person:aymeric caron

  • Et si la non-violence n’était pas efficace ?
    https://reporterre.net/Et-si-la-non-violence-n-etait-pas-efficace

    Loin de faire l’apologie d’une violence irraisonnée, « Comment la #non-violence protège l’État », de Peter Gelderloos, déboulonne l’argumentaire fallacieux de ceux qui affirment que la non-violence est la seule méthode acceptable de lutte face à la violence du #capitalisme et de l’État.

    Présentation du #livre par son éditeur :

    Parlons franchement, au vu de la situation, la grande majorité des mouvements sociaux et écologistes échouent lamentablement, depuis des décennies, ne serait-ce qu’à freiner la catastrophe sociale et écologique en cours (de la sixième extinction de masse aux inégalités économiques phénoménales et croissantes qui caractérisent notre temps).

    La plupart de ces mouvements se targuent de respecter scrupuleusement les principes de la non-violence, qu’ils considèrent comme la seule méthode de lutte acceptable. Et pourtant, ainsi que Peter Gelderloos l’expose brillamment dans ce livre, cette adhérence dogmatique au concept de la non-violence est injustifiée et injustifiable. En outre, il s’agit d’une des principales raisons pour lesquelles ils sont inefficaces.

    En démystifiant les figures historiques inexorablement citées par la majorité de ceux qui défendent la non-violence comme un absolu — Gandhi, Martin Luther King, Nelson Mandela —, en exposant les réalités complexes derrière leurs accomplissements (souvent réduites à des simplismes mensongers), et en exposant les nombreux problèmes d’#éthique qui découlent de l’absolutisation de la non-violence, Gelderloos nous offre ici un ouvrage essentiel qui devrait nous aider à sortir de l’impasse manifeste dans laquelle s’enlisent les mouvements militants.

    Loin de faire l’apologie d’une violence irraisonnée, ce livre déboulonne l’argumentaire fallacieux de ceux qui affirment que la non-violence est la seule méthode acceptable de lutte face à la violence du capitalisme et de l’État.

    • Comment la non-violence protège l’État : Essai sur l’inefficacité des mouvements sociaux - Débat EHESS, 25 mai
      https://paris-luttes.info/debat-ehess-comment-la-non-10295

      À l’occasion de la sortie du livre « Comment la non-violence protège l’État : Essai sur l’inefficacité des mouvements sociaux » de Peter Gelderloos, nous vous proposons une conférence-débat en présence de l’auteur.

      Quand ? vendredi 25 mai à 18h00
      Où ça ? à l’EHESS (École des hautes études en sciences sociales) Salle Lombard. Entrée : 96 boulevard Raspail, 75006 Paris.

      Déroulé :
      18h00 à 19h15 : Projection du documentaire End:Civ de Franklin Lopez
      19h30 à 21h30 : Conf débat avec Peter Gelderloos, auteur de Comment la non-violence protège l’État
      21h30 : Repas partagé

      Pour info, le cadre ne sera ni neutre ni universitaire
      Communiqué des occupant.e.s de l’EHESS
      https://paris-luttes.info/communique-des-occupant-e-s-de-l-10116

    • L’écologie va-t-en-guerre, un égarement. Une critique du bouquin par #Vincent_Cheynet dans le n° 151 de la Décroissance.

      La civilisation industrielle détruit la nature ? Il suffit donc de la démanteler en engageant une « guerre écologique décisive » qui hâtera son effondrement. C’est ce que prône un mouvement venu d’outre-Atlantique, la Deep Green Resistance qui s’organise sur les réseaux clandestins de Facebook et Youtube.
      Objecteurs de croissance influencés par des Tolstoï et des Gandhi et partisans d’une action politique non-violente, vous êtes considérés comme « inefficaces » voire complices de l’ennemi.

      [ "... La terre est ce qui importe. Elle est primordiale. Elle est notre maison. Elle est tout"_ . C’est aussi infantile que du Aymeric Caron. Nous passerons sur le reste de l’argumentaire, d’une teneur intellectuelle tout aussi indigente : des grands méchants - l’Etat, les multinationales et leurs affidés - mèneraient une guerre délibérée contre les populations dont ils ne seraient à aucun stade les émanations (il suffit de voir l’activisme de la DGR sur l’internet et sur les réseaux des multinationales Facebook et Google pour en douter) Le capitalisme ne serait pas un fait social total, il suffirait d’abattre quelques « puissants » pour tout résoudre. ...]

      http://www.decroissance.org

      Partez devant les gars, je vous rejoins à reculons.

    • mazette, y a quasi pas une phrase non démontable, on dirait une parodie.

      "Depuis douze mille ans, nous travaillons et vivons avec des animaux parce que nous avons des intérêts respectifs à vivre ensemble plutôt que séparés"
      Nous avons des intérêts objectifs à exploiter les animaux (les faire bosser pour nous, leur prélever lait oeufs ou fourrure, les tuer pour les bouffer). Eux n’ont aucun intérêt objectif à vivre avec nous. Seule exception : les chiens de chasse.

      "Les animaux domestiques ne sont plus, et depuis longtemps, des animaux « naturels »"
      Mais le processus de réensauvagement (dit "marronage") peut être très rapide

      "Et, grâce au travail que nous réalisons ensemble, ils ont acquis une seconde nature qui fait qu’ils nous comprennent, bien mieux sans doute que nous les comprenons."
      Pas grâce au travail réalisé ensemble mais du fait de leur statut subalterne et dépendant de l’humain pour bouffer, se protéger et se reproduire

      "Ainsi est-il probable qu’ils ne demandent pas à être « libérés »"
      LOL. biais de confirmation. "ça m’arrange de croire ça alors on va dire que c’est vrai, au du moins probable"

      "Ils ne demandent pas à retourner à la sauvagerie"
      Pour en être sûr il faut essayer : ouvrir les enclos et cesser les apports de fourrage, tu vas voir que la sauvagerie va revenir au galop (cas de le dire). sauf malheureusement chez les souches trop modifiées par la #zootechnie, n’ayant plus trace d’instinct.

