person:barack obama

  • #Trump et le coup d’État des #multinationales

    Comment Donald Trump a-t-il conquis la Maison-Blanche ? Au travers d’analyses d’observateurs et de paroles d’électeurs, Fred Peabody dessine le saisissant portrait d’une démocratie confisquée.

    Et si le 45e président des États-Unis n’était pas le symbole d’une ère nouvelle, mais au contraire l’aboutissement d’un processus entamé depuis de longues années ? Alors que la journaliste canadienne Naomi Klein a récemment comparé l’administration Trump à un « coup d’État des grandes entreprises », son compatriote philosophe John Saul (Mort de la globalisation, éd. Payot) estime, lui, que la confiscation de la démocratie et des biens publics par les intérêts privés a débuté dès la fin des années 1970, la première élection de Ronald Reagan en 1981 la rendant effective. Sa théorie du « coup d’État au ralenti » a notamment inspiré le journaliste Chris Hedges dans son analyse de l’état de l’Amérique. Pour lui, et certains de ses pairs, également interviewés ici, l’élection de Donald Trump ne constitue que le dernier rebondissement, le plus visible sans doute, d’une dérive à laquelle ses prédécesseurs démocrates, Bill Clinton et Barack Obama, ont activement prêté la main. Des pans entiers de la population américaine, notamment dans les anciennes régions ouvrières, ont ainsi été délibérément sacrifiés par les élites au nom de la libéralisation du marché, et la crise de 2008 a contribué à accélérer cet abandon.

    Outsiders
    En écho à ces réquisitoires très argumentés, le réalisateur Fred Peabody (Tous les gouvernements mentent) explore ainsi les villes dévastées de Camden (New Jersey) et de Youngstown (Ohio), anciens bastions industriels livrés au chômage et à la misère, où des sans-abri, citoyens jadis prospères, campent à deux pas de rangées de maisons murées. Et c’est l’aspect le plus passionnant, et le plus novateur, de son film, que de donner la parole à des électeurs de Trump qui, ni haineux, ni racistes, ni religieux fanatiques, expliquent pourquoi ils n’ont pu se résoudre, une fois de plus, à voter pour un parti qui les a rayés de la carte sans sourciller. Sans illusion sur Trump, ils lui reconnaissent une seule vertu : celle de l’outsider, méprisé comme eux par les politiciens professionnels et les médias. De Washington à la Rust Belt, la « ceinture de rouille », cette balade dans une Amérique oubliée fait puissamment écho à l’actualité française.


    https://www.arte.tv/fr/videos/084760-000-A/trump-et-le-coup-d-etat-des-multinationales
    #coup_d'Etat #USA #Etats-Unis #corporation #coup_d'Etat_permanent #impôts #fiscalité #élite #pouvoir_économique #démocratie #groupes_d'intérêt #intérêt_personnel #Mussolini #fascisme #corporatisme #propagande #médias #presse #lobby #Camden (New Jersey) #pauvreté #SDF #sans-abris #sans-abrisme #villes-fantôme #capitalisme #ghost-city #pillage #Youngstown (Ohio) #sidérurgie #industrie_sidérurgique #acierie #désindustrialisation #Rusting_belt #délocalisation #chômage #drogue #Manifeste_Powell #inégalités #richesse #pauvreté #ALENA #traité_de_libre-échange #accords_de_libre-échange #syndicats #prisons #privatisation_des_prisons #emprisonnement #divisions #diviser_pour_régner #racisme #sexisme #patriarcat #film #documentaire #film_documentaire


  • Régulation du numérique : comment la Californie veut contrer Washington
    https://www.latribune.fr/technos-medias/internet/regulation-du-numerique-comment-la-californie-veut-contrer-washington-8070

    Au fil de trois lois différentes encadrant les pratiques en ligne, le « Golden State » s’est doté en 2018 d’un dispositif juridique sans pareil dans le reste du pays. #Protection_des_données, *neutralité_du_Net, régulation de l’intelligence artificielle : la Californie prend le contre-pied de la ligne officielle à Washington, alors que l’administration Trump était tentée jusqu’ici de déréguler la Toile.

    À coup d’ambitieux projets de loi, la Californie semble déterminée à redéfinir les règles en vigueur sur Internet. Tandis que le gouvernement fédéral prend le parti de déréguler, comme l’illustre la suppression de la loi sur la neutralité du Net, le « Golden State » fait le pari inverse, allant parfois jusqu’à défier ouvertement l’administration Trump. Tout a commencé en juin 2018, lorsque le Golden State a adopté le California Consumer Privacy Act de 2018. Cette loi, qui entrera en application le 1er janvier 2020, est largement inspirée du #RGPD européen, dont elle reprend les grandes lignes : plus grand contrôle des internautes sur leurs données personnelles, possibilité de refuser qu’elles soient employées à des fins commerciales, protections supplémentaires concernant les données des mineurs.

    La Californie ne s’est toutefois pas arrêtée en si bon chemin, et en septembre 2018, le gouverneur Jerry Brown a signé une autre loi encadrant le comportement des « #bots », ces intelligences artificielles conversationnelles simples. Cette régulation, qui prendra effet le 1er juillet 2019, oblige les bots à s’identifier lorsqu’ils communiquent avec des humains en ligne. L’objectif : empêcher que ces agents virtuels ne soient utilisés pour manipuler leurs interlocuteurs en se faisant passer pour des humains, que ce soit à des fins commerciales (vendre un produit) ou politiques (influencer une élection).

    Mais la mesure la plus forte est sans aucun doute celle qui concerne la neutralité du Net, ratifiée en septembre dernier par le gouverneur Jerry Brown. Cette loi, la plus stricte du territoire américain, interdit aux fournisseurs Internet de bloquer ou ralentir les contenus, et de favoriser la bande passante de certains sites ou services au détriment d’autres. Elle restaure dans les grandes lignes la loi sur la neutralité du Net instaurée par Barack Obama en 2015, et abrogée par l’administration Trump en décembre 2017.


  • Le projet de loi anti-Opep refait surface au Congrès américain
    https://www.latribune.fr/economie/international/le-projet-de-loi-anti-opep-refait-surface-au-congres-americain-807056.html

    Aux États-Unis, des parlementaires ont récemment remis sur la table un projet de loi visant à empêcher l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) d’influencer les cours de l’or noir mais risquant aussi de provoquer de forts remous géopolitiques et financiers.

    Le projet de loi baptisé "No Oil Producing and Exporting Cartels Act of 2019" ou #NOPEC a été déposé la semaine dernière à la fois devant la Chambre des représentants et devant le Sénat américain. Cette loi, si elle était adoptée, permettrait aux autorités américaines de poursuivre tout groupe de pays s’accordant pour influencer les prix du pétrole en ajustant leur production. L’idée est d’abaisser in fine le prix de l’essence à la pompe. Pour l’heure, aucune date n’a été fixée pour son examen en séance plénière.

    L’#Opep, et son chef de file l’#Arabie_saoudite, sont directement visés. Le cartel a notamment décidé fin 2016, en association avec plusieurs pays partenaires dont la Russie, de s’imposer des quotas pour tenter de redresser les cours de l’or noir.

    Proposé pour la première fois en 2000, le projet de loi NOPEC réapparaît depuis par intermittence au Congrès américain malgré l’opposition de la Chambre américaine de commerce et de la fédération du secteur pétrolier API. Il n’a toutefois jamais été adopté. Les présidents républicain George W. Bush et démocrate Barack Obama avaient toujours averti qu’ils y mettraient leur veto.

    Le projet de loi apporte à l’administration américaine « un moyen de pression important si les prix devaient grimper », estimaient récemment dans une note les analystes de Barclays.

    Il pourrait aussi fournir « des options législatives pouvant être considérées comme des sanctions au regard du meurtre (du journaliste saoudien Jamal) Khashoggi, des tensions entre la Russie et l’Ukraine et des arrangements que l’Opep et ses partenaires pourraient envisager le mois prochain à Bakou », relevaient-ils.
    Le cartel et ses partenaires doivent discuter en Azerbaïdjan d’éventuels ajustements à l’accord les liant. Donald Trump appelle régulièrement l’Opep, parfois vertement, à ouvrir plus grand les vannes.

    Si le texte devait être adopté, le cartel - Arabie saoudite en tête -, « n’aurait alors plus aucun intérêt à se réserver une marge de manœuvre en cas de troubles », souligne James Williams de WTRG Economics.

    L’Opep maintient en effet depuis plusieurs décennies de quoi augmenter rapidement sa production pour pouvoir maintenir l’offre d’or noir sur le marché mondial, et Ryad est plusieurs fois monté au créneau pour éviter une flambée des prix, au moment des guerres en Irak ou des combats en Libye par exemple. Mais c’est coûteux. Or sans ce coussin de sécurité, « les prix fluctueront au moindre pépin », affirme M. Williams.

    « Toute loi NOPEC soulève le problème des relations entre les Etats-unis et l’Arabie saoudite », rappelle Harry Tchilinguirian de BNP Paribas. Certes les Etats-Unis, grâce à l’essor du pétrole de schiste, sont désormais moins dépendants des importations de pétrole. Mais Ryad reste « la pierre angulaire de la politique étrangère de Donald Trump au Moyen-Orient, en particulier pour tout ce qui concerne l’Iran_ », ajoute-t-il. Et le royaume est un important acheteur d’armes américaines.

    Par ailleurs, « si les prix du pétrole descendaient trop, les revenus des pays du Moyen-Orient chuteraient d’autant et leur population pourrait de nouveau manifester son mécontentement comme lors du Printemps arabe », remarque M. Williams.
    Pour tous ces risques économiques et géopolitiques, l’administration américaine n’aurait pas intérêt, selon lui, à promulguer le texte. Mais, ajoute-t-il, « avec ce président, on n’est jamais certain de rien ».


  • Climate change seen as top threat, but U.S. power a growing worry - poll
    http://news.trust.org/item/20190210225154-k96v7

    The largest shift in sentiment centred on the United States, it said, with a median of 45 percent of people naming U.S. power and influence as a threat in 2018, up from 25 percent in 2013, when Barack Obama was U.S. president.

    In 10 countries, including Germany, Japan and South Korea, roughly half of respondents or more saw U.S. power and influence as a major threat to their nation, up from eight in 2017 and three in 2013, the poll showed.

    In Mexico, where those concerns have spiked since the election of U.S. President Donald Trump, the percentage jumped to 64 percent, the poll showed.

    #climat #etats-unis #menaces


  • Steve Bannon qualifie les « gilets jaunes » d’« inspiration pour le monde entier »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/02/07/steve-bannon-qualifie-les-gilets-jaunes-d-inspiration-pour-le-monde-entier_5

    Les « gilets jaunes » à ses yeux ont « remporté le premier round contre les élites » quand Emmanuel Macron a annoncé le 10 décembre plusieurs mesures en faveur du pouvoir d’achat. « Au pays de la Révolution française, le mouvement des “gilets jaunes” mène aujourd’hui la mère des batailles. Ils sont une inspiration pour le monde entier », a déclaré l’ancien stratège de Donald Trump Steve Bannon, dans un entretien à l’hebdomadaire L’Express paru jeudi 7 février.

