person:bernard cazeneuve

  • La note qui transforme les CRS en commando [ARCHIVES 2015]
    https://www.marianne.net/societe/la-note-qui-transforme-les-crs-en-commando

    Pour se protéger au cours de leurs interventions, les policiers pourraient avoir recours à des tireurs postés, comme l’explique une note dévoilée par "Marianne" dans son numéro en kiosques ce vendredi. Une tactique qui ne fait pas l’unanimité.

    Un document que révèle Marianne (voir ci-dessous) met en lumière les nouvelles procédures d’intervention très musclées des compagnies républicaines de sécurité. Au risque de la bavure.

    C’est à l’occasion d’un exercice grandeur nature que les états-majors de la police ont récemment mesuré l’impact des nouvelles procédures d’intervention des CRS. Le manifestant fictif qui menaçait la compagnie avec une arme à feu a été neutralisé en quelques instants par un tireur lui aussi fictif, posté en hauteur. Fin de la démonstration, dont le maître d’œuvre s’était contenté, pour bien marquer les esprits, d’appliquer strictement les nouveaux « principes tactiques relatifs à la réaction d’une unité prise sous un tir d’arme à feu », selon l’intitulé de la note adressée à tous les commandants de compagnie par la direction centrale des CRS.

    « L’évolution des menaces auxquelles les compagnies républicaines de sécurité sont susceptibles d’être confrontées, ainsi que l’impérieuse nécessité de préserver de manière optimale l’intégrité physique et juridique des personnels, imposent une adaptations de nos méthodes de raisonnement tactique », expliquait le directeur, Philippe Klayman le 18 novembre 2013. De nouveaux schémas qu’il justifiait en invoquant la possession d’armes à feu par les « délinquants » et le besoin de répondre aux « nouvelles menaces », au lendemain des événements de Grigny, en 2005, mais surtout de Villiers-le-Bel, en 2007, où les CRS avaient été visés à l’arme longue. « Le déploiement préventif d’un binôme, observateurs-tireur arme longue constitue une aide au commandement par la fourniture de renseignements ainsi qu’une possibilité de riposte au délai de mise en œuvre réduit », stipule la note, avant d’annoncer une série de stages de tireurs et la dotation de nouveaux équipements.

    Deux ans plus tard, c’est chose faite, et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette nouvelle philosophie ne rassure pas les troupes, comme le souligne Philippe Capon, secrétaire général de l’UNSA : « Nous n’avons pas l’ambition de devenir une police à l’américaine. On voudrait nous transformer en commando, équipés comme des porte-avions. Nous n’en avons ni les moyens, ni la culture. » Des coups de feu ont bel et bien été tirés contre les CRS à au moins deux reprises, mais, pour ce syndicaliste, transformer les formations en colonnes d’assaut comporterait plus de risques que d’avantages. Un pavé dans le jardin d’été du ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve.

    #maintien_de_l'ordre


  • A Paris, Anne Hidalgo hésite sur sa stratégie face à Emmanuel Macron -
    (bel exemple de la misogynie appliqué à une femme au pouvoir)
    https://www.mediapart.fr/journal/france/050818/paris-anne-hidalgo-hesite-sur-sa-strategie-face-emmanuel-macron

    Parmi les nombreux reproches qui lui sont faits, figure la gestion de l’espace public. « On n’est pas bons là-dessus », confirme un élu de la majorité. « On a des progrès à faire », nuance le sénateur PS Rémi Féraud, ancien maire du Xe arrondissement, qui avait dirigé la campagne d’Anne Hidalgo en 2014. « Les Parisiens ont le sentiment d’une dégradation de leur espace public. Il faut reprendre le contrôle dessus », affirme de son côté Gaspard Gantzer. Entre la multiplication des rats – que la crue de la Seine de 2016 a fait remonter à la surface –, la recrudescence des « actes d’incivilité », la végétalisation des pieds d’arbre transformés par endroits en dépotoirs – 800 ont finalement été retirés –, les poubelles débordant de détritus, « les Parisiens considèrent globalement que la ville est plus sale », indique un proche.

    « Anne Hidalgo est dans les grands trucs, mais dès qu’il s’agit de concret, il n’y a plus personne », glisse Benjamin Griveaux. Accaparée par la candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2024, l’édile a eu pendant plusieurs mois un agenda très international qui, aux dires mêmes des élus de sa majorité, a donné le sentiment qu’elle était loin des Parisiens et de leurs préoccupations quotidiennes. À ces difficultés s’est ajoutée une liste de « déconvenues » dont ses détracteurs se sont rapidement emparés, dessinant au fur et à mesure le portrait d’une maire à l’« autoritarisme excessif » et à la « gestion calamiteuse ».

    En l’espace de quelques mois, le « Hidalgo bashing » a infusé dans tous les cercles parisiens. Méprisée sous l’ère Delanöe, traitée de « concierge » pendant la campagne de 2014, Anne Hidalgo a, selon ceux qui la connaissent depuis longtemps, « une revanche à prendre ». « C’était très difficile pour elle d’exister dans l’ombre de Bertrand Delanoë, explique un ancien cadre de la Ville. La nécessité de tuer le père couvait depuis assez longtemps. Son erreur a été d’incarner elle-même l’autoritarisme , sans laisser son dernier directeur de cabinet [Raphaël Chambon, récemment remplacé par Frédéric Lénica – ndlr] le soin de s’en charger. »

    Rapidement, s’est installée l’image d’une femme « trop autoritaire » et « qui n’a pas une capacité d’écoute infinie (!!!!! irait on reprocher un truc pareil à un homme politique !?) ». « Sa méthode de gouvernance est trop verticale. Elle donne parfois l’impression d’avoir toujours raison et il lui arrive de faire preuve de dogmatisme dans la prise de décision (qu’est ce qu’on aurait entendu si sa gouvernance était horizontale et avoir parfois toujours raison c’est ridicule, c’est soit l’un soit l’autre) », indique le député « UDI, Agir et Indépendants » et conseiller de Paris, Pierre-Yves Bournazel, qui refuse cependant de participer au « Hidalgo bashing » (quelle hypocrisie, se souvenir de la trou-du-culsserie de ce Pierre-Yves Bournazel) . « J’ai des divergences claires sur sa gouvernance, mais je respecte sa personne et la fonction qu’elle occupe, dit-il. C’est une combattante. »

    Les attaques ad hominem, bien souvent teintées de misogynie crasse, ont atteint de tels sommets de violence que même ceux qui les ont proférées à l’époque ont depuis calmé de jeu. Dans l’opposition, mais aussi au sein de la majorité, beaucoup se sont agacés de voir la maire de Paris expliquer qu’on s’en prenait à elle uniquement parce qu’elle est une femme. « Le procès en sexisme est vrai, mais il reste minoritaire, confie l’un de ses proches. Par ailleurs, ce n’est pas à elle de le porter (Mais bien sur que si c’est à elle de le porter et tout·es citoyen·nes avec elle, quel est ce "proche" ennemi qui parle ? Encore Pierre-Yves Bournazel ? ) . Le mettre en avant comme elle fait, c’est aussi renforcer les critiques sur son incapacité à se remettre en question. »

    C’est magique, si elle relève la misogynie elle perd et si elle la relève pas elle perd aussi.

