person:brian de palma

  • [Le local autogéré] Ciné club cycle vengeance Lady snowblood
    https://grenoble.indymedia.org/2018-01-16-cine-club-cycle-vengeance-Lady

    Ciné Club au local autogéré. Le cycle vengeance commencera ce dimanche 21 janvier avec « Lady Snowblood » Japon 1973 de Toshiya Fujita Tous les 15 jours un film à 19h. 02/02 « A gun for Jennifer » USA 1998 de Todd Morris 16/02 « La mariée était en noir » France 1968 de François Truffaut. A suivre : « Carrie au bal du diable » USA 1977 Brian de Palma « La cérémonie » Claude Chabrol France 1995 « Lady vengeance » Park Chan Wook 2005 Corée « Festen » Danemark 1998 Thomas Vinterberg « Dupont Lajoie » (...)

    #Agenda

    https://www.lustucrust.org/localautogere_presentation.html

  • Images : dans les rayons du « Supermarché du visible »
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/121117/images-dans-les-rayons-du-supermarche-du-visible

    Al Pacino dans l’escalator de « L’Impasse » (1993) de Brian De Palma. Dans #Le_Supermarché_du_visible, #Peter_Szendy analyse sous le nom d’« iconomie » l’« échangeabilité » des images. En quoi celles-ci fonctionnent-elles à la façon d’une monnaie ? Pour prolonger son propos, Mediapart a proposé au philosophe et musicologue de commenter quelques scènes de films réalisés par #Billy_Wilder, #Jean-Luc_Godard ou Brian De Palma.

    #Culture-Idées #Editions_de_Minuit #Gilles_Deleuze #Jean-Pierre_Gorin #Kathryn_Bigelow #les_Deschiens #Michelangelo_Antonioni #Walter_Benjamin

  • Ah, que je te dise : ce mois-ci je me suis fait plaisir, je me suis refait Phantom of the paradise, de Brian De Palma, 1974. C’est mon bonheur coupable depuis que je l’ai vu dans les années 80 au Grand Pavois.

    Bon sang ce que j’aime ce film. Si tu ne connais pas : c’est une version opéra-pop comédie musicale, totalement farfelue, du Fantôme de l’Opéra.

    L’actrice/chanteuse principale, c’est Jessica Harper, qui a eu une belle carrière (si si : Suspiria de Dario Argento, pour commencer…). Le fantôme, William Finley, est très bien (même si je ne crois pas qu’il ait eu une grosse carrière ensuite).

    Et puis la musique, que je connais par cœur de chez par cœur, j’avais le CD de la VO avec la pochette en japonais que, je crois, j’avais ramené des États-Unis, et que j’ai usé à force de l’écouter. Et pourtant, c’est Paul Williams… et je sais pas si tu as déjà essayé d’écouter des disques de Paul Williams, mais c’est vraiment très très dur…

    En fait, curieusement, j’aime tout le film sauf… les trois dernières minutes, que j’ai toujours trouvées totalement ratées. Ça me l’a refait encore cette fois, j’ai « redécouvert » cette fin, que j’ai tendance à oublier à chaque fois, et à donc redécouvrir à chaque fois à quel point je la trouve mauvaise (alors que le reste du film, je reconnais chaque scène plan par plan).

  • Casualties of War - The New Yorker
    http://www.newyorker.com/magazine/1969/10/18/casualties-of-war

    A REPORTER AT LARGE OCTOBER 18, 1969 ISSUE, CASUALTIES OF WAR, By Daniel Lang

    For as long as she lived, Eriksson did not know her name. He learned it, eventually, when the girl’s sister identified her at court-martial proceedings—proceedings that Eriksson himself instigated and in which he served as the government’s chief witness. The girl’s name—her actual name—was Phan Thi Mao. Eriksson never exchanged a word with her; neither spoke the other’s language. He knew Mao for slightly more than twenty-four hours. They were her last. The four soldiers with whom he was on patrol raped and killed her, abandoning her body in mountain brush.

    https://www.youtube.com/watch?v=ju55ETTdyd8


    The Making of Casualties of War

    There Is Yet More to Casualties of War | Phoenix New Times
    http://www.phoenixnewtimes.com/news/there-is-yet-more-to-casualties-of-war-6445590

    There Is Yet More to Casualties of War
    WEDNESDAY, AUGUST 30, 1989 AT 4 A.M. BY TOM FITZPATRICK
    A few rare films stun the senses. They send you reeling from the theatre. They set you brooding about them for days.

