person:amos oz

  • Franco et Fidel, ennemis cordiaux | Le blog de Floréal
    https://florealanar.wordpress.com/2019/01/02/franco-et-fidel-ennemis-cordiaux

    Le blog de Floréal
    Croire ou penser, il faut choisir !

    Feeds :
    Articles
    Commentaires

    « Salut à Amos Oz
    Franco et Fidel, ennemis cordiaux

    2 janvier 2019 par Floréal

    Après la mort de Franco, le correspondant de l’agence Efe à La Havane envoya une dépêche, reprise par certains des plus prestigieux journaux du monde et qui disait ceci : « Quelques heures après l’annonce de la mort du général Franco, le gouvernement révolutionnaire de Cuba a décrété un deuil officiel de trois jours. Depuis jeudi, les drapeaux ont été mis en berne sur tout le territoire cubain. Le président de la République, M. Osvaldo Dorticós, a adressé un message de condoléances au président du gouvernement espagnol, Carlos Arias Navarro (…). » Quand vous lisez cela, vous avez l’impression qu’il y a soit un malentendu, soit une erreur dans le texte. Ce n’était pas le cas. Le Cuba de Fidel Castro a en effet rendu hommage au dictateur comme aucun autre pays ne l’a fait, bien qu’il ait tout mis en œuvre pour que l’information demeure discrète, ce qui permettait tout à la fois de rester en bons termes avec l’Espagne et d’éviter un scandale international. Ce geste a pris un relief plus important encore l’année suivante, à la mort de Mao Zedong, le gouvernement cubain n’ayant pas porté la même attention envers le dirigeant communiste chinois. Ce fut là le dernier chapitre d’une relation particulière et choquante entre deux dictateurs idéologiquement aux antipodes, qui décidèrent d’agir avec un pragmatisme « souterrain » et une complicité qui ont suscité un énorme intérêt chez les historiens et les politologues.


  • Amos Oz n’était pas une colombe | Haidar Eid
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/12/31/amos-oz-netait-pas-une-colombe

    Une fois encore, je me retrouve dans l’étrange situation de devoir écrire une nécrologie critique d’un autre membre de la soi-disant “gauche” israélienne, ou plutôt du “camp de la paix”. Il y a quatre mois il s’agissait d’Uri Avnery, fondateur du mouvement pacifiste Gush. Aujourd’hui c’est le prestigieux écrivain israélien Amos Oz, mort à l’âge de 79 ans. Bien que mon domaine de prédilection soit la littérature, ce sont les idées politiques de l’homme qui m’ont d’avantage intéressées. Source : Agence Media Palestine

    • Non, non, tu n’as pas le « devoir » de faire ça, si tu veux, tu n’écris rien.
      Cette victimisation serait drôle si ce n’était une attitude récurrente, ici de manière hallucinante.
      Avec faute d’orthographe pour le même prix.


    • ronnie barkan @ronnie_barkan | 29 déc.
      https://twitter.com/ronnie_barkan/status/1078886873160912896

      1/ Good riddance #AmosOz.
      Oz was a leading apologist for mass-murder and #apartheid - all in the name of peace of course.
      Below is a letter by authors and self-proclaimed leftists Amos Oz and A.B. Yehoshua, which was sent in April 2010 to the UC Berkeley student senate.

      2/ The two have the gull to blame the Berkeley students of antisemitism, or at the very least allude to that, coz the student senate had voted to divest from American companies General Electric and United Technologies that supplied #apartheid Israel
      https://drive.google.com/file/d/1U1Kmae17OsjXmD2Vb7IzN_aJGS3JLEQa/edit

      3/ with the means of destruction that were used during its assault on #Gaza the year before - massacring 1400 people, including over 350 children. The two low-lives, Oz and Yehoshua, blamed the students of antisemitism for what exactly?!

      4/ For refusing to fund two American weapon manufacturers whose war machines were used for the massacre of children in the besieged #Gaza ghetto. In a way, their propaganda letter could not have been a more sinister & grotesque creation. Maybe they’re talented writers after all!

      5/ Want another of many such examples?
      As a dedicated apologist for Israeli mass-murder, #Oz begins the Deutsche Welle interview of 2014, during another onslaught on #Gaza, with these outrageous lies:

      6/ Amos Oz: I would like to begin the interview in a very unusual way: by presenting one or two questions to your readers and listeners. May I do that?
      Deutsche Welle: Go ahead!
      Amos Oz: Question 1: What would you do if your neighbor across the street sits down on the balcony,

      7/ puts his little boy on his lap and starts shooting machine gun fire into your nursery?
      Amos Oz: Question 2: What would you do if your neighbor across the street digs a tunnel from his nursery to your nursery in order to blow up your home or in order to kidnap your family?

      8/ These are your peaceniks, Israel. Their sheer supremacy and moral depravity will not be missed.
      NOTE: If you were offended by the above text - still desperately clinging on to the notion that Oz represents the good side of humanity -

      9/ ask yourself whether you’d be upset w/ writing about the demise of an outright fascist? Oz and his ilk represent, as far as I’m concerned, a far greater danger than the Liebermans & Netanyahus of the world, and your attempt to see him as any different exactly proves my point.


  • 180 writers call on Netanyahu to cancel Nationality Law, amend Surrogacy Law
    Amir Alon|Published: 07.28.18 , 20:23
    https://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-5318575,00.html

    Some 180 novelists, poets, playwrights, screenwriters and other literary figures on Saturday evening called on Prime Minister Benjamin Netanyahu to cancel the Nationality Law and amend the Surrogacy Law, which discriminates against gay couples.

    “We ask to express the great shock and heartache we’ve experienced in light of the recent laws passed by the Knesset under your leadership,” they wrote in a letter to the prime minister.

    Among the signatories on the letter, which is an initiative of poet Ilan Sheinfeld, are: Amos Oz, David Grossman, A. B. Yehoshua, Hana Azoulay-Hasfari and Edna Mazia.


  • Le refus de Natalie Portman est perçu comme un signal de désaffection à l’égard d’Israël
    Thomas Cantaloube, Médiapart, le 27 avril 2018
    https://www.mediapart.fr/journal/international/270418/le-refus-de-natalie-portman-est-percu-comme-un-signal-de-desaffection-l-eg

    L’actrice américano-israélienne Natalie Portman semblait la candidate idéale pour recevoir le « Genesis Prize », une récompense célébrant « les êtres humains exceptionnels qui représentent les valeurs juives dans leurs contributions au bien de l’humanité ». Même si ce prix est abusivement présenté comme le « Nobel juif » alors qu’il émane de trois oligarques russes cherchant à s’acheter une bonne conscience, il est jugé suffisamment important en Israël pour être remis par le premier ministre en personne.

    La star hollywoodienne, née en Israël et vivant depuis son enfance aux États-Unis, diplômée de Harvard et oscarisée, a rarement démérité dans ses actions caritatives variées (la cause des animaux, le micro-crédit) ou dans son soutien à la culture israélienne : elle a notamment regretté que le film Valse avec Bachir soit reparti sans récompense du festival de Cannes où elle était jurée en 2008, et son premier long-métrage en tant que réalisatrice, Une histoire d’amour et de ténèbres, est une adaptation du roman éponyme d’Amos Oz.

    Quand elle s’est vu attribuer le « Genesis Prize » il y a cinq mois, il n’y avait donc rien de polémique. Mais voilà qu’au moment de recevoir le prix lors d’une cérémonie en Israël, Natalie Portman a fait savoir qu’elle refusait de s’y rendre. Après avoir d’abord évoqué des « événements récents extrêmement éprouvants » l’empêchant de « prendre part la conscience libre » à la cérémonie, elle a détaillé ses objections dans un communiqué sur Instagram où elle explique qu’elle « ne veut pas donner l’impression d’approuver Benjamin Netanyahou qui doit faire un discours lors de la cérémonie. (…) Comme de nombreux juifs dans le monde, je peux être critique des dirigeants israéliens sans vouloir boycotter l’ensemble de la nation. (…) Israël a été créé il y a exactement 70 ans comme un havre pour les réfugiés de l’Holocauste. Mais les mauvais traitements infligés à ceux qui souffrent d’atrocités aujourd’hui ne correspondent pas à mes valeurs juives ».

