person:baupin

  • (10) Pour un 8 mars féministe universaliste ! - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2019/03/03/pour-un-8-mars-feministe-universaliste_1712751


    J’avoue ne pas très bien comprendre leur concept de l’universalisme, vu qu’il a l’air de se limiter à celles qui sont comme elles, ce qui me semble précisément un peu paradoxal.
    Je suppose que ce sont les mêmes qui défendent le droit d’être « importunées », des trucs dans le genre ?

    Il faudrait un nouveau hachtag, un truc comme #fauxministes

    Comment accepter que le 25 novembre dernier, Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes, les organisatrices de la manifestation #NousToutes, imitant le courant racialiste venant des Etats-Unis, nouent des alliances avec des groupes portant le relativisme culturel et le morcellement des droits en fonction de la couleur de la peau ou de la religion ?

    Comment accepter que des rencontres se qualifiant de féministes puissent exclure des femmes en fonction de leur couleur de peau et de leurs origines ?

    Comment accepter que le voilement des fillettes, qui les conditionne à une vision hiérarchisée des sexes, se répande en France et dans le monde ?

    Ces développements sont d’autant plus inquiétants que des médias accordent une place grandissante à ce qu’ils appellent les « nouveaux féminismes ». Qu’ont-ils donc de nouveau ou même de féministe ? En réalité, ils renvoient les femmes à des assignations identitaires, culturelles et religieuses (ainsi en est-il du voile, du burkini…) ; essentialistes et différentialistes, ils compromettent l’émancipation des femmes, renforcent les inégalités entre elles, et retardent l’égalité femmes-hommes.

    Nous, signataires de l’appel « pour un 8 mars féministe universaliste ! »

    • Si l’on doutait que l’universalisme est désormais une valeur d’arrière-garde, en voici la triste confirmation…

      André Gunther
      Réponse à André Gunther sur twitter :

      Ce n’est pas l’universalisme qui est devenu d’arrière-garde. Le problème c’est d’avoir laissé ce courant se prétendre universaliste alors qu’il ne procède que par essentialisme et différentialisme.

      https://twitter.com/gunthert/status/1102565505024618497

    • Il y a aussi, parmi plein de personnes engagées pour la laïcité (mais qui pensent peut-être aux droits des femmes tous les matins en se rasant, qui sait ?), Jeanne Favret-Saada.

      Oui, ça fait très « féminisme blanc » et elles exagèrent en faisant comme si elles étaient les seules à être contre l’obligation de se voiler, mais ce que je vois avant tout, derrière la sale tête de Badinter, c’est un clivage assez pénible qui tient à pas mal de mauvaise foi... de part et d’autre. Pénible !

    • Vous êtes sommé·e·s de faire allégeance au côté obscur de « l’Esprit des Lumières »

      Nous constatons avec satisfaction que nombre d’événements en lien avec cette journée sont organisés ; en revanche, la mobilisation est morcelée : le relativisme culturel est passé par là, nous divisant en autant de groupes antagonistes et fabriquant des clivages imaginaires .

      Encore des histoires de morceaux de tissu (que l’on ne saurait voir sur les têtes de « nos femmes »).
      Clivages imaginaires, dit-on dans cette tribune (signée par qui, au fait ?) : la nouvelle tendance pour déconsidérer toute personne en lutte, c’est de la psychiatriser : fantasme, hystérie et autres troubles mentaux répertoriés au Diagnostic and Statistical Manual (of Mental Disorders).
      Finalement, « l’Esprit des Lumière » a bien réussi sa reconversion au totalitarisme puisque ses affidé·es en ont intégré toutes les méthodes coercitives. Force est de constater que dans cet universalisme-là , on est loin d’avoir la lumière à toutes les pièces.

      #confusionnisme (on peut dire ça ?)

    • Je trouve le hashtag #fauxministes pas très adapté sur ce coup-là : il y a plein de mecs laïcs qui n’en ont peut-être rien à faire mais il y a aussi de vraies féministes dans cette pétition. Des vraies féministes avec des idées rances sûrement mais je ne me vois pas attribuer des labels de vraie féministe et de fausses à des meufs qui s’engagent pour les droits des femmes, comme certaines ici. Fauxministes, c’est ceux et celles qui en parlent le 36 du mois, comme la goutte d’eau qui fait déborder le vase mais jusqu’ici on s’en tapait ou comme le prétexte pour vomir sur des ennemis idéologiques, etc. Fauxministe, Baupin avec son rouge à lèvres mais pas Badinter, aussi éloignée serais-je de son féminisme.


