociaux, retour de l’ISF) — les seules qui aient jusqu’à présent fait trembler le gouvernement et déstabilisé l’extrême-droite.

    #gilets_jaune #lutte_de_classe #RIC #ectrême-drooite


  • RIC, pourquoi pas ? Chouard, non merci. - Par Daniel Schneidermann | Arrêt sur images
    https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-matinaute/ric-pourquoi-pas-chouard-non-merci

    Mais ils demandent autre chose : le référendum d’initiative citoyenne (RIC). Ici, resurgit une vieille connaissance, Etienne Chouard. Les plus anciens téléspectateurs d’Arrêt sur images, version France 5, connaissent Etienne Chouard. Nous fûmes, en 2005, la toute première émission de télévision à inviter ce prof de gestion et parapentiste de génie, qui jour après jour, sur son blog, désossait le projet de traité constitutionnel soumis à référendum -et nous allons offrir cette émission au débat public dans la journée. Le « non » au référendum fut incontestablement la première victoire du Net souterrain sur les medias mainstream de surface, dont tous les éditocrates avaient fait campagne pour le Oui et qui, comme aujourd’hui, n’avaient rien vu venir. On mesure le chemin parcouru.



  • Gilets Jaunes : L’imposture MACRON (Philippe Béchade)
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/15380-gilets-jaunes-l-imposture-macron-philippe-bechade

    C’est exactement ce qu’on essaye de vous expliquer depuis.. quelques années... Et ce n’est que le début du programme de réformes de Macron Bruxelles...

    Philippe Béchade réagit au mouvement des gilets jaunes et sur la crise politique qui touche la France Pour en savoir plus sur les idées iconoclastes de Philippe Béchade : https://pro.publications-agora.fr/m/1...

    Source : Youtube.com

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : François Asselineau explique le programme d’Emmanuel Macron en 1mn

    Crashdebug.fr : Réformes économiques et sociales : Découvrez à quelle sauce veut nous manger la Commission européenne en 2017 en 9 points

    Crashdebug.fr : Moment détente (?) : Discours Macron, analyse et décryptage en 1mn 54s par Etienne Chouard

    Crashdebug.fr : Ère Macron ; En marche (...)


  • Sortir du capitalisme - Une analyse critique des idées d’#Étienne_Chouard
    http://sortirducapitalisme.fr/211-une-analyse-critique-des-idees-d-etienne-chouard

    Une analyse critique d’un porte-voix des idées communes au populisme de gauche et au populisme d’extrême-droite, Étienne Chouard, soutien de François Asselineau (#UPR) aux dernières présidentielles et de Trump au cours de sa campagne électorale. Une analyse notamment de son populisme transversal, de son confusionnisme, de son #conspirationnisme, de son démocratisme-citoyenniste et de son « anti-impérialisme » - avec Armand Paris, co-animateur de Sortir du capitalisme.

    Avec une présentation critique d’Étienne Chouard et de son parcours, une analyse de son populisme transversal comme rencontre du nationalisme-étatisme « degôche » et de l’extrême-droite, une histoire du populisme transversal et sa transformation #fasciste en France (1880-1940), et enfin une critique de son confusionnisme autour du « fascisme » et une explication historique de celui-ci [1ère partie, 50 minutes]. Avec également une analyse critique de sa théorie monétaire conspirationniste-souverainiste, une démonstration de son « #antisémitisme structurel » (comme grille de lecture conspirationniste de l’histoire) et une évocation de son « anti-impérialisme » pro-russe. Avec, enfin, une analyse critique de son démocratisme comme formalisme s’opposant aux luttes, comme moralisme vain, comme interclassisme au profit des classes moyennes et comme fétichisme, et quelques excursus sur sa critique de l’antiracisme, son idée d’une « gauchisation » du FN et son apologie des frontières [2ème partie, 50 minutes].

    • La dernière fois, j’avais constaté que Chouard réinventait l’aristocratie. C’est à dire que d’un discours sur ce qui fait que la représentation crée des élites politiques, il ne remettait plus en cause que les critères de sélection des dites élites.

