person:beji caid essebsi

  • EN TUNISIE, L’EGALITE DEVANT L’HERITAGE ENCOURAGERAIT L’ENTREPRENEURIAT FEMININ (Le Monde Arabe-Mounira ELBOUTI-2018-12-04)

    Aujourd’hui, les Tunisiennes sont considérées comme « non capables d’assurer une succession appropriée », indique un entrepreneur tunisien.

    Fin novembre dernier, le Conseil des ministres adoptait le projet de loi consacrant l’égalité entre les femmes et les hommes devant l’héritage en Tunisie. Et dans la foulée, le président tunisien, Béji Caïd Essebsi, à l’origine de la réforme, le soumettait à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), qui ne devrait pas se prononcer dessus avant plusieurs mois. L’initiative, une première dans le monde arabe, résulte notamment des recommandations de la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (COLIBE). Qui, en juin dernier, avait estimé que Tunis devait effectuer des réformes substantielles concernant l’égalité entre les sexes et les libertés individuelles dans le pays. Réformes qui, longtemps revendiquées par une partie de la société civile tunisienne, doivent in fine servir à remettre en cause le système patriarcal en Tunisie, largement fondé sur la subordination des femmes.
    Ce n’est pas un hasard si le « berceau » des printemps arabes a décidé de s’emparer le premier du sujet. Le pays accorde bien plus de droit aux femmes que tout autre dans la région, et permet depuis un an aux Tunisiennes de confessions musulmane, d’épouser des hommes non musulmans. Ce qui n’empêche pas une fracture, dans la société, entre les pro et les anti-égalité de genre devant l’héritage. (Le système actuel, fondé sur la loi islamique, permet généralement aux hommes d’hériter du double de ce qu’une femme recevrait.) Face aux vives critiques provenant, notamment, d’Ennahdha – le parti islamiste, qui dispose de 30 % des sièges parlementaires, est le seul à avoir annoncé son opposition au projet de loi -, le président tunisien a assorti son texte de quelques exceptions. Les familles désirant poursuivre sous le régime de la charia étant autorisées à le faire.

    « Dynamisme, prudence et conformité »

    Si l’adoption de la loi est fondamentale pour le droit des femmes – dont les revendications doivent nécessairement s’émanciper de la question de l’ « identité arabo-musulmane » afin d’être traitées sur le terrain des droits humains, nous expliquait Leïla Tauil, chercheure et spécialiste de la question féministe, en octobre dernier -, elle s’avère également très intéressante d’un point de vue économique.
    Au printemps dernier, la Société financière internationale, filiale de la Banque mondiale pour le secteur privé, a publié un rapport, intitulé « Miser sur les femmes en Tunisie », soulignant l’importance des prêts bancaires aux Tunisiennes pour l’économie du pays. Or, lors de l’évaluation d’un projet, les banques ne s’intéressent en général pas à sa qualité ni à celle de l’entrepreneur, mais aux garanties apportés par ce dernier. Et la loi sur l’héritage actuelle, qui réduit de facto l’autonomie économique des femmes, les empêche d’accéder à la propriété – les Tunisiennes ne sont que 12 % à posséder une maison et 14 % un terrain. Difficile, dans ces conditions, d’obtenir un prêt bancaire pour démarrer ou poursuivre une activité entrepreneuriale. Si bien que les femmes, en Tunisie, ne possèdent qu’entre 18 et 23 % des entreprises, selon le rapport de la Société financières internationale. Qui indique également que la différence de crédit combiné, pour les petites sociétés, entre les femmes et les hommes, atteint près de 600 millions de dollars…
    « Bien que la Tunisie dispose des lois les plus progressistes de la région en matière de droits des femmes […] cela ne s’est pas traduit proportionnellement par une participation économique à grande échelle des femmes », pointe du doigt le rapport de la Société financière internationale.
    Un sacré frein au développement de leur business, qui pourrait cependant être un peu plus lâche, si les Tunisiennes obtenaient davantage de biens, et donc de garanties, grâce à… un héritage égalitaire. La Société financière internationale l’a bien compris et incite vivement à accélérer les opportunités financières pour les Tunisiennes – et, globalement, toutes les citoyennes. D’autant plus que les établissements bancaires en sortiraient gagnants. Selon l’enquête de l’organisation internationale, les femmes seraient plus fidèles que les hommes à leur banque, à condition d’être traitées sur un même pied d’égalité et d’y recevoir des services satisfaisants. Sans compter que les entreprises qu’elles gèrent affichent de meilleurs résultats, et « sont connues, en particulier parmi les institutions de micro-finance, pour leur dynamisme, leur prudence et leur conformité ».

    Le paradoxe Ennahdha

    Interrogé sur l’impact de l’égalité entre femmes et hommes devant l’héritage en Tunisie, Wajdi Ben Rjeb, entrepreneur tunisien, estime que la loi donnerait « un coup de pouce au leadership féminin, par le biais de l’entrepreneuriat ou de la succession ». Aujourd’hui, explique-t-il, les femmes, souvent considérées comme « non prioritaires ou non capables d’assurer une succession appropriée », se voient attribuer « un héritage moins intéressant que leurs frères, aussi bien en terme de valeur que de potentiel ». Ce qui explique qu’il y a « peu de femmes aux commandes des entreprises familiales tunisiennes ayant passé le cap de la 2ème génération », dirigées plutôt par les fils. Un tropisme qui pourrait s’équilibrer avec la loi sur l’héritage, qui, selon Wajdi Ben Rjeb, « va apporter une égalité des chances en matière de succession et encouragera l’accès des femmes aux postes de haute direction et aux conseils d’administration des entreprises familiales. »
    Car cela n’est pas encore assez le cas. D’après l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), qui a publié en mars dernier un rapport sur l’économie tunisienne, en termes d’emplois, « les disparités hommes-femmes sont moins importantes que dans les autres pays MENA [Moyen-Orient et Afrique du Nord, ndlr] mais le taux d’emploi est bien plus faible pour les femmes que pour les hommes et les femmes occupent souvent des emplois moins qualifiés. » Et si les autorités tunisiennes, qui composent avec une embellie économique, veulent rendre la croissance davantage inclusive, elles doivent « favoriser le recrutement des femmes par des campagnes de sensibilisation sur les conséquences des choix éducatifs et de la formation sur les possibilités d’emploi et d’entrepreneuriat », estime l’OCDE.
    A charge pour Tunis, si la loi est adoptée à l’ARP, de faire progresser la notion d’entrepreneuriat féminin, en multipliant ainsi les initiatives éducatives pour aider les Tunisiennes à comprendre comment tirer parti de leurs nouveaux droits et atouts. Les débats, en raison des postures conservatrices d’une partie des politiques, promettent d’être mouvementés. Mais « le Parlement devrait adopter ce projet de loi et réaffirmer la place de la Tunisie comme leader régional dans le démantèlement de la discrimination juridique fondée sur le sexe », a déclaré Ahmed Benchemsi, directeur de la communication et du plaidoyer pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord chez Human Rights Watch. Ce dernier de noter toutefois le paradoxe Ennahdha, luttant « contre l’égalité dans les lois relatives aux successions, alors que le parti a soutenu d’autres réformes en faveur des droits de femmes. » Réponse dans quelques mois.

  • Tunisia: Privacy Threatened by ‘Homosexuality’ Arrests

    Tunisian authorities are confiscating and searching the phones of men they suspect of being gay and pressuring them to take anal tests and to confess to homosexual activity, Human Rights Watch said today. Prosecutors then use information collected in this fashion to prosecute them for homosexual acts between consenting partners, under the country’s harsh sodomy laws.

    “The Tunisian authorities have no business meddling in people’s private sexual practices, brutalizing and humiliating them under the guise of enforcing discriminatory laws,” said Amna Guellali, Tunisia director at Human Rights Watch. “Tunisia should abolish its antiquated anti-sodomy laws and respect everyone’s right to privacy.”

    Human Rights Watch spoke with six men prosecuted in 2017 and 2018 under article 230 of the penal code, which punishes consensual same-sex conduct with up to three years in prison. One person interviewed was only 17 years old the first time he was arrested. Human Rights Watch also reviewed the judicial files in these cases and five others that resulted in prosecutions under either article 230 or article 226, which criminalizes “harming public morals.” In addition to violating privacy rights, these cases included allegations of mistreatment in police custody, forced confessions, and denial of access to legal counsel.

    Police arrested some of these men after disputes arose between them or after neighbors reported them. Two had gone to the police to report being raped.

    Some of the men spent months in prison. At least three have left Tunisia and applied for asylum in European countries.

    K.S., a 32-year-old engineer, entered a police station in Monastir in June 2018 to file a complaint of gang rape, and to get an order for a medical examination of his injuries. Instead of treating him as a victim, he said, the police ordered an anal test to determine whether K.S. was “used to practicing sodomy.” “How they treated me was insane,” K.S. told Human Rights Watch. “How is it their business to intrude into my intimate parts and check whether I am ‘used to sodomy’?”