    Là encore, ce communiqué prudent d’une comédienne en désaccord avec les gouvernants du pays dont elle possède la nationalité, n’aurait pas dû provoquer de polémique. Après tout, les « mauvais traitements » auxquelles elle fait référence sans les nommer, sans doute le sort réservé aux migrants africains en Israël et peut-être aux manifestants palestiniens tués par balles à Gaza, sont des indignations partagées par de nombreux Israéliens et de juifs dans le monde. Et pourtant, c’est une tempête de haine et de désaveu qui s’est élevée en Israël contre Natalie Portman. Elle a été suspectée de haute trahison et d’avoir « basculé du côte obscur de la force » (en référence à son rôle de mère de Luke Skywalker dans la saga Star Wars), un parlementaire a demandé sa déchéance de nationalité et, sans surprise, elle a été accusée d’antisémitisme par un ministre.

    Plus intéressant, le geste de l’actrice a provoqué de multiples débats, enflammés et argumentés, dans la presse israélienne et américaine sur le sens qu’il faut lui attribuer. Car, qu’elle l’ait souhaité ou pas, la décision de Portman est révélatrice d’une double tendance – certains préfèrent parler de menace – qui préoccupe fortement les dirigeants d’Israël, des travaillistes à l’extrême droite religieuse, et les organisations communautaires juives dans le monde : la progression du mouvement BDS (boycott, désinvestissement, sanction) et l’attitude des jeunes juifs de la diaspora.

    Même si la comédienne a bien pris soin de spécifier dans son communiqué qu’elle ne faisait pas partie ni ne soutenait la campagne BDS, son geste a fréquemment été interprété comme tel, aussi bien par les nationalistes israéliens que par les organisateurs de ladite campagne. Imen Habib, l’une des animatrices de BDS France, explique bien que « c’est la campagne BDS qui a préparé le terrain à Natalie Portman pour qu’elle sache que le boycott est une façon d’exprimer son courroux envers Netanyahou, et c’est aussi la campagne qui a rendu éminemment politiques ces actes de boycott ».. Car le désistement de la star survient dans la foulée d’autres annulations qui ont marqué les esprits, en particulier celle de la chanteuse Lorde qui a annoncé en janvier 2018, « après avoir mûrement réfléchi », qu’elle ne jouerait pas son concert prévu, qui devait être un des plus importants de l’année en Israël.
    Une pleine page de publicité dans le « Washington Post » pour dénoncer le refus de la chanteuse Lorde de jouer cette année en Israël.
    Une pleine page de publicité dans le « Washington Post » pour dénoncer le refus de la chanteuse Lorde de jouer cette année en Israël.

    Contrairement aux vieux routiers du boycott culturel comme Roger Waters, Brian Eno ou Ken Loach, le cas de Lorde a particulièrement irrité les Israéliens, dont une partie a réagi, comme contre Portman, de manière véhémente. Un rabbin orthodoxe américain s’est même payé une pleine page de publicité dans le Washington Post taxant la chanteuse d’antisémitisme et l’associant aux crimes de Bachar al-Assad (voir illustration ci-contre). Car Lorde représente la jeunesse (elle a 21 ans et son public le même âge) et l’impact croissant du mouvement BDS.

    Même si son ampleur est difficile à quantifier, la campagne de boycott et de désinvestissement sème lentement ses petits cailloux. Trois événements récents en attestent. Le premier, bien moins visible que les actions de chanteurs connus, est celui d’auteurs de théâtre britanniques qui refusent d’octroyer les droits de leurs pièces afin qu’elles soient montées en Israël. Une enquête du quotidien Haaretz raconte comment des dramaturges israéliens (pourtant généralement de gauche et opposés à Netanyahou) ne cessent de se heurter aux réponses négatives de leurs homologues anglo-saxons. Peu médiatisé, ce boycott se fait néanmoins sentir.

    Le deuxième événement est le vote par le conseil municipal de Dublin d’une motion soutenant des sanctions économiques contre Israël et le boycott de certains produits fabriqués sur place, dont ceux de Hewlett Packard et de ses filiales, accusées de « fournir une grande partie de la technologie qu’Israël utilise pour maintenir son système d’apartheid et sa colonisation du peuple palestinien ». Dublin est la première capitale européenne à rejoindre la position déjà adoptée par plusieurs dizaines de municipalités en France, en Espagne, en Irlande, en Norvège ou au Royaume-Uni, en dépit de lois nationales interdisant parfois le BDS (comme en France) ou d’actions en justice (comme en Espagne).

    Le troisième événement est le vote des étudiantes du Barnard College de New York, une des universités féminines les plus élitistes (et les plus juives, avec un tiers des inscrites de confession juive) des États-Unis. Mi-avril, un référendum estudiantin a été approuvé par 64 % des élèves demandant à la direction de se désinvestir des huit entreprises qui ont des activités en Israël avec lesquelles l’université travaille ou place ses fonds. Ce vote, qui n’est pas le premier aux États-Unis, est significatif à deux titres. Non seulement parce qu’il a largement été approuvé dans un établissement cher à la communauté juive new-yorkaise, et que le scrutin a été porté par une association juive, Jewish Voice for Peace. Mais aussi parce qu’en dépit de référendums similaires dans d’autres universités américaines où la direction a refusé de suivre la volonté des étudiants, Barnard College a été le premier établissement à couper les ponts avec des entreprises responsables du changement climatique, du fait de la pression des élèves.
    Une équation perverse a été mise en place : soutien à Israël = soutien au gouvernement d’Israël

    Selon la plupart des observateurs, cités dans la presse américaine et israélienne, ce qui s’est passé à Barnard montre que le mouvement BDS progresse, en particulier sur les campus américains. Cela est dû à une sensibilisation accrue des étudiants à la situation palestinienne, notamment grâce aux réseaux sociaux et aux chaînes d’informations qui diffusent beaucoup les images emblématiques de la répression des Palestiniens (à Gaza ou lors de l’arrestation d’Ahed Tamimi pour n’évoquer que les plus récentes). Mais aussi et surtout, à un basculement de la jeunesse juive au sein de la diaspora américaine (les États-Unis possèdent la seconde population juive au monde après Israël, voire la première lorsque l’on compte en termes de « population élargie », c’est-à-dire les non-juifs dans les foyers juifs).

    Un des piliers de la communauté juive américaine, Ronald Lauder, le président du Congrès juif mondial, s’est fendu d’une tribune dans le New York Times pour célébrer les 70 ans d’Israël dans laquelle il s’alarme « du nombre croissant de “millenials” juifs – en particulier aux États-Unis – qui prennent leur distance avec Israël en raison de politiques qui sont en contradiction avec leurs valeurs. Les conséquences ne sont pas surprenantes (…) : une érosion sévère de l’affinité de la communauté juive globale avec le foyer juif ».. Lauder ne spécifie pas sur quelles études il s’appuie pour justifier son inquiétude (il en existe plusieurs), mais il faisait sûrement référence à celle publiée en 2017 par Brand Israel Group, l’organisme chargé de « vendre » l’image d’Israël à l’étranger, qui a fait couler beaucoup d’encre car elle évalue que le soutien des étudiants juifs américains en faveur d’Israël a chuté de 32 % entre 2010 et 2016.

    Les leaders de la communauté juive américaine ont tendance à interpréter les résultats de ces études comme une désaffection à l’égard d’Israël. Mais, selon l’universitaire Dov Waxman, qui a disséqué les chiffres avec précision, « contrairement à l’idée commune selon laquelle les jeunes Américains juifs se sentent étrangers à Israël, je pense en fait qu’ils sont pour la plupart attachés émotionnellement à Israël, mais qu’ils sont très critiques des politiques du gouvernement israélien à propos du conflit avec les Palestiniens. Ils sont, par conséquent, plus ambivalents, voire plus tiraillés dans leur soutien à Israël que les juifs américains plus âgés dont le soutien à Israël est moins critique et davantage inconditionnel ».

    C’est évidemment une très mauvaise nouvelle pour les dirigeants actuels d’Israël et les organisations représentant la diaspora. Parce les jeunes juifs d’aujourd’hui seront les leaders de demain, c’est un lieu commun. Mais aussi parce que depuis deux décennies, c’est-à-dire depuis la domination de Netanyahou et de la droite sur le paysage politique israélien, une équation perverse a été mise en place : soutien à Israël = soutien au gouvernement d’Israël. Et sa version encore plus néfaste mais pourtant très prégnante : lutte contre l’antisémitisme = soutien à Israël = soutien au gouvernement d’Israël.

    La plupart des organisations représentatives juives dans le monde sont ainsi devenues des chambres d’échos du gouvernement israélien, y compris quand celui-ci est ultranationaliste et composé de multiples représentants de l’extrême droite, religieuse ou pas. Cet alignement où juifs de gauche comme de droite, laïques comme religieux, attachés à Israël ou indifférents se retrouvent derrière la même bannière communautaire, a permis à Netanyahou et à ses successeurs/prédécesseurs de réduire à néant le processus de paix, d’enterrer toute perspective d’État palestinien, d’accroître la religiosité de la société israélienne et, de manière générale, de museler toute critique trop appuyée. C’est cet alignement qui est aujourd’hui en train de se fissurer.

