person:benoît hamon

  • Des socialistes toujours plus nombreux à torpiller la campagne de #Benoît_Hamon
    https://www.mediapart.fr/journal/france/240317/des-socialistes-toujours-plus-nombreux-torpiller-la-campagne-de-benoit-ham

    31 juillet 2015 à l’Elysée. François Hollande, #Jean-Yves_Le_Drian, #Emmanuel_Macron et Manuel Valls. © Reuters. Jeudi, le ministre Jean-Yves Le Drian a annoncé son soutien à Emmanuel Macron, le jour même d’un déplacement de Benoît Hamon consacré à la défense. Une nouvelle illustration des risques d’explosion du #PS au lendemain de la présidentielle.

    #France #EELV #présidentielle_2017



  • Ce qu’il fallait retenir du premier débat présidentiel
    http://www.legorafi.fr/2017/03/21/ce-quil-fallait-retenir-du-premier-debat-presidentiel

    Nicolas Dupont-Aignan a finalement été autorisé à intervenir pendant les pages de publicité

    Jean-Luc Mélenchon décide de faire l’intégralité du débat en alexandrins

    Emmanuel Macron révèle en direct son profil Linkedin

    Marine Le Pen dérangée dans son introduction par Florian Philippot qui vient tourner une vidéo pour sa chaîne YouTube

    Benoît Hamon confirme qu’il est bien candidat à l’élection présidentielle

    Emmanuel Macron : « Sur l’éducation, il faut passer en BtoB au niveau du brand avec vision à H+1 avec réseau planner en ASAP »

    Pour éviter tout débordement, une compagnie de CRS s’est positionnée discrètement entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen

    Le candidat mis en examen scandalisé de ne pas être le premier à s’exprimer sur le thème de la justice

    François Fillon en pleurs avec les simples mots de Mélenchon de « corruption » est réconforté par les deux présentateurs

    Emmanuel Macron : « Sur les formes de délinquance, il faut resizer from scratch le dataplan avec un digital planner »

    Marine Le Pen propose la reconduite à la frontière des soutiens de Jean-Luc Mélenchon

    Caché dans le public, Manuel Valls vient de pousser un hurlement lugubre à l’écoute du mot « burkini »

    Moralisation de la vie de politique : François Fillon propose l’option « appeler un ami »

    Marine Le Pen enchaîne une pirouette et un triple loops pour éviter la question sur la moralisation de la vie politique

    Emmanuel Macron : « Sur la pollution, mise en place de workshops, mutualiser nos best practices dans une logique de test & learn »

    Durant la pub, François Bayrou met trois gifles à des spectateurs qui ont mal parlé d’Emmanuel Macron

    Travail : Benoît Hamon propose d’instaurer les 32 heures par mois

    François Fillon : « Oui je connais le taux de chômage en Allemagne, c’est un très beau taux avec des chiffres qui forment un nombre »

    Marine Le Pen : « Il faut un patriotisme patriotique patriote »

    François Fillon demande discrètement à Benoît Hamon s’il sera éligible au revenu universel à partir du mois de mai

    Emmanuel Macron : « Je partage tout ce qu’ont dit les candidats tout en étant en désaccord »

    Arrivée au bout de son temps de parole, Marine Le Pen obligée de terminer le débat en langue des signes

    Jean-Luc Mélenchon prononce un émouvant discours, les autres candidats en larmes tombent dans les bras l’un de l’autre



  • Hamon 2017 - Le PS en actes
    https://www.bilan-ps.fr/Hamon-2017

    #tambouille

    Manœuvres pour empêcher J-L Mélenchon d’obtenir ses parrainages

    La stratégie de Hamon pour dévitaliser la candidature Mélenchon - Sud Ouest.fr
    http://direct1.sudouest.fr/2017/02/20/hamon-sa-strategie-pour-devitaliser-la-candidature-melenchon-321357
    http://images.sudouest.fr/2017/02/20/58aac6f066a4bd3f637e46c2/golden/benoit-hamon-compte-sur-le-futur-accord-avec-les-ecologistes-pour-isoler-jean-luc-melenchon.jpg

    Pour mener à bien son #pari de dévitaliser Jean-Luc #Mélenchon, Benoît #Hamon regarde aussi du côté des communistes. On le sait, le leader de la France insoumise a choisi de présenter partout des candidats aux législatives. Y compris face aux quelques communistes sortants. Une nouvelle source de tensions entre Jean-Luc Mélenchon et le #PC, dont les adhérents ont pourtant choisi de le soutenir.

    Cette situation n’a pas échappé aux troupes de Benoît Hamon. Lesquelles ne désespèrent de voir là la possibilité de turbulences à venir du côté des #parrainages de leur adversaire. « Les promesses de parrainages ne sont pas les parrainages », nous confiait un proche du candidat socialiste il y a quelques jours.

    https://www.bilan-ps.fr/IMG/png/hamon_026.png

    Pari perdu.


  • A #Bercy, #Benoît_Hamon s’offre un sursis
    https://www.mediapart.fr/journal/france/190317/bercy-benoit-hamon-s-offre-un-sursis

    Le candidat socialiste a réussi son pari : remplir et enflammer Bercy. Devant plus de 20 000 personnes, Hamon a fait appel pendant une heure et demie au peuple de gauche pour sauver sa campagne présidentielle. Benoît Hamon dimanche à Bercy © Reuters

    #France #EELV #meeting #présidentielle_2017 #PS


  • Le maire de Montpellier porte plainte pour injure raciale
    https://www.francebleu.fr/infos/politique/le-maire-de-montpellier-porte-plainte-pour-injure-raciale-1489573748

    Philippe Saurel, le maire de Montpellier, porte plainte contre Laura Slimani pour injure raciale et injure en raison du sexe.

    Le 9 mars dernier, cette élue socialiste de Rouen et membre de l’équipe de campagne de Benoît Hamon, avait posté un message sur Twitter. Elle se réjouissait de voir « un autre vieux mâle blanc libéral en moins aux cotés du vainqueur de la primaire de la gauche ».

    "Suite aux propos de Madame Laura Slimani, membre du parti socialiste, porte-parole et chargée de l’égalité hommes-femmes au sein de l’équipe de campagne du candidat Benoît Hamon, j’ai décidé de porter plainte pour injure raciale, injure en raison du sexe, provocation à la discrimination à raison de la race et provocation à la haine en raison du sexe, précise Philippe Saurel.