    « Ces perdants de la mondialisation, paupérisés comme jamais, se réveillent et crient “stop !”. La beauté de leur action est qu’elle réunit des gens de droite comme de gauche ; ce qui est la définition du peuple et du populisme », ajoute l’ex-conseiller du président américain, qui fut l’invité vedette du congrès du Rassemblement national en mars 2018, et a lancé à Bruxelles la fondation The Movement pour mettre en réseau les partis nationalistes et populistes.

    Selon lui, le président français est « un pantin ». « Il est hors sol. Sous son costume, il n’y a rien », il est « un peu le Barack Obama français », dit celui qui entend fédérer les formations nationales populistes en Europe en vue des élections européennes de mai.


  • On a mission from God : Pompeo messages evangelicals from the Middle East - Asia Times
    http://www.atimes.com/article/on-a-mission-from-god-pompeo-messages-evangelicals-from-the-middle-east

    Commentaire ironique d’Elijah Magnier sur Twitter (https://twitter.com/ejmalrai/status/1085258903045238784) : Al-Baghdadi a également une « mission divine » et Dieu doit vraiment s’intéresser au Moyen-Orient pour y envoyer autant d’envoyés !

    “This trip is especially meaningful for me as an evangelical Christian, coming so soon after the Coptic Church’s Christmas celebrations. This is an important time. We’re all children of Abraham: Christians, Muslims, Jews. In my office, I keep a Bible open on my desk to remind me of God and His Word, and The Truth.”

    He added that he was in Cairo to herald another truth, that America was a “force for good” in the Middle East.

    Pompeo then proceeded to rip into former president Barack Obama, who some fringe evangelists have accused of being a secret Muslim and even the Antichrist. The secretary of state used his speech to air domestic grievances, blaming Obama for the rise of Islamic State (ISIS) and the empowerment of Iran.

    “Remember: It was here, here in this city, that another American stood before you. He told you that radical Islamist terrorism does not stem from an ideology. He told you that 9/11 led my country to abandon its ideals, particularly in the Middle East.

    “The results of these misjudgments have been dire,” Pompeo told an assembled group of blank-faced students, eliciting little palpable reaction.

    “We grossly underestimated the tenacity and viciousness of radical Islamism, a debauched strain of the faith that seeks to upend every other form of worship or governance. ISIS drove to the outskirts of Baghdad as America hesitated. They raped and pillaged and murdered tens of thousands of innocents. They birthed a caliphate across Syria and Iraq and launched terror attacks that killed all across continents,” he said.


  • Trump Discussed Pulling U.S. From NATO, Aides Say Amid New Concerns Over Russia - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/01/14/us/politics/nato-president-trump.html

    There are few things that President Vladimir V. Putin of Russia desires more than the weakening of NATO, the military alliance among the United States, Europe and Canada that has deterred Soviet and Russian aggression for 70 years.

    Last year, President Trump suggested a move tantamount to destroying NATO: the withdrawal of the United States.

    Senior administration officials told The New York Times that several times over the course of 2018, Mr. Trump privately said he wanted to withdraw from the North Atlantic Treaty Organization. Current and former officials who support the alliance said they feared Mr. Trump could return to his threat as allied military spending continued to lag behind the goals the president had set.

    In the days around a tumultuous NATO summit meeting last summer, they said, Mr. Trump told his top national security officials that he did not see the point of the military alliance, which he presented as a drain on the United States.

    At the time, Mr. Trump’s national security team, including Jim Mattis, then the defense secretary, and John R. Bolton, the national security adviser, scrambled to keep American strategy on track without mention of a withdrawal that would drastically reduce Washington’s influence in Europe and could embolden Russia for decades.

    Now, the president’s repeatedly stated desire to withdraw from NATO is raising new worries among national security officials amid growing concern about Mr. Trump’s efforts to keep his meetings with Mr. Putin secret from even his own aides, and an F.B.I. investigation into the administration’s Russia ties.

    A move to withdraw from the alliance, in place since 1949, “would be one of the most damaging things that any president could do to U.S. interests,” said Michèle A. Flournoy, an under secretary of defense under President Barack Obama.

    “It would destroy 70-plus years of painstaking work across multiple administrations, Republican and Democratic, to create perhaps the most powerful and advantageous alliance in history,” Ms. Flournoy said in an interview. “And it would be the wildest success that Vladimir Putin could dream of.”

    Retired Adm. James G. Stavridis, the former supreme allied commander of NATO, said an American withdrawal from the alliance would be “a geopolitical mistake of epic proportion.”

    “Even discussing the idea of leaving NATO — let alone actually doing so — would be the gift of the century for Putin,” Admiral Stavridis said.

    Senior Trump administration officials discussed the internal and highly sensitive efforts to preserve the military alliance on condition of anonymity.

    After the White House was asked for comment on Monday, a senior administration official pointed to Mr. Trump’s remarks in July when he called the United States’ commitment to NATO “very strong” and the alliance “very important.” The official declined to comment further.

    American national security officials believe that Russia has largely focused on undermining solidarity between the United States and Europe after it annexed Crimea in 2014. Its goal was to upend NATO, which Moscow views as a threat.

    Comme on le voit au début et à la fin de cet extrait, si les #USA quittent l’#Otan ce sera pas mal la faute de la #Russie de #"Poutine


  • Washington a discrètement déclassé l’UE de son statut protocolaire
    https://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/washington-a-discretement-declasse-l-ue-de-son-statut-protocolaire-803461.

    L’UE se penche sur les « possibles implications » d’un changement de protocole diplomatique américain. Le statut de l’ambassadeur européen a dégringolé au rang de celui d’une organisation internationale, derrière tous les ambassadeurs d’Etat. Un article de notre partenaire Euractiv.

    La radio allemande Deutsche Welle a épinglé une dégradation du statut diplomatique de la délégation de l’Union européenne aux États-Unis. Dans l’ordre de préséance du corps diplomatiquedu département d’État américain, David O’Sullivan, qui dirige la délégation de l’UE, n’apparait qu’après tous les ambassadeurs nationaux, qui sont quant à eux classés en fonction de la date de présentation de leur lettre de créance. En tant que représentant d’une « organisation internationale », il se retrouve donc au même rang que l’ambassadeur de l’Union africaine à Washington, Arikana Chihombori Quao.

    Lors des funérailles de l’ancien président George H.W. Bush, David O’Sullivan n’a donc pas été appelé dans l’ordre chronologique habituel, sur un pied d’égalité avec les ambassadeurs nationaux, mais à la toute fin. Sans le changement protocolaire, il aurait fait partie des 20 ou 30 premiers ambassadeurs (sur plus de 150 représentants étrangers), étant donné qu’il est en poste à Washington depuis 2014.
    […]
    Maja Kocijančič [porte parole de la Haute-représentante de l’UE pour les affaires étrangères, Federica Mogherini] n’a pas voulu discuter de possibles représailles européennes. L’UE avait été élevée au même rang que les États dans le protocole sous l’impulsion de Barack Obama, en 2016. L’administration Trump est donc retournée à l’ordre plus ancien, qui place les représentants d’organisation internationale après les ambassadeurs. « Vous savez comme moi que l’UE est bien une organisation internationale », a-t-elle commenté.


  • Trump starts fundraising minutes after his first primetime Oval Office address – Alternet.org
    https://www.alternet.org/2019/01/trump-starts-fundraising-minutes-after-his-first-primetime-oval-office-add

    Non, mais on vit où là ?
    Ainsi donc Trump constitue un fichier des « vrais américains » qui payent pour construire son mur... que fera-t-on des autres demain ?

    The Trump presidency has been little more than an extension of his presidential campaign, starting when he filed papers for re-election the day he was sworn in to office.

    So perhaps it comes as no surprise that literally minutes after delivering his first primetime Oval Office address to the nation on what he labeled the “crisis” at the border, Trump was fundraising off his speech.

    A primetime address from the Oval Office is generally reserved for the absolute, most important events in a president’s time in office. It is literally an attempt to place the weight and magnitude of the entire presidency in view of the American people, in order to convey the extreme magnitude of the President’s speech and the issue at hand.

    President John F. Kennedy addressed the nation on the Cuban Missile Crisis from the Oval Office.

    President Ronald Reagan spoke to comfort the nation from the Oval Office after the Challenger space shuttle disaster.

    President George W. Bush addressed the nation from the Oval Office the night of the 9/11 terrorist attacks.

    President Barack Obama used the Oval Office to address the nation on the Deepwater Horizon oil spill.

    None of them fundraised off their speeches.

    On Tuesday night, about 15 minutes after President Trump finished his speech, likely thousands if not millions of supporters received a text asking them to “Donate to the Official Secure the Border Fund NOW.”

    MSNBC’s Joy Reid posted a screenshot of the text:

    If that weren’t enough, Trump sent a fearmongering fundraising email, trashing Democratic leaders and urging supporters to donate half a million dollars by 9 PM, the time of his speech. The email was sent around 5:30 PM.

    “Drugs are poisoning our loved ones,” it reads. “MS-13 gang members are threatening our safety.” “Illegal criminals are flooding our nation,” it warns.

    “I want to make one thing clear to Chuck Schumer and Nancy Pelosi: Your safety is not a political game or a negotiation tactic!”

    If these scare tactics weren’t enough, Trump used high-pressure tactics to eek every dime out of his supporters – many of whom are low income earners or retirees.

    “I want to know who stood with me when it mattered most so I’ve asked my team to send me a list of EVERY AMERICAN PATRIOT who donates to the Official Secure the Border Fund,” the email reads.

    In other words, the President of the United states is saying if you don’t send him money, you’re not a patriotic American. And he’s taking names. Literally.

    “Please make a special contribution of $5 by 9 PM EST to our Official Secure the Border Fund to have your name sent to me after my speech.”

    The Official Secure the Border Fund is not a fund that will actually secure the border. It’s just Trump’s re-election campaign fund.

    Here’s the email:

    #Trump #Fichier


  • How to Use the #blockchain to Riff Artwork, Sell PDFs, and Otherwise Gain Economic Control of Your…
    https://hackernoon.com/bitmark-how-to-use-the-blockchain-for-property-rights-ecf9f5e67e77?sourc

    How to Use the Blockchain to Riff Artwork, Sell PDFs, and Otherwise Gain Economic Control of Your PropertyEveryone recognizes the iconic red-white-and-blue stencil portrait of Barack Obama. But it’s not as common knowledge that this famous image, already much copied and parodied, was the subject of a difficult #property-rights legal battle.The story goes like this:In late 2007, artist Shepard Fairey created the most iconic political poster of the 21st century: a stencil portrait of Barack Obama with the word “Hope” written under it. However, it wasn’t an entirely original work: Fairey explored with Google Image Search to find a photograph of Obama shot in 2006 by freelance AP photographer Mannie Garcia and used it as the basis of his historic poster. He didn’t license the photograph and (...)