    #misogynie #femmes #politique #alliés #autoritarisme
    On notera la récurrence du mot autoritaire. Un peu plus loin on lui reproche au contraire d’être trop « souple » !

    « L’héritage d’organisation préfectorale est puissant ici, explique le premier adjoint, Bruno Julliard. Le fonctionnement est assez pyramidal, les éventuels conflits sont structurels. » Cette mécanique complexe nécessite un pilotage au cordeau, à l’image de celui qu’avait instauré en son temps Bertrand Delanoë, souvent décrit comme bien plus « technique » et « méthodique » que sa successeure. « Anne Hidalgo est assez souple. Certains le vivent comme un bordel quotidien et c’est vrai », glisse un autre élu de la majorité. D’autant que s’ajoute à ce mille-feuilles un certain nombre de conseillers dits « spéciaux » ou « stratégiques », qui savent rassurer quand il le faut l’édile, mais sont rarement de bon conseil.

    En fait non seulement Hidalgo est une femme qui gouverne mais elle s’oppose au kiki de tous les kikis :

    De Bernard Cazeneuve à Gérard Collomb, Anne Hidalgo n’a eu de cesse, au cours de son mandat, de mettre la pression aux ministres de l’intérieur sur les questions migratoires, jusqu’à engager avec le dernier d’entre eux une guerre ouverte sur les modalités d’évacuation des campements de migrants dans le nord-est de la capitale. « Collomb va être obligé de plier [sur la part de prise en charge par l’État – ndlr], car la situation n’est plus tenable pour des raisons d’ordre public », lance Ian Brossat.

    « il y a eu une rupture de confiance », explique un acteur du dossier. « Anne Hidalgo est très perméable à l’effet de cliquet, poursuit-il. Quand elle considère que la confiance est rompue, c’est fini. Elle a un caractère entier. C’est une qualité humaine, mais une faiblesse en politique. Elle ne peut excommunier les gens de cette façon. »
    (L’excommunication est une prérogative masculine ainsi que le carractère entier. Les femmes n’étant que des moitiés , des compléments probablement. )

    Plusieurs élus de la majorité le confirment : l’édile « a ses têtes ». « Tout dépend de la relation conjoncturelle qu’elle entretient avec les personnes. Ça manque de rationalité », dit l’un d’eux. Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, Anne Hidalgo a pris soin d’atténuer son propos, tout en continuant à s’opposer à certaines décisions de l’exécutif. Ce fut le cas sur les mesures d’économie en matière de logement social – en octobre 2017, elle avait adressé une lettre aux locataires du parc HLM de la capitale pour les dénoncer. Ce fut encore le cas sur la question de l’Aquarius. « Le président de la République se dit très proeuropéen mais, sur la question des réfugiés, la France n’est pas au rendez-vous de son histoire », avait-elle déclaré au JDD, fin juin.

    (Les remarques entre parenthèse sont de moi.)

    Je relève aussi que toutes ces personnes qui crachent sur Hidalgo dans cet article sont des hommes à l’exception de la conseillère FI de Paris Danielle Simonnet qui est seule à ne pas faire d’attaque personnelle et finalement cible les communistes complices des liberaux alors que le collègue Jérôme de FI remet le curseur sur le coté « fasciné » de la maire de Paris. Tous ces hommes, quant ils parlent de la maire, qu’ils soient ses alliés ou ses ennemis, on voie pas la différence entre eux. Pour l’absence de femmes citées pour cracher sur Hidalgo, les femmes ont l’air d’avoir été oubliés par les deux autrice de ce texte. Car j’ai quant même souvenir que Pécresse ne s’est pas abstenu de ce coté.

    La conseillère FI de Paris Danielle Simonnet estime pour sa part qu’il est déjà trop tard. « La logique libérale a pris le dessus, dit-elle. Il y a un glissement de terrain vers la droite et à chaque fois les cocos se couchent. » « Anne Hidalgo est tiraillée entre sa culture de vieille gauche plurielle et son envie d’emboîter le pas aux macronistes, dont elle partage la fascination pour le privé, persuadée que le progrès s’y trouve », ajoute son collègue EELV, Jérôme Gleizes.

    @mona ca pourrait peut être te servir c’est une belle anthologie de #fraternité contre une femme au pouvoir.


  • Le rapport secret sur le 80 km/h éventé Jacques Chevalier - 13 Février 2018 - Le Point
    http://www.lepoint.fr/automobile/securite/le-rapport-secret-sur-le-80-km-h-evente-13-02-2018-2194498_657.php

    Exclusif - Faute d’une publication officielle, un vaste travail de recoupement permet de voir que les accidents ont augmenté durant l’expérimentation.

    La transparence n’est pas le maître mot de la Sécurité routière. Alors que Bernard Cazeneuve, initiateur en 2015 de l’expérience du 80 km/h sur trois tronçons de routes secondaires promettait une démarche « transparente, honnête et rigoureuse », ses successeurs se sont empressés de dissimuler les résultats d’une affaire qui était déjà mal engagée. Comment, en effet, tirer, d’aussi faibles sections d’étude et sur une période aussi courte, un résultat qui soit éclairant ?


    Néanmoins, l’expérimentation s’est tenue et s’est achevée en juillet 2017 et ses conclusions auraient dû être livrées au public à l’automne dernier, le temps de boucler un rapport qui soit incontestable. Au lieu de cela, alors que la conviction d’Édouard Philippe semble se fonder en grande partie sur cette expérimentation, aucun bilan officiel n’a été dressé. Tout juste le Premier ministre a-t-il répondu à la commission sénatoriale qui le pressait de questions que, « entre juillet 2015 et juillet 2017, on a recensé 20 accidents faisant 3 morts et 42 blessés ».