    « Cette plainte a été déposée ce jour auprès du procureur de la République. Une campagne politique ne peut pas se faire dans l’outrance et l’outrage. Le respect de la pluralité des opinions est le socle de la démocratie. Rien ne saurait justifier de tels propos qui n’ont été condamnés ni par Benoît Hamon, ni par aucun des membres de son équipe. »

    #racisme_anti-blancs #sexisme_anti-hommes
    #féminisme VS #masculinisme


  • Joly et Montgolfier contre « l’esprit de la #Corruption »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/170317/joly-et-montgolfier-contre-l-esprit-de-la-corruption

    L’ancienne juge #Eva_Joly et l’ex-procureur Éric de Montgolfier © Reuters Deux figures emblématiques de la lutte anticorruption en #France, Eva Joly et Éric de Montgolfier, désormais soutiens du candidat Benoît Hamon, mettent en cause dans un entretien à Mediapart un déficit de tradition démocratique de la classe politique et des institutions face à la délinquance en col blanc. Et proposent des mesures pour y remédier.

    #2017 #Eric_de_Montgolfier #évasion_fiscale #Justice


  • En parallèle du PS, #Benoît_Hamon mise sur une « campagne intello »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/160317/en-parallele-du-ps-benoit-hamon-mise-sur-une-campagne-intello

    Thomas Piketty présentant le projet européen de Benoît Hamon © DR Le candidat socialiste s’est entouré de nombreux #chercheurs dans son équipe de campagne pour contribuer au programme présenté ce jeudi 16 mars. Une rupture de plus avec le quinquennat de François Hollande.

    #France #Dominique_Méda #élection_présidentielle #Julia_Cagé #présidentielle_2017 #Sandra_Laugier #Thomas_Piketty #Thomas_Porcher #universitaires


  • Qui bénéficierait du revenu universel de Benoît Hamon ?
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/03/15/qui-beneficierait-du-revenu-universel-de-benoit-hamon_5094563_4355770.html

    Selon la dernière version du projet, une somme pouvant s’élever jusqu’à 600 euros sera versée de manière automatique et inconditionnelle à 19 millions de personnes gagnant moins d’1,9 smic.

    Le revenu universel d’existence, proposition emblématique du programme de Benoît Hamon, a connu plusieurs aménagements et revirements, entre sa version initiale présentée en septembre 2016, qui évoquait à terme 750 euros par mois pour tous les Français, et la dernière mouture, évoquée le 9 mars sur France 2, qui limite dans un premier temps le nombre de bénéficiaires et donc l’aspect « révolutionnaire » de cette réforme.

    Qui serait concerné ?

    Si Benoît Hamon est élu, il prévoit de mettre en place – au 1er janvier 2018, au moment où entre en vigueur le prélèvement de l’#impôt_à_la_source – un revenu universel d’existence (#RUE) pour tous les adultes entre 18 ans et l’âge de la retraite.


    [ dans l’article, une pub pour les non concernés par le RUE : Guide maisons de retraite
    Avec le comparateur des maisons de retraite, facilitez vos recherches.]

    Pour y prétendre, les jeunes majeurs devront prendre leur indépendance fiscale et ne plus être rattachés à la feuille d’impôt de leurs parents. Selon l’Insee, quatre jeunes adultes sur dix âgés de 18 à 24 ans bénéficiaient, en 2014, d’une aide sociale de l’Etat (bourse d’étude ou allocation-logement, le plus souvent) pour un montant total de 380 euros par mois en moyenne.

    Le RUE concernerait l’ensemble des personnes sans ressources ou dont les revenus sont inférieurs à 1,9 fois le salaire minimum (smic) mensuel, soit 2 812 euros brut, ou 2 185 euros net. Selon l’Insee, les deux tiers des salariés à équivalent temps plein gagnaient moins que cette somme en 2013. Les couples bénéficieraient du RUE si le total de leurs revenus est inférieur à 3,9 smic.

    Précision importante : cette nouvelle prestation est « inconditionnelle », c’est-à-dire qu’elle n’entraîne pas d’obligation de recherche d’emploi ou de formation contrairement à certaines prestations actuelles – revenu de solidarité active (RSA), allocations-chômage.

    L’économiste Julia Cagé, chargée des questions économiques dans l’équipe de Benoît Hamon, évalue à 19 millions le nombre de personnes concernées, soit près de 30 % de la population. En revanche, il n’est pas prévu que les mineurs perçoivent le RUE et le versement aux retraités n’est pas envisagé dans la première version, le candidat socialiste prévoyant de lancer « une grande conférence sociale » pour trancher sur le sujet au cours du quinquennat.

    Le portrait : Julia Cagé, Madame économie de Benoît Hamon
    http://www.lemonde.fr/m-moyen-format/article/2017/02/21/julia-cage-madame-economie-de-benoit-hamon_5082791_4497271.html

    Quel serait le montant ?

    Le RUE présenté par Benoît Hamon est fixé à 600 euros. Mais tous les citoyens ne recevraient pas directement un « chèque » de cette somme. En effet, son versement est lié à un nouveau système fiscal, de type « impôt négatif » (où certaines personnes reçoivent au lieu de payer) se substituant à l’impôt sur le revenu pour les personnes gagnant moins de 2 812 euros brut par mois (1,9 smic). Concrètement, les 600 euros de base se verraient ponctionnés d’un prélèvement correspondant à 27,4 % du salaire brut.

    A quoi ressemblerait le revenu universel version Hamon pour une personne seule ?
    [un graphique fort utile, niveau de revenu dispo / niveau de RUE, ininsérable ici...]