    #blockchain-ownership #data #digital-rights


  • USA : Le débat sur le mur éclipse d’autres problèmes à la frontière américaine Elliot Spagat et Colleen Long - Associated Press à San Diego - 5 Janvier 2019 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/monde/etats-unis/544912/le-debat-sur-le-mur-eclipse-nombre-d-autres-problemes-a-la-frontiere

    À Washington, tout tourne autour du mur. À la frontière avec le Mexique, ce n’est pourtant qu’une partie de l’histoire.

    Les autorités frontalières se débattent avec des installations obsolètes mal équipées pour faire face à l’augmentation croissante du nombre de familles de migrants, ce qui entraîne le relâchement au quotidien d’immigrants dans la rue. Le système judiciaire d’immigration est tellement encombré que certains attendent des années avant que leurs affaires ne soient résolues et manquent de fonds pour des services de base comme celui d’un traducteur en personne.


    Photo : Daniel Ochoa de Olza Associated Press Une femme se promène sur le flanc mexicain de la clôture frontalière qui sépare San Diego, aux États-Unis, et Tijuana, au Mexique.

    Une augmentation du nombre d’enfants malades arrivant à la frontière pèse aussi lourdement sur les ressources en santé.

    Malgré tout, le débat à Washington a porté presque exclusivement sur les 5 milliards de dollars de financement réclamés par le président Donald Trump pour un mur. Les autres propositions en cours de discussion maintiendraient le financement du reste du département de la Sécurité intérieure aux niveaux existants.

    « Le mur est un outil. Malheureusement, même s’il est construit tout au long de la frontière, il ne résoudra pas tous les problèmes », a souligné Victor M. Manjarrez, ancien chef des patrouilles frontalières avec plus de 20 ans d’expérience, et aujourd’hui professeur à l’Université du Texas-El Paso.

    Le président Trump a laissé entendre que les migrants ne prendraient pas la peine de venir s’il parvenait à ses fins avec le mur frontalier, ce qui rendrait d’autres enjeux d’immigration moins problématiques. Des murs et des clôtures couvrent actuellement environ un tiers de la frontière — principalement construits sous le gouvernement du président George W. Bush — et M. Trump souhaite les prolonger et les fortifier. Toutefois, la sous-traitance, la conception et la construction de nouveaux systèmes de murs dotés de technologies de pointe pourraient prendre des années.

    M. Trump a rencontré vendredi les leaders du Congrès américain qui ont déclaré que le président prévenait que la paralysie budgétaire pourrait durer encore « des années ». Le président a dit plus tard qu’il envisagerait d’utiliser le pouvoir exécutif pour construire un mur à la frontière.

    « Vous pouvez appeler cela une barrière, vous pouvez appeler ça comme vous voulez », avait déclaré M. Trump un jour plus tôt, accompagné de représentants de travailleurs à la frontière. « Mais essentiellement, nous avons besoin de protection dans notre pays. Nous allons y arriver. Les gens de notre pays le veulent. »

    Dans le même temps, la Chambre a adopté un projet de loi jeudi soir visant à financer le gouvernement sans les 5 milliards souhaités par M. Trump, la nouvelle présidente démocrate Nancy Pelosi qualifiant le mur « d’immoral ».

    Des familles qui ne veulent pas échapper à la capture
    Le débat néglige d’importants goulots d’étranglement dans le système d’immigration alors que de plus en plus de familles et d’enfants voyageant seuls se présentent aux autorités pour demander l’asile, au lieu d’essayer d’échapper à la capture, comme presque tout le monde le faisait il y a quelques années. Dans certains cas, des migrants escaladent la barrière frontalière existante et recherchent des agents pour se rendre.

    L’arriéré des tribunaux d’immigration a plus que doublé pour atteindre 1,1 million de cas depuis peu avant l’entrée en fonction de M. Trump, selon Transactional Records Access Clearinghouse de l’Université de Syracuse. Les familles et les enfants comptent maintenant pour environ six sur 10 arrestations par des patrouilles frontalières, mais il n’y a qu’environ 3300 lits de détention pour les familles et le nombre d’enfants non accompagnés pris en charge par le gouvernement a considérablement augmenté sous l’administration Trump.

    Les migrants ayant traversé la frontière sont bloqués dans des cellules de détention à court terme pendant plusieurs jours et le nombre d’enfants migrants malades a atteint des sommets. Deux enfants sont morts en détention.

    En outre, le mur fera peu pour résoudre le problème des visas échus — lorsque des immigrants arrivent dans le pays légalement et y restent après l’expiration de leurs papiers. Selon les autorités, il y a eu près de 740 000 séjours prolongés après l’échéance d’un visa au cours d’une période récente de 12 mois.

    Et les agents frontaliers continuent de composer avec un nombre croissant d’enfants et de familles. Les responsables disent qu’ils interceptent environ 2000 personnes par jour, dont plus de 60 pour cent sont des enfants et des familles, une proportion plus grande que pendant plusieurs périodes sous le président Barack Obama. Ils ont relayé 451 cas à un fournisseur de soins de santé du 22 au 30 décembre, plus de la moitié des enfants.

    Des responsables « dépassés » par les événements
    David Aguilar, chef de la police des frontières de 2004 à 2010 et ancien commissaire par intérim aux douanes et à la protection des frontières, a soutenu que les agences responsables de la détention à long terme en immigration avaient besoin de fonds supplémentaires pour pouvoir intervenir immédiatement après l’interpellation à la frontière. Il dit croire que les responsables sont « dépassés » par le sort de tous les enfants et de toutes les familles traversant la frontière, ce qui est très différent de la situation des années 1990 et 2000.

    « Les données démographiques et les flux à la frontière sud sont très différents de ceux observés lors de la construction des murs d’origine… en 2006 et 2008 », a-t-il déclaré.

    M. Trump a augmenté de façon importante le nombre de juges de l’immigration, mais Ashley Tabaddor, présidente de l’Association nationale des juges de l’immigration, a fait valoir que le personnel de soutien était insuffisant. Environ une semaine avant le « shutdown » au gouvernement fédéral, on a dit aux juges que les tribunaux étaient à court d’argent pour de nombreux traducteurs en personne et que, par conséquent, ils devraient les joindre par téléphone. Une audience qui aurait généralement duré trois minutes s’étalerait sur une vingtaine de minutes.

    #murs #inefficacité #USA #Mexique #migrants #frontières #barrières_frontalières #absurdité #réalité #Etats-Unis #barack_obama #george_w_bush #donald_trump


  • Petition calls for U.S. to give Northwest Angle to Canada

    ’Make America great by correcting this critical survey error,’ petition says.

    There is a call for the U.S. government to adjust the border near #Manitoba to give Canada the geographic oddity known as the Northwest Angle.

    Known simply as the Angle to the 120 people who live there, it is a jetty of #Minnesota sandwiched between Manitoba and northwestern #Ontario.

    It is the only place in the United States outside Alaska that is north of the 49th parallel. And it was based on a flawed map from 1755.

    “Make America great by correcting this critical survey error,” states a petition, called “Give Canada back the Northwest Angle located in Manitoba,” and created as part of We the People.

    Launched in September 2011 under then-President Barack Obama, We the People is a section of the White House website for petitioning policy experts. Petitions that meet a certain threshold of signatures are typically reviewed by administration officials who are prepared to issue official responses.

    The threshold for a response is 100,000 signatures, so it could take some more for the Northwest Angle petition to find its way onto the desk of U.S. Congress.

    It was created Sunday, and as of Wednesday, had just 32 signatures.

    The international boundary that takes in the #Northwest_Angle was made shortly after the Treaty of Paris in 1783 between the U.S. and Britain.

    However, Benjamin Franklin and British representatives relied on a 1755 map from American John Mitchell, who was not a professional geographer or map-maker.

    He was a physician and botanist who developed an interest in geography and created his map based on materials he found in official archives and private hands. But he misattributed the source of the Mississippi River as being at the edge of Lake of the Woods, and drew the lake itself in the shape of an oval rather than bent and bowed by the multiple bays it actually contains.

    The Treaty of Paris stated the boundary between U.S. territory and the British possessions to the north would run “...through the Lake of the Woods to the northwestern-most point thereof, and from thence on a due west course to the river Mississippi.”

    The source of the Mississippi River, however, actually lies nearly due south of Lake of the Woods, rather than north and west of it.

    The end result is a thumb of land isolated from the rest of the U.S. In those months when Lake of the Woods is free of ice, Angle residents can reach the mainland U.S. directly by boat.

    However, to make the journey by land, residents must pass through two Canada-U.S. borders — at the east and southern boundaries of Manitoba.

    “Even the most mundane tasks involve a certain amount of shuttle diplomacy. Grocery shopping is once a week, and that’s an hour and 15 minutes, one way,” states a story on the region by CBS News in 2016.

    “First, residents have to notify Canadian authorities that they’re about to cross the border. Then, it’s a 60-mile [96.6-km] or so trek through Canada back to the U.S. boundary line to cross back into Minnesota and the nearest town.”

    https://www.cbc.ca/news/canada/manitoba/northwest-angle-petition-border-1.4962228
    #Canada #USA #Etats-Unis #frontières #disputes_frontalières #disputes_territoriales #différend_frontalier #frontières_mobiles #pétition

    La pétition:
    https://petitions.whitehouse.gov/petition/give-canada-back-northwest-angle-located-manitoba

    ping @reka


  • Macron, Hitler, Marx, Staline, Trump, Lincoln, Jean-Baptiste et Le Monde... (quand l’Absente tue le game !)

    Branle bas de combat ! #Le_Monde aurait osé « la #caricature de trop » ! Comme l’explique brillamment #André_Gunthert sur son « carnet de recherches d’image sociale », cette #Une, grandiloquente et #en_même_temps irrévérencieuse, « vient clore l’impressionnante dégringolade du président Macron »
    http://imagesociale.fr/6975
    seenthissé par @colporteur : https://seenthis.net/messages/747820

    Le récit, commencé en fanfare et qui se clôt sur un champ de bataille, est illustré en couverture du magazine par un photomontage du graphiste Jean-Baptiste Talbourdet

    Mais bien qu’elle contienne toutes les références nécessaires, je ne partage pas les conclusions de cette note, qui prête à l’auteur #Jean-Baptiste_Talbourdet une intension volontairement malveillante sans l’avoir questionné.