    Face à cette carence, l’Association 40 Millions d’automobilistes s’est livrée à un travail de fourmi en analysant les fichiers du bulletin d’analyse des accidents corporels de la circulation (BAAC) du ministère de l’Intérieur. Sur les trois tronçons concernés, elle a pu tirer un bilan des fiches de 2012 à 2016, soit 18 mois d’expérience et les 42 mois qui ont précédé, en guise de référence. Et les constatations qu’elle a révélées au Point en avant-première ne manquent pas d’être alarmantes puisque, sur la seule année pleine de l’expérimentation à 80 km/h, tous les indicateurs de 2016 repartent à la hausse. « 30 blessés sont alors à déplorer, soit autant qu’en 2013, plus qu’en 2012 (26) et non loin de 2014 (31), qui est la pire année en nombre de victimes (34) et de gravité des accidents » souligne Pierre Chasseray, délégué général de l’association.

    1 mort tous les 28,7 km contre tous les 202 km
    2016 est également la deuxième plus mauvaise année, après 2013 et 2014, en termes de nombre de blessés hospitalisés et de nombre de tués sur ces axes (voir tableau).« De plus, poursuit Pierre Chasseray, en comparaison avec des données de mortalité routière relevées à l’échelle nationale, les statistiques issues des routes secondaires en test révèlent l’inefficacité de la mesure : alors que 1 911 accidents mortels ont été recensés sur les 386 224 kilomètres que compte le réseau secondaire français (soit 1 accident mortel en moyenne tous les 202 km) en 2016, les sections de routes nationales soumises à l’expérimentation font état de 1 accident mortel tous les 28,7 km. »


    Soit tout de même cinq fois plus que le réseau de référence. En revanche, 2015, qui a été une excellente année, y compris au niveau national, ne constitue pas une base de comparaison sûre puisque l’expérimentation a commencé le 1er juillet.

    Ces résultats ne sont pas contestables, car ils résultent des fiches officielles. La compilation des données, précise l’association, livre en détail les « lieux », « caractéristiques », « véhicules » et « usagers », ce qui lève tout doute sur les caractéristiques de l’accident, avant ou pendant l’expérimentation. Ces données ont même permis de déterminer avec précision le lieu des accidents, le nombre et la catégorie des usagers impliqués ainsi que la gravité de leurs blessures. En revanche, les responsabilités et les causes des accidents (comportement des usagers, alcoolémie, stupéfiants, distracteurs, vitesse excessive ou inadaptée…) sont indisponibles, les autorités considérant que leur publication pourrait porter atteinte à la protection de la vie privée des personnes concernées et leur porter préjudice.

    On comprend dès lors pourquoi le Premier ministre conserve sous le coude cette expérimentation qui n’est ni concluante ni parlante. Trop limitée dans le temps et avec un échantillon de routes trop restreint, elle ne peut refléter avec l’exactitude scientifique et statistique attendue les effets d’une réglementation. Les variables en 2012, 2013 et 2014 le démontrent, un gros accident suffisant à lui seul à bouleverser la statistique.

    Elle a ainsi moins de poids que ce que les riverains et usagers des tronçons concernés dénoncent, c’est-à-dire une circulation en file indienne plus fréquente du fait des véhicules légers bloqués derrière les poids lourds. Prises de risque pour doubler quand même, énervement ou somnolence sont les effets dérivés de cette situation qui peuvent expliquer la progression de l’accidentalité en 2016. De quoi provoquer la colère des usagers qui remontent de toutes parts depuis quelques semaines, des provinces qui se sentent ostracisées par Paris.

    Arbitrage administratif
    Nombreux sont les députés et sénateurs présents sur le terrain à mesurer la grogne qui monte et à tirer la sonnette d’alarme du côté du gouvernement. L’entêtement d’Édouard Philippe n’y fera rien, les Français considèrent cette mesure inutile, vexatoire et de nature à compliquer un peu plus encore leurs déplacements en province, voire à ponctionner leur budget automobile déjà largement ébranlé ces derniers mois avec les augmentations massives de la taxe C02, des assurances, péages, parkings, PV, carburants, etc.

    Rapportés par Le Figaro, les propos du député LR de Moselle Fabien Di Filippo, qui a interpellé le gouvernement à l’Assemblée, témoignent de ce ras-le-bol : « Les Français éprouvent un fort sentiment d’injustice en se disant qu’ils n’ont pas d’autre choix que de prendre la voiture et qu’ils se retrouvent pénalisés par l’allongement des temps de trajet. Ils se disent aussi que, derrière cette mesure, il y a la volonté du gouvernement de les ratiboiser financièrement. Donc ça crée de la crispation. »

    Un sentiment qui est partagé par nombre de ses collègues et par les sénateurs qui, les premiers avec Michel Raison (LR), Jean-Luc Fichet (PS) et Michèle Vullien (UDI), ont créé une commission d’étude et déjà demandé le report de la mesure au gouvernement en attendant les résultats de l’expérimentation. Une démarche à laquelle adhère le sénateur LR cosignataire de la lettre au gouvernement Alain Fouché.

    « Si nous n’obtenons pas les informations que nous demandons sur cette expérimentation, je suis décidé à porter l’affaire devant l’instance administrative qualifiée pour la faire rapporter. Il nous faut des éléments pour juger du bien-fondé d’une telle mesure qui est ressentie par les Français comme un vaste racket. Le gouvernement anticipe la réduction de recettes sur les carburants avec la montée en puissance des véhicules hybrides et électriques et cherche des mesures de compensation. Le 80 km/h sur route, qui va bloquer les voitures derrière les camions, est de celles-là. »

    Surfant sur ce mécontentement en organisant des manifestations avec les motards de la FFMC partout en France, l’association 40 Millions d’automobilistes suggère donc aux usagers de télécharger sur le site internet la carte d’électeur factice qu’elle a créée pour l’occasion. Elle leur demande de l’envoyer symboliquement au président de la République pour marquer leur désaccord avec la politique de sécurité menée par son Premier ministre et, plus largement, pour refuser un système où l’opinion des citoyens n’est pas prise en compte.

    #en_marche


  • Les salaires et le temps de travail des policiers et gendarmes épinglés par la Cour des comptes
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/06/21/01016-20180621ARTFIG00311-salaires-et-temps-de-travail-des-policiers-et-gen

    Les Sages de la rue Cambon viennent de mener une édifiante enquête sur les dépenses de personnel et la gestion des carrières au sein des forces de l’ordre.

    Si les « minima sociaux » coûtent un « pognon dingue », pour reprendre la formule du chef de l’État, le personnel du ministère de l’Intérieur est à son tour pointé du doigt. La Cour des comptes vient en effet de mener une édifiante enquête sur les rémunérations et le temps de travail au sein de la police et de la gendarmerie. Dans un rapport remis à Édouard Philippe par le premier président, Didier Migaud, les Sages de la Rue Cambon observent que de « nombreuses mesures catégorielles visant à accélérer les déroulements de carrière et à améliorer ...