  • #Metoo, procès Baupin, Ligue du LOL : les saines colères des femmes

    Depuis des siècles, l’emportement est un territoire déconseillé aux femmes, qui doivent incarner la #tempérance, la #docilité et le #calme. Elles sont pourtant nombreuses, aujourd’hui, à revendiquer cette #émotion qui se décline traditionnellement au masculin.


    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/03/01/les-saines-coleres-des-femmes_5429749_3232.html
    #colère #femmes #masculinité #féminité #genre

    #sorcières #folie


  • Affaire de la « Ligue du LOL » : onde de choc dans les médias - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/110219/affaire-de-la-ligue-du-lol-onde-de-choc-dans-les-medias

    Depuis vendredi, les accusations publiques émanant de femmes et d’hommes harcelés en ligne se sont multipliées sur les réseaux sociaux. Plusieurs journalistes ayant pris part à ce harcèlement ont d’abord tenté de s’excuser, avant de démissionner ou d’être mis à pied.

    Souvent sous leur vrai nom, ou derrière de faux comptes, ces jeunes journalistes, alors incontournables sur le réseau social Twitter, les ont inondés d’injures sexistes, homophobes ou racistes, se sont livrés à des canulars, des mises à l’index ou des menaces, ont réalisé des photomontages pornographiques ou ont divulgué des numéros de téléphone personnels…

    La liste des méfaits de ces « twittos influents », numériques ou « dans la vraie vie », est longue. Elle a laissé de profonds traumatismes chez les victimes, dont certaines évoquent leur « peur » toujours aussi présente et pointent l’influence délétère des membres de la Ligue du LOL sur leur insertion professionnelle.

    Vendredi 8 février, alors même que se concluait un procès Baupin très suivi sur Twitter, c’est un article rédigé par l’équipe de Checknews – la cellule de « fact checking » de Libération –, qui a mis le feu aux poudres. À la suite de plusieurs témoignages diffusés sur les réseaux sociaux, il revient sur la Ligue du LOL, ce groupe Facebook créé en 2009 par Vincent Glad, rassemblant une trentaine de journalistes, déjà en poste ou en devenir.

    À l’époque, ce petit groupe affinitaire rassemble une large majorité de jeunes hommes, bien décidés à devenir les fers de lance d’un nouveau style de journalisme, le « LOL journalisme ». Une pratique émergente dans les années 2000, qui vise à traiter l’actualité de manière moqueuse et divertissante.

    Bon nombre d’entre eux accéderont à des postes très « en vue » dans des médias « progressistes » français. Pendant plusieurs années, ces journalistes se sont livrés, au su et au vu de toute la twittosphère (mais avant que celle-ci n’accède à son audience de masse actuelle), à des agressions en règle de dizaines d’internautes, journalistes ou blogueurs.

    Ce week-end, plusieurs anciens membres de la Ligue du LOL ont publié des textes sur les réseaux sociaux pour présenter leurs excuses, plaidant pour certains l’erreur de « jeunesse » au moment des faits (ils avaient entre 25 et 30 ans). « On se disait qu[’Internet] était une grande cour de récré, un grand bac à sable. C’était du trolling, on trouvait ça cool. Aujourd’hui, on considèrerait ça comme du harcèlement », a écrit Vincent Glad.

    Considèrerait oh ! conditionnel ou futur antérieur, c’est une conjugaison étrange...

    #Ligue_LOL #Cyberharcèlement


  • Marie Barbier, procès de Baupin sans Baupin contre ses victimes :

    C’est bien la première fois que suis interpellée - pendant l’audience - par un avocat partie au procès.

    (l’avocat depuis a effacé ses tweets... aussi courageux et responsable que son client)

    #harcèlement


  • Affaire Baupin : le procès des plaignantes et de la presse - Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/010219/affaire-baupin-le-proces-des-plaignantes-et-de-la-presse

    Douze personnes, dont des journalistes de Mediapart et de France Inter, vont être jugées à partir de lundi pour diffamation à la suite d’une plainte de Denis Baupin. Dans une enquête publiée par les deux médias en 2016, plus d’une dizaine de femmes témoignaient des violences sexuelles qu’elles avaient subies de la part de l’ancien député. Mediapart a pu consulter le rapport d’enquête préliminaire, dans lequel de nouveaux témoignages apparaissent, dont celui de Cécile Duflot.

