person:alexis tsipras

  • Les Grecs manifestent à Athènes pour l’anniversaire du soulèvement de 1973 afp/puga - 17 Novembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/10002507-les-grecs-manifestent-a-athenes-pour-l-anniversaire-du-soulevement-de-1

    Au moins 12’000 Grecs ont manifesté samedi à Athènes à l’occasion du 45e anniversaire de l’insurrection estudiantine de 1973, réprimée dans le sang par le régime des colonels soutenu par les Etats-Unis, selon les chiffres de la police.

    On pouvait voir des pancartes dénonçant l’impérialisme, l’Otan, les guerres menées par les Etats-Unis ainsi que l’austérité.

    La manifestation s’est déroulée sous haute surveillance policière, plus de 5000 agents ayant été déployés dans le centre d’Athènes.

    Incidents mineurs
    Après le défilé, des incidents mineurs ont éclaté lorsqu’un petit groupe d’anarchistes a lancé des bombes incendiaires sur le quartier général de la police.

    Celle-ci a riposté avec des grenades assourdissantes pour les disperser tandis que des dizaines de jeunes ont érigé des barricades dans le quartier d’Exarchia et lancé des bombes incendiaires depuis le bâtiment de l’Université polytechnique, d’où était parti en 1973 le soulèvement contre le régime des colonels.

    Le Premier ministre Alexis Tsipras a salué la commémoration et appelé à « de nouveaux combats » contre le fascisme, l’extrême droite et « l’absolutisme néo-libéral ».

    Répression violente
    Au moins 24 personnes avaient été tuées en 1973 lors de la répression par l’armée du soulèvement des étudiants, un évènement considéré comme un épisode ayant contribué à la fin du régime des colonels un an plus tard en 1974.

    #Grèce #USA #dictature #OTAN


  • EU steps up planning for refugee exodus if Assad attacks #Idlib

    Thousands to be moved from Greek island camps to make space in case of mass arrivals.

    Children walk past the remains of burned-out tents after an outbreak of violence at the Moria migrant centre on Lesbos. Aid groups say conditions at the camps on Greek islands are ’shameful’ © Reuters

    Michael Peel in Brussels September 14, 2018

    Thousands of migrants will be moved from Greek island camps within weeks to ease chronic overcrowding and make space if Syrians flee from an assault on rebel-held Idlib province, under plans being discussed by Brussels and Athens.

    Dimitris Avramopoulos, the EU’s migration commissioner, is due to meet senior Greek officials next week including Alexis Tsipras, prime minister, to hammer out a plan to move an initial 3,000 people.

    The proposal is primarily aimed at dealing with what 19 non-governmental groups on Thursday branded “shameful” conditions at the island migrant centres. The strategy also dovetails with contingency planning in case Syrian President Bashar al-Assad’s Russian-backed regime launches a full-scale offensive to retake Idlib and triggers an exodus of refugees to Greece via Turkey.

    The numbers in the planned first Greek migrant transfer would go only partway to easing the island overcrowding — and they are just a small fraction of the several million people estimated to be gathered in the Syrian opposition enclave on the Turkish border.

    “It’s important to get those numbers down,” said one EU diplomat of the Greek island camps. “If we have mass arrivals in Greece, it’s going to be very tough. There is no spare capacity.”

    Syria’s Idlib awaits major assault The UN Office for the Co-ordination of Humanitarian Affairs said this week that 30,000 people had been displaced from their homes by air and ground attacks by the Syrian regime and its allies in the Idlib area, while a full assault could drive out 800,000.

    Jean-Claude Juncker, European Commission president, this week warned that the “impending humanitarian disaster” in Idlib must be a “deep and direct concern to us all”.

    17,000 Number of migrants crammed into camps designed for 6,000 The European Commission wants to help Athens accelerate an existing programme to send migrants to the Greek mainland and provide accommodation there to ease the island overcrowding, EU diplomats say.

    The commission said it was working with the Greeks to move 3,000 “vulnerable” people whom Athens has made eligible for transfer, in many cases because they have already applied for asylum and are awaiting the results of their claims.

    Migrant numbers in the island camps have climbed this year, in part because of the time taken to process asylum cases. More than 17,000 are crammed into facilities with capacity of barely 6,000, the NGOs said on Thursday, adding that Moria camp on the island of Lesbos was awash with raw sewage and reports of sexual violence and abuse.

    “It is nothing short of shameful that people are expected to endure such horrific conditions on European soil,” the NGOs said in a statement.

    Mr Avramopoulos, the EU migration commissioner, told reporters on Thursday he knew there were “problems right now, especially in the camp of Moria”. The commission was doing “everything in our power” to support the Greek authorities operationally and financially, he added.

    Recommended The FT View The editorial board The high price of Syria’s next disaster “Money is not an issue,” he said. “Greece has had and will continue having all the financial support to address the migration challenges.

    ” The Greek government has already transferred some asylum seekers to the mainland. It has urged the EU to give it more funds and support.

    EU diplomats say the effect of the Idlib conflict on the Greek situation is hard to judge. One uncertainty is whether Ankara would open its frontier to allow people to escape. Even if civilians do cross the border, it is not certain that they would try to move on to the EU: Turkey already hosts more than 3.5m Syrian refugees.

    The EU secured a 2016 deal with Turkey under which Brussels agreed to pay €6bn in exchange for Ankara taking back migrants who cross from its territory to the Greek islands. The agreement has helped drive a sharp fall in Mediterranean migrant arrival numbers to a fraction of their 2015-16 highs.

    https://www.ft.com/content/0aada630-b77a-11e8-bbc3-ccd7de085ffe
    #Syrie #réfugiés_syriens #asile #migrations #Grèce #guerre #réfugiés_syriens #Moria #vide #plein #géographie_du_vide #géographie_du_plein (on vide le camp pour être prêt à le remplir au cas où...) #politique_migratoire
    cc @reka


  • La tragédie grecque en dix graphiques | Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/tragedie-grecque-dix-graphiques/00085721

    La Grèce est sortie le 20 août dernier de la tutelle de la Troïka formée par la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international. Le pays avait certes un Etat particulièrement dysfonctionnel et un besoin indéniable de profondes réformes, mais sous l’effet de la politique imposée par cette Troïka depuis 2010, la quasi-totalité des indicateurs économiques et sociaux de la Grèce se sont fortement dégradés. Y compris son endettement public que cette politique était censée pourtant permettre de maîtriser. Cette intervention restera dans les annales comme un modèle de ce qu’il ne faut surtout pas faire si on veut réellement aider un pays à se redresser…

    #Grèce #crise #Europe

    • Grèce : sortie du plan d’aide ou calvaire sans fin ? (par l’Heure du Peuple)

      Les dirigeants européens se vantent d’avoir mis fin au « plan d’aide » à la Grèce lors de la réunion des ministres des finances de la zone euro du 21 juin. La Grèce va théoriquement sortir de huit ans de mémorandums d’austérité imposée de force par la troïka du Fonds monétaire international, de la Banque centrale européenne et de la Commission européenne. Mais dans les faits, ni l’austérité, ni la tutelle des autres pays européens ne prennent fin.

      Officiellement, la Grèce est censée pouvoir « retourner se financer sur les marchés » financiers le 20 août. Savoir si c’est vraiment le but véritable d’une société démocratique est un débat légitime. Mais au-delà de toute philosophie, ce « retour » risque de ne pas changer grand-chose. Le journal Le Monde prévoit un retour « délicat » rappelant que « pour les agences de notation, la dette du pays reste « très spéculative ». Le défi pour Athènes sera de se financer à un coût raisonnable » alors que la dette grecque reste toujours aussi élevée à 180% du PIB. Sans oublier que la hausse des taux d’intérêts sur la dette italienne est là pour rappeler la pression qu’exercent ces « marchés » sur qui prétend faire quelques pas hors des dogmes austéritaire. Les taux grecs ont d’ailleurs eux aussi augmenté du fait des tensions italiennes. Et les européens ont prévus une soulte de 15 milliards d’euros pour venir en aide en cas de difficultés. On a vu confiance mieux établie. La sortie du tunnel n’est pas pour tout de suite.

      D’autant que l’austérité n’est pas finie, loin de là. La Grèce doit encore achevé la mise en œuvre des réformes acceptées par Alexis Tsipras. La privatisation de l’entreprise nationale d’électricité ou du port de Thessalonique est encore au programme par exemple. De même qu’une nouvelle baisse des seuils d’imposition ou qu’une nouvelle réforme des retraites – la douzième ! – en 2019. La Grèce s’est d’ailleurs engagée à ce que son budget dégage un excédent primaire, c’est-à-dire avant le paiement des intérêts de la dette, de 3,5% jusqu’en 2022 et 2,2% jusqu’en… 2060 ! Une véritable cure d’austérité à perpétuité alors que l’économie grecque reste lacérée par les politiques de la troïka. Le taux de chômage dépasse les 20% et culmine à 43% chez les jeunes. La plupart des biens publics ont été bradés (port, aéroport, entreprises). Les droits sociaux ont été passés à la moulinette jusqu’au droit de grève remis en cause par Alexis Tsipras. Un demi-million de Grecs ont fui leur pays dont une majorité de jeunes diplômés de l’enseignement supérieur. On le voit, les cicatrices de l’austérité ne sont pas près de se refermer.

      D’autant que la tutelle de l’Eurogroupe des ministres des Finances de la zone euro va se poursuivre malgré la fin affichée du plan d’aide. La Grèce devra notamment se soumettre quatre fois par an – c’est-à-dire en réalité en permanence – à un « audit » de ses finances publiques par la Commission européenne jusqu’en 2022. Cet engagement couvre donc non seulement la fin du mandat d’Alexis Tsipras prévue pour 2019 au plus tard mais également le mandat suivant. C’est une précaution exigée contre tout retour en arrière par une autre majorité alors que Syriza qui avait obtenu 36% des voix en 2015 est tombé à 20% dans les sondages. Ce contrôle intègre le renoncement à tout détricotage des réformes de la troïka. Et si les créanciers de la dette ont accepté un rééchelonnement des remboursements, ils ont refusé toute annulation même partielle du fardeau. Le report de certaines échéances serait même immédiatement suspendu en cas de remise en cause des réformes imposées ces dernières années. Sans oublier que même en se soumettant à ces exigences, la Grèce devra rembourser ses « partenaires » européens jusqu’en 2069 ! La prétendue « sortie » du plan d’aide ressemble bien à une histoire pour enfants. Au lendemain de la victoire de Syriza, début 2015, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker avait affirmé qu’ « il ne peut y avoir de choix démocratiques contre les traités européens ». Trois ans plus tard, le commissaire allemand Oëttinger se prenait à espérer que les marchés financiers apprennent aux Italiens à bien voter. La prétendue « sortie » du plan d’aide n’est rien moins que la condamnation de la Grèce à subir cette double tutelle niant sa souveraineté.

      Matthias TAVEL


  • Lu ailleurs, une analyse de l’affaire Benalla par Nicolaos Genzlas

    “le problème politique qui explique l’extraordinaire retentissement de cette affaire, c’est la manière dont elle rentre directement en contradiction avec le mouvement d’opinion profond qui a porté Macron au pouvoir.”

    « Avec le recul, cela me paraît assez incroyable, mais il y a à peine plus d’un an de cela, j’étais encore collaborateur politique. A ce titre, je suivais régulièrement les enquêtes d’opinions : c’était même devenu une de mes missions officieuses à partir de l’été 2015, puis officielles. En me replongeant dans des tableaux statistiques, parmi lesquels certains que je n’avais pas revus depuis mes années d’études à l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble, un truc m’a frappé par rapport à cette époque : l’approfondissement, mesurable et mesuré, de la défiance globale des citoyens, non seulement vis-à-vis de leurs élites et de leurs institutions, mais, également, entre eux. Ne semblait échapper (et encore, relativement seulement) à cette #défiance tant verticale qu’horizontale qu’une partie de la population française, la France des cadres, la France des diplômés, la France des grandes métropoles, les électeurs du centre-droit et du centre-gauche. On pouvait en effet montrer, de mémoire, que si les indicateurs de défiance atteignaient de 70 à 90% pour les CSP-, ils ne dépassaient pas les 50% pour les CSP+ métropolitaines. (Evidemment, je résume ici à grands traits, mais l’idée générale me paraissait bien défendable).

    Au printemps 2016 (cause, effet ou conséquence du mouvement social), on a vu cette situation initiale se modifier, avec une dégradation quantitative des indicateurs de défiance pour ces CSP+, qui ont eu tendance à s’aligner pratiquement exactement sur le reste de la population française. Sans doute cet alignement quantitatif ne signifiait t-il pas un alignement qualitatif de la défiance - ce que, du reste, les enquêtes paraissaient confirmer. Néanmoins, cette alignement relatif constituait une #rupture, et annonçait largement la campagne qui suivrait. Je disais et écrivais alors que les Français n’étaient pas d’humeur (moins que jamais) à se laisser imposer un remake de la campagne de 2012 jusqu’au niveau des candidats et qu’il fallait s’attendre à un grand nombre de surprises (évidemment, nul alors n’imaginait jusqu’à quel point le plateau serait bouleversé). Depuis déjà plusieurs mois, de façon assez solitaire, je travaillais sur une stratégie de campagne pour donner à ce moment “populiste” un débouché politique, bricolant autour du thème de la postdémocratie. On sait quel traversée du désert nous avons eu alors... mais on sait aussi que d’autres ont connu le succès avec des analyses très similaires.

    Au premier visionnage de la première vidéo de campagne d’En Marche (de mémoire en mai ou juin 2016), j’ai immédiatement compris que ces gens là travaillaient à partir d’une grille de lecture très semblable, proposant un débouché au #néo-populisme des CSP+ , axé sur le renouvellement de la classe politique et le rejet des scléroses bureaucratiques de l’administration française - un truc qui pouvait marcher dès lors qu’on avait repérer précisément le basculement de ces catégories sociales dans une représentation politique populiste hégémonique. Un an de campagne plus tard, et la démocratisation de la tentation oligarchique aidant, Macron remportait l’élection présidentielle, bouleversant l’échiquier politique. On comprend dès lors le problème politique que pose l’affaire Benalla. Des barbouseries, on en a déjà vu, et des biens plus romanesques ! Des abus de pouvoir aussi, ainsi que des retournements de presse... Non, le problème #politique qui explique l’extraordinaire retentissement de cette affaire, c’est la manière dont elle rentre directement en contradiction avec le mouvement d’opinion profond qui a porté Macron au pouvoir.

    La faute politique aura été dès lors de prendre tout cela à la légère, avec une communication de crise systématiquement à contre-temps, cherchant à banaliser, à canaliser et à refroidir une affaire qui, symboliquement, ne constitue pas moins que le tournant de la rigueur de 1982, de 1995 ou de 2012. Il eut donc fallu que Macron s’exprime rapidement, fortement, en Jupiter pour une fois, prenant des mesures fortes et incontestables qui aurait précisément montré qu’il était toujours l’homme du nouveau monde, qui ne se laissait pas recouvrir par des pratiques d’un autre temps. En à peine un an, l’isolement du #pouvoir, l’#arrogance qui monte à la tête, le sentiment de toute puissance d’autant plus grand que l’opposition et les contre-pouvoirs sont faibles, aura fait oublier au Président comme à ses plus proches conseillers d’où ils venaient, et ce à quoi ils devaient son élection et leurs places. Depuis un moment que je prophétisais que cette croissance hégémonique de la représentation populiste de l’opinion aboutirait, par un alignement relatif qualitatif des catégories sociales et non plus simplement quantitatif, à ce que la branche Macron soit prématurément pourrie et coupée, je commençais à croire que je m’étais trompé... mais nous y sommes finalement arrivé. C’est le moment que nous vivons.

