person:andré orléan

  • Enregistrement sonore de la conférence de André Orléan et de François Morin
    http://universitepopulairetoulouse.fr/spip.php?article938

    « L’économie politique du XXI° siècle » Le 9 mars 2017, Bourse du Travail, Toulouse. André Orléan (DE de l’EHES et DR émérite au CNRS) préside l’Association Française d’Economie Politique qui regroupe les économistes hétérodoxes qui sont taxés de négationnistes au motif qu’ils ne considèrent pas l’économie comme une science expérimentale et critiquent la pensée mainstream de l’économie néolibérale (le négationnisme économique et comment s’en débarrasser de P. Cahuc et A. Zylberberg). François Morin (Un Monde (...)

    #Economie


  • Conférence-débat : « L’économie politique du XXI° siécle »
    http://universitepopulairetoulouse.fr/spip.php?article908

    Espaces-Marx, l’Université Populaire de Toulouse, la Fondation Copernic 31, ATTAC et les Amis de Monde Diplomatique vous invitent le jeudi 9 mars à 20H30 à la Bourse du Travail, place Saint Sernin, Toulouse. Dans l’Empire de la valeur, André Orléan montre en 2011 que la crise a révélé les limites de la théorie économique : celle-ci n’a su ni prévoir les désordres à venir, ni mettre en garde contre de possibles instabilités. Cet aveuglement est le signe d’un profond dysfonctionnement qui exige, pour être (...)

    #Programme_d'activités


  • André Orléan : « Pour Keynes, le capitalisme est un moment transitoire dans l’histoire »
    https://www.crashdebug.fr/loisirss/73-livres/13140-andre-orlean-pour-keynes-le-capitalisme-est-un-moment-transitoire-d

    John Maynard Keynes

    L’œuvre de John Maynard Keynes (1883-1946) est entrée le 1er janvier dans le domaine public. Mais si l’économiste britannique demeure relativement connu du grand public pour avoir inspiré les politiques publiques de l’après- Seconde Guerre mondiale dans bon nombre de pays occidentaux, ses écrits, rarement traduits en français, sont peu accessibles aux non-spécialistes. A l’exception peut-être de sa « Lettre à nos petits enfants », que viennent de publier Les Liens qui libèrent. André Orléan, directeur d’études à l’EHESS, qui en a rédigé la préface, met en évidence le regard très original que ce libéral « hérétique » portait sur le capitalisme et les ruptures conceptuelles qu’il a opérées.

    Vous avez écrit une préface au texte de Keynes, « Lettre à nos petits-enfants », réédité par Les liens qui (...)

    #En_vedette #Livres #Loisirs


  • Quand Messieurs Cahuc et Zylberberg découvrent la science | André Orléan | 12/09/2016
    http://www.alterecoplus.fr/quand-messieurs-cahuc-et-zylberberg-decouvrent-la-science/00012139

    LA GRANDE CONFUSION DES MÉTHODES

    Peut-on, pour autant, concernant le développement récent des expérimentations aléatoires parler d’une révolution qui aurait transformé l’économie en science expérimentale, comme se plaisent à le soutenir nos deux auteurs ? Si les mots ont un sens, on s’attendrait à un certain retentissement, au moins chez les premiers intéressés, à savoir les économistes. Quant au fait que le public n’en ait rien su jusqu’à la parution de ce livre, cela peut aisément être mis sur le compte du négationnisme ambiant qui a su étouffer l’affaire ! Pour évaluer l’impact de cette nouvelle méthodologie en économie, j’ai consulté le journal de l’American Economic Association qui est, aux dires mêmes de nos auteurs, « au cœur de la production de la connaissance la plus orthodoxe qui soit ». Faute de temps, je me suis limité aux 187 articles de l’année 2013. Le résultat est sans appel : sur les 187 articles publiés au cours de cette année, j’en ai compté au plus 7 pouvant être considérés comme utilisant – ou étant en lien – avec l’expérimentation aléatoire, soit 4%. Il est clair que cette méthode est loin d’avoir révolutionné la discipline.

    Pour relever ce score si pitoyable, je me suis tourné vers les travaux d’un économiste dont j’étais, par ailleurs, certain qu’il était pleinement conscient du caractère révolutionnaire de cette approche, à savoir Pierre Cahuc lui-même. J’ai consulté ses quinze derniers articles, de 2002 à aujourd’hui, et j’ai eu la surprise de constater que jamais il n’a employé cette méthode révolutionnaire ! Pour en savoir plus, j’ai regardé de plus près les 5 articles les plus récents qu’il a publiés dans la Revue économique (novembre 2007, mai 2004, novembre 2002, mai 2002 et mai 2001). Quatre de ceux-ci sont consacrés à un modèle purement théorique, sans application empirique .