    La loi sur la prescription est vraiment bien faite pour garantir l’impunité des agresseurs. Comment ces femmes peuvent-elles prouvé qu’elle ne diffament pas si la precription interdit à la justice de faire la part des choses. Les défenseurs de la prescription prétendent que les victimes seraient très peu nombreuses à obtenir justice, mais ca permettrais aux victimes d’être protégé du harcelement judiciaire comme c’est le cas ici. Le minimum serait qu’en cas de préscription les procès en diffamation qui les accompagnent soient eux aussi prescrits de fait.

    #patriarcat #injustice #prescription #domination_masculine

    • Le procès intenté par Denis Baupin se retourne contre lui
      https://www.mediapart.fr/journal/france/060219/le-proces-intente-par-denis-baupin-se-retourne-contre-lui

      Mardi après-midi et jusque tard dans la soirée, les dépositions poignantes se succèdent. Laurence Mermet, qui a longtemps milité et exercé des responsabilités de communicante dans la galaxie écologiste, explique à la barre pourquoi elle a fini par tout plaquer. « En mai 2016, j’écoute France Inter, et j’entends des femmes témoigner sur les agissements de Denis Baupin. Je deviens blême. Les choses remontent. J’entends parler des femmes que je ne connais pas, sauf une ; je suis stupéfaite, et en même temps je ne suis pas surprise. Je réfléchis, et je décide de contacter volontairement Mediapart. »

      Laurence Mermet poursuit. « Jusque-là, mon histoire me semblait dérisoire. J’avais classé ça comme un geste déplacé. » Un jour, alors qu’elle travaillait à la mairie de Paris (après avoir été l’attachée de presse de Dominique Voynet au ministère de l’environnement), elle a eu la surprise de subir une caresse dans la nuque de la part de Denis Baupin. Geste « d’une grande douceur et d’une grande violence », car non consenti, explique-t-elle.

      « La nuque est un lieu de mon corps extrêmement intime. Je me suis raidie, puis j’ai eu les jambes flageolantes. Denis Baupin était quelqu’un que j’admirais et que je respectais, il était mon supérieur hiérarchique. Je me suis dit : tu es pas dans la merde… Je n’étais pas à l’aise à mon poste à la mairie de Paris, et ça a participé à achever de me déstabiliser. J’ai fini par quitter ce monde-là au bout de quelques mois. C’était une énorme déception. J’ai quitté Paris et j’ai changé de vie. »

      Sandrine Rousseau est maintenant à la barre. Cette universitaire a exercé d’importantes responsabilités politiques (porte-parole d’EELV et vice-présidente de conseil régional), avant de tout envoyer balader elle aussi. Lors d’une réunion de son parti, Denis Baupin l’a subitement plaquée contre un mur, lui a empoigné les seins et a essayé de l’embrasser, explique-t-elle. « Je l’ai repoussé, j’étais flageolante. J’animais une réunion ce jour-là, et rien ne m’avait préparée à ça », raconte Sandrine Rousseau. Elle a confié cette scène à plusieurs responsables de EELV, en vain. Quand un micro s’est tendu, elle a parlé à visage découvert.

      « Ça a bouleversé ma vie. J’ai quitté la politique. Je l’ai vécu de façon très violente. Surtout qu’au congrès qui a suivi l’article de Mediapart et de France Inter, tous les postes régaliens du parti ont été confiés à des hommes », poursuit Sandrine Rousseau. Elle subit maintenant un feu nourri de questions hostiles de la part d’Emmanuel Pierrat. Il lui faut se justifier sur tout, expliquer pourquoi elle a poursuivi un temps des activités politiques aux côtés de son agresseur, pourquoi elle a répondu à ses SMS par des smileys, pourquoi elle n’a pas porté plainte.