    In another case, a 17-year-old was arrested three times on sodomy charges and was forced to undergo an anal examination, as well as months of conversion therapy at a juvenile detention center. Both harmful practices are discredited.

    Tunisian prosecutors have relied extensively in recent years on forced anal examinations to seek “evidence” of sodomy, even though the exams are highly unreliable and constitute cruel, degrading, and inhuman treatment that can rise to the level of torture.

    On September 21, 2017, during the Universal Periodic Review at the United Nations Human Rights Council, Tunisia formally accepted a recommendation to end forced anal exams. However, Tunisia’s delegation stated: “Medical examinations will be conducted based on the consent of the person and in the presence of a medical expert.” This stance is not credible because trial courts can presume that a refusal to undergo the exam signals guilt, Human Rights Watch said. Tunisia should abandon anal exams altogether.

    Prosecutions for consensual sex in private and between adults violate the rights to privacy and nondiscrimination guaranteed by the International Covenant on Civil and Political Rights, to which Tunisia is a party. The United Nations Human Rights Committee, which monitors compliance with the covenant, has stated that sexual orientation is a status protected against discrimination. The UN Working Group on Arbitrary Detention has found that arrests for same-sex conduct between consenting adults are, by definition, arbitrary.

    Tunisia’s 2014 constitution, in article 24, obliges the government to protect the rights to privacy and the inviolability of the home. Article 21 provides that “All citizens, male and female, have equal rights and duties, and are equal before the law without any discrimination.” Article 23 prohibits “mental and physical torture.”

    The Code of Criminal Procedure prohibits house searches and seizure of objects that could serve a criminal investigation without a judicial warrant, except in cases of flagrante delicto, that is when catching someone in the act.

    Article 1 of Law No. 63 on the protection of personal data stipulates that “every person is entitled to the protection of their personal data and privacy of information, viewed as a fundamental right guaranteed by the constitution. This data can only be used with transparency, loyalty and respect for the dignity of the person whose data is subject of treatment.” However, neither Law No. 63 nor any other domestic law regulates the conditions for seizing private data during a police investigation or its use.

    On June 12, the Commission on Individual Freedoms and Equality, appointed by President Beji Caid Essebsi, proposed, among other actions, to decriminalize homosexuality and to end anal testing in criminal investigations into homosexuality. It also proposed criminalizing the unlawful “interception, opening, recording, spreading, saving and deleting” of an electronic message.

    On October 11, 13 members of the Tunisian Parliament introduced draft legislation for a code on individual freedoms. It incorporated several proposals from the presidential commission including abolition of article 230.

    Parliament should move quickly on this draft legislation and abolish article 230, Human Rights Watch said. It should enact a law that effectively protects people’s privacy, through regulating the seizure and use of private data during criminal investigations, with consequences if such a law is violated.

    The Justice Ministry should meanwhile direct public prosecutors to abandon prosecutions under article 230. The Interior Ministry should investigate reports of the ill-treatment of people arrested based on their gender identity or sexual orientation.

    Human Rights Watch conducted face to face interviews with men in Tunisia and phone interviews with men who fled to European countries. Pseudonyms have been used to protect their privacy.

    Shams and Damj, local LGBT rights groups, provided assistance.

    Accounts by Men Prosecuted

    K.S., 32, engineer

    K.S. used to work for an international company in Tunis. He said that on June 8, he went to spend the weekend in at a friend’s house in Monastir, a coastal city. He had earlier chatted with a man from Monastir on Grindr, a social network application for gays. They made a date and they met that day in a café. The man invited K.S. to his house, but once there, the man became aggressive and showed K.S. a police badge. Two other men arrived, and they started insulting him, calling him “sick.” “One said, ‘You people of Loth [a demeaning term derived from the Biblical and Quranic story of Lot], you deserve to be killed, you are like microbes.’”

    They punched and slapped him on the face, he said. Then the man who had invited him said, “We will show you what sodomy is like.” The men then forced him to take off his clothes and bend over. Two of them held K.S. by the arms while the third inserted a baton in his anus. “It was unbearable, I felt that I will faint,” K.S. said. They finally let him leave.

    I was shivering and bleeding [when I reached my friend’s house]. The next day, I went to Fattouma Bourguiba hospital in Monastir. I just wanted to get medical treatment and to check that I did not have internal hemorrhaging.

    But, he said, the doctor refused to examine him without a police order:

    I went to the Skanes district police station in Monastir, to try to get the requisition order. I did not want to tell the police the full story, so I just said that three men had raped me. The policeman who was typing my statement left the room at some point, and that’s when I saw on the screen that he was instructing the doctor at Fatouma Bourguiba hospital to examine whether I am ‘used to practicing sodomy.’ I felt the blood freeze in my body.

    Human Rights Watch reviewed the June 9 police requisition order, in which the chief instructs the doctor to examine whether K.S. was “used to practicing sodomy” and whether he was victim of anal rape.

    K.S. said that, when the policeman returned to the office, K.S. asked if he could leave. The policeman replied: “And go where? You can’t leave before we check what kind of stuff you do.” The policeman called for a patrol car to drive K.S. to the hospital.

    The doctor told me that he has a requisition order to perform an anal test. “We want to check whether this is a habit,” he said. I was terrified. I told him that I didn’t want to do the test. But he insisted that he had to perform it. He told me to remove my pants and assume a prayer position [on hand and knees] on top of the medical bed. He put on gloves and started to examine me with his fingers. As soon as he did, I felt sick and told him I wanted to go to the toilet. I wanted to stop this humiliation. He let me go. I managed to avoid the policemen who were waiting for me in the corridor and left the hospital. Once in the parking lot, I started running until I felt safe, and then went to my friend’s house.

    K.S. said he took a flight on June 13 to Belgium, where he has filed a request for asylum.

    K. B., 41, documentary filmmaker

    K.B. spent 13 months in pretrial detention on accusation of sodomy and unlawful detention. He is married and the father of an 8-year-old girl. He told Human Rights Watch that on March 3, 2017, at around 9 p.m., he went to downtown Tunis for drinks. While he was sitting in a bar, S.Z., a young man, approached him. They chatted for a while, then K.B. invited him to his place. He said that, after having sex, he went to the kitchen to prepare some food. When he came back to the living room, he caught the man stealing money from his wallet. K.B. tried to force him out of his apartment, but the man locked himself in a bedroom, went to the balcony, and screamed for help. Policemen arrived, arrested them, and took them to the Aouina district police station.

    Police treated me with contempt. The first question the interrogator asked was whether I had sex with S.Z. I denied it categorically and told him we only had drinks together. But he said that S.Z. had confessed. The interrogator asked me: “Aren’t you ashamed of yourself?”
    K.B. said the police at the station confiscated his phone and looked at his social media history and his photo archives. They switched the phone off and did not allow him to call his family or a lawyer. They presented him with a statement to sign, but he refused. At 4 a.m., they transferred both men to Bouchoucha detention center. Later that morning, the police took the men to the Tunis first instance court, where a prosecutor ordered them to undergo an anal test. The police took them to Charles Nicole hospital, K.B. said, where he refused the test. “The idea of them intruding into my intimacy and into my body was so humiliating to me.”

    He was returned to detention and after a few weeks decided to undergo the test in the hope that negative results would prove his innocence. He said he informed the investigative judge during a hearing and the judge issued a requisition. Police officers took him again to Charles Nicole Hospital.

    It was the worst thing that ever happened to me. The doctor asked me to strip and get on the examination table. He asked me to bend over. There was one policeman in the room and one medical assistant, watching. The doctor put one finger into my anus and moved it around. I was so ashamed. It was very dehumanizing.

    K.B. said that even though the test result was negative, the investigative judge indicted him for sodomy. The order referring the case to trial said that the time elapsed between the alleged act and the test prevented the court from ruling out that K.B. was “used to the practice of sodomy.”

    In May 2018, 13 months after the court placed K.B. in pretrial detention, it acquitted and freed him.

    In the indictment, the investigative judge wrote that S.Z. had confessed to the police to “committing the crime of sodomy in exchange for money” and that he admitted that he “approached and dated men he met via Facebook.” The judge quotes the police report, which describes in crude terms the sexual intercourse between K.B. and S.Z. The judge also states that K.B has denied the accusation of sodomy, and instead stated that he and S.Z. were only having drinks at his place and did not have sex.

    The investigative judge notes that S.Z. later retracted his confession and says that he gave instructions for the forensic doctor in the Charles Nicole Hospital to administer an anal test to determine whether K.B “bore signs of the practice of homosexual activity” recently or whether he “practices sodomy in a habitual way.”

