person:antoine gallimard

  • Point de suspension, retrait !
    https://nantes.indymedia.org/articles/39863

    En décembre 2017, Gallimard annonçait la réédition des pamphlets antisémites de Céline, dont l’un publié sous l’Occupation. À la mi-janvier, sous la pression, Antoine Gallimard annonce une « suspension » provisoire, se déclare victime de la censure et accuse « les musulmans » d’être les « vrais » antisémites. Ce 19 janvier 2018, quelques amis de la bien-pensance sont allés à la librairie Gallimard pour y lire des extraits de la prose exterminatrice de Céline et exiger le retrait définitif du projet de réédition. De fait, « créée en 1919 par Gaston GALLIMARD pour servir de vitrine aux publications de sa maison, la librairie continue à présenter tout le fonds disponible des Editions GALLIMARD », même si elle est aussi devenue « une librairie générale ouverte à la production des autres éditeurs » (selon (...)

    #Racisme #actions #directes #antifascisme #Racisme,actions,directes,antifascisme

  • Et donc, dégoûté de ne pas avoir pu publier les dégueulis antijuifs de Céline, Antoine Gallimard se rattrape avec une belle dégueulasserie anti-musulmans dans le Monde :
    http://www.lemonde.fr/livres/article/2018/01/12/gallimard-renonce-a-publier-les-pamphlets-de-celine_5240776_3260.html

    « Aujourd’hui, l’antisémitisme n’est plus du côté des chrétiens mais des musulmans, et ils ne vont pas lire des textes de Céline. »

    Mais apparemment, il ne faisait là que reprendre les préoccupations répugnantes du très officiel Dilcrah :
    https://www.lexpress.fr/actualite/pourquoi-gallimard-recule-sur-les-pamphlets-de-celine_1975326.html

    Selon nos informations, le 19 décembre, la rencontre entre le délégué interministériel, Frédéric Potier, et Antoine Gallimard (qui était accompagné par Pierre Assouline, pressenti pour écrire la préface de cette réédition) s’est déroulée dans un climat tendu. Cette publication ne risque-t-elle pas d’alimenter une forme d’antisémitisme chez les jeunes musulmans, a notamment relevé le délégué interministériel ? Pierre Assouline fait remarquer que Céline est peu lu dans les banlieues.

    Puisqu’on te dit qu’il n’y a pas de racisme d’État…

  • Les pamphlets antisémites de Céline, Gallimard, l’antisémitisme. Un post FB de Tal Bruttmann, historien qui s’est opposé à cette publication à laquelle l’éditeur a fini par renoncer
    https://www.facebook.com/tal.bruttmann/posts/1409574769170126

    Quand on aura un peu de recul sur l’histoire (entendu comme telle, ses étapes et sa chronologie) sur le projet de réédition des pamphlets de Céline, il fait peu de doutes que pas mal de choses s’en dégageront. Notamment le fait qu’un éditeur majeur estime normal, anodin, de préparer la réédition sans guère de précautions, de textes symboliques d’une période dont on pensait être débarrassé. Mais aussi sur la manière dont l’antisémitisme est analysé par certains, dont l’un des arguments lors de la polémique vient d’être repris par Antoine Gallimard himself, et que l’on peut admirer dans le dernier papier consacré par Le Monde au sujet : « Aujourd’hui, l’antisémitisme n’est plus du côté des chrétiens mais des musulmans, et ils ne vont pas lire les textes de Céline ».
    Rien que ça. Passons sur le fait que si si, les musulmans (les Arabes ?) savent lire, et même que certains lisent des auteurs français, y compris du Céline. Oui parce que les musulmans (les arabes ?) sont français, depuis des générations (des fois ca remonte jusqu’à 1830). Et que dans nombre de pays arabes, où les régimes ont depuis des décennies promus l’antisémitisme élevé parfois en politique d’Etat, c’est aussi en publiant à tour de bras la magnifique production européenne, de Mein Kampf en passant par les Protocoles, en célébrant les « professeurs » Garaudy et Faurisson, inspirateurs d’immenses « penseurs » tels que le général Tlass, ministère de la Défense d’Assad et par ailleurs plumitif de l’antisémitisme.
    L’antisémitisme d’aujourd’hui ne serait donc que le propre des musulmans. Un antisémitisme d’ailleurs sans aucune influence intellectuelle, d’instinct donc et pourquoi pas atavique, après tout.
    En matière d’oeillères racistes, ca se pose là. A ma connaissance, ni Alain Soral, ni Dieudonné M’bala (X2) ne sont musulmans, et pourtant ils constituent les têtes d’affiches d’un antisémitisme qui se porte à merveille. Oui, en effet dans leur auditoire il se trouve des musulmans (des arabes, mais y’a aussi des gens d’origine turque et d’autres). Mais pas que. Et surtout pas une majorité. Parce que le public de Soral et M’Bala (X2) c’est aussi des braves petits gars (et filles) du Poitou ou des Ardennes.
    Oui, des Juifs ont été assassinés par des djihadistes en France récemment. Et certains des djihadistes français, qui ont oeuvré ici ou au Moyen-Orient, n’ont pas été formé dans les Madrassa du Pakistan, mais biberonnés ici, par des discours véhiculés par des Soral and Co. et pas uniquement par un Islam radical qui sait aussi fort bien construire un discours antisémite s’abreuvant à toutes ces sources. Penser que cet antisémitisme là serait déconnecté de l’ensemble de la production antisémite, c’est ne rien connaître à cette histoire. Qui se rappelle aujourd’hui que le site suédois RadioIslam fut un précurseur sur le net de la jonction entre Islam, nazisme, négationnisme tout ceci au service d’un antisémitisme moteur ? On pouvait y trouver là tout les textes antisémites occidentaux que l’on voulait.
    Et oui l’antisémitisme « traditionnel » n’a pas fait de mort ces dernières années. En tout cas pour l’heure.
    Et ? Il n’en est pas moins tout aussi existant. Ce n’est pas « l’antisémitisme des musulmans », c’est l’antisémitisme tout court qu’il s’agit de combattre. Et certainement pas de le réduire à une catégorie de population, qui seule en aurait l’apanage. Parce que rééditer de manière normalisée des pamphlets antisémites en 2018, c’est pas un coup des Musulmans qui savent pas lire.