    Petite subtilité : pour les personnes gagnant entre 1,4 et 1,9 smic (soit entre 2 190 euros et 2 812 euros brut), le montant de ce nouveau prélèvement « annulerait » le RUE mais le niveau global d’impôts payés resterait inférieur à ce qui l’est actuellement. « Entre 1,4 et 1,9 smic, le revenu universel est négatif mais moins négatif que l’impôt sur le revenu actuel donc les personnes concernées y gagnent », assure Julia Cagé. Pour les salaires supérieurs, les barèmes et fonctionnements de l’impôt sur les revenus seraient conservés. Par exemple :

    Une personne seule gagnant 2 000 euros brut par mois toucherait un RUE de 52 euros, c’est-à-dire les 600 euros moins une ponction de 548 euros (27,4 % de 2 000 euros).
    Une personne seule gagnant 2 500 euros brut par mois paierait 85 euros d’impôt par mois (600 euros moins une ponction de 685 euros) – ce qui est moins que l’impôt sur le revenu actuel qui s’établit à 129 euros par mois
    Nouveauté : les autres sources de revenus, comme les prestations sociales (allocations familiales, aides au logement, indemnités chômage…) entreraient dans le calcul et seraient également déduites à hauteur de 27,4 % des 600 euros du RUE. Par exemple :

    Une personne seule gagnant 1 000 euros et touchant 77 euros d’aides au logement recevrait 305 euros de revenus supplémentaires par mois (600-27,4 % de 1 077 = 305 euros).
    Un étudiant bénéficiant d’une bourse sur critères sociaux de 392 euros par mois toucherait au final 885 euros par mois avec le RUE.
    Comment serait-il versé ?

    « Ce revenu universel d’existence a été pensé dans le cadre du prélèvement de l’impôt à la source qui doit être mis en place en 2018 », explique Julia Cagé. A partir du 1er janvier, la réforme lancée sous le quinquennat ajoute une ligne « impôt sur le revenu » à la feuille de paie des salariés. Il suffirait alors d’y ajouter une ligne « revenu universel ».

    Pour les non-salariés ou les personnes qui ont des revenus plus irréguliers, le système défendu par Benoît Hamon consiste à envoyer un « bulletin de revenu universel » mensuel [et non plus trimestriel comme la DTR CAF] , récapitulant tous les autres revenus perçus qui serviront de base au calcul. « Cela implique un rapprochement, au moins numérique, de l’administration fiscale et des organismes sociaux », précise l’économiste.

    Autre nouveauté d’importance : le RUE serait versé de manière automatique, ce qui réduirait le nombre de personnes qui pourraient prétendre aux aides mais qui ne les demandent pas ( selon l’Etat , ce taux de « non-recours » serait de 29 % actuellement). Le gouvernement avait même calculé, en créant la prime d’activité, que la moitié des ayants droit n’en feraient pas la demande.

    Qu’est-ce que cela remplacerait ?

    Ce RUE se substituerait au RSA qui concerne 1,898 million de personnes de plus de 25 ans et dont le montant socle est de 524 euros par mois. Son coût global était de 10,5 milliards d’euros en 2015.

    Il remplacerait aussi la prime d’activité, qui bénéficie actuellement à hauteur de 165 euros en moyenne par mois à près de 3,7 millions de foyers dont les revenus nets se situent en dessous de 1 500 euros mensuels. L’estimation de son coût par l’Etat en 2017 est de 4,34 milliards d’euros.

    Le système de Benoît Hamon n’a pas pour objectif de simplifier les autres prestations sociales existantes, mais plutôt d’en être le complément. Les aides au logement, allocations familiales, allocations adulte handicapé, assurance chômage seraient maintenues.

    Quant au système d’impôt sur le revenu, il serait dans un premier temps conservé dans sa forme et avec ses tranches actuelles pour les salariés au-delà de 1,9 smic, avec l’objectif de réaliser une réforme globale – fusion avec la contribution sociale généralisée (CSG) au cours du quinquennat.

    Quel coût, quel financement ?

    L’équipe de Benoît Hamon chiffre à 35 milliards d’euros cette première étape du RUE. « Le plus gros de la dépense, c’est d’étendre cette aide aux 18-25 ans ; on est autour de 23 milliards d’euros pour ce volet , confie Julia Cagé. Le reste, c’est l’automatisation et la revalorisation du RSA et de la prime d’activité. »

    Pour le financer, le député des Yvelines compte récupérer entre 15 et 20 milliards d’euros en réduisant de moitié le montant du crédit d’impôt accordé actuellement dans le cadre du crédit d’impôt compétitivité (#CICE) et du pacte de responsabilité.

    Le candidat socialiste compte également financer son RUE grâce à une #taxe_robots qui rapporterait 5 à 10 milliards d’euros. Un tel prélèvement servirait à compenser la raréfaction du travail, certains emplois étant remplacés par des machines, « en appliquant les cotisations sociales sur l’ensemble de la valeur ajoutée et non plus seulement sur le travail » .

    M. Hamon table également sur une hausse du déficit public à hauteur de 5 à 10 milliards d’euros, dans le cadre d’une politique de relance.

    Le RUE ne serait donc pas financé par un transfert des sommes perçues sur les contribuables les plus riches vers les classes populaires mais par la ponction des entreprises et l’augmentation de la dette publique.

    #revenu


  • Donc 19 millions de personnes en bénéficieraient, 30% de la population, y compris les couples touchant jusqu’à 3.9 smic mais pas les retraités, eux n’y ayant pas droit ? Encore une improvisation sectaire ?

    Qui bénéficierait du revenu universel de Benoît Hamon ?
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/03/15/qui-beneficierait-du-revenu-universel-de-benoit-hamon_5094563_4355770.html
    http://s1.lemde.fr/image/2017/03/15/644x322/5094562_3_6fd1_benoit-hamon-en-campagne-dans-le-quartier-de_e6a98772fbdadaeea1706850953320d6.jpg

    Le RUE concernerait l’ensemble des personnes sans ressources ou dont les revenus sont inférieurs à 1,9 fois le salaire minimum (smic) mensuel, soit 2 812 euros brut, ou 2 185 euros net. Selon l’Insee, les deux tiers des salariés à équivalent temps plein gagnaient moins que cette somme en 2013. Les couples bénéficieraient du RUE si le total de leurs revenus est inférieur à 3,9 smic.

    Précision importante : cette nouvelle prestation est « inconditionnelle », c’est-à-dire qu’elle n’entraîne pas d’obligation de recherche d’emploi ou de formation contrairement à certaines prestations actuelles – revenu de solidarité active (RSA), allocations-chômage.

    L’économiste Julia Cagé, chargée des questions économiques dans l’équipe de Benoît Hamon, évalue à 19 millions le nombre de personnes concernées, soit près de 30 % de la population. En revanche, il n’est pas prévu que les mineurs perçoivent le RUE et le versement aux retraités n’est pas envisagé dans la première version

    #Hamon #RUE


  • Présidentielle : cinq candidatures très, très, très à droite
    http://www.regards.fr/mauvais-esprit-par-guillaume-liegard/article/presidentielle-cinq-candidatures-tres-tres-tres-a-droite
    http://www.regards.fr/local/cache-gd2/95/373d51e1f8552c194f3f9c5a27983d.jpg?1487863555

    La multiplication des candidats positionnés entre droite extrême et extrême droite témoigne de la dérive et de la radicalisation du spectre politique français. Passage en revue de cet inquiétant casting.