    J’aimerais bien lire ceci mais c’est sous #paywall
    Je ne sais pas si des seenthisien·nes sont abonné·es au figaro mais si c’est le cas je voudrait bien le détail de cet article.

    • Sinon, tu as sans doute à peu près le même sans paywall par là
      https://www.lemonde.fr/gouvernement-philippe/article/2018/06/22/la-cour-des-comptes-s-inquiete-d-un-derapage-des-depenses-au-ministere-de-l-

      La Cour des comptes appelle le ministère de l’intérieur à une « vigilance renforcée » sur la « maîtrise des dépenses » liées à la masse salariale de la police et de la gendarmerie nationale, mais le gouvernement se veut rassurant.

      Alors que la place Beauvau a entamé les discussions avec Bercy dans le cadre du prochain budget, les magistrats de la rue Cambon sous la plume de leur premier président, Didier Migaud, ont publié jeudi 21 juin une note en date du 13 mars.

      Ils avertissent le gouvernement sur les conséquences financières des réformes touchant pour l’une, à l’organisation du temps de travail, pour l’autre au « coût prévisionnel élevé » des protocoles signés en avril 2016 par l’ex-ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve avec les représentants des forces de l’ordre.

      Sur fond d’intense activité opérationnelle en raison de la menace terroriste, policiers et gendarmes avaient bénéficié d’un train de mesures améliorant le déroulement de leurs carrières et leurs rémunérations.

      Les magistrats de la rue Cambon avancent que ces mesures catégorielles, couplées à un plan de revalorisation des carrières des fonctionnaires adopté en 2015, représenteront un coût annuel de 478 millions d’euros par an en 2021.
      « Des risques maîtrisés »

      Or selon la Cour des comptes, la trajectoire de ces dépenses conjuguée au recrutement des 10 000 policiers et gendarmes prévu d’ici la fin du quinquennat, pourrait contrarier l’objectif de maîtrise des dépenses de l’Etat fixé par le Parlement à chaque ministère : un plafond de 13,66 milliards d’euros de dépenses en 2020 hors pensions pour la mission « sécurité » de la Place Beauvau.

      Les besoins en matière d’équipements et de matériels et « l’impact budgétaire éventuel des adaptations apportées à l’organisation du temps de travail au sein des deux forces » devraient encore compliquer l’équation financière, anticipe la Cour des comptes.

      Des inquiétudes que le premier ministre, dans sa réponse aux magistrats, balaie d’un revers de la main : « les deux risques mis en évidence par la Cour apparaissent maîtrisés ».

      Matignon fait ainsi valoir que « l’évolution prévisible » des dépenses de masse salariale des forces de sécurité intérieure est d’ores et déjà budgétée grâce à un effort financier de l’Etat mais aussi à des « mesures structurelles génératrices d’économies » : diminution des effectifs dans les états-majors, substitution d’agents actifs par des personnels administratifs, techniques et scientifiques.

      Quant aux risques budgétaires induits par la mise en conformité de l’organisation du temps de travail avec les normes européennes, Edouard Philippe affiche un optimisme certain alors que le sujet continue de susciter d’âpres débats au sein de la police et de la gendarmerie.

      À mettre en perspective avec ceci
      https://seenthis.net/messages/703631


  • L’Agence nationale des techniques d’enquêtes judiciaires a un an et quelques bugs
    https://www.franceinter.fr/justice/l-agence-nationale-des-techniques-d-enquetes-judiciaires-a-un-an-et-quel

    L’ANTENJ, cruciale pour le ministère de la Justice, pilote notamment les écoutes téléphoniques judiciaires. Selon les enquêteurs, elle ne parvient cependant pas à éviter les bugs de la Plateforme Nationale des Interceptions Judiciaires. À la tête de cette Agence Nationale des Techniques d’Enquêtes Numériques Judiciaires, un magistrat, ancien conseiller justice de Bernard Cazeneuve au ministère de l’Intérieur, fait de son mieux, depuis un an, pour faire avancer les enquêtes, de plus en plus focalisées sur (...)

    #Thalès #écoutes #PNIJ #ANTENJ


  • Le CNNum publie son avis “Prédiction, chiffrement et libertés” - Conseil National du Numérique
    https://cnnumerique.fr/avis-chiffrement

    Le Conseil s’était saisi de la question du chiffrement à l’été 2016. Cette autosaisine faisait suite aux annonces conjointes de Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’Intérieur, et de son homologue allemand Thomas de Maizière, visant à « armer nos démocraties sur la question du chiffrement ». Près d’un an plus tard et dans une situation sécuritaire toujours critique, le chiffrement reste au cœur de la tension entre protections des données personnelles, innovation technologique et surveillance. Dans une déclaration commune avec la Première ministre britannique Theresa May, le président de la République Emmanuel Macron s’est une nouvelle fois prononcé en faveur d’un meilleur accès aux contenus chiffrés, « dans des conditions qui préservent la confidentialité des correspondances, afin que [les] messageries ne puissent pas être l’outil des terroristes ou des criminels ». L’Union européenne doit examiner l’opportunité d’une législation sur le sujet à l’automne.

    À l’occasion de l’examen, par la nouvelle Assemblée, du nouveau projet de loi antiterroriste, le Conseil explicite dans cet avis sa position sur le chiffrement et élargit sa réflexion à la protection des droits et libertés sur Internet, face à une trajectoire sécuritaire qu’il juge préoccupante.


  • Le Conseil publie son avis “Prédiction, chiffrement et libertés”. - Conseil National du Numérique
    https://cnnumerique.fr/avis-chiffrement

    Le Conseil s’était saisi de la question du chiffrement à l’été 2016. Cette autosaisine faisait suite aux annonces conjointes de Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’Intérieur, et de son homologue allemand Thomas de Maizière, visant à « armer nos démocraties sur la question du chiffrement ». Près d’un an plus tard et dans une situation sécuritaire toujours critique, le chiffrement reste au cœur de la tension entre protections des données personnelles, innovation technologique et surveillance. Dans une déclaration commune avec la Première ministre britannique Theresa May, le président de la République Emmanuel Macron s’est une nouvelle fois prononcé en faveur d’un meilleur accès aux contenus chiffrés, « dans des conditions qui préservent la confidentialité des correspondances, afin que [les] messageries ne puissent pas être l’outil des terroristes ou des criminels ». L’Union européenne doit examiner l’opportunité d’une législation sur le sujet à l’automne.


  • Lettre ouverte à Monsieur Hulot, ministre d’État - Pratiques, les cahiers de la médecine utopique
    http://pratiques.fr/Lettre-ouverte-a-Monsieur-Hulot.html

    La société Variscan-Mines, sans cesse en quête de nouveaux projets, a obtenu par le premier ministre Bernard Cazeneuve, un permis exclusif de recherche visant la réouverture de la mine de Salau sur la commune de Couflens en Ariège.

