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  • Le profil type du « complotiste » ? Un jeune gueux qui ne vote pas pour Macron 7 Février 2019 Frustration _
    https://www.frustrationlarevue.fr/le-profil-type-du-complotiste-un-jeune-gueux-qui-ne-vote-pas-pour

    Voici l’incroyable conclusion qui ressort du dernier sondage pondu par l’inénarrable Rudy Reichstag, directeur de l’officine pro-gouvernementale de l’observatoire du conspirationnisme, créé en 2007, Conspiracy Watch. Un an après un premier sondage déjà extrêmement perfectible et orienté, voilà qu’ils en remettent une couche en précisant cette fois que, o surprise, les gueux ainsi que les jeunes seraient les plus touchés par le conspirationnisme. C’est dire qu’un tel sondage tombe à point nommé, où les tentatives de-crédibilisations d’un mouvement des gilets jaunes composés de tartufes complotistes à la Maxime Nicolle font bondir les bourgeoisies de droite comme de gauche de leur siège doré.

    “Les seniors sont moins concernés. Mais tout ça est corrélé au niveau de diplôme (les diplômés du supérieurs sont moins poreux que ceux qui n’ont pas ou que le Bac), au niveau de vie (plus on fait partie des défavorisés, plus on adhère à ce types de contenus)”, explique ainsi ce cher Rudy Reichstag sur France inter .

    Faire du complotisme une affaire de classe est évidemment une manière de désigner et de dénigrer des imbéciles à remettre dans le droit chemin de la Vérité à coup d’éducation aux médias infantilisant et de fact-checking pour se racheter une crédibilité maintes fois perdues et, par conséquent, à contenir ou retenir toute remise en question de l’ordre économique sociale et politique existant. C’est que le complotisme de l’Elysée, comme le décrit si bien Frédéric Lordon dans son dernier billet , qui consiste à fantasmer sur des gilets jaunes soit disant contrôlés par l’affreuse main russe afin de se déresponsabiliser n’est nullement décrit dans ce sondage, comme celui des anti-complotistes complotistes souvent macronistes. Hélas, l’auto-analyse, ça n’est pas pour tout de suite non plus. Car en effet il ressort également de cette « enquête » une résistance au complotisme chez les Français qui ont voté Emmanuel Macron à la présidentielle de 2017, mais que l’électorat de Jean Luc Mélenchon, de Marine Le Pen ou de Nicolas Dupont Aignan sont d’avantage sensibles aux théories conspis. Diantre ! 

    Et s’il y a bien un naïf pour se laisser berner par ce genre de sondage, c’est le journaliste qui, par un mimétisme navrant, s’embourbe dans la brèche à recracher bêtement des conclusions à peine exagérées. « Le fléau du complotisme en France : une menace pour notre démocratie », titre le quotidien régional La Dépêche, « Sondage sur le complotisme : 4 enseignements à tirer », s’inquiète le JDD. Pourtant, il leur fallait seulement cinq petites minutes afin de questionner par téléphone Rudy Reichstag sur sa méthodologie douteuse : quels sont les échantillons ? Sont-ils réellement représentatifs ? Quel est le degré de réponses « trolls » ? Pourquoi ces catégories ? Les réponses sont-elles suffisamment nuancées ? Certains journalistes, décidément en roue libre, n’hésitent pas à conclure, comme sur France inter : « Une enquête qui montre une nouvelle fois que les Français sont de plus en plus perméables aux théories complotistes et notamment les jeunes adultes » (3).

    Ils leur suffisaient également pour certains de dix petites minutes supplémentaires afin d’interroger les nombreux raccourcis surprenants qui sont une nouvelle fois effectués ici, c’est-à-dire mettre au même niveau la croyance en la terre plate et le fait que ministère de la Santé soit de mèche avec l’industrie pharmaceutique pour cacher au grand public la réalité sur la nocivité des vaccins, qui relève plus d’une défiance générale envers les institutions qui mériterait d’être interrogée plutôt que blâmée.

    Cette confiance aveugle de ces journalistes envers cette enquête sans l’once d’esprit et de recul critique est, elle aussi, très inquiétante. Le sondage ne mérite aucune contre-expertise, ce qu’ils appellent en rédaction ou en école de journalisme le fameux « contre-pied », imposé une fois sur deux en fonction de leur « idéologie » non assumée, lorsque c’est par exemple trop « militant », mais rarement dans ce genre de cas présent. Vivement les analyses incroyablement fines de spécialistes et de chercheurs/euses en tout genre, de Marie Peltier en passant par Tristan Mendes France, qui étaient étonnement bien silencieux lorsque des journalistes accusaient des gilets jaunes d’avoir foutu le feu à des voitures devant le siège du quotidien Le Parisien.

    En parallèle de ce qui semble bien être un véritable naufrage journalistique ridiculement cocasse, le journaliste Vincent Glad explique la raison pour laquelle selon lui les journalistes ont tardé à parler des violences policières lors des manifestations des gilets jaunes : « Au début, je ne voulais pas y croire, je me disais que ce n’était pas possible. Le gouvernement ne pouvait pas sciemment demander à sa police de tirer à coup de lanceur de balle de défense sur la tête des manifestants. J’ai l’impression que j’ai été victime de l’habitus journalistique qui fait qu’on se méfie toujours de toute théorie du complot, qu’on est toujours trop mesuré, trop lent avant de s’indigner. Je me disais « ce n’est pas possible, l’État ne peut pas faire ça, ça ne peut être que des bavures isolées ». Tout est dit.