    Casualties of War: in the company of military men | Film | The Guardian
    https://www.theguardian.com/film/2009/apr/21/casualties-of-war-sean-penn-michael-j-fox

    Brian De Palma’s 1989 film of a true incident during the Vietnam war is mostly impressively accurate. Just don’t watch it over breakfast. Or lunch. Or dinner

    Casualties of War - Wikipedia
    https://en.wikipedia.org/wiki/Casualties_of_War

    Directed by Brian De Palma
    Produced by Art Linson
    Screenplay by David Rabe
    Story by Daniel Lang
    Starring
    Michael J. Fox
    Sean Penn
    Thuy Thu Le
    Music by Ennio Morricone
    Cinematography Stephen H. Burum
    Edited by Bill Pankow
    Distributed by Columbia Pictures
    Release date August 18, 1989
    Running time
    113 minutes
    119 minutes (Extended)
    Country United States
    Language English
    Budget $22.5 million
    Box office $18,671,317

    Thuy Thu Le
    https://en.wikipedia.org/wiki/Thuy_Thu_Le

    Thuy Thu Le was born in Saigon, South Vietnam. She was raised and educated in the United States, after her parents left Saigon during the Vietnam War. ... She is a graduate of the University of California, Berkeley. She is bilingual as she speaks fluent Vietnamese and English.

    Le is best known for her only-ever role in the 1989 Brian De Palma film Casualties of War, starring Michael J. Fox and Sean Penn.
    ...
    Despite her critically acclaimed performance in Casualties of War, Le chose to retire from acting. As of 2005, she was working as a schoolteacher in California.

    #USA #Vietnam #guerre #film

  • J – 108 : Je crois que je peux dire que j’aime le cinéma, pour mon plus grand malheur, en revanche, je crois que je déteste profondément ses professionnels, une engeance à la fois immodeste et inculte et tellement, mais alors tellement contente de soi, cela doit être douloureux de s’aimer à ce point.

    Vendredi soir au Kosmos , projection et rencontre débat, autour du film Close Encounters with Vilmos Zsigmond de Pierre Filmon en présence du réalisateur et du distributeur.

    Vilmos Zsigmond est un des grands chefs opérateurs de l’histoire du cinéma, autrement appelés directeurs de la photographie ou même cinématographes, donc personne responsable de l’image, à la fois l’éclairage, souvent le cadrage, mais aussi la façon d’exposer le film et de le développer du temps de l’argentique, et Vilmos Zsigmond est un chef opérateur du temps de l’argentique. En fait vous n’imaginez pas le très grand nombre de films que vous avez vus pour lesquels il a été le directeur de la photographie : John McCabe de Robert Altman, Delivrance de John Boorman, The Long Goodbye de Robert Altman, The Rose de Mark Rydell, Voyage au bout de l’enfer de Michael Cimino avec lequel il fera également la Porte du paradis , Rencontre du troisième type de Steven Spielberg Blow out de Brian de Palma, bref, beaucoup de films très connus, parmi lesquels quelques chefs d’œuvre comme Voyage au bout de l’enfer , The Long Goodbye et Delivrance et des navets hollywoodiens, Spielberg etc…, de la grosse artillerie hollywoodienne dans l’ensemble, pas un amateur, pas un manchot.

    Close Encounters with Vilmos Zsigmond de Pierre Filmon s’ouvre sur un plan assez génial dans lequel on voit une discussion entre Vilmos Zsigmond et le chef opérateur de Close Encounters with Vilmos Zsigmond , échange entre les deux chefs opérateur dans lequel Vilmos Zsigmond prend un peu la main, met son grain de sel et donne son avis sur tous les paramètres de l’image que l’on voit se construire, image qui n’est pas non plus très complexe, mais justement cela permet de bien voir que chaque petit choix de lumière ou de cadrage ou encore de position de la caméra sont absolument déterminants sur le résultat final et la perception que nous, spectateurs, avons. On se dit cela part très bien, on va se régaler, on va parler image et on va voir ce que l’on va voir, on pourrait même imaginer un peu de déconstruction à l’œuvre.

    Sauf que.