    The judge’s indictment of K. B. was based on S.Z.’s confession to the police, later repudiated, from “the circumstances of the case, which show that the two men had no other reason to go to K. B.’s house” and K. B.’s refusal to take the anal test. The judge wrote: “given that the test was performed 20 days after the reported incident, the forensic doctor was not able to find signs of anal penetration because those signs disappear five days after the act.”

    “Free” (nickname), 32, hairdresser

    Free said that on the night of April 5, 2018, he went with a female friend from Sousse to Monastir for drinks and to meet his boyfriend. When they arrived at around 9 p.m., he said, a police patrol stopped them and asked for their papers, then told the woman to accompany them to the station for further identity checks. Free waited outside the station.

    While waiting, Free received an angry message from his boyfriend asking him why he was late. Free explained where he was and snapped a photo of the station as proof. A police officer saw him and confiscated Free’s telephone, saying he had endangered state security. The officer took him to an interrogation room, where another officer handcuffed him to a chair. An officer searched the phone and finding nude photos of Free, then searched his social media activity and read the conversations he had with men on gay dating apps and his chats with his boyfriend on Facebook Messenger, some of them sexually explicit.

    Free said that the police officer turned to him and said, “I hate you, you sodomites. You will have to pay for your depravity.” Other police officers in the room insulted Free, he said. The officer interrogated him about his sexual activity, wrote a report, and told him to sign it. When Free refused, a policeman slapped him in the face and said, “Ah, now you are trying to be a man. Just sign here, you scum.” Free signed the report without reading it.

    At no point during the interrogation did the police advise Free of his right to speak to a lawyer. At around midnight, they moved him into a cell, where he spent the night. The following day, he was taken before a prosecutor, who charged him with sodomy but decided to release him provisionally pending trial. On June 6, he appeared before the first instance court in Monastir. The presiding judge closed the courtroom to the public.

    The first question he asked me was whether I am used to the practice of sodomy. I told him I was not. He asked the question again, then asked, “Then why did you confess?” I answered, “Because the police forced me to.” The judge asked, “But if you are not a sodomite, why do you dress like this, why do you look like one of them?”

    He said the judge adjourned the trial to June 14, when he convicted Free and sentenced him to a four-months sentence with probation, based on his phone conversations and his forced confession. Free has appealed.

    M. R., 26, paramedic

    M.R. worked in a hospital in Tebourba, a city 40 kilometers west of Tunis. He fled to France and applied for asylum after being charged under article 230 and granted pretrial release.

    M.R. said he had always hidden his sexual orientation because of severe social stigma. In November 2017, he chatted with a man on Facebook. The man, called A.F., sent him photos, and they decided to meet. When they did, M.R. realized that the photos were fake and told A.F. that he would not have sex with him. A few days later, on November 28, A.F. banged on his door at around 4 a.m. Fearing scandal, M.R. opened the door to find A.F. drunk and wielding a knife. A.F. slapped him on the face, ordered him to remove his clothes, and raped him, he said, threatening to cut his throat. After a few hours, A.F. told M.R. to buy A.F. cigarettes. M.R. went to the Tebourba police station and filed a rape complaint.

    When I told the police officers about the rape, they asked me how I knew the man and how we met. I dodged the questions, but they insisted. I told them that I am gay, and their behavior changed instantly. The station chief said: “Ah, so you were the one who initiated this, you are an accomplice to the crime, there is no rape here – you deserve this.” Then, he handed me a requisition order and told me to go get an anal test the following day at Charles Nicole Hospital.

    The police interrogated M.R., then accompanied him to his apartment, where they arrested A.F. The police told M.R. to undergo the anal examination, then report to the First Instance Court in Manouba. M.R. consulted the nongovernmental association Shams, which defends sexual minorities, and decided to skip the anal test. When he reported to the court, the investigative judge treated him as a criminal, not a victim. M.R. said:

    He asked questions about my sex life and when I started practicing sodomy with other men. He said that I deserved everything that had happened to me and that I should be ashamed of myself.

    M.R. said that the judge charged him with sodomy and granted him pretrial release. A.F. was kept in custody and charged with sodomy and rape.

    The indictment of M.R., prepared by the investigative judge and dated December 13, 2017, provides purported details from M.R.’s intimate life, including confessions that he is gay. The indictment also relies on the confession from A.F. and cites a condom seized at M. R.’s house as evidence.

    M.R. said that, three days after the encounter with A.F., he reported to work at the hospital. The director handed him a dismissal notice on the grounds that he was facing trial.

    I had to go back to my family’s place, as I had no salary anymore. It was like living in a prison. My father and older brother beat me many times, my father even burned me with a cigarette. They did not allow me to go out, they said they were ashamed of me.

    Having lost everything, he left Tunisia for France.

    I had no other choice, I felt rejected by everyone, my family, society, my colleagues. And I was afraid of going to prison.

    Mounir Baatour, M.R.’s lawyer, told Human Rights Watch that the case is stalled in the first instance court in Manouba, and has yet to go to trial. On May 15, 2018, indictment chamber sent the indictment to the cassation court for a legal review, which is pending.

    R. F., 42, day laborer, and M.J. 22, unemployed

    On June 12, 2018, police in Sidi Bouzaiane arrested R.F. and M.J. after R.F. went to the police to say that M.J. had refused to leave R.F.’s house.

    M.J. said that the police came to his house and took both men to the police station at around midnight. They interrogated them in the same room, asking them how they met. A police officer took R.F.’s phone and watched videos stored on it, then said to R.F., “So you are a miboun [a degrading term for gay]. M.J. said:

    One of the four officers present during interrogation slapped R.F. on the face. Then he turned toward me and asked, “So what were you both doing in the house? I’m sure you were having sex, so you too must be a miboun. You are staining this country,” he said.

    M.J. said that policemen beat him on his face, head, and back. When the police finished the interrogation at 3 a.m., they presented a written report and told M.J. to sign it. He said he asked to have a lawyer first, but they refused to let him call one and insulted him. He signed the report.

    The police report, reviewed by Human Rights Watch, states that neither man requested a lawyer. R.F.’s purported statement, as the police recorded it, describes in graphic terms how he habitually practices sodomy and has sex with men. The police report states that officers searched R.F.’s smartphone and found videos of R.F. having sex with men. The police confiscated his phone, the report says, as “evidence of the crime.”

    Two days after the arrest, M.J. said, he and R.F. appeared before a prosecutor, who asked them: “Aren’t you afraid of God’s judgment?” He ordered pretrial detention, and they were sent to the Sidi Bouzid prison. M.J. said that one of the prison guards harassed him and asked him vulgar questions such as: “How you do this? Are you getting fucked for money? Why are you fucking men? Aren’t there enough women to fuck in this country?”

    He said he was put in a cell with 100 other men, who seemed to have been informed about his “crime.” Over the following days, his cellmates insulted, beat, and sexually harassed him. He said that one night, he refused to have sex with the cell “strongman”, so the man and two others beat him. He said they held his arms, while the strongman slapped him on the face and punched him on the chin.

    After a week in detention, he appeared before an investigative judge, who asked him about his sexual behavior. M.J. said he admitted that he is gay. He said he had done nothing wrong, but the judge replied, “You are harming society.”

    The first instance court in Sidi Bouzid sentenced the two men on June 12 to three months in prison for sodomy. The appeals court upheld the sentence.

    S.C., 24 and A.B., 22

    Police arrested S.C. and A.B. in Sousse on December 8, 2016, when they were allegedly caught committing sodomy in public. They were sentenced, on March 10, 2017, to eight months in prison under article 230 of the penal code and not on charges related to public indecency. The police report describes their sexual intercourse in detail and concludes that S.C. “committed active sodomy,” while A.B. was a “passive sodomite.”

    The judgment from the first instance court in Sousse, which Human Rights Watch reviewed, states that both denied committing sodomy or being homosexuals. It states that they were both subjected to anal examinations on December 9, 2016, that turned out “negative.” The judge concluded that: “the results of the anal tests cannot exonerate the accused of the crime, especially given that the [tests] were performed sometime after the facts.” The court based the guilty verdict only on the declarations by police officers and wrote that: “it is appropriate to sentence them to eight months as an adequate and dissuasive sentence proportional to the offense that they have committed.”

    A.C., 18, student

    A.C. was arrested three times for sodomy. The first time was in August 2017, when he was 17. Police forces arrested him at his house after his two sisters denounced him as gay and took him to the Kasba police station in Tunis. He said that they interrogated him extensively about his sexual orientation and took his smart phone and searched his personal data. The next day, they took him to a forensic doctor in the Charles Nicole hospital for an anal examination. He said he did not have a lawyer and that the police did not inform him of his right to have one.

    I did not understand what was going on. The police told me that the test is mandatory. The doctor told me to go on an examination bed and to bend, and then he inserted his fingers in my insides. The doctor did not explain what the test is about.