    #libération #enfumage #complotisme #Vérité #journaliste #journalisme #fake_news #croyance #vaccins #oligarchie #rudy_reichstag #vincent_glad


  • Comme un lundi de perquisition à Mediapart - Par Daniel Schneidermann | Arrêt sur images
    https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-matinaute/comme-un-lundi-de-perquisition-a-mediapart

    Encore et toujours, pardonnez-moi, je reviens à « Berlin 1933 » : par suivisme, par paresse, par inexpérience, par habitus, la presse court toujours le risque de l’aveuglement collectif à un événement hors-normes, même s’il crève les yeux (sans jeu de mots). Aujourd’hui comme hier, ce risque nous guette. Et même si nous ne le sommes pas, aveugles, il est salutaire de postuler que nous le sommes.

    Macron a décidé qu’il serait totalement solidaire de tous ceux qui lui obéissent. En soutenant Benalla, il envoie le message à tous les autres qu’ils peuvent obéir en toute sérénité. Le soutien aveugle aux éborgnages est du même type : utilisez les armes que nous vous donnons, nous vous soutiendrons.

    Macron sait ce qu’est le pouvoir, et il compte en user totalement. Quand il fait inscrire l’état d’urgence dans la loi, c’est pour utiliser les mesures de l’état d’urgence. Pas pour en faire un affichage de fermeté. Et quand il souhaite modifier la constitution, c’est pour pouvoir utiliser les nouvelles mesures à venir. Pas pour faire joli.



  • Appuyons sur OFF !
    Tract tiqquno-jauniste.
    Quand les méta-situs exaltent la vraie France d’en-bas.
    https://lundi.am/Lettre-20-Appuyons-sur-OFF

    Passons à présent aux choses sérieuses ! Détricotons le territoire national et européen ! Sans relâche occupons-le par nos savoir-faire : faisons enfin sécession ! Il ne s’agit plus à présent de nous révolter, il s’agit d’appliquer de nouvelles déterminations pratiques, de faire naître de nouvelles manières d’être en commun ! Maintenant que nous avons enfin compris et démystifié le langage d’en haut, construisons ensemble les fondations de maisons jaunes, de communautés jaunes, de terres jaunes ! Nos communs d’en bas doivent devenir des vérités concrètes, actives, visibles ! Nous devons engager une occupation permanente, celle que nous avons commencée sur les rond-points, et l’étendre à l’infini. Nous le savons, nous l’avons vu, nous l’avons vécu, nous pouvons compter sur l’immense générosité de cette France solidaire.


  • Au Venezuela, la logique du pire

    Lors d’une grande manifestation de l’opposition, le 23 janvier 2019, le président de l’Assemblée nationale s’est autoproclamé président de la République par intérim. Il s’agit de M. Juan Guaidó, du parti Volonté populaire, la formation la plus à droite, la plus radicale, la plus convaincue qu’une intervention armée est la meilleure méthode pour se débarrasser du chavisme.

    De toute évidence, les choses ont été bien préparées, comme le souligne le Wall Street Journal. La veille, le vice-président américain Mike Pence avait invité les Vénézuéliens à manifester contre le président Nicolás Maduro, en les assurant du soutien des États-Unis. Et, quelques heures à peine après l’autoproclamation de M. Guaidó, des camions publicitaires circulaient dans les rues de New York, évoquant la chute de l’« usurpateur Maduro », remplacé par le « président Guaidó ».

    Le président colombien Ivan Duque et son homologue brésilien Jair Bolsonaro ont presque aussitôt annoncé que leur pays reconnaissait M. Guaidó. Le Pérou ainsi que le Canada leur ont emboité le pas, tout comme le président équatorien Lenin Moreno et M. Mauricio Macri, le président argentin. Au total, onze des quatorze États du groupe de Lima, créé pour « répondre à la crise vénézuélienne », ont fait de même. Manquent à l’appel le Guyana, Sainte Lucie et, surtout, le Mexique.

    Mexico a publié un communiqué commun avec l’Uruguay pour appeler à une issue pacifique à la crise, tout en précisant que les deux États reconnaissent toujours la légitimité de M. Maduro. De leur côté, la Bolivie et Cuba, qui ont toujours appuyé l’actuel gouvernement vénézuélien, réaffirment leur soutien à Caracas, tout comme Moscou, Ankara, et sans doute Pékin. Quant à l’Union européenne, elle réclame de nouvelles élections générales, « libres et crédibles », au Venezuela.

    Pour l’heure, l’armée vénézuélienne serre les rangs derrière le président Maduro.