    En 2017, la gauche sera représentée par trois candidatures : Nathalie Artaud, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon. Trois – peut-être quatre si Philippe Poutou obtient ses parrainages –, c’est peu, c’est même du jamais vu depuis 1965 et la première élection au suffrage universel. Loin de l’avalanche des candidatures, c’est bien un paysage minimaliste qui s’annonce pour ce côté de l’échiquier politique. Au passage, cela relativise beaucoup l’idée que trois, ce serait encore trop, mais en dit long sur l’état de la gauche après ce quinquennat désastreux.

    Par bonté d’âme, on placera Emmanuel Macron au centre-droit même si l’enthousiasme affiché d’Alain Minc ou d’Alain Madelin devrait faire réfléchir plus d’un électeur socialiste. Pour le reste, c’est à droite toute et ils seront sans doute cinq à occuper ce créneau.

    Marine Le Pen et François Fillon en mode Pétain ...
    Les mauvaises fréquentations de Nicolas Dupont-Aignan ...
    François Asselineau, rejeton de l’extrême droite ultranationaliste ...
    Le martien Cheminade ...

    Avec cinq candidats oscillants entre droite extrême et extrême droite, rarement une présidentielle ne s’était révélée aussi pestilentielle. Avec l’ouverture de la campagne officielle dans quelques jours, l’omniprésence des thématiques les plus réactionnaires devraient vite devenir proprement insupportable. Souhaitons au moins que cette situation produise un électrochoc et permette un regain de mobilisation de tous ceux et toutes celles qui aspirent à transformer radicalement une société française décidément bien malade.

    Guillaume Liégard


  • A Rome, Mélenchon creuse le sillon du « plan B » européen avec les gauches radicales

    Le candidat à la présidentielle participe samedi et dimanche à une réunion de la gauche radicale européenne. Il prône une sortie de l’Union si la renégociation des traités échoue.
    Jean-Luc Mélenchon a longtemps pensé que l’Europe serait au cœur de cette présidentielle. Même si le sujet n’est pas parvenu pour le moment à s’imposer dans la campagne, ce partisan du non au traité constitutionnel européen en 2005 compte bien saisir la tribune qui lui est offerte, samedi 11 mars, lors d’« un sommet du plan B » organisé à Rome. Une autre façon pour lui de célébrer les 60 ans du traité du même nom, à l’origine de la Communauté économique européenne (CEE).

    Celui qui n’a cessé de dénoncer ces dernières années « l’Europe austéritaire » a lui-même lancé ce processus en septembre 2015 lors de la Fête de L’Humanité. A l’époque, il vient de rompre avec Alexis Tsipras, le premier ministre grec issu du parti Syriza, coupable à ses yeux de n’avoir pas su instaurer un rapport de force avec l’Allemagne.
    Le député européen est alors soutenu par l’ex-ministre grec des finances Yanis Varoufakis – qui s’éloignera finalement de l’initiative –, par l’Allemand Oskar Lafontaine, ancien coprésident de Die Linke, ou encore par Zoe Konstantopoulou, alors présidente du Parlement grec, en rupture avec Syriza.

    « Protectionnisme solidaire »

    Samedi et dimanche, à Rome, cette quatrième rencontre réunira des participants principalement issus de la gauche radicale européenne la plus critique – les communistes français ne partagent par exemple pas cette démarche.

    Etaient cependant annoncés John McDonnel, un proche du leader du Parti travailliste britannique Jeremy Corbyn, Luigi De Magistris, maire de Naples et homme de gauche indépendant, ou Fabio Massimo Castaldo, député européen du Mouvement 5 étoiles italien. « C’est encore très démarrant, on se voit beaucoup car on a besoin de bien se comprendre, avait précisé M. Mélenchon, lundi, lors d’une conférence de presse. Il n’y aura pas qu’un plan B. Suivant les pays, le plan B ne sera pas le même. »

    Dans son programme, M. Mélenchon défend l’idée d’un « plan A » – « sortie concertée des traités européens » et « négociation d’autres règles » – et d’un « plan B » – « sortie des traités européens unilatérale par la France » – en cas d’échec de la première méthode.

    Le premier comporte la fin de l’indépendance de la Banque centrale européenne, la mise en place d’un « protectionnisme solidaire » ou encore une harmonisation fiscale et sociale.

    « L’Europe, on la change ou on la quitte »

    En cas d’accord, les Français seront consultés par référendum pour décider « souverainement de [leur] participation à l’Union européenne [UE] refondée ou de la sortie ». En cas d’échec, la seconde option consisterait notamment à stopper la contribution de la France au budget de l’UE et à mettre en place un contrôle des capitaux et des marchandises aux frontières nationales.

    « S’il n’y a pas de plan B, le plan A ne fonctionne pas, expliquait le candidat de La France insoumise en août 2016 au Monde. Ce qui me distingue d’autres courants de gauche, c’est que, pour moi, la nation est un levier de la bataille européenne. »

    Une démonstration qui ne convainc pas l’écologiste Pascal Durand, son collègue au Parlement européen, qui juge que c’est une sortie de l’UE qui ne dit pas son nom. « Son plan A n’existe pas, estime ce pro-européen. Mélenchon, ce n’est pas Zorro : ce qu’il demande n’est pas compatible avec les traités. On peut essayer de les renégocier mais pas de s’en affranchir tout seul. La seule façon d’y arriver, c’est de sortir de l’UE. »

    Au lendemain du Brexit britannique, en juin 2016, M. Mélenchon n’avait pas hésité à résumer sa pensée d’une formule provocatrice, inspirée d’un slogan de la droite dure : « L’Europe, on la change ou on la quitte. » Une approche qui marque une évolution par rapport à 2012, où il souhaitait « s’affranchir » du traité de Lisbonne pour « construire une autre Europe ».

    Se différencier de Benoît Hamon

    Désormais, l’ex-socialiste entend marquer sa différence, notamment avec Benoît Hamon, pourtant lui aussi « noniste » en 2005. C’est d’ailleurs le seul point que M. Mélenchon avait évoqué, le 26 février, après leur tête-à-tête pour expliquer l’échec de leurs discussions.

