person:alain-claude galtié

  • Vous avez vu une guêpe cette année ? par Alain-Claude Galtié (*)
    http://www.eauxglacees.com/Vous-avez-vu-une-guepe-cette-annee

    A Saint Gengoux le National (Saône et Loire) pas une seule au mois d’août. Les abeilles domestiques ? Rares. Les abeilles charpentières (elles étaient nombreuses auparavant) ? Quelques-unes seulement. Les papillons ? Une pincée de Ducs de papillons de Bourgogne, quelques Piérides, c’est tout. Et beaucoup étaient de taille réduite. Mauvais signe supplémentaire. Le soir, pas un insecte autour des lampes de la veillée. Pas un seul papillon de nuit. Même les moustiques, dont on nous avait annoncé la (...)

    • et, pendant ce temps-là, les élus soumis aux lobbies...

      Les sénateurs étrillent la loi sur la biodiversité.

      (...) La commission de l’aménagement du territoire et du développement durable ne s’est pas livrée à un simple toilettage, mais à un sérieux lessivage avant l’examen du texte législatif en assemblée plénière programmée du 10 au 12 mai.
(...)

      La décision d’interdire les pesticides de la famille des néonicotinoïdes est abandonnée ; comme celle d’instituer une taxe sur l’huile de palme. Le droit d’entamer une procédure en justice dans le but de défendre la nature est limité à certains acteurs ; passe aussi à la trappe la volonté d’inscrire le principe de non-régression de l’environnement dans la loi ; idem pour la possibilité de classer certaines zones en « espaces de continuités écologiques » dans les plans d’urbanisme. (...)
      http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/05/10/les-senateurs-etrillent-la-loi-sur-la-biodiversite_4917028_3244.html#zRB1GmD

    • Je me suis rendue compte en allant passer quelques jours chez une amie dans le Lot que je n’avais pas entendu un seul grillon depuis des années… et pourtant, il ne fait pas moins chaud dans le Gers.

      Mais voilà, on est infiniment plus agricole que le Lot.
      D’ailleurs, on s’est fait la réflexion cette année : où sont les #insectes ?

      Je me souviens avoir dû renoncer à la sieste dehors lors des années précédentes parce que c’était trop le bordel, avec des trucs qui vrombissaient et se cognaient de partout sur mon hamac, des nuits paranos avec des mosquitos en embuscade et les rubans à mouches, qu’on changeait presque toutes les semaines.

      Cette année… que dalle. J’ai dû attendre le Lot et début août pour ma première et dernière piqûre de moustique de l’année, le ruban à mouches est toujours en place, mais ne se remplit que très lentement.

      Il y a eu une invasion de puces dans le jardin, des mouches bizarres qui piquent. L’arbuste qui bourdonne tous les étés est silencieux…

      Et bien sûr, il n’y a pas d’oiseaux non plus…

    • Je suis en sud Sarthe, pays de petits vallons semblant préservés, pourtant, malgré des nombreuses plantes mellifères que je cultive, j’observe la rapide raréfaction de tous les butineurs ainsi que la quasi complete disparition des petits oiseaux troglodytes.

    • Ben oui @aude_v mais c’est extrait de l’article de Marc Laimé, lequel est extrêmement exhaustif (compter plusieurs heures pour un suivi approfondi des liens cités...).

      Sinon, moi qui suis en ville (Bruxelles), j’ai été frappé cette année par le nombre incroyable de moineaux... Ont-ils fui la campagne ?

  • Sémantique du cours d’eau, par Alain-Claude Galtié
    http://www.eauxglacees.com/Semantique-du-cours-d-eau-par

    La formule « cours d’eau » réduit la problématique écologique à une simple question de dynamique des fluides. Elle favorise la restriction des interprétations et les solutions simplistes, et par conséquent destructrices… Voici tantôt un mois, dans la circulaire « Une reconnaissance ça peut tromper énormément », cette phrase : « Toute autre considération n’est pas essentielle à la définition d’un cours d’eau, notamment la richesse du milieu (...) », était citée comme faisant partie de l’Arrêt EARL Cintra du (...)