    A.C. said he was released without charge after spending two days in the Kasba police station.

    On May 15, 2018, he went to the police station in Sijoumi, in Tunis, in response to a summons. He said police officers told him his family had filed a complaint and questioned him for almost four hours. A.C. confessed to being gay. The police took him to Bouchoucha detention center in Tunis, where he spent the night. The next day, May 16, he appeared before the Tunis first instance court in Sidi Hassine, where an investigative judge interviewed him. The judge asked him: “Why are you like this? Don’t you know that what you’re doing is haram [forbidden under Islam]?”

    I told the judge that I didn’t break any laws, that what I do is my personal business. I did not hurt anyone. This is my private life and should not be the concern of anyone else.

    He said the judge ordered his detention for two months in a juvenile rehabilitation center, as he was still a minor, and forced him to undergo “conversion therapy,” a thoroughly discredited method to change someone’s sexual orientation or gender identity. At the center, a psychiatrist visited him twice, telling him that “he should work on changing himself and his mind.” He appeared before another investigative judge, on June 25, who released him.

    A.C. said that on September 2, he was running some errands with his boyfriend when the police stopped them and asked for their identity cards. The police told A.C. that his family had filed a complaint against him. They took him to Hay Hlel police station in Tunis, where they questioned him about his sexual life, confiscated his phone, and looked at his photos and personal conversations. A prosecutor issued a warrant to detain him, and he spent eight days in the Bouchoucha detention center. On September 20, he appeared before a judge, who released him without charge.

    F.B, 28; N.A, 21 and B.K., 27, day laborers

    In Sousse, a coastal city, the police arrested three men in January 2017, after neighbors complained that they suspected the men were gay. In the indictment, which Human Rights Watch reviewed, the investigative judge states that the police went to the house where the men were staying, seized their phones, on which they found “evidence that they were sodomites,” as well as “women’s clothing,” and took the men to the police station.

    The investigative judge ruled that the men harmed public morals based on the content of the seized phones and “because they dressed up like women, used lipstick, and talked in a languid way.” The police report and the indictment, which usually would include information about a judicial warrant, did not indicate that the police had one. The three men were sentenced to two months in prison for the charge of harming public morals and served their terms.

    https://www.hrw.org/news/2018/11/08/tunisia-privacy-threatened-homosexuality-arrests

    #Tunisie #homophobie #homosexualité #COI #LGBT

  • #Tunisie : l’Allemagne, via ses plans d’aide, menace d’éclipser la France
    https://www.mediapart.fr/journal/international/121217/tunisie-l-allemagne-ses-plans-d-aide-menace-d-eclipser-la-france

    Angela Merkel et le président tunisien, Beji Caid Essebsi, à Tunis, le 3 mars 2017. © Reuters Emmanuel Macron vient de réitérer les nombreuses promesses d’aide à la Tunisie faites par ses prédécesseurs. Mais un autre pays européen, l’Allemagne, qui gagne en influence depuis la révolution de 2011 via ses fondations politiques et une diplomatie de plus en plus active.

    #International #Allemagne

  • #Tunisie : l’Allemagne, via ses plans d’aide, menace d’éclipser la France
    https://www.mediapart.fr/journal/international/121217/tunisie-l-allemagne-ses-plans-daide-menace-declipser-la-france

    Angela Merkel et le président tunisien, Beji Caid Essebsi, à Tunis, le 3 mars 2017. © Reuters Emmanuel Macron vient de réitérer les promesses d’aide à la Tunisie faites par ses prédécesseurs. Mais c’est l’Allemagne qui gagne en influence depuis la révolution de 2011 via ses fondations politiques et une diplomatie de plus en plus active.

    #International #Allemagne

  • Egypt’s policy in Libya: A Government of National Accord by other means | MadaMasr

    http://www.madamasr.com/en/2017/01/26/feature/politics/egypts-policy-in-libya-a-government-of-national-accord-by-other-means

    As various parties return to discussion of political agreements and reconciliation, it might seem as though time stood still in Libya since the end of 2015. A little over a year has passed since the United Nations-sponsored Libyan Political Agreement (LPA) was signed in Skhirat, Morocco. Rather than stemming division, however, implementation of the deal has been held back by the factions it was designed to tame. Thus, talks have begun anew, and, this time around, Egyptian and Algerian representatives find themselves in prominent assisting roles.

    Egypt has maintained an influential position in the conflict, between the most recent talks and the signing of the LPA, wagering political and speculated military support on several forces that have eroded the legitimacy of the Government of National Accord (GNA), the unity government that was produced by the December 2015 deal and is internationally recognized despite failing to be endorsed by the House of Representatives (HoR) in Tobruk. In the last month, however, Egyptian authorities have seemingly marshaled a new policy that opens the door to dialogue with both Libyan governments. Libyan parties also say Egypt is preparing to host a direct meeting between the Tobruk HoR and Tripoli General National Congress (GNC) for the first time in over a year.

    Egypt has also recently expended efforts to draw in regional players. Ministers from countries neighboring Libya gathered for a meeting in Cairo, which was also attended by UN envoy to Libya Martin Kobler, and issued a communique on January 21 that emphasizes the importance of their vision to resolve the conflict. Egyptian Foreign Minister Sameh Shoukry traveled to Tunisia on January 24 to discuss the conflict with Tunisian president Beji Caid Essebsi.

  • Lebanese president blames Israeli Mossad for assassinating businessman in Angola
    Lebanon’s president reportedly says Israel’s intelligence agency is behind the murder of Amine Bakri in Angola’s capital.
    Jack Khoury Jan 04, 2017 3:19 PM
    http://www.haaretz.com/israel-news/1.763005

    Lebanon’s President Michel Aoun reportedly blamed Israel’s Mossad on Wednesday for the assassination of a Lebanese businessman in Angola.

    According to Hezbollah’s Al-Manar channel, Aoun opened his weekly government meeting by saying Israel’s intelligence agency was behind the shooting of Amine Bakri in the Angolan capital of Luanda on Monday, but gave no further details.

    Bakri, a prominent Lebanese businessman from Nabatieh in south Lebanon, was shot dead by armed gunmen while traveling on a dirt road not far from a furniture factory that he owned, which he had just visited.

    According to recent reports in Lebanon, the 37-year-old businessman was targeted by three gunmen who were waiting for him. He was reportedly shot from point-blank range and taken to a local hospital where he was pronounced dead. Local reports labeled the incident as a car-jacking that ended in murder and attributed it to local gangs.

    Bakri left Lebanon for Africa at a young age and began to develop a number of businesses, most prominently a furniture business.

    Last month, Tunisian President Beji Caid Essebsi said that his government suspected the Mossad was behind the assassination of aviation engineer Mohammed Zawahri.

    Zawahri was shot to death outside his home in Sfax, Tunisia, on December 15. According to a statement by Hamas two days after the attack, Zawahri was a member of the organization’s military wing and one of the leaders of its drone program.

    #Liban #Mossad

  • Un dirigeant tunisien d’al-Qassam assassiné par le Mossad à Sfax – 17 décembre 2016 | Traduit par AlManar à partir d’AlAkhbar
    http://french.almanar.com.lb/151193

    La série des assassinats des dirigeants de la résistance palestinienne et libanaise par le Mossad ne connait toujours pas de répit.

    Quelques années après l’assassinat par l’entité du dirigeant palestinien des brigades Ezzeddine al-Qassam, Mahmoud al-Mabhouh, à Dubaï en 2010, le Mossad a assassiné jeudi en Tunisie un des dirigeants de l’unité aérienne d’AlQassam, le martyr tunisien Mohammad Zouari.

    M.Zouari (49 ans) a été tué devant son domicile à Sfax. Les assaillants ont tiré six balles contre sa tête et son cœur.

    Selon l’enquête tunisienne, le martyr était rentré depuis 5 jours en Tunisie, après une brève visite au Liban et en Turquie.

    Le martyr a probablement été repéré grâce à une journaliste (tunisienne ?) qui vit en Hongrie. Celle-ci avait demandé une interview avec M.Zawari. Mais elle aurait quitté la Tunisie un jour avant son assassinat.

    Il convient de noter que la méthode d’exécution du Martyr Zouari est largement identique à l’assassinat du dirigeant de l’unité aérienne du Hezbollah, Hassan Laqis, exécuté en 2013 par des agents du Mossad devant son domicile dans la banlieue sud de Beyrouth.

    • Hamas : Tunisian engineer allegedly assassinated by Mossad was leader of military wing
      Dec. 17, 2016 8:11 P.M. (Updated : Dec. 17, 2016 8:43 P.M.)
      http://www.maannews.com/Content.aspx?id=774479

      GAZA CITY (Ma’an) – The Hamas movement’s military wing Izz ad-Din al-Qassam Brigades Saturday evening released a statement confirming that the Tunisian aviation engineer Muhammad al-Zawahri who was allegedly assassinated on Thursday in Tunisia was one its leaders and manufactured drones for the movement.