    Et fondamentalement, je suis porté à croire à ce stade que ni Le Pen (parce qu’elle est bien trop cramée) ni Mélenchon (parce qu’il est bien trop mauvais) n’en profiteront. Eux deux comme Macron et les autres font désormais eux aussi pleinement partie du vieux monde qui ne cesse lentement de disparaître sous nos yeux... Winter is coming. »

    • Je trouve cette phrase d’une naïveté confondante :

      En à peine un an, l’isolement du #pouvoir, l’#arrogance qui monte à la tête, le sentiment de toute puissance d’autant plus grand que l’opposition et les contre-pouvoirs sont faibles, aura fait oublier au Président comme à ses plus proches conseillers d’où ils venaient, et ce à quoi ils devaient son élection et leurs places.

      Macron n’a pas été élu pour lui mais contre le pen et il était d’une arrogance folle au point de parler de lui comme de Jupiter, je pense pas que ca sois l’isolement au pouvoir qui le rende ainsi. Il oublie pas d’ou il venait, car il viens du monde des bourges catholiques de droite et des banques, et je voie pas en quoi il aurais trahie ses origines.
      Le final qui compare Lepen et Mélenchon est pas très heureux non plus.

    • Mais dire que Mélenchon est mauvais, il a raison. Je discute avec des personnes peu politisées, et c’est systématiquement la même chose : « il me fait peur ». Et même ici, sur SeenThis, la plupart pense la même chose et par conséquent refuse de voir dans le mouvement FI autre chose qu’un truc « ça fait peur ».

    • L’auteur m’a l’air d’être de cette mouvance CSP+ en voie de néo-populisation et c’est bien cette partie de l’analyse qui m’intéresse. Tout comme le fait que le gars se sente obligé de créer un nouveau mot pour dire que même les bourgeois qui se pensent cultivés sont en train de virer Dupont Lajoie.

      Bien sûr qu’il y a des trucs faiblards dans ce qu’il écrit : d’un côté, il comprend parfaitement que la campagne de Macron a été entièrement fabriquée autour de l’appel d’air de la #fascisation de la pensée bourgeoise, dans un pur calcul markéting, mais de l’autre, il occulte le fait que le cynisme de la démarche caractérisait aussi celui de la pensée qui la sous-tendait.

      Macron n’a pas attendu d’être président en exercice pour conchier l’immense masse de ses concitoyens et les prendre globalement pour un ramassis de demeurés et de surnuméraires, il était déjà bien lui-même quand il barrait à Bercy.

      Sur Mélenchon, je ne sais pas faire la part des choses entre ses propres conneries et la campagne de dénigrement systématique dont il fait l’objet en permanence dans les médias avec son parti. Ce qui est certain, c’est que cela vienne de Mélenchon, des médias ou des deux, effectivement, FI n’a pas du tout la place qu’il mérite dans l’échiquier politique, en tant que force d’opposition réelle et construite.
      D’ailleurs, il n’y a pas d’opposition , et rien que ce fait devrait salement nous faire flipper.

    • @david2 : je rigolais intérieurement l’autre jour. Une de ces personnes me disait que Mélenchon lui faisait peur. On avait la télé allumée. Et BFMTV ou LCI en bruit de fond. Vient le reportage qui évoque les candidats aux européennes, et la « mini-polémique » autour des ex-caciques socialistes qui n’avaient pas été retenus, et que c’était la preuve que le processus était vicié, quasi-stalinien. Musique de fond de film d’horreur, montage des images de film d’horreur, voix off d’enquête en terrain miné.

      Bien sûr que cette sensation que « Mélenchon fait peur » est une affaire de propagande.

      Mais bon sang, pourquoi les « qui sont politisés » ont aussi des griefs contre la FI ? A chaque fois, tu découvres que c’est un petit truc « il a dit gnagnagna c’est la preuve que ». Ou « il a fait gnagnagna c’est la preuve que ». La preuve qu’il ne fera pas ce qu’il dit évidemment, et que ça ne sert donc à rien de.

      Et toujours cette hyper personnalisation de la politique. Tous incapables, quoique conscients, de faire abstraction des limites de se concentrer sur l’individu plutôt que sur le collectif qu’il y a derrière lui.

    • Pour moi (un seenthisien depuis 2012), j’ai cru un temps au « front de gauche » qui avait l’air d’être prometteur en tant que rassemblement des forces orientées sur un changement profond de la société. Seulement en 2015, nous avons eu l’exemple de Syriza arrivée en tête des élections et la capitulation en rase-campagne de son chef Alexis Tsipras. Et Mélenchon, tête pensante de la FI (nom que je trouve ridicule au demeurant car l’insoumission c’est tout autre chose à mon sens), aurait fait la même chose que son homologue grec si il avait été élu : il se serait couché devant les banques et les vautours de l’Union Européenne.

      Ceci dit, l’article ou le propos rapporté dans ce post n’est pas dénué d’intérêt même s’il ne représente que les tergiversations d’une (toute) petite minorité de l’électorat français. Nous qui connaissons une autre réalité sociale pouvons le trouver empreint d’une certaine candeur mais il est toujours avantageux de découvrir de quoi est fait la pensée des autres.

    • Et Mélenchon, tête pensante de la FI, fera la même chose que son homologue grec : il se couchera devant les banques et les vautours de l’Union Européenne.

      Merci d’illustrer si bien ce que je disais :
      A chaque fois, tu découvres que c’est un petit truc « il a dit gnagnagna c’est la preuve que ». Ou « il a fait gnagnagna c’est la preuve que ». La preuve qu’il ne fera pas ce qu’il dit évidemment, et que ça ne sert donc à rien de.

      Ta phrase là, "Tsipras a fait ceci, alors Mélenchon fera pareil", elle manque singulièrement d’argumentaire pour pouvoir commencer à y voir un début de raisonnement logique. Tu as écrit un truc en "gnagnagna".

      Le gars Mélenchon il écrit depuis des années sur ce qu’il pense et sur ce qu’il fait, ses écrits tiennent sacrément bien la route par rapport à beaucoup d’autres qui s’y essaient. Tsipras, il n’a jamais autant partagé ses idées, il n’a fait qu’arriver là où il est arrivé, par chance, et parce qu’il avait une bonne tête... mais derrière lui, il y avait pleins de gens volontaires, bien repérés, déjà bien "gnagnagna" d’ailleurs et bien mis sous camisole, dès que les choses sérieuses ont commencé. Cela pour dire que la crédibilité - à priori - de l’un et de l’autre est incomparable.
      De plus, calquer la situation grecque sur la situation française n’a pas beaucoup de pertinence en plus.
      Et... tiens... il suffit de constater la sourdine mise sur ce qu’il se passe en Italie pour avoir une idée qu’il s’y passe des choses "pour de vrai", et qui ne rentrent pas dans le cadre standard. L’Italie n’est pas la Grèce, et la remise dans le rang n’est visiblement pas aussi aisée. Cf. ce que Sapir nous en donne à voir dans les billets de ces dernières semaines.

      Au-delà de ces réflexions à l’emporte-pièce, arrivé à ce niveau de pouvoir, je pense qu’on ne nous dit pas vraiment à quels personnages l’on se frotte et à quelles pressions l’on est soumis.

    • Le gars Mélenchon il écrit depuis des années sur ce qu’il pense et sur ce qu’il fait, ses écrits tiennent sacrément bien la route par rapport à beaucoup d’autres qui s’y essaient.

      Pour sûr. Il dit et écrit des choses « bien ». Après, lorsque toutes ces belles intentions seront confrontées aux réalités géo-politico-économiques, ce sera une autre affaire. Maintenant, s’il avait voulu vraiment aller au bout de ses idées, il n’aurait eu d’autre choix de gouverner comme un autocrate. Est-ce donc pour cela qu’il fait (encore) si peur ? Le comble dans tout ça, c’est qu’il a abandonné toute velléité de références au communisme et au marxisme. Il a même décidé de faire l’impasse sur le mot « gauche » en adoptant une posture d’"insoumission". Pour ne pas « faire peur » justement. Désolé pour ces quelques réflexions à l’emporte-pièce mais « les mots sont importants » (enfin, il me semble).

    • Oui, oui, les mots sont importants tu as raison. Y dit pas « communisme », c’est la preuve que. Tu fais encore « gnagnagna » et tu illustres à nouveau ce que je disais : merci.

      Donc on ne vote pas Mélenchon (quand on vote). Et on dit « tous pourris ». Ou « tous pareils ».

      Il y a toujours une bonne raison pour ne pas essayer de changer les choses. « parce que ça ne peut pas marcher ».

      Je ne vais pas dire que ça me dépasse. Mais un petit peu quand même. Et ce n’est pas toi en particulier évidemment. Tu ne fais qu’illustrer mon propos, et je t’en remercie sincèrement :-)

      Parce que si même nous là, les politisés, on est incapable d’y croire... qui va y croire au fait qu’un jour, ça peut changer ?

    • Je tenais à un copain EELV (parmi les plus à gauche) le discours de @david2 : « Quand même, Mélanchon, il est arrivé à de beaux chiffres. » Le copain me répond : « Il n’est pas arrivé au second tour, alors que l’élection était super ouverte avec quatre dans un mouchoir, parce qu’il a braqué un tas de monde qui était ailleurs. »

      Moi qui n’ai pas voté pour lui au premier tour, qui n’ai pas apprécié l’ardeur des discours des camarades FI (c’est l’idée que je me fais d’adeptes de l’église de scientologie), qui ai trouvé super autoritaires ses méthodes de « c’est moi qui ai préparé prem’s la campagne, les autres si vous voulez exister en 2017 c’est derrière moi », ben Mélanchon me fait peur. Et me fait encore plus peur quand je vois du BBR, du républicain laïc color-blind à la Chevènement. Je regarde pas la télé et je trouve les discours mainstream anti-Mélanchon ridicules, méprisants et réacs.

      Pourtant, j’aurais aimé une opposition capable de parler un langage simple, de donner envie à des losers de se battre pour foutre en l’air le jeu plutôt que pour vouloir en gagner des miettes. Et j’avais rien contre lui au départ, même pas son ethos de mini-éléphant du PS. Il faut bien des soc-dem.

      À part quelques détails (dont la généalogie de l’arrogance de Macron qui remonte plus loin qu’à une année excitante de président-gendre idéal), je trouve intéressant de s’interroger sur cette tentation du fascisme (autoritarisme, violence, homme providentiel, contrôle social et libertés civiles à abolir) en plein dans les classes sociales et les tendances politiques qui se flattaient de préserver la « démocratie » des « extrêmes ». Je ressors cet article qui tourne en rond dans ma tête depuis que j’ai découvert que mon oncle de droite, plutôt centriste (et bourgeois), avait abandonné une certaine idée de l’État de droit.

      https://www.nytimes.com/interactive/2018/05/23/opinion/international-world/centrists-democracy.html

    • Ben oui @sombre, mais @aude_v elle parle un langage qui me parle plus déjà. On n’est plus tout à fait dans le gnagnagna, on touche du doigt un truc.

      Mélenchon, il fraie depuis des années dans ce milieu politique extrêmement malsain (à mon avis), fait de non-dits et de coups de poignards dans le dos, de billard à 6 bandes, où tu découvres que Hoang-Ngoc aurait bien aimé être en position d’être éligible, juste « parce que », et que la commission FI ne l’a pas fait, alors pouf, pompe à merde sur LCI et ailleurs, et Mélenchon doit se défendre d’être ou de ne pas être intervenu, et qu’il utilise des mots qui font peur, parce que oui, à force, même quand on est un fin communicant (ce qu’il n’est pas), on peut en avoir ras l’bol de devoir passer ses journées à esquiver les jets des pompes à merde et qu’il tient en effet un discours rude pour ceux qui aimeraient être rassurés.

      En 2017, quand il a expliqué aux uns et aux autres que leurs conditions pour participer à la campagne étaient encore une fois inacceptables, ça ne sortait pas du chapeau. C’était le résultat des tentatives précédentes de ménager les uns et les autres. Ce ménagement avait juste permis à ces uns de torpiller de l’intérieur, le moment venu, le processus, et à ces autres de profiter de l’effet positif, pour ne pas se retrouver au chômage trop vite... et en plus, ça leur permettait, simultanément, à ces uns et ces autres, de savonner la planche d’un « mélenchon est rien qu’un autocrate, il veut pas faire comme on dit ». Le discours qui t’a choqué, je le trouvais donc, en somme, tout à fait légitime, quand on pense aux scélérats du type De Rugy chez les écolos, et aux scélérats du type Laurent au PCF, sans oublier les scélérats du type Hamon au PS...

      Et puis autre sujet lancinant... La FI, elle ne parvient pas à faire émerger d’autres personnalités. Y-a Ruffin... mais il est comme nous Ruffin... ça le débecte de devoir patauger dans de tels marécages. Et les autres seconds couteaux... et bien... on ne parvient pas à s’y intéresser. La faute aux médias ? La faute à eux ? Je ne sais pas.

      Et merci d’accepter le challenge, c’est un vrai sujet ce que dit @monolecte et pleins d’autres : tout semble faire comme si on n’avait pas d’opposition.

      Ça pourrait être intéressant d’ailleurs de définir cette constatation : ça serait comment s’il y avait une opposition ?

    • @david2 : s’il y a une bulle de filtre sur SeenThis, c’est une bulle de filtre parfaitement volontaire contrairement à celle imposée par Google...

      Aude_v a indiqué tout de même un 3ème argument, plus massif et plus compréhensible : c’est l’atmosphère lourde qui existe dans les milieux militants, quand on en arrive à se frotter aux transfuges du type des Chevènementistes qu’elle indique en guise d’exemple. En passant du parti PG à l’informel mouvement FI, cela a permis d’en sortir pour un temps il me semble... il y a eu un moment délicat avec le PG où on pouvait constater les marques de l’entrisme réalisé par tous les habitués de cet exercice, quittant leur parti traditionnel et rejoignant le PG, tous ces gens rompus aux manoeuvres d’appareils et qui savent comment faire pour prendre le pouvoir, simplement en tenant le crachoir dans les sections et dans les assemblées, et en faisant fuir les « gentils » qui ne s’attendaient pas à devoir affronter ce genre de paltoquets haineux.

    • Oui, merci @monolecte pour cette grosse discussion.

      Quand je présentais encore ma conf qui explique que les élections de sont pas démocratiques, je demandais les qualités que les gens attendaient des élu·es : intégrité, franchise, loyauté... que des qualités qui empêchent de naviguer avec succès dans un parti !

      La politique, les partis sont des sacs de nœuds qui mènent des raclures au pouvoir. Des Mélanchon, entre autres, qui pensent qu’une attitude autoritaire peut seule unir la gauche - mais on voit qu’elle en braque la moitié. Par autoritaire je pense au niveau candidatures (désespoir des tentatives de 2007 où tous les nombrils s’étaient servis) et au niveau des militant·es, qu’on envoie évangéliser leur monde comme si le monde était composé de petit·es Africain·es attendant la bonne parole (certain·es le font avec plus d’intelligence et de respect que d’autres mais y’en a qui donnent envie de les passer par la fenêtre).

      La question, que pose ici Fassin, c’est est-ce que le populisme (BBR, autoritarisme) est une arme face au populisme ? Est-ce qu’il est la seule arme ou est-ce qu’on n’y perd pas tout l’intérêt d’une position de gauche non-stal ? Je vais peut-être réécouter cette émission mais en attendant, s’il s’agit d’être stratégique, de communiquer super bien dans le cadre qui a été posé, Mélanchon ne fait pas le boulot. Pire, sa victoire cliverait comme jamais, nous ferait un bordel dangereux. Comment peut-il convaincre les classes qui ont des valeurs de gauche ou même (elles sont de plus en plus nombreuses, merci Macron !) un intérêt économique à ne pas brader leur pays à une oligarchie ? C’est peut-être pour ça que les évangélistes FI me gonflent : anti-capitalisme = Mélanchon dont le nom suffit à détourner de la conversation, c’est pas grave que Chochon soit à la rue, c’est grave que les idées de gauche le soient. Mais au lieu de sauver les idées, ils et elles nous demandent toujours en même temps d’accepter le grand homme. Merde, on bosse sur les idées avant, sur les valeurs, on les reconstruit.