    La conférence annuelle de l’AIPAC, le plus important lobby juif de Washington et l’un des plus puissants après la NRA (défense des armes à feu), a été traversée en mars 2018 par un fort sentiment de paranoïa. Selon le journaliste Philip Weiss, spécialisé dans les relations entre Israël et les États-Unis, « c’était la panique cette année à la conférence de l’AIPAC où tous les intervenants se sont efforcés de vendre Israël comme une cause progressiste. AIPAC est inquiet car elle pense que la défection des jeunes va avoir un coût politique direct en autorisant les politiciens démocrates à ne plus soutenir Israël ».

    Le journaliste et auteur Peter Beinart, qui suivait également la conférence de l’AIPAC, a écrit dans The Atlantic un article où il estime que l’organisation, si elle continue sur le même chemin d’une défense inconditionnelle du gouvernement israélien, va devenir un repaire de conservateurs et perdre ses alliés à gauche et donc son poids politique. « Les jeunes juifs américains ont plus rarement eu affaire personnellement à l’antisémitisme que leurs aînés. Ils ont moins de parents qui ont survécu à l’Holocauste. Et ils n’ont pas assisté aux guerres de 1967 et 1973, lorsque l’existence d’Israël semblait en péril. Au contraire, ils sont entrés dans l’âge adulte en observant à la fois les juifs américains et l’État juif comme étant privilégiés et puissants. (…) Ils sont plus susceptibles d’hériter du progressisme de leurs parents que de leur sionisme. Les mêmes préoccupations pour les droits humains et l’égalité qui forgent leur position politique les éloignent des politiques d’Israël qui maintiennent des millions de Palestiniens sous occupation militaire sans droits élémentaires en Cisjordanie. »

    Cette analyse n’est guère éloignée de celle d’Omar Barghouti, le co-fondateur de la campagne BDS, selon qui « il y a un soutien croissant des jeunes juifs en faveur de BDS, qui représente une forme de solidarité avec les combat des Palestiniens pour la justice et l’égalité. Les jeunes juifs américains en particulier, qui sont très à gauche sur la plupart des questions, ne parviennent plus à réconcilier leurs valeurs juives progressistes avec celles promues aujourd’hui par Israël et le sionisme. Le mouvement Jewish Voice for Peace, qui est un de nos partenaires clefs aux États-Unis, progresse plus vite que n’importe quelle autre organisation juive dans le monde, en mettant en avant les valeurs de justice sociale de la tradition juive pour plaider en faveur des droits palestiniens ».

    C’est dans ce contexte que s’inscrit le désistement de Natalie Portman, actrice diplômée et progressiste israélo-américaine de 36 ans, qui, qu’elle le veuille ou non, représente ces deux tendances : la progression mondiale de la campagne BDS, et l’inflexion de l’attitude politique des jeunes juifs de la diaspora, en particulier américains, qui refusent de se solidariser coûte que coûte avec un gouvernement nationaliste, religieux et violent, au nom de la défense inconditionnelle d’Israël.

    Avant :
    https://seenthis.net/messages/688308
    https://seenthis.net/messages/688331
    https://seenthis.net/messages/688388
    https://seenthis.net/messages/689012
    https://seenthis.net/messages/689021

    #Palestine #Natalie_Portman #BDS


  • Israel-Gaza
    Natalie Portman says, Enough !

    Natalie Portman says, Enough !
    http://mondoweiss.net/2018/04/natalie-portman-enough

    The Gaza killings have hurt Israel’s image in the world, and tonight the damage got even bigger. In an astonishing move, the Israeli-American film star Natalie Portman, 36, informed an Israeli foundation she would not show up at the awards ceremony for Israel’s equivalent of the Nobel Prize, because, as the JTA reports:

    The [Genesis] foundation said that Portman’s representative notified it that “[r]ecent events in Israel have been extremely distressing to her and she does not feel comfortable participating in any public events in Israel” and that “she cannot in good conscience move forward with the ceremony.”

    The statement is surely a reference to Israel’s killing of nearly 40 unarmed Palestinian protesters in Gaza, which have shocked Jews around the world.

    The $1 million prize was announced last November. Tonight Hasbara Central is burning midnight oil to try and counter this stunning blow from a woman who was born in Israel, and has in the past spoken out in support of the Jewish state. In the highly-competitive world of media and film, we can only guess what kind of courage this move has taken, not to mention the potential family tensions with Israeli relatives.

    Portman has long resisted calls to boycott the state. She has been highly critical of Benjamin Netanyahu, decrying his racism, but insisted:

     “I feel like there’s some people who become prominent, and then it’s out in the foreign press. You know, shit on Israel,” Portman said. “I do not. I don’t want to do that.”

    She directed a film based on liberal Zionist hero Amos Oz’s Jerusalem memoir, A Tale of Love and Darkness.

    And recently Portman has been outspoken about sexual harassment in Hollywood.

    This is a shock for all Israel supporters. Daniella Greenbaum, columnist at Business Insider:

    The Genesis Prize ceremony has just been cancelled because Natalie Portman, who was awarded the prize, has decided that recent events in Israel make her “uncomfortable participating in any public events in Israel.”

    this is ridiculous and a shanda and sad and someone with more of a following than me like @jpodhoretz or @bariweiss or @Yair_Rosenberg should tell the world

    Portman won an Oscar in 2011 for her role as a ballerina in Black Swan, and she was nominated for an Oscar for her performance in Jackie, a 2016 biopic about Jacqueline Kennedy. Her acting talent is unquestionable. We can only hope that she continues to get excellent roles, following this courageous act.

    Lately one of us wrote that Israel had lost American Jews with the killings of unarmed protesters. This is a sign that assertion is true.

    • Natalie Portman boycotte une cérémonie en son honneur
      Jeanne Poma.
      20/04/18 - 08h47 Source : Hollywood Reporter
      http://www.7sur7.be/7s7/fr/1527/People/article/detail/3413524/2018/04/20/Natalie-Portman-boycotte-une-ceremonie-en-son-honneur.dhtml ?

      L’actrice Natalie Portman était censée recevoir un prix par une fondation en Israël en novembre, pour saluer sa carrière. Elle a décidé d’annuler son voyage pour des raisons politiques.

      Le prix Genesis honore des personnalités remarquables « qui inspirent les autres par leur dévouement à la communauté juive et aux valeurs juives » mais la cérémonie a été annulée suite à l’annonce de l’actrice.

      « Mme. Portman est une actrice accomplie, une activiste engagée et un être humain merveilleux. Le personnel de la Fondation a aimé apprendre à la connaître au cours des six derniers mois, nous respectons son droit de désapprouver publiquement la politique du gouvernement d’Israël ».

      La Fondation a ajouté : « Nous sommes très attristés qu’elle ait décidé de ne pas assister à la Cérémonie du Prix Genesis à Jérusalem pour des raisons politiques et nous craignons que la décision de Mme Portman ne politise notre initiative philanthropique. »

      #BDS

    • L’actrice Natalie Portman boycotte une cérémonie en Israël
      Par RFI Publié le 20-04-2018
      Avec notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil
      http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180420-natalie-portman-boycotte-israel-prix-genesis

      (...) Natalie Portman ne précise pas les événements qui la touchent ainsi, mais Israël est depuis trois semaines critiqué pour sa réponse à la « Grande marche du retour » organisée dans la bande de Gaza. Les tirs à balles réelles de l’armée ont fait plus de 35 morts.

      Natalie Portman avait déjà critiqué le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, mais elle avait combattu des appels à boycotter son pays natal. La Fondation du Prix Genesis a fait part de son regret, mais assuré que l’actrice conservera sa récompense financière : deux millions de dollars qui devraient être redistribués, selon le souhait de Natalie Portman, à des associations militants pour le droit des femmes.

    • natalieportman
      https://www.instagram.com/p/BhzyyPWhnVf

      Instagram

      My decision not to attend the Genesis Prize ceremony has been mischaracterized by others. Let me speak for myself. I chose not to attend because I did not want to appear as endorsing Benjamin Netanyahu, who was to be giving a speech at the ceremony. By the same token, I am not part of the BDS movement and do not endorse it. Like many Israelis and Jews around the world, I can be critical of the leadership in Israel without wanting to boycott the entire nation. I treasure my Israeli friends and family, Israeli food, books, art, cinema, and dance. Israel was created exactly 70 years ago as a haven for refugees from the Holocaust. But the mistreatment of those suffering from today’s atrocities is simply not in line with my Jewish values. Because I care about Israel, I must stand up against violence, corruption, inequality, and abuse of power.
      Please do not take any words that do not come directly from me as my own.
      This experience has inspired me to support a number of charities in Israel. I will be announcing them soon, and I hope others will join me in supporting the great work they are doing.