    Si l’objectif du candidat socialiste – « mettre l’austérité en minorité » en Europe – rejoint celui du fondateur du Parti de gauche, le chemin pour y parvenir diverge, comme il l’expliquait jeudi dans une interview au Monde. M. Hamon, lui, ne croit pas à la « menace » d’un plan B. « Je veux réussir à parler d’Europe sous une autre forme que celle d’un dangereux chiffon rouge qu’on agite dans tous les sens », critiquait-il.

    Ce partisan d’une Europe de la défense que M. Mélenchon fustige promeut « une assemblée parlementaire de la zone euro » qui aurait pour mission de « décider du budget de la zone euro, mais aussi des politiques d’harmonisation fiscale et sociale ».

    Une idée que son concurrent de La France insoumise a déjà étrillée dans une note de blog le 22 février, jugeant que M. Hamon ne faisait que reprendre une idée « cosmétique » de François Hollande. « Il ne s’agit donc pas de trouver de nouvelles formes d’apparence de l’Europe, mais de régler ses problèmes à la racine ! », écrivait-il.

    Raphaëlle Besse Desmoulières
    Journaliste au Monde

    #élections_présidentielles #union_européenne #promesses_électorales #plan_B


  • #Revue_de_Presse du jour comprenant l’actualité nationale et internationale de ce samedi 11 mars 2017
    https://www.crashdebug.fr/revue-de-presse/13352-revue-de-presse-du-jour-comprenant-l-actualite-nationale-et-interna

    https://www.crashdebug.fr/images/stories/addons/images/Images+globales/2015/decembre/revue_de_presse_02_12_2015.png

    Chers ami(e)s, bonjour, j’ai mis à jour la vidéo du discours d’Asselineau si vous ne l’avez pas vue, bref, autant vous dire que les moments que nous vivons sont historique...

    En attendant, je vous remercie de votre fidélité, et voici les nouvelles du jour. ; )

    Amicalement,

    f.

    Actualités françaises :

    11.03.2017

    90’’POLITIQUE - Revenu universel de Benoît Hamon : un projet, plusieurs versions (France 24.com)

    Hamon présente son projet de « new deal européen » (Les Echos.fr)

    Non, les pesticides ne sont pas nécessaires pour nourrir la planète (Libération.fr)

    François Asselineau, le souverainiste invité surprise de l’élection présidentielle (France 24.com)

    La collecte des Restos du cœur démarre (France Tv Info.fr)

    Pape, valise de billets et chinois... François Asselineau défend sa (...)

    #En_vedette


  • Bravo le PS, venez donner des leçons de démocratie à la droite | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/139901/parti-socialiste-democratie-droite
    http://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1090x500/public/hamon_4.jpg

    Cette fois, ils trouvent le programme de Hamon « dangereux ». Sérieusement ? Ils expliquent que eux, ils vont choisir Macron parce qu’ils sont réformistes. Alors là, si vous avez un minimum de culture politique de gauche, vous devez vous étouffer. À les entendre, on a l’impression que Hamon, c’est un dangereux révolutionnaire, une réincarnation de Che Guevara. Rappelons qu’en gros, il veut un RSA amélioré, pas la collectivisation des moyens de production. Il rêve d’éoliennes et de panneaux solaires, pas d’insurrection armée pour prendre le pouvoir. Benoît Hamon est social démocrate. Le mec a été ministre de François Hollande. Il n’est pas marxiste-léniniste. Mais que les cadres du PS ne le jugent pas assez réformiste, ça en dit long sur leurs idées politiques.

    • Des électeurs de gauche s’emmerdent à aller voter deux dimanches pour ça. Ils choisissent un candidat –a priori plus pour son programme que pour son extraordinaire magnétisme personneL. Et ensuite, les cadres du parti font la moue, boudent un peu, et puis finalement au mieux font preuve d’un silence assourdissant, au pire vont soutenir un autre candidat.

      C’est pas du jeu !


    • Désormais : un revenu sous condition, même pour les jeunes

      Benoît Hamon a d’abord ajouté dans une interview au Monde jeudi un nouveau volet à sa promesse, évoquant un complément de revenus versé sur la fiche de paie de « tout travailleur qui perçoit un salaire net jusqu’à 1,9 smic mensuel » (2 165 euros par mois). Il a ainsi évoqué un gain de 200 euros par mois pour un salarié au smic actuellement).

      Mais la révision de sa promesse ne s’arrête pas là. Dans « L’Emission politique » de France 2, le candidat a enterré l’idée de verser un revenu universel d’existence dès 2018 à « tous les jeunes de 18 à 25 ans » sans condition. En effet, le socialiste a affirmé que les jeunes bénéficiant des 600 euros mensuels seront plutôt les jeunes sans ressources, par exemple les étudiants.

    • Ça commence à devenir vraiment débile, cette affaire. L’intérêt du revenu garanti, c’est de ne pas conditionner le versement à tel truc ou tel autre. Et ensuite la fiscalité fait son travail de reprendre tout ou partie pour les gens qui ont un revenu à côté. Là, donner à chacun-e un revenu dont le montant est calculé en fonction de ses revenus et de son âge et de ci et de ça, bonjour la paperasse, l’obligation de transparence de la part des administré-es et tout ça pour rendre acceptable un solde de tout compte. Les électeurs/rices, je serais vous j’arrêterais.

    • Gabrielle Guallar : la femme de Benoît Hamon défendait la loi Macron
      http://www.linternaute.com/actualite/politique/1355813-gabrielle-guallar-la-femme-de-benoit-hamon-defendait-la-loi-mac

      Gabrielle Guallar, la compagne de Benoît Hamon, suscite la curiosité depuis que son compagnon a été élu candidat à la présidentielle par les sympathisants de gauche... Mais qui est-elle ?