    Suite, donc, à cette couverture pour le moins « audacieuse », une shitstorm s’est installée, sur les limites de la représentation du #Chef de l’#État, on croirait presque à un blasphème tant la bronca est générale. #Luc_Bronner, directeur de la rédaction du Monde, oppose un petit justificatif, et c’est là, selon moi, que se joue une couardise dommageable pour tou-te-s :
    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2018/12/29/a-nos-lecteurs-a-propos-de-la-une-de-m-le-magazine-du-monde_5403549_4500055.
    Il avait tous les éléments pour faire une démonstration historique avec un filage magistral et ... non, il se réfugie derrière une rapide référence de l’Histoire de l’Art, en bon #sachant, et prend pour exemple... d’autres couvertures du Monde ! En bref, il lâche le choix politique pour une excuse graphique, esthétisante... alors qu’elle-même est issue d’une tradition politique !

    #Hubert_de_Jenlis, en bon chevalier de #Macron, pense porter un coup de grâce par la preuve irréfutable d’un #plagiat de #Lincols_Agnew qui portraitise #Hitler :
    https://twitter.com/HubertdeJenlis/status/1079143667724627968

    Hors, cet portrait a servi pour illustrer un essai ô combien intéressant paru dans le Harpers en juillet 2017 : The Reichstag Fire Next Time, The coming crackdown par #Masha_Gessen :
    https://harpers.org/archive/2017/07/the-reichstag-fire-next-time
    Le portrait, donc, est signé #Lincoln_Agnew et fait partie d’un diptyque où on retrouve donc Hitler :

    Illustrations by Lincoln Agnew. Source photographs: Adolf Hitler © Hulton Archive/Getty Images; crowd saluting Hitler © Visual Studies Workshop/Getty Images

    Mais aussi #Trump, #Putin, #Obama, #Bush :

    Source photographs: Donald Trump © JB Lacroix/WireImage; Vladimir Putin © Mikhail Svetlov/Getty Images; Barack Obama © Ron Sachs-Pool/Getty Images; George W. Bush © Luke Frazza/AFP/Getty Images; protest © Creative Touch Imaging Ltd./NurPhoto/Getty Images; drone © Erik Simonsen/Getty Images

    Ce qui semblait de toute évidence être une copie se révèle, si on prend le temps de lire l’article, puis de chercher les sources d’inspiration de Lincoln Agnew, être un hommage, dans le fil d’une tradition de représentation de la #Puissance et du #Pouvoir de figures d’autorité, dans la _#Droite ligne de #Gauche_ de l’#iconographie #Russe.
    Et il se trouve que Agnew lui-même s’inspire de #Gustav_Klutsis qui portraitise #Marx, #Engels, #Lenine et #Staline de la même manière en... 1933 !

    Gustav Klutsis, Raise Higher the Banner of Marx, Engels, Lenin and Stalin ! 1933

    (L’année même de l’incendie du du Reichstag dont il est question plus haut.) Portrait qu’on peut retrouver dans la superbe exposition de nov 2017 à février 2018 au musée #Tate : Red Star Over Russia at Tate Modern
    https://www.tate.org.uk/whats-on/tate-modern/exhibition/red-star-over-russia
    Il est vraiment intéressant de regarder la vidéo faite par le Tate Modern pour l’exposition : https://youtu.be/Kd_GHlMkwpQ

    qui revient sur

    the story behind graphic designer #David_King's collection of 250,000 artworks, photographs and documents from the Soviet Union.

    Et cette histoire, derrière la collection, c’est le point de départ sur une #Disparition, une #Invisibilisation. Celle de Léon #Trotski. C’est donc l’histoire de la construction de l’image de la Puissance, du Pouvoir, et la représentation de l’Homme Fort, et comment celle-ci écrase tout sur son passage. Pas grand chose à voir donc avec un parti politique particulier, mais bien plus avec une #oppression_systémique, la plus rependue au monde...

    L’affiche de l’expo est peut-être même la première inspiration de la série, et il est troublant de la mettre à côté du portrait de Macron tant les deux visages se répondent ! Elle est datée de 1923 et signée #Strakhov (Braslavsky) Adolf Yosypovych :

    Elle est issue d’une campagne de propagande pour... l’émancipation féminine ! Et ... combien avez-vous vu de #femmes dans cette suite de portraits, jusqu’à présent ? Hein ?!

    Quel dommage ! Quel dommage que les gonades qui s’expriment contre la pseudo-insulte faite au Chef de la France soient quasiment, uniquement, masculines ou assimilées. Quel dommage aussi que pour défendre un choix, d’autres gonades masculines n’osent aller au bout de la filiation. Je n’irait pas jusqu’à dire quel dommage que si peu soient encore #Charlie, mais ceci dit, ça a quand même son sens. L’année 2018 a vu augmenter, terriblement, la pression du #patriarcat, du #masculinisme même, et la #répression, partout : cette fin d’année est maculée de sang sous les coups frénétiques d’un service régalien qui ne fait que protéger un président fantoche dont quasi plus personne ne veut. Et quand, enfin, arrive une occasion de justifier le maintien de leur chef au Pouvoir, la meute de déchaine, écrasant, une fois de plus la continuité des leçons de l’Histoire, de sa contextualisation globale nécessaire, et participe ainsi, encore plus, au #confusionnisme plutôt qu’à l’#éducation_populaire...
    Quelle misère !

    Épilogue : Toute #oppression crée un état de #guerre.
    #Simone_de_Beauvoir, in Le Deuxième #sexe, t.2, L’expérience vécue


  • Obama Admits Bipartisan Capitalist ’Washington Consensus’ Fueled Far-Right & Multiplied Inequality
    https://www.filmsforaction.org/watch/obama-admits-bipartisan-capitalist-washington-consensus-fueled-farri

    Former US President Barack Obama admitted that the neoliberal capitalist policies he and his predecessors supported fostered the rise of the far-right and grossly exacerbated inequality.


  • Here’s why this media scholar changed her mind and now thinks there’s a ’very strong’ case Russia won the 2016 election for Trump | Alternet
    https://www.alternet.org/news-amp-politics/heres-why-media-scholar-changed-her-mind-and-now-thinks-theres-very-strong

    I originally thought that the idea that the Russians could have used social media to create a substantial impact on the election was absurd. I started to change my mind when I saw the first release of Russian social media and troll campaign ads and messaging during the U.S. Senate hearings in October and November of last year. These ads were a coherent plan and understanding of the presidential election which was consistent with Donald Trump’s political needs.

    If acted on systematically, these ads would have produced a communication effect that on the margins could have affected enough votes to change the outcome of the election in his favor. If the Russians didn’t have a coherent theory of what it took for Donald Trump to win — or what it would take to make it more likely that Hillary Clinton would lose — then all their machinations would not have mattered. But the Russians knew who to mobilize.

    The Russians were trying to mobilize evangelicals and white conservative Catholics. The Russians also knew that they needed to mobilize veterans and military households. The Russians knew they had to demobilize Bernie Sanders supporters and liberals, especially young people. The Russians were also attempting to shift the voters they could not demobilize over to Jill Stein.

    You add that together with demobilizing African-American voters with messaging that Hillary Clinton is bad for the black community, and then Clinton’s whole messaging strategy is at risk. If Hillary Clinton can’t mobilize the black vote at levels near Barack Obama’s, although not the same level, then she is in trouble.

    I then started to examine where the Russians and their trolls spent their time and attention. They were spending more of it on trying to demobilize African-American voters by emphasizing things that group may not like about Hillary Clinton. When a person casts a vote they are not thinking about every detail or issue relative to a candidate. Voters make decisions based on what is most important in that moment of time, what is on the top of their mind.

    So if you remind voters who are African-American that at the end of Bill Clinton’s presidency there was a very high level of increased incarceration of African-Americans on drug charges then an African-American voter may say, “Maybe I should think about Hillary Clinton differently.”

    If you remember her “superpredator” comment and take it to be about black people in general and not about gangs specifically, then you as an African-American voter may be less likely to support her.

    By featuring these types of messages, the Russians were increasing the likelihood that while you may not be likely to cast a vote for Donald Trump, you are more likely to stay home and not vote for Hillary Clinton.

    I then started to wonder whether maybe there was enough troll activity that was addressed to the right constituencies to have impacted the margins of the vote. The question then becomes, did the Russians and their trolls target the right voters in the right places? We still don’t know that.

    The social media platforms know the answer, but they have not released the information. The trolls alone could have swung the electorate. But in my judgment the WikiLeaks hacks against the DNC is a much stronger case. There we see a clear effect on the news media agenda. We know from decades of communication scholarship that if you change the media agenda you then change the criteria that people vote on. The shift in the media agenda from October forward was decisively against Hillary Clinton. And the questions in the presidential debates which were based on information stolen by WikiLeaks and the Russians disadvantaged Clinton and, looking at the polling data, predicted the vote.

    President Trump is better at commanding the agenda than he is at any other single thing that he as a communicator does. The press has been an accomplice in the process of ceding agenda control to him by virtue of his tweeting — and having the press respond immediately, as if every tweet is presumed to be newsworthy. Donald Trump has the capacity to get whatever he wants the public to focus on by directing the cable news agenda. We really should ask: Aren’t there other things we ought to be paying more attention to? How often are we being distracted from something that Trump does not want us to pay attention to? Being distracted by his effective use of tweets to set an alternative agenda.

    Fox News is de facto Trump’s state-sponsored media. How does this impact American political culture?

    We are increasingly going into ideological enclaves to get our news. To the extent that people find the news compatible with what they already believe, that means they are not being exposed to alternative interpretations of reality and alternative points of view. What is unprecedented about the relationship between Fox News and the president of the United States is the extent to which what is said and shown on Fox News appears to influence what is said and featured by the president of the United States. The traditional model of agenda-setting is that the president sets the agenda and the news media follows. This reversal with Donald Trump and Fox News is something new.

    #Politique #Médias_sociaux #USA #Trump


  • Mes #étoiles_noires

    L’Homme, petit ou grand, a besoin d’étoiles pour se repérer. Il a besoin de modèles pour se construire, bâtir son estime de soi, changer son imaginaire, casser les #préjugés qu’il projette sur lui-même et sur les autres. Dans mon enfance, on m’a montré beau- coup d’étoiles. Je les ai admirées, j’en ai rêvé : Socrate, Baudelaire, Einstein, Marie Curie, le général de Gaulle, Mère Teresa… Mais des étoiles noires, personne ne m’en a jamais parlé. Les murs des classes étaient blancs, les pages des livres d’histoire étaient blanches.
    J’ignorais tout de l’histoire de mes propres ancêtres. Seul l’esclavage était mentionné. L’histoire des Noirs, ainsi présentée, n’était qu’une vallée d’armes et de larmes.

    Pouvez-vous me citer un scientifique noir ?
    Un explorateur noir ?
    Un philosophe noir ?
    Un pharaon noir ?
    Si vous ne le savez pas, quelle que soit la couleur de votre peau, ce livre est pour vous. Car la meilleure façon de lutter contre le racisme et l’intolérance, c’est d’enrichir nos connaissances et nos #imaginaires.