  • « Les plantes sont beaucoup plus intelligentes que les animaux »

    http://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/04/15/les-plantes-sont-beaucoup-plus-intelligentes-que-les-animaux_5285704_1650684

    Le «  neurobiologiste végétal  » Stefano Mancuso étudie les stratégies fascinantes et méconnues développées par les plantes pour survivre sans bouger.

    Professeur à l’université de Florence (Italie), Stefano Mancuso a fondé le Laboratoire international de neurobiologie végétale. Il est l’auteur, avec la journaliste Alessandra Viola, du livre Verde brillante qui, depuis sa ­publication en 2013, a été traduit en une vingtaine de langues. La version française vient de paraître sous le titre L’Intelligence des plantes (Albin Michel, 240 p., 18 €).

    Vous expliquez dans votre livre que les ­plantes sont vues comme des êtres vivants de seconde zone. Qu’est-ce qui explique cela ?

    Il y a une sorte d’aveuglement face au monde végétal. C’est inscrit dans notre fonctionnement cérébral, cela a été étudié, et il existe même une expression en anglais pour cela : plant blindness, la « cécité pour les plantes ». C’est probablement dû au fait que notre cerveau n’est pas très bon pour traiter la quantité immense de données qui transitent par nos yeux. Il filtre donc tout ce qui n’est pas intéressant pour notre survie immédiate et se ­ concentre sur la détection des dangers que peuvent représenter les autres animaux ou les autres humains. Mais pas sur les plantes, au ­milieu desquelles nous avons toujours évolué.

    Cet aveuglement s’est transposé sur le plan culturel, par exemple dans l’histoire biblique de Noé : Dieu va tout détruire et dit à Noé d’emporter sur l’arche un couple de toutes les espèces vivantes. Et toutes ces créatures sont… des animaux, il n’y a pas de plantes ! Beaucoup plus récemment, dans Soudain dans la forêt profonde, l’écrivain israélien Amos Oz raconte la malédiction qui a frappé un village, d’où tous les animaux ont disparu. Il est dit que ce sont « toutes les créatures vivantes » qui ont été emportées… alors que les plantes sont partout. Nous avons l’habitude d’associer le concept d’êtres vivants à celui d’animaux, mais ceux-ci représentent moins de 1 % de la biomasse terrestre.

    Pour vous, nous sommes dans une vision pré-copernicienne de la biologie…

    Avant Copernic et Galilée, nous pensions que la Terre était le centre de l’Univers. Depuis, elle est devenue une petite planète tournant autour d’une étoile naine, à la périphérie d’une galaxie secondaire… Telle est notre véritable position et cela a été une révolution, utile pour comprendre ce qu’était vraiment le cosmos. En biologie, nous estimons toujours que nous autres, ­humains, sommes au centre de l’univers du ­vivant et que tout tourne autour de nous. Or nous ne sommes qu’une partie secondaire et négligeable du vivant, et nous avons besoin d’une révolution copernicienne pour nous aider à le comprendre. Il est urgent pour nous de saisir que nous faisons partie de la nature et que notre vie est reliée à celle des autres êtres vivants. Nous dépendons des plantes de ­manière absolue, nous ne pouvons pas vivre sans elles : elles produisent toute la nourriture que nous mangeons, l’oxygène que nous respirons et elles ont produit nos énergies fossiles.

    Au cours des dernières années, il y a eu ­beaucoup de découvertes sur la sensibilité des plantes à leur environnement. Mais que sont-elles capables de faire ?

    J’ai l’habitude de dire que les plantes ont les mêmes comportements que les animaux, mais qu’elles font les choses différemment, sans se déplacer. Elles ont suivi une sorte d’évolution parallèle à celle des animaux et c’est pourquoi nous avons tant de mal à les comprendre, parce qu’elles sont si différentes de nous. Prenons l’exemple de la mémoire. C’est quelque chose que, normalement, nous n’associons pas aux plantes. Mais elles sont ­capables de mémoriser divers stimuli et de faire la différence entre eux.

    Un de mes récents articles était consacré à la sensitive (Mimosa pudica). Ses folioles se ­ replient quand on les touche. Je me suis ­rappelé cette expérience qu’avait menée ­Lamarck : il avait fait transporter des plants de sensitive en carrosse par les rues pavées de ­Paris. Au début, à cause des cahots de la route, leurs feuilles se rétractaient, puis se rouvraient, puis se fermaient de nouveau, etc. Mais, à un certain point, elles cessaient de se refermer. J’ai répété l’expérience avec 500 pots de Mimosa pudica en les faisant tomber de 3 cm de haut. Au début, les feuilles se referment à chaque fois. Après quelques répétitions, elles restent ouvertes. On peut se dire que c’est parce qu’elles sont fatiguées et n’ont plus d’énergie. Mais non : si vous les touchez, elles se referment immédiatement. En fait, les plantes ont mémorisé que ce stimulus spécifique, la petite chute, n’est pas dangereux. Après cet apprentissage, on les a laissées tranquilles dans une serre. Deux mois après, on les a ­ soumises au même stimulus et elles s’en sont souvenues : elles ne se sont pas refermées.

    Vous travaillez aussi sur la communication des plantes…

    On sait aujourd’hui que les végétaux partagent beaucoup d’informations. Ce sont des êtres sociaux. Dans mon tout dernier article, nous avions deux groupes de plantes. Au pied du premier nous avons mis du sel, qui est très stressant pour les plantes. Après deux semaines, nous avons regardé les effets sur le second groupe, dans le sol duquel il n’y avait pas de sel du tout : elles avaient pourtant développé une résistance au sel. Elles avaient reçu un message des autres et se préparaient au sel.

    Les végétaux s’échangent des informations sur la qualité de l’air, du sol, sur la présence de pathogènes, sur une agression par des insectes. C’est une communication réelle. Un de mes doctorants est allé en Californie pour ­étudier des populations de sauge qui y vivent à l’état sauvage. Il s’est aperçu qu’elles pouvaient toutes communiquer entre elles mais aussi que l’efficacité de cette communication était plus importante au sein d’un même groupe qu’entre différents groupes. Cela signifie qu’il y a en quelque sorte des dialectes chimiques, de petites variations dans les composés organiques volatils qu’elles émettent. C’est stupéfiant.

    Elles communiquent aussi avec des animaux…

    Oui, et on le voit bien avec la pollinisation. Mais, dans de nombreux cas, les plantes sont même capables de manipuler des animaux avec les substances chimiques qu’elles produisent. Un exemple avec les relations que beaucoup de végétaux entretiennent avec les fourmis : quand des insectes les mangent, les plantes émettent des composés volatils pour appeler les fourmis à l’aide. Celles-ci viennent parce que la plante fabrique du nectar plein de sucre. Elles le boivent et défendent la plante contre ses ennemis. Mais ce qui a été découvert ­ récemment, c’est qu’il ne s’agit pas d’un simple échange « défense contre nourriture » : dans le nectar, il y a aussi des substances neuroactives. Des drogues. Qui rendent les fourmis « accro » et les obligent à rester là. Et la plante module ses sécrétions de composés neuroactifs en fonction de ce qu’elle veut obtenir chez les fourmis : qu’elles aient un comportement agressif, qu’elles patrouillent, etc.

    Votre livre s’intitule en français « L’Intelligence des plantes ». N’est-ce pas provocateur ?

    Je ne veux pas être provocateur, je pense réellement que les plantes sont intelligentes. Tout dépend de la définition qu’on donne de l’intelligence. C’est un problème majeur en biologie car, si vous interrogez cent chercheurs, vous aurez cent définitions différentes de l’intelligence ! Pour moi, c’est la capacité à résoudre des problèmes et, de ce point de vue, c’est inhérent à toute forme de vie. Maintenant je vais être provocateur en disant que les plantes sont les seuls organismes à régler réellement leurs problèmes, parce que nous autres animaux pensons résoudre nos problèmes mais, en fait, nous utilisons en général le mouvement pour les éviter : il fait froid, alors nous allons dans un endroit plus chaud et vice versa ; s’il y a un prédateur, nous nous sauvons ; s’il n’y a plus de nourriture, nous nous déplaçons. Les plantes sont confrontées aux mêmes problèmes mais doivent les résoudre sans l’aide du mouvement. Elles sont donc beaucoup plus intelligentes que les animaux !