      The statement described al-Zawahri, 45, as a “martyr of Palestine, Tunisia, and the Arab and Islamic nations,” adding that the slain official, who is believed to have been assassinated by the Mossad, Israel’s foreign intelligence agency, was a leader of Hamas’ military wing.

      Hamas directly accused Israel of the assassination, saying that “the coward Zionist hands assassinated the al-Qassam Brigades leader,” and called al-Zawahri the “pioneer of the Arab Spring and the sponsor of the Palestinian revolution and resistance.”

      The statement highlighted that the Ababil drones, the Iranian-developed drone reportedly manufactured by al-Zawahri, played a major role in the resistance during the 2014 Israeli military offensive on the besieged Gaza Strip.

      According to Hamas’ statement, al-Zawahri had joined Hamas’ military wing ten years ago following the “examples set” by several Arab and Muslim fighters who battled against the “Zionist enemy,” and defended Palestine.

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      traduction française

      Le Mossad assassine Muhammad al-Zawahri, ingénieur de la résistance palestinienne
      17 décembre 2016 – Ma’an news – Traduction : Chronique de Palestine
      http://chroniquepalestine.com/mossad-assassine-ingenieur-mouvement-hamas

      Ma’an News – L’aile militaire du mouvement Hamas, les Brigades Izz ad-Din al-Qassam, a diffusé samedi soir une déclaration confirmant que l’ingénieur aéronaval tunisien Muhammad al-Zawahri, assassiné jeudi en Tunisie, était l’un de ses dirigeants et avait organisé la fabrication de drones pour le mouvement de la résistance islamique.

      Selon le communiqué, al-Zawahri, âgé de 45 ans, est un « martyr de la Palestine, de la Tunisie et des nations arabes et islamiques ». Toujours selon le communiqué, l’ingénieur aurait été assassiné par le Mossad, et était un des responsables de l’aile militaire du Hamas.

    • La branche armée du Hamas accuse Israël d’avoir tué un de ses ingénieurs en Tunisie
      MEE | 18 décembre 2016
      #Israël
      http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/la-branche-arm-e-du-hamas-accuse-isra-l-d-avoir-tu-un-de-ses-ing-nieu

      Alors que les Brigades Ezzedine al-Qassam accusent Israël d’être derrière le meurtre de Mohamed Zouari le 14 décembre dans le sud-est de la Tunisie, la plus grande confusion entoure cet assassinat

      (...)
      Selon le substitut du procureur général Mourad Turki, la première autopsie a révélé que son corps avait été criblé d’une vingtaine de balles.

      Huit personnes soupçonnées de complicité dans l’affaire du meurtre ont été ont été arrêtées à Djerba, Tunis et Sfax. Parmi elles : une journaliste exerçant en Hongrie qui avait interviewé Zouari.

      Quatre voitures, deux pistolets, deux silencieux et des téléphones portables utilisés dans le crime ont été saisis par les forces de l’ordre.

      Israël n’a pas encore réagi à ces accusations. Le Mossad a été déjà impliqué dans plusieurs assassinats d’activistes palestiniens à l’étranger.

      En 2012, la déclassification de documents secrets liés au meurtre de Khalil al-Wazir, alias Abou Djihad, le numéro deux de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) tué en avril 1988 à Tunis, a permis de mettre au jour l’implication de commandos de l’armée israélienne.

      Un programme de fabrication d’avions sans pilote

      Dans une déclaration publiée sur son site internet, la branche armée du Hamas explique que le chef et combattant Mohamed Zouari était pleinement engagé dans le programme de fabrication des avions sans pilote « Ababil » lancé par les Palestiniens.

      « Les drones ‘’Ababil’’ des brigades Ezzedine al-Qassam avaient joué un rôle important notamment pendant l’opération « Bordure protectrice » qui a débuté en juillet 2014 », peut-on lire dans le communiqué.

      Selon le Hamas, Mohamed Zouari avait « rejoint la résistance palestinienne il y a à peine dix ans et adhéré ensuite aux brigades Ezzedine al-Qassam ».

      « Le sang versé par le martyr Mohamed Zouari ne restera pas impuni », menace également le Hamas dans la déclaration.

    • Assassinat de Mohamed Zouari : La Tunisie ripostera, selon Jhinaoui
      Par Webdo - 20 décembre 2016
      http://www.webdo.tn/2016/12/20/assassinat-de-mohamed-zouari-jhinaoui-condamne-un-actelache

      Lors de la réunion d’urgence des ministres arabes des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, ministre des Affaires étrangères est revenu sur l’assassinat de Mohamed Zouari, une affaire qui occupe l’opinion publique depuis des jours.

      Le ministre tunisien a fait savoir que la Tunisie condamne vivement l’assassinat « lâche » de Mohamed Zouari.

      Jhinaoui a indiqué que la Tunisie ripostera à toute partie qui porte atteinte à sa sécurité, stabilité ou à sa souveraineté et poursuivra tous les responsables.

    • Assassinat d’un Tunisien attribué à Israël : trois suspects placés en détention provisoire (justice)
      21 Déc, 2016
      https://afrique-tv.info/assassinat-dun-tunisien-attribue-a-israel-trois-suspects-places-detenti

      La justice tunisienne a ordonné la détention provisoire de trois suspects dont une journaliste pour leur implication présumée dans l’assassinat d’un ingénieur tunisien attribué par le mouvement islamiste palestinien Hamas à Israël, a indiqué le porte-parole du parquet.

      « Après des interrogatoires ayant duré jusqu’à 03H00 (02H00 GMT), le pôle judiciaire antiterroriste a émis mercredi trois mandats de dépôt à l’encontre de trois suspects dont une journaliste pour le meurtre de Mohamed Zaouari » a précisé à l’AFP Sofiène Sliti.

      Les trois suspects font partie des dix personnes interpellées, toutes Tunisiennes, les sept autres ayant été libérées, a précisé M. Sliti.

      Le parquet de Sfax (est) avait annoncé auparavant l’implication d’une journaliste ayant récemment interviewé la victime.

      Mohamed Zaouari, 49 ans, qui possède également la nationalité belge, a été tué jeudi d’une vingtaine de balles alors qu’il était au volant de sa voiture, devant son domicile à Sfax.

      Selon le Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza, l’Etat hébreu est responsable du meurtre de cet ingénieur, décrit comme un dirigeant du mouvement spécialisé dans le développement de drones.

      Marié à une Syrienne, Zaouari a longtemps vécu à l’étranger. Il était revenu en Tunisie après la révolution de 2011. Le Hamas a affirmé qu’il travaillait depuis 10 ans pour ce groupe et qu’il avait tenté de s’introduire en Israël en 2014.

    • Manifestation à Tunis en réaction à l’assassinat de Mohamed Zouari
      20 décembre 2016 à 16h30 — Mis à jour le 21 décembre 2016 à 12h22
      http://www.jeuneafrique.com/385649/politique/manifestation-a-tunis-reaction-a-lassassinat-de-mohamed-zouari

      (...) La tension était vive dans les rues de la capitale tunisienne où plusieurs personnes scandaient des slogans contre l’État hébreu : « avec le sang, avec notre âme, nous te vengerons Palestine », « Résistance, résistance ! Ni réconciliation, ni chantage », « Non à la normalisation, la Tunisie n’est pas à vendre », a rapporté un journaliste de l’AFP.

      « Mohammed Zaouari est un martyr avec un M majuscule. (…) C’est une perte non pas pour la Tunisie mais pour la Palestine et le monde arabe », a déclaré à l’AFP un participant, Mohammed Ammar.

      Ces protestations sur l’avenue Habib Bourguiba répondaient à l’appel de plusieurs partis politiques comme Al-Joumhouri (centre) et le Front populaire (gauche). (...)

    • Le président tunisien pointe du doigt Israël pour le meurtre d’un ingénieur du Hamas
      Selon Béji Caïd Essebsi, “des mains étrangères ont mené le meurtre” et “il existe des soupçons” d’implication de l’Etat juif
      Times of Israel Staff 2 janvier 2017,
      http://fr.timesofisrael.com/le-president-tunisien-pointe-du-doigt-israel-pour-le-meurtre-dun-i

      Le président tunisien Béji Caïd Essebsi a déclaré dimanche soir qu’il existait « une suspicion qu’Israël soit impliqué » dans l’assassinat en décembre d’un ingénieur tunisien qui aurait dirigé le programme de drones du Hamas.

      Il s’agit de ses premières remarques sur le meurtre.

      Pendant un discours marquant la nouvelle année, Essebsi a déclaré, en s’appuyant sur des informations « provenant de l’enquête sur l’assassinat, [qu’] il apparait que des mains étrangères ont mené le meurtre » de Mohammed al-Zoari.