      "Ils demandent à vivre avec nous"
      Re-biais de confirmation basé sur rien

      "ils demandent à vivre une existence intéressante, intelligente et digne"
      Et nous, humains moraux exploitant raisonnablement et "à l’ancienne" les animaux, déclarons qu’une vie domestiquée et dépendante (qui nous arrange) vaut mieux qu’une vie sauvage, et puis voilà.

      "dans nos pays européens, et depuis les années 60 dans l’ensemble du monde, il n’existe plus de famines liées à un manque de ressources"
      Heureusement qu’ils précisent depuis les années 60 et chez nous, c’est à dire depuis l’époque où la technique alliée à la profusion d’énergie fossile a mécanisé à outrance l’agriculture dans une minorité de pays qui exploitent les ressources des autres. bravo Paul Ariès.

      "Quand des gens meurent de faim quelque part, c’est parce que d’autres l’ont décidé. On ne voit pas en quoi le véganisme changerait quoi que ce soit à cette réalité."
      Et l’#accapparement des terres pour la production de fourrage pour la zootechnie, l’exploitation de terres rares, d’énergies fossiles, de main d’oeuvre quasi-esclave etc. c’est pas des conséquences de décisions ? On m’aurait menti ?

      "ce qui se fait de mieux pour nourrir un sol, le fumier"
      Houlà, de l’eau a coulé sous les ponte entre-temps, depuis lors la grande révolution de la biologie des écosystèmes nous a fait découvrir que ce qui se fait de mieux pour nourrir un sol, c’est la matière ligneuse.

      "l’agriculture sans élevage, c’est l’agriculture famineuse parce qu’elle épuise les sols"
      Là ça va tellement loin dans le nawak que je sais pas par où le prendre. Je vais essayer :
      – ce qui regènère les sols c’est le maintien ou l’augmentation du taux d’humus,et de la vie qui va avec
      – l’humus vient de la végétation (ligneuse notamment) et de sa digestion par l’écosystème du sol
      – les animaux ont un grand rôle dans la génération d’un humus stable, à titre d’exemple les vers de terre dont la biomasse par hectare, sur l’ensemble des écosystèmes terrestres dépasse de loin celle de tous les autres animaux
      – le fumier est issu d’un mélange de paille (végétal) et de bouse (résidu de végétal digéré). Il existe de nombreux autres amendement qui produisent un humus autant voire plus stable avec des dépeditions de carbone bien moindres le long de la chaîne.

      "Ce sont des rendements ridicules pour un travail de forçat car le compost de légumes est bien moins efficace pour faire pousser des légumes que le fumier animal. A moins de forcer le sol par de la chimie, évidemment. Et de labourer bien profondément. Mais, dans ce cas, on abîme les sols, en désorganisant l’écosystème qu’il est en réalité."
      LA LIGNINE. cf point précédent.

      "manger végan, l’absolu des régimes « sans », c’est se condamner à ingurgiter beaucoup de produits transformés, c’est-à-dire des assemblages de molécules pour mimer ce qu’on a supprimé"
      des "assemblages de molécules", no comment. par ailleurs ma soupe, mon porridge, mon pain, mes poêlées de légumes, mes compotes, j’aimerais bien savoir ce que c’est censer mimer.

      "Sans omettre d’ajouter la précieuse vitamine B12 à son alimentation."
      ah, la fameuse B12, la preuve ultime. sauf que la B12 ne provient pas des animaux (sinon on en aurait de base dans le corps vu qu’on est aussi des animaux) mais des bactéries du sol. la question n’est donc pas celle de la consommation d’animaux, mais de l’aseptisation croissante de notre bouffe, qui n’est pas non plus sans lien avec les problèmes d’immunité et ceux du microbiote intestinal.

      "il n’y a plus rien pour maintenir les paysages ouverts"
      mais c’est quoi leur problème avec les forêts ? http://www.peripheries.net/article75.html

      "ce mouvement nous met encore plus dans les serres des multinationales"
      C’est tout simplement faux car ça passe sous silence toutes les expérimentations faites autour de la #végéculture. Comme on en a maintenant l’habitude avec Porcher, elle nous met en avant un choix binaire entre d’un côté une agriculture autonome qui ne saurait se passer d’élevage (sauf qu’elle ne le démontre jamais) et d’un côté une agriculture cyborg dont le véganisme est l’idiot utile. après le biais de confirmation, la technique de l’homme de paille.

      ensuite, rapprochement sans queue ni tête entre véganisme et viande in vitro, comme s’il y avait un rapport entre les deux

      "[le véganisme] menace de nous condamner à la disette en nous ramenant à l’agriculture prédatrice des temps anciens."
      Putain mais informez-vous, sérieux, informez vous. Ne rien connaître à la dynamique d’un sol et prendre une posture d’autorité pour balancer des énormités pareilles, c’est grave.

      "Il menace de nous condamner à dépendre d’une alimentation industrielle 4.0."
      hors sujet

      "Il menace d’uniformiser nos paysages."
      Idem, affirmation sans aucune démonstration ni fondement. C’est la diversité de reliefs et de climats qui fait la diversité paysagère.

      "Il menace paradoxalement de nous faire perdre notre humanité incarnée et notre animalité en nous coupant des réalités naturelles par des zoos virtuels, des paysages transformés en sanctuaires, avec des chiens et chats remplacés par des robots."
      Total fantasme. N’en jetez plus.