    Le fait que les plantes n’aient pas de cerveau n’est donc pas gênant ?
    Que sont les neurones ? Juste des cellules ­capables de produire et de transporter des ­signaux électriques. Chez les animaux, ce type de cellule se retrouve dans le système nerveux central. Alors que, chez les plantes, chaque ­cellule du corps a ces propriétés. De ce point de vue, nous pourrions envisager la plante comme une sorte de « cerveau diffus ».

    Je suis en profond désaccord avec ceux qui voient les plantes comme des machines automatiques, et ce pour deux raisons. D’abord parce qu’il y a beaucoup de preuves que les plantes ne répondent pas à leur environnement de manière automatique et qu’elles font des choix. Et voici la seconde raison : si vous me dites que les plantes sont des machines, vous devez me convaincre que nous autres, humains, n’en sommes pas ! L’approche que certains emploient pour qualifier les plantes de machines peut nous être transposée : qu’est-ce qui me dit que les questions que vous me posez ne sont pas la seule possibilité que vous imposent votre physiologie, votre histoire et votre environnement ?


  • Offensive russe dans le soft power littéraire
    http://www.lemonde.fr/livres/article/2018/03/16/offensive-russe-dans-le-soft-power-litteraire_5271779_3260.html


    © ANNE-GAËLLE AMIOT

    Toujours aussi efficace, le détournement des affiches d’AgitProp constructivistes…

    Cent livres incontournables, c’est le compte rond choisi par l’Agence fédérale russe de la presse et de la communication de masse pour faire connaître au monde la littérature russe. Une « bibliothèque russe », pensée comme un pur concentré d’âme slave. Dans la droite ligne du programme esquissé par Vladimir Poutine en 2012 pour les lycéens russes, ce projet, censé donner une idée de la qualité et de la variété littéraire de ce pays – toutes époques confondues –, a déjà débuté en Chine, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.

    Le principe est simple. Chaque pays peut choisir, dans une liste comptant près de 150 titres, les fameux cent livres, dont l’agence, qui n’impose aucun calendrier aux éditeurs, finance intégralement la traduction et la publication. Les premiers effets de cette politique d’influence – ou « soft power », selon le concept développé par l’Américain Joseph Nye en 1990 – seront visibles en France au salon Livre Paris, qui ouvre ses portes vendredi 16 mars et dont la Russie est le pays invité d’honneur.

    • Rodchenko & Stepanova: Visions of Constructivism – Metropolis Magazine
      https://metropolisjapan.com/rodchenko-stepanova-visions-of-constructivism


      Aleksandr Rodchenko, “Lengiz. Books on all the branches of knowledge,” advertising poster for the Leningrad Department of Gosizdat (State Publishing House), 1924, gouaches and cut paper on photographic paper, mounted on cardboard, 63 x 88cm.
      ©The Pushkin State Museum of Fine Arts

      Affiche basée sur un portrait de Lily Brik par A. Rodtchenko

      https://en.wikipedia.org/wiki/Lilya_Brik


      Vladimir Mayakovsky and Lilya Brik

    • #paywall, alors je n’ai pas accès à tout l’article. Tu pourras me confirmer ou infirmer ces remarques :

      – Macron inaugure jeudi le Salon du livre en faisant savoir qu’il boycotte le stand de la littérature russe. Et hop vendredi le Monde dégaine un article sur le « soft power » de Poutine que représente ce stand. (Je trouve ça assez magique, personnellement.)

      – Chaque année un pays est invité d’honneur du Salon. Je suis curieux de savoir si chaque année on a droit à un article du Monde sur le soft-power que représente cette présence. (Alors que bon, pour à peu près tous les pays, le prestige culturel, notamment celui lié à la littérature, est un des boulots de sa politique étrangère. Qu’on appelle ça soft power ou autre chose.)

      – Le thème de l’« offensive russe » par la culture et son prestige sur les milieux intellectuels européens, c’est tout de même un vieux classique de l’immédiate après-guerre : https://seenthis.net/messages/326298
      Le sujet de l’« offensive russe » par la culture me semble un peu casse-gueule.

      – Retour à 2008 : le pays à l’honneur est Israël. Boycott des pays arabes. Le Monde n’évoque pas le « soft power » ni une « offensive israélienne » (tu m’étonnes…) :
      http://www.lemonde.fr/culture/article/2008/03/04/israel-invite-d-honneur-du-salon-du-livre-de-paris-les-appels-au-boycott-se-
      Le gouvernement français, alors, insiste pour séparer nettement la « littérature » de son usage politique par le gouvernement israélien :

      Face aux critiques, le ministère des affaires étrangères français a justifié l’invitation faite à Israël et jugé tout boycott « extrêmement regrettable ». Pour le Syndicat national de l’édition (SNE), organisateur du Salon, c’est « la littérature israélienne » qui est invitée et non l’Etat d’Israël en tant que tel. Christine de Mazières, déléguée générale du SNE, rappelle que ce sont trente-neuf écrivains israéliens, dont le Prix Nobel de littérature Amos Oz et David Grossman, qui sont attendus au Salon. Pour elle, il était naturel de braquer le projecteur sur les écrivains de la langue hébraïque, même si ce choix excluait la production littéraire israélienne en langue arabe.

      Ailleurs dans le Monde, un oped de Caroline Fourest, qui a évidemment un avis sur la question, vu que Tariq Ramadan… Israël, le boycottage et la raison, par Caroline Fourest
      http://www.lemonde.fr/idees/article/2008/03/13/israel-le-boycottage-et-la-raison-par-caroline-fourest_1022503_3232.html

      D’autre part ceux qui n’agitent la question des droits de l’homme que lorsqu’il s’agit d’Israël ou de régimes menaçant les islamistes. Je pense à Tariq Ramadan. Il voudrait donner des leçons d’antiracisme, mais il a déjà prouvé par le passé qu’il ne savait pas faire la distinction entre un intellectuel juif et un intellectuel sioniste. Chez lui, l’appel au boycottage ne vient pas se substituer au recours guerrier, puisqu’il soutient le Hamas et son action. Il faut sûrement se garder de confondre cette position avec celle d’auteurs arabes ou propalestiniens sincèrement désireux de protester contre la politique d’Israël par la voie pacifique, en préférant le boycott à la violence. Sauf à donner le sentiment que toute protestation est irrecevable dès lors qu’il s’agit d’Israël.

      Reste à déterminer la cible. Entendons l’émotion de ceux qui protestent contre la mise à l’honneur d’Israël au moment où la colonisation reprend et où des Gazaouis meurent à petit feu à cause du blocus Israélien, un boycottage autrement plus dramatique. Et laissons aboyer ceux qui boycottent un salon simplement parce qu’il met à l’honneur des écrivains israéliens, critiques ou non envers la politique israélienne.

    • Je n’ai pas plus accès derrière le mur et ne cherche pas, d’ailleurs… Mais ce n’est que la énième confirmation de la russophobie délirante qui sévit au Monde.

      Je n’avais pas vu l’épisode Macron, on a donc - aussi - une péïème confirmation du macronisme délirant qui sévit au Monde.

      La liste des 17 « pays à l’honneur » https://fr.wikipedia.org/wiki/Salon_Livre_Paris#Les_pays_à_l'honneur dont 5 figurent 2 fois : la Russie (2005 et 2018), l’Allemagne, le Brésil, l’Inde et l’Italie.

      On peut rappeler que la littérature française du XIXe a beaucoup servi pour l’éducation des masses en Union soviétique (Hugo, Stendhal, Maupassant, Zola,…) et dans les pays du bloc de Varsovie (il y a 25 ans, pratiquement tous mes interlocuteurs mongols connaissaient - voire avaient lu - Notre-Dame de Paris, le Rouge et le Noir ou Germinal …)


  • « Judas » d’Amos Oz, une histoire de traîtres
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/270816/judas-damos-oz-une-histoire-de-traitres

    Pour inaugurer notre collaboration avec la revue en ligne En attendant Nadeau, nous avons choisi de partager la lecture d’un article consacré au dernier livre de l’Israélien #Amos_Oz. « L’histoire se déroule en hiver, entre fin 1959 et début 1960. On y parle d’une erreur, de désir, d’un amour malheureux et d’une question théologique inexpliquée » : ainsi débute Judas, son nouveau roman, qui se déroule à Jérusalem, ce qui n’est jamais un mince détail.

