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  • Russie, Israël et Syrie : une vérité qui dérange | Middle East Eye
    http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/russie-isra-l-et-syrie-une-v-rit-qui-d-range-172832992

    Tout au long du conflit syrien, le régime et ses partisans ont tenté de présenter l’opposition à la révolution comme synonyme d’opposition à Israël. Les objectifs de cette campagne de propagande consistent à s’attirer un soutien, à saper l’insurrection et à contrecarrer la répulsion généralisée dans la région face à la brutalité du régime syrien et au soutien militaire direct qu’il reçoit de ses alliés étrangers (principalement l’Iran, la Russie et le Hezbollah libanais).

    Ces efforts ont subi un revers lorsque le Hamas – la composante palestinienne de « l’axe de la résistance », qui comprend le Hezbollah, Damas et Téhéran – a publiquement approuvé la révolution, saluant « le peuple héroïque de Syrie qui lutte pour la liberté, la démocratie et la réforme ».

    Le soutien de la Russie au président syrien Bachar al-Assad a affaibli davantage les références anti-israéliennes de son camp. L’implication militaire directe de Moscou en Syrie – via la mise en place de bases, l’envoi de troupes et les frappes aériennes – aurait sauvé un régime qui, cet été, semblait proche de l’effondrement. Au départ, celle-ci a été dépeinte par les partisans d’Assad et les Israéliens comme une menace potentielle pour les ambitions et la marge de manœuvre d’Israël en Syrie.

    Toutefois, la participation directe de la Russie a permis de mettre en évidence ses liens de plus en plus étroits avec Israël. Cette solide relation est minimisée par Israël afin de ne pas contrarier les États-Unis, par la Russie pour ne pas aliéner Damas et Téhéran, et complètement ignorée par l’« axe de la résistance » – sans le Hamas maintenant – de manière à éviter tout embarras.

    • Présentation de l’auteuren bas de l’article : « - Sharif Nashashibi est un journaliste et analyste primé spécialiste des affaires arabes. Il collabore régulièrement avec Al-Arabiya News, Al-Jazeera English, The National et The Middle East Magazine. »

      Ma traduction un peu brutale : ce monsieur est un propagandiste pour la presse du Golfe.

    • Juste sur le passage que tu as choisi, mes commentaires...
      "Tout au long du conflit syrien, le régime et ses partisans ont tenté de présenter l’opposition à la révolution comme synonyme d’opposition à Israël."
      Cette question est loin d’avoir été centrale même si elle a été présente. En faire le coeur de la question n’est pas vraiment objectif.
      "Les objectifs de cette campagne de propagande consistent à s’attirer un soutien, à saper l’insurrection et à contrecarrer la répulsion généralisée dans la région face à la brutalité du régime syrien et au soutien militaire direct qu’il reçoit de ses alliés étrangers (principalement l’Iran, la Russie et le Hezbollah libanais)."
      Je passe sur le vocabulaire (propagande) et note simplement l’écrasement des temporalités (du début - l’utilisation du conflit palestinien,un peu présent mais vite oublié - à la fin : l’entrée des Russes dans le jeu)... Mettre tout cela dans le même sac n’est guèresérieux, ce conflit, et les discours qui l’accompagnent, onteu plusieurs phases. Côté propagande, je note la construction de la phrase laisse en tendre qu’il y a répulsion dans la région face à l’entrée des Russes (contre-vérité manifeste) et même vis-à-vis de celle du Hezbollah (discutable).

      "Ces efforts ont subi un revers lorsque le Hamas – la composante palestinienne de « l’axe de la résistance », qui comprend le Hezbollah, Damas et Téhéran – a publiquement approuvé la révolution, saluant « le peuple héroïque de Syrie qui lutte pour la liberté, la démocratie et la réforme ».
      Pas la moindre mention, pourtant évidente, du fait que le Hamas a étonné tout le monde en prenant cette position et que bien des observateurs modérés ont considéré qu’elle était liée à la politique du Qatar (et à ses gros chèques) dans la bande de Gaza...

      Le soutien de la Russie au président syrien Bachar al-Assad a affaibli davantage les références anti-israéliennes de son camp. L’implication militaire directe de Moscou en Syrie – via la mise en place de bases, l’envoi de troupes et les frappes aériennes – aurait sauvé un régime qui, cet été, semblait proche de l’effondrement. Au départ, celle-ci a été dépeinte par les partisans d’Assad et les Israéliens comme une menace potentielle pour les ambitions et la marge de manœuvre d’Israël en Syrie.

      Toutefois, la participation directe de la Russie a permis de mettre en évidence ses liens de plus en plus étroits avec Israël. Cette solide relation est minimisée par Israël afin de ne pas contrarier les États-Unis, par la Russie pour ne pas aliéner Damas et Téhéran, et complètement ignorée par l’« axe de la résistance » – sans le Hamas maintenant – de manière à éviter tout embarras.

      Ne présenter la Russie qu’en faisant référence à ses liens étroits avec Israël est un peu grotesque. Qu’attendre d’autre d’une puissance mondiale dont une partie dela population a émigré en Israël ? Aucun mot sur le fait, avéré, qu’Israël soigne les mercenaires de la révolution infiltrés via le Golan : ce fait, en suivant la même logique, devrait conduire l’auteur à discréditer totalement la révolution syrienne ! Et comme on sait que ces soins sont payés par des pays du Golfe (le Qatar très probablement), c’est toute la "logique" de l’article qui pourrait être retournée contre son auteur.

      Le reste, malheureusement, est à l’avenant. Défendre ce qu’il reste de la révolution syrienne, ce n’est pas avec cette médiocra propagande qu’on y arrivera...

  • Tunisie : Moncef Marzouki On Air | shaman
    http://reflets.info/tunisie-moncef-marzouki-on-air

    Aujourd’hui penchons nous sur la scène Tunisienne. Pays leader du printemps arabe, leur révolution vient à peine de célébrer sa première année de vie. Le nouveau gouvernement, élu par le peuple, celui-la, n’est en place que depuis à peine un mois, et une tache immense s’élève devant lui. Les défis sont nombreux et les attentes immenses. Il y a quelques jours, Moncef Markouzi, le nouveaux président de la république a donné son premier interview sur une chaine internationale anglophone : il a choisi Al-Jazeera English et l’émission Empire de Marwan Bishara. Un tandem de choix. Quelques mots sur Moncef Marzouki. Avant d’être président, il fut opposant de longue date de Ben Ali. Il se présenta une fois contre lui ce qui lui valut plusieurs mois d’isolement, dont il sortit après un intervention personnelle de Nelson Mandela. Entre 1996 et 2000 il fut le président de la commission arabe des droits de l’homme. Homme de gauche, il avait annoncé dés 2003 un rapprochement avec le