    Le chaos économique et politique ne date pas d’hier au Venezuela. Dans une analyse de la situation publiée en novembre dernier, Temir Porras Ponceleón suggérait les moyens d’une issue pacifique à la crise actuelle.

    https://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2019-01-24-Venezuela


  • Famille Bolsonaro : petits arrangements entre amis au Brésil ?
    https://www.latribune.fr/economie/international/famille-bolsonaro-petits-arrangements-entre-amis-au-bresil-804425.html


    Flavio Bolsonaro, l’un des fils du président brésilien aurait reçu sur son compte bancaire, en juin et juillet 2017, 48 dépôts d’une valeur totale de 96.000 réais (environ 30.000 dollars au taux de change actuel)
    Crédits : Adriano Machado

    C’est une affaire qui tombe mal pour le président brésilien Jair Bolsonaro, champion de la lutte anticorruption. Son fils aîné Flavio et son chauffeur auraient bénéficié de virements suspects.
    L’agence gouvernementale chargée de surveiller les transactions financières (COAF) a découvert des dépôts de sommes d’argent « suspects » sur un compte bancaire de Flavio Bolsonaro, l’un des fils du président Jair Bolsonaro, a affirmé vendredi la chaîne Globo. Flavio Bolsonaro, fils aîné du chef de l’Etat, aurait reçu sur son compte bancaire, en juin et juillet 2017, 48 dépôts d’une valeur totale de 96.000 réais (environ 30.000 dollars au taux de change actuel), selon Globo dévoilant un rapport de la COAF. Selon ce rapport, l’institution n’a pas été en mesure d’établir l’origine de ces dépôts.

    Il s’agit de 48 dépôts d’un montant de 2.000 réais chacun auprès d’une agence bancaire de l’Etat de Rio, et les dépôts jugés suspects ont été effectués sur une période de cinq jours, toujours selon Globo. Après avoir été député de l’Etat de Rio, Flavio Bolsonaro a été élu sénateur fédéral lors des élections générales d’octobre et doit débuter son mandat en février.

    Les informations de Globo sont publiées au lendemain d’une décision de la Cour suprême du Brésil de suspendre l’enquête sur des mouvements financiers suspects de Fabricio José de Queiroz, chauffeur de Flavio Bolsonaro, portant sur un montant de 1,2 million de réais en 2016 et 2017. Ces mouvements financiers étaient apparemment incompatibles avec les revenus de José de Queiroz. Aucune précision officielle n’ayant été fournie sur les motivations de la suspension décidée mercredi par le juge Luiz Fux, la presse a évoqué la possibilité qu’elle corresponde à une demande de Flavio Bolsonaro. Celui-ci a nié toute irrégularité lors d’une interview vendredi à la chaîne de télévision Record TV.

    Convoqué plusieurs fois par la justice à Rio de Janeiro, José de Queiroz ne s’est pas présenté, invoquant des problèmes de santé. Il a assuré que les mouvements sur son compte provenaient de ses affaires. « Je suis un homme d’affaires. Je fais de l’argent, j’achète des voitures, je les revends », a-t-il assuré à la télévision SBT. L’un des mouvements suspects est un versement de 24.000 réais (environ 5.500 euros) sur le compte de Michelle Bolsonaro, aujourd’hui Première dame. Jair Bolsonaro, alors président élu, a expliqué qu’il s’agissait du remboursement d’un prêt non déclaré.

    Cette affaire tombe mal pour Jair Bolsonaro, dont la lutte anticorruption a été l’un des grands thèmes de campagne et qui est l’un des rares hommes politiques brésiliens à ne pas avoir été éclaboussé à ce jour par un scandale. « Si une erreur a été commise, que ce soit par moi, mon fils ou (son assistant) Queiroz, nous paierons pour cette erreur, parce que nous ne pouvons pas montrer la moindre connivence avec quelque erreur que ce soit », avait-il déclaré.


  • #Brexit : les Britanniques bientôt en manque de #papier_toilette ?
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/01/17/brexit-y-aura-t-il-du-papier-toilette-en-angleterre-a-noel_5410685_3234.html

    L’ancien ministre de Tony Blair aurait-il levé un lièvre ? Les Britanniques sont en effet de très gros usagers de papier hygiénique, néanmoins devancés par les Allemands en Europe. Selon le portail d’études de marchés Statista, en 2017, leur consommation se serait élevée à 127 rouleaux par tête, contre 134 rouleaux pour l’Allemagne, mais seulement 71 rouleaux pour la France.

    […] Ceux qui ne seront pas rassurés pourront toujours suivre l’exemple de M. MacShane : « Je commence à couper les journaux, surtout [ceux du magnat des médias] Rupert Murdoch, et je fais mon petit stock personnel », a-t-il conclu.

    • Les feuilles du quotidien français de référence seront aussi utiles comme #torche-cul.

      « Les Anglais sont les plus gros consommateurs de papier toilette en Europe », a souligné cet ex-député travailliste, mercredi 16 janvier, dans l’émission « C dans l’air », sur France 5. La mine imperturbable, M. MacShane s’est ému des risques de pénurie concernant ce produit indispensable au quotidien, si les barrières douanières étaient soudainement rétablies, provoquant des files interminables de camions bloqués aux frontières. « Il n’y a qu’une seule journée de stock chez nous », a-t-il encore fait valoir.

      Ceux qui ne seront pas rassurés pourront toujours suivre l’exemple de M. MacShane : « Je commence à couper les journaux, surtout [ceux du magnat des médias] Rupert Murdoch, et je fais mon petit stock personnel », a-t-il conclu.


    • La domesticité au 19è et début du 20ème siècle (1)
      http://magenealogie.eklablog.com/la-domesticite-au-19e-et-debut-du-20eme-siecle-1-a127087950

      Il faut bien comprendre qu’au 19ème siècle toute la bourgeoisie, de la plus modeste à la plus haute, a SA servante ; n’oublions pas en effet que dans la société bourgeoise du 19ème siècle la bonne est une nécessité sociale : « sans bonne on ne serait pas bourgeois ».

