person:charles reznikoff

  • MON
    Oiseau
    Bleu

    Charles Reznikoff
    James Baldwin
    Nathalie Quintane

    Holocaust
    Retour dans l’œil du cyclone
    Que faire des classes moyennes ?

    Lecture de Quintane
    Dans la salle d’attente
    Du Centre Médico Pédago Psychologique

    Rentrés tard
    Le repas est prêt
    Cuisiné par Émile

    Trois fois de suite
    Émile m’impose aux échecs
    L’ouverture de la Bird.

    Trois fois de suite
    Émile m’impose aux échecs
    La défaite

    Holocaust
    Lecture du soir
    Tu pleures encore ?

    Quintane au CMPP
    Deux Bird, deux échecs
    La lecture du soir fait pleurer

    #mon_oiseau_bleu


  • J – 55: Une amie m’offre un recueil de poèmes de Charles Reznikoff, poète américain dont j’ignorais tout et qui, pour ce qui se trouve dans ce recueil, a collecté de nombreuses minutes de toutes sortes de petits procès, et opérant de très savants collages a écrit des poèmes remarquables à la fois de musicalité mais aussi de peinture d’un réel à la fois sombre et de petites choses.

    Désolé de ne pas être traducteur, un métier, un métier que je ne pourrais jamais exercer, pas plus, finalement que celui de berger de chèvres en Ardèche, même limites évidentes de manque de compétence, aussi le poème qui suit est dans sa langue maternelle. Et un livre de poèmes que je puisse poser en cavalier sur ma table de chevet, finalement c’est un peu ce qui manquait à mon bonheur ces derniers temps. Une lecture du soir et des violettes.

    II
    DOMESTIC SCENES
    Adams and his wife, Hester, and their three small children
    were living on a farm about a mile from the James River.
    Abingdon was the renter of the farm;
    but he was a trapper—
    had a number of traps along both sides of the river—
    and had hired Adams and Casper Dill
    to do the farm work for a share of the crops.
    Abingdon was unmarried and lived in a room of the house
    where Adams and his wife lived;
    Dill lived with his old crippled mother—
    who could not get about—
    in a small house nearby.
    One evening, Abingdon said he was planning a trip across the river
    to “take” a bee tree.
    They were in the house of Mrs. Dill,
    the four of them, Abingdon, Adams, and the Dills;
    Adams was unwilling to go with Abingdon
    unless young Dill went along.
    Both Adams and Dill said they could not swim—
    everybody in the neighborhood knew that—
    and Dill said he did not like water more than knee-deep,
    and Adams nodded agreement.
    Dill added he would rather plow than go,
    but his mother said that since Mr. Abingdon was anxious for him to
    come he had better do so.
    The three men started in the morning
    with everything needed: two large buckets for the honey,
    two axes and a hatchet,
    and a piece of netting to protect them from the bees.
    The boat did not belong to Abingdon
    but he had a key to unlock the boat from its fastening
    to the bank. It was a small boat,
    about ten feet long and two and a half feet wide;
    Abingdon sat in the rear
    with his face to the front; and Adams and Dill sat in front of him,
    their faces also to the front and their backs to Abingdon.
    They landed on the other side of the river
    and went to the bee tree;
    but when they reached it, Abingdon, so he said,
    decided not to cut it down
    because it was a large tree
    and the hole small,
    and the tree might not have any honey in it, after all.
    On the way back, about fifty yards from the shore,
    the boat suddenly filled with water,
    and both Adams and young Dill were drowned.
    When the boat was gotten out of the water,
    three holes, freshly bored, each about an inch and a half in width, were found under the seat where Abingdon had been sitting; and fresh shavings, suiting the size of the holes and of the same
    wood the boat was made of, had been thrown into the water where the boat had been fastened but the shavings had drifted ashore.
    Here, too, were found corncobs cut to fit the holes in the boat. The morning after the drownings, when they came to arrest
    Abingdon, he was found in Hester Adams’ room—and bed.

