person:carmen castillo

  • L’utilisation des images au cœur de l’affaire du quai de Valmy

    http://www.liberation.fr/debats/2017/09/28/l-utilisation-des-images-au-coeur-de-l-affaire-du-quai-de-valmy_1599649

    Le procès de l’attaque d’un véhicule de police s’est achevé mercredi. Des spécialistes de l’image dénoncent le poids des photos et des vidéos et rappellent qu’il faut toujours confronter ces procédés à d’autres discours.

    Pour en avoir côtoyé un grand nombre, pour les mettre en scène ou les créer, nous savons qu’une image ne vaut rien en elle-même, qu’elle est indissociable d’un discours, d’un montage, d’autres images. Si certains militants ont qualifié cette affaire de montage policier, nous pouvons reprendre le mot à notre compte : l’enquête de police n’est rien d’autre qu’un montage photo dérisoire, marqué par quelques flèches rouges ici et là, pointées vers une chaussure ou un « regard cerné » sous une cagoule, comme pour dire : « La vérité est ici et pas ailleurs. »

    Premiers signataires : Eric Baudelaire, plasticien, cinéaste ; Nicole Brenez, professeur en études cinématographiques ; Dominique Cabrera, cinéaste ; Laurent Cantet, cinéaste ; Carmen Castillo, cinéaste ; Sylvain Creuzevault, metteur en scène ; Émilie Deleuze, cinéaste ; Marie Desplechin, romancière ; Georges Didi-Huberman, philosophe et historien de l’art, EHESS ; Yann Gonzalez, cinéaste ; Patrick Grandperret, cinéaste ; Alain Guiraudie, cinéaste ; Nicolas Klotz, cinéaste ; Marie-José Mondzain, philosophe ; Gérard Mordillat, romancier et cinéaste ; Olivier Neveux, professeur d’études théâtrales, ENS de Lyon ; Océanerosemarie, auteure et comédienne ; Jean-Gabriel Périot, cinéaste ; Jean-François Sivadier, metteur en scène ; Tardi, dessinateur-auteur de BD ;



  • Héhé c’est rigolo un indien avec un casque
    L’astronome et l’indien, Carmen Castillo et Sylvie Blum, 2002
    Il faut bien manger.
    A la médiathèque j’ai pris l’intégral de Carmen et je suis tombé sur les films scientifiques réservés aux médiathèques. Parfois il y a des trésors et bien là pas vraiment. 52 minutes comme je les aime pas.
    L’enjeu de début est intéressant : des indiens sont installés là depuis des milliers d’années. Ce n’est pas pour rien. Ce n’est pas pour rien non plus que l’Occident à choisi ce lieu pour construire le plus grand télescope jamais imaginé. Les indiens, les scientifiques, ils ne pensent pas pareils. Ils n’interprètent pas le monde de la même manière et avec les mêmes outils. L’enjeu du film est de faire une rencontre. Mais une rencontre, ce n’est pas seulement des gens qui se trouvent le temps du film dans la même pièce que d’autres gens. La rencontre, la vraie, n’a jamais lieu. Mais bon avant de faire des chefs d’oeuvre, il faut bien manger...
    Il n’y a pas de vidéos biens alors j’en mets une de chat qui pète https://www.youtube.com/watch?v=EPNxJy5mtb8

    #critique_a_2_balles #cinéma #documentaire #l'astronome_et_l'indien #2002 #Carmen_castillo #Sylvie_blum #Léon_blum #chat_qui_pete #rencontre #échec


  • j’aurai du voir les film de Carmen dans l’ordre
    La Flaca Alejandra, Carmen Castillo, 1994
    Je vous ai déjà tout raconté de mon histoire avec Carmen. C’était le dvd de bonus du film #Rue_Santa_fe, alors évidemment j’ai mis du temps à le matter.
    C’est un film plus urgent et, conséquemment peut-être, plus fort, plus une baffe dans ta gueule, que Rue Santa Fe. En fait non, ces deux films faits à des époques différentes avec un truc dans l’intestin qui bouillonne pas pareil.
    C’est le Chili et son coup d’état. Si on s’y intéresse on connait. La torture on sait. D’accord. Mais la torture de près, tellement près... Et puis ceux et celles qui ont succombé... Pour qui c’était trop dur. Qui ont donc préféré mourir autrement que mourir sous les coups du bourreau. Ceux et celles qui ont préféré mourir en devenant traitres. C’est quoi leur vie ? Comment on vit en reniant tout ?
    Et bien figurez vous que Carmen va rencontrer la Flaca Alejandra. Et putain c’est beau.
    Ca m’a réconcilié avec les 52 minutes.