      Ça date (mais je ne vais pas non plus aller écouter de la merde et je félicite les camarades qui en ont le courage), c’était juste après que les amitiés douteuses de Chouard furent dévoilées (ce qui m’a valu au moins à Lille de le remplacer pour une conf d’explication sur le gouvernement représentatif... la mienne étant plus riche, hors appréciation politique). Le principe est de se passer des services des personnes trop attachées au pouvoir et de susciter les vocations de notables bienveillants et par essence moins attachés à la course à l’échalote en demandant non pas aux candidats (allez, je mets au masculin, vous verrez pourquoi) de se proposer mais à leur entourage de faire ce geste.

      Quand un type (livre de Manin en poche) a présenté cette brillante idée à la suite de ma conf, je lui ai fait valoir que son exemple portait à un poste de responsabilité/porte-parolat/pouvoir (oui !) un homme blanc de cinquante ans (Pascal, un mec très sympa au demeurant) et avait à peu près les mêmes résultats que la représentation. Bref, c’est un des avatars de la « démocratie représentative » que promouvait Chouard, ce qui avait l’heur de plaire à ses camarades de droite, machistes, conservateurs et autoritaires.

      C’est pas qu’une histoire de qui est gentil, qui est méchant, qui est vertueux (du latin vir) et qui ne l’est pas, c’est aussi que l’extrême droite et la démocratie (directe, hein, avec tous les soins à prendre pour éviter la démagogie ou une exploitation de la légitimité populaire mais sans les procédures démocratiques) ne font pas très bon ménage pour des raisons évidentes.

      Vous qui avez peut-être écouté ça, @rastapopoulos et @colporteur, vous pouvez me dire si ça a évolué ou si c’est cette même idée qui met des couleurs plus fraîches à une vieille recette ?

    • @aude non pas encore écouté sans doute car j’estime en savoir assez sur ces apporteurs de « solutions » et en particulier sur celui là (#antisémitisme), mais grande confiance dans le travail de cette émission qui parait davantage s’attacher à en analyser les fondements, à mettre en lumière des liens historiques et critiques sur ces positions en vogue qu’à en raconter les évolutions (cosmétiques). Oui pour l’#aristocratisme (les experts critiques éclairés qui dirigeraient une société mieux que ne le font les conseillers du Prince). Ce qui est certain c’est que la figure de la femme mère « isolée » qui peuple ce mouvement est accompagnée de ces hommes de 50 ans qui ne sont pas seuls à trouver que la "jeunesse laquelle ?) de Macon le délégitime.


  • Moment détente(?) : Discours Macron, analyse et décryptage en 1mn 54s par Etienne Chouard
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/15360-moment-detente-discours-macron-analyse-et-decryptage-en-1m54s-par-e

    Il est fort Chouard par ce qu’il sait que le temps est compté à la télévision, aussi il est capable dire les choses clairement en 1mn 54s.... Du reste il avait fait pareil pour la fable des élections présidentielle....

    Source : Youtube.com via Zouhra

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : « Gilets jaunes » : pourquoi l’augmentation du smic promise par Emmanuel Macron n’en est pas vraiment une

    Crashdebug.fr : Une France à l’euro près (BFMWC)

    Crashdebug.fr : Étienne Chouard - Chouard brise l’omerta sur le système politique français (2014)

    Crashdebug.fr : [Macron est un traître] L’assistanat des riches nous coûte un « pognon de dingue » !

    Crashdebug.fr : L’effet Macron ? Le sondage qui montre comment 55% des Français ont peur de la pauvreté...

    Crashdebug.fr : Alain Minc (...)


  • De Pompidou à Macron, le système Rothschild tire toujours profit de la dette publique… – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/12/09/de-pompidou-a-macron-le-systeme-rothschild-tire-toujours-pro

    Depuis la loi de 1973, dite « loi Rothschild », du nom de la banque dont était issu l’ancien président de la République, Georges Pompidou, l’État est obligé de passer par le système des banques privées pour financer son endettement.