    Dans les années 1980, avec Henri Pézerat qui fut le scientifique à qui nous devons l’interdiction de l’amiante en France, j’ai été amenée à répondre à la demande désespérée de mineurs de cette mine de Salau (alors appelée mine d’Anglade) atteints d’asbestose et de cancers. Directeur de recherche au CNRS, spécialiste de la toxicochimie des fibres minérales, Henri Pézerat identifia très rapidement, après d’autres spécialistes du BRGM et de la CRAM notamment, la contamination du minerai de tungstène par deux variétés redoutablement toxiques d’amiante-amphibole : l’actinolite et la trémolite, auxquelles s’ajoutaient des poussières de silice, également pathogènes. Nous avons obtenu pour certains des mineurs gravement atteints la reconnaissance en maladie professionnelle, demandé des mesures de prévention, un suivi médical digne de ce nom, la création d’un registre des cancers de l’Ariège… Toutes nos demandes sont restées lettre morte. La mine a fermé ses portes en 1986. Les mineurs ont quitté la région et aucun bilan de cette catastrophe sanitaire n’a alors été établi.

    Dans cette magnifique région pyrénéenne, à quelques kilomètres de l’Espagne, la vallée de Couflens s’est progressivement reconstruite avec des activités d’agropastoralisme, d’artisanat, de tourisme de randonnée, dans un cadre environnemental réorganisé, même si les traces de l’activité minière demeurent avec des résidus miniers toujours présents, contaminés par l’amiante, l’arsenic, la silice et les acides qui furent utilisés pour traiter le minerai afin d’en extraire le tungstène.


  • Lot-et-Garonne : l’appel désespéré du département à Emmanuel Macron - France 3 Nouvelle-Aquitaine
    http://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/lot-et-garonne/agen/lot-garonne-appel-desespere-du-departement-emmanuel-mac


    En résumé, 15 départements annoncent qu’ils vont suspendre le paiement du #RSA

    « La campagne présidentielle a mis en exergue les profondes inégalités qui fracturent notre pays, entre [...] les territoires qui bénéficient pleinement de l’économie mondialisée et ceux, ruraux, engagés dans des trajectoires d’appauvrissement en proie à un sentiment d’abandon et de déclassement », écrit le sénateur.


  • JO 2024 : la candidature de Paris minée par les #conflits_d'intérêts
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120517/jo-2024-la-candidature-de-paris-minee-par-les-conflits-dinterets

    Cofondateur de Keneo, Étienne Thobois est aujourd’hui directeur général de la candidature #Paris_2024. © Capture d’écran L’agence d’événementiel Keneo a déjà reçu plus de 2 millions d’euros de contrats de la candidature française aux #jeux_olympiques, expertisée par le CIO durant cinq jours, du 13 au 17 mai. Cette agence a été fondée par l’actuel directeur général de Paris 2024. Et dispose depuis peu d’une autre recrue de choix pour faire fructifier ses affaires : l’ancien responsable aux grands événements sportifs de #Manuel_Valls et de Bernard Cazeneuve à Matignon.

    #France


  • La fachosphère inquiète de la diffusion de fake news... par la fachosphère - Libération
    http://www.liberation.fr/desintox/2017/05/07/la-fachosphere-inquiete-de-la-diffusion-de-fake-news-par-la-fachosphere_1

    Le constat ne manque pas d’ironie quand on sait que Boulevard Voltaire et ses équipes ont un rapport parfois distant avec le concept de vérité et ont activement participé à propager des fausses informations. En octobre dernier, un auteur de Boulevard Voltaire, Gabriel Robin, (par ailleurs membre d’un collectif affilié au FN) avait ainsi diffusé une photo sur Twitter en faisant croire qu’il s’agissait d’un migrant en France, souriant devant une tente en feu. La photo remontait en fait à 2015 et avait été prise en Slovénie. L’intox avait rapidement circulé, bien aidée notamment par des responsables politiques comme Nadine Morano, comme l’expliquait alors le Monde. Quelques mois plus tôt, Boulevard Voltaire avait coup sur coup relayé l’intox sur une (fausse) « nouvelle taxe contre les familles » et une citation construite de toutes pièces de Bernard Cazeneuve et les « racines chrétiennes » de la France.

    Plus largement, le site s’est fait le vecteur de diffusion de nombreuses intox de droite et d’extrême droite. Début 2016, Boulevard Voltaire donnait ainsi dans le cliché de l’intox de droite en fustigeant le « laxisme de Christiane Taubira », qui aurait « facilité la fuite » de 236 détenus (alors que la loi visée, sur les permissions, date de 2004).

    #Linfiltré #PhoneStories #FN #Fachosphere


  • L’énorme charge de Bernard Cazeneuve contre Fillon et Le Pen après l’attentat des Champs-Élysées - Le Lab Europe 1
    http://lelab.europe1.fr/lenorme-charge-de-bernard-cazeneuve-contre-fillon-et-le-pen-apres-latt

    ntalise" l’attentat, comme « chaque drame » :

    Mesdames et messieurs, ces propos plus que tout autre révèlent son véritable objectif : la candidate du Front national cherche, comme après chaque drame, à profiter et à instrumentaliser pour diviser, elle cherche à exploiter sans vergogne la peur et l’émotion à des fins exclusivement politiciennes. Rien, aucun élément d’enquête, aucun renseignement ne permet de faire quelque lien que ce soit entre l’immigration, l’asile et ce qui s’est passé hier soir à Paris. Pour l’ensemble de nos concitoyens, pour notre pays entier, cette attaque est un drame. Madame Le Pen cherche à en faire une opportunité, une occasion médiocrement électorale au mépris de la vérité.
    Juste avant, Bernard Cazeneuve avait énuméré les propositions de Marine Le Pen en matière de lutte contre le terrorisme en expliquant pourquoi elles sont inapplicables, dans l’objectif de « rétablir la vérité ». Concernant la proposition de restaurer les frontières, le Premier ministre répond que, « depuis le 13 novembre 2015, le jour précis du rétablissement de ce contrôle, plus de 2.300 policiers et gendarmes sont mobilisés chaque jour à nos frontières » et que « plus de 105 millions de personnes [ont] été contrôlées depuis cette date et que 80.000 n’ont ainsi pu entrer sur le territoire national ». « Sur ce sujet comme sur les autres, il faut rétablir la vérité », assène-t-il.