      Face au populisme, le populisme ?
      https://www.franceculture.fr/emissions/la-suite-dans-les-idees/face-au-populisme-le-populisme

      Contre le populisme d’extrême droite, certains n’hésitent plus à revendiquer un populisme à gauche de la gauche. Pour le sociologue Eric Fassin, c’est une double erreur, théorique et politique.

      « Populisme » : longtemps utilisé pour stigmatiser la démagogie de mouvements d’extrême droite, ce mot a récemment pu changer d’usage, et même être revendiqué depuis la gauche de la gauche par certains philosophes politiques et même par certains responsables politiques comme Jean-Luc Mélenchon. Est-ce pertinent au plan théorique ? Est-ce judicieux au plan politique ? Dans un bref et vif essai, le sociologue Eric Fassin répond deux fois non : le populisme est un concept problématique pour les sciences sociales et un véritable poison pour la gauche.

    • « moins pire » ? Non, il est normal ce programme. Quand les autres programmes sont au choix indigents sinon infectes :-)

      @aude_v : Mélenchon s’écrit avec un e :-) Même mad_meg a réussi à se mettre à l’écrire avec le e :-D
      Avoir peur du clivage, c’est déjà commencer à être centriste ? Avec tout ce que cela signifie ? ;-)
      Prendre le pouvoir avec la 5ème, c’est être un individu que tout le monde souhaite voir arriver au pouvoir (sans clivage, sans neuneu qui dit qu’il va quitter la France parce que les couteaux entre les dents, c’est pour égorger les colonisés, sans peur de devoir assumer l’autorité de l’état à l’usage de principes que l’on approuve...) et donc, il faut une personne idéale, qui fasse plaisir à tout le monde... Un macron qui montre les dents dans un meeting, la preuve qu’il sait être agressif, un macron christique, la preuve qu’il sait être chrétien, un macron qui sourit avec sa vieille au bras, la preuve qu’il sait être... je ne sais pas... Et à la fin, donc, celui qui chope la queue du mickey, il a une chance de pouvoir « réformer » la république. Mélenchon dit qu’il veut être le dernier président monarque. Mais c’est trop clivant. Zut.


  • Macedonia president rejects plan to change its name | World news | The Guardian

    https://www.theguardian.com/world/2018/jun/13/macedonia-rejects-treaty-greece-name-row-zoran-zaev

    #macédoine : ne nous réjouissons pas trop vite et @fil attendons peut-être un peu avant de changer tous les noms sur nos cartes de base :)

    #pas_si_simple

    Macedonia’s president said on Wednesday he would not sign a landmark deal reached with Greece on changing his country’s name, dashing hopes of a swift end to a diplomatic dispute that has blocked its bid to join the European Union and Nato.

    In Greece, the prime minister, Alexis Tsipras, faced a barrage of criticism and the prospect of a no-confidence vote against his government as he and Macedonian prime minister Zoran Zaev announced the accord late on Tuesday.


  • Soutien aux réfugiés en #Grèce : octroi d’une #aide_d'urgence de 180 millions d’euros

    La Commission européenne a annoncé aujourd’hui l’octroi d’un nouveau #financement de 180 millions d’euros pour des projets d’aide en Grèce, visant notamment à étendre le programme phare d’« #aide_d'urgence_à_l'intégration_à_l'hébergement » (#ESTIA) destiné à aider les réfugiés à trouver un #logement en zone urbaine et à l’extérieur des camps ainsi qu’à leur fournir une aide régulière en espèces.

    Ce financement intervient alors que le commissaire chargé de l’aide humanitaire et de la gestion des crises, Christos Stylianides, rencontrait aujourd’hui le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, à Athènes.

    Le programme ESTIA, lancé en juillet 2017 avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), est la plus grande opération d’aide menée par l’UE dans le pays, en cohérence avec la politique du gouvernement grec visant à sortir les réfugiés des camps. Jusqu’à présent, il a permis de créer plus de 23 000 places d’hébergement urbain et de mettre en place un système d’assistance pécuniaire en espèces pour plus de 41 000 réfugiés et demandeurs d’asile.

    « Les programmes humanitaires que nous avons déployés en Grèce en faveur des réfugiés témoignent clairement de la solidarité européenne. Nous restons fermement déterminés à aider les réfugiés en Grèce à mener une vie plus sûre, plus normale et plus digne ainsi qu’à faciliter leur intégration dans l’économie locale et dans la société. Grâce à notre programme ESTIA, nous parvenons à améliorer concrètement la vie des gens. Je souhaite tout particulièrement rendre hommage aux citoyens et aux maires grecs qui ont accueilli des réfugiés dans leur municipalité en leur manifestant une grande attention et de l’empathie » a déclaré M. Christos Stylianides, commissaire chargé de l’aide humanitaire et de la gestion des crises.

    Six autres contrats ont été signés avec le Conseil danois pour les réfugiés, l’Arbeiter-Samariter-Bund, Médecins du Monde, la Croix-Rouge espagnole ainsi que les ONG grecques METAdrasi et Smile of the Child, pour répondre aux besoins humanitaires urgents en Grèce, notamment en matière d’abris, de soins de santé primaires, d’aide psychosociale, d’amélioration des conditions d’hygiène, d’éducation informelle et de services d’interprétation pour les soins de santé et la protection.

    Constituée de divers financements, l’aide globale mise à la disposition de la Grèce par la Commission européenne pour l’aider à gérer la situation humanitaire, la migration et les frontières extérieures dépasse 1,5 milliard d’euros.

    http://europa.eu/rapid/press-release_IP-18-2604_fr.htm
    #Europe #UE #EU #aide #hébergement #aide_financière

    • Migration : Commission steps up emergency assistance to Spain and Greece

      The European Commission has awarded an additional €45.6 million in emergency assistance to support Spain and Greece respond to the migratory challenges they face.

      In view of increased arrivals, Spain will receive €25.6 million to improve the reception capacity for arrivals at its southern coast and in Ceuta and Melilla as well as to help increase returns. Another €20 million has been awarded to the United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR) to improve reception conditions in Greece, notably on the island of Lesvos.

      Dimitris Avramopoulos, Commissioner for Migration, Home Affairs and Citizenship said: “The Commission continues to deliver on its commitment to support Member States under pressure. Spain has seen arrival figures increase during the past year and we need to step up our support to help manage the numbers and return those who have no right to stay. And while the EU-Turkey Statement has greatly contributed to lowering the number of arrivals in Greece, the country is still facing significant migratory pressure, in particular on the islands. Over €1 billion has now been awarded in emergency assistance to help Member States manage migration.”

      With the new funding decisions an important milestone has been reached: In total, the Commission has now mobilised over €1 billion in emergency assistance to help manage migration under the current financial framework (2014-2020) – support that has gone to the Member States most affected such as Italy, Greece, Bulgaria, Croatia, Germany, Sweden and now also Spain.

      Spain

      €24.8 million has been awarded to the Ministry of Employment and Social Security and the Spanish Red Cross for a project aimed at providing healthcare, food, and shelter to migrants arriving on the southern coast of Spain and in Ceuta and Melilla.
      A further €720,000 has been awarded to the Ministry of Interior to help improve the quality of return facilities and infrastructure for return transfers.

      The emergency funding awarded to Spain comes on top of €692 million allocated to Spain for migration, border and security management under national programmes for the period 2014-2020.

      Greece

      The additional €20 million awarded to the UNHCR will be used to help manage the reception facilities in the island of Lesvos, support local community projects and provide further emergency accommodation on the islands.
      It will also go towards stepping up measures for the protection of children, non-formal education and to prevent sexual and gender-based violence.

      This funding decision comes on top of more than €1.6 billion of funding support awarded by the Commission since 2015 to address migration challenges in Greece.

      http://europa.eu/rapid/press-release_IP-18-4342_en.htm
      #Espagne

    • Migration: Commission increases emergency assistance for Spain to €30 million [Updated on 3/8/2018 at 13:01]

      Yesterday, the Commission awarded an additional €3 million in emergency assistance under the #Internal_Security_Fund (#ISF) to support Spain in responding to the recent migratory pressure. The assistance will mainly support the costs linked to the deployment of extra staff from the Guardia Civil to the southern borders of Spain. This support brings to €30 million the emergency funding awarded to Spain since July to help the country address migratory challenges. This financial assistance comes on top of €691.7 million allocated to Spain under the Asylum, Migration and Integration Fund (AMIF) and the Internal Security Fund (ISF) national programme 2014-2020. (For more information: Natasha Bertaud – Tel.: +32 229 67456; Katarzyna Kolanko – Tel.: +32 299 63444)

      http://europa.eu/rapid/press-release_MEX-18-4834_en.htm

    • Avramopoulos in Spain to announce further EU support to tackle migration

      As Commissioner Dimitris Avramopoulos headed to Madrid, the European Commission announced Friday (3 August) a further €3 million in emergency aid to support Spanish border guards in curbing irregular migration.

      The new cash comes from the Internal Security Fund and aims to help cover the costs linked to the deployment of extra staff in the southern borders of Spain.

      In July this year, the EU executive awarded €24.8 million to the Ministry of Employment and Social Security and the Spanish Red Cross to enhance reception capabilities, health assistance, food and shelter for migrants arriving through the Western Mediterranean route.

      A further €720,000 went to the Ministry of Interior to help improve the quality of return and transfer facilities in the south of Spain, Ceuta and Melilla.

      This financial assistance comes on top of €691.7 million allocated to Spain under the Asylum, Migration and Integration Fund and the Internal Security Fund since 2014.

      https://www.euractiv.com/section/justice-home-affairs/news/avramopoulos-in-spain-to-announce-further-eu-support-to-tackle-migration/?_ga=2.232982942.1049233813.1533558974-1514184901.1489527159

    • Migration : Commission provides €24.1 million to the International Organisation for Migration to provide support, help and education for migrant children in Greece

      The European Commission has awarded €24.1 million in emergency assistance under the Asylum, Migration and Integration Fund (AMIF) to support Greece in responding to migratory challenges. The International Organisation for Migration (IOM) will receive the funding to help ensure that migrant children can be immediately placed in a protective environment and receive education. It will notably support child-adequate accommodation, medical and psychological support, interpretation and cultural mediation as well as food provision for up to 1,200 unaccompanied minors in the Greek islands and in the mainland and facilitate formal education by providing transport and school kits. In addition, the funding will help assist migrants registered for assisted voluntary return and reintegration programmes. Today’s funding decision comes on top of more than €1.6 billion of funding support awarded by the Commission since 2015 to address migration challenges in Greece. Under the Asylum, Migration and Integration Fund (AMIF) and the Internal Security Fund (ISF), Greece has now been awarded €482.2 million in emergency funding, in addition to €561 million already awarded under these funds for the Greek national programme 2014-2020.

      v. aussi :


      https://ec.europa.eu/home-affairs/sites/homeaffairs/files/what-we-do/policies/european-agenda-migration/20181010_managing-migration-eu-financial-support-to-greece_en.pdf

    • EC provides 43.7 million euros to increase migrant reception capacity in mainland Greece

      The European Commission has awarded an additional 43.7 million euros in emergency assistance to the International Organization for Migration (#IOM) to support Greece in responding to migratory challenges, the EU’s executive body said Wednesday.

      The grant, which comes from the Asylum, Migration and Integration Fund, is designed to support the provision of emergency shelter for up to 6,000 asylum seekers and refugees by rapidly establishing places in temporary accommodation facilities, the Commission said.

      “The funding aims to provide dignified accommodation as well as basic assistance and protection services to the most vulnerable migrants in Greece, especially in view of the upcoming winter months and the need to decongest reception facilities on the Greek islands,” it said.

      The Commission has awarded more than 1.6 billion euros in funding since 2015 to address migratory challenges in Greece.

      http://www.ekathimerini.com/234665/article/ekathimerini/news/ec-provides-437-million-euros-to-increase-migrant-reception-capacity-i
      #OIM


  • Les propositions de Varoufakis qui menaient à l’échec CADTM - 11 août 2017 - Eric Toussaint

    Dans son dernier livre Adults in the Room, Yanis Varoufakis donne sa version des raisons qui ont conduit à la capitulation honteuse du gouvernement Tsipras en juillet 2015. Il analyse essentiellement la période 2009-2015 tout en faisant des incursions dans des époques plus lointaines.
    Avec ce livre volumineux (550 pages dans la version originale en anglais), Yanis Varoufakis démontre qu’il est un grand narrateur. Il réussit par moment à émouvoir le lecteur. Son style direct permet de suivre de manière vivante le cours des évènements.


    Ce premier article porte sur les 4 premiers chapitres d’un livre qui en compte 17. Il concerne les propositions que faisaient Varoufakis avant de participer au gouvernement en janvier 2015.

    De la démonstration faite par l’auteur, on peut clairement conclure que son comportement et l’orientation politico-économique qu’il a défendue ont contribué à conduire au désastre. En effet, Yanis Varoufakis revendique clairement un rôle de premier plan dans l’élaboration de la stratégie qu’a adoptée avant la victoire électorale de janvier 2015 une poignée de dirigeants de Syriza : Alexis Tsipras, Yanis Dragasakis, Nikkos Pappas essentiellement.

    Varoufakis ne plaide pas coupable : il est convaincu que si Tsipras avait réellement appliqué l’orientation qu’il lui a proposée et que Tsipras a acceptée à la fin 2014, cela n’aurait pas débouché sur une défaite pour le peuple grec.
    Mais, contrairement à la conviction de Varoufakis, une lecture attentive de son livre aboutit à la conclusion qu’il a contribué à la défaite. . . . . . . . . . . . .

    La suite : http://www.cadtm.org/Les-propositions-de-Varoufakis-qui

    Le récit discutable de Varoufakis des origines de la crise grecque et ses étonnantes relations avec la classe politique CADTM - 17 août 2017 - Eric Toussaint

    Dans son dernier livre Adults in the Room, Yanis Varoufakis donne sa version des raisons qui ont conduit à la capitulation honteuse du gouvernement Tsipras en juillet 2015. Il analyse essentiellement la période 2009-2015 tout en faisant des incursions dans des époques plus lointaines.

    Dans un premier article au sujet de ce livre, j’ai analysé de manière critique les propositions faites par Varoufakis avant de participer au gouvernement de Tsipras en janvier 2015, en montrant qu’elles menaient à l’échec. Ce deuxième article porte notamment sur les liens entretenus par Yanis Varoufakis avec la classe politique dirigeante grecque (tant le PASOK historiquement lié à la social-démocratie, que le parti conservateur Nouvelle Démocratie) depuis plusieurs années.


    Yanis Varoufakis met l’accent à plusieurs reprises sur le large éventail de ses relations dans le milieu politique grec. Il insiste sur son amitié passée avec Yanis Stournaras (l’actuel directeur de la banque centrale de la Grèce, allié de Draghi et des banquiers privés grecs et étrangers), sur ses bons rapports en 2009 avec Georges Papandréou (qui a mis en œuvre la politique conduisant au premier mémorandum), sur ses relations avec Antonis Samaras (qui a dirigé le gouvernement grec après le deuxième mémorandum) et il consacre une partie importante des 4 premiers chapitres du livre à relater la construction de rapports étroits de collaboration et à certains moments de complicité avec 3 dirigeants de Syriza. Il s’agit d’Alexis Tsipras (qui a conduit le peuple grec au troisième mémorandum), Nikos Pappas (l’alter ego de Tsipras, devenu ministre d’État dans le gouvernement Tsipras I) auquel s’est ajouté, en cours de route, Yanis Dragasakis (avant que celui-ci devienne vice-premier ministre des gouvernements Tsipras I et II). Dans cette deuxième partie, je vais aborder le récit du début de la crise grecque ainsi que les relations de Varoufakis avec la classe politique traditionnelle grecque.

