person:christophe dettinger

  • « Les mots d’un boxeur gitan » : petite histoire du #mépris_de_classe par la langue
    https://www.franceculture.fr/societe/les-mots-dun-boxeur-gitan-petite-histoire-du-mepris-de-classe-par-la-l

    Christophe Dettinger a été condamné ce 13 février à un an ferme, aménageable en semi-liberté, pour avoir frappé des CRS lors d’une mobilisation des "gilets jaunes". Médiatisé comme "le boxeur gitan", sa façon de parler avait été jugée suspecte... parce qu’elle tranchait avec pas mal de clichés.

    "Le boxeur, la vidéo qu’il fait avant de se rendre... il a été briefé par un avocat d’extrême gauche. Ça se voit ! Le type, il n’a pas les mots d’un gitan. Il n’a pas les mots d’un boxeur gitan." C’est Le Point qui rapportait le 1er février ces propos d’Emmanuel Macron évoquant Christophe Dettinger, le champion de France des lourds-légers en 2007-2008, condamné ce 13 février à un an ferme, aménageable en semi-liberté, pour avoir frappé des membres des forces de l’ordre le 5 janvier 2019 à l’occasion d’une journée de mobilisation des “gilets jaunes”.

    #ethnicisation #racisation

    Analyse qui me rappelle le constat que j’avais fait à propos d’un plateau (de fruits de merde) sur BFMTV lorsque l’éditorialiste Bruno Jeudy tançait Christophe Couderc, invité représentant des #Gilets_Jaunes en lui reprochant son langage trop « politique » (peut-être même à-la-solde-de-l’étranger-russophile en l’occurrence). Les #gueux représentent un vrai danger lorsqu’ils sont porteurs d’une parole politique.
    (Voir https://seenthis.net/messages/743122)


  • « Les mots d’un boxeur gitan » : petite histoire du mépris de classe par la langue
    https://www.franceculture.fr/societe/les-mots-dun-boxeur-gitan-petite-histoire-du-mepris-de-classe-par-la-l

    En doutant de l’authenticité de “mots d’un boxeur gitan” parce que l’intéressé se place sur un terrain explicitement politique, c’est cette légitimité à parler politique qu’on met en doute. Et c’est d’autant plus flagrant que le niveau de langage des “gilets jaunes” est au centre de bien des commentaires depuis le début du mouvement. Sans porte-paroles rompus au micro, à la joute verbale ou aux canons de la revendication sociale, les “gilets jaunes” ont bousculé pas mal de codes dès le mois de novembre.

    C’est vrai à l’oral, tandis que certains "gilets jaunes" ne se sont pas encombrés de déguiser leur façon de parler pour s’exprimer dans les médias. C’est encore plus vrai à l’écrit, alors justement que la parole des “gilets jaunes” est massive sur les réseaux sociaux. Fautes de français et tournures familières ont très vite été pointées du doigt, devenant rapidement support à un mépris de classe flagrant. Quitte à ce que ça passe par un grand saut périlleux, la critique basculant à bon compte d’une orthographe hasardeuse à une charge contre le quotient intellectuel des “gilets jaunes”. Exemples vus / lus /entendus, dans des émissions à la radio ou à la télévision aussi bien que sur Twitter ou Facebook

    Dans l’autre sens, la question se posera davantage. Par exemple quand Nicolas Sarkozy rétorquera “Casse toi pov’con” au Salon de l’agriculture 2008 à un passant qui refuse de lui serrer la main. Ou encore quand Emmanuel Macron sifflait, récemment, que les minima sociaux coûteraient “un pognon de dingue”.

    Dans les deux cas, on peut regarder le braconnage lexical comme une variante du droit de cuissage - le tout pris dans un jeu d’image dont le but serait de “faire peuple” , comme disent les communicants.