    Sauf que les gens de cinéma ils aiment surtout parler d’eux-mêmes. Oh bien sûr, ils ne seraient pas assez crasses pour nous bourrer les côtes en s’exclamant et tel plan ou tel autre, vous avez vu comme c’est génial, non c’est bien plus subtil que cela et c’est nettement plus orchestré que cela. En fait les Anglais ont une expression pour caractériser cette façon de faire, cela s’appelle scratch my back and I’ll scratch yours (gratte-moi le dos, je gratterai le tien). Donc plutôt que d’auto-promouvoir son génie, ce qui serait tellement vulgaire, pensez, on demande à des amis de le faire pour vous, et puis quand ce sera le tour de ces amis de se faire gratter le dos, vous vous y emploierez d’importance. Et du coup c’est très décevant de voir défiler tous ces grands hommes du cinéma, les réalisateurs, Boorman, donc, mais aussi Rydell ou Schatzberg, pour vous dire comment il est fortiche le Vilmos, et puis gentil vous n’avez pas idée, modeste même, et comme si cela ne suffisait pas, vous réunissez quelques grands noms de la direction de la photographie autour d’une table avec des bières ou du thé, des enfants terribles du cinéma très vieillis désormais, mais toujours avec des blousons en cuir et des casquettes de baseball, et alors là c’est le royaume des anecdotes et tu te souviens le jour où Steevie — bien sûr, c’est au spectateur de comprendre qu’en fait Steevie c’est Spielberg et Bob, Robert Altman, au moins ce ne sent pas trop fort l’entregent, et c’est même assez curieux que Pierre Filmon nous ait expliqué après le film qu’en fait ils se respectent tous tellement qu’en fait ils se tutoient tous, ce qui est une assez belle prouesse dans une langue, l’anglais, dans laquelle le tutoiement n’existe pas — et là vous comblez avec je ne sais quelle histoire que votre cousin vous a racontée lors du dernier mariage ans votre famille et c’est pratiquement le même effet. Sans compter que des fois, malgré toute cette bonne éducation, ces professionnels du cinéma se contiennent mal et finissent par raconter telle anecdote où ils avaient vu passer une ombre sur le visage de Michelle Pfeiffer et qu’ils étaient les seuls à l’avoir vue et qu’il a fallu retourner la scène, et alors tu te souviens, Vilmos il a fait un truc extraordinaire, suspense, il m’a remercié, à côté de quoi, effleurer la cuisse de Jupiter, c’est rien bien sûr. Et tout un chacun autour de la table fait semblant de se souvenir en riant un bon coup, ah ce Vilmos quand même ! Et nul pour douter qu’à force d’anecdotes, ce qui est dit, eh bien, cela devient très anecdotique.

    Mais notre Vilmos quand même. Et puis modeste vous n’avez pas idée.

    D’ailleurs Vilmos, pour vous dire sa modestie, il vous reçoit dans sa piscine et vous pouvez tremper avec lui, laquelle donne sur un des nombreux lacets enchanteurs de Big Sur — ce qui avec Londres doit être l’endroit au monde où l’immobilier est le plus recherché et donc le plus cher —, c’est pour vous dire la simplicité du gars.

    Si vous regardez Close Encounters with Vilmos Zsigmond de Pierre Filmon en ayant malencontreusement débranché votre esprit critique, vous aurez le sentiment que le petit Vilmos qui nous vient de Hongrie, modeste comme tout, et bien il a tout inventé en photographie, comme par exemple le coup du pré-voilage pour les scènes nocturnes de John McCabe , histoire présentée comme du génie absolu, en fait une technique qui remonte au Zone System d’Anseln Adams (je viens de regarder sur internet, c’est quand même bien pratique internet, le Zone System d’Anseln Adams date de 1941, Vilmos Zsigmond avait onze ans). Ou encore, que sans lui les ingénieurs de chez Kodak auraient été fort démunis pour ce qui est d’innover avec des nouvelles émulsions et de nouvelles chimies de développement — au point sans doute qu’il faudrait créditer Vilmos Zsigmond de l’invention du Kodakrome . Quant à l’éventuelle contribution des photographes dans ce champ du traitement de la lumière, elle passe avec perte et profit — à part une courte citation de deux noms de la photographie façon la culture c’est comme la confiture, Diane Arbus et Henri Cartier Bresson dont on ne pourra pas dire ni pour l’un ni pour l’autre que le traitement de la lumière fut l’occasion d’une très grande réflexion, chez Diane Arbus le génie était ailleurs quant à Cartier Bresson, vous savez bien ce que j’en pense —, c’est comme si les photographes comme William Eggelson, Richard Misrach, Joel Meyerovitz, Barbara Crane, Lucas Samaras, Richard Avedon, Cindy Sherman, Barbara Kasten, Sally Mann, Louise Lawler ou encore Mary-Ellen Mark, n’auraient rien été sans la contribution de Vilmos Zsigmond, habile retournement du sens de lecture historique. Ce qui est surtout frappant avec la vision panoptique des différents films de ce grand directeur de la photo, finalement, c’est, en fait, son suivisme en matière d’esthétique, chaque fois, la texture de ses images est celle qui était à la mode au moment du tournage, notamment dans la publicité.

    De façon touchante Vilmos Zsigmond mentionne aussi deux peintres, pour vous dire qu’i a de la culture, le Caravage et Georges de la Tour, en gros deux peintres connus l’un, entre autres choses, pour ses ombres portées et ses éclairages dramatiques, l’autre pour ses scènes éclairées à la bougie, c’est bien Vilmos Zsigmond a remarqué que cela parlait de sa partie, de son petit monde à lui, l’éclairage.