      "Le véganisme est l’allié objectif d’une menace plus grande encore. Car, après tout, la meilleure façon de ne plus abîmer la nature est de s’en couper totalement."
      Nième procédé de l’homme de paille.
      Une fois de plus, s’ils veulent critiquer l’industrialisation de la vie, qu’ils s’en prennent à ce qu’il y a derrière au lieu de monter un faux débat et de prêter aux pratiques agricoles sans élevage tout et n’importe-quoi en termes d’intention et d’arrière-plan politique

      "De s’enfermer dans des villes, alimentées par des flux de molécules et des flux de données. Plus de sale, plus de propre, que de l’esprit sain tourné vers une morale ultime, l’amélioration de l’homme par son isolement total de la nature que l’on ne peut maîtriser et qui nous renvoie sans cesse à notre animalité. Oui, véganisme rime avec transhumanisme."
      Idem. Gros n’importe-quoi qui sort de nulle part, par mélange de pinceaux entre industrialisation du vivant et pratiques agricoles sans élevage.

      Tiens, encore plus loin dans les fantasmes en boucle :
      "La consommation de la viande a introduit, dès la préhistoire, l’obligation du partage, l’invention de la logique du don et du contre-don car un chasseur ne consomme jamais son propre gibier"
      Mais pourquoi un réseau d’horticulteurs végétaux ne pourrait pas pratiquer le don et contre-don ? Idem du gloubiboulga précédent.

      Bref, une tribune désolante par son indigence et ses procédés rhétoriques gros comme des maisons, et qui tombe complètement à côté de la plaque.
      #naufrage_intellectuel

    • @koldobika, @rastapopoulos

      Les animaux « n’ont aucun intérêt objectif à vivre avec nous. »

      Ben si, pour les protéger des prédateurs, par exemple. Car les animaux mangent aussi d’autres animaux, à ce qu’il paraît. Ou encore pour leur éviter d’avoir à chercher à bouffer...

      rapprochement sans queue ni tête entre véganisme et viande in vitro, comme s’il y avait un rapport entre les deux

      Ah ben là, c’est toi qu’est mal renseigné. Peut-être pas seulement le véganisme, mais le végétarisme constitue un juteux marché pour ce genre de truc.

      Pour le reste, il est vrai que cette tribune rate, à mon sens, l’essentiel, à savoir le déni et la mise à distance de la souffrance et de la #mort dans notre société trop aseptisée. D’où le rapport avec l’artificialisation du monde et le #transhumanisme.

      Tout y est maintenant trop lisse et sans aspérités. Les machines y ont fait leur chemin et une fraction de la population aspire à une #pacification encore plus grande de la vie - si c’est encore possible.

      Un militantisme moralisateur est actif qui cherche à imposer son #politically_correct, sa police de la pensée, etc. en culpabilisant les personnes avec des méthodes dignes des pires curés jésuites.

      Cette tribune est une réaction maladroite contre cette tendance, qui est bien loin de ne concerner que les vegans militants...

    • pour les protéger des prédateurs, par exemple

      oui sauf qu’initialement aucun animal sauvage n’a été de lui-même se mettre dans un enclos, qu’au bout du compte ils passent tous à la casserole, et qu’à aucun moment ils n’ont de moyen de piger les tenants et aboutissants de leur captivité et de leur domestication.

      Peut-être pas seulement le véganisme, mais le végétarisme constitue un juteux marché pour ce genre de truc

      dans la mesure où véganes et végétariens ne mangent pas de viande, ce serait plutôt à mon sens les omnivores soucieux du bien être animal qui seraient intéressés par un substitut garanti sans abattoir ni maltraitance.

      le déni et la mise à distance de la souffrance et de la #mort dans notre société trop aseptisée. D’où le rapport avec l’artificialisation du monde et le #transhumanisme.

      Effectivement ça rate l’essentiel, car d’une observation pertinente ils finissent par taper très très à côté. L’industrialisation totale de la vie se fout bien des véganes, elle n’a pas besoin d’eux pour s’imposer.
      et de nombreux véganes sont plutôt dans une mouvance punk autogestionnaire (pas explicitement anti-indus mais du moins dans l’esprit)

      une fraction de la population aspire à une #pacification encore plus grande de la vie - si c’est encore possible

      tristement ironique à l’heure où la violence économique en est à tuer les plus pauvres, mais de façon non visible pour les privilégiés, à coup de réformes APL, décrets, radiations abusives etc.

    • @koldobika et @rastapopoulos

      à aucun moment ils n’ont de moyen de piger les tenants et aboutissants de leur captivité et de leur domestication

      En effet, et c’est bien cela qui constitue la spécificité (et probablement pas la « supériorité », vu le peu d’usage qu’ils en font) des êtres humains sur les autres ( zootres ?) animaux.

      Il y a une sorte de contradiction à réclamer l’égalité entre les êtres humains et les animaux et en même temps à reconnaître que ces derniers ne sont pas capables des mêmes capacités de conscience et d’anticipation que nous-mêmes.

      Tout le problème de l’antispécisme réside là-dedans : on réclame une égalité abstraite au nom d’êtres qui n’ont pas les capacités de la réclamer eux-mêmes...

      Par exemple A. Caron ne parvient pas à sortir de cette contradiction :

      Pourquoi faudrait-il être végan   ?
      Le mouvement végan demande à ce que l’on ne consomme plus de produits d’origine animale. Mais comment se nourrir et sortir d’un modèle agro-industriel ? Le journaliste Aymeric Caron et la sociologue Jocelyne Porcher en débattent.

      http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/04/21/pourquoi-faudrait-il-etre-vegan_5288594_3232.html

    • J’y connais pas grand chose en antispécisme, mais de mémoire, il y a pas mal de gens qui ne demandent pas une égalité abstraite, mais qui demandent à ne plus faire souffrir des animaux qui ont la capacité de souffrir (pas tous mais beaucoup quand même), lorsqu’on a la possibilité de faire autrement (de se nourrir ou vêtir autrement surtout). On peut pas appeler ça abstrait, c’est très concret.