    #langue #mépris_de_classe #transclasse #socio-linguistique #gilets_jaunes


  • Procès de Christophe Dettinger : « En voulant empêcher une injustice, j’en ai créé une autre »
    https://lemediapresse.fr/societe/proces-christophe-dettinger-voulant-empecher-une-injustice-jen-ai-cree

    « En voulant empêcher une injustice j’en ai créé une autre. » Par cette déclaration, Christophe Dettinger, 37 ans, résume peut-être le mieux l’affaire. Durant son audience il ne niera à aucun moment son geste mais tentera par tous les moyens de l’expliquer. L’ancien champion de France de boxe a finalement écopé d’un an de prison ferme […]

    #Société


  • Procès de Christophe Dettinger : « En voulant empêcher une injustice, j’en ai créé une autre »
    https://lemediapresse.fr/societe/proces-de-christophe-dettinger-en-voulant-empecher-une-injustice-jen-a

    « En voulant empêcher une injustice j’en ai créé une autre. » Par cette déclaration, Christophe Dettinger, 37 ans, résume peut-être le mieux l’affaire. Durant son audience il ne niera à aucun moment son geste mais tentera par tous les moyens de l’expliquer. L’ancien champion de France de boxe a finalement écopé d’un an de prison ferme […]

    #Société


  • Gilets jaunes : la parole déclassée de Christophe Dettinger - Claire Cossée et Gaëlla Loiseau, sociologues
    https://www.liberation.fr/debats/2019/02/13/gilets-jaunes-la-parole-declassee-de-christophe-dettinger_1708945

    Alors que le procès de l’ancien boxeur professionnel s’ouvre ce mercredi à Paris, deux sociologues reviennent sur les propos du chef de l’Etat commentant sa vidéo d’excuses et dénoncent un racisme et un mépris de classe.

    Tribune. Christophe Dettinger, ancien boxeur professionnel, est actuellement en détention provisoire pour avoir frappé des représentants des forces de l’ordre lors de l’acte VIII du mouvement des gilets jaunes. Au moment de se rendre à la police, Dettinger a diffusé une vidéo dans laquelle il s’explique sur son geste commis en réponse, selon lui et de nombreux témoignages, à des abus de violences exercés par les policiers sur des manifestant·e·s.

    Le 1er février, le journal le Point rapporte des propos tenus auprès de journalistes par Emmanuel Macron : « Le boxeur, la vidéo qu’il fait avant de se rendre, il a été briefé par un avocat d’extrême gauche. Ça se voit ! Le type, il n’a pas les mots d’un gitan. Il n’a pas les mots d’un boxeur gitan. »

    Nous ne sommes évidemment pas en mesure de nous positionner sur le chef d’accusation émis à l’encontre de Christophe Dettinger. Cependant, en tant que chercheuses, il nous semble important de prendre la mesure de ce qui se joue dans cette affaire. Dans les propos du chef de l’Etat semble s’exprimer un mépris de classe à l’encontre d’un homme qui, par son ancienne profession mais surtout son origine ethnique supposée (dont Macron ne sait absolument rien) et son appartenance populaire, est censé incarner une masculinité brutale et subalterne.

    Ici se joue alors une autre violence (symbolique certes mais très opérante), celle du racisme cumulé à la domination de classe, quand le chef de l’Etat dénigre à Christophe Dettinger la possibilité d’une parole publique, à la fois authentique et construite. Pourtant, les dirigeants sont les plus grands utilisateurs des discours stratégiques construits par d’autres, leurs collaborateurs. Et l’utilisation de ces « éléments de langage », comme ils disent, ne choque pourtant personne dans leur milieu ! C’est ainsi qu’il faudrait que Christophe Dettinger se présente comme une brute inculte, qu’il n’ait pas le droit, lui, de construire et poser ses propres mots qui sont pourtant allés droit au cœur de nombreux gilets jaunes et de leurs sympathisants.

    Mais ne soyons pas aveugles face aux basses manœuvres du discrédit. L’assignation à des positions subalternes (à partir d’appartenances culturelles, sociales ou de classes) jugées par l’élite comme « indépassables » a incontestablement une visée politique. Si la parole de Christophe Dettinger est ainsi stigmatisée et déclassée, c’est parce qu’elle est détectée à partir du « franchissement » ou du décloisonnement dont des auteurs comme Frantz Fanon ont souligné la portée subversive. C’est donc à la liberté d’expression que le Président s’attaque en ramenant l’auteur d’une parole publique à sa supposée position mineure (celle du gitan).

    La vidéo s’adresse aux gilets jaunes
    Sur quel registre de langage se situe le Président quand il désigne « le type », à travers « les mots d’un gitan » ? Au nom de quel principe républicain s’octroie-t-il le droit d’activer une telle appartenance – non avérée par l’auteur lors de son allocution publique – pour argumenter des faits qualifiés de « violents » ? Christophe Dettinger lui-même s’est explicitement situé dans le registre de la parole publique et non pas communautaire ou privée. Ce serait à lui-même de répondre (ou pas !) sur son identité culturelle. Certes, Dettinger est un nom de famille yéniche, une communauté historiquement nomade et européenne. Mais il se définit comme citoyen français et s’adresse dans cette vidéo au « peuple français » et non pas à la communauté des « gitans ». Il se définit avant tout comme militant et s’adresse aux gilets jaunes, en les appelant à la fois à continuer la lutte, et à l’apaisement, enjoignant ses compagnons de lutte à ne pas céder à la violence.

