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  • Maroc / Israël : Le collier de la reine, un tribut de vassalité à un suzerain ? – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/11/22/maroc-israel-le-collier-de-la-reine-un-tribut-de-vassalite-a

    Un collier en or aurait été offert par Lalla Salma, épouse du Roi du Maroc, à Tzipi Livni, le co-ordonnateur de la guerre de destruction israélienne de Gaza (2007-2008). Un cadeau offert en 2009 à l’occasion d’une visite de l’ancien ministre israélien des Affaires étrangères au Maroc, un an après la fin de la guerre israélienne contre l’enclave palestinienne.

    Cette information explosive a été démentie de piètre façon par le Maroc, par un communiqué laconique du ministère des affaires étrangères publié le 26 juillet, soit deux semaines après la fuite du Maariv. Le journal israélien précisait, pourtan, dans son édition en date du 13 juillet 2011, que le parlement israélien avait pris la décision de dévoiler une liste de cadeaux offerts aux officiels et parlementaires israéliens par des personnalités étrangères, liste où figurerait « Lalla Salma » pour un « collier en or » à Tzipi Livni lors de sa visite au Maroc en 2009 à l’invitation de l’Institut Amadeus pour le Forum MEDays organisé à Tanger.
    Dans ce qui apparait comme un geste d’apaisement destiné à détourner le courroux de l’opinion publique, la communauté juive du Maroc a volé au secours du Trône, lui emboitant le pas, endossant le même jour la responsabilité de ce cadeau. Non pas par un communiqué franc et précis qui aurait coupé court à toutes les spéculations mais par un procédé oblique, en des termes alambiqués, des propos confus faisant état d’ une indication d’un membre de la communauté juive, à l’identité non définie, se dévouant pour confier à un site électronique marocain que Mme Livni « n’a rencontré aucune princesse du Maroc, uniquement des personnalités marocaines et des responsables de la communauté juive » et que « le collier a pu lui être offert par la communauté juive » (2).

    Sauf à y voir la marque d’un travail de sophistication journalistique, un tel amateurisme dans la gestion de cette affaire pourrait avoir eu un effet inverse de confirmer plutôt que d’infirmer cette information. Un effet pervers
    Selon Maariv, pourtant, Lalla Salma n’aurait pas été la seule à couvrir de bijoux la ministre israélienne. La Fédération des Juifs du Maroc lui aurait aussi offert « un collier d’or serti de diamants et de pierres précieuses assorties de deux bagues ». Soit, en fin de compte, deux colliers et deux bagues. Une belle pioche pour un voyage si controversé d’un si sinistre personnage.

    Au delà du démenti formel, le pouvoir marocain a incontestablement commis un impair dans sa communication de crise, d’autant moins explicable que le sujet est d’une grande volatilité, accréditant l’idée d’un malaise par sa réaction tardive et son laconisme. Le démenti marocain, de même que la revendication indirecte de la communauté juive n’évacuent pas pour autant le débat sur le bien fondé de ce geste de courtoisie à l’égard d’une belliciste coresponsable de deux guerres contre des objectifs arabes, le Liban en juillet 206, et Gaza, en 2007, ni même sur sa présence au Maroc un an après la guerre de Gaza. Pas plus Tzipi Livni que son collier n’avaient de raison d’être au Maroc. Le service minimum sur un sujet de grande controverse porte la marque d’une désinvolture et pointe désormais du doigt le rôle ambigu de l’Institut Amadeus, initiateur de ce projet frappé de suspicion.
    Quelqu’en soit le bienfaiteur, au-delà des démentis de circonstance, le cadeau parait placer la Monarchie dans l’embarras en ce qu’il peut être ressenti, à juste titre, par une large fraction de cette population nationaliste comme un geste d’une gratuité provocante, une humiliation vécue comme un tribut de vassalité envers un suzerain.

    LA LÉGITIMITÉ DU JUDAÏSME MAROCAIN ET SON INSTRUMENTALISATION POUR UNE IMPUNITÉ DU TRÔNE
    Le laxisme traditionnel marocain à l’égard d’Israël, à contre courant de la position officielle arabe, est généralement expliqué par les rapports historiques qu’entretient la dynastie alaouite avec le judaïsme marocain (3), particulièrement du fait de la position du sultan du Maroc, sous le régime de l’Etat français de Vichy, dont le refus de faire appliquer sur son territoire les lois racistes du gouvernement collaborationniste, notamment le port de l’étoile jaune pour les ressortissants de l’Empire, lui a valu la gratitude éternelle de ses sujets de confession juive.
    Une autre interprétation, moins valorisante mais plus conforme à la realpolitik, explique ce lien privilégié par le souci du futur Roi Mohamad V de contourner l’ostracisme français à son égard, sous le protectorat, par une alliance avec le judaïsme marocain, avec l’appui américain, en vue de contraindre la France à renoncer à son rival, le Glaoui de Marrakech, et à rompre son exil malgache, permettant ainsi aux Etats-Unis de prendre pied dans ce qui était à l’époque une chasse gardée française.

    Au delà de ses interprétations polémiques, un fait demeure. Le judaïsme marocain dispose d’une place légitime au Maroc, par son ancrage et son apport. Mais cette légitimité ne saurait impliquer une légitimation d’Israël, par extension, sans règlement préalable de la question palestinienne, ni l’instrumentalisation de cette équation pour camoufler le partenariat stratégique souterrain entre la dynastie alaouite et l’ennemi officiel du Monde arabe, Israël, à l’effet d’aménager l’impunité du pouvoir chérifien qui en découle.

    Cinquante ans après son indépendance, sous une solidarité de façade, le Maroc apparait comme un tire-au-flanc de la stratégie arabe au même titre que la Jordanie et l’Arabie saoudite, au point de se retrouver dans une configuration inique de trois royaumes arabes dotés, chacun, d’une légitimité sacrale constituant un cordon sanitaire autour d’Israël, au détriment de la cause palestinienne, supposée être leur cause prioritaire, du fait de la sacralité de leur pouvoir ; le commandeur des croyants alaouite en sa qualité de président du comite « Al Qods » de la conférence islamique ; le gardien wahhabite des Lieux Saints de l’islam, en raison de sa responsabilité particulière à l’égard de Jérusalem, le 3 me haut lieu saint de l’Islam ; le hachémite, enfin, de par sa descendance directe de la tribu des Koraïchites, la tribu du Prophète. Trois royaumes, l’Arabie saoudite, la Jordanie et le Maroc, désormais liés au sein d’une confédération disparate des pétromonarchies du Golfe, dans une fusion contre nature qui révèle, face à la contestation de l’ordre établi dans le Monde arabe, leur préoccupation d’assurer la survie de leur trône, plutôt que la promotion du Monde arabe, encore moins la Libération de la Palestine.
    La presse internationale abonde de la connivence israélo-marocaine sous le règne de Hassan II, de la fuite des Juifs marocains vers Israël, à la collaboration des services secrets des deux pays dans l’affaire Ben Barka, à la guerre du Sahara, aux escales techniques des unités israéliennes dans les ports marocains durant la guerre de juin 1967 (4), à la germination hormonale, enfin, du jeune prince héritier de l’époque envers une compatriote de confession juive qui donna par la suite deux soldats à l’armée israélienne (5).

    Mais le fait nouveau est la pérennisation de cette connivence sous le nouveau Roi Mohamad VI, au point de faire du Maroc une enclave diplomatique d’Israël, dans des conditions outrageusement méprisantes pour le peuple palestinien et ses nombreux sympathisants à travers le monde. Au risque d’exposer à l’opprobre public, pour la première fois dans les annales du Royaume, la propre épouse du Souverain.

    A moins d’impérieuses nécessités d’intérêt national touchant au règlement du conflit israélo palestinien, à quel besoin répondait le fait d’exposer sa propre épouse à l’opprobre, dans un geste malvenu auprès de l’opinion publique marocaine et arabe, en honorant une belliciste impénitente. Tzipi Livni (6), l’officier traitant du Mossad en France dans une décennie qui a vu la décapitation des principaux dirigeants palestiniens en poste en Europe et non Rachel Corrie, la pacifiste américaine broyée par un tracteur pour la défense de la terre palestinienne contre la confiscation israélienne. Tzipi Livni, objet d’un mandat d’arrêt de la justice britannique pour les crimes contre l’humanité » commis par son gouvernement à Gaza et non Rony Brauman, le franc tireur courageux pourfendeur du blocus de Gaza. Sauf à y voir la marque d’une perfidie complémentaire, à quel besoin répondait le souci du bénéficiaire de révéler son présent, sinon à embarrasser son hôte prévenant ? A l’ombre de la révolte arabe du printemps 2011, gageons que pareille gracieuseté ne saurait se reproduire sans exposer son auteur à un tollé généralisé.

    L’INSTITUT AMADEUS SUR LE GRILL (7)
    Quiconque connaît la tétanie qui frappe tous les acteurs politiques du royaume à l’égard du trône alaouite, le séjour de Mme Livni ne relevait pas du domaine du fortuit et ne répondait à aucun besoin de dialogue tant sont permanents les canaux de communications entre Rabat et Tel Aviv. Officiellement un « think tank » marocain, indépendant, l’Institut Amadeus, dirigé par le propre fils du ministre marocain des Affaires étrangères, Brahim Fassi-Fihri, aura servi de paravent au séjour de Mme Livni au Maroc. Crée en 2008, l’institut est soutenu par les entreprises traditionnellement perméables aux intérêts occidentaux, notamment l’hebdomadaire Jeune Afrique, le support médiatique des états africains pro occidentaux prospères. Le mandat d’arrêt lancé le 14 décembre 2009 par la justice britannique à l’encontre de Mme Tzipi Livni pour sa responsabilité dans la guerre de destruction israélienne de Gaza a retenti comme un désaveu du Maroc, un camouflet d’autant plus cinglant que le Roi Mohamad VI préside le comité chargé de préserver les Lieux saints musulmans de Jérusalem, une ville en voie de judaïsation rampante et quasiment annexée par Israël.
    En vertu de quel passe droit, un institut élitiste s’arroge-t-il le droit de prendre, seul, sans l’aval d’une autorité légitiment investie, l’initiative d’engager lourdement son pays sur un point essentiel de sa diplomatie ? Que de surcroît, face au tollé, ce même institut, visiblement déconnecté des réalités sociales, se dispense de la moindre explication, accentuant ainsi la suspicion sur l’ensemble de la galaxie royale en ce que le silence de cette coterie de technocrates ne manquera d’alimenter le mécontentement et les supputations, s’agissant d’un acte éminemment diplomatique à portée morale.

    Que l’initiative soit le fait du propre fils du ministre des affaires étrangères pose la question de savoir si l’héritier présomptueux a pu y procéder sans la caution des autorités marocaines. Auquel cas, la sanction est inévitable au double titre d’une infraction au fonctionnement démocratique des institutions du pays, au titre d’exemple ensuite, pour sanctionner le mépris d’Amadeus envers les sentiments profonds du peuple marocain et son aventurisme suspect. Dans le cas contraire, l’aval du pouvoir à son initiative rendrait le démenti officiel, sans objet et non avenu.
    En l’absence d’une mise au point -mise au clair- de l’institut Amadeus, l’Affaire Tzipi Livni accrédite cette singulière institution comme le sous traitant diplomatique des sujets épineux du Royaume. En un mot, Amadeus assumerait pour la compte de la diplomatie marocaine ce que la rendition était à la torture, la première entreprise de délocalisation de la politique étrangère du Maroc, et sur le plan de la bataille pour la conquête de l’opinion internationale, une opération de ravalement cosmétique destinée à pérenniser le trône auprès des chancelleries occidentales.

    En plein printemps arabe, une telle affaire, en tout état de cause, est très malvenue tant pour le Trône que pour ses parrains occidentaux d’autant que, si elle était confirmée, elle placerait les officiels marocains dans un embarras d’autant plus grand qu’elle survient dans la foulée d’une affaire autrement plus consternante qui concerne cette fois le roi en personne. Mohammed VI avait en effet décerné une distinction honorifique à un dirigeant du lobby juif américain dans la foulée de l’intervention israélienne de Gaza. Dans un geste controversé, en septembre 2009, le monarque avait remis le titre de Chevalier de l’ordre du trône du royaume du Maroc à Jason F. Isaacson, directeur des affaires internationales du Comité américano-juif (AJC), qui se trouve être un des fervents soutiens à l’équipée militaire israélienne contre l’enclave palestinienne. L’information sur la remise du titre n’avait pas été annoncée officiellement au Maroc, mais révélée par un site communautaire juif aux Etats-Unis. Si, là aussi, l’objectif était la paix, pourquoi la distinction s’est portée sur un belliciste du lobby juif américain et non sur Jeremy Ben Ami, le directeur de « J Street », le contre lobby juif américain favorable à un règlement négocié.