    Et quand cette œuvre d’autopromotion, dont chacun espère toujours que cela sera son tour d’être bientôt gratté dans le dos, ne suffit plus, on invente. C’est très touchant d’écouter Isabelle Huppert parler de ces éclairages tellement chaleureux qui nous enveloppaient, nous, les comédiens sur le plateau de la Porte du paradis, sachant que les dits éclairages devaient être de quelques milliers de watts et pas aveuglants pour deux sous, pensez, la douceur du (modeste) Vilmos. Évidemment aucune contradiction quand, quelques plans plus loin, on explique que le directeur de la photographie du temps de l’argentique était le seul qui savait à quoi ressembleraient les éclairages tellement chaleureux décrits par une Isabelle Huppert presciente.

    En fait, vous l’aurez compris facilement, la vie des étoiles de cinéma que l’on récompense avec des statuettes en toc, ces cérémonies où ces messieurs du cinéma embrassent de force leurs contreparties féminines, des étoiles gravées dans le pavé de Sunset Boulevard, je m’en tamponne un peu, je me dis que ces gens-là doivent beaucoup s’aimer pour avoir de tels besoins de reconnaissance et d’encensement, que pour nombreux d’entre eux l’immaturité doit pousser jusqu’à ne pas pouvoir se satisfaire de villas avec piscines qui surplombent les criques du Pacifique comme marques tangibles de cette reconnaissance et qu’à ce spectacle donc, il faut encore ajouter le dévoiement des moyens stupéfiants de l’image-cinéma pour nous stupéfier encore plus, pour ajouter de la stupéfaction à la stupéfaction.

    Je me demande bien ce qui se cache derrière cet aveuglement volontaire. J’aime mon idée sur le sujet. Le pouvoir, la domination, la consanguinité du milieu et d’avec le pouvoir, et, sans doute aussi, la nudité du roi.

    C’est terrible de s’aimer comme cela. Le cinéma aime le cinéma. Et le cinéma fait de bruyantes déclarations d’amour, à soi-même. On aurait envie d’expliquer au cinéma que les déclarations d’amour ne concernent que la personne à laquelle on déclare sa flamme et que l’amour physique de soi se pratique mieux garanti des regards, sinon c’est un peu dégoûtant tout de même.

    #qui_ca

  • Thunderheart

    http://aboudjaffar.blog.lemonde.fr/2013/08/11/sometimes-they-have-to-kill-us-they-have-to-kill-us-because

    Attila, ma fille aînée, m’a récemment demandé d’établir une liste de mes dix films préférés. L’exercice ne manque pas d’intérêt, mais j’ai eu bien du mal à ne pas lui répondre une bonne trentaine de titres, de Citizen Kane (1941, Orson Welles), à Zero Dark Thirty (2012, Kathryn Bigelow) de Rio Bravo (1959, Howard Hawks) à Mishima (1985, Paul Schrader), de Nocturne Indien (1989, Alain Corneau) au Magnifique (1973, Philippe de Broca), des Tontons flingueurs (1963, Georges Lautner) à Apocalypse Now (1979, Francis Ford Coppola), de Nomads (1986, John McTiernan) à La Belle au Bois Dormant (1959, Clyde Geronimi), de Blade Runner (1982, Ridley Scott) à Master and Commander (2003, Peter Weir), Et si je m’étais laissé aller, j’aurais pu aussi mentionner les films de Brian De Palma, Michael Mann, Sam Peckinpah, Alfred Hitchcock, John Carpenter, Christopher Nolan, Jacques Audiard, Steven Soderbergh, Woody Allen, etc. La malheureuse enfant ne m’en demandait évidemment pas tant…

    • Philippe, je suis d’accord : l’article n’est pas intéressant à lire, et la mention « lesser know movies » pour évoquer Le cuirassé Potemkin ou même Birth of a Nation, c’est idiot. Par ailleurs, le gars passe nettement à côté du fait qu’il parle de réalisateurs connus pour être, justement, des gars plus cultivés que les réalisateurs de clips vidéo habituels. Et quand il oublie citer le nom de Brian de Palma comme réalisateur (Kostner on s’en fout), c’est la faute de goût.

      Parce qu’évidemment, Brian de Palma, Stanley Kubrick, Coppola, Tarantino, c’est quand même le haut du panier du cinéma commercial, le genre de réalisateurs qui aiment te faire savoir qu’ils ont vu beaucoup de films avant de se mettre derrière la caméra. C’est déjà, par nature, du cinéma ultra-référentiel par des réalisateurs qui aiment la citation (chez Tarantino et de Palma, c’est même une marque de fabrique).

      En l’occurence, je référence avant tout parce que l’emprunt de Kubrick pour la scène de la hache, celle-là je la connaissais pas du tout.