    N’est-il pas là l’enjeu ? Toucher le mouvement par le discrédit d’un de ceux qui sont devenus symboliquement une forme d’icône de ces mobilisations ? Non seulement en cherchant à rabaisser cette figure, mais aussi par un coup tiré contre son avocat, le désignant au détour d’une phrase comme étant « d’extrême gauche », autre façon de déposséder cette figure des gilets jaunes d’une parole populaire autonome (qui serait forcément manipulée par les extrêmes) ? L’enjeu n’est-il pas aussi de détourner les regards du public au moment où des voix s’élèvent contre la violence inouïe exercée par les forces de l’ordre, sur commande de l’Etat, à l’encontre du mouvement ?

    Si, d’un côté, Christophe Dettinger reconnaît son tort dans le fait d’avoir boxé hors du ring pour aider une femme à s’extirper de la violence policière, de l’autre, le président Macron poursuit sa stratégie des « petites phrases » dont il pense pouvoir tirer profit par une mise en scène populiste, faisant fi des condamnations récentes d’élus locaux ayant outrepassé les règles de la liberté d’expression dans l’exercice de leurs fonctions politiques.

    Il est évident que notre président ne parle plus de Christophe Dettinger mais active clairement un racisme exprimé au plus haut sommet de l’Etat et c’est ce qu’il nous semble important de dénoncer. Alors, si tel est le but, pourquoi Emmanuel Macron cible-t-il tout particulièrement la manière de « parler » des « gitans » ? Les langues, les accents régionaux ou argots ont toujours été des cibles privilégiées par les classes dominantes pour porter le discrédit sur des formes d’expression populaires, particulièrement lorsqu’elles sont subversives. Or, les mots des langues romanes qu’emploient entre eux les gens du voyage sont aussi des mots qui circulent en dehors de la communauté. Ils participent de l’inventivité de l’argot qui n’est autre qu’un outil de résistance dans des contextes d’oppression et de domination diffuses.

    C’est à cette langue-là que M. Macron s’attaque, pensant peut-être pouvoir subtiliser quelques ingrédients de la révolte populaire tout en réactivant un antitsiganisme inscrit dans l’histoire institutionnelle française (et dont les voyageurs parviennent progressivement à s’affranchir (1)). Mais la manœuvre semble vouée à l’échec car des gilets jaunes avaient, dès le 16 janvier, appelé publiquement, lors d’un rassemblement à Clermont-Ferrand, à manifester leur soutien aux communautés manouche et gitane de France. La vidéo qui comptabilise aujourd’hui plus de 125 000 vues sur la page Facebook « Les infos des gens du voyage », n’a cessé depuis de circuler sur les réseaux sociaux.

    Cet événement pour les gens du voyage, qui n’ont que trop souffert des propos calomnieux et actes de dénégation de leur citoyenneté française, vient conforter leur présence massive dans le mouvement des gilets jaunes dès ses prémisses. Cette mobilisation visible des voyageurs au sein d’un mouvement social d’ampleur nationale est un signe fort du potentiel d’union citoyenne et, plus largement, des capacités de contestation populaires. Car les gens du voyage sont aussi, de par leur mode de vie qui les expose à diverses formes de répression, des sentinelles de la démocratie.

    Plainte pour injure raciale
    En effet, contrairement à ce que sous-entend la « petite phrase » du Président, des militants associatifs du monde du voyage sont très investis contre les discriminations et pour la défense de leurs modes de vie. Nous rendons d’ailleurs hommage à Nicolas Lorier, décédé le 4 février, qui s’est battu toute sa vie pour défendre la cause des manouches et, plus largement, des gens du voyage, et contribuer à des justes combats, depuis ses débuts dans la résistance, lui dont le père avait été déporté et assassiné à Dachau en tant que Zigeuner.