    Sur l’expulsion de tous les fichés S prônée par Marine Le Pen, Bernard Cazeneuve égrène : « depuis mai 2012, 117 personnes ont été expulsées du territoire pour des activités à caractère terroriste dans le cadre de l’État de droit ». Et concernant la poursuite des individus fichés S pour intelligence avec l’ennemi, cela « démontre », selon Bernard Cazeneuve, la « méconnaissance des dispositifs relatifs à la lutte antiterroriste et notamment de notre arsenal pénal » de Marine Le Pen.

    Et Bernard Cazeneuve de rappeler les votes de son parti contre « la loi antiterroriste de novembre 2014 », « la loi renseignement de juillet 2015 qui donnait des moyens nouveaux au service de renseignement pour prévenir les actes terroristes » et « les dispositions antiterroristes présentées au Parlement européen, notamment le PNR qui permet de disposer des informations nécessaires à l’arrestation des terroristes au moment de leur retour sur le territoire européen ». « Elle semble donc délibérément oublier tout ce qui a été fait depuis cinq ans pour faire oublier en réalité qu’elle s’est opposée à tout sans jamais proposer rien de sérieux ni de crédible », fustige-t-il.

    Voilà pour Marine Le Pen.

    #Linfiltré #PhoneStories #FN


  • #antiterrorisme : le pacte de Hollande et Erdogan
    https://www.mediapart.fr/journal/france/160417/antiterrorisme-le-pacte-de-hollande-et-erdogan

    Erdogan appelle, le 1er septembre 2016, à « accélérer » le nettoyage de l’administration. © Reuters Établi à la fin de l’année 2014 par Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’intérieur, et son homologue turc, et renforcé depuis, un « nouveau dispositif » permet « l’échange constant d’informations » dans la lutte contre l’État islamique. En contrepartie de l’aide d’Ankara, peu motivée malgré le transit permanent des djihadistes sur son sol, la #France « a oublié » l’assassinat à Paris de trois militantes kurdes.

    #Etat_islamique #François_Hollande #Recep_Tayeb_Erdogan


  • État d’urgence : lettre à #Bernard_Cazeneuve pour une transparence des données
    https://www.laquadrature.net/fr/lettre-cazeneuve-etat-urgence

    Paris, 31 mars 2017 — L’état d’urgence est instauré en France depuis le 14 novembre 2015, soit 503 jours. Mais ses effets ne sont pas connus du public, notamment parce que les promesses de transparence qui avaient été faites il y a un an et demi n’ont pas été respectées. Le Parlement a certes effectué un suivi statistique mais bien trop faible pour être utilisable concrètement. Plusieurs associations et organisations de défense des droits humains demandent donc aujourd’hui à Bernard Cazeneuve et au gouvernement français de publier une série de statistiques et de chiffres précis, afin de pouvoir mesurer l’impact de l’état d’urgence sur la société française. L’exercice des droits fondamentaux passe par un contrôle effectif des mesures de restriction des libertés. Puisque le (...)

    #censure_et_filtrage_du_Net #état_d'urgence #général #Vie_privée_-_Données_personnelles #communiqué



  • Martine Aubry constate « l’absence d’efficacité » de la vidéosurveillance rue Jules-Guesde
    http://www.lavoixdunord.fr/138635/article/2017-03-26/martine-aubry-constate-l-absence-d-efficacite-de-la-videosurveillance-r

    Mercredi, Martine Aubry a réclamé au premier ministre Bernard Cazeneuve le retour de CRS à Lille, afin de lutter contre les trafics. Dans ce courrier, elle tacle aussi l’efficacité des caméras installées depuis un an à Wazemmes, dans le secteur de la rue Jules-Guesde. Face au regain des coups de feu à Lille depuis quelques semaines, Martine Aubry a envoyé mercredi un courrier à Bernard Cazeneuve. Soit deux jours avant les nouveaux tirs survenus vendredi soir porte d’Arras. Dans cette missive, la (...)

    #CCTV #surveillance #vidéo-surveillance


  • TSIPRAS ATTAQUE À NOUVEAU LES SQUATS À ATHÈNES !
     
    La tension monte à Athènes depuis l’aube, suite à une nouvelle agression du pouvoir contre le mouvement social et les réfugiés. Huit mois après l’attaque surprise et simultanée de trois squats à Thessalonique le 27 juillet 2016*, Tsipras vient de recommencer ce matin à l’aube, mais cette fois au centre de la capitale.
     
    C’est à nouveau un squat de réfugiés et de migrants qui a été la victime principale de sa répression policière : le squat « Scholeio » (École) de la rue Alkiviadou (Alcibiade), dans le quartier d’Acharnon, à 500 mètres d’Exarcheia .

    Les 126 réfugiés et migrants, pour la plupart des familles syriennes (une cinquantaine d’enfants), ont été malmenés, effrayés et parfois trainés sur le sol dans la rue selon des témoins, avant d’être envoyés au centre d’identification des étrangers de Petrou Ralli. Ils rejoindront par la suite les indignes camps de rétention de l’Attique, pour la plupart conçus à l’initiative des dirigeants de l’Union européenne. Début 2016, Bernard Cazeneuve (alors ministre de l’intérieur) s’était déplacé en personne, accompagné par plusieurs dizaines de techniciens français pour faire ce sale boulot en Attique et dans plusieurs îles dont Lesbos.

    Simultanément, une deuxième attaque a été planifiée, à l’aube également, contre le squat « Villa Zografou », au cœur d’un parc tranquille de l’autre côté du Lycabette, qui était pourtant occupé depuis 2012 et offrait de nombreuses activités gratuites ou à prix libres à tous les habitants du quartier : projections de films, débats, activités sportives et artistiques, jardins partagés… 7 camarades anarchistes et antiautoritaires ont été arrêtés et transférés à la Division générale de la police de l’Attique (GADA) et le parc est bouclé par une armada de CRS (MAT).

    Préparée en secret, l’ensemble de l’opération a été coordonnée par le sinistre Nikos Toskas, ministre de l’ordre public, homme de main de Tsipras et ancien général de l’armée à la retraite.
     
    Alors que la journée avance, une forte présence policière vient d’être déployée dans plusieurs secteurs du centre d’Athènes, principalement autour d’Acharnon, Exarcheia, Zografou et derrière le parlement.
     
    Parmi les premières ripostes du mouvement social, en ce moment même, des rassemblements ont commencé : place Gardenias à Zografou, place Exarcheia, mais aussi dans d’autres villes en solidarité avec les expulsés.
     
    Le rassemblement de la place Exarcheia vient maintenant de se déplacer devant le nouveau squat « Gare » situé 74 rue Kalidromiou à Exarcheia. Une grande manif « Pas touche aux occupations » est prévue ce soir à Athènes, à 18 heures locales, au départ de la place Gardenias. Demain, il y aura également une manif à motos et d’autres actions (dont probablement plusieurs mauvaises surprises pour le pouvoir).
     