    Aujourd’hui, Emmanuel Macron, issu lui aussi de la banque Rothschild, ne compte pas bien sûr remettre en cause cette loi, préférant faire des coupes sombres dans les budgets sociaux pour réduire le déficit de l’Etat… 

    Depuis 1973, le Trésor public ne peut plus présenter ses propres effets à l’escompte de la Banque de France. En clair, l’État est condamné à se financer par des emprunts, contre intérêts, auprès de banques privées, au lieu de continuer à emprunter sans intérêt auprès de la Banque de France.

    Comment en est-on arrivé là ? En 1973, après de 30 années de création monétaire, l’économie française était remise à flot. Dans l’esprit de l’ancien président de la République, Georges Pompidou, et des hauts fonctionnaires qui l’entouraient à l’époque, la France était désormais reconstruite suite aux destructions de la deuxième guerre mondiale. 

    Il semblait donc plus aussi nécessaire de laisser persister des mécanismes qui s’étaient avérés bénéfiques pour le financement de dépenses d’investissements structurels, d’autant plus que ces mécanismes de création monétaire avaient été souvent utilisés pour financer le fonctionnement courant de l’Etat. 

    Il s’agissait avant tout d’instituer un garde-fou afin de préserver le pays de l’inflation et des dévaluations de la monnaie en s’imposant une discipline budgétaire. Il apparut souhaitable à la fois d’encadrer les dérives potentielles de l’Etat et de sortir d’une ère d’économie administrée en établissant un autre système de financement.

    Mais le problème, c’est que ces bonnes intentions finirent par faire le jeu du monde de la finance qui a vite vu l’intérêt qu’il pouvait retirer d’un système par lequel l’État devait obligatoirement passer pour emprunter. De ce point de vue, la loi de 1973 fut également le fruit d’un habile lobbying bancaire visant à neutraliser tous ceux qui étaient favorables au système en vigueur jusqu’ici.

    Cette loi a été abrogée en 1994 mais après avoir été étendue et confortée au niveau de l’Union européenne par les traités de Maastricht (à compter du 1er novembre 1993, article 104) et Lisbonne (à compter du 1er décembre 2009, article 123) que la France appliquer à la lettre depuis cette date.

    Les critiques de la loi de 1973

    Contrairement à ce qu’escomptaient les initiateurs de la loi de 1973, l’endettement public non seulement s’est poursuivi mais a augmenté considérablement, l’État étant progressivement devenu l’otage d’un système financier privé. 

    On le voit aujourd’hui en France mais aussi en Grèce, en Irlande, au Portugal, en Espagne, en Italie, ce ne sont plus les états qui gouvernent mais la « troïka » (Union européenne, Fond monétaire international et Banque centrale européenne) qui resserre toujours davantage son emprise financière sur les pays, notamment du Sud de l’Europe.

    La critique de cette loi a notamment été porté par Étienne Chouard qui a préfacé le livre de l’essayiste altermondialiste André-Jacques Holbecq « La dette publique, une affaire rentable », publié en 2008.

    Le webdocumentaire « L’Argent Dette » (documentaire sur la création monétaire, 2008) de de Paul Grignon, fustige le fait que les États empruntent de l’argent et payent des intérêts, alors qu’ils pourraient créer l’argent. Diffusé en streaming sur le web et en DVD, il nous montre à l’aide d’animations et d’explications claires la façon dont est créé l’argent. Et contrairement à ce que l’on peut croire, la monnaie créée par l’État ne représente que 5% de l’argent en circulation contre 95% créée par quelqu’un signant une reconnaissance de dette à une banque. 

    Gabriel Galand et Alain Grandjean, membres de l’association « Chômage et Monnaie », créée en 1992, ont dénoncé eux aussi cette loi dans un livre de 1996, » La monnaie dévoilée « , aux Editions L’Harmattan. 