    Christophe Dettinger va porter plainte pour « injure raciale », a déclaré son avocat. Espérons que lui soit rendu justice sur ce point, en dépit de l’immunité dont dispose à ce jour Emmanuel Macron. Nous estimons qu’il n’est pas vain de considérer à leur juste valeur ces paroles prononcées par le chef de l’Etat, chargé en tant que tel de veiller au respect de la Constitution. Les nombreuses réactions qu’elles ont suscitées appellent une réponse, au risque sinon de pouvoir évoquer un « racisme d’Etat ». En attendant, le mouvement des gilets jaunes perdure et la violence d’Etat est de plus en plus dénoncée par les instances internationales.

    (1) Cf. la loi n° 2017-86 du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté, qui abroge les éléments discriminants du statut des gens du voyage initialement prévus par la loi n° 69-3 du 3 janvier 1969 relative à l’exercice des activités ambulantes et au régime applicable aux personnes circulant en France sans domicile ni résidence fixe.

    Est-ce ainsi que les gitans nous parlent ? Jacques Debot, écrivain tsigane
    https://www.liberation.fr/debats/2019/02/04/est-ce-ainsi-que-les-gitans-nous-parlent_1707304

    #Gilets_jaunes


  • TEMOIGNAGE FRANCE 3. « Si mon mari a réagi comme ça, c’est qu’il a vu une femme matraquée au sol », raconte l’épouse du boxeur Christophe #Dettinger
    https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/video-france-3-si-mon-mari-a-reagi-comme-ca-cest-quil-a-vu-une-femme-ma

    Elle sort de son silence. Discrète depuis l’incarcération de son mari, Christophe Dettinger, le boxeur accusé d’avoir frappé deux gendarmes lors d’une manifestation des « gilets jaunes », Karine Dettinger est revenue sur l’affaire, lundi 4 février, devant la caméra de France 3. « Si mon mari réagit comme cela, c’est qu’il a vu une injustice devant lui, une femme matraquée au sol », explique-t-elle, après avoir précisé qu’elle ne cautionnait pas son geste.

    Karine Dettinger révèle également que son mari a voulu être gendarme, un élément versé au dossier par l’avocate du boxeur.

    Il n’a pas tapé l’uniforme, il n’a rien contre la police. Il a voulu être gendarme réserviste

    Ce sont les #propos d’Emmanuel Macron qui l’ont poussé à s’exprimer. « C’est humiliant, complètement humiliant. Mon mari a fait des études, il est responsable, il travaille, on paye nos impôts, on est Français, on est des citoyens honnêtes et on nous rabaisse », déplore-t-elle. Le président de la République avait estimé que son mari n’avait « pas les mots d’un #boxeur_gitan » dans la vidéo publiée pour expliquer son geste.


    • LE GRAND BLABLA !

      A peine commencé, le grand débat est déjà terminé. Chantal Jouanao a jeté l’éponge, devant le refus de l’Elysée de garantir un débat indépendant suivi d’effets, et aussi, un peu, devant la pression populaire sur son salaire à la tête de la Commission Nationale du Débat Public.

      De séminaire gouvernemental en éléments de langage ineptes, du style « Le grand débat ne doit pas devenir le grand déballage », la majorité a décidé de foncer toujours plus vite dans le mur du refus de l’écoute et du rejet du dialogue.

      La lettre aux Français d’un Président hors-jeu et hors-sol a fixé les termes d’un débat impossible où les lignes rouges de l’ISF et de la politique de privatisation libérale de l’Etat ne peuvent être franchies. Pire ! La lettre d’Emmanuel Macron propose des thèmes chers à l’extrême droite sur l’accueil des réfugiés, l’immigration ou l’identité, qui ne sont en rien portés par les revendications des gilets jaunes.

      Nous assistons donc, un peu goguenards et complètement désabusés à la promotion d’un coup de communication politique bancal, organisé par le gouvernement, pour le gouvernement, pour les derniers soutiens du gouvernement, donc un débat totalement inutile.

      Ce grand débat n’a qu’un objectif : remettre en scène le Président, qui fera un tour des régions, en présence des caméras et des militants triés sur le volet, pour montrer qu’il a compris le message des gilets jaunes, et qu’il est proche de son peuple désormais.

      Ce même Président qui a décidé d’annuler les voeux aux corps intermédiaires, jugés « trop chronophages et inutiles », ce Président qui résume un mouvement profond de contestation sociale à une foule haineuse. Ce même Président qui écrit une bien trop longue lettre aux Français, comme s’ils voulaient éviter d’avoir à mal jouer son rôle, une fois encore, devant les caméras officielles de l’Elysée.