    #Culture-Idées


  • Un roman d’amour entre une Israélienne et un Palestinien banni des programmes scolaires
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/01/01/un-roman-d-amour-entre-une-israelienne-et-un-palestinien-banni-des-programme

    L’exclusion des programmes scolaires, par le ministère de l’éducation, d’un roman relatant une histoire d’amour entre une Israélienne et un Palestinien n’en finit pas de faire polémique en Israël. Vendredi 1er janvier, c’est le célèbre écrivain Amos Oz qui s’est à son tour mêlé à la controverse.

    Il est « plus urgent » de retirer du programme « l’étude de la Bible », a écrit avec ironie Amoz Oz dans le quotidien Yedioth Ahronoth. « En matière de relations sexuelles entre juifs et gentils [terme désignant les non-juifs], la Bible est mille fois plus dangereuse que le livre de Dorit Rabinyan », raille celui qui passe pour le plus connu des écrivains israéliens. « Le roi David et le roi Salomon étaient coutumiers de coucher avec des étrangères sans se soucier de vérifier leur nationalité sur leur carte d’identité », ajoute Amos Oz.

    Le ministère de l’éducation a provoqué un tollé dans le monde culturel en écartant du programme des sections littéraires au lycée le livre de Dorit Rabinyan, publié en 2014 sous le titre Haie. Ce roman raconte l’histoire d’amour entre Liat, une traductrice israélienne, et Hilmi, un artiste palestinien, et touche à la question délicate des rapports intimes entre Israéliens juifs et Palestiniens, sur fond de conflit persistant depuis des décennies.

    #amour #littérature #censure


  • ’Censored Voices’ film tears apart Israel’s heroic narrative of Six-Day War - Jewish World Features - Israel News | Haaretz
    http://www.haaretz.com/jewish-world/jewish-world-features/1.640216

    C’est du Oz a l’état pur : Des saloperies d’accord, mais ce sont les Arabes qui ont commencé et nous aurions subi un génocide si nous n’avions pas réagi,

    In the wake of Israel’s seemingly miraculous triumph in the Six-Day War in 1967, the country’s victorious soldiers were lionized as heroes.

    But in private, even just one week after the conflict, many of them didn’t feel that way. One describes feeling sick to his stomach in battle and collapsing into a trench.

    “I wanted to be left alone,” he says. “I didn’t think of the war.”

    Another talks about watching an old Arab man evacuated from his house.

    “I had an abysmal feeling that I was evil,” the soldier says.

    The voices come from tapes made just weeks after the war’s conclusion and now presented, some of them for the first time, in the powerful new documentary “Censored Voices,” which premiered Jan. 24 at the Sundance Film Festival here.

    Piece by piece and story by story, they tear apart the heroic narrative of Israel’s great victory in favor of something far messier, more chaotic and more human.

    The tapes were made by fellow kibbutzniks Avraham Shapira and the novelist Amos Oz, who were driven by a sense that amid the triumphalism, more ambivalent emotions were not being expressed.

    “It was a sadness that could only be felt in the kibbutz because we were living so close to each other,” Shapira recalls in the film.

    Traveling from kibbutz to kibbutz with a borrowed reel-to-reel tape recorder, Shapira and Oz convinced fellow veterans to open up about their feelings, their memories and their misgivings from the war. But when they moved to publish what they had gathered, the Israeli government censored 70 percent of the material. Shapira published the remaining 30 percent in his book “The Seventh Day: Soldiers’ Talk about the Six-Day War.”

    Now, thanks to the efforts of director Mor Loushy, who convinced Shapira to give her access to the tapes, all of the soldiers’ stories can be heard. Films in Israel can be subject to censorship, but according to producer Hilla Medalia, “We were able to release the film as we wanted it.”

    The voices from the tapes are combined to great effect with archival footage, photographs, contemporary news accounts and film of the now-aged veterans to tell the story of the war and its aftermath.

    What emerges is a vivid portrait of the war as it was lived by those who fought in it. In the tradition of soldier’s-eye narratives like “A Farewell to Arms” and “The Red Badge of Courage,” the movie allows the soldiers to depict themselves as confused, selfishly afraid, often stupefied by the sight of death and dying, and morally troubled when they encounter the enemy as fellow humans.

    Conflicting emotions

    There is little doubt that prior to the war, the soldiers saw the build-up of hostile Arab forces on their borders as an existential threat.

    “There was a feeling it would be a Holocaust,” one says.

    Yet once the battle was joined, the soldiers find themselves besieged by a welter of conflicting emotions. They watch their comrades die. They feel terror. They find themselves killing.

    “I was impressed at the calmness with which I was shooting,” says one veteran, recalling himself gunning down Egyptian soldiers. “I felt like I was at an amusement park.”

    The veterans also graphically describe multiple instances of Israeli soldiers — including themselves — shooting unarmed soldiers and civilians.

    “Several times we captured guys, positioned them and just killed them,” one veteran recalls.

    They also recall the shock and anguish of being forced to confront the humanity of the men they were killing. One tells of sorting through the papers of a dead Egyptian officer and finding a picture of his two children on the beach. Another recounts captured Egyptian soldiers pleading for water and mercy, and frightened teenage soldiers who soil their pants. One watches Arab families carrying their belongings from Jericho and thinks of his own family fleeing the Holocaust.

    Even the recapture of the Old City of Jerusalem and the Western Wall evokes mixed feelings far from the iconic images of conquering soldiers weeping for joy. One participant says that when a shofar blows at the wall, it “sounded like a pig’s grunt.” Others are troubled by the sense that they are conquering not soldiers in the Old City but civilians in their homes.

    “It wasn’t a freed city, it was an occupied city,” one says.

    It is that sense of occupation and displacement of Palestinian natives — that Israel was not merely defending itself, but acting as a conqueror — that troubles the soldiers.

    “I was convinced the war was just. It was about our existence,” one says. “But then it became something else.”

    There is so much raw, varied and shocking material in the movie that parts can easily be wielded or attacked to serve particular political arguments. But the film is courageous enough to embrace contradictions and leave them unresolved. It offers an unflinching look at Israeli atrocities without being unpatriotic or anti-Zionist, recounting the horrors of the war without suggesting that Israel should have refused to fight it. It is critical of the Israeli occupation, yet doesn’t claim to offer answers.

    “This film is about listening,” producer and co-writer Daniel Sivan puts it after the screening.

    At the end of the film, Oz, now 78, is asked what he thinks of the tapes.

    “I feel we spoke truth,” he replies.


  • Ceci est un post trois fois obscène, je le fais seulement pour le référencement, je promets que ça restera exceptionnel

    "Massacres à Gaza" : le CRIF dénonce le "caractère disproportionné" des propos de Hollande - Le Monde Juif

    http://www.lemondejuif.info/2014/08/massacres-gaza-crif-denonce-caractere-disproportionne-propos-hollande

    Cukierman plus obscène que jamais

    Dans un courrier adressé mardi au président François Hollande, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France, M. Roger Cukierman, a dénoncé le « caractère disproportionné » des termes « carnage » et « massacre » pour qualifier les opérations de l’armée israélienne à Gaza, utilisés lundi par le chef de l’État français à Liège, en Belgique.

    Extrait :

    « Le caractère disproportionné de ces termes a suscité de l’incompréhension et une vive émotion chez les Juifs français. », a déploré M. Cukierman qui estime que le Président de la République et le Ministre des Affaires étrangères n’ont ni tenu compte « des exactions commises par le Hamas sur la population palestinienne de Gaza, utilisée comme bouclier humain dans des écoles et des hôpitaux où sont stockés armes et missiles » ni « des enlèvements, des assassinats de civils israéliens, des tunnels creusés pour tuer, des milliers de missiles lancés sur la population israélienne depuis 10 ans par les terroristes du Hamas ».

    –---

    Alain Finkielkraut : « Au nom de la lutte contre l’islamophobie, on sous-estime la haine des Juifs et de la France »

    http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2014/07/26/31001-20140726ARTFIG00004-alain-finkielkraut-au-nom-de-la-lutte-contre-l-is

    Finkielkraut plus obscène que jamais

    Quand une aviation surpuissante vise des civils, les morts se comptent par centaines de milliers. Non : les Israéliens préviennent les habitants de Gaza de toutes les manières possibles des bombardements à venir. Et lorsqu’ on me dit que ces habitants n’ont nulle part où aller, je réponds que les souterrains de Gaza auraient dû être faits pour eux. Il y a aujourd’hui des pièces bétonnées dans chaque maison d’Israël. Mais le Hamas et le djihad islamique font un autre calcul et ont d’autres priorités architecturales.