      La domesticité au 19è et début du 20ème siècle (1)

      L’employé de maison est donc le signe distinctif de la promotion sociale. « N’être pas servi vous rejette du côté des prolétaires ».

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      La domesticité au 19è et début du 20ème siècle (2)
      http://magenealogie.eklablog.com/la-domesticite-au-19e-et-debut-du-20eme-siecle-2-a127088180
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      La domesticité au 19è et début du 20ème siècle (3)
      http://magenealogie.eklablog.com/la-domesticite-au-19e-et-debut-du-20eme-siecle-3-a127088356

      Et que penser des propos de Mme Caro-Delvaille, fervente féministe, qui répond en juillet 1899 à un article du journal « La Fronde » qui proposait de loger les servantes dans les appartements des maîtres : elle déclare que pour l’instant c’est impossible car les bonnes sentent trop mauvais !

      Le juriste Marcel Cusenier notait en 1912 : « Les maitres ravalent les domestiques à un rang intermédiaire entre les hommes et les choses. Devant eux point de pudeur. Ils s’efforcent de détruire leur personnalité au dehors comme au dedans….on ne regarde les domestiques comme des humains que pour les soupçonner. On met en doute leur probité leurs mœurs leur appétit. »

      Un exemple entre tous : le maître va jusqu’à changer le prénom de son domestique si celui-ci porte celui d’un membre de la maisonnée ou si son prénom ne fait pas assez bien.

      Le « Manuel des pieuses domestiques » de 1847 demande de refréner ses sentiments et d’être charitable envers ses maitres : « la charité est une vertu chrétienne que vous êtes obligé de pratiquer bien plus envers vos maitres qu’envers tout autre quel que soient leur caractère ou leurs mauvaises habitudes. Dieu ne vous demandera pas compte des péchés de vos maitres mais des vôtres. La charité doit donc vous porter à excuser à supporter avec patience ceux que vous avez choisi pour les servir ».

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      Jean-Pierre Gutton. Domestiques et serviteurs dans la France de l’Ancien Régime.
      https://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_1982_num_140_1_450260_t1_0118_0000_2
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      Abel Châtelain, « Migrations et domesticité féminine urbaine en France, XVIIIe siècle- XXe siècle », Revue d’histoire économique et sociale, 1969
      https://www.persee.fr/doc/ahess_0395-2649_1972_num_27_4_422593_t1_1220_0000_2

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      "Bonnes à tout faire"

      Allemandes du XIXe siècle et Espagnoles des Trente Glorieuses en France

      http://www.histoire-immigration.fr/agenda/2011-08/bonnes-tout-faire
      #conférence

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      Valérie PIETTE, Domestiques et servantes. Des vies sous condition. Essai sur le travail domestique en Belgique au 19e siècle, Bruxelles
      https://journals.openedition.org/clio/600

    • Liste de servantes assassines
      – Les soeurs Papin

      – Hélène Jegado - recette du gateau breton d’Hélène Jegado http://papillesalaffut.com/gateau-breton-dhelene-jegado

      – Henriette Cornier -

      Meurtre par une domestique d’une fillette de dix-neuf mois, le 4 novembre 1825 rue de la Pépinière. Déclarée coupable d’homicide volontaire commis sans préméditation, Henriette Cornier est condamnée aux travaux forcés à perpétuité et à la flétrissure

      – Anaïs Dubois - tue sa sœur dont elle était la domestique.

    • L’invention du crime de haine sociale en France (1880-1940)

      Les servhttps://www.cairn.info/revue-cliniques-mediterraneennes-2011-1-page-39.htmantes : le crime de haine sociale par excellence

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      En 1908 est publiée la première étude sur les crimes commis par les servantes [37]
      [37]R. de Ryckère, La servante criminelle, étude de criminologie…
      . Le vol domestique était déjà très sévèrement puni puisque le législateur considérait que, au-delà des aspects matériels, c’était la hiérarchie sociale et la confiance qui se trouvaient bafouées [38]
      [38]Sur le vol domestique voir en particulier V. Piette,…
      . Certaines domestiques parfois privées de leurs gages se remboursaient en partie sur la nourriture, gardaient pour elles de la vaisselle ou de menus objets, comme un vase ou un parapluie. Il arrivait que des domestiques portent la main sur leurs maîtres ou les assassinent, mais sans jamais faire l’objet d’une étude particulière, or les crimes de certaines bonnes sont considérés comme des crimes de haine prenant la forme d’une profonde aversion pour leur employeur, ou l’un de leurs proches. Il s’agit aussi d’un crime illustrant la révolte primitive contre le sort et les conditions sociales de la société bourgeoise.