    https://www.youtube.com/watch?v=A6xqUqDZTz0


    #critique_a_2_balles #La_flaca_alejandra #carmen_castillo #coup_d'état #1994 #cinema #documentaire #chili #torture #viol #rue_santa_fe



  • Rue Santa Fe, Carmen Castillo, 2007

    Chère S.,

    Le DVD dont je t’ai parlé est prêt. C’était chiant. Des aventures longues, des lectures ennuyeuses et techniques mais un truc qui s’appelle autoformation qui avance et c’est chouette. Maintenant je sais comment dégager les protections d’un DVD protégé. Ca, je savais le faire il y a 6 ans et trois ans mais comme les technologies changent, et les protections aussi, et bien heureusement que la trachéotomie existe pour obliger certains cas à rester chez eux et apprendre comment faire sauter les protections. Bref, tu m’as compris.

    Maintenant des petites histoires qui ne parlent pas de sexualité et de différents fluides plus ou moins amidonnés.

    Il y a plusieurs années, 4 ou 5 je crois, une réalisatrice est passée à La belle rouge présenter son film : Carmen Castillo. Ni d’Eve ni d’Adam, et puis, entre nous, les films sélectionnés par Michel de la compagnie Jolie môme, je ne leur fait pas vraiment confiance... du archi militant (et ça je n’ai rien contre), mais alors sur la forme, rien à foutre. Seulement du propos, et du propos plutôt injonctif si tu vois ce que je veux dire.

    En tout cas on voit ce film et c’est plutôt scotchant.

    Carmen était la compagne de Enrique je sais plus quoi, Gonzales ou un truc comme ça, (de toute façon ils s’appellent tous pareil ces connards de latinos) (Miguel Enriques je biens de le trouber) un des dirigeants du moubement rébolutionnaire chilien au moment du coup d’état de Pinochio. Elle a bu son compagnon mourir sous ses yeux et a été grièbement blessée. Elle a pu, in-extrêmise partir en France pendant 30 ans. Après 30 ans elle fait un film. Et je l’ai troubé très très beau.
    C’est-à-dire qu’elle touche à un point qui me trabaille depuis longtemps. Elle arribe à faire le lien entre la rébolution, sa beauté, et la nostalgie. Bien sûr, celle-ci est terrible pour elle.

    Cet été, a Douarnenez, j’avais oublié cette femme, elle projetais un autre film « nous sommes vivant ». J’y suis allé. Très bien et très original, il m’a touché pour d’autres raisons, mais toutes aussi intimes. Si le premier te plait, c’est promis je pars à l’aventure sur les vagues du web pour méchamment pirater ce joyau (vive les médiathèques).
    Après le film et même pendant, je lui cause. Et la nana, elle se rappelle de moi (sans doute ma tendance à causer quand un film ou quelqu’un m’intéresse) et ça m’a fait très très plaisir, tu verras le film. Aujourd’hui j’ai envie de lui écrire.

    La version que j’ai vu au cinéma durait 1h30, la version que je t’envoies dure 2h45. Sans doute une histoire de production. Enfin bon...
    Je comprends un peu pourquoi la version de 2h45 n’a pas été gardée pour le cinéma. De ma position, j’ai plutôt l’impression que c’est un « ours », un film en cours de montage. Pourtant je trouve bien que chaque séquence est essentielle et m’apprend beaucoup de chose mais j’ai plutôt envie de prendre ce film comme un document plutôt que comme un documentaire. Mais là, je pinaille tellement c’est bon et c’est bien et c’est à fond dans nos discussions.

    Je t’embrasse

    Rémi
    http://www.dailymotion.com/video/x5w77k_rue-santa-fe-carmen-castillo_shortfilms

    #Critique_a_2_balles #Rue_Santa_fe #Carmen_Castillo #2007 #Documentaire #Cinéma #Correspondance #Douarnenez #Compagnie_Jolie_mome #La_Belle_Rouge #Nous_sommes_vivants


  • Carmen Castillo  : « La gauche, c’est être du côté des opprimés » | L’Humanité
    http://www.humanite.fr/carmen-castillo-la-gauche-cest-etre-du-cote-des-opprimes-572610?IdTis=XTC-F

    La mort de Daniel Bensaïd devient un point de départ, une nécessité de poursuivre  ?