    #qui_ca


  • J-54 : Des fois il y a des soirs de moindre forme, je descends dans le garage mais je suis vite découragé par la moindre tâche à entreprendre. Je tente de raccommoder un ou deux petits accrocs que j’ai découverts dans les enchâssements récents du Désordre , rien de bien grand, je tente de m’astreindre à une petite heure de travail, au moins une petite heure, pour pouvoir me dire plus tard, je ne sais pas pourquoi j’ai besoin d’une telle réassurance, que pas un jour où je n’aurais passé ne serait-ce qu’une petite heure à travailler au Désordre , mais des fois c’est au-dessus de mes forces vraiment et alors je monte de bonne heure, soit j’écoute un disque et ces derniers temps j’en ai de nombreux à découvrir glanés à la sortie des nombreux concerts de février, Février 17 restera longtemps dans ma mémoire, un mois musical, ou encore un livre, en ce moment donc le recueil de Charles Reznikoff, resté posé en cavalier à côté de mon lit depuis hier soir, ou encore, cela arrive aussi je reste dans le garage et je me passe un film, plus ou moins crayon en main, appareil-photo pas loin, des fois que je tombe sur une scène d’un film en version originale sous-titrée et dans lequel un personnage demande à un autre, à quoi tu penses ? — et cela fait quelques temps que je me dis que je ne devrais sans doute pas m’encombrer de ne relever que de tels passages et au contraire en amasser de nombreux autres et d’inscrire moi-même cette drôle de phrase, celle déclencheuse de mes pensées quand je passais devant la centrale nucléaire de Neuvy-sur-Loire en train, ou encore qui figure au début de Rien d’Emmanuel Venet, ce soir je me laisse tenter par My Sweet Pepper land de Hiner Saleem manqué au cinéma quand il est sorti et je suis bien content de mon choix ce soir. Quel dommage de l’avoir manqué au cinéma. Et combien je goûte, seul, dans mon garage, de regarder cette admirable satyre de la bêtise des hommes machistes et qui se font sans cesse raffutés soit par la remarquable ténacité de cet ancien résistant kurde, soit littéralement décimés par une faction de résistantes kurdes venues venger l’assassinat de l’une d’elles ce qui a pour conséquence heureuse de libérer une autre femme qui peut enfin à la fois enseigner dans l’école et aimer cet homme qui jamais ne l’a harcelée. Et comme il est remarquable dans ce film que la solution à une intrigue, qui portait peu d’espoir dans ses mécanismes, vienne effectivement d’un soulèvement collectif et d’un soulèvement de femmes contre la lâcheté de ces hommes, groupe de femmes dont l’intrigue ne faisait rien pour attirer l’attention sur elles, nous fourvoyant dans cette inattention qui nous met finalement à la place des très sales types pour lesquels ces femmes comptaient pour du beurre. Et rien n’est aussi efficace, si on y est attentif, qu’un effet de personnalisation, d’identification.

    Quelles sont toutes les circonstances dans lesquelles on a pareillement et gentiment rangé les femmes dans le camp des victimes sans défense ? Examen de conscience extrêmement urgent, il me semble. En soi ce film qui s’emploie à reprendre à son compte les codes mêmes du western, aussi bien dans la narration que dans ses objectifs de moralité, et ne fait pas que les déplacer en les implantant dans les contrées kurdes, c’est un western qui nous livre une morale admirablement féministe, la translation du genre western est donc complète.

    Quant aux sourires de Golshifteh Farahani et cette façon dont tous les traits de son si beau visage sont irradiés par ce sourire qui en devient extatique.

    #qui_ca


  • Oeuvres Ouvertes : L’écriture de la lumière (Charles Reznikoff lu par Auxeméry)

    Charles Reznikoff ne se représentait pas la fonction du poète comme un don à exploiter, mais comme un artisanat relevant du devoir de l’homme véridique. Il n’a pas accompli de grandes choses, comme font les carriéristes, les ambitieux, les malins ; il a fait ce qu’il devait. Il n’a pas recherché la lumière de la notoriété ; il a travaillé à tous égards dans l’obscur de la condition humaine, comme il fallait le faire pour satisfaire une exigence sans concession possible au m’as-tu-vu-isme ordinaire : la simple exigence du travail bien fait et de l’œuvre présentable.

    http://www.oeuvresouvertes.net/spip.php?article1897

    #Reznikoff #Auxeméry


  • Vacarme n° 56 disponible en ligne
    http://www.vacarme.org/article2179.html

    Un an après sa parution papier, le numéro spécial de Vacarme (été 2011) est intégralement disponible en ligne. Et c’est un événement. Conçu comme une anthologie de textes introuvables, il est composé de textes rares et précieux de figures incontournables de la pensée et de l’art : l’historien E. P. Thompson, Anne Cheng, Marguerite Duras, Serge Daney, André Markowicz, Dionys Mascolo, Charles Reznikoff et tant d’autres. l’actualité de Vacarme / affichage Une

    #l'actualité_de_Vacarme #affichage_Une