    D’autres indices tendent à confirmer la permanence du primat israélien dans la stratégie marocaine. Le cas le plus flagrant aura été le licenciement par la Sofrecom, filiale du groupe France Télécom au Maroc, d’un ingénieur, Mohamed Benziane, après neuf ans de service pour « faute grave », laquelle, en la circonstance, à consister à refuser de participer à la formation dispensée par un prestataire de services israélien. Le vendredi 11 décembre 2009, la police marocain imposera donc sans ménagement la normalisation par le bâton aux salariés de l’entreprise conformément aux choix diplomatiques d’une monarchie alaouite n’hésitant pas à privilégier les intérêts économiques des entreprises françaises implantées sur son sol au détriment des besoins démocratiques de ses “sujets”, qui, contrairement aux Iraniens, n’ont pas la “chance” de faire l’objet de la compassion occidentale ni d’aucune espèce de vaste mise en scène médiatique. Ce licenciement abusif d’un élément de main-d’œuvre -de surcroît, indigène- qui a eu l’outrecuidance de penser par lui-même et d’obéir à une loi morale qui n’arrange ni les multinationales, ni le gouvernement marocain, a répondu à une double injonction : l’injonction néo libérale, d’une part, et l’injonction autoritaire du Makhzen, d’autre part, qui se renforcent mutuellement dans le prolongement d’une logique coloniale (8).

    A quelle logique obéit ce besoin de tirer constamment contre son propre camp ? Quel besoin pressant à pousser le Maroc à inviter officieusement un personnage si controversé dans la foulée du traumatisme de Gaza ? Sauf à masquer un dessein machiavélique, pourquoi privilégier systématiquement la distinction des plus anti palestiniens et xénophobes des dirigeants israéliens ? La cause de la paix gagne-t-elle devant tant de complaisance ? Comment expliquer cette inversion des valeurs qui fait que de prestigieux militants marocains de confession juive, l’ingénieur Abraham Sarfati et le mathématicien Sion Assidon, auront croupi longtemps dans les geôles royales pour leur soutien à la cause palestinienne, quand, en contrechamps, tenaient table ouverte à Tanger et Marrakech des figures de proue du sionisme exacerbé, le philosophe du botulisme Bernard Henri Levy et le priapique Dominique Strauss Khan, sans que nul au Royaume ne pipe mot sur cette incohérence, en recommandant par exemple à ces zélés sionistes de vivre leur passion dans le pays de leur premier choix et non en terre arabe, dont ils dénigrent tant la cause majeure ?

    Quelle aubaine que la « sacralité » de la personne du Roi consacrée par la constitution qui dispense ainsi le monarque de toute critique de ses sujets, mais le prive, par voie de conséquence, d’un garde fou. L’hospitalité arabe, quoique légendaire, ne relève pas de la niaiserie. Elle obéit à de codes rigoureux qu’aucun monarque, ni président ne saurait enfreindre sans s’exposer, à plus ou moins long terme, à une réplique. Le gauleiter de Gaza, Hosni Moubarak, le vassal par excellence des Israéliens au Moyen Orient, en a payé le prix fort au terme d’un règne de 32 ans bercé par le cantique des laudateurs occidentaux, auparavant son prédécesseur Anouar el Sadate, de même que le Roi Abdallah 1 er de Jordanie, le fondateur de la dynastie hachémite et Gardien des lieux saints de Jérusalem, son neveu Faysal II d’Irak, ainsi que l’iranien, au titre ronflant, Chahin Chah Araymehr, « Sa Majesté Impériale, le Roi des Rois, lumière des aryens », renvoyé dans les ténèbres de l’histoire.

    Que le souverain prenne garde. Le cortège des laudateurs fait entendre, à son tour, son concert de louanges au Maroc, tressant ses couronnes, à coup de poncifs, sur l’ingéniosité royale d’un pays promu nouveau rempart contre l’intégrisme depuis l’éviction du dictateur tunisien Zine el Abidine Ben Ali. Sa réforme constitutionnelle est encensée par une cohorte de plumitifs parasitaires, sans le moindre regard critique comparatif entre l’orignal et la copie, alors que la nouvelle version ne fait qu’amplifier les tares autoritaires du régime. Le oui l’aurait emporté avec plus de 98% pour un taux de participation de près de 73%. Est-ce vraiment raisonnable ce score à la Nicolas Ceausescu, du nom du dictateur roumain passé par le peloton d’exécution à la chute du communisme ? Ne s’agit pas plus tôt d’un triomphe en trompe l’œil, à la Pyrrhus, jusqu’à la chute finale. Devant tant de congratulations empressées, il serait judicieux que sa Majesté veuille bien garder en mémoire cette maxime de Jean de La Fontaine qui veut que « tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute » (9).

    LE MAROC, DESTINATION PRÉFÉRÉE DES POLITICIENS FRANÇAIS
    Une quarantaine de personnalités françaises de premier plan ont opté pour le Maroc pour leurs vacances de fin d’année lors de la révolte arabe de 2010. De l’ancien président Jacques Chirac, à Taroudant, dans le sud du pays, à son successeur Nicolas Sarkozy, qui y a passé des vacances de Noël en 2009 et en 2010, à la résidence royale de Jnane Lekbir, à 3 kms de Marrakech, à son ancienne adversaire socialiste de 2007, Ségolène Royal, qui y a séjourné en 2010, avec son compagnon André Hadjez, au sein d’un “palace de Ouarzazate”, dans le sud du pays, à Jean Louis Borloo, ministre de l’écologie, au couple Balkany, Isabelle et Patrick Balkany, maire de Levallois, à Hervé Morin (et 18 membres de sa famille à l’hôtel Es-Saâdi de Marrakech), à Brice Hortefeux et naturellement Philippe Douste Blazy, ancien ministre des Affaires étrangères qui fit l’objet d’un scandale.
    La « tribu Maroc » s’étend bien au-delà de ces attaches. De Bernard-Henri Lévy à Thierry de Beaucé, à Dominique Strass Khan et Anne Sinclair, à Elizabeth Guigou et Dominique de Villepin, nombre de dirigeants politiques, chefs d’entreprise, intellectuels médiatiques et célébrités du showbiz ont à Marrakech ou ailleurs une résidence secondaire. Le « plus beau pays du monde », comme le veut la publicité de l’Office marocain du tourisme, devient ainsi un lieu de rendez-vous culte pour la classe politique française, où la délocalisation d’un Conseil des ministres serait presque envisageable durant les fêtes de fin d’année. La Mamounia est la carte maîtresse de cette politique de séduction du Makhzen, le pouvoir féodal marocain. Tous y sont reçus avec les attentions particulières que sait déployer le Maroc pour ses hôtes de marque. Les invitations spéciales sont l’atout maître de l’arsenal diplomatique du royaume chérifien pour séduire les politiques français. La pratique est érigée en politique d’Etat.

    Quoique l’on dise, quoique l’on fasse, le collier de la reine à Tzipi Livni constitue une faute politique impardonnable, qui fera tache ; une tache que rien ne saurait gommer de la mémoire des peuples en lutte ce qu’elle sera éternellement ressentie comme une prime à une belliciste impunie qui compte à son actif deux guerres, l’une, en 2006 contre le Liban, l’autre, en 2007-2008 contre Gaza, avec le
    Etat policé, le Maroc est aussi un état policier et son parc hôtelier, comme il se doit de l’être, est sonorisé et scanné, témoin muet des galipettes des uns, des roucoulades des unes, des valses hésitations des uns et des autres, de leurs chapardages et de leurs chuchotements, qui fait dire à un diplomate français que « la France est captive de la diplomatie marocaine », tout comme le monarchie marocaine est tributaire de sa survie de son allégeance israélienne.
    Le Royaume se gangrène de tant de dérives. De tant de licences. Lupanar des pétromonarchies du Golfe, enclave diplomatique israélienne, mercenaires sous traitant de la stratégie américaine en Afrique dans le cadre du « Safari Club » chargé de la protection des dictatures africaines pro occidentales, notamment le Zaïre du général Joseph Désiré Mobutu, sur fond de corruption, de népotisme et d’autoritarisme bureaucratique. A n’y prendre garde, le royaume pourrait en porter les stigmates indélébiles avec à sa tête un commandeur de peu, d’un royaume déserté de ses oiseaux migrateurs de mauvais augure, les vacanciers parasitaires envolés vers d’autres cieux à la recherche de nouvelles pitances.

    Et si le Maroc, par la somptuosité de son accueil, le nombre des bénéficiaires de ses prestations, ses abus et ceux de ses invités, ses dérives et les leurs, le silence complice des observateurs occidentaux, n’était en fin de compte que la plus grande mystification politico-médiatique de l’époque contemporaine, un syndrome tunisien sur une plus grande échelle ? Sur les débris de son trône ne subsistera alors au souverain qu’à méditer la fin pitoyable du dernier roi de Grenade, l’infortuné Bouabdil, raillé par sa mère « de pleurer comme une femme ce qu’il n’a su défendre comme un homme ».

    Le référendum du 1er juillet 2011 sur la Constitution marocaine a permis au roi Mohammed VI de donner au moins, dans le contexte des révoltes arabes, l’illusion d’une démocratisation.
    Etude comparative du texte original de la Constitution marocaine et du nouveau texte adopté par la réforme. Une réforme en trompe l’œil en ce que les pouvoirs du Roi sont encore plus étendus.

    1-Le collier de la Reine : L’affaire du collier de la reine est une escroquerie qui eut pour victime, en 1785, le cardinal de Rohan, évêque de Strasbourg, et qui éclaboussa la réputation de la reine Marie Antoinette.

    2- Harissa.com http://www.harissa.com/news/article/le-maroc-d%C3%A9ment-avoir-offert-un-collier-en-diamants-%C3%A0-tzipi-livni

    3- Sur la problématique du judaïsme marocain cf. à ce propos, l’analyse de Abraham Sarfati https://www.renenaba.com/jordanie-et-maroc-additif
    – Sur le partenariat stratégique entre Israël et le Maroc, Cf. à ce propos La Jordanie et le Maroc, deux voltigeurs de pointe de la diplomatie occidentale
    –1re partie : Hassan et Hussein, le modernisme au service de l’archaïsme https://www.renenaba.com/hassan-et-hussein-le-modernisme-au-service-de-l%E2%80%99archaisme
    2eme partie La Cia de l’un, le Mossad de l’autre https://www.renenaba.com/la-jordanie-et-le-maroc-deux-voltigeurs-de-pointe-de-la-diplomatie-occiden