      (Le débat avec Aude, Guillaume, Jocelyne et Xavier est demain soir, et je n’ai rien révisé ! Ça va pas être du gâteau pour intervenir, moi qui n’ai pas une très bonne mémoire. En plus obligé d’y aller avec mon fils, la te-hon si je dis des conneries…)

    • Pour le lien précédent avec Caron, je ne sais pas si je vais avoir le temps de vraiment le lire ce soir car je suis mort, mais juste le tout tout début, première réponse de Jocelyne Porchet :

      On peut penser que les relations de domestication ont rencontré l’intérêt de certaines espèces parce qu’elles leur apportent protection et sécurité alimentaire. La domestication n’est donc pas un rapport de domination et d’exploitation. C’est au contraire fondamentalement un rapport de pacification et de communication, l’inverse des rapports de prédation auxquels veulent nous ramener certains « libérateurs » des animaux.

      Peu importe mes idées perso, ya quand même un gros soucis juste rationnel, de démarche honnête d’argumentation non ? C’est pas scientifique au sens de la démarche, de pouvoir apporter des arguments prouvables etc.

      Le tout premier truc qu’on lui demande et elle répond « On peut penser que » ! C’est juste elle qui pense que, mais sans preuve de que dalle, aucune preuve historique, rien. Et ensuite sur cette base pourrie, là elle enchaine « n’est donc pas » !

      Genre elle commence par un truc totalement flou, tellement flou que c’est même pas une phrase d’autorité ("Il est clair que", « On sait bien que »… là c’est juste « On peut penser que », à la limite… en imaginant bien…), et de ça elle en tire une conclusion.

      Sérieux, c’est totalement WTF ce début de réponse, et ça engage pas du bon pour la suite…

      Moi perso c’est le genre de non-argumentation qui a tendance à me bloquer.

  • Aymeric Caron : « Je suis favorable à la désobéissance civile »
    https://www.revue-ballast.fr/aymeric-caron-suis-favorable-a-desobeissance-civile

    Sortez dans la rue. Vous ne le savez peut-être pas encore mais le nouveau régime — la République du vivant — paie désormais à égalité un directeur commercial et un soudeur, une chirurgienne et une caissière. Le temps de travail hebdomadaire a été fixé à 15 heures, l’héritage a été aboli, toutes les grandes entreprises ont été nationalisées et les propriétaires de biens immobiliers expropriés. L’État saisira à présent tous les revenus mensuels supérieurs à 10 000 euros et chaque élu sera révoqué au moindre manquement à ses devoirs. L’exploitation animale — alimentation carnée, chasse, pêche, abattoirs — n’est plus qu’un lointain souvenir et les prêts rémunérés sont interdits, de même que la spéculation et les emplois liés à la finance… Le rêve fou d’un groupuscule révolutionnaire ? Non point : c’est, à grands traits, le projet de société que propose l’ancien reporter et journaliste Aymeric Caron, désireux, 500 ans après Thomas More, de réhabiliter l’utopie auprès du grand public avec l’essai Utopia XXI. Mais une utopie qu’il entend être la plus réaliste possible. Connu pour sa participation à quelque émission de débat télévisé, il se réclame depuis de l’anarchisme. Surpris, nous l’avons rencontré afin d’en discuter, de long en large .

  • Moix, Attal et la Palestine : un chef-d’œuvre de propagande télévisuelle | Xavier Guignard
    https://blogs.mediapart.fr/xavier-guignard/blog/211117/moix-attal-et-la-palestine-un-chef-d-oeuvre-de-propagande-televisuel

    Le samedi 18 novembre, dans l’arène de l’émission d’On n’est pas couché, la présentation d’Utopia XXI, le dernier livre d’Aymeric Caron, a donné lieu à une ahurissante logorrhée du chroniqueur Yann Moix et de l’acteur Yvan Attal. Ils illustrent à merveille ce qu’il est possible d’asséner comme contre-vérités sur le sionisme et la création d’Israël en quelques minutes à la télévision française. Source : La Palestine en questions

  • Quand le contribuable français finance à l’insu de son plein gré Tsahal | Le Libre Penseur
    http://www.lelibrepenseur.org/quand-le-contribuable-francais-finance-a-linsu-de-son-plein-gre-tsah

    Il est toujours bon de rappeler qu’un membre — et il n’est pas le seul — du Conseil d’état français est un soldat israhellien et que le trésor public défiscalise des dons alloués à une armée étrangère – israhellienne ou pas là n’est pas la question – ce qui est non seulement consternant, mais très humiliant. N’insistez pas trop dans vos critiques au risque d’être accusé très vite d’antisémitisme fascisto-nazi-islamiste ! C’est la rançon de la démocrassie et des droits de l’homme…
    Le sujet des dons à Tsahal déductibles d’impôts en France refait surface depuis que la sénatrice de l’Orne Nathalie Goulet a interpellé le secrétaire d’état au budget Christian Eckert ce 10 mars par écrit. Hier, elle a reçu des menaces de mort sur les réseaux sociaux.« L’armée la plus morale du monde » a plus d’un tour dans son sac. C’est bien connu lorsqu’on suit depuis quelques temps ses opérations militaires, mais aussi de communication en tout genre, et de séduction plus généralement quand elle est faite par le gouvernement israélien.

    En revanche peu de monde s’est douté jusque aujourd’hui que Tsahal (L’armée la plus morale du monde donc) pouvait être financé par le contribuable français à l’insu de son plein par le biais d’un mécanisme fiscal que le parti Les Républicains connaît comme d’autres professionnels de l’optimisation fiscale.