      Essebsi a également ajouté que « les autorités savent comment traiter avec Israël », et ne sont pas impuissantes.

      Le Hamas et le Hezbollah ont accusé le Mossad, les renseignements extérieurs israéliens, d’avoir tué Zoari, 49 ans, abattu au volant de sa voiture devant sa maison de Sfax en décembre.

      #Zoari #Zouari

  • Contrairement à leurs gouvernants, les peuples du Maghreb soutiennentt Bachar Al-Assad
    http://vilistia.org/archives/12720

    dimanche 20 novembre 2016 Contrairement à leurs gouvernants, les peuples du Maghreb soutiennentt Bachar Al-Assad Tunis, mercredi 2 mars. Réuni sous le « haut patronage » du président Béji Caïd Essebsi, le Conseil des ministres arabes de l’intérieur adopte un texte qui condamne les … Lire la suite →

    #PROCHE_ET_MOYEN_ORIENT

  • www.tunisiainred.org – Inciucio (*) à la tunisienne
    http://www.tunisiainred.org/tir/?p=6667

    C’est le Président de la République, l’octogénaire ex ministre de Ben Ali, Beji Caid Essebsi, qui a été le parrain du « licenciement » du premier ministre précédent Habib Essid. Le 2 juin dernier, dans une manœuvre surprise et à un moment où le pays ne connaissait pas de tension particulière, Essebsi avait lancé, au cours d’une interview télévisée, la proposition d’un gouvernement d’unité nationale. Selon lui, l’initiative était rendue nécessaire par le fait que l’État n’était pas parvenu jusque là à imposer ses lois et le droit dans le pays ; il considérait que la situation était également rendue très grave par le péril terroriste et il invitait à participer à ce gouvernement tous les partis (à l’exception du mouvement de son rival Moncef Marzouki), la centrale syndicale de l’UGTT et l’Utica.

    Pour beaucoup d’observateurs politiques il s’agissait en réalité d’une tentative de sortir de l’impasse dans laquelle l’implosion de son parti Nidaa Tounes avait conduit le gouvernement. L’intention du Président, en mettant en discussion l’action du technocrate et indépendant Essid, était de redistribuer les cartes à l’intérieur de son propre parti, en essayant en même temps de coopter d’autres forces, extérieures au parlement, pour mieux gérer la présence dans celui-ci de l’allié/ennemi Ennahda, le parti d’inspiration islamique qui a le même nombre de députés que Nidaa Tounes.

    Comme le fait remarquer l’ex députée de l’Assemblée constituante, Mabrouka M’Barek, chercheuse auprès du Middle East Institute, d’autres facteurs auraient accéléré la décision du Président :

    En présentant son remaniement ministériel en janvier dernier, Essid avait pris une décision radicale et révolutionnaire : ôter la gestion des collectivités locales de la juridiction du ministère de l’intérieur, une disposition en vigueur du temps de Ben Ali…

  • Nobel Peace Prize winners send award to Marwan Barghouti
    Wednesday, 06 April 2016
    https://www.middleeastmonitor.com/news/middle-east/24865-nobel-peace-prize-winners-send-award-to-marwan-barghouti#st

    The Head of the Tunisian Human Rights League has passed the Nobel Peace Prize won by his country’s National Dialogue Quartet last year to Palestinian politician Marwan Barghouti, who is behind bars in Israel. Fadhel Moussa handed the award to Barghouti’s wife Fadwa in a ceremony at the Palestine Embassy in Tunis on Monday.

    The ceremony was attended by Palestinian Minister of Prisoners’ Affairs, Issa Qaraqe, Palestine’s Ambassador Hayel Fahoum and Ambassador Alternate Omar Daqqah. The secretaries-general of a number of Tunisian political parties, representatives of the Tunisian General Labour Union and other personalities were also present.

    Moussa said that the Quartet has stressed during its visits to Europe since winning the Nobel Prize that there will be no peace in the world without peace in the land of Palestine.

    #Marwan_Barghouti

    • Caïd Essebsi reçoit une délégation du Comité palestinien des Affaires des prisonniers et des libérés
      http://africanmanager.com/caid-essebsi-recoit-une-delegation-du-comite-palestinien-des-affaire

      Le président de la République, Béji Caïd Essebsi a reçu jeudi au palais de Carthage une délégation du Comité palestinien des Affaires des prisonniers et des libérés, conduite par sa présidente, Fadwa Barghouthi .A l’issue de la rencontre, Fadwa Barghouthi a déclaré que les membres de la délégation ont transmis au président de la République les expressions de considération et de respect du peuple palestinien et des familles des prisonniers palestiniens à la Tunisie pour son soutien inébranlable à la cause palestinienne. Selon un communiqué de la présidence de la République, elle a également salué l’appui de la Tunisie à la candidature de son époux Marouane Barghouthi au prix Nobel de la paix.
      Dans le même contexte, elle a indiqué que Caïd Essebsi l’a chargé de transmettre les sentiments de solidarité et de soutien à son époux Marouane Barghouthi et à tous les prisonniers palestiniens.

  • La Tunisie, de tous les pays du Printemps arabe, est celui qui s’en sort le mieux. Mais la situation est très fragile. Suivant un article paru dans Mondeafrique, c’est Alger qui alimente cette tentation de contre-révolution en Tunisie. Je ne sais pas si c’est plausible. Les services secrets algérien, actuellement dans la tourmente, disposeraient-ils d’assez de moyens et de liberté de manœuvres pour s’y aventurer de la sorte ? Difficile de trancher. Il est certes dans l’intérêt du système algérien que Tunis patauge dans l’expérience démocratique pour au moins dissuader les démocrates algériens. Mais...

    http://www.mondafrique.com/tunisie-tentation-de-contre-revolution

    Tunisie, la tentation de la contre révolution

    L’Algérie ne ménage pas ses efforts pour remettre les anciens de Ben Ali en selle. Sur fond d’anti-islamisme viscéral.
    L’incertitude politique règne en Tunisie. Les clans au pouvoir à l’époque du président Ben Ali sont de retour qui se composent d’anciens du RCD, l’ex-parti unique, et d’hommes d’affaires jadis en cour.
    Leur objectif est de multiplier les coups de boutoir contre le parti islamiste Ennahda, tout en attendant la décomposition de Nida Tounes, le mouvement du président Beji Caïd Essebsi. Orphelins d’un pouvoir qu’ils ont monopolisé depuis l’indépendance et qu’ils ont du abandonner à des gueux sans éducation, ces élites veulent récupérer la gestion de l’Etat. Leur Etat.
    Complot sahélien
    Si l’on recherche l’origine de ces revenants, on note qu’ils sont tous issus du Sahel, cette vitrine présentable et riche de la Tunisie qui va de Monastir à Sousse. A y regarder de plus près, ces Sahéliens se divisent en deux grands groupes : les destouriens de l’ex-président Bourguiba, rassemblés autour d’un puissant homme de réseaux, Kamel El Taïef bras droit de Ben Ali jusqu’à son mariage avec Leila en 1992 et revenu dans les coulisses du pouvoir depuis 2011. D’autre part, des anciens du RCD, regroupés autour de l’ancien premier ministre de Ben Ali, Mohamed Ghannouchi, resté à la tète du gouvernement après la Révolution après avoir joué un role plus qu’ambigu durant le fameux 14 janvier 2011, où le dictateur prit la poudre d’escampette.
    Malgré les antagonismes qui les opposent, ces groupes ont noué une alliance pour faire tomber Ennahda. Ils enchaînent les réunions, parfois encadrées par des agents des services secrets algériens
    Alger à la manoeuvre
    Ces nostalgiques du passé considèrent que les Etats-Unis et la France ont soutenu, depuis 2011, l’islamiste Rached Ghannouchi, qui sait tenir aux diplomates occidentaux le langage qu’ils veulent entendre. Ces émigrés de l’intérieur ne peuvent compter que sur l’appui discret d’Alger ainsi que sur l’argent des Emirats Arabes Unis animés par une haine constante pour les Frères Musulmans (contrairement au Qatar).
    La menace terroriste est toute trouvée pour alimenter la polémique. Les Algériens encouragent les anciens de Ben Ali à attaquer Ennahda devant les tribunaux pour démontrer, en gros, la connivence du parti islamiste avec le terrorisme. Cette stratégie se matérialise par l’apparition de vieux dossiers concernant les papiers d’identité délivrés à des terroristes en 2013 et 2014 alors que les islamistes du mouvement Ennahdha rêgnaient en maître sur le gouvernement tunisien.