      Benoît Hamon était l’invité de L’Émission politique ce jeudi 9 mars. L’occasion pour le candidat désigné par la primaire de la gauche de revenir sur son programme, ses idées. Des idées que sa compagne, Gabrielle Guallar, ne semble pas forcément toujours partager. Il est vent debout contre le travail dominical et de nuit, mais son épouse a défendu, devant les sénateurs, l’ouverture des magasins LVMH en soirée. Gabrielle Guallar, la femme de Benoît Hamon, travaille en tant que responsable des affaires publiques du groupe de luxe LVMH. Un job qui l’a parfois amenée à prendre des positions que son candidat de mari n’approuverait guère. Sur le travail de nuit, l’anecdote remonte au 10 mars 2015. Gabrielle Guallar était auditionnée par une commission spéciale du Sénat sur la loi Macron. Une loi pour « la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques » dont elle dira le plus grand bien. Gabrielle Guallar intervenait en tant que chargée de mission pour le secrétaire général, Marc-Antoine Jamet, auprès de la rapporteure du texte au Sénat, Catherine Deroche. Et elle intervenait à dessein dans ce dossier : le magasin Sephora des Champs-Élysées, filiale de LVMH, avait été condamné en 2013 à fermer ses portes à 21 heures par cour d’appel de Paris alors qu’il disait réaliser 20% de son chiffre d’affaires après cette heure...

      À cette époque, Benoît Hamon ne manquait pas de sévérité à l’égard d’Emmanuel Macron et de son texte, qu’il combattait en tant que député à l’Assemblée. La loi sera finalement adoptée dans le cadre de l’article 49-3. Benoît Hamon déposera par ailleurs plusieurs amendements à la loi sur le dialogue social pour la reconnaissance de troubles psychiques comme maladies professionnelles. On imagine que les discussions au sein du couple ont dû parfois être pimentées pendant la primaire de la gauche. Et on comprend aussi un peu mieux pourquoi le couple rechigne à s’afficher dans la presse...


  • Jean-Luc Mélenchon à l’Humanité Dimanche. « La VIe République, c’est d’abord une loi de séparation de la République et de l’argent »
    http://www.humanite.fr/jean-luc-melenchon-lhumanite-dimanche-la-vie-republique-cest-dabord-une-loi
    http://img.humanite.fr/sites/default/files/styles/abonnez_vous/public/images/itw-jlm.png?itok=Es_T_3F7

    Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise soutenu par le PCF, Ensemble ! et le PG à l’élection présidentielle, fait de la manifestation du 18 mars pour une VIe République un moment clé de sa campagne. Extrait du grand entretien qu’il a accordé à l’Humanité Dimanche.
    HD. Quel regard portez-vous sur la situation politique marquée par l’affaire Fillon et des certitudes qui volent en éclats les unes après les autres ?

    Jean-Luc Mélenchon. Cette situation est un symptôme sidérant de décomposition politique. La cause est connue. L’argent qui dévore le pays, dévore aussi les personnes. Le mal frappe le cœur de l’élection centrale dans la Ve République. On investit quelqu’un qui est doté de pouvoirs considérables. Le feuilleton Fillon tue tout autre sujet… Il est aujourd’hui impossible de lancer le moindre débat. C’est un moment particulièrement déstabilisant pour la démocratie. Un exemple : M. Macron annonce la fin du système des retraites à la française et le passage au régime par point… zéro seconde de débat. Et, au milieu de cela, surnage «  l’opération Macron  » qui est l’homme de l’oligarchie dans un pays où 99 % des médias sont contrôlés par 9 milliardaires, dont 5 qui ont fait le choix de le soutenir.
    Cette situation nous amène aux portes d’un moment politique particulier que j’appelle le «  dégagisme  », une force aveugle de rejet de tout et de tous. Notre rôle est de lui ouvrir une issue positive. Ce n’est pas d’attendre que tout s’effondre dans le chaos. C’est pourquoi je mène une campagne d’adhésion à un programme. Ce n’est pas une campagne où l’on fait peur, où l’on pousse les gens à se décider en fonction de pari sans contenu : «  Qui est-ce qui a le plus de chances de…  » Ce type de calcul a été ridiculisé par la multiplication des hypothèses qui n’ont pas tenu deux mois. Et personne ne sait quelle sera la situation dans un mois.
    Cette campagne d’adhésion à un projet est ponctuée d’événements comme le 18 mars sur la VIe République qui est une façon de traduire d’une manière concrète cette issue positive.

    HD. Le 18 mars a donc changé de signification au regard de cette situation que vous décrivez ?
    Jean-Luc Mélenchon. Oui. Au départ, il s’agissait de souligner l’importance du changement des institutions pour la suite de la vie politique de notre pays. Notre projet politique, notre stratégie révolutionnaire partent de l’idée que le peuple se réapproprie les institutions politiques en les redéfinissant. C’est la stratégie de la révolution citoyenne...

    • Jean-Luc Mélenchon et sa croissance à + 2 %

      On connait depuis peu les détails du projet économique de « JLM ». Un projet ambitieux et cohérent en dépit de quelques grosses incertitudes (notamment sur l’effet « multiplicateur » des investissements publics et sur l’évolution des taux d’intérêt sur la dette publique). C’est pour l’instant le seul programme économique et de financement vraiment détaillé. Il y est prévu une croissance annuelle moyenne de 2 % sur le quinquennat, manifestement indispensable pour boucler le financement.

      Je me pose alors cette question. Mélenchon a pris depuis plusieurs années un virage résolu et manifestement sincère vers l’écologie politique. Il a pris également ses distances vis-à-vis du culte de la croissance, au point de déclarer en 2012 à Reporterre : « Le PIB est un instrument de mesure extrêmement rustique, il n’est pas utile pour ce qu’on a à faire… Je m’interdis le mot croissance, je dis ‘la relance de l’activité’, je ne parle jamais de croissance dans mes discours ».

      Mais alors, JLM, qui aujourd’hui se lance dans des explications sur les vertus du multiplicateur keynésien (un euro d’investissement public finirait par rapporter plus de deux euros de richesses produites, ce qui est tout sauf évident), ne s’est-il pas fait un peu piégé par ses économistes, dont les deux principaux sont Jacques Généreux (auteur de livres de grande qualité et de grande lisibilité), et Liem Hoang-Ngoc, que je connais assez bien et que j’apprécie depuis des années ?

      Pour les avoir lus l’un et l’autre, j’affirme qu’ils sont loin, eux, d’avoir pris le virage vers l’écologie politique autrement que par des allusions qui ne mangent pas de pain. L’ami Liem est un keynésien pro-croissance, à l’image de la majorité des économistes atterrés, ou de Stiglitz. Mais contrairement à Stiglitz, il ne se préoccupe pas des impératifs écologiques, sauf si j’ai loupé une conversion très récente.