    –---

    Amos Oz : aucun moyen d’éviter les pertes civiles à Gaza

    http://coolisrael.fr/19912/amos-oz-aucun-moyen-deviter-les-pertes-civiles-a-gaza

    Amos Oz plus obscène que jamais

    Interview d’Amos Oz par le Deutsche Welle.

    Amos Oz, né Amos Klausner, est une romancier, journaliste et professeur de littérature israélien renommé. Ses œuvres ont été traduites dans 42 langues, y compris en Arabe.

    Amos Oz : Je souhaiterais commencer l’interview de manière un peu inhabituelle : en présentant une ou deux questions à vos lecteurs et à vos auditeurs. Est-ce que je peux ?

    Deutsche Welle : Allez-y !

    Question 1 : Que feriez-vous si votre voisin d’en face s’asseyait sur son balcon, posait son petit garçon sur ses genoux, et commençait à tirer chez vous avec une mitrailleuse ?

    Question 2 : Que feriez-vous si votre voisin d’en face creusait un tunnel de sa maison jusqu’à la vôtre afin de la faire exploser ou de kidnapper votre famille ?

    Après ces deux questions je vous redonne l’antenne.

    Nous sommes maintenant bien entendu au cœur de cette interview… J’en déduis donc que vous soutenez l’offensive israélienne dans la bande de Gaza ?

    Non, je ne soutiens que les réponses militaires limitées et pas les sans limites.

    Où placez-vous la limite ?

    Détruire les tunnels, d’où qu’ils viennent, et essayer de frapper strictement le Hamas et pas d’autres cibles.

    Il semble qu’il y ait justement un problème par rapport à cela. Les tunnels constituent un système élaboré et difficile à tracer. Les entrées sont cachées dans des infrastructures publiques et privées-il faudrait faire du porte-à-porte pour réaliser de telles recherches – ce qui implique nécessairement des pertes civiles.

    Alors, j’ai bien peur qu’il n’existe aucun autre moyen d’éviter les pertes civiles au sein de la population palestinienne, tant que le voisin posera son enfant sur ses genoux tout en tirant sur votre maison.

    #obscénité


  • A History of ‘#Price-Tag’ Violence
    Nicola Perugini and Neve Gordon 15 May 2014
    http://www.lrb.co.uk/blog/2014/05/15/neve-gordon-and-nicola-perugini/a-history-of-price-tag-violence

    On 10 May, #Amos_Oz criticised the so-called ‘price-tag attacks’ carried out by Israeli settlers. The label is used by the culprits themselves to describe retaliatory violence against Palestinians: beatings and arson as well as racist graffiti sprayed on the walls of churches and mosques. Oz described the perpetrators as ‘Hebrew neo-Nazi groups’. (...)

    Oz’s sentiments are shared by Israeli liberals and conservatives, who together condemn the attacks as repugnant. The Jerusalem Post said that ‘price-tag attacks fit the definition of terror no less than [suicide] bus bombings’.

    But the equation with suicide bombers, like Oz’s provocative comparison with European neo-Nazism, does more to conceal than to reveal the violence perpetrated against Palestinians, above all the #violence of the Israeli state.

    When Meir #Har-Zion died two months ago, there were obituaries in all the major news outlets celebrating the legendary hero.

    Har-Zion was best known for his price-tag practices. He was one of the founding members (along with #Ariel_Sharon) of #Unit_101, which in October 1953 carried out a retributive massacre in the Jordanian village of #Qibya. ‘Bullet-riddled bodies near the doorways,’ UN observers said, ‘and multiple bullet hits on the doors of the demolished houses indicated that the inhabitants had been forced to remain inside until their homes were blown up over them.’ According to Ben-Gurion’s biographer, ‘seventy corpses were found in the rubble, including dozens of women and children.’

    In February 1955 Har-Zion’s sister was murdered in the Judean desert, which was then part of Jordan. The following month Har-Zion went to the desert with three friends to seek revenge. They captured six Palestinians, killed five of them and sent the sixth home to tell his village what had happened.

    Israeli children are named after Har-Zion. For decades soldiers swore they would try to follow in his footsteps. He is not an outlier, but a paradigmatic example of Israel’s policies of punitive violence. House demolitions, curfews during the First Intifada, infantry offences during the Second Intifada and the more recent aerial bombing of Gaza have all been justified as retribution for a previous Palestinian act. ‘Price-tag’ is the justification that has informed both government policy and military practice since the country was established. Which raises the question: why do the recent price-tag attacks scandalise Amos Oz and several Israeli politicians?

    For something to be scandalous it has to (appear to) be exceptional. By making the recent price-tag violence into a scandal, Oz – and the Israeli media more generally – transform it into an exception and in this way help conceal the fact that this kind of violence has structured Israel’s relations with Palestinians for more than 65 years. The only difference is that one is carried out by vigilantes and the other by the state. In other words, to depict the price-tag violence perpetrated by vigilantes as an outrageous exception helps to legitimise the price-tag violence perpetrated by the state, which has shaped the daily experiences of many Palestinians for decades.

    This rhetorical trick allows liberals and conservatives alike to displace responsibility. The violence is measured in relation to the Other, the Israeli extremist who is more closely aligned to the European neo-Nazi or the Palestinian suicide bomber than to the state of Israel.

    #prix_à_payer #Israël #Palestine


  • L’écrivain israélien Amos Oz qualifie des extrémistes juifs de « néo-nazis hébreux » | Livres - lesoir.be
    http://www.lesoir.be/541004/article/culture/livres/2014-05-10/l-ecrivain-israelien-amos-oz-qualifie-des-extremistes-juifs-neo-nazis-hebreux

    Cité par le quotidien Haaretz sur son site, M. Oz a jugé que le terme du « prix à payer », largement employé pour décrire les attaques contre des Palestiniens et Arabes israéliens par des extrémistes juifs, était un euphémisme.

    Il existe des « noms gentils pour un monstre qui doit être appelé pour ce qu’il est : des groupes néo-nazis hébreux », a-t-il indiqué vendredi à des invités à l’occasion de son 75e anniversaire. « Nos groupes néo-nazis bénéficient d’un soutien de nombre de nationalistes et même de législateurs racistes, ainsi que de rabbins qui leur fournissent, de mon point de vue, une justification pseudo-religieuse », a ajouté M. Oz.


  • Beware of Small States: Lebanon, Battleground of the Middle East
    https://kindle.amazon.com/post/2PM90154EH8L1

    The activist ‘peace camp’ was divided, with only a small minority coming out against it. Even after hundreds of Lebanese civilians had been killed, one of the movement’s intellectual luminaries, the novelist Amos Oz, wrote that ‘there could be no moral equation between Hizbullah and Israel‘, because ‘Hizbullah [was] targeting Israeli civilians wherever they [were], while Israel [was] targeting mainly Hizbullah.’34 The day after the war’s only conscientious objector went to prison, the leader of Peace Now, Yariv Oppenheimer, told Haaretz newspaper that he felt like strangling him.


  • #Israël, un pays en mode start-up
    http://www.presse-citron.net/israel-un-pays-en-mode-start-up

    attendons-nous à une série d’articles sur l’ambiance high-tech de la côte ouest d’Israël ; on y discute excellence technologique, rôle de l’armée, relations avec les Palestiniens, etc.

    et pour l’anecdote et les jolies filles :

    Chez Google Haifa, il y a un télescope braqué sur la plage

    • En bas d’article, la liste des braves blogueurs qui participent à cette « flotille » de blogueurs embedded :

      FRENCH WEB – Bertrand LENOTRE
      KORBEN – Manuel DORNE
      ACCESSOWEB – Philippe LAGANE
      LOCITA – Jeremy BENMOUSSA
      LE JOURNAL DU GEEK – Benjamin MORIN
      PRESSE-CITRON – Eric DUPIN
      STAN ET DAM – Damien DOUANI
      GONZAGUE – Gonzague DAMBRICOURT
      TECHCRUNCH France – Cedric GIORGI
      READ WRITE WEB France – Fabrice EPELBOIN
      GIRLZINWEB – Jessica GAUZI

      Korben ? Read Write Web ? Oué cool. Les gars, à la prochaine invasion du Liban, bombardement au phosphore de Gaza, femme enceinte bloquée à un checkpoint de Cisjordanie : mettez votre casquette en souvenir de votre chouette voyage de propagande.

    • Et c’est carrément navrant. On n’échappe réellement à aucun poncif du genre.

      Disons que les militaires sont un peu plus nombreux que ceux qu’on peut voir Gare du Nord mais que ce n’est pas non plus oppressant. En plus comme il y a beaucoup de nanas, ça passe ;-)

      Ce qui est assez frappant, tout de même, c’est le niveau zéro en tout de ce « reportage ».