    C’est ainsi que l’on peut faire un don aux soldats de Tsahal, tout en bénéficiant d’une déduction fiscale à hauteur de 66%. Cela met sur le même plan l’armée d’Israël et les associations comme Action contre la faim, Amnesty International, Unicef (Déduction à hauteur de 75% pour celles-ci) ou autre ONG ou organismes caritatifs.

    On l’a compris le procédé est très pervers, et nous pouvons être en droit de se demander par quelle magie le contribuable français se retrouve à financer à l’insu de son plein gré une des armées les plus tristement réputées pour ses multiples opérations meurtrières et criminelles.

    C’est la question que Nathalie Goulet, sénatrice de l’Orne a posé au secrétaire d’état au budget Christian Eckert ce 10 mars par lettre écrite et dont la réponse se fait toujours attendre.

    Cette actualité aurait pu passer inaperçue si hier la @sénatrice61 n’avait pas remis le couvert en affirmant à l’AFP avoir reçu des menaces de morts sur les réseaux sociaux. Il faut hélas en arriver là pour qu’un sujet aussi embarassant soit mis sur le devant de l’actualité.

    Une déduction fiscale pour Tsahal ? Vraiment ?

    Evidemment les supporters de ce régime colonial et criminel crient déjà à la calomnie et au mensonge montés en épingle par les islamo-gauchistes/fascistes/antisémites, et plus généralement la blogosphère qui ne va pas dans le sens de son poil. Et quoi de mieux que d’aller voir ces supporters s’exprimer sur leurs sites internet ? J’ai choisi JSS NEWS pour lire leur version des faits. Et comme d’habitude ils ne déçoivent jamais !

    Dans un article plein d’amour, de paix et de tolérance, l’un des membres de ce « blog » (Comme l’a si bien fustigé Aymeric Caron) dézingue la sénatrice ainsi que ses interrogations avec ce titre : La sénatrice Nathalie Goulet abuse-t-elle du goulot ?

    La vérité est que le contribuable français finance malgré lui de l’aide aux soldats de Tsahal, via des associations qui veulent leur apporter du « réconfort » avec des pizzas, des glaces et de la boisson ! Rien que ça !

    Formulaire que l’on pouvait retrouver sur le site JSS NEWS (capture d’écran)

    Cette capture d’écran datant de quelques années vient – ironie du sort – de notre cher blogJSS NEWS qui parle bien de soutiens aux soldats de Tsahal. Certes cette aide n’est pas versée directement à Tsahal mais en revanche il s’agit bien d’une aide financière du contribuable français à une armée étrangère, en l’occurence celle d’Israël.

    Si l’on regarde de plus près ce formulaire à droite, nous voyons qu’il est possible d’obtenir un Cerfa. Le plus incroyable, est que la France octroie presque le double de la déduction possible en Israël !

    Non seulement ces pro-israéliens de JSS font preuve d’une mauvaise foi absolue, mais en plus, ils ont permis de faire découvrir à tout le monde cette manœuvre fiscale qui […]

    Mediapart

  • Ruquier : « Je n’inviterai plus jamais Caroline Fourest sur ce plateau »
    http://rue89.nouvelobs.com/zapnet/2015/05/10/ruquier-ninviterai-plus-jamais-caroline-fourest-plateau-259107

    Rue89 : Epilogue du violent clash Fourest-Caron à l’émission de France 2 « On n’est pas couchés » du samedi 2 mai, dont Daniel Schneidermann parlait ici même dans sa chronique : Laurent Ruquier, l’animateur de l’émission, a annoncé à l’émission suivante, samedi soir, qu’il n’inviterait plus jamais Caroline Fourest dans ce programme ni dans aucun autre qu’il présente, en raison de son « mensonge » la semaine précédente.Rappel des faits : Caroline Fourest avait affirmé à Aymeric Caron qui le contestait, qu’el... Source : Rue89

    • #Caroline Fourest répond sur sa page Facebook :

      Hier soir, Laurent Ruquier s’est livré à une tentative d’exécution publique sidérante. Il a prononcé mon excommunication d’"On n’est pas couché". Car, a-t-il dit, "je lui ai menti" au sujet du procès Bentot (l’un des objets grotesques et hors sujet de notre dispute avec Caron).
      Tout est symptomatique dans cette affaire. Prétendre que j’ai menti, alors que j’étais parfaitement sincère et que je n’ai fait que répéter ce que m’ont dit mes avocats : "C’est plié". J’ignorais simplement, n’étant pas juriste, qu’il existe un délai technique entre le moment où mes avocats me disent "la plainte est prescrite", et le moment où la Cour d’appel doit statuer pour le déclarer. Mortifiée à l’idée d’avoir été imprécise, je m’en suis expliquée dès le lendemain sur mon blog, mais aussi sur Europe 1 et LCP.
      Mais le plus fou est ailleurs : dans cette sentence malhonnête. De la part d’un animateur et d’une émission ivres d’eux-mêmes, incapables d’être précis sur ce qui s’est réellement passé (malgré les explications de mon avocat à toute l’équipe). Une émission plusieurs fois rappelée à l’ordre par le CSA, connue pour ses dérapages sexistes, capable d’annoncer la mort d’une femme qui vit encore, de sauver au montage un Caron qui renvoie dos à dos les crimes de Mérah et le nombre d’enfants palestiniens tués, d’inviter Tariq Ramadan sans vraiment le contredire, de donner la parole à des complotistes, de mettre cinq ans à l’antenne un procureur haineux comme Eric Zemmour, ou des guignols incarnant la gauche la plus bête et la plus utile à l’intégrisme qui soit comme Naulleau et Caron... Prêt à tout pour éviter le débat de fond qui l’embarrasse, sur cette gauche islamo-gauchiste qu’il relaie. Y compris à lancer une accusation totalement imaginaire contre le fait d’avoir "modifié" et fait disparaître une chronique (ce qui est purement mensonger). Ruquier lui a-t-il demandé de s’en expliquer hier soir ? Pas du tout.
      Je n’ai aucun problème à ne plus mettre les pieds dans cette arène du cirque, comme je me suis jurée de le faire plusieurs fois. Mon tort est d’y avoir été. Mon crime, à leurs yeux, est d’avoir refusé de jouer leur jeu. Le pire, c’est que tout le monde y va en se pinçant le nez. Et doit céder parce qu’ « On n’est pas couché » est le seul espace grand public qu’offre le Service public pour tenter de défendre nos livres. Combien de temps allons-nous accepter ce journalisme spectacle, médiocre et mesquin, capable de noyer des débats aussi vitaux dans l’absurde ?