      Essayons donc de raisonner autrement. Partons des finalités sociales et écologiques ambitieuses du programme des « insoumis », ou partons, autre bonne référence, du rapport interassociatif « un million d’emplois pour le climat », dont j’ai déjà parlé sur ce blog. Dans les deux cas, il faut lancer vite de lourds investissements publics et privés dans les trois à cinq ans pour espérer sauver le climat et faire progresser la justice sociale. Poser la question « est-ce que la croissance est une condition indispensable pour y parvenir ? », c’est prendre le problème à l’envers. Pour le prendre à l’endroit, il faut une autre question : est-ce que, si on réalise ces investissements « en finalité » (finalités écologiques et sociales), alors une certaine croissance est probable au cours de ces cinq années d’une « autre relance » (1) ?

      Ma réponse est : oui, c’est probable pour le programme de JLM, sauf nouvelle crise financière mondiale (également probable…), et bien que personne, pas même Jacques Généreux et Lien Hoang Ngoc, ne puisse avancer un chiffre fiable, celui de 2 % pendant quelques années est plausible.

      Toute la question, absente chez les économistes insoumis, est quand même de ne pas sombrer dans le keynésianisme de la relance globale, incapable d’intégrer ce que déclarait JLM en 2012 : « la relance de l’activité implique de la décroissance dans certains domaines… Certaines productions devront croître, comme celles des services à la personne, s’occuper des petits, des personnes dans la dépendance, mais d’autres productions devront décroître ». Cela semble avoir été oublié, alors que c’est essentiel.

      Si vraiment l’écologie politique est au cœur des idées de JLM, il serait bon qu’il pratique l’insoumission vis-à-vis de la macroéconomie keynésienne croissanciste, certes bien plus acceptable socialement que le néolibéralisme, mais non moins désastreuse pour les écosystèmes. Justement parce qu’elle ne nous dit rien de ce qui doit croître et de ce qui doit décroître pour ne pas dégrader encore plus le climat, la biodiversité, etc.

      Et du côté de Benoit Hamon, lui aussi venu, un peu plus tard, à l’écologie politique et à la contestation du culte de la croissance ? Les détails du financement de son projet n’étant pas encore sur la table, je ne peux rien en dire. Je parie malgré tout que, sur cette question de la croissance, les économistes qui le conseillent vont aboutir à des chiffres plus ou moins identiques à ceux de JLM. Après tout, ce serait un point commun de plus entre eux…

      Jean Gadrey

      http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2017/02/26/sur-la-croissance%C2%A0-stiglitz-et-ses-amis-melenchon-et-s

    • Jean-Luc Mélenchon est en fait assez classique quand il table sur la croissance pour augmenter l’emploi.
      Benoit Hamon renouvelle, pour moi, davantage la pensée politique quand il souligne qu’il faut d’abord s’occuper d’apporter un revenu à tous sans espérer que la croissance le fasse.

    • Ce que j’ai du mal à supporter c’est ce genre de propagande, comme la tienne @biggrizzly.

      Il n’y a pas de volonté de raisonner, de comprendre ou d’échanger. C’est du niveau de la cour de récréation : Mon champion est « le bien » et l’autre (de préférence celui qui est politiquement le plus proche) est « le mal ». Désolée mais cela ne fait avancer aucune réflexion.

      Sur twitter, les soutiens d’Hamon n’attaquent pratiquement jamais Mélenchon. Ils attaquent surtout Macron, Fillon, le FN.

      Les soutiens de Mélenchon ne cessent d’attaquer Hamon et ne disent pas grand chose de Macron ou Fillon.
      Rationalité ???

      Divisés, ni l’un ni l’autre ne passeront de toute manière au second tour, hélas.

      Personnellement je persiste à trouver qu’Hamon a apporté des idées nouvelles, qui à mon avis continueront à travailler le débat politique après l’élection.

      Bonne soirée quand même

    • Je n’attaque pas Hamon en tant que personne, je dis juste que le PS ne peut que faire ce qu’il ne cesse de faire depuis 20 ans : se renier. « Mon ennemi c’est la Finance !!! ».

      Et si vraiment tu veux qu’on cause de l’Homme Hamon, ses actes au PS ne font pas envie de le suivre. Même lorsqu’il reprend des idées que j’apprécie.

      Ceci dit, je ne suis pas militant. Mais constater que des gens dont j’apprécie le point de vue peuvent se laisser enluminer de la sorte, ça me navre. Mais je n’y peux pas grand chose, et surtout pas t’en faire le reproche. Je ne peux qu’exprimer ma consternation. Mes plus plates excuses, d’ailleurs, si cela te dérange.


  • #Revue_de_Presse du jour comprenant l’actualité nationale et internationale de ce jeudi 9 mars 2017
    https://www.crashdebug.fr/revue-de-presse/13340-revue-de-presse-du-jour-comprenant-l-actualite-nationale-et-interna

    https://www.crashdebug.fr/images/stories/addons/images/Images+globales/2015/decembre/revue_de_presse_02_12_2015.png

    Chers ami(e)s, bonjour, comme à l’accoutumé j’espère que vous allez bien ; ). hier on vous a gâté et on a publié pas mal de billets d’intéret et vous nous l’avez bien rendu (2454 visiteurs unique). La nouvelle majeure que j’en retient c’est les 480 parrainages d’Asselineau, cela à le mérite de me remettre du baume au coeur.

    En attendant, je vous remercie de votre fidélité, et voici les nouvelles du jour. ; )

    Amicalement,

    f.

    Actualités françaises :

    09.03.2017

    Affaire Macron : vers une enquête judiciaire ? (France Tv Info.fr)

    L’heure de rendre des comptes (J. Sapir) (Olivier Demeuleunaere)

    « 60 millions de consommateurs » épingle une quarantaine de produits d’entretien (Le Monde.fr)

    Vers un renvoi en correctionnelle de Bernard Tapie (Libération.fr)

    08.03.2017

    « Benoît Hamon (...)

    #En_vedette


  • Hamon, Macron : comment donner l’impression d’une affaire avec quelques titres trompeurs
    http://abonnes.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/03/08/hamon-et-macron-vises-par-des-attaques-de-desinformation-par-effet-d
    http://s1.lemde.fr/image/2017/03/08/644x322/5091332_3_c6e4_le-2-mars-benoit-hamon-candidat-du-parti_7edee6aabe0ba4921c5d05981e596167.jpg

    « Macron : le parquet financier saisi » ; « Benoît Hamon mis en examen. » Voici deux titres que vous pouvez aisément trouver sur le Web ou sur les réseaux sociaux ces derniers jours. Généralement accompagnés d’une diatribe sur le silence des médias, forcément « complices ».