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      Au xixe siècle de nombreuses femmes prennent le chemin de la capitale ou se dirigent vers une grande ville pour se placer. Il existe des foires aux domestiques et des bureaux de placement. Les condamnations des bonnes illustrent les mouvements migratoires, les mobilités sociales et les itinéraires féminins. Toutefois, vers 1900, les domestiques, pour l’essentiel des femmes – on compte moins de 20 % d’hommes – sont globalement moins nombreux, au point de provoquer une crise de la domesticité. Pour autant, les bonnes parisiennes forment une sorte de peuple invisible, souvent méprisé par les ouvrières. Dans ce contexte de changement social et de raréfaction des candidates, une femme qui ne trouve pas à louer ses services devient suspecte. Une domestique singulière ne parvient pas à garder une place fixe. Elle rêve en secret de se mettre au service d’un célibataire assez âgé qui finirait par l’épouser. Mais son projet s’avère une chimère et dans l’immédiat, elle ne reste guère longtemps chez les mêmes employeurs. Au point que « le fiel s’était accumulé jusqu’au jour de l’explosion finale ». Présentée comme une « Cendrillon de 40 ans » au physique disgracieux : « Laide, acariâtre, n’ayant jamais pu se fixer dans aucune place. » Une de ses sœurs, restée au pays, donne d’elle un portrait peu flatteur. « Elle parle de vos emportements, de vos haines ; quand vous étiez en colère, vous vous pressiez, dit-elle, comme une véritable furie ! Vous l’avez menacée un jour de lui crever les yeux [39]
      [39]A. Bataille, Causes criminelles et mondaines de 1892, Paris,…
      . » Ne pouvant se venger contre ses patronnes, puisqu’elle ne reste jamais longtemps, elle finit par haïr une autre de ses sœurs qui l’héberge à Paris. Demi-mondaine, cette dernière vit dans une opulence relative, va dans le monde, possède de jolies toilettes et se trouve à la tête d’une petite fortune, environ 60 000 francs. L’hébergement devient régulier, la domestique sans employeurs, vivant de plus en plus souvent chez sa sœur. Progressivement, elle devient sa domestique : « Oui, elle avait honte de moi ! Elle ne me traitait pas comme une sœur, mais comme une servante. Elle ne me donnait même pas de quoi me raccommoder [40]
      [40]Ibid., p. 363.
      . » Sa sœur représente à la fois la famille qui la rejette et l’humilie et la patronne qui l’exploite. Les différents témoignages contredisent cette thèse, mais peu importe. Anaïs Dubois, qui sera déclarée « parfaitement responsable », décide de tuer sa sœur parce qu’elle la déteste au-delà de tout.

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      Toutefois le crime social par excellence est celui perpétré dans la ville du Mans par les sœurs Papin en 1933. L’aînée, considérée comme relativement indépendante, ayant rompu avec sa mère, ne fréquentant plus l’église, refusant qu’on use du tutoiement avec elle, finit par assassiner sauvagement sa patronne et l’une de ses filles, âgée de 28 ans. Le crime est l’un des plus effroyables des annales judiciaires. Entre février et novembre 1933, il a suscité une abondante littérature [41]
      [41]Pour une mise au point, voir F. Chauvaud, Le crime des sœurs…
      . De nombreux observateurs et commentateurs se sont demandés s’il ne s’agissait pas d’un crime de haine sociale.

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      La « classe des capitalistes » exploite à domicile les filles du peuple. Cette version est celle de L’Humanité. Les sœurs Papin, pour le quotidien communiste, sont certes coupables, mais elles sont avant tout des « victimes de l’exploitation capitaliste ». Elles ont été privées des jeux de l’enfance et leur jeunesse s’en est trouvée « atrophiée ». En effet, elles n’ont connu que la « servitude continuelle ». De la sorte, le ressort du crime est tout trouvé. Pendant toutes ces années, privées de distraction et d’éducation, elles ont accumulé un « ressentiment farouche » qui s’est transformé en « haine bestiale ». La thèse du crime de classe est lancée et l’idée du crime de haine surgit ainsi dès le début de l’affaire. Les pages de l’organe du parti communiste reflètent les affrontements sociaux dont la ville devient un enjeu nouveau. Les faits divers acquièrent un nouveau statut. Ils éclairent les évolutions économiques et sociales et donnent du sens aux drames ordinaires. Dans cette perspective, l’affaire du Mans permet de dénoncer le servage moderne : « On peut voir des types d’esclaves comme la plus haute Antiquité n’en pouvait montrer de pire. » Dans les articles du quotidien prend corps plus aisément une image de la bonne soumise et des patronnes cyniques et égoïstes. Les Lancelin sont présentées comme des « patronnes hautaines et méchantes pour qui une bonne, même modèle, ça n’est fait que pour obéir aux moindres désirs de “madame” ».

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      Pour le journal Détective les deux sœurs Papin sont présentées comme des victimes de la violence ordinaire d’un monde étriqué et plein de morgue. Lorsqu’elles « racontent » leur vie, elles « remontent » en quelques instants « le cours de vingt années de haine ». Elles sont dépeintes comme des sortes de fantômes depuis leur enfance. Le journaliste écrit que les deux bonnes « devaient supporter sans rien dire les accès de nervosité, les reproches plus ou moins justifiés, les ordres blessants ». Face à l’adversité, elles se montraient humbles et adoptaient les codes de la soumission : « Elles baissaient la tête sous les ordres et les réprimandes, mais leurs mains rudes et gercées avaient parfois des tremblements d’impatience. » Le journaliste tente, par la pensée, de les rejoindre dans leur chambre mansardée, il les voit sous un autre jour, et les montre laissant « éclater leur cœur opprimé », faisant le compte des « souffrances latentes », s’exaltant l’une et l’autre au point de ne plus connaître de retenue : « La haine qui couvait en elles éclatait alors en paroles maudites et en terribles projets de vengeance. » Le lendemain matin, elle avait quitté le masque de l’exaltation pour reprendre celui qui convient lorsque l’on se présente devant ses maîtres : terne, fermé, inerte. Il fallait avoir non seulement l’échine souple, mais aussi le geste docile. La plus jeune des sœurs Papin déclare qu’elle ne sortait jamais, que « madame était hautaine et distante. Elle ne nous adressait jamais la parole que pour nous faire des reproches. Elle nous faisait apporter par sa fille les ordres écrits sur une feuille de papier ». Mais ce n’est pas tout, il s’agit bien de transformer la maison de la rue Bruyère en théâtre minuscule de la cruauté ordinaire. Madame Lancelin était toujours derrière notre dos, fait dire encore le journaliste à Léa Papin, elle nous surveillait sans cesse et épiait nos gestes. Et d’ajouter le détail qui fait authentique : elle comptait les morceaux de sucre qui restaient.