    .
    Fragmentation islamiste
    Force est de constater que ces conspirationnistes disposent un boulevard devant eux compte tenu du piètre spectacle qu’offrent les deux poids lourds politiques que sont Ennahda et Nidaa Tounès. Les islamistes en effet se déchirent en vue de la succession du cheikh Ghannouchi âgé de 74 ans. Trois groupes s’affrontent en coulisses : celui du conservateur Abdelhamid Jlassi, celui de l’ancien ministre de la santé, d’inspiration salafisten Noureddine Bhiri (peu populaire) et celui des frères Ali et Amer Larayedh, respectivement ancien Premier ministre et ancien conseiller de Ghannouchiqui. Ces deux là viennent du Sud, où se trouve le gros des troupes (et des votes) islamistes.
    A l’opposé de l’échiquier politique tunisien, le parti Nidaa Tounes a été mis sens dessus dessous par la grave crise interne de début 2016 qui a provoqué de nombreuses défections et par la prise du parti, même temporaire, par le propre fils du Président Caid Essebsi, Hafedh.
    L’ancienne classe dirigeante d’avant la Révolution de 2011 compte les points, avec dans son jeu un atout majeur : la machine électorale du temps de Ben Ali, aussi bien au sein de l’appareil sécuritaire que dans le monde des affaires, qui avait soutenu Beji faute de mieux, ne demande qu’à reprendre du service.
    A condition de trouver un leader charismatique, pas trop mouillé sous Ben Ali et pas encore enlisé dans les jeux stériles de l’après Révolution. Ce ne sera pas le plus facile
    Caroline Bright

    #Algérie #Tunisie #Révolution #Contre-révolution #Ennahda

  • Tunisie : Le mouvement du Peuple demande une audition du président de la République par l’Assemblée
    http://www.huffpostmaghreb.com/2015/11/30/tunisie-caid-essebsi_n_8680046.html

    Signé par le secrétaire-général du parti et député Zouheir Maghzaoui, le Mouvement du Peuple estime que « le comportement (du président de la République) ne reflète pas le contenu des dispositions constitutionnelles régissant les pouvoirs de la présidence de la République ».

    Selon ce parti qui a fait élire trois représentants à l’Assemblée, le président de la République est apparu lors de son discours non pas comme « le président de tous les Tunisiens », mais comme le représentant « du parti qui l’a porté candidat », bien que ce parti apparaisse « incompétent pour exercer la responsabilité du pouvoir ».

    Le parti appelle l’Assemblée des Représentants du Peuple à mettre un terme à cette « flagrante menace pesant sur la transition démocratique » et à convoquer le président de la République à une audition pour avoir outrepassé" ses « obligations constitutionnelles » d’être au dessus des partis.

    L’article 76 de la Constitution tunisienne dispose que « Le Président de la République ne peut cumuler ses fonctions avec toute responsabilité partisane. ».

    Le président tunisien Béji Caïd Essebsi a appelé dimanche soir le parti Nidaa Tounès, dont il est le fondateur, à « se ressaisir ».

  • Attentat en Tunisie : état d’urgence dans tout le pays, couvre-feu dans le Grand Tunis
    AFP / 24 novembre 2015 21h08
    http://www.romandie.com/news/Attentat-en-Tunisie-etat-durgence-dans-tout-le-pays-couvrefeu-dans-le-Grand-Tunis/652255.rom

    Attentat en Tunisie : état d’urgence dans tout le pays, couvre-feu dans le Grand Tunis

    Tunis - Le président tunisien Béji Caïd Essebsi a proclamé mardi soir l’état d’urgence en Tunisie et un couvre-feu dans le Grand Tunis après l’attentat qui a fait au moins 12 morts contre un bus de la sécurité présidentielle.

    Au vu de cet évènement douloureux, de cette grande tragédie (...) je proclame l’état d’urgence pour 30 jours aux termes de la loi et un couvre-feu dans le Grand Tunis à partir de 21H00 jusqu’à 05h00 du matin (20H00 GMT jusqu’à 04H00 GMT), a déclaré le chef de l’Etat dans une brève allocution télévisée.

    Le porte-parole de la présidence, Moez Sinaoui, a précisé à l’AFP que le couvre-feu serait en vigueur jusqu’à nouvel ordre.

    Au moins 12 agents de la sécurité présidentielle ont été tués et 20 blessés -un bilan officiel provisoire- dans une explosion qui a visé leur bus en plein centre de la capitale, un attentat terroriste selon les autorités.

  • BCE : « 1ère visite d’un président tunisien en Egypte depuis un demi-siècle » - Mosaïque FM

    http://www.mosaiquefm.net/fr/index/a/ActuDetail/Element/57928-bce-premiere-visite-d-un-president-tunisien-en-egypte-depuis-un-de

    Le président de la république, Béji Caid Essebsi, a considéré lors de la conférence de presse conjointe avec son homologue égyptien, Abdelfattah Al Sissi que sa rencontre avec le numéro un égyptien était positive en indiquant que les deux pays partagent les mêmes positions quant aux différents dossiers abordés pendant la rencontre.

  • www.tunisiainred.org – Interview de Habib Ayeb : pour plus de justices sociales et environnementales, changeons de modèle économique.
    http://www.tunisiainred.org/tir/?p=5619

    la question du terrorisme est un tabou, [...] nous n’avons pas le droit d’en parler, [...] désormais il y a l’union sacrée autour de tout ce qui se décide au niveau de l’État et [...] tous doivent dire amen. Cependant, cela représenterait un retour en arrière énorme pour cette révolution qui, malgré tous ses défauts et tous ses problèmes, ne mérite pas d’être écrasée par une loi antiterrorisme. Un État digne de ce nom n’a pas besoin de lois spéciales pour se défendre contre le terrorisme, des lois qui limiteraient la liberté. Malheureusement, c’est au contraire le Président Beji Caid Essebsi lui-même qui va à la télévision pour déclarer la guerre au terrorisme et dire que les libertés s’arrêtent là où commence le terrorisme ! Non seulement on revient aux politiques sécuritaires de Ben Ali, mais également aux mêmes politiques économiques. Je vais dire quelque chose qui pourra résonner comme un blasphème : il est vrai que du temps de Ben Ali, il y avait une stabilité absolue et un taux de croissance autour de 5 %. Mais à quel prix ? Moi je ne veux rien savoir de cette Tunisie qui chaque année célèbre la révolution le 14 janvier, mais continue à reproduire le même modèle social et économique. Je crois, bien plus, que dans cette situation, il faut amplifier et renforcer les droits et, parmi ceux-ci, le droit à un environnement sain. Donc, dans la rédaction de la loi antiterroriste, moi je maintiendrais la dénomination, en en bouleversant le contenu dans le sens de ce que je dis dans ce statut. Imaginez la publicité au niveau mondial : « le pays du 14 janvier 2011, la Tunisie, premier pays au monde à édicter une loi contre le terrorisme qui renforce les droits de tous et de toutes ». Les terroristes eux-mêmes en deviendraient fous. Mais la majorité des gens ne voient pas la nécessité et l’importance politique de renforcer les droits sociaux et lorsqu’il m’entendent parler, par exemple, du droit universel à l’eau, ils sont convaincus qu’il s’agit de populisme, ou encore quand je dis qu’aucun enfant ne doit être obligé de marcher pendant une heure, souvent pieds nus, pour aller à l’école, je m’entends parfois répondre que ce n’est pas urgent.

    Remarquable entretien, avec des positions très à gauche bien argumentées

  • Politique démission du premier ministre en #Tunisie
    http://grigrinews.com/politique-demission-du-premier-ministre-en-tunisie/2580

    « 27/01/2015, Tunis, Tunisie : Le chef du gouvernement tunisien sortant Mehdi Jomaa a présenté, lundi, la démission de son gouvernement au président de la République, Béji Caïd Essebsi, a-t-on appris auprès de la présidence du gouvernement. »

  • Politique : le vieillard de président a prêté serment en #tunisie
    http://www.scoop.it/t/actualites-afrique/p/4034439940/2014/12/31/politique-le-vieillard-de-president-a-prete-serment-en-tunisie

    Tunisie : Une fois n’est pas coutume, le nouveau président Béji Caïd Essebsi du haut de son jeune âge (88 ans) vient officiellement de prêter serment ce jour.See it on Scoop.it, via Actualités Afrique

    http://img.scoop.it/VVAgMfjud9f8Kdt11xciTjl72eJkfbmt4t8yenImKBV9ip2J1EIeUzA9paTSgKmv

  • Caricature de presse de la présidentielle en #tunisie
    http://www.scoop.it/t/actualites-afrique/p/4034255308/2014/12/27/caricature-de-presse-de-la-presidentielle-en-tunisie

    Tunisie : un dessin de presse (caricature) du dessinateur Dilem sur le jeune président Béji Caid Essebsi (88 ans) élu à la dernière présidentielle.See it on Scoop.it, via Actualités Afrique

    http://img.scoop.it/FqCQjYEq7Ar-Etk8KJ_JADl72eJkfbmt4t8yenImKBV9ip2J1EIeUzA9paTSgKmv

  • #tunisie : battu aux élections, Marzouki fonde un mouvement contre « le retour de la dictature »
    http://www.scoop.it/t/actualites-afrique/p/4034137032/2014/12/24/tunisie-battu-aux-elections-marzouki-fonde-un-mouvement-contre-le-retour-de-la

    Moncef Marzouki a perdu la présidentielle tunisienne dimanche contre Béji Caïd Essebsi, le candidat de l’alliance laïque, qu’il accuse d’être un représentant de l’ancien régime.See it on Scoop.it, via Actualités Afrique

    http://img.scoop.it/f3T18CoQ_DKlJMgkJ61fNjl72eJkfbmt4t8yenImKBV9ip2J1EIeUzA9paTSgKmv

  • The puzzling return of Essebsi in post-revolution #Tunisia
    http://english.al-akhbar.com/node/23006

    No Tunisian could have imagined that this old man, #Beji_Caid_Essebsi, who had been forgotten with the ministers of former President Habib #Bourguiba, will become the president of Tunisia at almost 90 years of age after a revolution that was driven by the Tunisian youth.