      Tu te rends compte non mais tu te rends comptes (non mais c’est dingue, tu peux pas te rendre compte) :

      c’est là que j’ai appris que c’était la branche israélienne de Google qui avait proposé et bossé sur l’affichage d’images et de news dans les résultats de recherche (Google Preview et Google Instant) ainsi que sur certaines fonctionnalités de Gmail comme la suggestion de contacts supplémentaires.

      Les très classiques : je fais semblant de ne vraiment pas comprendre. Ici : l’importance du militaire dans la recherche, ce qui n’est vraiment pas neutre, mais eux, hein, ils ne se contentent pas de vendre du sable (et à la fin du paragraphe, on a oublié l’importance du militaire dans le développement de ce magnifique pays qui fait fleurir le désert - argument classique du négationnisme sioniste). En un paragraphe, on part de l’omniprésence militaire dans le développement technologique, pour parvenir à parler d’un « cercle vertueux » :

      Autre aspect de l’omniprésence militaire, c’est l’importance des subventions que consacre l’état aux filiaires techniques et aux travaux de recherche de ses étudiants. Là bas, tout est prétexte à être transformé en business. Lorsqu’une techno sort d’un labo de recherche, l’armée se demande comment l’utiliser pour elle, et bien sûr si cette techno est exploitable (dans le civil), l’Etat ne se fait pas prier. Israël est un quasi-désert dont la taille s’approche de celle du Salvador ou de la Slovénie et depuis toujours, le pays est obligé d’innover pour faire pousser ses cultures ou tout simplement pour produire sa propre richesse. Alors plutôt que d’exporter du sable à destination de tous les Paris-Plage-Like du monde (joke, hein), ils ont mis le paquet sur les nouvelles technologies. Ils sont donc dans un process constant d’innovation. C’est un cercle vertueux qui procure au pays une richesse technique et intellectuelle vraiment unique. Je vous mentirai si je vous disais que je n’étais pas un peu jaloux de ça… En France, on s’épuise pas mal à subventionner des industries sur le déclin, occultant les entreprises de demain… dommage.

      Après ce poncif qu’ailleurs on pourrait prendre pour de l’antisémitisme :

      Là bas, tout est prétexte à être transformé en business.

      on a droit à cette naïveté trop mignonne, l’imprévu pas prévu :

      Un truc qui n’était pas prévu, la visite du mémorial de l’holocauste Yad Vashem.

      M’enfin le plus beau, c’est le paragraphe introductif, qui explique qu’il a clairement identifié le truc comme une de ces pratiques doublement malsaines (parce que les journalistes sont invités tous frais payés par quelqu’un qui a quelque chose à leur faire dire, et parce qu’il s’agit d’une opération de communication d’un pays qui pratique la guerre préventive et la colonisation à outrance), mais qu’en fait, il a bien réfléchi et ça n’est pas malsain :

      Pas besoin de se le cacher, ce voyage est clairement une opération de communication pour la fondation et pour Israël mais les bases m’ont semblé très saines, et après avoir échangé quelque mails avec mon ami Fabrice Epelboin, très au fait de ce genre de choses, « expert » en révolutions Arabe et lui aussi défenseur des libertés numériques, j’ai décidé d’accepter l’invitation avec grand plaisir, sachant qu’il serait aussi du voyage. Dans l’organisation, ça n’a rien différent des opé bloggeurs auquelles je participe ponctuellement ou des voyages de presse organisés pour les journalistes.

    • ah t’as raté des trucs : par exemple les filles super mignonnes avec leur uzi en bandoulière, et le jérébi vachement courageux dans sa vie d’ultra religieux avec sa super femme qui s’occupe des 8 enfants, etc. Non, il faut le lire in extenso.

    • J’y ai pensé : j’ai cherché les commentaires magnifiquement humanistes de Berrebi pendant les massacres israéliens contre Gaza et le Liban en 2006, mais je n’ai pas trop poussé : je ne veux pas déprimer toute la journée.

    • la version de l’AFP est presque identique :
      http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201106/26/01-4412645-israel-le-service-militaire-prepare-les-futurs-ingenieurs.php

      « Dans les moments de doute ou de crise pendant mes études, je me disais que si j’avais pu marcher 60 kilomètres en une nuit, je pouvais triompher de tout et de n’importe quoi. Je n’ai pas attrapé le côté "guerrier" de l’armée, mais plutôt cette volonté qui fait que quand tu as envie de quelque chose, tu peux l’avoir », assure cet étudiant en nanotechnologies.

    • Ce point me semble important :

      C’est d’ailleurs la raison initiale de notre visite : participer à la conférence Facing Tomorrow.

      Conférence annuelle organisée par le Président d’Israël :
      http://www.presidentconf.org.il/en/minisite2011_en.asp

      Du coup, ça interroge sur l’idée qu’il s’agit d’une « initiative » de l’association machin pour dix pauvres blogueurs français. Parce que Shimon Peres ne paie pas Tony Blair pour venir faire un speech devant dix andouilles de blogueurs français. C’est un gros machin, cette conférence, avec des chefs d’État et des élus de partout.

      Ce que je veux dire : nos valeureux blogueurs de complaisance font mine de croire qu’ils sont bien invités « à l’initiative » de la fondation France-Israël de Nicole Guedj, alors qu’Israël sous-traite une partie de l’énorme machinerie de communication autour de la « Israeli Presidencial Conference » à cette association.

      Comme on est sur le Web français, c’est cette partie de la comm qu’on perçoit, mais je suis certain qu’il y a des centaines d’initiatives comparables, dans tous les domaines, dans le monde, autour de la conf de Shimon Peres.

    • Marrant : Angry Arab a écrit un billet très vachard (et réjouissant) contre Amos Oz dans le Akhbar [Amos Oz, qui a beaucoup impressionné nos blogueurs de complaisance]. Puis il a publié une traduction sur son blog. On est en plein dans le sujet.

      The Angry Arab News Service/وكالة أنباء العربي الغاضب : Translation of my article on Amos Oz
      http://angryarab.blogspot.com/2010/03/translation-of-my-article-on-amos-oz.html

      Since the nineties, the Al-Saud media have been adopting the logic of surrender to Israel through the exaggeration of the size (although I do not acknowledge its existence) of the so-called peace camp. “Al-Hayat” newspaper and others published praises for Shimon Peres, and the victory of the Labor in the elections became a realization of the promise and an achievement of victory. Ibrahim Al-Arees (who a year ago considered that the “Initiative” between King Abdullah for interfaith dialogue and between Shimon Peres is the greatest initiative in the history of mankind) called on “Al-Jazeera” and Arab media in general to host Amos Oz, because of his positive positions (in his opinion). The release of the book ”A Tale of Love and Darkness” was an opportunity to unleash a Saudi media campaign to urge Arabs to fall in deep love and affection with Amos Oz and other Zionists (Saudi and Hariri media started talking about pressure on Netanyahu from the “right” in his government, and that the Likud has become a middle or left in the Arab media criteria, which deals with «Kadima» as if it belongs to the far left). “The New York Times” published a long article on the Arabic version of the book, and included quotes of Abdo Wazen and bleak comments from Oz, in which he called the Arabs to accept Israel as a “refugee camp”, just like the Palestinian camps. This idiotic analogy wants us to believe that a state which has received more than one hundred billion dollars in American aid since the sixties only, which has a huge arsenal of weapons of mass destruction, which bombed during its history Tunisia, Sudan, Egypt, Lebanon, Palestine, Jordan, Syria and Iraq, which invaded the Arab countries surrounding Palestine, is comparable to the camp of Sabra and Shatila. Amos Oz preached to the Arabs, and they listened diligently.

      But Abdo Wazen asked the Arabs, from a well-informed point of view (always), to read Oz and asserted that the man is a leftist. (And Wazen errs and tumbles when he talks about non-Arabic literature, as we recall that he had invited the Arabs to read the “intellectual” writings of Solzhenitsyn (the man has no intellectual writings), he also called on them to read his memoirs (he never wrote any memoirs, except for one article about his life). Wazen, who does not understand any Hebrew, talked about the contributions of Oz in the “revival” of Hebrew. If Wazen was really concerned about the revival of the Hebrew language, he would’ve read the writings of the true reviver the Hebrew language, I mean the founder of the so-called “cultural Zionism”, “Ahad Ha’am” who wrote critically of the practices of Zionism in 1891 and said that the Palestinian people never left any land unplanted, unlike the Zionist propaganda about “flowering of the desert”.