    [...]

    Cependant, du fait même que ces études sont fort rares et qu’elles portent sur des objets très spécifiques, dans la suite du texte, ils sont conduits à prendre appui sur des études empiriques d’une tout autre nature, en les assimilant aux premières, toutes mises également dans un grand sac nommé la « méthode expérimentale ».

    [...]

    LES ENNEMIS IMAGINAIRES

    La suite du livre est des plus étonnantes. Il s’agit essentiellement pour nos auteurs de faire savoir que l’économie orthodoxe n’ignore pas la détresse sociale et qu’elle n’est pas du côté des nantis. S’ensuit une fastidieuse compilation de travaux qu’ils qualifient d’orthodoxes intéressés au logement des familles pauvres, à leur éducation, et au salaire minimum, censés nous persuader de quoi ?

    [...]

    Il faut dire que le débat est affreusement mal posé, ne serait-ce que parce que nos auteurs confondent les travaux économiques à proprement parler et les travaux des autres disciplines portant sur l’économie en tant qu’institution sociale. Il est clair que nos auteurs ne voient pas ces derniers d’un bon œil.

    DES CHOIX IDÉOLOGIQUES

    [...]

    Il semble bien que nos auteurs aient des préférences et qu’elles tombent du côté des vertus de la finance, injustement brocardée par les négationnistes et le Pape, nous disent-ils.

    [...]

    ASSUMONS LE DIVORCE ENTRE LES ÉCONOMISTES

    Nos deux auteurs soulignent que le fonctionnement des communautés scientifiques repose sur des « procédures d’évaluation par les pairs ». Ils accusent les économistes regroupés dans l’AFEP de vouloir la création d’une nouvelle section au Conseil national des universités (CNU) aux fins de se soustraire à cette évaluation. Il n’en est rien. C’est un mensonge. Nous sommes également pour l’évaluation par les pairs. Mais la question est celle de savoir qui sont nos pairs.

    • Contre l’intimidation économique | Collectif de journalistes | 12/09/2016
      http://www.alterecoplus.fr/contre-lintimidation-economique/00012141

      Deux économistes de renom ont trouvé le temps de produire un brûlot destiné à déconsidérer les économistes dit « hétérodoxes », qui ont surtout le tort de ne pas penser, ni de réfléchir selon les mêmes critères que les deux auteurs. Contre ces hérétiques, par ailleurs chercheurs et professeurs d’université reconnus, l’attaque est d’une violence tout à fait particulière. Ils seraient des « pseudo-scientifiques », rien moins que promoteurs d’un retour à l’obscurantisme.

      L’attaque se double d’une calomnie puisque ces hérétiques seraient du même acabit que les climato-sceptiques, qui niaient la réalité du réchauffement climatique et ses causes humaines ou, pire encore, que les « conseillers » stipendiés du lobby du tabac. Ce livre poursuit un but, affiché dès le titre : « Le négationnisme économique et comment s’en débarrasser ». Il s’agit bien de cela : éradiquer une manière de pensée différente, concurrente, afin de conserver le quasi-monopole intellectuel et académique acquis par des universitaires qui ne reconnaissent de fait que le jugement de ceux qui pensent comme eux-mêmes.

      Cette tentative d’intimidation s’étend aussi aux relais d’opinion. Les journalistes sont sommés de se ranger sous l’autorité de la vraie science économique et donc de bannir de leurs articles les références aux hétérodoxes.

      Nous journalistes réaffirmons que nous ne laisserons pas s’installer un climat de chasses aux sorcières sous couvert de promotion de la « vraie science ».

      [...]

      Luc Peillon (Libération)

      Adrien de Tricornot (Le Monde)

      Cyprien Boganda (L’Humanité Dimanche)

      Dominique Sicot (L’Humanité Dimanche)

      Catherine Boullay (France Inter)

      Antoine Mercier (France Culture)

      Christian Chavagneux (Alternatives Economiques)

      Laurent Jeanneau (Alternatives Economiques)

      Romaric Godin (La Tribune)

      Mathias Thépot (La Tribune)

      Emmanuel Lévy (Marianne)

      Hervé Nathan (Marianne)

      Antoine Peillon (La Croix)

      Laurent Mauduit (Mediapart )

      Martine Orange (Mediapart)

      Eric Aeschimann (L’Obs)

      Catherine André (VoxEurop)


  • Une tribune dans Libé pour défendre #Aude_Lancelin, responsable des pages Débats de #l'Obs :