    Dans le documentaire franco-allemand d’Arte, « La dette, une spirale infernale ? », le pouvoir des banques de créer de l’argent à partir de rien, contre une promesse de remboursement y est critiqué également par le regretté Bernard Maris qui expliquait notamment : « L’argent, qui était devenu un bien public – c’est-à-dire que l’État gérait la création monétaire – est redevenu un bien privé, créé par les banques, de grandes puissances autonomes, dans les années 1970, et après ça n’a fait que s’amplifier ».

    C’était aussi l’avis de Michel Rocard qui estimait que cette loi a « interdit à l’État de se financer sans intérêt auprès de la banque de France » et l’a obligé à « aller se financer sur le marché financier privé à 4 ou 5 % ».

    Dans son livre « L’Arnaque du siècle » de 2012, Nicolas Dupont-Aignan écrit « Comment pouvons-nous accepter d’avoir transféré la création monétaire au secteur privé, c’est-à-dire aux banques privées ? […] Est-il normal, pour construire une autoroute, pour financer le haut débit, d’emprunter à 3 % à des banques ou par des obligations alors que la banque centrale publique prête à 1 % ? […] Alors même que l’on pourrait, comme la France l’a fait jusqu’en 73 […] financer à un taux abordable nos équipements publics ? ».

    Des critiques, comme Emmanuel Todd, vont jusqu’à considérer que la dette est illégitime et ne doit pas être remboursée.

    Des chiffres méprisés par Emmanuel Macron

    Si les taux d’intérêt ont fortement diminué ces dernières années, s’établissant à moins de 1% en moyenne ou même négatifs à certaines périodes de l’année depuis 2012, ils ont été très élevés par le passé.

    Dans les années 80, le taux d’intérêt moyen à 10 ans était de 11,9%, dans les années 90 de 6,3%, dans les années 2000 de 3,9%. En 2011, les taux d’intérêt à dix ans notamment sur les emprunts d’Etat de la Grèce ont atteint des niveaux record, jusqu’à 17,68 % ! La tension sur la Grèce a poussé à la hausse les taux des autres pays fragiles de la zone euro : les rendements à dix ans de l’Irlande ont atteint jusqu’à 11,31 % et ceux du Portugal 10,46 %.

    En 1978, la dette publique de la France représentait 72,8 milliards € et 21,2% du PIB.

    En 1988 : 302,8 milliards € et 33,3% du PIB.

    En 1998 : 787,4 milliards € et 59,6% du PIB.

    En 2005 : 1147,6 milliards € et 66,8% du PIB. La charge de la dette (paiement des intérêts seuls) se montait à 47,4 milliards d’euros, soit la presque totalité de l’impôt sur le revenu payé par les Français. Cette charge était le deuxième poste budgétaire de l’État français, après celui de l’Éducation nationale et avant celui de la Défense. 

    En 2007 : 1211,6 milliards € et 64,2 % du PIB. La charge des intérêts se montait à plus de 50 milliards d’euros, soit l’équivalent du déficit public. 

    Fin 2013 : 1 925,3 milliards d’euros, soit 93,5 % du PIB. 

    A la fin du 1er semestre 2014, la dette a dépassé officiellement les 2 000 milliards €. 

    Fin 2015, lorsque Emmanuel Macron était encore ministre de l’Economie, de l’industrie et du Numérique, la dette est montée à 2 098 milliards € !

    Fin juillet 2017, la dette s’élevait à 2 226 milliards € (soir 35 441 € par habitant et 70 882 € par ménage)

    Un calcul précis révèle en outre que de 1980 à 2008, la dette a augmenté de 1 088 milliards €, les intérêts payés se montant à 1306 milliards d’euros ! Sans les intérêts encaissés par les financiers privés, la dette publique française se serait élevée, fin 2008, à 21,4 milliards d’euros au lieu de 1 327 milliards € ! 

    Une situation dramatique qui s’est encore aggravée depuis la crise de 2008 où, en volant au secours des institutions financières, l’État est également devenu le fournisseur en premier ressort de ces mêmes institutions qui lui reprochent son endettement et lui appliquent en conséquence des taux usuraires. 