    Carmen Castillo C’est un moment de cristallisation. Comme lui, je ne peux pas et je ne veux pas renoncer. Je pense qu’il faut remettre le mot «  luttes  » en avant. C’est un mot multiple, parfois galvaudé, un mot qui, comme celui de «  communisme  », a pu être sali et qu’il faut remettre au jour au nom des valeurs que portent ces mots. Nous ne sommes pas seuls au monde… J’ai choisi pour ce faire une forme cinématographique dans laquelle prennent place la beauté de l’image, la lumière portée sur des «  anonymes  » en résistances. Même dans des conditions financières très limitées, j’ai voulu prendre le temps de saisir les gens, les lieux, les paysages, le temps de filmer avec soin, avec une préoccupation de délicatesse à l’endroit de ceux qui sont filmés.

    À propos de la réalisatrice :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Carmen_Castillo

    et de son compagnon de lutte :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Bensa%C3%AFd

    • À la fin de l’article, le passage qui booste le moral :

      Ainsi des séquences chez Total à Saint-Nazaire qui montrent la fin d’une lutte sans victoire, et pourtant les mots qu’un syndicaliste sort de ses entrailles, de son vécu, sont des mots de poète. Il faut recréer un imaginaire. Croire que le marché peut créer un univers, c’est idiot. Dans des périodes de reflux, nous avons tendance à se faire du mal entre nous. C’est l’une des raisons d’aller vers l’affect, le partage, la poésie. Nous devons trouver des moyens de nous parler, de nous toucher. Le système produit du vide. Face au vide de la consommation et au trop-plein des vitrines, j’ai essayé de repeupler.


  • Enregistrement sonore de Carmen Castillo
    http://universitepopulairetoulouse.fr/spip.php?article409

    Toulouse , le 15 avril 2015, débat aprés le projection du film « On est vivant ». Un film sur l’engagement politique aujourd’hui à la lumière d’un dialogue sensible avec la pensée de Daniel Bensaïd, philosophe et militant, récemment disparu. Avec Daniel, présent en image, et avec ses textes, la réalisatrice voyage dans l’espace et dans le temps, à la rencontre de ces inconnus indispensables qui font la grandeur de la politique. Avec ses désarrois, ses doutes mais aussi ses convictions, elle cherche (...)

    #Fondation_Copernic_31


  • Entretien avec Myriam Martin autour du film « On est vivants » de Carmen Castillo
    http://universitepopulairetoulouse.fr/spip.php?article399

    Myriam MARTIN, militante syndicale, politique est présente dans la version longue du très beau film de Carmen Castillo,"On est vivants". Nous lui avons posé quelques questions concernant le film, Daniel Bensaïd et le militantisme. Myriam Martin sera présente le 15 avril lors de l’avant première au cinéma ABC 1 - Tu as participé au film « On est vivants » de Carmen Castillo, on verra ton entretien dans la version longue du film à paraître en DVD. Peux-tu nous expliquer ce qui t’a amené à participer au (...)

    #Interviews


  • Carmen Castillo : « Comment se mettre en mouvement, être actif, acteur ? » BALLAST via @rezo
    http://www.revue-ballast.fr/carmen-castillo-je-voulais-donner-la-parole-aux-anonymes-en-lutte

    Son prochain #film, On est vivants, sortira en salles le 15 avril 2015 : prenant appui sur la pensée du philosophe Daniel Bensaïd, Castillo donne à voir, entre deux continents, les combats quotidiens de tous ces #anonymes qui s’échinent, dans l’angle mort des grands médias, à faire de la #lutte une « passion joyeuse ». Malgré tout.


  • « Il faut redonner au terme ‘femme engagée’ son ampleur poétique ». Entretien avec Carmen Castillo
    http://www.contretemps.eu/interviews/%C2%AB-il-faut-redonner-terme-%E2%80%98femme-engag%C3%A9e%E2%80%99-son-a

    Dans cet entretien, la réalisatrice chilienne et ancienne militante du MIR (Mouvement de la gauche révolutionnaire), Carmen Castillo, raconte son expérience militante dans les années soixante-dix au Chili, sous la dictature d’Augusto Pinochet. Elle nous fait part notamment de sa réflexion sur ce que veut dire militer en tant que femme, et sur ce que cela a pu représenter dans ces années révolutionnaires. Entretien réalisé par Bettina Ghio et Naima Di Piero. Source : (...)