    Une rumeur évoque un risque d’attaque dans les prochains jours au cœur même d’Exarcheia. Des assemblées ont prévu, dès ce soir, de débattre et de s’organiser pour parer à cette éventualité. Une attaque qui ne serait pas sans dommages collatéraux, quand on connait l’énorme capacité de résistance d’Exarcheia, qui plus est à quelques jours de l’arrivée du convoi solidaire** (avec son soutien politique, financier et matériel, et la présence dans le quartier des 57 camarades venus de France, Suisse, Espagne et Belgique).
     
    A suivre…

    Yannis Youlountas, 13/03/2017


    L’attaque des trois squats à Thessalonique le 27 juillet 2016 et les suites :
    http://blogyy.net/2016/07/27/tsipras-attaque-les-squats-videos
    http://blogyy.net/2016/07/27/riposte-le-siege-de-syriza-thessalonique-occupe
    http://blogyy.net/2016/07/28/syriza-jusquau-bout-de-labject
    http://blogyy.net/2016/07/29/tsipras-la-honte
    http://blogyy.net/2016/07/30/festival-je-lutte-donc-je-suis-a-thessalonique
    http://blogyy.net/2016/08/04/s-o-s-thessalonique
    http://blogyy.net/2016/08/07/greve-de-la-faim-des-refugies-en-grece
    http://blogyy.net/2016/08/07/lettre-ouverte-a-alexis-tsipras-et-a-son-gouvernement
     
    *
    Le convoi solidaire de 23 fourgons qui est attendu à Exarcheia le 28 mars :
    http://blogyy.net/2017/03/12/un-convoi-qui-fait-boule-de-neige

    http://blogyy.net/2017/03/13/tsipras-attaque-a-nouveau-les-squats-cette-fois-a-athenes


  • NDDL. L’Europe rendra ses conclusions « dans les meilleurs délais »
    Par Christophe Jaunet/Ouest-France | Modifié le 21/02/2017
    http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nddl-l-europe-rendra-ses-conclusions-dans-les-meilleurs-delais-4813948

    La Commission européenne a reçu la « note » de la France sur le contentieux au droit de l’environnement, dans le dossier de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Elle rendra ses conclusions « dans les meilleurs délais », dit-elle. Le gouvernement attend un feu vert de Bruxelles avant de poursuivre le projet.

    Depuis 2014, la Commission européenne met en demeure la France de moins fragmenter les impacts environnementaux cumulés du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes et des aménagements associés (tram-train, routes, ligne TGV). e C’est une condition posée par Bruxelles au regard du droit de l’Environnement europén.

    La France a choisi de répondre à ce contentieux lors de la révision du schéma de cohérence territoriale Nantes Saint-Nazaire (Scot). Ce nouveau document d’urbanisme a été adopté en décembre. Il est arrivé à Bruxelles.

    « Le 2 février 2017, la Commission a reçu la note des autorités françaises présentant le Scot nouvellement adopté », confirme, ce mardi, Enrico Brivio, un porte-parole de la Commission. Sollicité par Ouest-France, il précise  : « Les services de la Commission étudient les informations fournies  ; ils informeront les autorités françaises dans les meilleurs délais de leurs conclusions. »

    Bernard Cazeneuve, à son arrivée à Matignon, a fait savoir son intention d’attendre l’avis de la Commission européenne avant d’engager des travaux à NDDL, et donc avant d’envoyer les forces de l’ordre.

    La semaine dernière, André Vallini, secrétaire d’État en charge des relations avec le parlement, rappelait cette volonté devant les députés  : « Nous sommes en discussion avec la Commission européenne sur un contentieux. Dès que nous aurons le feu vert de la Commission, le projet sera poursuivi et il faudra réussir l’évacuation du site qui demandera beaucoup de forces de l’ordre dans la durée. L’évacuation permettra d’engager les travaux préliminaires  : archéologie, déboisement, compensations environnementales. Puis le gouvernement engagera les travaux principaux. »

    La déclaration d’André Vallini n’envisage pas un éventuel feu orange ou feu rouge de la Commission.



  • Litige de 300 millions d’euros : Bernard, Jean-Yves, Ségolène et les autres...
    http://www.brujitafr.fr/2017/02/litige-de-300-millions-d-euros-bernard-jean-yves-segolene-et-les-autres.ht

    Bernard Cazeneuve, Jean-Yves Le Drian et Ségolène Royal soupçonnés d’irrégularités budgétaires Après avoir fait couler beaucoup d’encre en révélant la rémunération dont aurait bénéficié l’épouse de François Fillon, le Canard enchaîné révèle que trois...


  • David Pujadas et France 2 démontrent l’illégitimité de Benoît Hamon | Samuel Gontier
    http://television.telerama.fr/television/david-pujadas-et-france-2-demontrent-l-illegitimite-de-benoit-ha

    “Douche froide” pour les sympathisants, “défections et “dissidence” chez les députés, “avertissement” de Bernard Cazeneuve : la victoire de “l’élève dissipé” Benoît Hamon consacre l’amateurisme et l’extrémisme. Source : Ma vie au poste


  • Attentat dans une mosquée de Québec, l’acte d’un étudiant d’extrême droite
    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/01/31/attentat-dans-une-mosquee-de-quebec-l-acte-d-un-loup-solitaire_5071915_3222.

    Un étudiant de 27 ans, affichant des idées d’extrême droite, s’est rendu à la police peu après les faits et a été présenté à la justice lundi. Justin Trudeau a condamné cet «  attentat terroriste  » .

    #guillemets #terrorisme #racisme


  • Les primaires dans les griffes du pouvoir médiatique « François Cocq
    https://cocq.wordpress.com/2017/01/30/les-primaires-dans-les-griffes-du-pouvoir-mediatique

    Le scrutin est passé mais la comédie médiatique va continuer pour mettre le story-telling de la primaire au service du projet Macron. Prochains épisodes en date ? Les débauchages de cadres du PS pour rejoindre Macron. Il faut dire que Benoît Hamon est un bon client pour conforter la candidature Macron : quand ce dernier cherche par tous les artifices à échapper au bilan gouvernemental qu’il a pourtant insufflé depuis les alcôves de l’Elysée jusqu’à Bercy, Hamon est lui de fait le candidat officiel du PS puisque tel était l’objet de la primaire qui l’a vu le désigner. Et il revendique cette filiation et l’héritage qui va avec : ne s’est-il pas précipité à Solférino dès le soir des résultats pour une photo souvenir sur l’air du « Retrouvons-nous tous ensemble » avec Manuel Valls ? Avant d’aller dès le lendemain chercher consignes à Matignon auprès de Bernard Cazeneuve et faire allégeance à l’Elysée chez François Hollande ? A moins que ce ne soit l’inverse.