  • La disparition d’une rivière, par Alain-Claude Galtié
    http://www.eauxglacees.com/La-disparition-d-une-riviere-par

    Depuis fin 2013, depuis qu’ils ont été contraints de reconnaître l’existence du Ruisseau de Nolange (mais pas encore de la tête de bassin versant), les services officiels nous jouent un joli tour de passe-passe. En dépit de la progression de l’étude sur l’Eau perdue, de l’argumentation et de la documentation présentées, leur obstination imposait une nouvelle mise en garde... Après la découverte du Ruisseau de Nolange, et l’analyse de l’eau perdue de Saint Gengoux le Royal, voici l’heure des (...)

  • Et au milieu coulait la rivière, par Alain-Claude Galtié
    http://www.eauxglacees.com/Et-au-milieu-coulait-la-riviere

    Commencée en 2008, la défense de la tête de bassin versant de Saint Gengoux le National, en Bourgogne, se retrouve au coeur d’une importante évolution en cours. Premier éveil en 2009 avec un document diffusé par le Ministère de l’Environnement : Le ruissellement urbain et les inondations soudaines Le rapport pointe la responsabilité de l’aggravation du risque : « la rurbanisation des agglomérations et l’urbanisation des fonds de vallées » et la réduction des lits des ruisseaux, voire leur (...)

  • L’écologie des catacombes, par Alain-Claude Galtié
    http://www.eauxglacees.com/L-ecologie-des-catacombes-par

    Plusieurs années durant, en Bourgogne, un homme remue ciel et terre pour alerter administrations, politiques et ONG sur la destruction programmée d’une rivière. Il se heurte à un mur. A l’image des premiers chrétiens abritant leur foi dans l’église des catacombes, son carnet de bord nous révèle crûment l’état de l’écologie en 2014. Le bilan du difficile travail « associatif » (!) pour tenter de sauver l’eau d’une tête de bassin de Saône et Loire, au terme d’innombrables tentatives de communication avec des (...)

  • On achève bien les rivières, par Alain-Claude Galtié
    http://www.eauxglacees.com/On-acheve-bien-les-rivieres-par

    En Bourgogne Sud, la petite cité de Saint Gengoux a totalement perdu la maîtrise de son eau en l’espace de trois générations. Abondante et gratuite depuis des siècles, l’eau du territoire, maltraitée, polluée, oubliée, est aujourd’hui vendue très cher par la Lyonnaise, qui déploie des traitements onéreux pour la rendre potable. Une extraordinaire enquête de terrain retrace l’histoire de ce saccage. Auparavant, ceci expliquant cela, les sources et les ruisseaux ont été saccagés. Le ruisseau principal, où (...)

    • Ah ça y est : ça les reprend d’installer un nouvel hypermarché pour un village d’à peine 1 000 habitants. J’ai vécu là pendant plus de vingt ans et je ne connaissais pas l’histoire du ruisseau de Nolanges.

      C’est exactement ce qui se passe à Saint Gengoux où même les crues centennales avaient été oubliées. C’est cette perte des savoir, cette perte de conscience et d’intérêt pour les biens communs et les richesses locales qui ont permis la relance et le développement d’un projet commercial en tous points étranger à l’économie de la cité. Sans aucune concertation, sans étude préalable, sans écoute des objections et des oppositions, un chantier risque de commencer demain pour installer un supermarché, un parking et une station-service sur un grand remblai occupant en totalité le lit (mineur et majeur) du ruisseau historique de la cité !

      Merci @marclaime de me conter la triste histoire d’une communauté qui n’a pas su préserver son eau. Quel gâchis !

    • Je pense que ce sont les décideurs c’est à dire les différentes municipalités qui se sont succédé depuis 50 ans qui sont les responsables d’une telle chienlit environnementale. Les salopards ! Ils ne paieront jamais assez cher leur mégalomanie et/ou leur compromission !