    Ces portraits de femmes et d’hommes sont le fruit de mes lectures et de mes entretiens avec des spécialistes et des historiens. De Lucy à Barack Obama, en passant par Ésope, Dona Béatrice, Pouchkine, Anne Zin- gha, Aimé Césaire, Martin Luther King et bien d’autres encore, ces étoiles m’ont permis d’éviter la victimisation, d’être capable de croire en l’Homme, et surtout d’avoir confiance en moi.


    https://www.thuram.org/mes-etoiles-noires-une-coedition-solidaire-le-livre-equitable-disponible-en-

    #livre #historicisation #Noirs #invisibilisation #invisibilité #racisme

    ps. il y a de très beau portraits des personnes noires mentionnées dans le livre... des dessins. Je vais essayer de faire quelques photos et les poster ici...


  • Trump claims Twitter is stopping him from getting more followers | The Independent
    https://www.independent.co.uk/news/world/americas/us-politics/trump-twitter-followers-tweets-today-facebook-google-democrats-accoun

    Donald Trump has accused Twitter of blocking followers from his account, despite lacking any evidence to support such a claim, in his latest complaint about how he is treated by social media companies.

    The president wrote on Twitter that the site had “made it much more difficult for people to join @realDonaldTrump,” despite his account featuring the same, one-click follow button as any other profile. He also claimed the platform had “removed many names & greatly slowed the level and speed of increase,” suggesting Twitter had targeted him and other Republicans by reducing following counts. 

    Facebook, Twitter and Google are so biased toward the Dems it is ridiculous!” Mr Trump said Tuesday during a series of angry morning tweets. “_They have acknowledged-done NOTHING!

    Twitter and other major social media sites have spent the year purging millions of fake accounts and bots, with countless celebrities — including the president — and regular users alike seeing slight reductions in their followings due to the loss of false profiles.

    The effort has been part of a response to criticism from Congress that companies have not been doing enough to combat efforts at election meddling such as those seen during the 2016 presidential race. In October, Twitter announced it had removed at least nine million accounts as part of an effort that had been underway since July. 

    Facebook has also been steadily purging fake accounts throughout the year, and executives from all three platforms the president attacked on Twitter have testified before Congress in 2018 about their company’s responses to the spread of disinformation, Russian interference in the 2016 election and other issues. 

    It was previously reported the president’s personal Twitter handle, @realDonaldTrump, was followed by millions of fake accounts and bots. During one purge in July, Mr Trump lost at least 300,000 followers.

    Gallup conducted a survey in May that found nearly 15m — 29 per cent — of Mr Trump’s Twitter followings appeared to be fake accounts. 

    The president has a Twitter following of 56.3m as of Tuesday, compared to his predecessor, Barack Obama, who has a following of 104m. 

    The same Gallup survey found Mr Obama’s following to have a fake following of nearly 15 per cent. 

    The tweets from the president come a day after a pair of reports were released by the Senate Intelligence Committee said Moscow’s interference in the 2016 election was more widespread than previously thought and aimed at dividing Americans.


  • From Obama to Trump, Climate Negotiations Are Being Run by the Same Crew of American Technocrats
    https://theintercept.com/2018/12/14/cop24-climate-change-talks-paris-agreement

    While the rhetoric coming from the Obama administration was 180 degrees from that of the Trump administration, American negotiators under President Barack Obama were not intent on driving the world toward the most aggressive climate action possible. Quite the opposite.

    #forme #fond #etats-unis #climat #technocrates


  • Is Saudi Arabia repaying Trump for Khashoggi by attacking Linda Sarsour?

    A Saudi-owned website considered close to the royal family claimed that Sarsour, Ilhan Omar and Rashida Tlaib are agents of Qatar and the Muslim Brotherhood who declared a ’jihad’ on Trump

    Allison Kaplan Sommer
    Dec 10, 2018

    https://www.haaretz.com/us-news/.premium-how-saudi-arabia-is-repaying-trump-for-his-support-on-khashoggi-1.

    There is nothing earth-shattering about seeing Women’s March leader and Arab-American activist Linda Sarsour criticized as a dangerous Islamist by the conservative right and pro-Israel advocates in the United States. But the latest attack on the activist comes from a new and somewhat surprising source: Saudi Arabia.
    Al Arabiya, a Saudi-owned, pan-Arab news channel closely linked to the country’s royal family and widely viewed as reflecting Saudi foreign policy, published an article Sunday strongly suggesting that Sarsour and two incoming Muslim congresswomen are puppets planted by the Muslim Brotherhood and Qatar to undermine the Trump administration.
    The feature, which profiles Sarsour, seems to cast her as the latest proxy figure in the kingdom’s bitter dispute with Qatar, and its bid to strengthen ties and curry favor with the White House.
    It also focused on two Democratic politicians whom Sarsour actively campaigned for in the 2018 midterms: Minnesota’s Ilhan Omar and Michigan’s Rashida Tlaib, who are set to be the first-ever Muslim congresswomen when the House reconvenes in January.

    The Al Arabiya story on Linda Sarsour’s links to the Muslim Brotherhood, December 9, 2018.Screengrab
    Headlined “Details of calls to attack Trump by US ‘Muslim Sisters’ allied to Brotherhood,” the article is light on actual details but heavy on insinuation.
    Activists like Sarsour, and politicians like Tlaib and Omar, the Saudi publication wrote, are “mujahideen” (a term used to describe those involved in jihad) – fighting against “tyrants and opponents of Trump’s foreign policies.”

    The story says the policies they are fighting include “the siege of Iran, the fight against political Islam groups, and [Trump’s] choice of Saudi Arabia under the leadership of King Salman bin Abdulaziz and Saudi Crown Prince Mohammed bin Salman as a strategic ally.”
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    Tlaib and Omar, Al Arabiya asserts, are agents designed to “restore” control of political Islamist movements on the U.S. government by attacking Trump. The article says this effort is being directed by Sarsour – who, it writes, is purportedly funded and controlled by the Muslim Brotherhood - a claim it fails to provide any clear basis for.
    Tamara Cofman Wittes, a senior fellow in the Center for Middle East Policy at the Brookings Institution, Washington, says it should come as little surprise to those familiar with the region that “a state-owned Arabic news outlet would publish conspiracy theories about people whose views don’t accord with those of the government that funds it.”
    Al Arabiya, based in Dubai, but Saudi-owned, was founded in 2002 as a counter to Qatar’s popular Al Jazeera TV station – which frequently runs material sharply critical of the Saudis – as well as other Arabic media outlets critical of Saudi influence and supportive of political Islam.
    The article comes as rivalry between Saudi Arabia and Qatar has heated up in recent times, with Qatar’s emir skipping this weekend’s Gulf Cooperation Council summit hosted by Saudi Arabia, which has led a diplomatic war on its neighbor for the past 18 months.
    Saudi Arabia, the United Arab Emirates, Bahrain and non-GCC member Egypt cut diplomatic and economic ties with Qatar in June 2017, charging that the country supports terrorism. Qatar denies the charges and says the Saudi boycott aims to curtail its sovereignty. Last week, the Gulf nation announced it was withdrawing from the OPEC oil cartel.
    Islamists vs Islamists
    “Democrats’ battle against the Republican control of the U.S. Congress led to an alliance with political Islamist movements in order to restore their control on government, pushing Muslim candidates and women activists of immigrant minorities onto the electoral scene,” the report states.
    The “common ground” between Omar and Tlaib, the article adds, is to battle Trump’s foreign policy “starting from the sanctions on Iran to the isolation of the Muslim Brotherhood and all movements of political Islam. Those sponsoring and supporting the two Muslim women to reach the U.S. Congress adopted a tactic to infiltrate through their immigrant and black minority communities in general, and women’s groups in particular.
    The article ties Sarsour to Qatar and the Muslim Brotherhood through multiple associations with the Arab American Association of New York, which “was created by Palestinian Ahmed Jaber, a member of the Qatar International Foundation responsible for funding the association,” and also her attendance at an annual meeting of the International Network of Muslim Brotherhood in North America and Canada in 2016.
    The article compares Sarsour’s rhetoric to that “used by Muslim Brotherhood teachings and in the views of Sayyid Qutb, a scholar and co-founder of Egypt’s Muslim Brotherhood, as well as from Abul A’la Maududi’s books ‘Islam and Ignorance’ and ‘Fundamentals of Islam.’
    “From all that is mentioned, we can touch the influence of Muslim Brotherhood in shaping the thoughts of American activist Linda Sarsour and consequently her declaring her ‘jihad’ against U.S. President Donald Trump, in addition to her call for the application of ‘Sharia,’ the rule of Islam in the United States of America,” the piece asserts.
    No one knows for sure whether Al Arabiya received direct orders from the Saudi government to attack Sarsour, Tlaib, Omar and other politically active Muslim women on the American left.
    Those familiar with Middle East media say conspiracy-minded attacks against figures in American politics aren’t particularly unusual in Arabic,
    but what is unique about this article is the fact it appeared in English on the network’s website.
    It seems to be a highly creative attempt to somehow repay the Trump White House as it deals with the fallout from the Jamal Khashoggi assassination. As Trump continues to take heat for staying close to the Saudis, they, in turn, are demonstrating their loyalty with their willingness to vilify people who were President Barack Obama’s supporters and are now Trump’s political enemies – even if they wear a hijab.