    A « l’Obs », un #licenciement très politique
    Collectif, Libération, le 25 mai 2016
    http://www.liberation.fr/debats/2016/05/25/a-l-obs-un-licenciement-tres-politique_1455023

    Denis Podalydès Acteur Etienne Balibar Philosophe Claude Lanzmann Réalisateur Emmanuel Todd Démographe et historien Michela Marzano Philosophe Julia Cagé Economiste Alain Badiou Philosophe John MacArthur Directeur du magazine Harper’s La Rumeur Groupe Jérôme Prieur Auteur et réalisateur François Bégaudeau Ecrivain Christian Salmon Essayiste Jacques Rancière Philosophe Laurent Binet Ecrivain Raphaël Liogier Sociologue et philosophe Bernard Stiegler Philosophe Gérard Mordillat Ecrivain et réalisateur Stéphanie Chevrier Editrice André Orléan Economiste Christian Laval Sociologue Pierre Dardot Philosophe Hugues Jallon Editeur Michaël Fœssel Philosophe Cédric Durand Economiste Chloé Delaume Ecrivaine Geoffroy de Lagasnerie Sociologue Guy Walter Ecrivain et directeur de la Villa Gillet Chantal Jaquet Philosophe Razmig Keucheyan Sociologue Edouard Louis Ecrivain Frédéric Schiffter Philosophe Jacques de Saint-Victor Historien Caroline de Haas Militante féministe Christine Delphy Sociologue Benjamin Stora Historien Mathieu Terence Ecrivain Bernard Lahire Sociologue Roland Gori Psychanalyste Elsa Dorlin Philosophe Patrick Chamoiseau Ecrivain Anne Dufourmantelle Psychanalyste Annie Ernaux Ecrivaine Guillaume Le Blanc Philosophe Ollivier Pourriol Philosophe Hervé Le Bras Démographe François Gèze Editeur Sophie Wahnich Historienne Lydie Salvayre Ecrivaine Quentin Meillassoux Philosophe Romain Bertrand Historien François SchlosserAncien rédacteur en chef du Nouvel Observateur. Edwy Plenel Fondateur de Mediapart et Jean-Pierre Dupuy Philosophe.


  • De quoi la #valeur économique est-elle faite ?
    http://www.laviedesidees.fr/De-quoi-la-valeur-economique-est-elle-faite.html

    Le travail de Viviana Zelizer a démontré, avec d’autres, l’existence de résistances à l’extension de la sphère marchande. Des conflits de valeur apparaissent, qui constituent un impensé de la science économique depuis plus d’un siècle. André Orléan tire les leçons de ces conflits pour la théorie économique et sociologique en prônant l’unité des valeurs.

    Essais & débats

    / valeur, #argent, affectivité

    #Essais_&_débats #affectivité


  •  » [Vidéo] Comment penser et représenter la crise, par Frédéric Lordon & André Orléan
    http://www.les-crises.fr/comment-penser-la-crise

    Quelle crise vivons-nous ? Une crise de la spéculation et de l’économie des fonds de pensions ou bien également une crise de civilisation ? Pour l’économiste André Orléan, nous vivons sous l’empire et l’emprise de la valeur. Puisque la science économique doit être refondée sur d’autres bases théoriques et d’autres principes que les spéculations chancelantes des néoclassiques, il est temps de déconstruire la notion dominante de valeur économique, tout comme la philosophie a pu déconstruire les valeurs morales, religieuses ou esthétiques, en en explicitant les règles de production. Selon André Orléan, « l’extension infinie du règne de la marchandise est le moyen par lequel l’argent établit sa puissance ». Mais, à rebours de Marx, il considère que les économistes ont trop voulu transformer le monde et qu’il est temps désormais de mieux l’interpréter ! La crise financière que nous vivons est matière à penser tant elle a surpris les économistes, les experts et la plupart des éditorialistes. Mais elle est aussi matière à représenter. Elle sollicite également les artistes, documentaristes, plasticiens, cinéastes et metteurs en scène, à qui il revient de trouver les formes expressives susceptibles de hâter la transformation de nos cadres de pensée. Comme le dit Frédéric Lordon : « Il faut toute la cécité des “demi-intellectuels” pour ne pas voir que les idées pures n’ont jamais rien mené, sauf à être accompagnées et soutenues d’affects qui seuls peuvent les doter de force. » Et d’ajouter : « On pourra analyser la crise financière sous toutes ses coutures, raffiner l’argument autant qu’on veut, démonter les systèmes, exposer les rouages, tout ça ne vaudra jamais une image bien choisie qui fait bouillir les sangs ou, comme le dit fort à propos une expression commune, qu’on prend en pleine gueule. » Ainsi, « il ne faut plus seulement dire la crise capitaliste, il faut la montrer, ou bien la faire entendre ». Avec D’un retournement l’autre, sa « comédie sérieuse » en quatre actes sur la crise financière, Frédéric Lordon a choisi les alexandrins pour mettre en scène la tragi-comédie boursière qui se joue à l’ère planétaire. D’autres cherchent du côté de l’esthétique post-dramatique pour donner corps et forme au chaos économique. Un dialogue entre deux économistes hétérodoxes sensibles à la question de la représentation théâtrale.