    Varoufakis relate de manière très discutable l’enchaînement des événements qui ont conduit à l’imposition du premier mémorandum de mai 2010. Tout en s’en défendant, il conforte la narration officielle selon laquelle la cause de la crise réside dans l’incapacité de l’État grec à faire face à la dette publique. Bien qu’il dénonce l’état lamentable dans lequel les banques privées grecques s’étaient placées |1|, il met l’accent sur l’incapacité de l’État grec à faire face à la situation et déclare que celui-ci aurait dû se déclarer en faillite. Il écarte la possibilité qui était “offerte” à l’État de refuser d’assumer les pertes des banques. Son raisonnement sur la faillite de l’État grec tient au fait que, selon lui, le passif (=les dettes) des banques privées était, qu’on le veuille ou non, à charge de l’État. Le passif des banques privées était tellement élevé que l’État grec était incapable d’y faire face. Pourtant, à différents moments de l’histoire, des États ont refusé d’assumer les pertes des banques privées. L’Islande l’a fait à partir de 2008 lors de l’effondrement de son secteur bancaire privé et s’en est très bien tirée. Elle a su faire face victorieusement aux menaces de la Grande-Bretagne et des Pays-Bas |2|.

    Il ne suffit pas de dire que la Grèce n’est pas l’Islande, il ne suffit pas d’affirmer que la Grèce fait partie de la zone euro et devait y rester pour mettre fin au débat. Varoufakis adopte une attitude en réalité conservatrice du point de vue économique et social. Il dénonce les banquiers grecs mais la solution qu’il a proposée à Alexis Tsipras à partir de juin 2012 consistait à transférer la propriété des banques grecques à l’Union européenne |3|. . . . . . . . .
    La suite : http://www.cadtm.org/Le-recit-discutable-de-Varoufakis

    Comment Tsipras, avec le concours de Varoufakis, a tourné le dos au programme de Syriza CADTM - 31 août 2017 - Eric Toussaint

    Yanis Varoufakis fait remonter à 2011 sa collaboration avec Alexis Tsipras et son alter ego, Nikos Pappas. Cette collaboration s’élargit progressivement, à partir de 2013, à Yanis Dragasakis (qui est devenu, en 2015, vice-premier ministre). Une constante dans les rapports entre Varoufakis et Tsipras : Yanis Varoufakis plaide en permanence pour modifier l’orientation adoptée par Syriza. Varoufakis affirme que Tsipras-Pappas-Dragasakis veulent eux-mêmes clairement adopter une orientation différente, nettement plus modérée, de celle décidée par leur parti.

    La narration faite par Varoufakis ne manque pas de piment. À travers son témoignage, on voit comment, à des étapes très importantes, des choix sont faits dans le dos de Syriza au mépris des principes démocratiques élémentaires.


    Varoufakis s’attribue un rôle central et, en effet, il a exercé une influence sur la ligne adoptée par le trio Tsipras-Pappas-Dragasakis. Il est également certain que Tsipras et Pappas ont cherché à construire, en dehors de Syriza, des rapports plus ou moins étroits avec des personnes et des institutions afin de mettre en pratique une politique qui s’est éloignée de plus en plus de l’orientation que Syriza avait faite sienne. Varoufakis n’est pas la seule personne à avoir été contactée mais effectivement, à un moment donné, Tsipras et Pappas ont considéré qu’il était l’homme de la situation pour aller négocier avec les institutions européennes et le FMI.

    Début 2011, premiers contacts de Varoufakis avec Tsipras et Pappas
    Varoufakis décrit sa première rencontre avec Alexis Tsipras et Nikos Pappas début 2011. Pappas lui avait donné rendez-vous dans un petit hôtel restaurant proche du local de Syriza.

    • « Quand je suis arrivé à l’hôtel, Alexis et Pappas étaient déjà en train de commander leur déjeuner. Alexis avait une voix chaleureuse, un sourire sincère et la poignée de main d’un éventuel ami. Pappas avait un regard plus illuminé et une voix plus haute. […] Il était évident qu’il avait l’oreille du jeune prince et qu’il lui servait à la fois de guide, de frein et d’aiguillon, une impression que j’aurai toujours au fil des années tumultueuses qui suivraient : deux jeunes hommes du même âge mais de tempéraments différents, qui agissaient et pensaient comme un seul homme. |1| »
    Varoufakis explique que Tsipras hésitait sur l’orientation à prendre quant à une sortie éventuelle de la zone euro.
    • « Depuis 2011, Syriza était déchiré par les divisions internes face au problème : fallait-il officiellement soutenir le Grexit (quitter la zone euro, mais pas nécessairement l’Union européenne) ? Je trouvais l’attitude d’Alexis face à la question à la fois cavalière et immature. Son objectif était de maîtriser les tendances rivales au sein de son parti plus que de se faire une opinion claire et personnelle. À en juger par les regards complices de Pappas, il était évident qu’il partageait mon point de vue. Il comptait sur moi pour l’aider à empêcher le leader du parti de jongler avec l’idée du Grexit.
    • J’ai fait de mon mieux pour impressionner Alexis et le convaincre que viser le Grexit était une erreur aussi grave que de ne pas s’y préparer du tout. J’ai reproché à Syriza de s’engager à la légère (…). »

    Tsipras a soumis à Varoufakis l’idée de menacer les dirigeants européens d’une sortie de la Grèce de la zone euro, en cas de refus de leur part de remettre en cause la politique mémorandaire. Varoufakis lui a répondu qu’il éviter de sortir de la zone euro car il était possible par la négociation d’obtenir une solution favorable à la Grèce, notamment une nouvelle restructuration de sa dette.

    Tsipras a répliqué que des économistes renommés, comme Paul Krugman, affirmaient que la Grèce irait bien mieux sans l’euro.

    Varoufakis poursuit son récit : « Je lui ai répondu qu’on irait bien mieux si on n’était jamais entrés dans la zone euro, mais ne pas y être entrés était une chose, en sortir était une autre. […] Pour le persuader d’abandonner ce raisonnement paresseux, je lui ai fait le tableau de ce qui nous attendait en cas de Grexit. Contrairement à l’Argentine qui avait renoncé à la parité entre le peso et le dollar, la Grèce n’avait pas de pièces ni de billets à elle en circulation. » Pour le convaincre, Varoufakis fait observer à Tsipras que : « Créer une nouvelle monnaie demande des mois. »

    En réalité cet argument qui a été utilisé à de multiples reprises par Varoufakis et d’autres opposants à la sortie de l’euro n’est pas solide. En effet, il était possible d’adopter une nouvelle monnaie en utilisant les billets en euro après les avoir estampillés. Les distributeurs automatiques des banques auraient délivré des billets en euro qui auraient été préalablement marqués d’un sceau. C’est notamment ce que James Galbraith a expliqué dans une lettre à son ami Varoufakis en juillet 2015 |2|.
    En réalité, ce que souhaite Varoufakis, c’est convaincre Tsipras qu’il est possible de rester dans la zone euro tout en rompant avec la politique anti sociale appliquée jusque-là :
    . . . . . . . . .

    La suite : http://www.cadtm.org/Comment-Tsipras-avec-le-concours

    #Grèce #euro #crise-grecque organisée #union-européenne #banque #alexis-tsipras #yanis-varoufakis #mémorandum #pillage


  • FenSTATs – Fédération européenne des Sociétés nationales de statistiques
    The Letter supporting Andreas Georgiou, October 2017

    http://fenstats.eu/news?item=2017-10-21

    Your Excellency Prime Minister Alexis Tsipras,

    the Federation of European Statistical Societies (FENStatS), whose members are the National Statistical Societies from 23 European countries, wishes to express deep concern over the legal proceedings against Andreas Georgiou, the former president of the Hellenic Statistical Authority (ELSTAT), and other senior ELSTAT officials.

    Andreas Georgiou returned to Greece in 2010 to serve your country as President of the then created ELSTAT. Significantly, in the five years preceding Mr. Georgiou’s tenure, Eurostat had put reservations on Greek deficit and debt statistics six times in biannual reviews (Excessive Deficit Procedure), meaning Eurostat could not validate and certify the accuracy and overall quality of these statistics. In contrast, during Andreas Georgiou’s 5-year term, Greek data did not receive any Eurostat reservation. The figures and the methodology of Andreas Georgiou are still used today by Greece in its official actions vis-à-vis the EU, and have been validated by Eurostat on 14 consecutive semi-annual Excessive Deficit Procedures.

    However, this commitment of Andreas Georgiou to accurate statistics and adherence to international statistical principles and European statistical governance concerning all procedures of production and dissemination of official statistics led to a backlash in the form of a broadside of criminal and civil charges. On at least six separate occasions, various Greek judicial officials and panels have proposed or ruled that charges should be dismissed, only to have them resurrected in the wake of pressures. Indeed, in one recent trial, the court unanimously acquitted Andreas Georgiou of all charges, only to have another prosecutor 10 days later annul the verdict and reorder a new trial on the same charges – a blatant violation of “double jeopardy” principles.

    While it is not our aim to comment in detail on those legal proceedings, we wish to express our deep concern about the impact of their outcomes. Andreas Georgiou and his ELSTAT team have successfully established a well-functioning statistical infrastructure according to international standards. The legal convictions against these modern Greek statisticians are unjustified, they destroy their professional and private lives, they undermine international credibility that had only just been rebuilt and, last but not least, they support the incorrect belief that independent and impartial statistical information cannot and do not exist. These prosecutions also create disincentives for Greek statisticians to produce accurate statistics adhering to international statistical principles and European statistical law. Thus, after a longer period of progress and prosperous development, we fear that ‘Greek Statistics’ could return to the situation before 2010, regaining their previous reputation of scandals and misreporting.

    Against this background, it should be underlined that we are disturbed by the fact that no legal action has been taken by Greek authorities to bring to account those responsible for the misreporting until 2009.

    The goal of an official statistical agency is to describe reality, not create it and it must function independently from any kind of influence. The prosecutions against Andreas Georgiou and his colleagues raised alarms about the continuing politicization of statistics in Greece. We again respectfully urge that the Greek authorities halt any further prosecutions of Andreas Georgiou. We also urge that he be promptly reimbursed for all legal costs and that Greece publically apologize to him.

    Confidence in the professional independence and competence of statistical authorities is of utmost importance for the functioning of democratic societies. We, the European national statistical societies, urge the Government of Greece to unambiguously take all actions necessary to publicly defend against any efforts to undermine the credibility of the Greek statistics produced by Andreas Georgiou and his former colleagues.


  • Wolfgang Schäuble : Abschied einer Nervensäge - SPIEGEL ONLINE
    http://www.spiegel.de/wirtschaft/soziales/wolfgang-schaeuble-abschied-einer-nervensaege-a-1172675.html


    C’est un départ accompagné de mensonges aussi graves que les crimes commis contre les peuples par l’homme politique le plus puissant d’Europe. Au vingtième siècle sa longuevité politique est sans pareil sur le continent. Il faut se souvenir de la France au dix neuvième siècle pour identifier une éminence grise aussi importante que lui. Adolphe Thiers, le bourreau de la Commune de Paris, a trouvé sa réincarnation moderne dans le corps du fanatique prêtre du culte du "Zéro noir".

    On connait Wolfgang Schäuble surtout pour sa politique contre la Grèce, mais on oublie généralement que sa gestion de la crise de remboursement des dettes grèques dues aux banques allemandes suivait exactement le scénario développé sous sa direction pour le démantèlement des industries est-allemandes au profit de leurs concurrent de l’Ouest après 1989.

    Bei der großen Schäuble-Show ging zudem häufig unter, dass der Minister daheim nur begrenzt das Gepredigte praktizierte. In Schäubles neun Jahren als Finanzminister wurde weder groß reformiert noch eingespart. Dass er 2014 den ersten ausgeglichenen Haushalt seit 45 Jahren vorlegen konnte, lag vor allem an sprudelnden Steuereinnahmen und den niedrigen Zinsen, die Deutschland seit Jahren für neue Schulden zahlen muss - der Eurokrise sei Dank.

    Als Schäuble die „schwarze Null“ anschließend trotz Kritik von Ökonomen und Koalitionspartner zum Dogma erhob, ließ ihn Kanzlerin Angela Merkel gewähren.

    Vladimiro Giacchè : « L’Allemagne de l’Est ne s’est pas remise de son annexion par l’Ouest » - Le Vent Se Lève
    http://lvsl.fr/vladimiro-giacche-lallemagne-pas-remise-de-son-annexion-par-louest

    On a évoqué plus haut la Treuhand, l’outil créé pour privatiser à toute vitesse en Allemagne de l’Est. N’était-elle pas une sorte d’ancêtre de la « Troïka » qui a si durement sévi dans les pays d’Europe du Sud ?

    Si, bien sûr ! La réactivation d’une Treuhand pour la Grèce fait partie du train de mesures acceptées par Alexis Tsipras durant l’été 2015. Il s’agit en substance d’exproprier une partie du patrimoine public grec (dans le cas de l’Allemagne de l’Est, il s’agissait de la totalité), et de le confier à une société fiduciaire placée sous le contrôle des créanciers. En octobre 2016, j’ai participé à un congrès à Berlin durant lequel a été mise en évidence la continuité entre les privatisations opérées par la Treuhandanstalt et les mesures imposées par la « Troïka » et l’Eurogroupe à la Grèce. Il est incroyable que ce modèle ait été de nouveau choisi vu le désastre qu’il a provoqué en ex-RDA, c’est à dire la destruction de richesses pour un montant de 900 milliards de DM de l’époque, et l’anéantissement de l’industrie de l’Est. C’est là qu’on voit à quel point il peut être funeste de d’ignorer les leçons de l’histoire.

    Adolphe Thiers
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Adolphe_Thiers

    Wolfgang Schäuble
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Wolfgang_Sch%C3%A4uble

    Treuhand
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Treuhandanstalt


    De 1991 à 1994 ce sombre building nazi sert de siège à la Treuhandanstalt. On y brade la totalité des biens communs de l’Allemagne de l’Est.

    Treuhand de nom complet Treuhandanstalt (littéralement en français : « Agence fiduciaire ») était l’organisme de droit ouest-allemand chargée de la privatisation des biens de la République démocratique allemande (RDA) après la réunification du pays. Elle fut créée par la Volkskammer, le parlement est-allemand, par la loi du 17 juin 19901.

    Transformé en état major la de guerre économique l’office du ministres chargé des finances occupe l’ancien bâtiment du ministère de l’Aviation du Reich de Hermann Göring.

    schwarze Null | bpb
    https://www.bpb.de/nachschlagen/lexika/lexikon-der-wirtschaft/240511/schwarze-null

    Bezeichnung für einen ausgeglichenen öffentlichen Haushalt, bei dem die Ausgaben die Einnahmen nicht übersteigen und kein Anstieg der öffentlichen Schulden (siehe dort), also keine Neuverschuldung, notwendig ist.