    Allison Kaplan Sommer
    Haaretz Correspondent


  • #Obama tells #bankers to thank him, boasts of boosting oil production, at elite gala with GOP official - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=pjVFfX4BtvI

    Barack Obama told bankers they should thank him for helping them make so much money, and boasted of making the US the world’s largest oil producer. The former Democratic president was speaking with former top Bush/Reagan official James Baker, at a lavish gala surrounded by rich elites in tuxes eating hors d’oeuvres


  • Nancy Pelosi and Israel: Just how hawkish is the likely next speaker of the house? - Israel News - Haaretz.com

    Plus pro-israélien, on ne peut pas imaginer ! la probable future présidente de la chambre des représentants

    https://www.haaretz.com/israel-news/nancy-pelosi-and-israel-why-the-house-s-pro-israel-stance-is-unlikely-to-ch

    Pelosi has also held staunchly pro-Israel views that have at times even out flanked the GOP from the right.
    In 2005, while addressing AIPAC, Pelosi had waxed poetic about her personal experiences in Israel and how they shaped her views: “This spring, I was in Israel as part of a congressional trip that also took us to Egypt, Lebanon, Jordan, and Iraq. One of the most powerful experiences was taking a helicopter toward Gaza, over the path of the security fence. We set down in a field that belonged to a local kibbutz. It was a cool but sunny day, and the field was starting to bloom with mustard. Mustard is a crop that grows in California, and it felt at that moment as if I were home.”
    Pelosi, who was the 52nd Speaker of the House, previously served from 2007 to 2011 in the position which coincided with the 2008-2009 Israel-Gaza war known as Operation Cast Lead. In 2009, Pelosi sponsored a resolution that passed the House by a 390-5 majority blaming the Palestinian side for the violence and reaffirming U.S. support for Israel and a peaceful resolution to the Israeli-Palestinian conflict.
    The resolution quoted then Secretary of State Condoleezza Rice, who said in 2008, “We strongly condemn the repeated rocket and mortar attacks against Israel and hold Hamas responsible for breaking the cease-fire and for the renewal of violence there.”
    Stephen Zunes, author and professor of Middle Eastern Studies at the University of San Francisco, pointed out at the time that the language in the House decision was even to the right of the Bush administration, which supported the UN Security Council resolution condemning “all acts of violence and terror directed against civilians” - the congressional resolution only condemns the violence and terror of Hamas.
    Pelosi’s resolution also called for “the immediate release of the kidnapped Israeli soldier Gilad Shalit, who has been illegally held in Gaza since June 2006.”
    The Shalit kidnapping was a personal issue for Pelosi, who in 2008, while meeting with then Israeli Knesset speaker Dalia Itzik, held up dog tags of three Israeli soldiers kidnapped in 2006.  Two of them belonged to Ehud Goldwasser and Eldad Regev, whose bodies were repatriated to Israel earlier that year. The third belonged to Gilad Shalit, who at the time was still believed to be held by Hamas in Gaza. Shalit was famously freed in 2011 as part of a prisoner exchange deal.
    Pelosi said she kept them as a “symbol of the sacrifices made, sacrifices far too great by the people of the state of Israel.”
    However, she hasn’t always been been on the right side of the pro-Israel divide. In 2014 Pelosi was criticized for suggesting Hamas is a humanitarian organization. On CNN she said, “And we have to confer with the Qataris, who have told me over and over again that Hamas is a humanitarian organization.” The host of the segment Candy Crowley then interrupted her to ask, “The U.S. thinks they’re a terrorist organization though, correct? Do you?” Pelosi responded with, “Mmm hmm.”
    After receiving a lashing from the likes of Megyn Kelly on Fox News and The Republican Jewish Coalition Matthew Brook, Pelosi’s office released a statement, “As Leader Pelosi reiterated in her CNN interview, Hamas is a terrorist organization.”
    Pelosi was also a vocal critic of Prime Minister Benjamin Netanyahu’s speech to a joint session of the U.S. Congress denouncing then-President Obama’s nuclear deal, which she supported.
    After the speech she released a very harshly worded condemnation saying, “That is why, as one who values the U.S. – Israel relationship, and loves Israel, I was near tears throughout the prime minister’s speech – saddened by the insult to the intelligence of the United States as part of the P5 +1 nations, and saddened by the condescension toward our knowledge of the threat posed by Iran and our broader commitment to preventing nuclear proliferation.”
    Pelosi, who was endorsed this week by J Street in her bid for speaker, addressed the 2017 AIPAC Policy Conference by reading a J Street-backed letter, which was signed by 191 members of Congress, mostly Democrats, urging U.S. President Donald Trump to support a two-state solution.
    “As strong supporters of Israel, we write to urge you to reaffirm the United States’ long-standing, bipartisan commitment to supporting a just and lasting two-state solution to the Israeli-Palestinian conflict,” Pelosi said.
    “It is our belief that a one-state outcome risks destroying Israel’s Jewish and democratic character, denies the Palestinians fulfillment of their legitimate aspirations, and would leave both Israelis and Palestinians embroiled in an endless and intractable conflict for generations to come,” she continued.
    Pelosi, at 78, represents the Democratic establishment’s traditional position on Israel, coupling unwavering support for Israeli defense and the two-state solution for peace between Israel and Palestinians, a bipartisan position that courts both AIPAC and J Street and doesn’t diverge too far from that of centrist Republicans. Unlike some new members of her caucus who criticize Israel for “occupying” the West Bank or for human rights abuses, Pelosi reservers her criticism only for Israeli leaders or policies she disagrees with, most prominently Netanyahu.


  • Maroc-Israël : Hassan II, la grande imposture, par René Naba – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/11/22/maroc-israel-hassan-ii-la-grande-imposture-par-rene-naba

    Le Roi Hassan II du Maroc, Président du Comité Al Qods » (Jérusalem), hôte du premier sommet islamique de l’époque contemporaine (Rabat 1969), apparaît rétrospectivement comme l‘un des grands traîtres à la cause arabe et son long règne de 38 ans (Mars 1961-Juillet 1999) une vaste supercherie, si toutefois sont avérées les révélations contenues dans le livre du journaliste israélien Ronen Bergman « Rise and Kill First : The secret History of Israel’s targeted assassinations », ED. Penguin Random House.

    LES DIRIGEANTS ARABES PLACÉS SUR ÉCOUTE SUR ORDRE DE RABAT
    Réputé pour son sérieux, chroniqueur militaire de Yedioth Aharonoth et du New York Times, l’auteur soutient que les dirigeants arabes ont été placés sur écoute des services israéliens grâce à la connivence marocaine lors du Sommet arabe de Casablanca de septembre 1965. Du jamais vu même dans les fictions les plus satiriques, cette trahison dénote la désinvolture du monarque chérifien à l’égard de ses pairs et de son mépris pour la cause palestinienne.

    Version arabe de ce récit selon la recension de l’ouvrage établi par le site en ligne Ar Rai Al Yom à l’intention du locuteur arabophone.
    https://www.raialyoum.com/?p=821705

    La date n’est pas anodine. Scellé par la signature d’un pacte de solidarité et de coexistence pacifique entre régimes arabes, ce sommet s’est tenu en septembre 1965, au terme d’un été particulièrement brûlant au Maroc, marqué par la terrible répression de la révolte étudiante de Casablanca (23 mars 1965) qui fit officiellement 7 morts et 168 blessés. En fait 400 morts selon l’ambassade de France à Rabat.

    Sentant le vent du boulet, le jeune monarque a eu la lumineuse idée de se tourner alors vers les Israéliens, comme garde fou aux débordements de son opposition interne et externe. Autrement dit, contre la volonté de son peuple, il s’allia aux ennemis du Monde arabe pour la survie de son trône, dans la pure tradition de la servitude coloniale. Un schéma identique sera observé 70 ans plus tard par le trône wahhabite, bradant la Palestine, par une alliance ouverte avec Israël.

    Dans une sorte d’échange de bons procédés, Hassan II percevra le prix de sa forfaiture au plan arabe, un mois plus tard, par l’élimination d’un des espoirs de la renaissance arabe, Mehdi Ben Barka.

    Figure mythique de l’opposition démocratique marocaine, l’ancien professeur de mathématiques d’Hassan II sera enlevé en octobre 1965 à Paris avec la complicité du Mossad, et carbonisé par des sbires marocains, un mois après la tenue du sommet de Casablanca.

    Principal opposant socialiste au roi Hassan II et leader du mouvement tiers-mondiste et panafricaniste, Mehdi Ben Barka a été enlevé le 29 octobre 1965 à Paris alors qu’il tentait, en sa qualité de « commis-voyageur de la révolution », de fédérer les mouvements révolutionnaires du tiers-monde en vue de la Conférence Tri-continentale devant se tenir en janvier 1966 à la Havane en vue de faire converger « les deux courants de la révolution mondiale : le courant surgi avec la révolution d’Octobre et celui de la révolution nationale libératrice ». Pour l’historien René Galissot, « c’est dans cet élan révolutionnaire de la Tri-continentale que se trouve la cause profonde de l’enlèvement et de l’assassinat de Ben Barka ».

    Sur ce lien, Le rôle de Mehdi Ben Barka et de la tri-continentale dans le réveil des peuples colonisés

    https://www.madaniya.info/2015/12/20/non-alignes-tricontinentale-60-eme-anniversaire-1-2
    https://www.madaniya.info/2015/12/26/non-alignes-tri-continentale-60-eme-anniversaire-2-2
    La mise sur écoute des dirigeants arabes a permis aux Israéliens de prendre note de la stratégie de reconquête de la Palestine, comme des divergences inter arabes. La décision marocaine aura constitué « Le plus grand trésor stratégique d’Israël ». Le journaliste israélien a estimé que cette information était « la raison principale qui a poussé Israël à prendre la décision de faire la guerre aux États arabes en Juin 1967 », deux ans après le sommet de Casablanca, et qui a infligé une terrible défaite à l’Égypte, à la Syrie et à la Jordanie.

    L’incendie de la Mosquée Al Aqsa par un illuminé israélien, en 1969, donne l’occasion au souverain chérifien de se refaire une virginité politique à l’occasion du sommet Islamique de Rabat, en 1969. Deux ans après la défaite de juin 1967, dont il en a été indirectement responsable, le « Commandeur des Croyants » va cumuler cette fonction spirituelle avec celle plus politique de président du « Comité Al Qods ».

    Le sommet islamique de Rabat a marqué, sur le plan idéologique, le début de l’instrumentalisation de l’Islam comme arme politique contre l’athéisme soviétique et le nationalisme arabe, et, sur le plan stratégique, le détournement du combat pour la libération de la Palestine, vers des contrées périphériques, à des milliers de km du champ de bataille de la Palestine, avec Al Qaida en Afghanistan et les djihadistes arabo afghans au Caucase et en Bosnie au Kosovo, avant d’être dirigé contre les pays arabes à structure républicaine (Libye, Syrie) à l’occasion du déclenchement de la séquence dite du « printemps arabe » et le surgissement de groupements terroristes islamistes Daech, Jabat An Nosra, Jaych al Islam, opérant, dans le sud de la Syrie, en coopération avec Israël.

    Le Maroc figurera lors de cette séquence comme l’un des plus gros exportateurs du terrorisme islamique vers l’Europe occidentale (Attentat de Madrid 2004 qui a fait 200 morts, l’assassinat de Théo Van Gogh, les attentats de Bruxelles en 2015 et les attentats de Barcelone en 2017).

    Pour aller plus loin sur ce thème

    http://www.renenaba.com/de-l-instrumentalisation-de-l-islam-comme-arme-de-combat-politique

    Nonobstant la coopération sécuritaire entre le Maroc et Israël, Hassan II, fait rarissime dans les annales, devra faire face à deux séditions militaires, à son palais de Skhirat, le 10 juillet 1971, jour de son anniversaire, puis l’année suivante contre son propre Boeing par un groupe d’aviateurs ; indice d’un fort ressentiment à son égard, deux ans après son sacre de Rabat.

    Au delà du rôle du Mossad dans l’enlèvement de Mehdi Ben Barka, la vassalité du trône alaouite à l’égard de l’État Hébreu s’est concrétisée sous le règne de son successeur Mohammad VI avec le scandale du « Collier de la Reine » dans sa version tropicale ; un scandale qui titre son nom du bijou offert par l’épouse du Roi à Tzipi Livni, ancien ministre israélien des Affaires étrangères, dans la foulée de la destruction de la bande de Gaza (2007-2008), dont l’ancienne agent du Mossad en Europe en a été la coordonnatrice.