      Avec une capture d’écran, parce que ses écrits sont régulièrement révisés.

    • Perso, oui, je m’en tape. Ça fait un moment que je sais à quoi m’en tenir avec cette nana.
      Le truc, c’est qu’elle continue à semer le doute et la confusion chez des gens qui sont un peu troublés dans leurs convictions ces derniers mois, à force de contre-vérités et manipulations diverses.
      Je trouve donc intéressant au plus haut point de voir comment se fabrique cette confusion.

    • @reka : non c’est important, parce que si notre intellectuel de référence Ruquier avait pris le parti de Fourest, il est à craindre qu’une bonne partie de l’équipe de @rezo aurait pu vaciller dans ses convictions et adhérer au Front Val/Fourest/Malka.

      Moi-même-personnellement, j’attendais la position du Ruc avec une certaine fébrilité : voilà une semaine que je ne savais quoi penser.

  • Caroline Fourest accusée de mensonge : les faits - Arrêt sur images
    http://www.arretsurimages.net/articles/2015-05-03/Fourest-accusee-de-mensonge-par-Caron-sur-France-2-les-faits-id7705

    Citation tronquée ? Réprimande du CSA ? Procès perdu ?

    "Fourest menteuse" : les réseaux sociaux sont sévères avec l’écrivain et polémiste Caroline Fourest, accusée de mensonge par le chroniqueur Aymeric Caron sur le plateau de l’émission de France 2, On n’est pas couché. Au delà du "clash" repris un peu partout entre Fourest et Caron sur le plateau de Ruquier hier soir, à propos du livre Eloge du Blasphème de la réalisatrice-polémiste, nous nous sommes penchés sur les éléments de la controverse : citation tronquée ou non ? Réprimande du CSA ? Condamnation pour diffamation ? Rappel des faits.
    "Ca me fait chier de parler avec quelqu’un d’aussi con que vous." Caroline Fourest a eu recours à l’insulte, sur le plateau de On n’est pas couché, sur France 2, samedi 2 mai 2015, où elle assurait la promotion de son dernier livre Éloge du Blasphème. Dans ce livre, elle répond à ceux qui ont critiqué Charlie Hebdo (journal auquel elle a collaboré jusqu’au départ de Philippe Val), avant et après les attentats de janvier. Interrogée sur plusieurs "affaires" par le chroniqueur de l’émission Aymeric Caron, la journaliste lui a répondu qu’elle refusait de débattre avec "quelqu’un d’aussi con".
    Le chroniqueur de l’émission lui reprochait pincipalement de vouloir régler des comptes avec tous ceux qui ne partagent pas sa vision de l’antiracisme et de la laïcité. Il s’étonne par exemple que le livre s’en prenne sur ce thème à Mediapart et Arrêt sur Images, que Caroline Fourest qualifie dans son livre "d’anti-laïques" (3:20 dans la vidéo ci-dessous, et le passage du livre est ici).

    Le premier reproche qu’adresse Caron à Fourest est celui de "déformer les propos" des personnes avec qui elle veut "régler des comptes". Le chroniqueur prend l’exemple de la militante antiraciste Rokhaya Diallo, avec qui Fourest s’oppose régulièrement (comme lorsque Diallo a remis un "Y’a bon awards" à Fourest). "Sur Rokhaya Diallo, quand vous expliquez qu’elle déplore que Dieudonné ne soit plus visible dans les médias parce qu’il tient des propos antisémites, ce n’est pas vrai", indique Caron.
    Mais que trouve-t-on vraiment dans les deux livres en question, celui de Caroline Fourest, et celui de Rokhaya Diallo ? Dans celui de Fourest, on peut lire que "Diallo s’émeut dans un livre qu’un humoriste passé de l’antiracisme à un antisémitisme obsessionnel ne soit plus si populaire dans les médias". A l’appui de cette affirmation, Fourest cite une phrase de Diallo : "Considéré comme un antiraciste à ses débuts, il a vu sa carrière basculer et son image publique se modifier après avoir tenu des propos antisémites". Une citation particulièrement neutre qui n’indique en aucun cas que Diallo le déplorerait. Reste à voir le contexte dans lequel Diallo a tenu ces propos.