    #al-Nahda #Arab_Spring #Articles #Moncef_Marzouki #Nidaa_Tounes #presidential_elections #Mideast_&_North_Africa

  • The puzzling return of Essebsi in post-revolution #Tunisia
    http://english.al-akhbar.com/content/puzzling-return-essebsi-post-revolution-tunisia

    Head of the Tunisian ISIE elections body, Chafik Sarsar (C) and ISIE fellow members stand in front of a giant screen during a press conference on December 22, 2014 in Tunis to announce that anti-Islamist politician #Beji_Caid_Essebsi (R on the screen) won Tunisia’s presidential election with 55.68 percent of the vote beating incumbent #Moncef_Marzouki. AFP/Fethi Belaid Head of the Tunisian ISIE elections body, Chafik Sarsar (C) and ISIE fellow members stand in front of a giant screen during a press conference on December 22, 2014 in Tunis to announce that anti-Islamist politician Beji Caid Essebsi (R on the screen) won Tunisia’s presidential election with 55.68 percent of the vote beating incumbent Moncef Marzouki. AFP/Fethi Belaid (...)

    #Mideast_&_North_Africa #al-Nahda #Arab_Spring #Articles #Bourguiba #Nidaa_Tounes #presidential_elections

  • Ahead of official results, #Essebsi claims victory in Tunisian presidential elections
    http://english.al-akhbar.com/content/ahead-official-results-essebsi-claims-victory-tunisian-presidenti

    A Tunisian woman wearing the national flag casts her vote on December 21, 2014 at a polling station Ariana near Tunis. AFP / Fethi Belaid

    Anti-Islamist candidate #Beji_Caid_Essebsi has claimed victory in #Tunisia's first free presidential election, but bitter rival and incumbent Mohammed Moncef #Marzouki dismissed the declaration as unfounded and refused to concede defeat. read more

    #Mohammed_Moncef_Marzouki

  • Polls open in #Tunisia's presidential run-off election
    http://english.al-akhbar.com/content/polls-open-tunisias-presidential-run-election

    Supporters of Tunisian presidential candidate Beji Caid #Essebsi hold Tunisian flag during his election campaign at Borsat Al-Shugour saloon before the 2nd round of the presidential elections in Tunis, Tunisa on December 13, 2014. Anadolu / Marieau Palacio Supporters of Tunisian presidential candidate Beji Caid Essebsi hold Tunisian flag during his election campaign at Borsat Al-Shugour saloon before the 2nd round of the presidential elections in Tunis, Tunisa on December 13, 2014. Anadolu / Marieau Palacio

    Tunisians voted on Sunday in a presidential run-off election that completes the country’s transition to full democracy nearly fours years after an uprising which ousted autocrat Zine al-Abidine Ben Ali. Ahead of the (...)

    #Marzouki

  • Why Aren’t Young People Voting in the Tunisian Elections ?

    SUBMITTED BY CHRISTINE PETRÉ ON FRI, 11/21/2014
    http://blogs.worldbank.org/arabvoices

    As Tunisia approaches the country’s Presidential elections on November 23, the ‘Arab Spring’ birthplace has a lot to be proud of, having safely wrapped up its first Parliamentary elections since the new constitution was ratified. However, election observers indicate that, as expected, the youth, the revolution’s driving force, remain reluctant to cast their vote...

    However, despite the fact that there are no official numbers yet for youth participation, it is widely acknowledged that relatively few of the country’s young cared to visit the polls.
     
    Election observers such as International Republican Institute (IRI) concluded that the polling stations (organized by ID numbers) with the higher ID numbers, where younger voters would cast their ballots, had a lower voter turnout. It was in front of the polling stations with lower ID numbers, for older voters that lines formed in the early hours of that Sunday morning. “ It seems that the youth was the one group that voted in lower numbers,” concluded IRI’s Tunisia Resident Country Director, Djordje Todorovic.
     
    Young voter and youth consultant, Hend Hassassi experienced this first hand. At her polling centre, few of her 20-something-old fellow citizens came to cast their vote. “ I feel like the [election] result is not representative of the youth,” said Hassassi.
     
    That Tunisia’s younger generations would be reluctant to vote was one of the fears prior to the elections. But why is the revolution’s driving force boycotting the democratic right that they fought so hard for ?
     
    “ I know many people who didn’t go vote because they feel excluded, they feel the revolution has been hijacked,” explained Hassassi. Many political parties claim they stand for youth empowerment but it is nothing but “empty words, empty promises.” She is also disappointed by The Independent High Authority for Elections (ISIE), arguing that they should have made more of an effort to make the election campaigns more appealing to younger voters. “ The slogan for 2014, “Vote for Tunisia because you love her” wasn’t creative,” argued Hassassi. “ It was better for the last election - more engaging.”
     
    Hassassi described the mood in 2011, when Tunisia held its first democratic election since the ousting of former President Zine El Abidine Ben Ali, as one of excitement. “ Now, with the same opposition politicians, no new faces, it is ‘revolution fatigue’,” she sighed, adding that she could relate to her peers who refused to vote out of disappointment over the country’s post-revolutionary development.
     
    After the revolution, Tunisians, especially the young, wanted rapid change. “ I think that especially for young people it is hard to recognise that change takes time and that no transition happens over night,” explained Tunis based Oxford University researcher Monica Marks. “ When you don’t see rapid change, it is easy to be disillusioned.”
     
    One important aspect of the youth’s political detachment, apparent in the Presidential election round, is the aged political scene. “ It is Jurassic Park politicians,” commented Marks. “Many Tunisian politicians are old and I don’t know if they have been able to connect with the young.”
     
    One of the candidates in Sunday’s Presidential race is 87-year-old Nidaa Tounes head, Beji Caid Essebsi, who served both former presidents of Tunisia. While some are drawn to Essebsi’s promise of strong leadership, others are concerned it could bring back authoritarian tendencies. “Essebsi is too old to govern,” said Jbeli Hella, a 21-year-old student who boycotted the elections. “All parties are the same,” she said with distrust.
     
    One of Essebsi’s leading opponents is 69-year-old former human rights activist, Moncef Marzouki, a revolutionary leader. “ Marzouki has gotten higher numbers than any other politician among the youth,” explained Marks, arguing that it is because he is one of the few that continues to speak a revolutionary discourse. “ I will vote for Marzouki,” declared 21-year-old Hajer Ben Hamida, who was unhappy that Essebsi was still in politics. 
     
    “ Some of my leftist friends didn’t vote,” said 26-year-old teacher, Sheyma Arfewi, explaining that they are against those involved with the former regime remaining on the political scene. “ They ask : what was then the point of the revolution?”
     With politicians they cannot relate to, and disappointed by the pace of change, it is an open question as to how many young people will show up to vote on Sunday.

  • Présidentielle : Kamel Morjane officiellement candidat
    http://www.leaders.com.tn/article/presidentielle-kamel-morjane-officiellement-candidat?id=15029

    Alors qu’on le disait hésitant, Kamel Morjane, président du parti El Moubadara vient de franchir le pas en annonçant sur son compte Facebook sa décision de se porter officiellement candidat à l’élection présidentielle dont le premier tour aura lieu le 23 novembre prochain. La nouvelle était attendue bien que l’intéressé ait fait durer le suspense.

    Cette décision est annoncée au lendemain du grand meeting présidé par le chef de Nidaa Tounés, Béji Caïd Essebsi au cours duquel il a expliqué les raisons de sa candidature. M. Morjane qu’on disait proche de BCE qui, en retour ne tarissait pas d’éloges sur lui, avait dit qu’il ne se représenterait pas au cas où « Si Béji » était candidat, rappelle-ton.