    • La primaire est rentrée dans une nouvelle ère qui allie désormais le pouvoir décisionnaire à la raison pécuniaire. Elle doit faire de l’audience et permettre de soigner l’audimat et le portefeuille à coups de rentrées publicitaires. Chez ces gens là, tout se monnaye : la vie démocratique elle-même devient source de profits.

      On comprend mieux la colère de Mélenchon envers la médiocrité des médias. Jamais il n’acceptera de se rallier au « gentil » Hamon. Ce que j’attends des « frondeurs » du PS y compris de Gérard Filoche c’est qu’ils quittent ce parti moribond pour lequel il ne faut plus rien attendre car on ne peut rien réformer de l’intérieur tout comme les traités européens seule la sortie s’impose.
      #comédie_médiatique

    • @nicolasm
      1) Il faut s’entendre sur le mot « crédibilité ». J’ai aussi utilisé « notoriété ». Les votes sont beaucoup basés sur ces deux critères, notoriété et crédibilité. Être crédible, dans mon discours, je ne l’utilise pas pour dire « être bon ». Je l’utilise pour signifier « paraître raisonnable ». C’est sans doute une mauvaise façon d’exprimer la chose. C’est le même processus qu’on observe pour la consommation : « si c’est passé à la télé dans les émissions sérieuses, c’est plus raisonnable d’acheter ce produit plutôt qu’un autre, dont je n’ai jamais vu la marque nulle part ».
      2) Je ne dis pas ce qui est. Je dis ce que je vois, ce à quoi j’assiste.

    • Jean-Luc Mélenchon et le dégagisme
      http://www.europe1.fr/emissions/l-edito-politique2/jean-luc-melenchon-et-le-degagisme-2966468

      Ça marche parce que c’est séduisant, c’est subversif, c’est les ringards d’un côté les modernes de l’autre. Et surtout ça permet de masquer un projet, ou plutôt l’absence de projet. Emmanuel Macron, on n’a toujours pas le programme. Le FN n’a toujours pas tranché son programme économique. Jean-Luc Mélenchon Insoumis est contre à peu près tout, et son programme se résume à 10 mesures, un peu court pour une présidentielle.

      Pure malveillance désormais... Les Insoumis éditent un livre-programme qui se diffuse à des dizaines de milliers d’exemplaires, mais...

      D’ailleurs, à ma connaissance, pas de réponse officielle de Mélenchon au sujet d’un éventuel rapprochement...

    • Il semblerait que Macron semble devenir le nouveau chouchou des médias. Ce mouvement composé par 85 % d’hommes.

      Emmanuel Macron a annoncé une procédure de désignation inédite. L’ancien ministre de l’Économie, qui promet de « renouveler » le monde politique, ne peut de toute façon pas compter sur l’infrastructure et le réseau d’élus d’un parti installé dans le paysage. Tous les adhérents d’En marche peuvent donc se porter candidats, en remplissant un formulaire disponible en ligne. « Mon souhait est que toutes celles et ceux qui veulent s’engager puissent le faire », a indiqué Macron le 19 janvier, lors d’une conférence de presse à son QG, intitulée « Construire une majorité de projet », un enjeu crucial pour gouverner. Mais pour l’instant, les « ceux » écrasent les « celles ». 85 % des 2 800 candidatures émanent d’hommes. Ce déséquilibre est le reflet de notre société...

      « Chez Macron, comment se délivrer du mâle ? »

      Voir aussi : le candidat du PS qui prend les terroristes pour des démocrates
      http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/2017/01/m.hamon-le-candidat-qui-prend-les-terroristes-pour-d

    • Jean-Luc Mélenchon, l’homme qui avançait à contre-courant

      Résumé : Jean-Luc Mélenchon est perçu par les uns comme l’héritier de Jaurès et le sauveur de la gauche, par d’autres comme la réincarnation de Robespierre. Mais surtout, il montre une grande méfiance à l’égard des médias. Gérard Miller est allé le trouver pour lui proposer un marché : l’écouter vraiment en échange d’une totale transparence. C’est ainsi qu’il a réalisé son portrait et l’a suivi pendant plusieurs mois. Il a pu l’interroger, le regarder agir et montrer tout ce qui séduit ou inquiète. Un portrait accompagné de nombreuses interventions de proches de l’homme politique ou de personnalités ayant l’habitude de le côtoyer.

      https://www.youtube.com/watch?v=6DzoC-ZNofo


  • NDDL. Cazeneuve veut une « intervention en toute sécurité  »
    Modifié le 18/01/2017 à 16:58 | Publié le 18/01/2017 à 16:58
    http://www.ouest-france.fr/politique/bernard-cazeneuve/nddl-cazeneuve-veut-une-intervention-en-toute-securite-4743080

    Le gouvernement prépare les conditions d’une «  intervention en toute sécurité  » pour évacuer la Zad de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), a déclaré mercredi le Premier ministre Bernard Cazeneuve à l’Assemblée nationale.

    «  J’ai demandé au ministre de l’Intérieur de définir les conditions d’une intervention qui ne désarme pas le front terroriste et qui permette une intervention en toute sécurité sans qu’il y ait d’affrontements et sans qu’il y ait de violences  », a déclaré Bernard Cazeneuve en réponse à une question du député UDI Charles de Courson.

    Lors de la séance de questions au gouvernement, ce dernier a demandé s’il y avait encore un État dans la zone occupée par les zadistes depuis plusieurs années. Après avoir répondu par l’affirmative, le Premier ministre a rappelé qu’il était impossible, «  dans un État de droit, lorsque toutes les procédures sont respectées […], de laisser des groupes par la violence s’opposer à l’application du droit dans la République  ».

    Si Bernard Cazeneuve tient à ce que les unités de forces mobiles restent mobilisées pour lutter contre le terrorisme, il a estimé que tout laxisme sur le site de Notre-Dame-des-Landes, occupé par des centaines d’opposants à un projet d’aéroport, «  serait de nature à affaiblir l’autorité de l’État, et à exposer ceux qui interviendraient à des violences  », «  une position totalement irresponsable  ».

    #NDDL


  • Violences contre #migrants : la préfecture de police de #paris reste sourde aux accusations
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120117/violences-contre-migrants-la-prefecture-de-police-de-paris-reste-sourde-au

    Après Bruno Le Roux, Bernard Cazeneuve refuse de répondre sur le fond aux questions concernant des faits de harcèlement policier constatés par plusieurs collectifs et ONG à l’encontre de migrants à Paris. La mairie vient de demander des explications à la préfecture de police.

    #France #asile #centre_de_premier_accueil #réfugiés