    #Allemagne #Europe #politique #économie


  • Overcrowded Greek refugee camps ill-prepared for winter: UNHCR

    Greece must speed up winter preparations at refugee camps on islands in the Aegean Sea where there has been a sharp rise in arrivals, the United Nations refugee agency said on Friday.


    https://www.reuters.com/article/us-europe-migrants-greece/overcrowded-greek-refugee-camps-ill-prepared-for-winter-unhcr-idUSKBN1CB19F

    #Grèce #hiver (again!) #asile #migrations #réfugiés #îles #camps_de_réfugiés


  • Tsipras et Macron se voient à la pointe d’une nouvelle Europe
    https://www.crashdebug.fr/international/13957-tsipras-et-macron-se-voient-a-la-pointe-d-une-nouvelle-europe

    Avouez que ça ne manque pas de sel, deux traîtres à leur pays qui vont nous imposer le fédéralisme, pour sauver les banques, et qui prennent la posture au Parthénon. C’est fort de symbole, et ça en dit long pour l’avenir. Mon Dieu, ces gens n’ont peur de rien…

    Alexis Tsipras et Emmanuel Macron à Athènes, jeudi. Alkis Konstantinidis / Reuters Lors d’une conférence de

    presse commune à Athènes, Alexis Tispras et Emmanuel Macron ont affiché leurs ambitions européennes.

    Élu début 2015, Alexis Tsipras a un peu plus d’expérience du pouvoir qu’Emmanuel Macron. Mais le jeune Premier ministre grec, qui vient de fêter ses 43 ans, n’en demeure pas moins un représentant de la nouvelle génération de dirigeants européens, tout comme Emmanuel Macron, 39 ans. « J’espère que nous allons redorer le blason (...)


  • Pèlerins des îles
    http://www.greekcrisis.fr/2017/07/Fr0629.html

    Nos événements, résolument délavés sous le bien connu grand soleil de l’été grec, se suivent et ne se ressemblent pas toujours. Il y a eu d’abord, ce violent séisme qui a secoué l’île de Kos la semaine dernière causant deux morts et de nombreux blessés. Ensuite, nous avons vécu... par obligation médiatique cet autre présumé séisme politique, provoqué par certaines révélations de Yanis Varoufákis au sujet d’Alexis Tsipras et de sa gestion (aux dialogues alors crus), durant notamment le terrible été 2015 (presse grecque du moment) Source : greek crisis


  • L’Union Européenne n’est pas réformable, il faut désobéir
    https://loveliveminimal.tumblr.com/post/163401569510/lunion-européenne-nest-pas-réformable-il-faut

    En Europe, une fenêtre est ouverte pour une alternative de gauche radicale, de rupture anticapitaliste, internationaliste, anti-impérialiste, féministe, écologiste… Cependant, si la gauche radicale, comme cela s’est passé en Grèce, ne respecte pas ses engagements, s’adapte à la gestion de l’austérité et à la poursuite des réformes néolibérales, cette fenêtre va se refermer et de nouvelles perspectives favorables se présenteront pour l’extrême droite et la droite dure . Une force de gauche qui …

    • L’alternative de gauche radicale en Europe

      Il n’a manqué que 1,7% des voix à Jean-Luc Mélenchon, leader de la France Insoumise pour parvenir au second tour |3|. Aux États-Unis, si Bernie Sanders avait été le candidat face à Trump, il est probable qu’il aurait gagné. Avec 800.000 voix supplémentaires, le parti travailliste de Corbyn aurait pu gagner face au parti conservateur en juin 2017. Corbyn a fait une campagne fort marquée à gauche, en rupture totale avec l’orientation de Blair. Il avait choisi de donner une orientation internationaliste au Brexit avec une campagne économique de renationalisation. En Irlande du Nord, le Sinn Fein est passé de 4 à 7 députés. En Belgique, dans les sondages, les intentions de vote en faveur du PTB augmentent fortement. Tous ces exemples montrent bien que dans une partie de l’Europe, il y a une recherche de la part d’une partie importante du peuple d’une orientation de gauche radicale, de rupture anticapitaliste, internationaliste, anti-impérialiste, féministe, écologiste...

      Des gouvernements du changement

      "Le problème réside dans la capacité qu’a l’État capitaliste à tous ses niveaux de pouvoir d’absorber la gauche radicale" Le problème réside dans la capacité qu’a l’État capitaliste à tous ses niveaux de pouvoir d’absorber la gauche radicale quand celle-ci gagne des positions dans les conseils municipaux et dans les parlements. Depuis mai 2015, dans l’État espagnol des gouvernements du changement sont parvenus au pouvoir au niveau municipal. La marge de manœuvre des municipalités est très limitée : en raison de l’obligation du paiement de la dette, les services publics qui peuvent être remunicipalisés après avoir été confiés au privé sont extrêmement limités puisqu’ils ne peuvent investir des moyens importants pour la remunicipalisation.

      A Cadix, a eu lieu début juin 2017 la rencontre des municipalités contre la dette illégitime et les mesures d’austérité. Cette initiative a été lancée en novembre 2016 à partir du manifeste d’Oviedo qui réclame l’audit de la dette pour en déterminer la part illégitime. Ce manifeste « demande » aux municipalités fortes (Ahora Madrid, Barcelona en común...) de s’unir aux municipalités de taille moyenne et petites, étranglées par la dette pour faire face au gouvernement. Si les gouvernements du changement optent uniquement pour agir comme de meilleurs gestionnaires de la misère des finances publiques, cela va être frustrant. Si ils combinent la meilleure gestion avec la réalisation d’une alliance des municipalités pour affronter ensemble le gouvernement espagnol alors il y a une alternative possible.

      Les leçons de la capitulation du gouvernement d’Alexis Tsipras en Grèce

      Une force de gauche qui prétend au changement doit s’engager à désobéir, à mobiliser les citoyens et à rechercher la solidarité des autres peuples. Si elle arrive au gouvernement, elle se doit de désobéir aux traités européens, aux diktats de la commission européenne et des créanciers. Le cas grec en est l’exemple contraire. Tsipras est parvenu fin janvier 2015 au poste de premier ministre avec un appui populaire très fort mais il a fait le pari de maintenir une bonne relation avec la Commission européenne à travers des négociations interminables tout en continuant à payer la dette. Il pensait qu’il pourrait parvenir ainsi à une réduction importante de la dette concédée par les autorités européennes. Cela n’est pas possible. L’Union européenne n’est pas réformable. Un gouvernement du changement doit utiliser la marge de manœuvre qui découle de l’appui populaire dont il bénéficie pour affronter la Commission européenne avec des arguments de justice sociale et la volonté d’en finir avec l’austérité. C’est là l’option de la désobéissance.

      Une seconde leçon est qu’un gouvernement du changement doit s’engager à mobiliser les citoyens de son pays et du reste du continent. Tsipras et Varoufakis voyageaient régulièrement à l’étranger pour négocier avec des représentants de la Commission ou du FMI sans mobiliser le peuple grec, ni en appeler aux peuples européens à se solidariser avec les Grecs pour affronter la Commission européenne. Si Tsipras avait informé l’opinion publique en permanence du contenu réel des négociations et du chantage auquel son gouvernement était soumis, si il avait convoqué des mobilisations, si il avait adopté un discours offensif appelant les peuples d’Europe à se mobiliser pour des objectifs communs, la situation aurait été radicalement différente. La Grèce, un des pays les plus faibles et périphérique de la zone euro aurait été – en suspendant le paiement de la dette - en condition de gagner la bataille contre la Commission européenne.

      Pour payer la dette, Tsipras a vidé le Trésor Public et exigé des administrations et entreprises publiques qu’elles transfèrent leurs liquidités à la Banque centrale. A cause de cela, il n’avait plus de ressource pour financer un plan d’urgence humanitaire à un niveau suffisamment important. Entre février et juin 2015, la Grèce a payé 7 milliards d’euros à ses créanciers sans recevoir un euro en contrepartie. Pendant ce temps, la BCE a utilisé tous les moyens de pression dont elle disposait. Dès le 4 février 2015, alors que le gouvernement Tsipras n’avait qu’une semaine d’existence, la BCE a bloqué les liquidités à l’égard des banques grecques ne mettant à leur disposition que les liquidités d’urgence bien plus coûteuses. Quelques mois plus tard lorsque Tsipras a convoqué le référendum, la BCE a également bloqué les liquidités d’urgence et le gouvernement grec a dû fermer les banques. La BCE a utilisé tous les moyens dont elle disposait contre le gouvernement de Tsipras tandis que lui n’en a utilisé aucun. Malgré le chantage auquel il était soumis, le peuple grec a rejeté massivement les exigences des créanciers le 5 juillet 2015. Tsipras a trahi ce mandat.

      Pour les pays périphériques comme la Grèce, la désobéissance implique la suspension du paiement de la dette pour dégager une marge de manœuvre pour investir dans son économie.

      Il faut combiner à cela d’autres mesures unilatérales : le contrôle des capitaux, la socialisation du secteur bancaire et l’augmentation du déficit budgétaire pour augmenter les dépenses publiques. C’est possible et nécessaire. C’est vrai que cela peut déboucher sur l’expulsion de la zone euro, même si les statuts de l’eurozone ne le prévoient pas puisque c’est à chaque pays de décider si il quitte ou non l’union monétaire. Je pense qu’avant de sortir il faut désobéir et ouvrir une marge de manœuvre pour activer une transition dans laquelle il est possible d’accumuler des forces et de maintenir l’appui populaire par la mobilisation, la participation et l’auto-organisation populaire.

      C’est une option radicale et un gouvernement peut prendre des mesures fortes si il est parvenu à convaincre les citoyens de la nécessité d’une telle perspective : il y a des secteurs stratégiques qui doivent être transférés au secteur public. La santé, l’éducation, l’énergie ou le secteur financier privé doivent être transférés au secteur public. Les pouvoirs publics ont besoin d’instruments pour investir massivement dans la transition écologique et cela implique de socialiser le système bancaire.

      L’Union européenne n’est pas réformable. Il faut donc mener la bataille à son encontre et montrer aux peuples qu’il y a des possibilités en utilisant la capacité de prendre des mesures unilatérales souveraines.

      http://www.cadtm.org/L-Union-Europeenne-n-est-pas


  • A Bruxelles, des #gauches en quête du « scénario manquant » pour l’Europe
    https://www.mediapart.fr/journal/international/220617/bruxelles-des-gauches-en-quete-du-scenario-manquant-pour-l-europe

    Alexis Tsipras, #Benoît_Hamon et d’autres responsables des gauches européennes ont débattu mercredi soir pour tenter d’imaginer les contours d’une alliance à l’échelle du continent. Dans leur viseur, les européennes de 2019.

    #International #Alexis_Tsipras #Florent_Marcellesi #Marie-Christine_Vergiat #Ska_Keller


  • #seenthis_fonctionnalités : Les thèmes privilégiés d’un.e auteur/autrice

    Grâce aux hashtags et aux thèmes automatiques, Seenthis fabrique une liste (pondérée) des thèmes privilégiés d’une personne. Cela apparaît en colonne de droite de la page d’un.e contributeur.trice. Par exemple :

    Country:France / Continent:Europe / City:Paris / #femmes / Country:Grèce / #sexisme / #Grèce / #racisme / Currency:EUR / #Palestine / #travail / Country:Israël / Country :États-Unis / #Israël / Country:Allemagne / #féminisme / Person:Encore / City:Gaza / Country:Suisse / Country:Royaume-Uni / City:Londres / City:Bruxelles / Person:Charlie Hebdo / Country:United States / #santé / Currency:USD / #prostitution / City:This / Person:Alexis Tsipras / #politique / Country:Israel / Country:Russie / #histoire / #viol / City:New York / #migrants / #cartographie / #photographie / Country:Espagne / #écologie / Company:Facebook / #inégalités / #réfugiés / Country:Palestinian Territories / Country:Italie / Person:François Hollande / #journalisme / Country:Japon / Continent:Afrique / #art / #culture_du_viol / Country:Syrie / Country:Iraq / City:Athènes / City:Lille / #France / #austérité / #littérature / Person:Manuel Valls / #Suisse / Person:Tony Blair / #misogynie / #éducation / #audio / #islamophobie / Country:Algérie / #plo / #Internet / ProvinceOrState:Cisjordanie / #asile / City:Bonne / #Union_européenne / #cinéma / PublishedMedium:The New York Times / NaturalFeature:Philippe Val / #sorcières / #livre / #revenu_garanti / City:Die / Country:Afghanistan / Person:Hillary Clinton / #photo / #chômage / Country:Danemark / Person:Mona Chollet / Region:Moyen-Orient / #gauche / City:Lyon / Country:Chine / #capitalisme / Person:Jeremy Corbyn / Country:Belgique / #colonisation / #qui_ca / City:Amsterdam / Organization:Académie française / City:London / #violence / Facility:Palestine Square / Country:Liban / #discrimination / #shameless_autopromo / #médecine / Company:Google / #radio / Country:Pays-Bas / Organization:Hamas / ProvinceOrState:Bretagne / ProvinceOrState :Île-du-Prince-Édouard / #société / City:Munich / #domination / City:Nice / City:Cologne / #Europe / Organization:Sénat / #nourriture / Region:Proche-Orient / Person:Christiane Taubira / Country:Suède / Organization:White House / Person:Donald Trump / Person:Laurence Rossignol / Company:Le Monde / #voile / #historicisation / Continent:America / #childfree / Person:Arnaud Leparmentier / #revenu_de_base / #théâtre / ProvinceOrState:Québec / Person:Philippe Rivière / #imaginaire / City:Strasbourg / Country:Finlande / City:Venise / #migrations / #Etats-Unis / Country:Arabie saoudite / City:Jerusalem / #Gaza / Country:Greece / City:Beyrouth / City:Toulouse / #islam / City:Marseille / Person:Mark Regev / Country:Grande-Bretagne / Person:encore / #Genève / City:Ramallah / #temps / #géographie / #sexe / Person:Osez / Country:South Africa / #patriarcat / Country:Pakistan / City:Bordeaux / #urbanisme / Person:Richard Malka / Person:Frédéric Lordon / Continent:Amérique / Company:The Guardian / #occupation / Person:Alain Juppé / Person:Denis Robert / Region:Méditerranée / PublishedMedium:The Guardian / #science / #BDS / City:Damas / Person:Peter Brook / City:Oslo / City:Dublin / #violences_sexuelles / City:Pomerol / City:Juif / Person:Paul Guers / City:Mayenne / #laïcité / Person:Jean-Luc Mélenchon / #censure / Organization:Tsahal / Person:Daniel Schneidermann / Organization:United Nations / Country:Bolivie / Position:Prime Minister / #domination_masculine / City:Nesle / Person:Virginia Woolf / ProvinceOrState:Maine / City:Montsoreau / Person:Jean-Louis Barrault / Person:Paul Dutron / Person:Lino Ventura / Person:Max Weber / City:La Tour / Company:Charles Oulmont /

    À une époque, on avait un gadget trop mignon : on pouvait balancer ça d’un clic sur Wordle pour obtenir une représentation graphique (ici @odilon) :
    https://www.flickr.com/photos/odilodilon/6684464421

    Flickr


  • A Rome, Mélenchon creuse le sillon du « plan B » européen avec les gauches radicales

    Le candidat à la présidentielle participe samedi et dimanche à une réunion de la gauche radicale européenne. Il prône une sortie de l’Union si la renégociation des traités échoue.
    Jean-Luc Mélenchon a longtemps pensé que l’Europe serait au cœur de cette présidentielle. Même si le sujet n’est pas parvenu pour le moment à s’imposer dans la campagne, ce partisan du non au traité constitutionnel européen en 2005 compte bien saisir la tribune qui lui est offerte, samedi 11 mars, lors d’« un sommet du plan B » organisé à Rome. Une autre façon pour lui de célébrer les 60 ans du traité du même nom, à l’origine de la Communauté économique européenne (CEE).