    4-Abdel Monein Diouri, dans son livre « A qui appartient le Maroc » (Editions l‘Harmattan), chapitre IV « Une diplomatie captive », page 103, soutient que « durant la guerre de juin 1967, des navires israéliens ont fait de discrètes escales techniques dans les ports marocains. Les bases américaines au Maroc ont servi de ponts aériens entre les Etats-Unis et Israël. Les bateaux marocains de pêche en haute mer (propriété du Roi) étaient équipés pour servir au Mossad de système d’écoute des communications téléphoniques, via le détroit de Gibraltar, point de passage des communications internationales entre l4Europe et l4Afrique. Les renseignements recueillis par ce système servaient aussi bien Israël que le Maroc ». De son côté, Agnès Bensimon, auteur eu célèbre « Hassan II et les Juifs », affirme que c’est parce que les services secrets israéliens ont fourni des renseignements très précis quant à un complot visant à tuer le prince héritier en février 1960 que les relations entre le Maroc et Israël ont débuté. L’historien Yigal Bin-Nun dément une telle version des faits. Pour lui, c’est en 1963 que la coopération officielle entre les deux pays a commencé. Quel intérêt pour Hassan II ? Les Israéliens avaient contacté Emile Benhamou, un ami d’enfance de Mohamed Oufkir, afin qu’il les fasse entrer en contact avec le chef des services de sécurité marocains. Après plusieurs tentatives, la rencontre est finalement arrangée en février 1963 chez Benhamou lui-même, rue Victor Hugo à Paris, entre l’agent Yaakov Karoz et Oufkir. Les Marocains craignaient qu’un membre de l’opposition ne se fasse passer pour un représentant du Palais pour acheter des armes. Le Mossad confirmera plus tard qu’il s’agissait d’une fausse alerte. Les relations entre le Maroc et Israël deviennent dès lors officielles. Hassan II craignait que son trône ne soit menacé par le panarabisme. Il faisait mine de sympathiser avec la vague nassérienne qui submergeait le monde arabe ; en réalité, il le faisait pour ne pas se laisser distancer par l’opposition. Selon Yigal Bin-Nun, le Roi a peut-être voulu se rapprocher d’Israël parce qu’il était attiré par ce qu’on appelait alors le « miracle israélien ». Beaucoup étaient fascinés par la capacité qu’avait eue ce jeune Etat à « fleurir le désert », selon l’expression consacrée. L’inexistence des relations israélo-arabes était propice à un rapprochement entre le Palais et les dirigeants israéliens, d’autant plus que Ben Gourion avait décidé d’opter pour la politique dite des Etats périphériques : il fallait développer une ceinture d’Etats lointains mais conciliants. L’intrusion du Mossad au Maroc s’est faite par des voyages clandestins de nombreux agents du Mossad et de leur chef Isser Harel, entre 1958 et 1960. Le premier eut lieu le 1er septembre 1958. Si les autorités marocaines eurent vent de sa visite, elles n’en laissèrent rien paraître, préparant ainsi le terrain à “l’accord de compromis” conclu entre le Palais et Israël favorisant l’exode des Juifs marocains. Plus tard, les officiers Oufkir, Dlimi et bien d’autres se rendirent clandestinement en Israël et des politiques et militaires israéliens firent durant de longues années le chemin inverse. Les archives nationales d’Israël regorgent de documents historiques qui retracent ces liens. Les Marocains auraient souvent demandé aux Israéliens de les renseigner sur les Etats arabes favorables à un renversement de la monarchie alaouite. Israël aurait aussi soutenu le Maroc dans sa “Guerre des Sables” avec l’Algérie en livrant des blindés. Des officiers de l’armée et du Mossad ont formé et encadré la jeune armée royale et les services de sécurité dont le célèbre Cab-1, l’embryon de la DST. En retour, et malgré l’envoi de troupes au Golan jugé “anecdotique”, le Maroc n’a eu de cesse de normaliser l’existence de l’Etat hébreu auprès du monde arabe ou ouvrir à Rabat et à Tel-Aviv des antennes diplomatiques. Israël aurait continué à aider “technologiquement” le Maroc au Sahara, notamment dans la sécurisation du Sud par la construction du Mur de défense, ceinture modernisée de la fameuse ligne Barleev expérimentée dans le Sinaï.
    http://www.mamfakinch.com/au-maroc-en-2011-mieux-vaut-militer-pour-israel-que-pour-la-democratie-o

    5- Selon une dépêche AFP 19 août 2005 : La juive israélienne Hedva Selaa, 53 ans, ancienne, soldate de l´armée israélienne, aujourd’hui réceptionniste dans un hôtel à Eilat, dit être la fille naturelle du “commandeur des croyants” Hassan II et sœur du “nouveau commandeur des croyants” marocains ! C’est le “scoop” présenté- le 19 août 2005 – à la Une d’un supplément du quotidien israélien à grand tirage Yediot Aharonot. Sous le titre “le roi et moi”, Hedva (Selaa est le nom de son mari) pose avec une photo du roi défunt – un cliché censé souligner leur ressemblance. Intitulé “une princesse marocaine”, l’article raconte la romance qu’aurait eue Anita Benzaquen, la mère de Hedva, en 1952, avec le prince héritier Moulay Hassan, alors âgé de 23 ans. Deux enfants seraient nés des amours illégitimes du prince Hassan (future Hassan II) et de sa maîtresse juive Anita, nièce de Léon Benzoïque, figure de la communauté juive marocaine et futur ministre des PTT du premier gouvernement marocain sous Mohamed V. Si Jacky, l’aîné, refuse toujours de parler à la presse, Hedva, la cadette, a décidé de “tout révéler” 8 ans après le décès de sa mère Anita, en 1997. Une mère que Hedva n’hésite pas à qualifier de femme frivole et multipliant les aventures. “Un test ADN n’est pas envisageable, admet Hedva, et mon frère Jacky a brulé toutes les archives de notre mère après sa mort”.
    Son récit s’appuie sur des recoupements familiaux. La réceptionniste ne demande rien, et notamment pas d’argent. Son unique souhait, dit-elle, est de “rencontrer mon demi-frère, le roi Mohammed VI”. Pour tenter de donner suite à cette demande, Yediot Aharonot a, contacté Badreddine Radi, un fonctionnaire du ministère de la Communication à Rabat. Après “24 heures de réflexion”, dit le quotidien israélien, le marocain a décliné l‘offre.

    6- Quand le Maroc offre de « généreux cadeaux » aux criminels de guerre israéliens. Selon le quotidien israélien Maariv, du mercredi 13 juillet 2011, le parlement israélien a pris la décision de dévoiler une liste de cadeaux offerts aux officiels et parlementaires israéliens par des personnalités étrangères. Maariv révèle ainsi que « Lalla Salma » a offert un « collier en or » à Tzipi Livni lors de sa visite au Maroc en 2009. Madame Tzipi Livni, a séjourné au Maroc à l’invitation de l’Institut Amadeus pour le Forum MEDays organisé à Tanger, du 19 au 21 novembre 2009, le think tank de Brahim Fassi Fihri, fils du ministre marocain des Affaires étrangères Taib Fassi Fihri. La famille royale marocaine compte parmi les plus « généreux donateurs » de cadeaux aux responsables de l’Etat hébreu. En 1981, pour remercier Shimon Peres de sa venue au Maroc pour rassurer le régime des soutiens juifs américains. Le Commandeur des croyants lui avait offert une cargaison complète de vin de bon cru de ses vignes personnelles, chargée à bord de l’avion qui le transportait en Israël ! URL courte : http://www.demainonline.com/?p=6338 the Hebrew-language daily Maariv reported Thursday http://www.israelnationalnews.com/News/News.aspx/145701
    Tzipi Livni, dont la famille originaire de Pologne, est la fille du chef des opérations de l’Irgoun. A ce titre, en 1946 et sur ordre de Menahem Begin, il avait organisé le célèbre attentat à la bombe contre l’hôtel King David, où se trouvait le QG britannique, et qui a coûté la vie à 91 Anglais, Arabes et Juifs. Plus tard et toujours aux côtés de Begin, Livni père a été l’un des architectes de la naissance du Likoud et de la victoire du parti qui a porté Begin au pouvoir en 1977. Au décès de son père, Tzipi Livini a cherché à succéder à son paternel à la Knesset sur le ticket du Likoud, optant pour un slogan bien particulier : « Mon nom est une institution » Un slogan lourd de sens car, en hébreu, le mot « institution » signifie Mossad, le nom des services secrets israéliens, en référence à son passage au Mossad, où elle fut un agent clé en Europe pour quatre ans, dans les années 80. Et notamment en France -elle est francophone- où elle a dirigé une « safe house » (maison sécurisée servant de base arrière ou de lieu de repli) pour ses collègues du Mossad au moment où le service entamait une campagne d’assassinats en Europe. Elle était notamment en poste en France en 1980, lorsqu’un scientifique égyptien spécialisé dans le nucléaire et travaillant pour Saddam Hussein a été assassiné dans la chambre de son hôtel parisien par le Mossad. Le gouvernement israélien a refusé de confirmer officiellement que le service était derrière cet assassinat mais le Premier ministre de l’époque, Menachem Begin, a glissé un jour à un journaliste américain qu’il espérait que la France qui aidait l’Irak avait« appris la leçon ». Tzipi Livni était toujours en poste en Europe lorsque un dirigeant de l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine), Mamoun Meraish, a été tué par des balles tirées par un agent du Mossad à Athènes, en Grèce, en 1983. Un assassinat où, pour le Times de Londres en date du 1er juin 2008, Tzipi Livni était impliquée. A la suite du meurtre de Mamoun Meraish, Livni est rentrée en Israël pour reprendre ses études de droit. En cause selon le Times, de trop fortes « pressions » dans son boulot d’agent secret. Etait-elle elle-même l’un des tueurs dans cet assassinat et dans d’autres, comme le prétend la presse britannique ? Lorsqu’elle se lance dans la politique au sein du Likoud, elle devient vite une disciple d’Ariel Sharon, l’homme qu’une commission officielle israélienne a désigné comme étant « personnellement responsable » du massacre dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila, au Liban, en 1982. Par la suite, elle sera sous le patronage de Sharon ministre de la Coopération régionale, ministre de l’Agriculture, ministre de l’Absorption des immigrés et ministre de la Justice. Elle suivra Sharon lorsqu’il claque la porte du Likoud en 2005 pour fonder Kadima. Quand Ehud Olmert succède à Ariel Sharon comme Premier ministre, Tzipi sera nomme vice premier ministre et ministre des Affaires Etrangères..

    7- L’Institut Amadeus : Créé en 2008, basé à Rabat, Amadeus est un « think tank » marocain, indépendant, qui se présente comme un centre d’expertise, de réflexion, de conseil, de proposition et de consultation, une plateforme d’échanges, de rencontres et de coopération Nord-Sud et Sud-Sud. Amadeus bénéficie du partenariat d’une vingtaine d’entreprises notamment Alsthom, la chaine hôtelière Movenpick, l’Hebdomadaire Jeune Afrique, Maroc Telecom Et Medi1 SAT. Animé par une équipe de quinze personnes composées de managers, de chercheurs et d’experts avec des pôles de compétence et des horizons culturels diversifiés, il se propose de consolider l’image de marque du Maroc et de la région du Maghreb, au niveau international, en menant des actions de lobbying.
    L’équipe dirigeante est composée des trois personnalités suivantes :

    –Brahim Fassi-Fihri : Diplômé en sciences politiques de l’Université de Montréal, le président de l’Institut Amadeus a effectué de nombreux travaux de recherche dans le domaine des relations internationales. Brahim fonde l’association Amadeus en 2005. En 2007, il approfondit sa connaissance des enjeux euro-méditerranéens en intégrant la Direction Générale des Relations Extérieures de la Commission Européenne. Il est nommé durant cette période responsable du comité d’organisation de la 11eme conférence ministérielle Euromed de la Transition économique. En tant que Président de l’Institut Amadeus, Brahim coordonne l’ensemble des activités de l’Institut et apporte son expertise des enjeux politiques et géostratégiques contemporains. Il est l’initiateur et le créateur des MEDays, un forum international organisé chaque année à Tanger. Brahim a développé un réseau international de personnalités de la sphère politique et économique et des medias, faisant des MEDays le rendez-vous annuel des pays den la région sud.

    –Mekki Lahlou : Diplômé en sciences politiques de l’Université de McGill à Montréal, titulaire d’un Master en relations internationales et droit international à Sciences Po Paris et doctorant en droit aérien Mekki est un spécialiste des relations internationales. Il a travaillé dans la fonction publique internationale et s’est par la suite spécialisé dans les problématiques de la libéralisation et de la déréglementation du transport aérien international, notamment lors de son séjour à l’Association du Transport Aérien International à Genève. A l’Institut Amadeus, Mekki s’occupe plus particulièrement des relations extérieures, et notamment des partenariats et du financement des activités de l’Institut.