    Aujourd’hui, Emmanuel Macron occulte systématiquement le problème du financement de la dette publique par des organismes bancaires privés à l’image des « éminents journalistes » que sont les Apathie, Barbier, Calvi, Demorand, Joffrin, Lechypre, Lenglet, Pernaut, Pujadas qui préfèrent parler de « l’insupportable fardeau de la dette », « la France en faillite », « les nécessaires sacrifices à faire », « la nécessité de ne pas vivre au-dessus de nos moyens » etc.

    C’est ainsi que s’imposent dans l’opinion françaises et européenne des vérités apparentes qui confortent l’inéluctabilité de l’austérité et la remise en cause le système des créanciers privés pour financer l’endettement des états…
    – Source : Les Moutons Rebelles                                                  Auteur : Lerebelle | Editeur : Walt | Dimanche, 09 Déc. 2018                        http://www.zejournal.mobi/index.php/news/show_detail/16467


  • Question d’actualité 18 août 2018. CATASTROPHE EN ITALIE - François Asselineau analyse les enseignements de l’effondrement du viaduc de Gênes (UPR)
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/15060-question-d-actualite-18-aout-2018-catastrophe-en-italie-francois-as

    30% des ponts à risque en France et 8% qui seraient dans un état critique, faute d’investissement, c’est une des données dont vous prendrez connaissance en visionnant cet entretien d’actualité, et plus important que ces chiffres, vous comprendrez les raisons de ces sous-investissements, qui touchent tous les pans de notre pays comme nous l’avions vu ce matin...

    Source : UPR.fr

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : Scandale à Gênes : les ambulances devaient payer le péage

    Crashdebug.fr : Les Français jugent durement la mondialisation...

    Crashdebug.fr : François Asselineau explique le programme d’Emmanuel Macron en 1mn

    Crashdebug.fr : Nouvel Ordre Mondial : La « stratégie du choc » avance implacablement en Europe...

    Crashdebug.fr : Étienne Chouard - Chouard brise (...)



  • Delamarche, Gave, Sabatier : Géopolitique, macroéconomie sans filtre (ThinkerView)
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/14726-delamarche-gave-sabatier-geopolitique-macroeconomie-sans-filtre-thi

    Un peut de nouriture intellectuelle pour démarer cette semaine, Merci à Spartou (Contributeur anonyme)

    Interview de Olivier Delamarche, Pierre Sabatier et Charles Gave en Direct à 18h, le 03 avril 2018

    SOURCEZ, VERIFIEZ LES FAITS EN DIRECT : https://captainfact.io/videos

    S’inscrire : https://captainfact.io/signup?invitat...

    SOUTENEZ-NOUS : https://tipeee.com/thinkerview

    Source(s) : Youtube.com via Contributeur anonyme

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : Interview de Philippe Pascot par ThinkerView

    Crashdebug.fr : Interview d’Étienne Chouard par ThinkerView

    Crashdebug.fr : Interview d’Olivier Delamarche par ThinkerView (...)

    #En_vedette #Divers


  • Moment détente (?) : « Je compte sur les égoïsmes individuels pour tuer la mobilisation dans l’œuf. » Édouard Philippe
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/14633-moment-detente-je-compte-sur-les-egoismes-individuels-pour-tuer-la-

    Seuls nous sommes faibles et vulnérables... Unis, nous sommes invincibles...

    Source(s) : Seenthis.net via Odilon que l’on remercie

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : Une grève longue « deux jours sur cinq » à la SNCF : voici le calendrier

    Crashdebug.fr : SNCF : les usagers pourront-ils compter sur un « service minimum » imposé par le gouvernement ?

    Crashdebug.fr : François Asselineau explique le programme d’Emmanuel Macron en 1mn

    Crashdebug.fr : Les GOPÉ, ou comment nos gouvernements sont subordonnés à la Commission européenne

    Crashdebug.fr : Réformes économiques et sociales : Découvrez à quelle sauce veut nous manger la Commission européenne en 2017 en 9 points

    Crashdebug.fr : Étienne Chouard - Chouard brise l’omerta sur le système politique français (2014)

    Crashdebug.fr : (...)

    #En_vedette #Divers