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      La thèse de la révolte primitive, dont l’énergie est la haine comprimée, prête à éclater à la moindre rebuffade ou vexation supplémentaire, s’impose donc dès les premiers jours de février 1933.

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      Le responsable de l’asile du Mans demande à Christine, lors d’un interrogatoire en prison, pourquoi, « si l’on en croit les déclarations d’instruction », elle a été chercher un marteau et un couteau ? Elle lui explique qu’elle était « noire » de colère et qu’elle voulait « taper les os de ses victimes. Il s’agirait d’un crime de colère ». Cet accès de colère n’est pas le résultat d’un ressentiment recuit et porté à ébullition. Il n’est pas davantage la manifestation d’une « explosion ultime » de haine sociale. La crise de colère ne relève pas non plus d’un état psychopathologique permanent, aussi peut-on écarter l’hypothèse d’un « état de colère ». Alors que reste-t-il ? L’idée d’une « poussée coléreuse » ? Ou plus sûrement d’une haine inconsciente [42]
      [42]J. et J. Tharaud, « Maîtres et serviteurs », 1933. Le magazine…
      contre des patronnes dans la société des années 1930 où les bourgeoises sont malmenées [43]
      [43]G. Duby (sous la direction de), Histoire de la France urbaine,…
      et où les « invisibles » des univers sociaux urbains revendiquent une place.

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      Des années 1880 aux années 1930 la haine est évoquée dans les prétoires, les manuels de psychiatrie, les comptes rendus de procès. Il ne s’agit plus de la haine recuite décrite par Balzac ou quelques romanciers, observateurs des liens familiaux et de voisinage. Pour autant, le « crime de haine » n’apparaît pas comme une catégorie psycholégale, mais comme une forme de « crime de colère » retenu dans nombre de procès. D’autres fois, elle fait partie, au même titre que la vengeance et la colère, des états émotifs dont « l’action » débouche sur un geste criminel. Si la haine peut apparaître éternelle et semble promise à un bel avenir : « Partout l’homme éprouve des affections et des haines [44]
      [44]J. Maxwell, Le crime et la société, Paris, Flammarion, 1924…
       », ses formes et ses circonstances ne sont pas identiques. L’étiquette « haine » est aussi une façon de rationaliser des comportements tout en les réduisant à des actions purement individuelles. De la sorte, elle suppose la liberté de l’individu qui y cède, l’entretient et l’exprime. Enfin la haine est révélatrice des changements sociaux et des peurs d’une époque. Les objets de haine et leur déplacement renseignent ainsi sur les tensions, l’économie psychique et les normes d’une société [45]
      [45]Selon Norbert Elias, le crime de haine échapperait en partie au…
      .


  • « Cela va vraiment être très violent » : des agents de Pôle emploi réagissent aux sanctions contre les chômeurs
    https://www.bastamag.net/Cela-va-vraiment-etre-tres-violent-des-agents-de-Pole-emploi-reagissent-au

    La loi sur « la liberté du choix de son avenir professionnel » (sic), votée en septembre dernier, avait prévenu : les contrôles sur les chômeurs allaient se durcir. Mais personne ne s’attendait à ce que les sanctions prévues contre les demandeurs d’emplois soient si rudes, y compris les agents de Pôle emploi. Annoncées fin décembre par un décret publié au journal officiel, ces sanctions prévoient de rogner, voire de supprimer les indemnités chômage pour des rendez-vous manqués, des offres d’emploi refusées, (...)

    #Résister

    / #Transformer_le_travail, #Protections_sociales, #Inégalités, #Ma_vie_au_travail, Quel avenir pour nos protections sociales ?, A la (...)

    #Quel_avenir_pour_nos_protections_sociales_ ?


  • En chaque grand bourgeois qui flippe sommeille un petit fasciste assoiffé de répression - FRUSTRATION
    https://www.frustrationlarevue.fr/en-chaque-grand-bourgeois-qui-flippe-sommeille-un-petit-fasciste-

    “On ne donne pas les moyens aux policiers de mettre fin à ces violences. C’est insupportable. Écoutez, franchement. Quand on voit des types qui tabassent à coups de pieds un malheureux policier qui est par terre, mais enfin ! Voilà, qu’ils se servent de leurs armes une bonne fois voilà, ça suffit ! A un moment, ces nervis, ces salopards d’extrême droite ou d’extrême gauche ou des quartiers qui viennent taper du policier, ça suffit ! (…) on a, je crois, la quatrième armée du monde, elle est capable de mettre fin à ses saloperies, faut dire les choses comme elles sont“


  • Poétique politique, une histoire des chansons de luttes francophones.