    Les fausses nouvelles sont aussi de la transformation du vrai en scandale... sans jamais expliquer clairement de quoi il retourne. Un phénomène longtemps utilisé par la presse qui parle « des rebelles » sans jamais définir ce terme quand elle relate des événements ayant lieu à l’étranger.
    Les deux exemples ici sont gratinés (deux personnes écrivant au Parquet national financier deviennent « le parquet financier saisi » ; un crétin des alpes porte plainte pour diffamation).

    La dynamique de l’au-delà de la vérité est intéressant à suivre.

    #fake_news #post-truth #exagération #rideau_de_fumee




  • Tribune : L’unité de la gauche est-elle un mirage ? Par Philippe Légé - Le Vent Se Lève
    http://lvsl.fr/tribune-lunite-de-gauche-mirage-philippe-lege

    Rêver d’un retour de la gauche plurielle, n’est pas seulement illusoire. C’est aussi oublier que cette expérience a eu lieu il y a 20 ans et qu’elle a fini par la déception et par la disqualification du PS au premier tour de l’élection présidentielle. Il faut construire l’unité autour d’un compromis programmatique progressiste et valable dans le monde d’aujourd’hui. Comme l’explique le ministre-président wallon Paul Magnette, qui fut un fervent fédéraliste mais se définit aujourd’hui comme un « fédéraliste meurtri et un peu désespéré », l’Europe « est en train de se désintégrer. Les gens ne le voient pas encore, mais c’est comme un feu de cheminée : ça a pris, c’est invisible, mais à un moment donné on le verra. Et le Brexit en est le premier symbole »[11]. Jean-Luc Mélenchon prend acte de cette situation : « L’Europe de nos rêves est morte. C’est seulement un marché unique et les peuples sont soumis à la dictature des banques et de la finance. Comment stopper ce cauchemar ? ». Son programme cherche à y répondre. Rien de tel chez Benoit Hamon, dont les promesses ne vaudront rien tant qu’il ne remettra pas en cause les traités européens. C’est d’ailleurs ce que vient d’expliquer Jean-Luc Mélenchon : « il n’est pas possible de régler la différence qui par exemple nous sépare sur la question essentielle de l’Europe ».

    Faire abstraction des conditions concrètes est le meilleur moyen de ne rien construire dans la durée. En France, la recomposition des forces politiques est imminente. Or, il existe un choix électoral susceptible d’améliorer les conditions dans lesquelles elle se déroulera et, peut-être, de favoriser le mouvement populaire de transformation sociale. Malgré les limites de sa candidature, notamment dans le domaine des questions internationales, il faut soutenir Mélenchon et, pour les législatives, œuvrer au rassemblement de toutes les forces de gauche indépendantes du PS. Sur les 577 circonscriptions, il n’y a pour l’instant que deux cas dans lesquels l’unité prévaut entre EELV, Ensemble, France Insoumise et le PCF[12]. La priorité n’est-elle pas de multiplier les expériences de ce type et, pour les présidentielles, de convaincre les très nombreux électeurs n’ayant pas encore fait leur choix de voter pour Jean-Luc Mélenchon ?


  • En #bretagne, #Benoît_Hamon parle services publics en terre conquise
    https://www.mediapart.fr/journal/france/020317/en-bretagne-benoit-hamon-parle-services-publics-en-terre-conquise

    Benoît Hamon mercredi soir à #Brest © CG Le candidat du #PS et d’EELV, né à Brest, y tenait un meeting mercredi soir. S’en prenant aux projets de Fillon et Macron, il s’est posé en « défenseur » de la fonction publique. Dans la journée, il a enchaîné les visites sur un rythme frénétique, bousculé par l’énième rebondissement de l’affaire Fillon, son adversaire de droite.

    #France #EELV #GAUCHE_S_ #présidentielle_2017 #Yannick_Jadot


  • Pourquoi nous voulons un débat public Hamon/Mélenchon | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/la-redaction-de-mediapart/blog/280217/pourquoi-nous-voulons-un-debat-public-hamonmelenchon
    https://www.mediapart.fr/images/social/800/club.png

    En faisant le choix de maintenir et l’un et l’autre leur candidature, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon prennent la responsabilité historique de voir la gauche éliminée dès le premier tour de la présidentielle, le 23 avril. Ce ne sont pas seulement les sondages qui le laissent prévoir, mais un examen de terrain et une analyse des tendances de cette campagne. Benoît Hamon ne parvient pas même à convaincre les électeurs socialistes et l’appareil du PS. Jean-Luc Mélenchon ne réussit pas plus à élargir ses soutiens et imprimer une dynamique nouvelle à sa campagne.

    Un point notamment nous semble devoir faire l’objet d’une discussion : celui de la réforme institutionnelle dans une démocratie à bout de souffle. Assemblée constituante voulue par le candidat Mélenchon ; changement de République et de système de représentation politique chez le candidat Hamon : n’y a-t-il pas là un socle commun à partir duquel, justement, se redéfiniront les politiques à mettre en œuvre ? Si le maintien des candidatures de Hamon et Mélenchon se justifie sur le fond et la forme – ainsi en ont-ils décidé –, ils doivent des explications circonstanciées, publiques, aux électeurs. Un débat s’impose entre les deux figures pour mieux éclairer le choix que devront faire les électeurs – notamment de gauche.

    #politique_France #1933


  • Hamon et Mélenchon : au-delà des postures, le désaccord européen
    https://www.mediapart.fr/journal/international/010317/hamon-et-melenchon-au-dela-des-postures-le-desaccord-europeen

    Benoît Hamon et #Jean-Luc_Mélenchon, en marge d’une manifestation en 2009. © Reuters Le candidat du #PS et celui de la #France insoumise ont acté leur désunion au premier tour de la présidentielle. Avec un argument : les divergences sur l’Europe. Elles reposent, essentiellement, sur le « plan B » de sortie des traités de Mélenchon, que Hamon refuse d’envisager.

    #International #Benoît_Hamon #europe #France_insoumise #présidentielle_2017 #projet_européen #traités_européens