    Celui qui n’a cessé de dénoncer ces dernières années « l’Europe austéritaire » a lui-même lancé ce processus en septembre 2015 lors de la Fête de L’Humanité. A l’époque, il vient de rompre avec Alexis Tsipras, le premier ministre grec issu du parti Syriza, coupable à ses yeux de n’avoir pas su instaurer un rapport de force avec l’Allemagne.
    Le député européen est alors soutenu par l’ex-ministre grec des finances Yanis Varoufakis – qui s’éloignera finalement de l’initiative –, par l’Allemand Oskar Lafontaine, ancien coprésident de Die Linke, ou encore par Zoe Konstantopoulou, alors présidente du Parlement grec, en rupture avec Syriza.

    « Protectionnisme solidaire »

    Samedi et dimanche, à Rome, cette quatrième rencontre réunira des participants principalement issus de la gauche radicale européenne la plus critique – les communistes français ne partagent par exemple pas cette démarche.

    Etaient cependant annoncés John McDonnel, un proche du leader du Parti travailliste britannique Jeremy Corbyn, Luigi De Magistris, maire de Naples et homme de gauche indépendant, ou Fabio Massimo Castaldo, député européen du Mouvement 5 étoiles italien. « C’est encore très démarrant, on se voit beaucoup car on a besoin de bien se comprendre, avait précisé M. Mélenchon, lundi, lors d’une conférence de presse. Il n’y aura pas qu’un plan B. Suivant les pays, le plan B ne sera pas le même. »

    Dans son programme, M. Mélenchon défend l’idée d’un « plan A » – « sortie concertée des traités européens » et « négociation d’autres règles » – et d’un « plan B » – « sortie des traités européens unilatérale par la France » – en cas d’échec de la première méthode.

    Le premier comporte la fin de l’indépendance de la Banque centrale européenne, la mise en place d’un « protectionnisme solidaire » ou encore une harmonisation fiscale et sociale.

    « L’Europe, on la change ou on la quitte »

    En cas d’accord, les Français seront consultés par référendum pour décider « souverainement de [leur] participation à l’Union européenne [UE] refondée ou de la sortie ». En cas d’échec, la seconde option consisterait notamment à stopper la contribution de la France au budget de l’UE et à mettre en place un contrôle des capitaux et des marchandises aux frontières nationales.

    « S’il n’y a pas de plan B, le plan A ne fonctionne pas, expliquait le candidat de La France insoumise en août 2016 au Monde. Ce qui me distingue d’autres courants de gauche, c’est que, pour moi, la nation est un levier de la bataille européenne. »

    Une démonstration qui ne convainc pas l’écologiste Pascal Durand, son collègue au Parlement européen, qui juge que c’est une sortie de l’UE qui ne dit pas son nom. « Son plan A n’existe pas, estime ce pro-européen. Mélenchon, ce n’est pas Zorro : ce qu’il demande n’est pas compatible avec les traités. On peut essayer de les renégocier mais pas de s’en affranchir tout seul. La seule façon d’y arriver, c’est de sortir de l’UE. »

    Au lendemain du Brexit britannique, en juin 2016, M. Mélenchon n’avait pas hésité à résumer sa pensée d’une formule provocatrice, inspirée d’un slogan de la droite dure : « L’Europe, on la change ou on la quitte. » Une approche qui marque une évolution par rapport à 2012, où il souhaitait « s’affranchir » du traité de Lisbonne pour « construire une autre Europe ».

    Se différencier de Benoît Hamon

    Désormais, l’ex-socialiste entend marquer sa différence, notamment avec Benoît Hamon, pourtant lui aussi « noniste » en 2005. C’est d’ailleurs le seul point que M. Mélenchon avait évoqué, le 26 février, après leur tête-à-tête pour expliquer l’échec de leurs discussions.

    Si l’objectif du candidat socialiste – « mettre l’austérité en minorité » en Europe – rejoint celui du fondateur du Parti de gauche, le chemin pour y parvenir diverge, comme il l’expliquait jeudi dans une interview au Monde. M. Hamon, lui, ne croit pas à la « menace » d’un plan B. « Je veux réussir à parler d’Europe sous une autre forme que celle d’un dangereux chiffon rouge qu’on agite dans tous les sens », critiquait-il.

    Ce partisan d’une Europe de la défense que M. Mélenchon fustige promeut « une assemblée parlementaire de la zone euro » qui aurait pour mission de « décider du budget de la zone euro, mais aussi des politiques d’harmonisation fiscale et sociale ».

    Une idée que son concurrent de La France insoumise a déjà étrillée dans une note de blog le 22 février, jugeant que M. Hamon ne faisait que reprendre une idée « cosmétique » de François Hollande. « Il ne s’agit donc pas de trouver de nouvelles formes d’apparence de l’Europe, mais de régler ses problèmes à la racine ! », écrivait-il.

    Raphaëlle Besse Desmoulières
    Journaliste au Monde

    #élections_présidentielles #union_européenne #promesses_électorales #plan_B


  • La Grèce obtient de ses créanciers quelques mois de répit
    https://www.crashdebug.fr/international/13270-la-grece-obtient-de-ses-creanciers-quelques-mois-de-repit

    Permettez moi juste de vous rappeler que si je ne fait pas d’introduction sur un article, c’est que j’estime que je n’ai pas de valeur ajouté sur les articles en « informations complémentaires » (en bas de page sous la source)

    Comme je vous l’ai dit Crashdebug.fr c’est 30% au dessus et 70% en dessous. ; ))))

    Alexis Tsipras recevait le chef de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, vendredi 30 janvier. REUTERS/POOL

    Au terme d’une réunion de l’Eurogroupe, lundi, il a été acté que les représentants des créanciers retourneront à Athènes dans les jours prochains pour discuter dans le détail des réformes attendues en échange d’une nouvelle tranche de prêts.

    Faut-il croire les ministres des finances de la zone euro qui, lundi 20 février au soir, à l’issue d’un Eurogroupe (...)


  • Le programme économique de Jean-Luc Mélenchon (Sputniknews.com)
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/13269-le-programme-economique-de-jean-luc-melenchon-sputniknews-com

    Jean-Luc Mélenchon ne peut éviter la comparaison avec Syriza d’Alexis Tsipras qui, lui aussi, défendait un programme fort bien construit en décembre 2014 et janvier 2015. Jacques Sapir fait le point avec Paul-Henri Pillet, dirigeant des jeunes du MRC et Jean-Baptiste Boone, chargé d’études à l’IREF.

    Le programme de la « France insoumise » se caractérise à la fois par l’articulation entre un « plan A » et un « plan B » au sujet d’une éventuelle sortie de l’Union européenne et de l’euro, mais aussi par la dimension écologique de ses propositions. Bien des dirigeants du Parti de Gauche ne croient pas à ce plan A, pourquoi ainsi maintenir une telle dichotomie ?

    Paul-Henri Pillet estime que « dire qu’il y a un plan A, c’est dire qu’il y a une négociation qui est possible avec les (...)

    #En_vedette #Divers


  • Grèce : le piège de Wolfgang Schäuble se referme | Romaric Godin
    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-le-piege-de-wolfgang-schauble-se-referme-638180.html

    L’appel d’Alexis Tsipras à l’Allemagne à ne pas « jouer avec le feu » traduit surtout une impuissance face au jeu de Wolfgang Schäuble qui n’a jamais abandonné son projet d’une exclusion de la Grèce de la zone euro... Source : La Tribune

    • Wolfgang Schäuble, en juillet 2015, avait proposé la sortie de la Grèce de la zone euro pour « cinq ans ». Cette option avait alors été rejetée par Angela Merkel, mais le ministre fédéral des finances n’a pas dit son dernier mot. Il a placé un ver dans le mémorandum qui a fini par le ronger et qui, inévitablement, va venir reposer la question. Wolfgang Schäuble avance dans son projet propre d’organisation européenne conforme à son fameux projet de 1994, signé avec Karl Lamers : celle d’un « noyau dur » de la zone euro. Et dans les deux cas cités plus haut, cette option va se rapprocher : il s’agira de corriger la zone euro actuelle, soit par une exclusion des « mauvais élèves », soit par une correction encore plus sévère avec plus de réformes et plus de conditions d’excédents primaires après 2018. Dans les deux cas, il s’agit aussi de présenter de nouvelles règles non-écrites aux autres pays de la zone euro pour l’avenir : s’ajuster unilatéralement ou sortir. Au-delà de la Grèce, c’est donc l’avenir de la zone euro qui se joue en Grèce : si les plans de Wolfgang Schäuble s’appliquent, c’en sera fini des rêves de zone euro plus équilibrée et plus solidaire.

      Quand cette épreuve de vérité aura-t-elle lieu ? On pourrait penser qu’Angela Merkel n’a guère intérêt à voir la crise grecque s’enflammer à nouveau. Mais si la CDU est en réelle difficulté, elle pourrait tenter de montrer sa fermeté face aux « Grecs indolents » et, ainsi, rassembler autour de la popularité de Wolfgang Schäuble pour ramener vers elle une partie de l’électorat conservateur. Dans ces conditions, le débat entre la chancelière et son ministre des Finances sera déterminant. En 2015, Angela Merkel avait utilisé Wolfgang Schäuble comme « père fouettard » utile pour faire monter les enchères. Cette fois, saura-t-elle maîtriser la situation, souhaitera-t-elle faire contrepoids à son très populaire ministre ? L’avenir le dira. En attendant, le FMI est conscient de la situation et reste prudent pour ne pas déclencher la crise. Mais cette prudence ne saurait durer éternellement : le programme se termine dans moins de deux ans. En tout cas, toutes les conditions d’une nouvelle déflagration sont réunies et cette dernière semble inévitable.

      Quant à Alexis Tsipras, il ne peut rien faire contre cette logique infernale dont il est à la fois spectateur et victime. Il voit le piège se refermer lentement, à mesure que le FMI s’éloigne du programme. Il tente donc de se raccrocher à une fantomatique stratégie « politique », mais il sait que son sort et celui du peuple grec ne dépendent que du bon vouloir de l’Eurogroupe, c’est-à-dire de Wolfgang Schäuble.


  • Clingendael report : EU external migration policies misaligned with reality

    On the February 1, Dutch think tank #Clingendael released a report on the relationship between irregular migration and conflict and stability in Mali, Niger and Libya. The report’s main finding is that current EU policies are misaligned with the reality of trans-Saharan migration.

    The report argues that European external migration policies fail to take into account the diverse socio-political dynamics of intra-African migration. EU policies focus on stemming migration flows through securitised measures as a means to stop human smuggling. However, it disregards local actors such as transportation companies facilitating irregular movements, local security forces gaining income by bribery and road taxes, political elites facilitating irregular migration in exchange for money and local population offering to sell food and lodging to earn a living. Ignoring such essential local dynamics prevents the establishment of effective migration management policies. A worrying mistake given the EU’s increased focus on the external dimension of migration in the context of the Partnership Framework.

    The report encourages the EU to focus on peace building processes and invest in both conflict- and politically sensitive state building as well as regional cooperation.

    http://www.ecre.org/clingendael-report-eu-external-migration-policies-misaligned-with-reality
    #rapport #externalisation #asile #migrations #réfugiés #Libye #Sahel #Gao #Agadez #Niger #routes_migratoires #Mali #Tamanrasset #Niamey #Sebba #Arlit #Séguédine #Algérie #Murzuq #Ghadames #Ghat #Tripoli #EU #UE #Union_européenne #détention_administrative #rétention #passeurs #trafiquants #trafic_d'êtres_humains #gardes-côtes

    Lien vers le rapport :


    https://www.clingendael.nl/sites/default/files/turning_the_tide.pdf

    cc @isskein @reka

    • Our analyses from January: externalisation of migration control

      We pay but others do it. This first and foremost has been the response of the European Union
      to the so
      –called “refugee crisis”. Under the title of the
      European Agenda on Migration
      , in May
      2015 the European Commission proposed a series of measures to stop what
      it called “the
      human misery created by those who exploit migrants.” This document established as a priority
      cooperation with third countries to jointly address the causes of emigration. In practice, this
      cooperation has been limited to promoti
      ng the readmission of irregular migrants, border control
      and the reception of asylum
      –seekers and refugees in third countries. The EU’s agreements
      with Turkey (March 2016) and more recently with Niger, Nigeria, Senegal, Mali and Ethiopia
      (June 2016) represent the implementation of this approach.

      http://www.statewatch.org/analyses/no-305-viewpoint-migration-more-externalisation.pdf

    • Ecco l’accordo con la Libia sui migranti…

      Praticamente si chiede di far soffrire, di far subire violazioni, magari anche di uccidere, o di estorcere soldi ai migranti lontano dai nostri confini. Lontano dalle macchine fotografiche dei giornalisti, lontano da chi può raccontare cosa succede.


      http://www.africarivista.it/ecco-laccordo-con-la-libia-sui-migranti/111726

    • Profughi: un piano studiato per tenerli lontano, ad ogni costo

      Ora è operativo. Dal pomeriggio del 2 febbraio, con la firma congiunta del premier Gentiloni e del presidente del Governo di Alleanza di Tripoli, Fayez Serraj, è entrato in vigore a tutti gli effetti il piano sull’immigrazione concordato tra Italia e Libia dal ministro Minniti all’inizio di gennaio. Lo hanno chiamato memorandum sui migranti. Gentiloni lo ha presentato come “una svolta nella lotta al traffico degli esseri umani”, sollecitando il sostegno politico e finanziario dell’Unione Europea. In realtà è un piano di respingimento e deportazione, da attuare in più fasi e in modi diversi, a seconda delle condizioni e delle circostanze: l’ultima di tutta una serie di barriere messe su da Roma e da Bruxelles, negli ultimi dieci anni, per esternalizzare le frontiere della Fortezza Europa, spostandole il più a sud possibile e affidandone la sorveglianza a Stati “terzi” come, appunto, la Libia. Sorveglianza remunerata con milioni di euro, ben inteso: milioni per affidare ad altri il lavoro sporco di bloccare i profughi, non importa come, prima che raggiungano il Mediterraneo e, ancora, di “riprendersi” quelli respinti dall’Europa, con l’obiettivo, poi, di convincerli in qualche modo a ritornare “volontariamente” nel paese d’origine. A prescindere se il “paese d’origine” è sconvolto da guerre, terrorismo, dittature e persecuzioni, miseria e fame endemiche, carestia.

      http://habeshia.blogspot.ch/2017/02/profughi-un-piano-studiato-per-tenerli.html

    • La « forteresse » Europe commence en #Afrique_du_nord

      Le 3 février 2017, les représentants de l’Union européenne réunis à Malte se sont séparés après avoir entériné un plan d’action destiné à freiner – et éventuellement arrêter - les arrivées de réfugiés en provenance de #Libye principalement. Face à une situation incontrôlable dans ce pays, les dirigeants européens se tournent de plus en plus vers les pays voisins, la #Tunisie, l’#Egypte et l’#Algérie afin de les pousser à respecter ou intégrer les dispositifs de gestion des flux migratoires qu’ils ont mis en place. La chancelière allemande Angela Merkel a fait personnellement le déplacement pour convaincre les responsables de ces Etats à coopérer moyennant de substantielles aides matérielles et financières. Si les rencontres n’ont pas abouti aux résultats escomptés, force est de constater que les pratiques de contrôle et de répression de ces pays se professionnalisent et s’adaptent progressivement aux exigences de leurs partenaires du Nord.

      http://www.algeria-watch.org/fr/article/analyse/mellah_forteresse.htm

    • L’Afrique du Nord, dernier recours de l’Europe ?

      Depuis que l’accord controversé, conclu entre la Turquie et l’Union européenne (UE) en mars 2016, a largement réussi à empêcher les demandeurs d’asile d’atteindre l’Europe par la Méditerranée orientale, les dirigeants européens se sont tournés vers la partie centrale de cette mer. Avec les élections qui approchent dans plusieurs États de l’Union et les craintes suscitées par la perspective de voir de nouvelles vagues de migrants entrer en Europe au printemps, les responsables politiques tentent de trouver des solutions rapides pour montrer qu’ils sont capables de gérer la crise.