      « On est en 2011. À l’époque, les cadres du parti me renvoient l’idée que ça existe, et que d’en parler pourrait me nuire. Quel était l’intérêt de me mettre en danger avec une plainte ? Je n’avais aucune chance. Et je n’avais pas l’idée à l’époque que c’était une agression sexuelle. On met du temps à comprendre ce qui s’est passé, on ne met pas les bons mots dessus, même si j’ai toujours su que c’était inadmissible. »

      En larmes, Sandrine Rousseau explique que cette affaire lui a fait quitter la politique et a aussi provoqué son divorce. « On ne touche pas impunément le corps des femmes sans qu’il y ait des conséquences. On est ramenée à l’état d’objet, ça laisse des traces, des cicatrices. Ce n’est pas des gestes anodins. Plusieurs femmes ont quitté la politique à cause de comportements comme celui-là. C’est un scandale. »

      Lire aussi

      Affaire Baupin : le procès des plaignantes et de la presse Par Lénaïg Bredoux et Michel Deléan
      Usul. Affaire Baupin : l’invraisemblable procès Par Morgane Jacob, Rémi Liechti et Usul
      Notre dossier : l’affaire Baupin Par La Rédaction De Mediapart

      Au tour d’Elen Debost d’être interrogée. Entrée en politique chez les Verts notamment pour leur « obligation de féminisme », elle est aujourd’hui élue écologiste au Mans. Quand elle commence à s’impliquer dans la vie interne de son parti, elle connaît à peine Denis Baupin mais ils échangent dans le cadre des échéances à venir d’EELV.

      De sympathiques, les messages deviennent vite insistants et de plus en plus gênants. Elen Debost a en effet envoyé par erreur un SMS à caractère privé à Denis Baupin. Excuses et explications n’y changent rien. Elle devient victime de harcèlement. « Il m’envoie des messages très embarrassants. Je lui répète que je ne suis pas intéressée, il est le compagnon d’Emmanuelle Cosse, mais les messages à caractère sexuel continuent. Je suis sidérée. J’ai déjà dit non dix fois, et il continue. Les hommes violents, je sais ce que c’est, les signaux d’alerte arrivent. Je parle des messages à deux personnes, qui me disent : “Il a recommencé”… À l’époque, personne ne me conseille de porter plainte. »

      Une tribune de femmes dénonçant le sexisme en politique, puis une campagne médiatique contre les violences faites aux femmes décident Elen Debost à parler. « Quand j’ai vu la photo de Denis Baupin avec du rouge à lèvres, j’ai vomi. J’ai réfléchi, et j’ai fait un post [un billet – ndlr] Facebook. Les commentaires montrent que les gens savaient, dans le parti. Cyril Graziani, de France Inter, m’a contactée, et j’ai parlé. »

      Avec le recul, Elen Debost est amère. « On était de petites figurines, avec le même profil psychologique un peu fragile. Notre silence a fait que des femmes ont subi ça pendant plus de quinze ans. L’enquête des deux journalistes de France Inter et Mediapart a été magistrale. Ils nous ont aidées à casser l’impunité de cet homme qui osait se présenter en défenseur des femmes. Il faut que cette omerta cesse. »

      Après cette déposition, Me Pierrat lance des questions agressives à Elen Debost, lui jetant à la figure des SMS sortis de leur contexte, comme si elle avait participé à un jeu de séduction, alors qu’elle répète inlassablement qu’elle tentait de contenir les avances insistantes de Denis Baupin en jouant sur tous les registres. Malaise.

      Isabelle Attard s’avance à la barre. Élue députée EELV en 2012, elle a, elle aussi, reçu des messages de Denis Baupin – dès son premier jour à l’Assemblée nationale. Messages qui se multiplient et prennent rapidement un caractère sexuel. Elle n’avait jamais été confrontée au harcèlement sexuel auparavant. « J’en parle à mon équipe, je suis mal à l’aise, c’est un collègue de travail sur lequel je veux compter, notamment sur les questions nucléaires. Du coup, je passe un temps fou à réfléchir à comment lui répondre, pour ne pas me brouiller avec quelqu’un que j’estime et continuer à avoir des relations de travail normales. J’essaye de rester polie en exprimant mon non-consentement. Je deviens de plus en plus gênée. Je mets en place des méthodes pour ne jamais me retrouver seule avec lui. »

      Isabelle Attard apprend qu’elle n’est pas la seule. D’autres députées, et de jeunes collaboratrices ayant un lien de subordination, reçoivent des SMS identiques de Denis Baupin, devenu entretemps vice-président de l’Assemblée nationale. Certaines s’enferment à clé dans leur bureau. Isabelle Attard évoque cela lors d’un déjeuner avec Edwy Plenel, directeur de la publication de Mediapart. Notre collègue Lénaïg Bredoux commence son enquête, et recueille quantité de témoignages sur les agissements de Denis Baupin.