    Dans son livre Racisme : mode d’emploi Diallo développe un passage sur la condamnation du racisme dans notre société. "Les personnes publiquement reconnues comme racistes, y compris celles qui ne le revendiquent pas, sont désavouées au point de voir leur crédit disparaître. L’humoriste Dieudonné en a récemment fait les frais. Considéré comme un antiraciste à ses débuts, il a vu sa carrière basculer et son image publique se modifier après avoir tenu des propos antisémites. Boycotté par la plupart de ses pairs et peinant à trouver des salles de spectacles, ses prises de position lui interdisent dorénavant l’accès à la quasi-totalité des médias. Son étiquette de « raciste » est devenue contagieuse : les personnes paraissant à ses côtés deviennent infréquentables. Dans ce cas précis, le dispositif social de rejet du racisme a montré son efficacité et a permis le rappel à l’ordre d’un fauteur de troubles", analyse la militante antiraciste, semblant saluer la mise à l’écart de Dieudonné. Mais elle juge aussi "regrettable que la sanction sociale se soit traduite par une forme de censure l’empêchant d’exercer son métier". De ce texte contradictoire, chacun tirera les conclusions qu’il souhaite.
    "LES GLOBES OCULAIRES" UKRAINIENS
    Le chroniqueur de France 2 fait ensuite référence à une réprimande du CSA à la suite d’une chronique de Caroline Fourest (@si vous en parlait ici). Le CSA avait été saisi de plaintes à propos de l’émission Le Monde selon Caroline Fourest le 6 mai, après une chronique sur l’Ukraine. Fourest y faisait état d’exactions commises, selon elle, à l’encontre d’officiers ukrainiens par des pro-Russes. On pouvait l’entendre dire que "les paramilitaires séparatistes venaient de leur arracher les globes oculaires avec un couteau". Une information qu’elle disait tenir d’un "journal ukrainien" mais que le CSA avait estimé trop peu fiable, "eu égard à sa sensibilité".
    CSA
    Fourest avait ensuite violemment attaqué le CSA, l’accusant de ne pas réprimander ces "confrères [qui] servent de relais, bêtes et neutres, à des intox ou à des propos mensongers". "Les radicaux, les démagogues et les désinformateurs professionnels peuvent dormir tranquilles. Le CSA veille à les protéger. Les pro-Russes, parfois aussi militants du Front national, peuvent aussi se réjouir", déplorait la journaliste.
    RABIA BENTOT ET L’AGRESSION ISLAMOPHOBE
    Surtout Caron a évoqué la condamnation judiciaire de Caroline Fourest en octobre dernier (dont @si vous parlait ici). Le litige remonte au 25 juin 2013 et une chronique de Fourest intitulée "Faut-il être féministe pour dénoncer l’agression des femmes voilées ?". Dans cette chronique, la polémiste mettait en doute les propos d’une jeune femme voilée, agressée quelques semaines plus tôt par deux hommes à Argenteuil. Fourest estimait que la police "doutait" de la version de la jeune fille, Rabia Bentot, et de celle de son père. "[La police] n’exclut pas un règlement de comptes familial, une opération punitive destinée à faire payer à la jeune femme son style de vie, jugé trop libre, ce qui changerait évidemment tout", expliquait Fourest, évoquant la possibilité d’une agression "bidonnée". Elle soulignait par ailleurs que le père de Rabia Bentot ne la laissait pas s’exprimer lors d’un entretien pour le site Oumma.com.
    Jugeant ces propos diffamatoires, la jeune femme en question, Rabia Bentot, a déposé plainte. La 17ème chambre du Tribunal de grande instance de Paris (spécialisée dans les affaires de presse) a donné raison à Bentot et condamné Fourest à verser 3 000 euros de dommages et intérêts à la plaignante, le 23 octobre dernier. Les juges ont estimé que pour sa défense Caroline Fourest "se bornait à produire quelques coupures de presse dont aucune n’évoque les faits sur lesquels elle appuie son imputation diffamatoire" et que les déclarations de la victime "figurant dans le PV ne diffèrent pas du récit qu’elle donne lors de l’interview diffusée sur oumma.com, au cours de laquelle son père, loin de lui couper la parole, explique qu’il n’était pas présent et que c’est à sa fille de s’exprimer".

    L’entretien de Rabia Bentot pour Oumma.com en juin 2013
    Sur le plateau de France 2, Fourest assure pourtant, à plusieurs reprises, avoir "gagné son procès". "Si elle dit qu’elle a gagné son procès, vous pouvez quand même la croire, abonde alors Ruquier. Demain tout le monde pourra vérifier". Problème : aucune des deux parties n’était immédiatement joignable ce matin.

    "L’AFFAIRE EN APPEL N’A PAS ÉTÉ JUGÉE"

    Mais avant même la diffusion de l’émission, Caron et Fourest s’opposaient sur Internet par blogs interposés, sur ce fameux procès. Le chroniqueur de France 2 a d’abord répondu sur le blog des "Invités de Mediapart". "Contactés cette semaine, la Cour d’appel de Paris et Maître Hosni Maati, l’avocat de Rabia Bentot, confirment deux choses : Caroline Fourest a bien été condamnée le 22 octobre 2014 pour diffamation et l’affaire en appel n’a pas encore été jugée. Le bulletin de la Cour d’appel concernant la procédure dans le dossier BENTOT/FOUREST, qui m’a d’ailleurs été transmis, établit en effet qu’aucune date d’audience n’est encore fixée", détaille Caron.
    Fourest a elle aussi publié une note, sur son blog, titrée "Droit de réponse à Mediapart et Aymeric Caron". Elle y regrette que Mediapart, ce "relais de la propagande de Tariq Ramadan et de ses alliés" vole au secours de Caron. Mais sur la condamnation, et son éventuelle victoire à un procès, comme elle l’affirme sur le plateau de France 2, elle entretient le flou. "[Le père de Rabia Bentot] a obtenu gain de cause en première instance à la très grande surprise de mes avocats, tout à fait confiants pour l’appel. L’avocat adverse doit penser la même chose. Il a délibérément laissé filer le délai de prescription pour que cet appel n’ait pas lieu, et abandonné les poursuites", avance Caroline Fourest.
    Problème : pourquoi, si elle a finalement "gagné ce procès", n’en a-t-elle jamais parlé (alors qu’elle enjoignait aux sites qui ont relayé sa condamnation de rectifier en cas de victoire en appel) ? Si la journaliste n’a pas fait appel de sa condamnation en première instance, comme c’est à elle de le faire pour contester la décision, elle ne peut s’estimer "affranchie de cette plainte" puisqu’elle a perdu le premier procès. Et si elle a bien décidé de faire appel (comme elle l’indiquait elle-même), il faudra attendre le procès en appel (dont la date n’a pas encore été fixée) pour savoir si oui ou non elle est condamnée. Et c’est d’ailleurs ce que semble indiquer l’avocat de Rabia Bentot, Hosni Maati, sur Facebook : "Contrairement à ce qui peut se dire, l’affaire est toujours en cours et Rabia Bentot ne nous a aucunement donné pour consigne de nous désintéresser de l’affaire l’opposant à Caroline Fourest. Notre détermination à voir la Cour d’appel de Paris confirmer le jugement du Tribunal de grande instance reste intacte."