      Au-delà de ce contexte électorale, l’UE dans son ensemble est pressée de formuler, et pas seulement des solutions d’urgence, une vision stratégique de long à même de relever le défi que présente la question migratoire. Et pour trouver de telles solutions, elle est contrainte de se tourner vers les pays nord-africains.

      http://www.alternatives-economiques.fr/lafrique-nord-dernier-recours-de-leurope/00077792

      En anglais : carnegieendowment.org/sada/68097

    • Migration monitoring in the Mediterranean region – Libyan military to be linked up to European surveillance systems

      The Mediterranean countries of the EU are establishing a network to facilitate communication between armed forces and the border police. Libya, Egypt, Algeria and Tunisia are also set to take part. This would make them, through the back door, part of the surveillance system #EUROSUR. Refugees could then be seized on the open seas before being returned to Libya.

      https://digit.site36.net/2017/04/25/migration-monitoring-in-the-mediterranean-region-libyan-military-to-be

    • Security and migration amongst EU priorities for cooperation with “modern, democratic” Egypt

      Joint priorities adopted today by the EU and Egypt for 2017 to 2020 include a commitment from the EU to “support the Egyptian government’s efforts to strengthen its migration governance framework, including elements of legislative reform and strategies for migration management,” and to “support Egypt’s efforts to prevent and combat irregular migration, trafficking and smuggling of human beings, including identifying and assisting victims of trafficking.”

      http://www.statewatch.org/news/2017/jul/eu-egypt-priorities.htm

    • Niger : #ingérence et #néocolonialisme, au nom du #Développement

      Le 10 octobre 2016, la chancelière allemande Angela Merkel était reçue en grande pompe à Niamey. Elle ne faisait pas mystère que ses deux préoccupations étaient la « #sécurité » et « l’#immigration ». Il s’agissait de mettre en œuvre des « recommandations » répétées à l’envie : le Niger, « pays de transit », devait être accompagné afin de jouer le rôle de filtre migratoire. Des programmes de « renforcement des institutions locales » feraient advenir cette grande césure entre les « réfugiés » à protéger sur place et les « migrants » à « reconduire » vers leurs « pays d’origine ». Autrement dit, comme l’a récemment exprimé le président français, le Niger et ses voisins (Libye, Tchad…) devaient accepter de se couvrir de camps et de jouer le rôle de #hotspot (voir Note #4). Le #néo-colonialisme d’une telle vision des rapports euro-africains a poussé les très conciliantes autorités nigériennes à rappeler que les intérêts de leurs ressortissants et la souveraineté nationale devaient être l’objet de plus d’égards. Ces négociations inter-gouvernementales sont toujours en cours alors qu’en Libye elles ont été directement menées avec des chefs de milices, prêts à jouer les geôliers à condition de pouvoir capter les fonds qui se déversent sur les gardes-frontières de l’Union européenne (UE).

      http://www.migreurop.org/article2840.html

    • Niger : #Niamey, capitale cernée par les crises

      Exode de migrants, conflits ethniques exacerbés par une guerre contre le jihad et une montée de l’islam politique… Dans la ville, devenue réceptacle des problèmes actuels du Sahel, la tension est omniprésente.

      Ce sont des victimes invisibles. Emportées par un cycle sans fin de représailles dans un coin reculé du monde. La scène de la tuerie est pourtant terrifiante : « Les assaillants sont arrivés vers 17 heures et se sont rendus directement à la mosquée où ils ont tué à coup de mitraillettes automatiques une dizaine de personnes. Puis ils se sont dirigés à l’intérieur du campement nomade où ils ont tiré sur des personnes qu’ils ont croisées », affirme un communiqué officiel relayé par la presse au Niger. Bilan ? 17 morts, vendredi à Inates, un bled perdu dans le sud de ce pays sahélien et proche de la frontière avec le Mali. A part les autorités du pays, aucun témoin extérieur, journaliste ou humanitaire, n’a pu se rendre seul sur place. Car Inates se trouve dans cette nouvelle zone de tous les périls, située au nord de Niamey, la capitale. Le 11 avril, Joerg Lang, un humanitaire allemand, pensait pouvoir s’y rendre incognito en dissimulant son visage sous un keffieh, foulard traditionnel, et en circulant à bord d’une voiture banalisée. Il a été enlevé sur la route du retour, non loin d’Inates.

      L’attaque du 19 mai n’est que la dernière d’une longue série, qui oppose depuis peu des nomades, touaregs et peuls, de chaque côté de la frontière qui sépare le Niger et le Mali. « Il y a trois semaines, de jeunes Peuls, venus du Niger, ont exécuté 18 Touaregs de l’autre côté de la frontière, au Mali. Cette fois-ci, les assaillants voulaient en tuer autant chez les Peuls, en représailles. Sauf que l’une des victimes a finalement survécu », indique Mohamed Bazoum, ministre de l’Intérieur du Niger. Les forces de sécurité sont pourtant loin d’être absentes dans ce pays, qui est même devenu le nouveau hub militaire régional d’une coalition internationale en lutte contre les forces jihadistes au Sahel. A Niamey, la capitale, située à seulement 250 kilomètres d’Inates, des gaillards musclés aux cheveux très courts ont remplacé les touristes dans les hôtels, qui ne désemplissent pas. On y croise des Français, des Américains, et même désormais des Allemands.
      Théories complotistes

      C’est au Mali, pays gangrené depuis plusieurs années par les mouvements jihadistes, et désormais aussi au Burkina Faso voisin, que se joue l’essentiel de cette guerre asymétrique. Mais c’est bien au Niger que s’implantent de plus en plus les bases arrières étrangères engagées dans cette bataille du Sahel. Pourtant le Niger n’a jamais connu de mouvement jihadiste autochtone. Son point faible, ce sont justement ses frontières. Et notamment celles avec le Mali et le Burkina Faso, dans ce petit triangle où se trouve aussi Niamey. Une capitale en apparence assoupie, particulièrement en ce mois de mai où la température frôle souvent les 45 °C. Mais le calme de la ville est trompeur. Tous les accès extérieurs sont verrouillés par des barrages, les fameuses « ficelles ». Et les entrées et les sorties sont fortement contrôlées. Les dunes orange qu’on aperçoit parfois au loin évoquent ainsi un monde potentiellement hostile, qui donne à la capitale nigérienne un air de forteresse isolée guettant l’ennemi, comme dans le roman de l’Italien Dino Buzzati, le Désert des Tartares. Mais qui est exactement l’ennemi ?

      A Niamey, nombreux sont ceux qui s’interrogent : « Les Américains ont construit une immense base à Agadez [à 950 kilomètres au nord-est de Niamey, ndlr]. Les Français et les Allemands renforcent leurs installations près de l’aéroport. Visiblement, ils sont là pour rester longtemps. Mais dans quel but ? Est-ce seulement pour notre sécurité ? » s’inquiète Abdoulaye, un jeune entrepreneur de la capitale. Les intentions « réelles » des Occidentaux au Niger font l’objet de nombreuses conversations et les théories complotistes ne manquent pas. Pourtant, même dans ce cas de la tuerie d’Inates, c’est bien l’influence des jihadistes qui est aussi en jeu. « Les Peuls se sont fait piéger. Depuis quelques années, la pression démographique et la raréfaction des terres pastorales les ont poussés vers le nord du Mali. Mais en s’y implantant, ils ont dû choisir leur camp dans un conflit purement malien. Et se sont laissé instrumentaliser par les forces jihadistes de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest alors qu’une partie des Touaregs soutient désormais la coalition internationale », affirme le général Abou Tarka qui dirige la Haute Autorité pour la consolidation de la paix, un organisme né lors des rébellions touaregs des années 90 et qui tente aujourd’hui de désamorcer cette bombe communautariste parée des oripeaux jihadistes. « C’est une guerre de pauvres, de populations qui se sentent souvent abandonnées », confie le général.

      Le conflit dans le sud-ouest est récent. Mais dans le sud-est du pays, une autre zone dessine depuis plus longtemps un front sensible avec la présence de la secte Boko Haram qui a infiltré la région de Diffa, en provenance du Nigeria voisin. Il existe d’autres frontières sensibles dans ce vaste « pays de sable, en apparence immobile », comme le décrit le père Mauro, un prêtre italien très investi aux côtés des migrants. Les Nigériens immigrent peu, et encore moins vers l’Europe. Mais depuis longtemps, le pays est une zone de passage pour tous ceux qui veulent tenter la traversée de la Méditerranée à partir des côtes libyennes. Depuis 2016, les Européens ont fait pression sur le pouvoir en place pour restreindre ces mouvements. En criminalisant les passeurs, mais aussi en faisant de Niamey et d’Agadez des « hot spots » censés dissuader les traversées clandestines, grâce à l’espoir d’un passage légal vers l’Europe, du moins pour ceux qui peuvent prétendre au statut de réfugié. Ces derniers mois, des charters ont même ramené au Niger des candidats à l’asile en Europe, jusqu’alors détenus dans les geôles libyennes. « Mais aujourd’hui ces rotations sont quasiment à l’arrêt car les autorités se sont rendu compte que les Européens, et notamment les Français, n’acceptaient les réfugiés qu’au compte-gouttes, malgré leurs promesses », explique un responsable du Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) à Niamey.

      Cette nouvelle stratégie impose aussi un tri entre « bons » et « mauvais » migrants. Dans une rue ombragée du centre de la capitale, des hommes prennent l’air, assis devant une maison gardée par des vigiles. Les visages sont maussades, les regards fuyants, et les gardiens ont vite fait d’éconduire les visiteurs étrangers qui tentent de parler à ces migrants rapatriés de Libye et qui ont, eux, accepté de rentrer dans leur pays. Ceux qui refusent ce retour « volontaire » se dispersent dans la ville, formant une cohorte invisible qui échappe aux radars. « En réalité, les passages de migrants ne se sont pas arrêtés. Il y a de nouvelles routes, plus dangereuses », confie un officiel nigérien. En revanche, la création des hot spots attire désormais d’autres candidats à l’exil. Début mai, des centaines de Soudanais ont ainsi envahi les rues d’Agadez dans l’espoir d’obtenir le sésame miraculeux de l’asile en Europe. Mais, excédées par ces arrivées massives, les autorités de la ville ont envoyé de force, le 12 mai, 145 d’entre eux à la frontière libyenne, en plein désert. Depuis, leur sort est inconnu.
      Arrestations

      En privé, les responsables nigériens se moquent parfois de l’autosatisfaction des Européens sur les mirages de cette nouvelle politique migratoire. Et fustigent les faux-semblants de l’aide, en principe massive, accordée au pays : « On nous dit que le Niger est désormais le pays d’Afrique le plus aidé par l’Europe. Mais ce sont les ONG étrangères qui captent toute cette aide », peste un haut responsable. Ce n’est pas le seul mirage financier dans l’un des pays les plus pauvres de la planète. En décembre, un grand raout organisé à Paris avait permis en principe au Niger d’engranger 23 milliards de dollars (19 milliards d’euros) de promesses d’investissements. Six mois plus tard, les promesses sont restées… des promesses : « La concrétisation des projets est effectivement assez lente », reconnaît, un peu gênée, la responsable d’une agence onusienne. Reste qu’en raison des enjeux sécuritaires et migratoires, le Niger est bien devenu « le chouchou de la communauté internationale », comme le rappelle Issa Garba, porte-parole local de l’association Tournons la page.

      Au début de l’année, la société civile avait organisé des manifestations dans les rues de Niamey pour protester contre une loi de finances qui instaure de nouvelles taxes et augmente les prix de l’électricité et de l’eau. Mais à partir du 25 mars, le mouvement a été brutalement décapité avec l’arrestation d’une vingtaine de leaders de la société civile. « Ils ne représentent rien, ils veulent juste créer le chaos et susciter un coup d’Etat militaire », balaye Mohamed Bazoum, le ministre de l’Intérieur. « Tout ce que nous demandons, c’est une bonne gouvernance et l’abandon de lois qui frappent les plus pauvres », rétorque Issa Garba. Reste que face aux arrestations, la communauté internationale se tait. Et la rue, elle, a compris le message : une journée ville morte décrétée par la société civile le 14 mai a été un échec et les manifestations n’ont pas repris. « Je soutiens ces leaders, mais je n’ai aucune envie de me retrouver moi aussi en prison », résume Mokhtar, un jeune homme très pieux. Dans la base arrière des Occidentaux en guerre contre le jihadisme au Sahel, d’autres influences s’imposent pourtant silencieusement. « Au Niger, l’islam gagne du terrain », souligne un professeur d’université, citant le nombre exponentiel de femmes voilées et de salles de prières dans les facs. « Le jour où les imams nous demanderont de sortir dans la rue, là, j’obéirais. Car l’islam est dans nos cœurs », constate de son côté Mokhtar.


      http://www.liberation.fr/planete/2018/05/23/niger-niamey-capitale-cernee-par-les-crises_1652220

      Signalé par Alizée Dauchy sur la liste Migreurop, avec ce commentaire :

      un article rédigé par Maria Malagardis publié dans Libération le 23 mai :
      http://www.liberation.fr/planete/2018/05/23/niger-niamey-capitale-cernee-par-les-crises_1652220

      et à écouter sur France Culture un podcast avec Maria Malagardis en première partie :
      https://www.franceculture.fr/emissions/cultures-monde/culturesmonde-du-vendredi-25-mai-2018

      sur la question migratoire :
      Elle revient (min’9) notamment sur ’l’hypocrisie des #hotspot", avec très peu de #réinstallation en Europe, malgré les engagements pris (la France s’est engagée à 3000 #réinstallations jusqu’en 2019).

      Procédure d’asile : Idée admise de trier sur la base de la nationalité à la place des demandes individuelles. Autrement : rapatriement volontaire dans les pays d’origine / les migrants se fondent dans la nature.
      Effet pervers : de nouvelles populations se rendent au Niger pour demander l’asile, exemple des soudanais à #Agadez (Cf. http://www.rfi.fr/afrique/20180526-niger-refugies-soudanais-darfour-agadez-statut-migrants).
      Elle qualifie le Niger de « passoire de mouvements », en « rotation perpétuelle ».

      sur la loi de finance :
      Augmentation des taxes sur l’électricité et l’eau, loi typique d’austérité. Manifestations dans la rue dès la promulgation.
      Interdiction des manifestations par les autorités nigériennes, arrestations d’activistes dès le 25 mars, 26 personnes de la société civile ont été arrêtées.
      Silence de la part de la communauté internationale, elle parle de dérive autoritaire car chèque en blanc de la communauté internationale.

      Loi de finance élaborée avec le parrainage des européens, notamment des français avec des conseillers techniques français du ministère de l’économie.
      « Accord tacite » davantage que « silence tacite ». Communauté internationale a besoin d’un Niger calme et silencieux.

      sur la question jihadiste :
      Pas de mouvement nigérien jihadiste autochtone contrairement au Mali et au Burkina Faso.
      Niger était un exemple de stabilité, où l’on louait le règlement de la question touareg, il est aujourd’hui le pays le plus menacé.

      #hotspots #tri #catégorisation #djihadisme #EI #Etat_islamique

    • « Pour le HCR, l’essentiel est d’aider les pays qui hébergent vraiment les réfugiés, en Afrique ou en Asie »

      Filippo Grandi : « L’essentiel est qu’on nous donne les moyens d’aider les pays qui hébergent vraiment les réfugiés »

      Le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés revient sur les difficultés de l’UE à apporter une solution commune à la crise migratoire et s’inquiète de la diminution de la solidarité en Europe.