    Pendant une semaine, Rocé explique sa recherche de plusieurs années sur l’histoire des musiques de luttes francophones, par les damnés elleux-mêmes, les colonisés, les ouvriers. Avec pas mal de femmes aussi dedans. Une redécouverte de slam et spoken word en français, depuis longtemps avant que le rap n’arrive de ce côté de l’océan. C’est un énorme projet ! Qui sort en septembre.

    Rocé, aux origines de la recherche
    http://nova.fr/podcast/nova-stories/roce-aux-origines-de-la-recherche

    (Je ne sais pas comment trouver les mp3 de l’émission comme sur radio france depuis les RSS ping @intempestive)

    Le rappeur Rocé livre les coulisses de son projet Par les damnés de la terre, qui va faire l’objet d’une compilation à la rentrée de septembre. Une recherche de plusieurs années, de rencontres de hasard en flair attentif, il est parti à l’origine du spoken word à la française, via les « chansons de luttes » depuis la fin des années 1960. On part dans le XIXe arrondissement de Paris, au Cameroun, au Burkina, à Haïti, à New York... « C’est important de réunir avec cohérence cette énergie du passé si présent dans nos quotidiens, ces voix qui résonnent aujourd’hui dans le rap et ailleurs, les voix des vaincus, des subalternes, des damnés de la terre », nous dit Rocé.

    Des morceaux qui servaient pour les luttes sociales ou anticoloniales. Une quête subjective, qui l’a mené de rencontres en rencontres. Selon lui, on trouve là une des sources d’un spoken word francophone, qui a nourri plus ou moins directement le slam et le hip-hop français. Comme une branche de l’arbre pas encore totalement découverte.

    2ème : L’esthétique et la politique
    http://nova.fr/podcast/nova-stories/lesthetique-et-la-politique

    Parti du free jazz, conseillé par un ami disquaire, mais passé aussi par un underground sans œillère et l’écoute de francs-tireurs multiples, le projet de Rocé se nourrit de multiples racines. Ce qui lui parle : le mélange d’une teneur politique, mais esthétique forte : funk, blues... « Je cherche les Last poets à la française », dit Rocé. « Le proto-rap, le rap avant le rap ». La playlist du jour va de Francis Bebey aux chants de luttes sociales de la Régie Renault à la fin des années 1960.

    3ème : Un nom en entraîne un autre
    http://nova.fr/podcast/nova-stories/un-nom-en-entraine-un-autre

    En partant d’une pochette de disque, Rocé trouve des noms de labels, puis des figures comme François Tusques, pièce maîtresse du free jazz français, et enfin des noms qui restent clandestins et compliqués à trouver. À l’écoute, notamment : « Déménagement », par Salah Sadaoui, « Le Mal du pays », par Manno Charlemagne...

    4ème : Dane Belany, l’aventure américaine
    http://nova.fr/podcast/nova-stories/dane-belany-laventure-americaine

    Le projet a permis à Rocé de retrouver des artistes oubliés. Dane Belany en faire partie. Chanteuse noire d’origine turque et sénégalaise, qui chantait dans les cabarets de Pigalle, elle côtoyait du beau monde parisien, avant de partir à New York. Là-bas elle a rencontré Thelonious Monk, Miles Davis, croisé James Baldwin. Une maladie lui fait perdre sa voix. Elle s’est mise à clamer des textes en français, de David Diop, Aimé Césaire... Ce qui donne un disque dédicacé à Frantz Fanon. Rocé l’a retrouvée...

    5ème : Un chapitre africain
    http://nova.fr/podcast/nova-stories/un-chapitre-africain

    On termine cette Nova Story par un zoom sur la partie africaine des recherches de Rocé. Qui commence par un morceau d’Abdoulaye Cissé, figure de la musique burkinabè, mandaté par le président Thomas Sankara, créateur à sa demande de deux groupes : Les chanteurs au poing levé et Les Colombes de la Révolution. Rocé retrouve Abdoulaye Cissé, qui l’aide aujourd’hui dans ses travaux.

    #musique #Rocé #Histoire #luttes_sociales #damnés_de_la_terre #colonisation #chanson #spoken_word #slam #radio #audio #Radio_Nova #historicisation

    et cc @intempestive @sinehebdo @mad_meg @odilon @touti


  • Die Zauberflasche | Video | filmportal.de
    http://www.filmportal.de/sites/default/files/video/BArch_K44070_1R_Kriegsanleihe_Werbefilm_Teil_II%20Die_Zauberflasche.mp4
    Une affaire rentable : l’innovation au service de la guerre, l’identité juive comme folklore

    L’époque précédant la Première Guerre mondiale est une époque de l’innovation technologique et commerciale à un rythme effréné. Dans le contexte de la première mondialisation capitaliste un jeune entrepreneur lance l’idée de faire de la publicité avec des films et fonde une entreprise qui connaît du succès international en un clin d’oeuil .

    Pinschewer studierte nach dem Abitur Staatswissenschaften und Nationalökonomie in Würzburg und Berlin. Sein Praktikum in einem Warenhaus und einem Konzern chemischer Fabriken sowie Kinobesuche brachten ihn auf die Idee, das neue Medium Film kommerziell zu nutzen.