    #Frédéric_Lordon
    #André_Orléan
    #Crises économiques dans le système capitaliste
    théorie #Gramsciste


  • Une économie sans valeur ? Entretien avec André Orléan
    http://www.vacarme.org/article2177.html

    La crise n’en finit pas de secouer l’Europe. Après les déclarations conciliantes du G20 en 2009, le retournement de 2011, accusant les déficits et les dettes publiques, a ouvert la voie à des politiques d’austérité ravageuses. Au même moment, André Orléan, dans une synthèse de ses travaux sur les marchés financiers et la monnaie, publie L’Empire de la valeur. Engageant une critique radicale de la science économique standard, il interroge la conception de la valeur qu’elle défend et ne remet jamais en (...)

    • Un parfait résumé du « coup d’état planétaire » capitaliste, appelé « mondialisation », sous la férule d’un aveuglement idéologique des scientifiques, à moins que ce ne fût un aveuglement scientifique des idéologues...

      La science économique s’est en effet beaucoup impliquée dans la financiarisation du capitalisme, à savoir cette croissance jamais vue de la sphère financière, désormais entièrement soumise aux règles de la concurrence. C’est une nouveauté car jusqu’alors les secteurs bancaires et financiers étaient très contrôlés, surtout après la crise de 1929. À partir des années 1980, on assiste à une dynamique de dérégulation qui laisse une place de plus en plus grande aux marchés, que ce soit pour les actions, les obligations ou les devises. Les intérêts financiers sont assurément le moteur de ce processus, mais ils n’auraient pas été si conquérants s’ils n’avaient pas reçu l’onction de la théorie économique.

      D’une part, cette théorie leur a fourni un argumentaire très élaboré, faisant valoir que les marchés financiers, parce qu’ils sont efficients, sont un facteur de prospérité générale.
      D’autre part, la théorie économique a conçu les techniques d’évaluation nécessaires au fonctionnement des marchés dérégulés, comme, par exemple, la célèbre formule de Black et Scholes, qui établit comment « pricer » un produit dérivé.

      Enfin elle a fourni un personnel hautement qualifié : nombre de théoriciens de la finance se sont mis à travailler dans des sociétés de conseil, des fonds divers et des banques. Ils sont devenus ce qu’on peut appeler des « intellectuels organiques de la finance ». Il serait intéressant d’avoir un panorama complet des liens étroits tissés entre la communauté universitaire et les intérêts financiers.


  • Ce dimanche (27.05 > 19:00) au Cinema nova : Petite philosophie de la dette et de la finance

    Projection du film Debtocracy suivie d’une discussion avec deux invités :

    André Orléan , Président de l’Association Française d’Économie Politique, membre du collectif des « Économistes Atterrés » et auteur d’un récent best-seller (dans le genre) « L’empire de la valeur. Refonder l’économie » au Seuil. André Orléan y plaide pour un nouveau cadre de pensée économique.

    Maurizio Lazzarato est un sociologue et un philosophe italien, auteur aux éditions Amsterdam de « La Fabrique de l’homme endetté. Essai sur la condition néolibérale ». Selon lui, le programme néolibéral vise à « transformer chaque individu en sujet économique endetté »...

    http://www.nova-cinema.org/spip.php?article10320


  • Instabilité boursière : le fléau de la cotation en continu - Les blogs du Diplo
    http://blog.mondediplo.net/2010-01-20-Instabilite-boursiere-le-fleau-de-la-cotation-en

    Comme l’a montré André Orléan, en ce sens le relecteur le plus fidèle de Keynes, la liquidité est par essence anti-sociale : elle est la posture de l’individualisme radical, qui ne s’engage à rien, qui consent certes à apporter ses capitaux… mais sous la condition de pouvoir les reprendre à tout instant, et qui ne s’implique que sous la clause d’être par avance, et à sa souveraine appréciation, délié. La liquidité des marchés financiers est la forme institutionnelle qui réalise cette déliaison, ou cette liaison paradoxale, comme on voudra, et dont le confort propre est désormais tenu pour une sorte d’acquis social de la finance.

    #finance #spéculation #capitalism