    Céline, Gallimard, et le choix de l’antisémitisme, Alya Aglan, Tal Bruttman, Eric Fournier, André Loez
    https://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20180104.OBS0154/celine-gallimard-et-le-choix-de-l-antisemitisme.html

    Dans la France de 2018, où l’antisémitisme n’est pas qu’un mauvais souvenir mais une réalité meurtrière, où la confusion idéologique, qui gangrène souvent le débat public, favorise la propagation de cette haine au delà des groupes antisémites patentés, on aurait pu penser qu’un accord minimal se ferait, entre éditeurs, responsables politiques, savants et citoyens, pour juger néfaste la réédition sous une couverture prestigieuse des plus monstrueux textes de haine antijuive publiés dans les années 1930 et 1940 : « Bagatelles pour un massacre », « Les Beaux draps », « L’Ecole des cadavres ».

    Et pourtant, depuis l’annonce d’une telle démarche aux éditions Gallimard, parée des atours du « grand écrivain » Céline, les prises de position se multiplient pour défendre ou valider ce projet, qui ne relève pourtant d’aucune évidence ou nécessité. Autant d’arguments dont nous voulons ici montrer l’inconsistance ou l’hypocrisie. (...)

  • Cashing In on Céline’s Anti-Semitism
    http://www.nybooks.com/daily/2018/01/12/cashing-in-on-celines-antisemitism

    Potier told Gallimard that the first French reprint of Céline’s anti-Semitic pamphlets in nearly eight decades should be done in the spirit of education, rather than in one of sensation; he proposed that the original texts should be accompanied by in-depth exegesis, and put into context by interdisciplinary scholars and historians. Potier had in mind, perhaps, the very scholarly “critical edition” of Mein Kampf that enabled the recent reissue of Hitler’s work in Germany for the first time since the war.

    Antoine Gallimard, accompanied by the Jewish writer and historian Pierre Assouline, who is writing a preface to the new edition, politely refused. For them, Céline’s texts belong to literature and do not need more than a literary critic’s preface and notes. In their eyes, the French-Canadian edition, which has notes by a Céline expert named Régis Tettamanzi, is sufficient.

    Although it is very unlikely that the French government will seek to ban the book, a growing chorus of prominent voices—among them, historians, politicians, and Holocaust survivors—have already threatened legal action against Gallimard. One of them, the well-known Nazi hunter and French lawyer Serge Klarsfeld, deemed Gallimard’s project “unbearable.” Other voices, though, argue that it is better to reprint the work with the addition of critical context than to let people access the plain texts online, where illicit versions are available.

  • Oeuvres ouvertes : Loin de l’édition bourgeoise (Sommaire 14/09/2014)
    http://oeuvresouvertes.net/spip.php?article2520

    J’apprends dans le journal qu’Antoine Gallimard est en visite à la Réunion pour y rencontrer des auteurs qui lui tendront agenouillés leur manuscrit (cette phrase savoureuse dans l’article de ce matin : « Samlong est le deuxième auteur réunionnais a bénéficier de l’onction de cette aristocratie de l’édition »). Mais que ce vingtième siècle est loin.

  • À l’occasion du Salon du Livre qui vient d’ouvrir ses portes, le Syndicat National de l’Édition (SNE), présidé par Antoine Gallimard, publie une intéressante “Lettre ouverte aux candidats” de la prochaine élection présidentielle.
    http://numeriterature.com/2012/03/16/sne-lettre-aux-candidats-a-lelection-presidentielle

    Réaffirmation du rôle essentiel de l’éditeur , face au défi des nouvelles technologies (internet et numérique).

    Défense du prix unique du livre , y compris pour les formats numériques (Ce qui est contesté par “certains grands opérateurs de l’Internet”, considérant que cette mesure favorise un prix trop élevé).

    Réaffirmation du droit d’auteur à l’ère numérique (Une défense qui me semble être ici faite avec un soupçon de mauvaise foi. Et l’on sourira de la référence aux propos de Steve Jobs).

    Promotion de la lecture .

    Je vous offre ici de télécharger la fameuse lettre ouverte (PDF)

  • SNE : Lettre aux candidats à l’élection présidentielle !
    http://numeriterature.com/2012/03/16/sne-lettre-aux-candidats-a-lelection-presidentielle

    À l’occasion du Salon du Livre qui vient d’ouvrir ses portes, le Syndicat National de l’Édition (SNE), présidé par Antoine Gallimard, publie une intéressante “Lettre ouverte aux candidats” de la prochaine élection présidentielle. Ledit document témoigne des inquiétudes vis-à-vis de la révolution numérique en cours, mais aussi des ambitions du monde éditorial français en la matière. On y apprend, entre autres, que la part du numérique dans le marché du livre “grand public” ne représente pas même 2% à ce jour. Et seulement 5% des Français auraient déjà lu un livre numérique . Ces chiffres sont issus du Baromètre SOFIA-SNE-SGDL sur les usages du livre numérique, laquelle étude devrait être dévoilée en intégralité aujourd’hui même… Au-delà de ces considérations, l’appel du SNE se présente en quatre points :
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