      Isabelle Attard se tient bien droite face au tribunal, et lance ceci : « Je voudrais remercier Denis Baupin. Ce procès nous permet de dire ici tout ce que nous avons vécu. On a pu parler publiquement, et on va pouvoir passer à une autre étape de notre vie. J’espère aussi que ça éclairera certains hommes sur ce qu’est le consentement. »

      L’avocat du plaignant tente encore de la déstabiliser, en lisant des SMS qui ne montreraient aucun harcèlement. Isabelle Attard tient bon. Un incident d’audience éclate lorsqu’il apparaît qu’Emmanuel Pierrat fait du “live tweet” (microblogging en direct) pendant les débats, et rend publics des SMS envoyés par certaines des prévenues à Denis Baupin. Le président et la procureure sont stupéfaits, les avocats de la défense scandalisés. Il est tard, et le tribunal interroge encore Annie Lahmer, Geneviève Zdrojewski, Frédric Toutain et Jean-Claude Biau.

      Lundi, les journalistes prévenus ont expliqué comment ils avaient travaillé sur l’affaire Baupin. Lénaïg Bredoux a raconté ses enquêtes sur le sexisme en politique, avant Weinstein et #MeToo, et celle sur l’élu écologiste, d’abord menée en solo puis avec Cyril Graziani, de France Inter. Celui-ci avait notamment appris que Denis Baupin n’était pas devenu ministre « à cause de ses casseroles ». Edwy Plenel a rappelé pour sa part que « la presse est là pour révéler les affaires cachées ». Éreintants, les débats doivent s’achever vendredi soir.

      Il semble que le backlash lui revienne un peu à la figure.

    • J’y ai pensé toute la semaine : les faits sont prescrits mais pas invalidés par la justice, donc prouver les faits suffirait à écarter les accusations de Baupin ? Dans ce cas, ce procès pourrait faire office symboliquement (et matériellement, puisqu’une fausse accusation doit être dédommagée) de reconnaissance des violences du malhomme. Quelle présomption, quand même. La même qui lui faisait mettre du rouge à lèvres (WTF) contre les violences des autres hommes pas lui. Je croise les doigts pour qu’il soit débouté et traîné dans sa merde.

      Sur le fond, je vois bien les réponses des meufs : les smileys de Rousseau parce qu’elle ne sait pas quoi lui répondre, les réponses non frontales qui jouent à moitié le même jeu et à moitié disent « get me out of here ! », toutes ces stratégies de meufs pas en confiance... leur sont désormais reprochées. Pourquoi ne l’ont-elles pas envoyé chier, mis un coup de boule et serré le zizi ? Pourquoi, se demandent les imbéciles et ceux que ça arrange.

      Pas en confiance parce que pas appuyées par leur milieu. Et pourtant aucun parti n’a accordé une aussi belle place aux femmes, et malgré cette parité à tous les étages, c’était un milieu favorable à la culture du viol et aux prédations d’un gros bitard.

      Merde. Bon, sinon, j’arrive à lire cet article qui mentionne une sale femme faux jeton sans pleurer, maintenant que j’ai fait le récit de ses turpitudes.


  • Darmanin, la sidération | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/carolinedehaas/blog/010218/darmanin-la-sideration

    Depuis que Le Monde a rendu publique l’affaire, je suis sidérée.

    Je suis sidérée par la façon dont Sophie Spatz, la plaignante, est présentée. Son ancien métier de call-girl est rappelé systématiquement. Sophie aurait été dentelière ou enseignante, personne n’en saurait rien. Comme si son ancien métier pouvait justifier une violence sexuelle ou qu’il constituait une information sur la crédibilité de ses accusations. Son passé judiciaire rappelé en boucle. Logique. Si t’as été condamnée par la justice dans le passé, t’es immunisée contre le viol (au secours).

    Je suis sidérée par la méconnaissance généralisée sur les violences sexuelles. Le fait que l’affaire ressorte des années après serait le signe qu’elle serait fausse. Dans ce cas, la quasi-totalité des affaires de violences sexuelles portant sur des personnalités publiques sont fausses. Car elles sont toutes ressorties des années après. Pourquoi ? Demandez aux femmes victimes de Weinstein, Baupin, Franco ou Cosby pourquoi. Parce que la peur, l’isolement et la honte, ressentis par quasiment toutes les victimes de violences, sont exacerbés par le fait que la personne visée est connue.