    –Younès Slaoui : Vice-président et co-fondateur de l’Institut Amadeus Issu de l’Ecole Nationale d’Administration française (ENA), promotion Jean-Jacques Rousseau, et diplômé de l’EM Lyon, Younes est spécialisé en administration publique, en stratégie et en finance d’entreprise. Ses expériences à Calyon et DTZ lui ont permis de participer à des opérations de financement d’entreprises et de conseil financier. Au cours de son expérience au sein de la Direction Générale française de l’Énergie et du Climat, il a intégré l’équipe du Plan Solaire Méditerranéen de l’Union pour la méditerranée (UPM) et a été chargé d’un rapport sur le financement du nucléaire. Younes a également collaboré à la réflexion stratégique et à l’étude du développement international du groupe EM Lyon en tant que chargé de mission auprès du directeur général de cette institution. Au niveau associatif, Younes a occupé en 2006 la fonction de Président de l’AMGE Lyon et Vice-président régional de l’AMGE (Association des Marocains des Grandes Ecoles). Younes apporte ses connaissances des enjeux et problématiques de développement économique et social, et est un acteur de premier rang dans l’élaboration.

    8 – Sentence philosophique du blog « Princesse de Clèves islamo-gauchiste ».

    9 – Alexandre Adler, Rachida Dati, le Maroc et les chantres de la démocratie « contrôlée » blog du monde diplo lundi 4 juillet 2011, par Alain Gresh http://blog.mondediplo.net/2011-07-04-Alexandre-Adler-Rachida-Dati-le-Maroc-et-les                                                                                                                                                       https://www.renenaba.com/le-collier-de-la-reine

  • تطبيعُ دينيٌّ؟ السعوديّة تمنع حُجّاج الداخل الفلسطينيّ من الحّج والعمرة بجوازات سفرٍ أردنيّةٍ مؤقتةٍ فهل سيكون الدخول للمملكة بالجواز الإسرائيليّ؟ | رأي اليوم
    https://www.raialyoum.com/index.php/%d8%aa%d8%b7%d8%a8%d9%8a%d8%b9%d9%8f-%d8%af%d9%8a%d9%86%d9%8a%d9%91%d9%8c

    A rebours de ce qu’on pourrait attendre, la normalisation par la religion. Depuis 40 ans, les Palestiniens « de l’intérieur » (notamment) peuvent faire le pèlerinage grâce à un « passeport temporaire » accordé pour l’occasion par les Jordaniens. Ils peuvent ainsi partir de l’aéroport Ben Gourion, transitent à Amman et vont ensuite vers les lieux saints. L’Arabie saoudite vient de mettre un terme au système en cours. Prélude, se demandent certains, à une autorisation de vols directs depuis Israël ? Dilemme pour les Palestiniens pieux et nationalistes : faire passer en premier la fidélité aux principes politiques ou à ceux de la foi ?...

    #arabie_saoudite #palestine #pèlerinage

  • Liberté pour Lara Alqasem, l’étudiante américaine arrêtée à l’aéroport Ben Gourion
    8 octobre | Haaretz |Traduction SF pour l’AURDIP |
    https://www.aurdip.org/liberte-pour-lara-alqasem-l.html

    Lara Alqasem, une étudiante américaine de 22 ans qui est arrivée en Israël la semaine dernière pour entreprendre un master à l’Université Hébraïque, entame lundi son sixième jour de détention à l’aéroport Ben Gourion. Son « délit », selon le ministère des Affaires Stratégiques, est, alors qu’elle était en licence en Floride, d’avoir présidé la section de cet état d’un groupe qui encourage au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre Israël, comme moyen de lutter contre l’occupation.

    Un rapport spécial du ministère sur ses activités politiques, exagérément qualifié de « sensible » inclut une information issue de cinq pages internet. Quatre d’entre elles viennent de Facebook et la cinquième vient d’un site internet appelé Canary Mission, qui exerce une honteuse surveillance civile sur des militants de gauche sur les campus des collèges universitaires américains. Selon la même information « sensible », lorsque Alqasem était membre de la section, qui comptait moins de dix membres, le groupe a promu le boycott d’une marque israélienne de Houmous, soutenu la pétition d’un auteur contre le financement par Israël d’un centre culturel et appelé une entreprise internationale de sécurité à cesser ses activités en Israël.

    On a peine à croire que ce genre de raisons ridicules soient utilisées par un ministère gouvernemental, dirigé par le ministre anti boycott Gilad Erdan, pour justifier l’expulsion et la longue détention de l’étudiante. Dans son témoignage en cour d’appel (qui a rejeté sa demande de rester), elle a dit : « Je ne soutiens pas BDS. Si c’était le cas, je ne pourrais pas venir en Israël comme étudiante ». Alqasem a ensuite déclaré que pendant son séjour en Israël elle n’appellerait pas au boycott ni ne participerait à des activités de BDS. Pour autant, elle reste en garde à vue et son expulsion est prévue, en attendant un second appel qu’elle a interjeté près le Tribunal du district de Tel Aviv.

    #Lara_Alqasem #Palestine #BDS #Douane #Frontière #Aéroport #expulsions_frontières (d’israel)
    https://seenthis.net/messages/728123

  • Le train rapide Jérusalem-Tel-Aviv entre en service Michael Smith - Agence France-Presse à Jérusalem - 26 septembre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/monde/537648/le-train-rapide-jerusalem-tel-aviv-entre-en-service

    Ils étaient une dizaine, mardi à l’aube, à embarquer pour la première fois dans le train rapide reliant Jérusalem à Tel-Aviv. Après plus d’une décennie de retard, cette nouvelle ligne ferroviaire a été ouverte partiellement au public.

    Empruntant des escaliers mécaniques descendant 80 mètres sous terre, une partie des passagers de la nouvelle gare de Jérusalem étaient présents uniquement pour profiter de cette nouvelle expérience, effectuant l’aller-retour — 21 minutes par trajet — vers l’aéroport international Ben Gourion, près de Tel-Aviv.

    « On attend ce réseau depuis plus de dix ans », se réjouit Richard Elkaim, 71 ans, accompagné de sa femme et de trois de ses petits-enfants.

    La nouvelle ligne ferroviaire n’est pas encore opérationnelle dans sa totalité, mais, à terme, Jérusalem et Tel-Aviv devraient être à une demi-heure l’une de l’autre, avec des trains glissant à 160 km/h.


    Photo : Ahmad Gharabli Agence France-Presse

    Une aubaine pour les nombreux Israéliens qui parcourent régulièrement les 70 km séparant ces deux villes, où se concentre l’essentiel de l’activité économique et politique du pays.

    Jérusalem et Tel-Aviv n’étaient jusqu’alors desservies que par une ligne sinueuse qui suivait le tracé de l’ancienne ligne du mandat britannique et il fallait compter au moins une heure et demie pour faire le trajet par rail.

    La ligne devait initialement commencer à fonctionner en 2008. Mais le chantier sous maîtrise israélienne en partenariat avec des entreprises chinoise, italienne et russe, a accusé de nombreux retards.

    Les groupes Bombardier, du Canada, Semi, d’Espagne, et Alstom, de France, ont également pris part au projet.

    La nouvelle ligne, dont le chantier est chiffré à 6,5 milliards de shekels (2,3 milliards canadiens), est présentée par ses promoteurs comme une prouesse d’ingénierie.

    Coupant en plein dans le relief semi-montagneux qui entoure Jérusalem, elle comprendra à terme 40 kilomètres de tunnels et 8 ponts.

    Une partie de la ligne est exposée aux critiques politiques puisqu’elle passe par la Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par l’armée israélienne depuis plus de 50 ans.

    Le secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saeb Erakat, avait dénoncé ce train comme « une volonté israélienne de transformer l’occupation en annexion en utilisant de manière illégale les terres palestiniennes occupées ».

    #Alstom #Bombardier #Semi #Cisjordanie #Palestine #israel #jérusalem #tel-aviv #Transports

  • Israel’s Shin Bet detains Peter Beinart at Ben-Gurion airport over political activity
    The Jewish-American journalist wrote that he was pulled aside for questioning upon entering Israel ■ Netanyahu says he was told detention was ’administrative mistake’ and ’Israel welcomes all’
    Amir Tibon and Noa Landau Aug 13, 2018 8:27 PM
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-beinart-i-was-detained-at-ben-gurion-airport-over-political-activi

    Beinart’s interrogation is the latest in a series of incidents at Israel’s border entry and exit points that involved political questioning of Jewish Americans.

    Last month, a Jewish American philanthropist who donated millions to Israeli hospitals and schools was interrogated because security at Ben Gurion found a booklet about Palestine in his suitcase.

    Last week, two left-wing Jewish American activists were detained for three hours at the border crossing between Israel and Egypt. One of the activists, Simone Zimmerman, one of the founding members of the Jewish anti-occupation IfNotNow, claimed she was interrogated about her political opinions.

    Israel’s security service, the Shin Bet, stated in response to Zimmerman’s allegations that it did not recommend that she be questioned about her political leanings, but simply advised that she and activist Abigail Kirschbaum be questioned.

    Beinart mentioned Zimmerman’s detention and questioning in his article. He described Zimmerman’s questioning as part of an overall trend in Israel, noting that “the day before, Netanyahu all but incited violence against the New Israel Fund’s director in Israel.”

    The journalist also referenced the Israeli government’s passage of the contentious nation-state law as part of a process in which, in his view, “Israel is getting uglier.”

    Yael Patir, the Israel Director at J Street, responded to the Beinart’s detention on Monday, saying that “slippery slope has turned into a dark and dangerous abyss when every citizen who dares criticize the Netanyahu government can find himself interrogated over his opinions.”

    “The clerks of the Immigration Authority and Shin Bet interrogators become, against their will, become the obeyers of a regime that uses them as a tool for political persecutions,” she continued.

    “If the government of Israel wants some sort of connection to the vast majority of U.S. Jewry, as well as to preserve the Israeli democracy, the political interrogations ought to stop entirely,” Patir concluded.

    In May, the Shin Bet held Israeli peace activist Tanya Rubinstein at Ben-Gurion International Airport for half an hour in early May, Rubinstein told Haaretz. She is general coordinator of the Coalition of Women for Peace and was returning from a conference sponsored by the Swedish foreign ministry. Left-wing activist Yehudit Ilani was detained two weeks later on her way back from Europe after visiting a flotilla headed to Gaza in the coming weeks in her capacity as a journalist.

    The Shin Bet responded to the report on Beinart’s arrest as well, saying that it operates only according to law and for the state’s security. “Mr. Beinart’s detention was carried out as a result of an error of judgment by the professional official at the scene.”

    The Shin Bet also told Haaretz it was “sorry for the unpleasantness Mr. Beinart experienced. The Shin Bet chief has instructed that the case be looked into.”
    Amir Tibon

    #BenGourion

    • Israël : l’interrogatoire d’un journaliste américain était une « erreur » selon Netanyahu
      AFP Publié le lundi 13 août 2018 à 20h58
      http://www.lalibre.be/actu/international/israel-l-interrogatoire-d-un-journaliste-americain-etait-une-erreur-selon-ne
      Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé lundi que l’interrogatoire auquel a été soumis un journaliste américain à son arrivée en Israël était dû à une « erreur administrative », a indiqué son bureau dans un communiqué.

      Peter Beinart, un journaliste de The Forward, a décrit dans un article de ce journal juif américain publié à New York comment il a été interrogé sur ses opinions politiques dimanche pendant une heure par un agent du Shin Beth, le service de sécurité intérieure, à son arrivée à l’aéroport Ben Gourion.

      Partisan du boycott des produits en provenance des colonies israéliennes implantées en Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par Israël, il a raconté avoir été interrogé « encore et encore sur les noms des organisations +répréhensibles+ » avec lesquelles il était associé.

      Le journaliste, qui a affirmé être venu en Israël pour des raisons familiales, a qualifié la conversation de « déprimante, mais pas effrayante ».

      « Le Premier ministre a appris que M. Beinart a été questionné à l’aéroport Ben Gourion. Il a immédiatement parlé avec les responsables des forces de sécurité israéliennes pour savoir comment une telle chose avait pu se produire. Il lui a été répondu qu’il s’agissait d’une erreur administrative », indiquent ses services dans leur communiqué.

      « Israël est une société ouverte qui accueille aussi bien ceux qui le critiquent que ceux qui le soutiennent », a assuré le Premier ministre.

      M. Beinart a réagi sur son compte Twitter en estimant que Benjamin Netanyahu « s’est excusé à moitié (..) ».

      « J’accepterai ses excuses lorsqu’il s’excusera auprès de tous les Palestiniens et des Palestino-Américains qui endurent chaque jour des choses bien pire ».