    Pour aller plus loin sur l’affaire du collier de la reine
    http://www.renenaba.com/le-collier-de-la-reine

    LE MAROC, PIVOT CENTRAL DU DISPOSITIF OCCIDENTAL EN AFRIQUE VIA LE SAFARI CLUB
    Pivot central du dispositif occidental en Afrique, le Royaume fondera, en 1976, avec la France, l’Egypte, l’Iran et l’Arabie saoudite, le « Safari Club », se donnant ainsi l’illusion de « jouer dans la cour des grands ». En pleine négociation de paix égypto-israélienne, il assumera le rôle de gendarme, non sur le champ de la confrontation israélo-arabe, mais à des milliers de kilomètres de là, non pour la récupération des Lieux Saints de l’Islam, mais pour le maintien au pouvoir d’un des dictateurs les plus corrompus de la planète le Zaïrois Mobutu, agent attitré des Américains dans la zone centrale de l’Afrique, l’assassin de Patrice Lumumba, le chef charismatique de l’Indépendance du Congo ex belge.

    En soutien à Jonas Savimbi, l’agent de la CIA en Angola ; ou encore l’ivoirien Félix Houphouet Boigny, le principal pourvoyeur des djembés et des mallettes à une caste politico médiatique française vénale.

    Le Maroc était représenté au sein de cette structure par le général Ahmad Dlimi, un des artisans de la liquidation de Mehdi Ben Barka, l’ancien lieutenant du général Mohamad Oufkir, l’homme des basses oeuvres de la dynastie alaouite, tous les deux liquidés sans autre forme de procès sur ordre du Palais royal.

    À propos du safari Club

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Safari_Club

    La dynastie chérifienne a constamment justifié sa relation privilégiée avec Israël par la spécificité du judaïsme marocain.

    Cf sur ce point, l’analyse d’Abraham Sarfati, l’un des plus célèbres opposants marocain à Hassan II.
    http://www.renenaba.com/jordanie-et-maroc-additif

    Il n’en demeure pas moins que le règne d’Hassan II, malgré les prosternations d’une presse française vénale, sera néanmoins qualifié de « Règne du Bagne et de la Terreur », dont le cas le plus illustre aura été le bagne de Tazmamart et l’arbitraire qui frappa notamment les Frères Bourequat.

    Pour aller plus loin sur cette affaire, cf le lien suivant
    http://www.renenaba.com/maroc-les-trois-freres-bourequat-40-ans-apres-le-retour-des-fantomes-vivan

    LE MAROC, POURVOYEUR DE PROSTITUÉES POUR LES PÉTROMONARCHIES ET REFUGE DE LA MAFIA ISRAÉLIENNE
    Un des principaux pourvoyeurs de la prostitution à destination du Golfe pétro monarchique, où près de vingt mille marocaines y font l’objet d’exploitations sexuelles, le Maroc passe de surcroît pour être un refuge pour la mafia israélienne. Le royaume aurait accueilli plusieurs anciens membres de la mafia israélienne, selon le quotidien israélien Haaretz, en date du vendredi 14 septembre 2012.

    Gabriel Ben-Harush et Shalom Domrani, deux figures puissantes de la mafia israélienne, recherchées depuis des années par l’Interpol, figuraient parmi les noms cités par le journal. Cf à ce propos : http://www.yabiladi.com/articles/details/12903/maroc-refuge-pour-mafia-israelienne.html

    Pour aller plus loin sur ce sujet cf :
    http://www.renenaba.com/yves-mamou-et-le-phenomene-de-serendipite

    Ronen Bergman mentionne 2700 assassinats ciblés orchestrés par Israël ; soit en moyenne 40 opérations par an. Les Israéliens n’auront fait que reprendre les méthodes en vigueur en Palestine par les britanniques, notamment le général Orde Wingate, qui avait créé dans la décennie 1930 les « Special Night Squads », les « Escadrons Nocturnes Spéciaux » composés de combattants juifs chargés des raids contre les villages arabes en procédant à l’élimination des meneurs.

    La France en a fait usage pendant la guerre d’Algérie et François Hollande a même admis que Paris y avait eu recours dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Les deux derniers présidents américains ont eu également recours aux « assassinats extrajudiciaires », George W. Bush jr, après les attentats terroristes du 11 Septembre 2001, et Barack Obama a ordonné plusieurs centaines d’exécutions ciblées par drones.

    YASSER ARAFAT, CHEIKH AHMAD YASSINE, ABDEL AZIZ RANTISSI
    La connivence israélo-marocaine s’est poursuivie en dépit de la décapitation du leadership palestinien, par les Israéliens, et le recours aux assassinats « extra judiciaires » des deux principaux dirigeants du Hamas, Cheikh Ahmad Yassine et son successeur Abdel Aziz Rantissi. Une collision qui acte une forme de forfaiture de la part du pouvoir chérifien.

    Le livre suggère aussi clairement qu’Israël a utilisé un poison radioactif pour tuer Yasser Arafat, le chef historique palestinien, ce que les dirigeants israéliens ont toujours nié. Bergman écrit que la mort d’Arafat en 2004 correspondait à un modèle et avait des partisans. Mais il évite d’affirmer clairement ce qui s’est passé, expliquant que la censure militaire israélienne l’empêche de révéler ce qu’il pourrait savoir.

    Deux monuments ont été édifiés au Maroc pour immortaliser l’oeuvre d’Hassan II : son mausolée à Rabat et la Mosquée de Casablanca, l’une des plus grandes du monde, qui porte son nom. Mais celui que la presse occidentale, particulièrement la presse française engourdie par la diplomatie de la Mamouniya, encensait comme un « Machiavel arabe doté de la baraka », se révélera être, à la lecture des révélations du livre de Ronen Bergman, un mauvais génie, une imposture.

    Et les deux monuments édifiés à la gloire posthume du Commandeur des Croyants et Président du comité Al Qods, -mais néanmoins un des principaux artisans du bradage de la Palestine, au même titre que l’Arabie saoudite-, se perçoivent, rétrospectivement, comme les stigmates du règne hideux d’un parfait sous traitant de l’impérium israélo-occidental. D’un être maléfique. D’un souverain vil et servile.

    Source : Madaniya, René Naba, 17-11-2018                                           https://www.les-crises.fr/maroc-israel-hassan-ii-la-grande-imposture-par-rene-naba


  • Égypte. Obama, ce « laquais » des Frères musulmans – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/11/20/egypte-obama-ce-laquais-des-freres-musulmans

    L’administration de Barack Obama s’est divisée face aux bouleversements qui, de manière inattendue, ont menacé l’ordre régional ancien à partir de l’hiver 2011-2012. La secrétaire d’État Hillary Clinton souhaitait soutenir jusqu’au bout le président Hosni Moubarak, alors qu’Obama, très isolé au sein de son gouvernement, pensait le contraire. Mais, au-delà de ces différences, la défense des intérêts américains était le point qui les rassemblait, et la démocratie n’était pas une préoccupation prioritaire. Comme l’explique à l’auteur un haut fonctionnaire du département d’État, « on a penché en faveur d’une transition dirigée par Moubarak. Quand ça n’a pas marché, on s’est prononcé pour Omar Suleiman1, et quand cette idée a été abandonnée, on s’est dit, “d’accord, travaillons avec le Conseil supérieur des forces armées2 ”. » L’objectif étant de garder le contact avec les autorités et surtout avec l’armée égyptienne, garante de la paix avec Israël.

    Que pensait le gouvernement américain des Frères musulmans ? Au printemps 2011, le département d’État ne connaissait personne dans ce qui allait devenir le bloc politique égyptien le plus influent ! Comme le raconte un membre du Conseil de sécurité nationale à l’auteur : « Nous ne savions rien ! Les conseillers de Mme Clinton au département d’État et le personnel du bureau égyptien au Conseil de sécurité nationale ont rédigé un câble demandant officiellement à l’ambassade du Caire d’entrer en contact avec les Frères musulmans. »Mais il fallut encore un mois pour que les diplomates obtempèrent.

    UN DOUBLE PARI DE WASHINGTON
    Ces premiers contacts ne furent pas très fructueux, et nombre de responsables politiques, militaires ou du renseignement américains craignaient l’élection de Mohamed Morsi. Le deuxième tour de l’élection en juin 2012 donna lieu à de virulentes discussions internes, d’autant que le très influent réseau saoudien et émirati à Washington était favorable à son adversaire Ahmed Chafik. « De nombreux membres de l’armée et des services de renseignement américains craignaient la perspective d’un président islamiste en Égypte, relate Kirkpatrick. Mais étant donné la piètre performance des généraux [depuis février 2011], une victoire truquée de Chafik ne semblait garantir qu’un chaos continu. » Il cite Ben Rhodes, un proche conseiller d’Obama qui assistait à une réunion du Conseil de sécurité nationale : « On pouvait voir que beaucoup de gens dans la salle penchaient pour Chafik. Mais même ces gens ne pouvaient pas accepter que nous agissions contre l’autre gars (Morsi) qui avait gagné une élection libre. »

    Le double pari de Washington — en tout cas celui de la Maison Blanche — était que les Frères musulmans, le plus puissant parti et le mieux organisé d’Égypte, pourraient engager les réformes économiques nécessaires et rétablir la stabilité ; le second était que le soutien de facto de Morsi aux accords de paix israélo-égyptiens renforcerait l’influence américaine. Si le second pari a été gagné, le premier a échoué.                                                                

    Un test grandeur nature vint après l’offensive d’Israël contre Gaza et le Hamas en novembre 2012. Obama entra directement en contact avec Morsi et ce dernier lui promit d’amener le Hamas à la table des négociations. Ben Rhodes se souvient : « Les pourparlers de cessez-le-feu étaient dans l’impasse avant que Morsi n’intervienne […] Et il a tenu ses engagements […] Il a respecté sa part du marché […] Il a surpris même les sceptiques. »

    « C’était un test décisif pour Morsi, et il l’a passé avec brio, se souvient Steven Simon du Conseil de sécurité nationale. […] Il était indispensable. » La récompense ne tarda pas, Hillary Clinton en personne se rendit au Caire le 21 novembre pour annoncer le cessez-le-feu et remercier Morsi « pour avoir assumé le leadership qui a longtemps fait de ce pays une pierre angulaire de la stabilité et de la paix dans la région ». Et quand le conseiller de politique étrangère de Morsi, Essam Al-Haddad se rendit à Washington quelques semaines plus tard, il fut surpris d’obtenir une audience impromptue avec le président Obama lui-même. Ces événements eurent une double conséquence : alimenter en Égypte une campagne sur le soi-disant soutien d’Obama aux Frères musulmans ; convaincre Morsi qu’il disposait du soutien de l’administration américaine qui empêcherait toute intervention de l’armée contre lui : la suite allait lui montrer son erreur.