  • Le mensonge de trop de Caroline Fourest : la justice l’a bien condamnée pour diffamation - Mediapart - Aymeric Caron http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/010515/caroline-fourest-le-mensonge-de-trop

    Le 25 juin 2013, sur France Culture, Caroline Fourest avait remis en cause les propos de Rabia Bentot, une jeune musulmane voilée qui avait été agressée par deux hommes à Argenteuil le 20 mai 2013. Caroline Fourest avait laissé entendre que Rabia Bentot était une affabulatrice et que toute cette affaire n’avait sans doute rien d’une agression islamophobe.

    Elle avait affirmé que « la jeune femme n’a pas déposé plainte tout de suite », et que dans une interview télévisée « le père, pourtant absent au moment des faits, passe son temps à couper la parole à sa fille, pour donner sa version. Et là aussi c’est une version qui n’a pas arrêté de changer, dont la police d’ailleurs doute. Elle n’exclut pas un règlement de comptes familial, une opération punitive destinée à faire payer à la jeune femme son style de vie, jugé trop libre, ce qui changerait évidemment tout ». Quelques instants tard, Fourest évoquait même clairement la possibilité d’agressions « bidonnées ».

    La victime avait alors porté plainte et Caroline Fourest avait été condamnée en octobre dernier à verser 3000 euros de dommages et intérêts et 3000 euros de frais de justice.

    On pourra s’interroger sur les suspicions sélectives de Caroline Fourest : alors qu’elle remet en cause la réalité d’une agression subie par une femme voilée, elle s’est en revanche empressée de soutenir Amina, ex-Femen, lorsque celle-ci avait affirmé avoir été agressée en plein Paris par des islamistes (« Les petits tyrans misogynes qui ont attaqué Amina en plein Paris ne l’emporteront pas au paradis », s’était-elle empressé de réagir). Sauf que dans ce cas précis, l’agression d’Amina s’avèrera… imaginaire.

    Mais revenons à la chronique sur Rabia Bentot. Car c’est ici que va se dérouler sur le plateau d’On n’est pas couché un étonnant moment : Caroline Fourest rétorque avec aplomb qu’elle n’a pas été condamnée. Etonnement. L’affaire aurait-elle connu un rebondissement qui aurait échappé à tous ? Je lui demande alors si elle a gagné le procès en appel. Elle me répond que oui. Et quelques instants plus tard, excédée, elle tentera de détourner l’attention en choisissant la voie de l’invective en me traitant de « con ». Estomaqué, je choisis alors de cesser l’interview : à mes yeux, l’insulte coupe court à toute tentative de dialogue.

    Dans une interview donnée le lendemain à la presse écrite, Caroline Fourest ira plus loin encore en réitérant ses injures et en affirmant, notamment, que ma méthode consiste à « faire les poubelles d’internet et en faire état sur un plateau ».

    Nouvelle erreur de Caroline Fourest. Ce n’est pas dans les poubelles d’internet que je trouve mes informations. Contactés cette semaine, la Cour d’appel de Paris et Maître Hosni Maati, l’avocat de Rabia Bentot, confirment deux choses : Caroline Fourest a bien été condamnée le 22 octobre 2014 pour diffamation et l’affaire en appel n’a pas encore été jugée. Le bulletin de la Cour d’appel concernant la procédure dans le dossier BENTOT/FOUREST, qui m’a d’ailleurs été transmis, établit en effet qu’aucune date d’audience n’est encore fixée. Le dernier acte effectué dans cette procédure est une sommation de communiquer le 8 avril dernier.

    Ce n’est pas dans les poubelles d’internet non plus que l’on trouve le compte-rendu du jugement du Tribunal de Grande Instance de Paris, lequel dénonce le manque de sérieux de l’enquête de Caroline Fourest : « Caroline FOUREST se borne à produire quelques coupures de presse dont aucune n’évoque les faits sur lesquels elle appuie son imputation diffamatoire » . Il souligne que contrairement aux affirmations de Fourest, Rabia Bentot a porté plainte dès le lendemain de son agression, après avoir été soignée à l’hôpital d’Argenteuil et que « ses déclarations figurant dans ce procès-verbal quant aux faits dont elle a été victime, ne diffèrent pas du récit qu’elle donne lors de l’interview diffusée sur oumma.com, au cours de laquelle son père, loin de lui couper la parole, explique qu’il n’était pas présent et que c’est à sa fille de s’exprimer pour décrire les violences qu’elle a subies ».

    La justice a donc établi que Caroline Fourest a, au cours de sa chronique, déformé des propos et des faits. Exactement ce que je lui reprochais de faire au cours de notre échange sur le plateau d’On n’est pas couché. Mais en mentant délibérément pendant cette émission à propos d’une condamnation dont elle a fait l’objet, Caroline Fourest a franchi un pas supplémentaire. Aujourd’hui elle se répand, réitérant ses insultes et ses attaques personnelles à mon encontre, affirmant que je l’aurais empêché de parler du fond du livre.