    1911 produzierte er auf eigenes Risiko seine ersten Werbefilme und präsentierte sie dem Verband der Fabrikanten von Markenartikeln in Berlin. 1912 gründete er sein eigenes Unternehmen, das sich ganz auf die Produktion von Filmreklame ausrichtete. Wegen der regen Nachfrage konnte er schon 1913/14 eine Filiale in London errichten.

    Avec le début de la guerre Pinschewer compte en tirer profit comme tout le monde. Il met ses talents au service de la cause nationale. Il tourne des films de propagande.

    Cliquez sur ce lien pour voir le film muet en MP4 : http://www.filmportal.de/sites/default/files/video/BArch_K44070_1R_Kriegsanleihe_Werbefilm_Teil_II%20Die_Zauberflasche.mp4

    Produktionsfirma: Pinschewer-Film AG (Berlin)
    Copyright: Bundesarchiv, Kategorie: Spiel- und Dokumentarfilme, Thema: EFG1914 - Filme zum 1. Weltkrieg

    Werbung für die 9. Kriegsanleihe. Spielszene:
    Ein Bürger zählt sein Geld in den Sparstrumpf. In seinem Zimmer erscheint ein altes Weib, das ihm eine Zauberflasche gibt. Als er den Inhalt auf einen weißen Bogen Papier gießt, erscheint darauf durch Zeichentricks das Bild vom Kampf deutscher Soldaten gegen einen englischen Tank an der Westfront. Der Bürger findet dies entsetzlich und beschließt, Kriegsanleihe zu zeichnen. Aufnahme eines Plakates von W. Georgi: “Kriegs Anleihe Helft den Hütern Eures Glückes.”

    Quelle: Bundesarchiv

    Son film montre á quel point les juifs sont intégrés dans la société allemande d’avant 1933. Un personnage de sorcière ressemble aux nombreuses pauvres qui vivent alors dans les quartiers au centre de Berlin tant convoités par les spéculateurs immobiliers d’aujourd’hui. Elle offre au bourgeois une fiole montrant l’étoile de David et disparaît miraculeusement. L’intertitre explique que le contenu du flacon, une fois versé sur une feuille de papier vide, dessine une image qui emmème son spectateur sur le droit chemin. L’image ainsi créée montre un char d’assaut en train de passer par dessus une tranchée allemande. Ses défenseurs se battent héroiquement contre l’ennemi surpuissant. Le message est tout de suite compris apr son spectateur : il faut aider les sodats allemands en achetant des obligations de guerre.

    Cet appel au patriotisme des bourgeois étonne aujourd’hui parce qu’il est transmis par une allusion aux pouvoirs secrets de sorciers juifs. Pourtant l’allusion est anodine pour la dernière phase de l’émancipation des Juifs. C’est un sujet à la mode traité également dans le célèbre film Der Golem sortie en 1915. En Allemagne l’émancipation des Juifs est réalisée entre 1797 et 1918 par l’abolition consécutive des règlements discriminatoires à leur égard.

    https://de.wikipedia.org/wiki/J%C3%BCdische_Emanzipation#Von_der_Franz.C3.B6sischen_Revolution_bis_z

    Preußen gewährte den Juden erst mit dem Judenedikt von 1812, der letzten der von Karl August von Hardenberg eingeführten Reformen, das Staatsbürgerrecht. In Baden begann die rechtliche Gleichstellung mit dem Judenedikt von 1809, in Bayern mit dem Judenedikt von 1813.

    En 1914 et dans les années 1920 l’émancipation juive est considérée come accomplie, les élites juives séculaires se fondent dans les classes aisées, on considère l’anti-semitisme comme une idéologie du passé défendue par quelques fanatiques sans importance. C’est dans cet esprit que le fondateur juif de la startup de technologie de pointe Pinschewer-Film collabore avec les militaires allemands.

    Julius Pinschewer (1883-1961)
    https://de.wikipedia.org/wiki/Julius_Pinschewer

    Während des Ersten Weltkriegs erkannte er die Möglichkeiten des propagandistischen Filmeinsatzes. Er produzierte mehrere Filme zugunsten der Kriegsanleihen. Dafür wurde er mit dem Verdienstkreuz für Kriegshilfe und dem Kronenorden 4. Klasse ausgezeichnet. Es war auch sein Plan, Kriegsgefangene mit Hilfe des Films für die deutsche Sache zu gewinnen.

    Sa collaboration avec Walter Ruttmann, l’auteur de Berlin – Die Sinfonie der Großstadt et futur assistant de Leni Riefenstahl , montre encore à quel point la société allemande des années 1920 est conservatrice et révolutionnaire à la fois - avec des protagonistes juifs comme partisans de toutes les causes imaginables.

    https://de.wikipedia.org/wiki/GeSoLei#Publikation

    Der Filmregisseur und Experimentalfilmer Walter Ruttmann schuf 1925/1926 zusammen mit Lotte Lendesdorff und Julius Pinschewer für die Ausstellung den dreiminütigen Animationsfilm Der Aufstieg, in welchem die Erneuerung des Deutschen Michels propagiert wurde.

    Julius Pinschwer dans son exil suisse conserve des liens secrets avec l’Allemagne pendant la guerre et collabore en silence avec les autorités nazies qui parfois libèrent inofficiellement des personnes à condition que la Suisse accepte de les acceuilir. Dans ces affaires peu connues Julius Pinschwer se porte garant pour des réfugiés face à l’état suisse.

    #film #animation #Allemagne #Julius_Pinschewer #réfugiés #émigration #juif #startup