      LE MONDE | 09.11.2018
      Propos recueillis par Jean-Baptiste Chastand

      A la tête de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) depuis 2016, Filippo Grandi appelle l’Union européenne (UE) à préserver le droit d’asile et considère que le retour des réfugiés syriens dans leur pays se fera au compte-gouttes.

      La crise migratoire déchirait l’Union européenne depuis 2015. Elle semble être passée au second plan des pré­occupations. Le problème est-il réglé ?

      Il y a eu des manipulations excessives de la part de ceux qui ont parlé d’invasion, de la fin de l’identité européenne ou de menaces sécuritaires. Maintenant que l’intérêt politique se décale, le risque consiste à ne pas faire ce qu’il faudrait pour mieux gérer ces mouvements de populations. L’Europe n’a pas encore donné toutes les réponses. Or, un report ne peut qu’aggraver la situation en cas de nouvelle crise.

      Les « centres contrôlés » et les « plates-formes de débarquement » destinés à centraliser le traitement des demandeurs d’asile paraissent dans l’impasse…

      La convention de Dublin, destinée à éviter le « tourisme de l’asile » en prévoyant que le premier pays d’accueil doit gérer les de­mandes d’asile, est mise à l’épreuve par les arrivées nombreuses dans quelques pays, qui se sont retrouvés pénalisés par rapport aux autres. Il faut passer à autre chose. On a longuement évoqué une répartition entre les 28 Etats, mais ça ne fonctionne pas, car seuls quelques pays y sont prêts. Moins de 100 000 personnes arrivées en Europe en 2018, c’est gérable.

      La prise en charge par des Etats d’une partie des passagers de l’Aquarius, par exemple, ressemble à une forme de partage, sauf que chaque nouveau bateau s’est transformé en crise. Un tel système devrait être décidé au préalable. Le problème est l’absence de consensus sur le lieu où ce partage doit se faire. Ce n’est pas au HCR de déterminer où ces centres d’accueil et de réception doivent se trouver, mais à l’Europe. Le rôle du HCR est de donner tous les instruments pour les gérer de manière correcte.

      Et qu’en est-il de l’idée de « centres ­d’accueil » hors Europe, comme au Maghreb ?

      Le HCR travaille dans tous les pays du monde pour gérer l’asile. Le gérer avec efficacité aide à stabiliser ces flux. Par ailleurs, nous n’accepterons jamais que les demandes d’asile en Europe soient gérées hors de son territoire. L’Europe doit garder ses portes ouvertes. Il faut qu’il y soit toujours possible de demander l’asile, sans être renvoyé vers des pays tiers. Cela dit, si l’Europe est prête à prendre des réfugiés dès le Niger, par exemple, dans le cadre de la « réinstallation » [transfert au sein de l’UE, par des voies sûres et légales, de personnes déplacées ayant besoin d’une protection], ce processus peut être renforcé.

      Vous êtes donc opposé à des plates-formes pour débarquer, en Afrique, des migrants sauvés en Méditerranée ?

      Si quelqu’un est sauvé dans les eaux territoriales tunisiennes, puis renvoyé en Tunisie, c’est légitime. C’est le droit. En Libye, les garde-côtes ont été renforcés par l’Europe de manière plus ou moins transparente. C’est une bonne idée, à condition de renforcer aussi les institutions qui gèrent les migrants, et pas seulement celles qui les empêchent de partir.

      L’Autriche, qui assure ce semestre la présidence tournante de l’UE, cherche à instaurer un accord avec l’Egypte. Y êtes-vous ­favorable ?

      Nous travaillons depuis longtemps en Egypte, qui héberge plus de 250 000 réfugiés. Si les Etats veulent nous aider à y renforcer les structures, c’est une bonne chose, mais cela ne doit pas être un moyen d’empêcher les gens de partir vers l’Europe.

      Pourquoi le HCR participe-t-il à cette politique d’externalisation des frontières européennes ?

      La Turquie héberge 4 millions de réfugiés. Vous voudriez qu’on ne les aide pas ? Au moment de l’accord UE-Turquie, auquel le HCR n’a pas été associé, on nous a demandé de vérifier que son contenu n’allait pas à l’encontre des normes internationales. Le HCR a travaillé avec la Grèce pour s’assurer qu’il n’y ait pas d’expulsion vers la Turquie de personnes qui pourraient y courir des risques.

      En 2015, l’Europe a lancé l’initiative d’un fonds pour l’Afrique. Il est sous-financé, et la plupart des ressources sont utilisées pour le contrôle des frontières et non pour traiter les causes des départs. Je le regrette.

      La situation de surpopulation et ­d’insalubrité du camp de Moria, sur l’île grecque de Lesbos, est catastrophique. Le HCR y participe…

      C’est difficile en effet, d’autant que le nombre d’arrivées continue à augmenter J’en ai parlé au premier ministre grec, Alexis ­Tsipras, et au ministre de l’immigration, qui vont faire un effort pour transférer des personnes sur le continent. J’ai reçu des assurances. Si on arrive à réguler la population dans les îles, on arrivera à mieux gérer la situation.

      Accordez-vous foi aux perspectives démographiques alarmistes du journaliste et chercheur Stephen Smith, qui prévoit une explosion migratoire venue d’Afrique ?

      L’invasion est un peu une légende : 70 % des mouvements de population en Afrique restent à l’intérieur du continent et ne vont pas vers l’Europe. Cela dit, il y aura toujours des migrations : les gens se déplacent toujours vers la prospérité. Quand il n’y a pas de possibilité d’émigrer de manière légale, ne reste que l’asile. Ce n’est pas bien, car ces demandes encombrent les systèmes d’asile et les délégitimisent, en créant dans l’opinion publique une confusion entre immigration et asile.

      Aujourd’hui, 80 % des demandeurs d’asile en Europe sont venus pour des raisons économiques, comment faire ?

      L’un des problèmes est l’impossibilité pour les déboutés du droit d’asile de retourner chez eux. Il faut trouver des accords de réadmission avec les pays d’origine, mais c’est coûteux et politiquement difficile pour ces derniers. En Libye, un accord avec l’Union africaine autorisant le HCR et l’Organisation internationale pour les migrations d’y travailler, a permis le retour de 30 000 migrants chez eux [depuis début 2017]. Ils ont été réadmis parce que les images terribles des gens exploités dans les prisons libyennes ont eu un impact. Ce processus doit s’élargir.

      Pensez-vous que les réfugiés syriens retourneront dans leur pays ?

      Il y a une petite augmentation des demandes de retour de Syriens vivant en Jordanie et au Liban, mais il ne s’agit que de quelques milliers de personnes sur plusieurs millions. Le droit au retour existe, mais il doit être le résultat d’un choix personnel. Il reste des obstacles sécuritaires et matériels. Les réfugiés ont peur d’être enrôlés pour le service militaire, ils redoutent des représailles ou de ne pas retrouver leurs biens. La situation dans la province d’Idlib [minée par les affrontements inter-rebelles et l’insécurité galopan­te] n’encourage pas non plus les gens à rentrer. La reconstruction de la Syrie est un sujet politiquement sensible, mais j’appelle les pays donateurs à au moins aider les gens qui font le choix du retour.

      Comment jugez-vous la politique migratoire d’Emmanuel Macron ?

      En France, il faut améliorer la mise à l’abri, l’accueil, certains aspects de la procédure, mais la loi asile et immigration [définitivement adoptée à l’Assemblée le 1er août] a permis des progrès. A l’échelle européenne, le discours solidaire du président est très positif [il s’était engagé, en automne 2017, à offrir en deux ans 10 000 places de réinstallation aux réfugiés liés au HCR, notamment au Niger et au Tchad]. L’augmentation relative des places de réinstallation pour les réfugiés et l’action rapide de l’Ofpra [Office français de protection des réfugiés et apatrides] au Niger ont été exemplaires.

      Comprenez-vous que l’afflux massif d’une population culturellement musulmane dans une région majoritairement judéo-chrétienne puisse créer des tensions ?

      Toute absorption de personnes issues d’une culture minoritaire est complexe, mais elle est possible et souhaitable ! Je crois à la diversité, même si je sais que ce n’est pas populaire de le dire. Lors de réunions européennes, en particulier dans l’est de l’Europe, j’ai entendu certains pays parler d’homogénéité. Mais ce n’est pas dans la tradition de l’Europe. Les valeurs chrétiennes sont précisément des valeurs de solidarité et de partage. L’homogénéité est une utopie négative qu’il faut contrer à tout prix. La diversité est un élément d’enrichissement. Les villes vivantes dans le monde sont des villes diverses ; ce sont elles qui sont à l’avant-garde ! Les Européens ont suffisamment d’outils économiques, sociaux et culturels pour gérer cette diversité.

      Etes-vous inquiet de la montée de l’extrême droite en Italie ?

      [Le ministre de l’intérieur italien] Matteo Salvini mène plusieurs batailles. Sur la question de la répartition des migrants en Europe, je suis d’accord avec lui : l’Italie ne peut pas recevoir tout le monde. Mais son discours très agressif, même s’il n’est pas forcément raciste, est susceptible de créer une atmosphère où le racisme peut prospérer. Cela m’inquiète beaucoup. Son langage ouvre la porte à des tendances extrêmes au sein des sociétés.

      La montée du populisme dans le monde pose-t-elle des problèmes pour une organisation multilatérale comme le HCR ?

      Pour l’instant, personne ne nous dit d’arrêter notre travail, qui, il faut le rappeler, est effectué à 90 % hors de l’Europe. Pour nous, l’essentiel est d’obtenir les ressources pour aider les pays qui hébergent vraiment les réfugiés, c’est-à-dire souvent des pays pauvres en Afrique ou en Asie. Je crains que la diminution de la solidarité en Europe et la stigmatisation du droit d’asile aux Etats-Unis donnent un mauvais exemple. Les pays pauvres me demandent de plus en plus pourquoi ils devraient prendre des réfugiés alors que l’Europe n’en veut pas. Or, pour des Etats voisins de pays en guerre, cela signifierait renvoyer des gens dans ces zones de conflit. C’est cela qui m’inquiète le plus.

      https://www.lemonde.fr/international/article/2018/11/09/filippo-grandi-l-essentiel-est-qu-on-nous-donne-les-moyens-d-aider-les-pays-

      Avec ce commentaire de Emmanuel Blanchard via la mailing-list Migreurop :

      Une interview inquiétante à plus d’un titre : #Filippo_Grandi suggère que le HCR pourrait être plus impliqué encore en Lybie et dans tout pays d’Afrique du Nord prêt à s’impliquer dans des programmes de retours de boat-people et autres projets de gestion de « centres d’accueil et de réception ». Il ouvre même grand la porte pour une collaboration poussée avec l’UE en Egypte, même s’il prévient que le rôle du HCR ne peut pas être de contribuer à « des moyens d’empêcher les gens de partir vers l’Europe ». Il critique en effet à mots couverts certaines dimensions des politiques européennes de contrôle des frontières extérieures (voir passages soulignés en gras).
      A noter que sous couvert « d’équilibre », le journaliste du Monde - qui s’est autorisé une critique de la « politique d’externalisation des frontières européennes » - reprend certains des argumentaires « anti-migrants » les plus éculés.


  • Face à l’austérité, les paroles sans effets du commissaire #Pierre_Moscovici
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/261216/face-lausterite-les-paroles-sans-effets-du-commissaire-pierre-moscovici

    Alexis Tsipras et Pierre Moscovici le 28 novembre 2016 à Athènes. © CE. Le commissaire français plaide pour un coup de pouce de 50 milliards d’euros en vue de soutenir la zone #euro en 2017, face aux risques d’un nouveau ralentissement économique. Dans son viseur, les excédents budgétaires allemands. Mais Moscovici a-t-il des marges pour imposer ses vues ?

    #Economie #Allemagne #austérité #Bruxelles #Commission_européenne #déficits #Grèce #Jean-Claude_Juncker #relance #Wolfgang_Schauble


  • Face à l’austérité, les paroles sans effets du commissaire #Pierre_Moscovici
    https://www.mediapart.fr/journal/international/261216/face-lausterite-les-paroles-sans-effets-du-commissaire-pierre-moscovici

    Alexis Tsipras et Pierre Moscovici le 28 novembre 2016 à Athènes. © CE. Le commissaire français plaide pour un coup de pouce de 50 milliards d’euros en vue de soutenir la zone #euro en 2017, face aux risques d’un nouveau ralentissement économique. Dans son viseur, les excédents budgétaires allemands. Mais Moscovici a-t-il des marges pour imposer ses vues ?

    #International #Economie #Allemagne #austérité #Bruxelles #Commission_européenne #déficits #Grèce #Jean-Claude_Juncker #relance #Wolfgang_Schauble


  • L’Eurogroupe rallume la mèche avec la #Grèce sur la question de la dette
    https://www.mediapart.fr/journal/international/161216/l-eurogroupe-rallume-la-meche-avec-la-grece-sur-la-question-de-la-dette

    Alexis Tsipras, premier ministre grec. © Reuters L’Eurogroupe a décidé, mercredi, de suspendre les quelques mesures d’allègement de la dette grecque décidées dix jours plus tôt. En cause : de timides mesures, visant les catégories les plus démunies, introduites par le gouvernement Tsipras. Une fois de plus, l’Allemagne s’oppose au FMI sur le cas grec.

    #International #Alexis_Tsipras #dette_publique #Eurogroupe #europe #Michel_Sapin #Pierre_Moscovici #Syriza #union_européenne


  • Exterminez-moi tous ces retraités !
    http://blog.europa-museum.org/post/2016/12/15/Exterminez-moi-tous-ces-retraites

    Les créanciers européens de la Grèce ont suspendu les mesures prises sur la dette la semaine passée pour répondre aux décisions sociales annoncées par Alexis Tsipras. Ce dernier est une nouvelle fois menacé d’une humiliation cuisante. Alexis Tsipras aura donc dû boire le calice de l’humiliation jusqu’à la dernière goutte. Six jours après avoir annoncé des mesures en faveur des retraités, avec notamment un treizième versement de 300 à 800 euros pour 1,6 millions de pensionnés grecs et la suspension du relèvement du taux de TVA dans les îles du Nord de la mer Egée, frappés par la vague migratoire, le Mécanisme européen de Stabilité (MES), vient d’annoncer le gel du « toilettage » de la dette décidé par l’Eurogroupe du 5 décembre dernier.

    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-l-eurogroupe-gele-les-mesures-sur-la-dette-624867.html

    https://seenthis.net/messages/551889 via Le monde diplomatique

    Alors même que le Fonds monétaire international reconnaît qu’il ne faut plus infliger à Athènes davantage d’austérité, le Mécanisme européen de stabilité, emmené par le ministre allemand des finances Wolfgang Schaüble, a suspendu des mesures d’allègement de la dette grecque. Objectif ? Sanctionner le gouvernement Tsipras qui, confronté à un désastre social, venait d’annoncer aux retraités un versement unique compris entre… 300 et 830 euros. La « grande braderie » dont parlait Niels Kadritzke cet été n’a manifestement pas assez duré.

    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/07/KADRITZKE/55954 #st


  • L’Eurogroupe s’acharne sur la #Grèce
    http://fr.myeurop.info/2016/12/15/l-eurogroupe-s-acharne-sur-la-gr-ce-14925

    P margin-bottom : 0.21cm ; Alors que le gouvernement d’Alexis Tsipras vient de décider de mesures sociales, destinées à améliorer le quotidien des Grecs les plus démunis, l’Eurogroupe ne l’entend pas de cette oreille. Et suspend l’allègement de la dette d’Athènes.

    P margin-bottom : 0.21cm ; lire la suite

    #Institutions #Économie #Alexis_Tsipras