      En mars 2017, le Parlement israélien a voté une loi interdisant l’entrée en Israël des partisans du mouvement « BDS » (Boycott, Dé-investissement et Sanctions contre Israël) qui lutte contre l’occupation des territoires palestiniens.

      BDS s’inspire de la lutte menée contre le régime de l’apartheid en Afrique du sud.

  • Invitation de Pascal Boniface - Communiqué du Consul général - Consulat Général de France à Jérusalem
    Pierre Cochard, Consul général de France à Jérusalem
    20 avril 2018
    https://jerusalem.consulfrance.org/Invitation-de-Pascal-Boniface-Communique-du-Consul-general

    Les réseaux sociaux ont diffusé les images de l’agression inadmissible dont Pascal Boniface a été la cible à son arrivée à l’aéroport Ben Gourion à l’occasion de sa venue, à l’invitation du Consulat général et de l’institut français de Jérusalem, pour trois conférences dans le cadre d’un cycle de débats d’idées.

    Cette agression est bien sûr indissociable des messages souvent haineux diffusés contre le directeur de l’Institut des relations internationales et stratégiques et contre le Consulat général après l’annonce de ces conférences.

    Pascal Boniface, directeur de l’un des plus importants think tanks français en relations internationales, qui bénéficie du soutien de nos autorités, y a accueilli le 28 novembre dernier, l’ambassadrice d’Israël en France pour une conférence.(...)

  • Guerre de survie politique Le Courrier.ch - Michel Warschawski - 27 Février 2018
    https://lecourrier.ch/2018/02/27/guerre-de-survie-politique

    Au pied du mur
    On sait le premier ministre israélien empêtré dans de multiples affaires de corruption (dossiers 1000, 2000 et 3000). La police vient de soumettre ses recommandations au parquet : sa mise en examen approche à grands pas. Et voilà que les plus proches collaborateurs de Benjamin Netanyahou, dont son conseiller en communication et son ancien directeur de cabinet, viennent d’être placés en détention pour un quatrième dossier – le dossier 4000, dont le quotidien Haaretz affirme que c’est « de loin le plus grave ».

    Benjamin Netanyahou, par le biais du directeur général du Ministère de l’information, Shlomo Filber, et de son porte-parole et homme à tout faire, Nir Hefetz, a graissé la patte à Shaul Elovitch, propriétaire de la plus importante compagnie de télécommunications, Bezeq, en échange d’une couverture médiatique flatteuse sur le très populaire site d’information Walla, qui appartient à Bezeq.

    On s’en souvient, le dossier 2000 avait dévoilé une tentative de marchandage avec le propriétaire du grand quotidien Yediot Aharonot, afin que celui-ci mette un bémol à ses critiques envers Netanyahou et sa femme Sarah.

    Le dénominateur commun entre ces deux affaires saute aux yeux, il s’inscrit au cœur même de l’ADN de Netanyahou : l’image. Est-ce un hasard si le premier ministre – pour combien de temps encore ? – tient tant à conserver le portefeuille de ministre de l’Information ? L’homme dont le règne est déjà plus long que celui de Ben Gourion n’a aucune stratégie politique ni projet à long terme : son seul but est de se maintenir indéfiniment au pouvoir ; et son moyen, l’usage des ressources de communication pour se présenter comme le bouclier d’Israël face à ses innombrables ennemis, et comme rempart contre l’ennemi intérieur – les gauchistes, comme il les appelle tous, quelle que soit la diversité de leurs programmes politiques.

    Netanyahou met aujourd’hui ses indéniables qualités de communicant au profit de sa survie politique, face aux affaires qui le menacent de toutes parts. Avec l’aide de sa garde rapprochée, qui dénonce quotidiennement et violemment « le coup d’Etat policier et juridique » contre un premier ministre élu démocratiquement par le peuple. Le député du Likoud Miki Zohar a même osé comparer la « campagne de calomnies » contre Netanyahou à l’assassinat du premier ministre Yitzhak Rabin.

    Tout cela pourrait être relégué dans le domaine des faits divers et de la rubrique judiciaire, s’il s’agissait d’un Ehoud Olmert ou d’un Ariel Sharon, anciens premiers ministres eux aussi impliqués dans des affaires de corruption. Mais il s’agit de Benjamin Netanyahou, persuadé que le pouvoir lui appartient pour l’éternité, à la fois pour sauver Israël et pour couvrir sa femme de bijoux et de champagne rosé. Pour conserver le pouvoir, ce personnage est prêt à tout, littéralement tout.

    Notamment une guerre contre l’Iran – une vieille obsession – par Syrie et Liban ­interposés.
    Après avoir repris les bombardements contre Gaza, sorte de réflexe conditionné chaque fois que rien ne va plus, il brandit la menace d’une guerre totale contre l’Iran, prétextant le survol du territoire israélien par un drone iranien. Certains journalistes mal intentionnés lui ont d’ailleurs déjà trouvé un nom : « la guerre des dossiers ».

    La majorité des experts militaires s’y opposent catégoriquement, arguant que la riposte iranienne risquerait de faire des milliers de victimes israéliennes. Mais que vaut la vie de milliers de civils israéliens, si c’est le prix à payer pour que Benjamin et Sarah Netanyahou conservent la résidence ministérielle de la rue Balfour, à Jérusalem, et

    continuent à y vivre une opulence digne d’un autocrate ottoman ?

    #corruption #Benjamin_Netanyahou #Sarah_Netanyahou #Bezeq #affaires #champagne #bijoux #Syrie #Iran #Liban #Gaza #michel_warschawski

  • Légende et colonialisme : le roi David n’a pas existé, mais il est interdit de le dire
    https://nantes.indymedia.org/articles/39857

    Les fondateurs du sionisme n’étaient pas religieux. Herzl était agnostique et Ben Gourion était athée, considérant les rabbins comme des arriérés.Mais ces braves gens ont utilisé la Bible comme un livre de conquête coloniale, croyant ou feignant de croire à l’historicité de la Bible. « Dieu n’existe pas, mais il a donné cette terre au peuple juif » auraient-ils pu dire.

    #Archives #Education #Resistances #contrôle #social #Archives,Education,Resistances,contrôle,social

  • ’We look at them like donkeys’: What Israel’s first ruling party thought about Palestinian citizens -

    Quand Ben Gourion et le parti travailliste israélien (la “gauche”) qualifiaient des Palestiniens d’Israël d’ “ânes” et réfléchissait sur la manière de les expulser

    Israel’s first ruling party, Mapai, was torn about the status of Arabs who remained in the country after the War of Independence; almost 70 years later, the ’Arab question’ has yet to be answered
    By Adam Raz Jan 13, 2018
    read more: https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-1.834355

    “The Arab question in Israel” was the term used in the top ranks of Mapai, the ruling party in the young State of Israel – and forerunner of Labor – to encapsulate the complex issue that arose after the War of Independence of 1948-49. In the wake of the fighting, and the armistice agreements that concluded the war, about 156,000 Arabs remained within Israel (out of an estimated 700,000 before the war), accounting for 14 percent of the nascent state’s population. So it was with some justification that Foreign Minister Moshe Sharett stated in a meeting of Mapai Knesset members and the party’s senior leadership, on June 18, 1950, that “this is one of the fundamental questions of our policy and of the future of our country.” He added that the issue was one “that will determine the direction of the country’s morality,” for “our entire moral stature depends on this test – on whether we pass it or not.”
    Almost 70 years later, the “Arab question in Israel” continues to pose a conundrum for politicians when they address the issue of the status of Palestinian citizens of Israel (or, as they are often imprecisely called, “Israeli Arabs”).
    The minutes of the meetings held by Mapai, which are stored in the Labor Party Archive in Beit Berl, outside Kfar Sava, attest to the deep dispute in the party over two conflicting approaches concerning the Arabs in Israel. Prime Minister David Ben-Gurion and his associates – Moshe Dayan (Israel Defense Forces chief of staff 1953-1958) and Shimon Peres, at the time a senior official in the Defense Ministry – urged a policy of segregation and a hard hand against what he argued was a communal threat to national security; while Sharett and other Mapai leaders – Pinhas Lavon, Zalman Aran, David Hacohen and others – promoted a policy of integration.

    The disagreement between Ben-Gurion and Sharett mirrored the respective approaches held by the two regarding the Arab world in general. Sharett was critical of Ben-Gurion’s policy, which he said, held that “the only language the Arabs understand is force,” and called for an approach that preferred the “matter of peace.” Yitzhak Ben-Zvi, then a Knesset member, and later Israel’s second president (1952-1963), summed up succinctly the alternatives in a meeting of the Mapai MKs several weeks later, on July 9, 1950: “The question is the attitude the state takes toward the minorities. Do we want them to remain in the country, to be integrated in the country, or to get out of the country We declared civic equality irrespective of race difference. Does this refer to a time when there will be no Arabs in the country? If so, it’s fraud.”
    ’Transfer’ option
    The discussions within the party were quite freewheeling, even if speakers frequently expressed concern of leaks to the press, which could have lead to international pressure on Israel to improve the treatment of its Arab citizens. Indeed, the future of the relations between the peoples who inhabited the country demanded weighty political decisions. Among the issues in question: the right to vote, the Absentees’ Property Law, the status of the Arab education system, membership of Arab workers in the Mapai-affiliated Histadrut federation of labor, and more.

    One proposition that arose frequently in the discussions was that of a “transfer” – the expulsion of the Arabs who continued to reside in Israel – a term that some found grating already then. In the June 1950 meeting, Sharett took issue with the allegation, voiced by Ben-Gurion and his supporters, that the Arabs in Israel were a “fifth column.” That was a simplistic assumption, Sharett said, “which needs to be examined.” As he saw it, the fate of the relations between the two peoples depended overwhelmingly on the Jews. “Will we continue to fan the flames?” Sharett asked, or try to douse them? Even though a high-school education was not yet mandatory under law (and the state was not obligated to offer one), a large number of the Jewish youth in the country attended high school, and Sharett thought that the state should establish high schools for the Arabs as well. Israel needs “to guarantee them their cultural minimum,” he added.
    For political reasons, the segregationists tended to ignore the difference between the Arabs living in Israel and those who were left on the other side of the border following the war, many of whom made attempts to “infiltrate” and return to their homes. Sharett took the opposite view: “A distinction must be made between vigorous action against Arab infiltration” and “discrimination against Arabs within the country.”