    Car le pouvoir de Morsi, au-delà de sa propre incompétence, de ses erreurs et de son sectarisme, faisait face à une campagne régionale bien organisée, relayée par des cercles influents au sein de l’administration américaine. « En avril 2013, note Kirkpatrick, le réseau satellitaire basé aux Émirats — Sky News Arabia, Al Arabiya en Arabie saoudite et d’autres médias égyptiens liés aux Émirats dénonçaient un prétendu complot américain pour amener les Frères au pouvoir, avec l’ambassadrice Patterson comme chef de file […] [Ils] étaient pleins d’accusations selon lesquelles elle était un “laquais” des Frères, une “vieille sorcière” ou un “ogre”[…] Ils affirmaient que l’ambassadrice avait fait pression sur le gouvernement égyptien pour truquer l’élection présidentielle. » Le tout étant le résultat d’un « grand complot », au profit… d’Israël ! Comme le rappelle Rhodes à l’auteur, « les alliés des États-Unis ont financé une campagne de dénigrement contre l’ambassadrice des États-Unis dans un pays qui est l’un des plus grands bénéficiaires de l’aide des États-Unis pour renverser le gouvernement démocratiquement élu de ce pays ».

    PAS DE DIFFÉRENCE ENTRE AL-QAIDA ET LES FRÈRES MUSULMANS
    Mais cette campagne n’aurait pas eu un tel impact si elle n’avait pas disposé de relais influents à Washington, si elle n’avait pas été alimentée par les activités des ambassades saoudienne et émiratie. Au Pentagone, nombre de responsables ne cachaient pas leur haine de tout ce qui est musulman. Le général James Mattis, chef du Central Command, responsable de toutes les opérations au Proche-Orient, en Asie centrale et du Sud-Est (il deviendra secrétaire d’État à la défense du président Donald Trump) pensait que les Frères musulmans et Al-Qaida représentaient plus ou moins le même courant. Et Michael Flynn, directeur de l’agence du renseignement de la défense (DIA), qualifiait l’islam de « cancer » et avait développé des relations étroites avec celui qui n’était encore que le ministre de la défense, le général Abdel Fattah Al-Sissi. Flynn fut limogé par Obama en août 2014 et sera, brièvement, conseiller national à la sécurité de Trump.

    Comme le note l’auteur, « les divisions au sein du gouvernement américain devenaient évidentes pour les diplomates et les militaires de la région. Obama et une partie de la Maison-Blanche espéraient que Morsi réussirait ; beaucoup au Pentagone, comme Mattis et Flynn, étaient d’accord avec leurs homologues égyptiens et émiratis que Morsi était un danger. La schizophrénie américaine était si visible que les généraux égyptiens s’en sont plaints auprès de leurs contacts au Pentagone ». Et ils ont compris qu’ils pourraient agir contre le pouvoir élu sans représailles américaines.

    En janvier 2013, Obama nomme Chuck Hagel, un sénateur républicain, au secrétariat d’État à la défense. Celui-ci se rend en Égypte avec comme instructions de prévenir Sissi que tout coup d’État provoquerait l’arrêt de l’aide militaire américaine. Mais, à la fois du fait de ses convictions, et des pressions saoudiennes, émiraties et israéliennes, Hagel n’en fit rien, si l’on en croit Kirkpatrick.

    Dès le printemps 2013, l’ensemble des organisations de renseignement américaines informèrent Washington qu’un coup d’État était en préparation, « mais personne au Pentagone, au département d’État, à la Maison Blanche ne dit à Sissi de s’arrêter ni n’expliqua à Morsi que Sissi s’était retourné contre lui »(étonnamment, presque jusqu’au bout Morsi fit confiance à son ministre de la défense).

    ISRAËL AVEC LES PUTSCHISTES
    Le 3 juillet 2013, l’armée égyptienne franchissait le Rubicon et Morsi était mis sous les verrous. Le lendemain, Obama convoquait une réunion du Conseil national de sécurité. À la surprise de ses conseillers, le président refusa de qualifier les événements de « coup d’État », ce qui aurait entraîné ipso facto la suspension de l’aide militaire américaine. John Kerry, secrétaire d’État depuis décembre 2012, abonda dans son sens. Il expliquera plus tard à l’auteur que « Sissi s’était incliné devant la volonté populaire et agissait pour sauver l’Égypte. Les généraux affirmaient qu’ils avaient destitué Morsi pour éviter une implosion et établir la primauté du droit, et non dans le but de gouverner. Ils prétendaient qu’ils allaient adopter une feuille de route permettant le recours aux élections ».

    Israël joua un rôle non négligeable dans ces choix, comme l’explique Hagel à Kirkpatrick : « (Les Israéliens) me disaient, c’est notre sécurité et [Sissi] garantit la meilleure relation que nous ayons jamais eue avec les Égyptiens. Et ils intervenaient auprès du Congrès ». Le sénateur Rand Paul, républicain du Kentucky, avait présenté un projet de loi visant à mettre fin à l’aide militaire à l’Égypte en raison du coup d’État. L’American Israel Public Affairs Committee — plus connu sous l’acronyme AIPAC — écrivit à tous les sénateurs en faisant valoir que toute réduction de l’aide « pourrait accroître l’instabilité en Égypte, miner d’importants intérêts américains et avoir un impact négatif sur notre allié israélien ». Le Sénat vota par 86 voix contre 13 la poursuite de l’aide.

    Cet appui d’Israël et du lobby pro-israélien au régime égyptien confirmait la fragilité et la dépendance du président Siss, malgré ses rodomontades ultra nationalistes, et diminuait le poids que pouvait avoir l’Égypte pour trouver une solution au conflit israélo-palestinien. Comme le rapporte l’auteur, « le 21 février 2016, le secrétaire d’État Kerry a convoqué un sommet secret à Aqaba, en Jordanie, avec Sissi, le roi Abdallah de Jordanie et le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou. Une partie de l’ordre du jour était un accord régional pour que l’Égypte garantisse la sécurité d’Israël dans le cadre de la création d’un État palestinien. Nétanyahou tourna la proposition en ridicule. Qu’est-ce que Sissi pouvait offrir à Israël ? s’interrogea-t-il, selon deux Américains impliqués dans les pourparlers. Sissi dépendait d’Israël pour contrôler son propre territoire, pour sa propre survie. Sissi avait besoin de Nétanyahou ; Nétanyahou n’avait pas besoin de Sissi. » Nétanyahou savait que, loin d’apporter une solution au « terrorisme », le coup d’État du 3 juillet 2013 avait marqué le début d’une insurrection dans le Sinaï, sous la direction d’un groupe qui rallia en 2015 l’organisation de l’État islamique (OEI) ; l’armée égyptienne était incapable de la juguler et Israël dut intervenir plusieurs fois militairement pour aider les militaires égyptiens. On était loin des rodomontades ultranationalistes du Caire.

    Il fallut le massacre de près d’un millier de civils à Rabaa au mois d’août 2013 pour que les États-Unis réagissent. D’abord en reportant les manœuvres militaires conjointes américano-égyptiennes, ensuite, au mois d’octobre, en suspendant l’aide militaire de 1,3 milliard de dollars (1,58 milliards d’euros). Mais il était trop tard, d’autant que de puissantes forces se faisaient entendre à Washington contre ces orientations : le Pentagone ne désignait plus les conseillers du président que comme « les djihadistes de la Maison Blanche » ou « le caucus des Frères musulmans ». Rapidement, Obama rétablit l’aide militaire. Washington tirait un trait sur la démocratie en Égypte.

    Du livre se dégage le portrait finalement peu flatteur d’un président Obama velléitaire, incapable d’imposer ses choix à sa propre administration, et pour qui la démocratie n’est sûrement pas une composante majeure de la politique étrangère des États-Unis. Avec des conséquences graves. Comme l’explique Mohamad Soltan, un Égypto-Américain membre des Frères emprisonné par la junte avant d’être expulsé vers les États-Unis : « La seule chose qu’ont en commun tous ceux qui sont en prison — les gars de l’État islamique, les Frères musulmans, les libéraux, les gardes, les officiers — c’est qu’ils haïssent tous l’Amérique. » On se demande pourquoi…         

    ALAIN GRESH


  • With Nearly 400,000 Dead in South Sudan, Will the U.S. Change Policy? - FPIF
    https://fpif.org/with-nearly-400000-dead-in-south-sudan-will-the-u-s-change-policy

    The United States has also taken sides in the war. The Obama administration supported President Kiir, helping him acquire arms from Uganda, a close U.S. ally in the region. “Uganda got a wink from us,” a former senior official has acknowledged.

    To keep the weapons flowing, the Obama administration spent years blocking calls for an arms embargo.

    [...]

    Jon Temin, who worked for the State Department’s Policy Planning Staff during the final years of the Obama administration, has been highly critical of the Obama administration’s choices. In a recent report published by the U.S. Holocaust Memorial Museum, Temin argued that some of the worst violence could have been avoided if the Obama administration had implemented an arms embargo early in the conflict and refrained from siding so consistently with President Kiir.

    “The United States, at multiple stages, failed to step back and broadly reassess policy,” Temin reported.

    [...]

    More recently, the Trump administration has started paying some attention. The White House has posted statements to its website criticizing South Sudanese leaders and threatening to withhold assistance. Administration officials coordinated a recent vote at the United Nations Security Council to finally impose an arms embargo on the country.

    In other ways, however, the Trump administration has continued many of the policies of the Obama administration. It has not called much attention to the crisis. With the exception of the arms embargo, which could always be evaded with more winks to Uganda, it has done very little to step back, reassess policy, and change course.

    The United States could “lose leverage” in South Sudan “if it becomes antagonistic toward the government,” U.S. diplomat Gordon Buay warned earlier this year.

    #etats-unis #sud-Soudan


  • What a Startup Needs to Know if their going to sell securities in the US?
    https://hackernoon.com/what-a-startup-needs-to-know-if-their-going-to-sell-securities-in-the-us

    What Startups Need to Know if they’re going to Sell Securities in the US? (Reg D, Reg CF, Reg A+, WTF..)The goal of this article is to give a brief overview of the rules that are issued by the SEC (Securities and Exchange Commission). This is an attempt of the author to go in-depth and have an updated guide about the rules for selling securities in the US. All materials in this article are for informational purposes only. None of the material presented here should be interpreted as investment advice.The main revolution in #crowdfunding happened back in 2012 when US President Barack Obama signed the JOBS Act (Jumpstart Our Business Startups), which gave people more freedom to raise capital for “emerging growth companies” (with annual gross revenues of less than $1 bln). Starting from that (...)

    #equity-crowdfunding #sell-security #blockchain #sell-us-securities