    Je suis sidérée par la réaction du Premier ministre qui, sans attendre que la justice soit rendue, a décidé qui avait raison ou tort dans cette affaire. « Il a toute ma confiance » a-t-il dit de l’accusé. Sans même ajouter « si les faits sont avérés, c’est grave ». Sans un mot pour la plaignante. Le Premier ministre a donc déjà tranché. Il ne présume pas Gérald Darmanin innocent. Il affirme qu’il l’est. Avant la justice.

    Je suis sidérée par la réaction du gouvernement et des député.e.s en Marche qui se mobilisent pour défendre (et applaudir !) le ministre accusé de viol. Faisant mine que tout est normal alors que tous le savent parfaitement : un ministre accusé de viol, cela fragilise l’action du gouvernement, en particulier sur la lutte contre les violences. Cela s’appelle la politique. Et faire mine que tout va bien, qu’il n’y a aucun problème, c’est prendre les gens pour des imbéciles.

    Je suis sidérée que la ministre de la Justice, Nicole Belloubet ait commenté une enquête préliminaire pour viol alors même qu’elle vise un membre de son gouvernement. Elle est la supérieure hiérarchique du parquet, chargé d’appliquer la loi. Comment la patronne du parquet peut s’exprimer sur une enquête préliminaire sans que personne ne réagisse ? On peut ajouter à cela que la ministre de la justice demande au parquet (selon ses propres dires) des remontées sur les affaires sensibles alors qu’elle siège toutes les semaines à côté du présumé innocent qui lui, n’est pas censé avoir accès à ces informations. Tout est clean.

    Je suis enfin sidérée par la façon dont certains médias et éditorialistes qualifient mon intervention. J’ai accompagné une femme victime venue demander de l’aide. Je l’ai fait des dizaines et dizaines de fois ces derniers mois. J’aurais dû dire « merde » à Sophie parce qu’elle accusait un responsable politique ? La traiter différemment sous prétexte que cela pourrait m’apporter des ennuis ? C’est justement une des choses que je hais viscéralement dans la politique telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui. Le fait de ne plus agir en fonction de ses convictions mais en fonction de ses intérêts.

    Je dois reconnaître que depuis quelques jours, je me dis parfois « Mais pourquoi je n’ai pas fermé ma gu…. ? ». En réalité, je sais pourquoi. Parce que je ne peux plus. Je ne sais plus faire ça. Je ne sais plus me taire ou tourner le dos lorsqu’on me parle de violences. Parce que je pense qu’en détournant le regard, vous, moi, nous sommes en réalité une partie du problème.


  • ONDES ÉLECTROMAGNÉTIQUES - (N° 654)

    AMENDEMENT N°49 présenté par M. Giraud, Mme Dubie, M. Krabal, Mme Abeille, M. Alauzet, Mme Allain, Mme Attard, Mme Auroi, M. Baupin, Mme Bonneton, M. Cavard, M. Coronado, M. François-Michel Lambert, M. Mamère, Mme Massonneau, M. Molac, Mme Pompili, M. Roumegas, Mme Sas, M. de Rugy, M. Moignard, M. Charasse, M. Falorni, M. Giacobbi, Mme Girardin, Mme Orliac, M. Robert, M. Saint-André, M. Schwartzenberg et M. Tourret

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    ARTICLE ADDITIONNEL

    APRÈS L’ARTICLE 4, insérer l’article suivant :

    L’utilisation des appareils de téléphonie mobile est interdite aux élèves dans les établissements d’enseignement du premier et du second degrés.

    EXPOSÉ SOMMAIRE

    Une règle de précaution doit être appliquée, plus fortement encore, à la population la plus jeune qui est aussi plus vulnérable. Le cerveau des enfants, de petite taille, est plus exposé aux rayonnements. Les enfants d’aujourd’hui seront également bien plus exposés dans le temps que les adultes, qui n’ont utilisé que récemment des téléphones mobiles.
    Si aujourd’hui le téléphone portable n’a pas encore franchi les portes de l’école primaire, son entrée au collège ne s’est pas faite sans difficultés de gestion pour le corps enseignant. Selon les établissements, les règles sont variables.
    Au nom de l’égalité des citoyens et de la protection des plus jeunes face aux prises de risques subies relatives aux ondes électromagnétiques, il est nécessaire de poser un cadre qui soit commun à tous les écoliers et collégiens de France.
    Ainsi, cet amendement propose d’interdire l’utilisation de téléphones mobiles par les élèves des écoles primaires et des collèges dans l’enceinte des établissements.

    http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/0654/49.asp

    #éducation