    David Ben-Gurion. Fritz Cohen / GPO
    Ranking figures such as Sharett and Lavon, who was defense minister in 1954-55, viewed positively a further exodus of Arabs from the country, but only “by peaceful means.” Sharett vehemently objected to the position taken by Dayan, who not only wanted to bring about a situation in which there would be fewer Arabs in Israel, but sought to achieve this through active expulsion. In Sharett’s view, “We must not strive to do this by a wholesale policy of persecution and discrimination.” Sharett spoke of “distinctly unnecessary forms of cruelty, which are tantamount to an indescribable desecration of God’s name.”
    Dayan, notwithstanding the fact that he was serving in the army at the time – as head of Southern Command – participated in Mapai’s political meetings and helped set public policy. He was one of the leaders of the aggressive stance against the country’s Arabs and was against a proposal that they should serve in the army (an idea that came up but was shelved). He opposed granting the Arabs “permanent-citizenship certificates,” opposed compensating those who had been dispossessed of their land, and in fact opposed every constructive action that could contribute to bridge-building between the peoples. “Let’s say that we help them live in the situation they are in today” and no more, he proposed.
    Dayan’s approach remained consistent over the years, and conflicted with the view taken by Sharett and the stream in Mapai that he represented. Speaking in the same June 1950 meeting, Dayan asserted, “I want to say that in my opinion, the policy of this party should be geared to see this public, of 170,000 Arabs, as though their fate has not yet been sealed. I hope that in the years to come there will perhaps be another possibility to implement a transfer of these Arabs from the Land of Israel, and as long as a possibility of this sort is feasible, we should not do anything that conflicts with this.”
    Dayan also objected to Sharett’s proposals to improve the level of education among the country’s Arabs. “It is not in our interest to do that,” he said. “This is not the only question on which the time for a final solution has not yet arrived.”
    Zalman Aran, a future education minister, objected to the military government that had been imposed on Israel’s Arabs at the time of statehood and remained in effect until 1966. Under its terms, Arabs had to be equipped with permits both to work and to travel outside their hometowns, which were also under curfew at night. “As long as we keep them in ghettos,” Aran said, no constructive activity will help. Lavon, too, urged the dismantlement of the military government. In 1955, a few months after resigning as defense minister, he savaged the concept at a meeting in Beit Berl. “The State of Israel cannot solve the question of the Arabs who are in the country by Nazi means,” he stated, adding, “Nazism is Nazism, even if carried out by Jews.”
    Even earlier, Lavon was a sharp critic of the line taken by Dayan and other advocates of transfer. At a meeting of another Mapai leadership forum, on May 21, 1949, he said acidly, “It’s well known that we socialists are the best in the world even when we rob Arabs.” A few months later, on January 1, 1950, in another meeting, he warned, “It is impossible to take action among the Arabs when the policy is one of transfer. It is impossible to work among them if the policy is to oppress Arabs – that prevents concrete action. What is being carried out is a dramatic and brutal suppression of the Arabs in Israel... Transfer is not on the cards. If there is not a war, they will not go. Two-hundred thousand Arabs will be citizens in terms of voting... As the state party, we must set for ourselves a constructive policy in the Arab realm.”
    Back in December 1948, during the discussions on granting the right to vote for the Constituent Assembly – Israel’s first parliamentary institution, which was elected in January 1949, and a month later became the “Israel Knesset” – Ben-Gurion agreed to grant the right to vote to the Arabs who had been in the country when a census was taken, a month earlier. About 37,000 Arabs were registered in the census. The decision to enfranchise them apparently stemmed from party-political considerations. The thinking was that most of them would vote for Mapai.
    This assessment was voiced in the discussions on the Citizenship Law in early 1951, when Ben-Gurion expressed the most assertive opinion. He refused to grant the right to vote to the Arabs who were living in the country lawfully (as Sharett demanded) but who had been elsewhere during the census (because they had fled or had been expelled in the wake of the war); or to those Arabs who resided in the “Triangle” (an area of Arab towns and villages on the Sharon plain), which was annexed to Israel only in April 1949, under the armistice agreement with Jordan. “Is there no country in the world that has two types of citizens in elections [meaning voting and non-voting],” Ben-Gurion asked rhetorically in a meeting of Mapai MKs on February 20, 1951.

    Moshe Dayan. Fritz Cohen / GPO
    In the view of Sharett, who submitted a conflicting draft resolution, it would not be possible to defend “this situation in regard to ourselves and in regard to these Arabs, and in regard to the Arabs in Israel as a whole and in terms of world public opinion. Accordingly, I suggest granting them the right to vote... Discriminate only against the Arabs who entered Israel without permission.”
    Sharett maintained that Ben-Gurion had not given consideration to the root of the problem. “Terrible things” were being done against Arabs in the country, he warned. “Until a Jew is hanged for murdering an Arab for no reason, in cold blood, the Jews will not understand that Arabs are not dogs but human beings.” Sharett’s view carried the day in the vote, and the Arabs in the Triangle voted in the elections.
    In the July 9, 1950, meeting, MK David Hacohen disputed the argument that discrimination against the Arabs and the institution of the military government were essential for the country’s security. Assailing the Absentees’ Property Law – a series of measures that allowed the state to expropriate land and homes abandoned by Palestinians who were displaced during the war, even if they subsequently returned to the country – he said, “I don’t know whether it was clear to us all, when we voted, how grave it is.” He noted that, “According to the law, when an Arab dies, his property does not go to his wife but to the Custodian of Absentees’ Property It is inconceivable for us to declare equality of all citizens and at the same time have a law like this on the books.”
    Apparently, no one took issue with the next comparison Hacohen drew: “These laws that we are coming up with in regard to Israel’s Arab residents cannot even be likened to the laws that were promulgated against the Jews in the Middle Ages, when they were deprived of all rights. After all, this is a total contrast between our declarations and our deeds.”
    A similar approach was voiced during the same meeting by Zalman Aran, who viewed Mapai’s handling of the Arabs as a “process of despair” that must be rejected instead of finding excuses for it.
    “Morally, if we are a movement that does not lie, and we do not want to lie, we are here living a total lie,” he said. “All the books and articles that have been written, and the speeches made internally and for external consumption, are groundless when it comes to implementation. I am not talking about the attitude of individuals in the country toward the Arabs. I am talking about a [policy] line. I reject this line, which has emerged within society and has a thousand-and-one manifestations. I do not accept all the excuses that have been put forward.”
    Taking issue with Dayan’s approach, Aran compared the situation of the Arabs in Israel with the situation of Jews in other countries. “On the basis of what we are doing here to the Arabs, there is no justification for demanding a different attitude toward Jewish minorities in other countries I would be contemptuous of Arabs who would want to form ties with us on the basis of this policy. We would be lying in the [Socialist] Internationale, we are lying to ourselves and we are lying to the nations of the world.”
    Dayan – still an officer in uniform, it must be remembered – objected to the opinions voiced by Hacohen and Aran, and saw no reason to draw a distinction between the Arab public in Israel and Arabs in enemy countries. “I am far more pessimistic about the prospect of viewing these Arabs as loyal,” he countered.

    Moshe Sharett. Frank Scherschel
    Flawed democracy
    During the same period of a decade-plus when Ben-Gurion was premier, a political battle raged in Mapai over the continued existence of the military government. Ben-Gurion persistently defended the military government, which he saw as a “deterrent force” against the Arabs in Israel. In a meeting of the Mapai Secretariat on January 1, 1962, he railed against the “dominant naivete” of those, such as Sharett and Aran, who do not understand the Arabs, and warned of the possible consequences: “There are people living under the illusion that we are like all the nations, that the Arabs are loyal to Israel and that what happened in Algeria cannot happen here.”
    He added, “We view them like donkeys. They don’t care. They accept it with love...” To loosen the reins on the Arabs would be a great danger, he added: “You and your ilk” – those who support the abolition of the military government or making it less stringent – “will be responsible for the perdition of Israel.” A decade earlier, on January 15, 1951, Shmuel Dayan, Moshe Dayan’s father, a Mapai leader and longtime Knesset member, had voiced similar sentiments in a meeting of Mapai MKs. The Arabs, he said, “could be good citizens, but it’s clear that at the moment they become an obstacle, they will constitute a terrible danger.”
    A decade later, Aran offered an opposite assessment of the situation. Speaking at a meeting of the Mapai Secretariat in January 1962, he maintained that it was the military government that “is exacerbating the situation.” He also rejected the Algeria analogy. On the contrary, he thought, the existence of the military government would not delay an Arab uprising but would only spur it. He reiterated his critique of the early 1950s a decade later. He was against a situation in which the Arabs are “second-class” citizens who lack rights like the Jews, and he was critical of both himself and his colleagues: “We accepted this thing, we became accustomed to it... We took it in stride... It’s hard to swallow... No Arab in the State of Israel is able, needs to, is capable of – whatever you give him economically, educationally – accepting that he is a second-class citizen in this country. I think that the world does not know the true situation. If it did, it would not let us keep going on this way.”
    Already then, Finance Minister Levi Eshkol, under whose term as prime minister the military government would be abolished, foresaw the dire consequences: “It would not surprise me if something new suddenly emerges, that people will not want to rent a stable – or a room – to an Arab in some locale, which is the [logical] continuation of this situation. Will we be able to bear that?”
    One person who was not impressed by such arguments was the deputy defense minister, Shimon Peres. In a Mapai Secretariat meeting on January 5, 1962, he maintained that in practice, the military government “is not a strain on the Arabs.” The military government, he added, was [effectively] created by the Arabs, “who endanger Israel and as long as that danger exists, we must meet it with understanding.” In contrast, Isser Harel, head of the Shin Bet security service (1948-1952) and the Mossad (1952-1963), stated in 1966, days after resigning as Eshkol’s adviser for intelligence and security, that “the military government is not a security necessity, and therefore there is no need for its existence. The army should not be dealing with the Arab citizens. That is a flaw in terms of our democracy” (quoted in the daily Maariv, July 10, 1966). That had been the view of the security hawks, including Yigal Allon, since the early 1950s.
    Over the years, it was claimed that the military government had served as a tool in Mapai’s hands for reinforcing its rule, both by giving out jobs and by distributing benefits, and also by intervening in election campaigns through the creation of Arab factions within existing parties that were convenient for the ruling party (and suppressing opponents on the other side). This is not the venue to discuss that allegation – for which evidence exists – but it’s worth noting one of the motifs of the hard-hand policy, which preserved the segregation between Arabs and Jews, as expressed candidly by Ben-Gurion in the meeting of the Mapai Secretariat on January 5, 1962: “The moment that the difference between Jews and Arabs is eliminated, and they are at the same level If on that day there does not exist a regime in a world where there are no more wars, I do not have the shadow of a doubt that Israel will be eradicated and no trace will remain of the Jewish people.”

    Adam Raz
    Haaretz Contributor

  • Amanhã vai ser outro dia
    Por Soraya Misleh 06/04/2015
    http://cspconlutas.org.br/2015/04/amanha-vai-ser-outro-dia-por-soraya-misleh

    Nuit d’horreur à Ben Gourion pour deux étudiants musiciens
    24 avril 2015 | Par Virginie Rodde
    http://blogs.mediapart.fr/blog/virginie-rodde/240415/nuit-dhorreur-ben-gourion-pour-deux-etudiants-musiciens

    Retenu 48h en Israël puis expulsé, un jeune militant du PCF cherche à comprendre
    Par Matthieu Deprieck , publié le 24/04/2015
    http://www.lexpress.fr/actualite/politique/retenu-48h-en-israel-puis-expulse-un-jeune-militant-du-pcf-cherche-a-compre

    Les histoires comme ça sont légion (en plus de celle du ministre sudafricain par exemple, mais aussi une rapporteure de l’ONU, une ministre colombienne...), mais il serait peut-être utile de les recenser avec un tag commun, par exemple #expulsions_frontières ?

    #Palestine #Expulsion #Aéroport #Racisme #Douane #Frontière

    • Ils sont vraiment très très cons, les israéliens de perdre leur temps à ça. Briser les les liens de la Palestine avec le monde extérieur ne fait que renforcer la frustration et met théoriquement en danger encore plus l’Etat d’Israël. Ça fait partie en réalité d’une politique plus large d’humiliation. Aux Check-Point, mors des contrôles, à l’aéroport, pour l’accès à l’Université, à l’école, à l’hôpital. Je reste toujours effaré de voir à quel point le Israéliens n’ont aucune vision même à cours termes de leur avenir. Où, comme tous ceux qui ont un (trop grand) pouvoir, comme Etat colonial, ils ont depuis longtemps perdu le sens de la réalité, et ne voit le Palestiniens et ceux qui de l’étranger le soutiennent, comme des insectes. Où encore, vraiment ils ne veulent pas la paix, mais pas du tout,n et font sciemment ce qu’il faut pour entretenir la colère et déclencher la violence.

      #palestine #colonisation #occupation #démolition ---> #israël

  • Nuit d’horreur à Ben Gourion pour deux étudiants musiciens
    24 avril 2015 | Par Virginie Rodde

    http://blogs.mediapart.fr/blog/virginie-rodde/240415/nuit-dhorreur-ben-gourion-pour-deux-etudiants-musiciens

    Voici le témoignage, assez représentatif, de deux jeunes étudiants en musique, Philomène et Bastien, détenus et interrogés toute une nuit à leur arrivée à l’aéroport de Tel-Aviv, avant d’être renvoyés chez eux, manu militari... Parce qu’ils s’engageaient dans la vie musicale palestienne et ont des amis dans les territoires occupés, ils représenteraient « un danger pour la démocratie israëlienne ». Où l’on voit les méthodes de la "démocratie"de Netanyaou...

  • Le Sionisme et l’antisémitisme : l’Accord signé en août 1933 entre les plus hautes autorités sionistes et nazies | annie bannie’s Weblog
    par Jacques Bude
    http://anniebannie.net/2014/08/30/le-sionisme-et-lantisemitisme-laccord-signe-en-aout-1933-entre-les-plus

    (...) Il est évidemment significatif que ce principal promoteur de l’accord Haavara soit un des plus hauts responsables de la communauté juive implantée en Palestine mandataire puis de l’État d’Israël. Lévi Eshkol faisait partie du Haut Commandement de la Hagana, l’armée clandestine juive sous le Mandat britannique et il est en 1950-1951 le Directeur Général du Ministère de la Défense. De 1949 à 1963, il est le Chef du Département Colonisation de l’Agence juive.[8] En 1951, il devient Ministre de l’Agriculture et du Développement. Il est Ministre des Finances de 1952 à 1963. En 1963, il succède à David Ben Gourion à la fois comme Premier Ministre et comme Ministre de la Défense.

    L’accord Haavara a suscité de vives oppositions parmi les Juifs de l’époque. Cet accord qui bénéficiait du soutien des plus hautes autorités nazies[9] et des plus hautes autorités sionistes[10], traduisait les intérêts complémentaires des nazis qui voulaient que les Juifs quittent l’Allemagne et des sionistes qui voulaient qu’ils émigrent en Palestine. Or la plupart des Juifs allemands auraient préféré rester dans leur pays. L’idée d’un boycott économique et diplomatique international naquit aux États-Unis avec le soutien du Congrès juif américain. Il avait pour but d’essayer de forcer les nazis à mettre fin aux persécutions afin que les Juifs puissent continuer à vivre en Allemagne.[11]

    Le débat entre l’incitation à l’émigration en Palestine et l’appel au boycott de l’Allemagne nazie s’inscrit dans l’opposition qui existait de longue date entre sionisme et assimilation, entre d’une part la volonté de certains Juifs – une petite minorité – d’émigrer en Terre d’Israël et d’autre part la volonté d’autres Juifs – une écrasante majorité – de rester dans leur pays ou d’émigrer ailleurs qu’en Israël, ce qui impliquait évidemment le désir que leurs droits humains soient respectés partout – notamment en Allemagne – et donc de combattre l’antisémitisme.

    Selon Ben Gourion, “Les assimilationnistes ont toujours déclaré la guerre à l’antisémitisme. Aujourd’hui, cette guerre s’exprime par un boycott contre Hitler. Le sionisme, lui, a toujours plaidé pour l’indépendance du peuple juif dans sa patrie. Aujourd’hui, certains sionistes ont rejoint le chœur des assimilationnistes : « guerre » à l’antisémitisme. Mais nous devons donner une réponse sioniste à la catastrophe que subissent les Juifs allemands – transformer ce désastre en une occasion de développer notre pays, et sauver les vies et la propriété des Juifs d’Allemagne pour le bien de Sion. C’est ce sauvetage qui a priorité sur tout le reste.“ Et Ben Gourion de conclure que se focaliser sur le boycott constituerait un “échec moral“ d’une envergure sans précédent.[12]

    À l’évidence, “sauver les Juifs“ n’était pas la priorité de celui qui sera 10 ans plus tard le Père fondateur de l’État d’Israël. Il déclare le 7 décembre 1938, soit un mois à peine après les Nuits de cristal : “Si j’avais su qu’il était possible de sauver tous les enfants d’Allemagne en les transportant en Angleterre, mais seulement la moitié en les transportant en Palestine, j’aurais choisi la seconde solution – parce que nous ne devons pas seulement faire le compte de ces enfants, mais nous devons faire le compte de l’histoire du peuple juif.“[13] Bref l’ultranationalisme, la priorité du bien de Sion sur tout le reste. (...)

    #Haavara

    http://www.association-belgo-palestinienne.be/le-sionisme-et-lantisemitisme

  • Le piège de Gaza : si vous avez raté le (vrai) début
    http://blogs.rue89.nouvelobs.com/jean-pierre-filiu/2014/07/13/le-piege-de-gaza-si-vous-avez-rate-le-debut-233253

    La bande de Gaza existe non pas par la volonté des Palestiniens, mais par celle d’Israël et de ses pères fondateurs. Dans les derniers jours de 1948, le Premier ministre Ben Gourion a coupé les jarrets de son général Yigal Allon, qui voulait encercler les troupes égyptiennes à Gaza et les y contraindre à la capitulation. Le cessez-le-feu israélo-égyptien créait une « bande » de 360 km2, où deux cent mille réfugiés palestiniens cohabitaient avec quatre vingt mille résidents du territoire. (...) Source : Rock the Casbah

  • Le dernier voyage des Falashas d’Ethiopie vers Israël - Israël/Ethiopie/Religion - RFI
    http://www.rfi.fr/afrique/20130828-israel-ethiopie-juif-falashas

    Ce 28 août, le dernier vol embarquant des juifs d’Ethiopie, les Falashas, a atterri à l’aéroport Ben Gourion en Israël. Après 38 années d’émigration en Terre Sainte en vertu de la Loi du retour, les autorités de Tel-Aviv ont décidé de stopper cette émigration pourtant des plus légitimes d’un point de vue historique. Les Falashas ne sont plus les bienvenus sur la terre de leurs ancêtres, mais l’ont-ils déjà réellement été ?
    (...)
    Autre exemple, et non des moindres, du drame de cette (non-) intégration : en 2012, le très sérieux quotidien israélien Al-Haaretz révèle un scandale sans précédent touchant les Falashas. Les autorités de Tel Aviv ont forcé les femmes falashas à prendre un contraceptif sur le long terme si elles souhaitaient accéder au territoire. En dix ans, le taux de natalité au sein de la communauté falasha en Israël a chuté de moitié.

    #xénophobie #persécution

  • traduction en français de l’article cité par Nidal : http://seenthis.net/messages/140231

    [Protection Palestine]- Réflexion catastrophique : Ben Gourion a-t-il tenté de réécrire l’histoire ?
    http://www.protection-palestine.org/spip.php?article12467

    Le dossier des archives d’État contient clairement la preuve que les chercheurs de l’époque n’ont pas décrit complètement le rôle d’Israël dans la création du problème des réfugiés palestiniens.

    16 mai 2013

    L’oeil observateur du censeur israélien avait raté le dossier des archives d’État GL-18/17028. La plupart des dossiers concernant l’exode palestinien de 1948 restent enfermés dans les archives israéliennes, malgré le fait que leur période de classification - d’après la loi israélienne - a expiré depuis longtemps. Même des dossiers précédemment déclassifiés ne sont plus disponibles pour les chercheurs. Ces deux dernières décennies, après les immenses répercussions causées par la publication des livres écrits par ce qu’on appelle les « Nouveaux historiens », les archives israéliennes ont révoqué l’accès à une grande partie de ce matériau explosif. Les documents israéliens archivés qui décrivaient l’expulsion des Palestiniens, les massacres et les viols perpétrés par les soldats israéliens, ainsi que d’autres événements considérés comme embarrassants par la strate dirigeante, ont été requalifiés « top secret ». Les chercheurs qui ont voulu examiner les dossiers cités dans les livres de Benny Morris, d’Avi Shlaim ou de Tom Segev se sont souvent heurtés à un mur. D’où la surprise que le dossier GL-18/17028, intitulé « La fuite en 1948 » soit toujours disponible.

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  • Franck Barat , coordinateur du tribunal Russell pour la Palestine, arrêté à Ben Gourion et expulsé ne pourra être présent pour soutenir les prisonniers palestiniens.

    http://blogs.mediapart.fr/blog/pierre-puchot/250413/tunisie-syrie-israel-c-est-le-retour-de-la-chronique-maghreb-machrek
    25 avril 2013 Par Pierre Puchot

    * Israël toujours aussi capricieux avec ses visiteurs. C’est cette fois le coordinateur du tribunal Russell pour la Palestine, Frank Barat. De retour à Bruxelles mercredi, il nous raconte son interrogatoire et son expulsion de Ben Gourion, l’aéroport de Tel-Aviv :

    « “Donnez-moi votre numéro de portable, votre numéro chez vous, les noms de votre père et votre grand-père et toutes vos adresses email” sont les premiers mots que l’officier des services de renseignements intérieur israélien (Shabak) a prononcé quand je suis rentré dans son bureau.

    Environ une heure avant, la demoiselle au guichet avait simplement prit mon passeport et m’avait dit : “mettez-vous sur le côté, nous voulons vous poser plus de questions”. Mon but lors de ce court voyage était de rendre visite à des connaissances sur place et aussi de participer à une réunion sur les prisonniers politiques palestiniens, à l’occasion des 11 ans d’emprisonnement de Marwan Barghouti. L’interrogatoire dura environ 4h. Je fus conduis dans différents bureaux, interrogé par différentes personnes, parfois plusieurs en même temps. Les ¾ de mon interrogatoire furent à propos de mon voyage d’une semaine en Israël. L’officier principal me disant : “Je sais tout ce qu’il y a à savoir sur vous, depuis la première minute, donc arrêtez de mentir”. Refusant de lui divulguer ma réelle adresse email (les services secrets intérieurs peuvent maintenant demander un accès a vos emails, voir ici), il m’annonça que vu mon refus de coopérer et mes mensonges, il allait me déporter. Je fus ensuite fouillé au corps (de près, plusieurs fois) et mon bagage fut passe au crible fin (plusieurs fois, par plusieurs personne).

    Après 23h en cellule de déportation, je fus escorté dans un avion à 1h du matin.

  • Kurdistan(s) : la préfiguration d’une nouvelle carte du Moyen-Orient ?

    sur Rumor via @rumor

    http://rumor.hypotheses.org/2793

    Date 29 septembre 2012

    L’autonomisation récente des régions kurdes de Syrie, abandonnées (en apparence en tout cas) par l’armée syrienne, après des années d’autonomisation du Kurdistan d’Irak (KRG : Kurdistan Regional Government), représentent-elles les premières étapes d’une reconfiguration majeure de la carte du Moyen-Orient ? Ce n’est l’objectif de ce billet que de répondre à cette question mais de signaler, autour de ces transformations, une multiplicité de réflexions et de débats, non seulement dans les milieux politiques concernés et dans la presse internationale mais également parmi les chercheurs.
    L’utopie d’un grand Kurdistan

    Le New York Times publie ainsi ce week-end un article analysant l’évolution de la région kurde syrienne et la manière dont les partis kurdes présents sur place s’organisent pour pérenniser la situation. L’article est accompagné d’une magnifique représentation cartographique du Kurdistan,

    #kurdistan #proche-orient #turquie #irak #cartographie

    • Merci pour le signalement épatant. Si je peux me permettre : outre les aspirations kurdes, il faudrait s’interroger sur l’accueil et les soutiens d’un tel « État » dans son propre environnement géopolitique. Parce que bon, si c’est pour avoir pour voisins immédiats l’Irak, la Syrie, l’Iran et la Turquie et n’avoir pour réels amis que les magouilleurs du Mossad israélien, ça n’est pas forcément une situation d’avenir ni, surtout, un facteur de « stabilisation » de la région :
      http://en.wikipedia.org/wiki/Israeli–Kurdish_relations
      (Cette suspecte proximité/collaboration constitue zi elephant in ze room, quand on évoque les mouvements kurdes avec des interlocuteurs arabes.)

      Ce qui fait que la publication de cartes réalisant un « grand Kurdistan » ravive d’autres suspicions régionales : tentation d’un grand Israël avec, en parallèle, le démembrement des États de la région (Ben Gourion 1954).

    • Celle de la Turquie est officielle et assumée (et la Turquie est membre de l’OTAN). Et ça n’est pas forcément avec l’assentiment délirant de sa population ; ça peut être un élément de tensions populaires. À l’inverse, la présence d’agents du Mossad auprès des Kurdes est officieuse.

    • Mais du coup, le gouvernement turc et les mouvements kurdes s’accommodent d’être alliés avec les mêmes ? Ça doit être bizarre quand il s’agit de donner du renseignement…

    • @baroug : ménager la chèvre et le choux est un jeu que tout pays joue. Pour ce cas précis, note que, puisqu’il s’agit d’infos officieuses, on n’a pas forcément grand chose de précis. On a de nombreux éléments suggérant une forte implication du Mossad auprès des kurdes irakiens. Or l’article de Rumor insiste sur le fait que les mouvements kurdes sont dans des situations différentes. De fait, est-ce que le Mossad entraîne aussi les kurdes de Syrie (auxquels il semble qu’Assad laisse une certaine latitude pour aller titiller son voisin turc ou faire tampon face aux entrées par cette frontière), et les kurdes de Turquie (allié militaire récemment, et membre de l’OTAN), je n’en sais rien : le soutien direct aux kurdes d’Irak ne permettant pas directement d’extrapoler aux autres.

      @reka : je ne suis vraiment pas un spécialiste de la Turquie et des mouvements kurdes. À part signaler que toute évocation des mouvements séparatistes ou indépendantistes provoque, chez les arabes, le rappel de Sykes-Picot et parfois de la lettre de Ben Gourion, je ne peux pas aller bien loin. C’est pour ça que ça m’intéresserait d’avoir l’opinion des spécialistes de Rumor.

    • Contre l’Iran, le Mossad a renforcé ses infiltrations chez les Kurdes d’Irak - par Georges “I Know Things” Malbrunot
      http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2012/01/contre-liran-le-mossad-a-renfo.html

      La collaboration entre le Mossad et les services de renseignements kurdes d’Irak n’est pas nouvelle. Elle était assez forte sous le Shah, avant de connaître un ralentissement à l’avènement de la République islamique d’Iran en 1979. Mais profitant de l’invasion américaine de l’Irak en 2003, les espions israéliens ont de nouveau infiltré les régions kurdes du nord de l’Irak, avec l’aval des autorités locales, en particulier de Massoud Barzani, le chef de la région kurde autonome.

      Sur place, les agents du Mossad ou d’anciens militaires israéliens entraînent discrètement les forces de sécurité kurdes. Mais ces dernières années, avec une menace nucléaire iranienne de plus en plus pressante, l’Etat hébreu s’est surtout servi du Kurdistan comme d’une base à partir de laquelle ses agents pouvaient recruter des opposants kurdes iraniens réfugiés dans le secteur, avant de les envoyer en mission de l’autre côté de la frontière en Iran.

    • ravi de voir cette discussion enclenchée autour de ce billet ! Je n’ai pu assister qu’à la journée d’aujourd’hui de ce colloque sur le Kurdistan d’Irak. Il n’y a rien eu sur les relations israélo-kurdes. En revanche, des papiers intéressants sur les relations transfrontalières KRG/Iran (commerce largement informel : essence, alcool, cigarettes, etc.). D’autre part, un autre papier sur les logiques des investissements turcs au Kurdistan, avec deux logiques à l’oeuvre : d’une part, le projet turc d’Etat commerçant (trading State) visant à utiliser le commerce comme forme d’arrimage de la région élargie à la Turquie, se traduisant par des investissements lourds dans le BTP, l’énergie (pétrole bien sûr mais aussi gaz), ainsi que de l’exportation de biens manufacturés en Turquie. Dans cette logique, ce sont de grands groupes turcs qui sont à la manoeuvre. Deuxième orientation, des investisseurs kurdes turcs pour qui faire du commerce avec le Kurdistan revient d’une certaine manière assez indirecte à conforter le projet transnational kurde... Une des questions posées concernait la pérennité du projet de trading State turc. Quand on voit comment la relation avec la Syrie s’est effondrée en qqs mois et quand on mesure par ailleurs la méfiance turque à l’égard d’une construction kurde qui se ferait trop forte et menaçante...

    • par ailleurs je me permet de signaler, à propos du point de vue turc, les toujours très utiles analyses de Jean Marcou consacrées à la question kurde : http://ovipot.hypotheses.org/category/question-kurde
      et d’autre part, Barthèlemy E., 2012, Le couple israélo-turc, vers une réconciliation possible ?, Observatoire de la Vie Politique Turque. 14 septembre 2012, < http://ovipot.hypotheses.org/7813 > (consultation le 3 octobre 2012)

    • Is #Ankara Getting Deeper Into The Iraqi Quicksand?
      http://www.ipsnews.net/2014/05/ankara-getting-deeper-iraqi-quicksand

      ANKARA, May 25 2014 (IPS) - The decision late Thursday by the #Kurdistan Regional Government (KRG) to proceed with its first shipment of crude oil to Europe out of the port of Ceyhan in southern Turkey has received mixed reactions from all the parties concerned.

      What may be seen by the Turkish government as a blessing, at a time that faith in the future of the country’s economy is wavering, may prove a political curse in Ankara’s already troubled relations with Baghdad.

      It took less than 24 hours for the central government of Iraq to react to the news. Late Friday afternoon the Iraqi Ministry of Oil announced that it had “filed with the International Chamber of Commerce (ICC) in Paris a Request for Arbitration against the Republic of Turkey and its state-owned pipeline operator Botas, seeking to stop the unauthorised transportation, storage and loading” of KRG-originating oil to one of the two Iraq-Turkey pipelines, running from Kirkuk in Iraq to Ceyhan.

      Turkey’s Kurdish Problem Likely to Worsen After ISIS Gains in Iraq
      http://www.ipsnews.net/2014/06/turkeys-kurdish-problem-likely-worsen-isis-gains-iraq

      The increasingly assertive stance of KRG with respect to Baghdad’s authority, manifested a fortnight ago through oil exports via Turkey unauthorised by Iraq’s central government, and the occupation on June 12 by KRG soldiers of the oil-rich city of Kirkuk, nominally within Baghdad’s jurisdiction but over which Iraq Kurds have territorial claims, may be flares fired across the bow of the Iraqi ship that mark the intention of KRG’s leadership to proceed with full independence in a not so distant future.

      Signalling of such intention is likely to provide ammunition to the separatists in the neighbouring countries: Syria, Iran and Turkey, whose ethnically Kurdish inhabitants form a society of 30 to 35 million people. Turkish ethnic Kurds represent approximately one-third of this group.

      KRG’s ambitions are currently enhanced by the occupation on June 10 of Iraq’s second largest city, Mosul, by ISIS, a Sunni jihadist organisation affiliated until recently with Al Qaeda.

      KRG has used ISIS’s aggression as a justification to annex Kirkuk, in order to spare it from jihadist rule. As the central Iraqi government is weak and its army in decomposition, it is unlikely that KRG will ever return Kirkuk to its former status.

      According to experts in the fossil energy industry, the combined revenues from its own and Kirkuk’s oil production would endow KRG with enough financial resources to survive as an independent state. Political analysts in the region already speculate that in such a scenario, the United States, Saudi Arabia and Israel may eventually support the creation of a stand-alone Kurdistan, granting it legitimacy and status.

      An outcome of this kind bears high probability that Turkish, Iranian and Syrian ethnic Kurds will be tempted to join their cousins of northern Iraq and get a taste of the prosperity that comes with petro-dollars, although KRG leaders will most likely temporarily dissuade such a rush to transnational independence movements in their region.

      KRG needs Turkey at present, and may need Syria in the future, for its oil exports and economic viability.

      #Turquie #Irak #pipelines #hydrocarbures

  • http://myboox.f6m.fr/images/livres/reference/0018/26/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-le-conflit-israelo-palest

    Ca sent la poudre !

    La maison d’édition Hatier (spécialisée dans le tout pédagogique) vient de publier (c’est du tout frais de janvier 2012) une toute nouvelle collection intitulée « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur... », sous-titrée « Guide visuel à destination des esprits curieux et pressés ».

    Un slogan : « Des images à lire, un texte à voir ». Pour une lecture rapide, facilement mémorisable pour y voir plus clair du premier coup d’oeil.
    Pour la forme.

    A première vue ce petit guide (de plus de 200 pages tout de même) ressemble aux titres de la collection Découvertes-Gallimard.
    Le principe : une collection encyclopédique illustrée au format poche.
    Du texte et des images donc.

    Ce guide fonctionne sur l’alternance : page de gauche pour le texte et page de droite pour l’image. Le texte est concis et clair, jamais plus d’une dizaine de lignes.

    L’iconographie, très judicieuseusement choisie, contient : des cartes, des photos, des coupures de presse, etc.
    Pour le fond.

    Pour « tester » cette nouvelle collection, j’ai choisi, hum, hum, ça sent la poudre à plein nez, le conflit israélo-palestinien.
    Je vous préviens, ne comptez-pas sur moi pour vous balancer à la figure une position pré-fabriquée sur ce conflit. Je sais, tout le monde a sa petite idée sur ce grand sujet. Entre copains ça mène toujours à des discussions sans fin où chacun garde ses positions.
    Alors basta, je ne vais pas me lancer dans le débat.

    Si ? Vous y tenez ?
    Ben moi je pense que la religion est l’opium du peuple (pas original comme formule !) et que ça le rend bête à manger du foin ou son voisin et qu’une solution laïque avec une stricte laïcité des institutions serait un moindre mal intelligent.
    Les religions aiment bien foutre la merde partout où elles passent : guerre d’Espagne, soutien aux régimes militaires dans les pays d’Amérique du Sud et j’en passe. Ca c’est pour les cathos.

    La religion musulmane soutient le régime iranien, la religion juive soutient le régime israélien et j’en repasse...
    Voilà c’est dit, je n’ai pas pu m’en empêcher !
    Oui, vous allez me dire que ce n’est pas uniquement une histoire de religion, gna, gna, gna...Je passe...Avez-vous vu dans notre histoire des athées massacrer leurs frères ? Non ? Les bolcheviques ? Les maos ? Mais c’étaient bien des croyants aussi, dans leurs genres, non ?

    Attention, je respecte toutes les religions, y’a pas plus tolérant que moi, mais chacun devrait se les garder pour soi et tout ira bien. Une croyance doit rester personnelle et sans prosélytisme, comme une intime conviction.
    Point barre !
    Vous voyez où ça nous mène tout ça ?

    Je passe...
    Bon, le fond du livre enfin. J’ai déjà fait trop long !
    Le livre commence aux origines de la Palestine, point de rencontre des trois grandes religions monothéistes : le judaïsme, l’islam et le christianisme. Donc dès le début, les hommes ont de quoi se chercher des poux...

    Il se termine en 2011 avec les « révolutions » arabes (oui vous avez bien noté les parenthèses !).
    Donc la couverture du conflit est étendue et complète.
    Le livre se lie dans l’ordre chronologique des événements.
    Le contenu est strictement réservé à la description des faits : ici pas de place à l’engagement. L’exercice était périlleux mais il me semble réussi. Les lecteurs avides d’avis tranchés et tranchants resteront sur leur faim. Les autres curieux de connaissances résumées ne seront pas déçus.
    Ce guide est vraiment bien fait.
    Le vocabulaire est précisé : diaspora, sionisme, kibboutz, aliyah, fedayins, intifada, etc.
    Les acteurs sont présents : Amin al-Husseini, Ben Gourion, Arafat, el-Sadate, Gemayel, Rabin, etc.
    Les actes et accords sont relatés : Sykes-Picot, Balfour, Camp David, etc.
    Les événements dans le contexte sont décris : épisode de l’Exodus, guerre du Liban, guerre des six jours, attentats de Munich, etc.
    Bilan : ce guide est très intelligent. Je le conseille à ceux qui veulent apprendre sur un sujet qu’ils maîtrisent mal.

    Pour Pascale Boniface, directeur de l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), « c’est le grand mérite de ce livre que de donner les étapes historiques de ce conflit si douloureux, en s’en tenant aux faits ».

  • Attaque contre la liberté académique (particulièrement celle des « gauchistes ») à l’université Ben Gourion de Beersheva, Israël.
    Leaked BGU report : Part of broader assault on academic freedom
    http://972mag.com/the-context-of-the-bgu-report-assault-on-academic-freedom/28364

    The leaked report of a committee appointed by Israel’s Council for Higher Education (CHE), assessing Ben Gurion University’s Department of Politics and Government, is an anomaly compared to other reports, if not an outright, government-sponsored politicized mission against an academic department that has no precedent.

  • Le Figaro : #Israël : une Française interdite d’entrée
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/12/21/97001-20101221FILWWW00419-israel-une-francaise-interdite-d-entree.php

    La militante pro-palestinienne française Olivia Zemor a été interpellée à l’aéroport international de Ben Gourion à Tel-Aviv et empêchée d’entrer en Israël, a indiqué aujourd’hui une porte-parole du ministère israélien de l’Intérieur. « Elle a été stoppée sur recommandation des services de sécurité et elle est toujours détenue à l’aéroport », a déclaré à l’AFP Sabine Haddad, porte-parole des services israéliens de l’immigration, sans autre précision.