      Le grand débat national s’avère en réalité une petite opération de communication sur le dos des maires, dont certains ont déjà refuser de se prêter au jeu, jugé sans doute trop chronophage et inutile, lui aussi.

      Le débat est impossible, tout comme cette cocasse et triste « guerre des cagnottes » qui n’a pas pu avoir lieu à cause de la censure d’une plateforme de dons en ligne qui a interprété ses conditions d’utilisations pour complaire aux injonctions du gouvernement.

      Il faut comprendre la cagnotte de soutien à l’ancien boxeur Christophe Dettinger, comme l’expression de défiance des invisibles, prêts à toutes les solidarités contre une oligarchie embastillée.

      Dettinger est devenue une icône, en miroir à Benalla, autre icône, qui se moque de la justice.

      C’est la comparution immédiate pour l’un et l’immunité et le faste des voyages avec passeports diplomatiques pour l’autre, dans une danse macabre sur les restes piétinés de la République.

      La volonté d’apaisement de l’exécutif n’existe pas.

      C’est un barrage autoritaire qui blesse les corps et empêche la parole qui se dresse face à une demande de plus de démocratie et de plus de justice. Une violente lutte de pouvoir où « ceux qui réussissent » empêchent « ceux qui ne sont rien » de construire leurs solidarités effectives.

      La Ve République n’est certainement pas l’incarnation suprême de l’idéal républicain.

      Pierre Mendès France jugeait que « La République doit se construire sans cesse car nous la concevons éternellement révolutionnaire, à l’encontre de l’inégalité, de l’oppression, de la misère, de la routine, des préjugés, éternellement inachevée tant qu’il reste des progrès à accomplir.”

      Il ne peut y avoir d’ordre républicain sans justice.

      Les thèmes du grand débat sont gravés sur le fronton de nos mairies : Liberté, Egalité, Fraternité.

      Tout le reste, c’est du vol.

      https://www.lemondemoderne.media/le-grand-blabla

    • Le municipalisme n’est pas une panacée !

      ... En effet ce que dit René Revol prouve à quel point Emmanuel Macron s’est trompé lorsqu’il a décidé de s’adresser au peuple par le truchement de sa représentation municipale.

      Par ailleurs, comment peut-on convaincre tout un chacun qu’il s’agit d’un « grand débat » alors qu’il n’est en réalité qu’un one-man-show guidé et animé par le Président répondant aux questions des membres d’une assemblée.

      Et ces questionneurs étant des édiles, on peut admettre qu’ils sont les porte-paroles de leurs administrés, mais ils ne sont que des interlocuteurs univoques puisque les points abordés ne sont suivis d’aucune solution et tout au moins, d’aucune réflexion contradictoire...

      C’est ainsi que la démocratie dite participative trouve ses limites démocratiques dans le grand tohu bohu d’une jactance qui est un leurre, un grand bluff, de la poudre aux yeux pour l’opinion publique !

      D’ailleurs « les gilets jaunes » ne s’y sont pas trompés et restent mobilisés pour faire comprendre à l’Elysée que sa grande opération de communication est inutile, intempestive et d’ores et déjà frappée d’obsolescence.

      Seule une série de référenda d’initiative citoyenne dont les questions seraient rédigées par la « France d’en bas » pourraient calmer la colère populaire et produire les réponses salutaires qu’exige le pourrissement de notre société.

      Les municipalités ne peuvent être que des courroies de transmission.

      Des vecteurs de la démocratie.

      https://blogs.mediapart.fr/vingtras/blog/200119/le-municipalisme-nest-pas-une-panacee

    • ... Cest à dire avec cette arme de dissuasion massive du mensonge des classes dominantes qui est désormais leur réponse à la colère populaire sans oublier l’utilisation éhontée de la force publique, casquée et bottée, avec matraques et flash-balls.

      En effet est-ce vraiment un débat public cette organisation des jactances du Président devant des assemblées de Maires alibis d’un « échange démocratique » puisqu’ils sont priés de bien vouloir formuler des questions cadrées dans la fameuse « lettre aux Français » qui n’est autre qu’un catalogue de l’écume des problèmes de la nation ?

      Est-ce en réalité animer la vie républicaine que d’en détourner le sens et d’en falsifier les valeurs ? Remplacer la libre discussion par un discours de campagne électorale ?

      Par le détournement sémantique du discours public sous l’apparence du bon sens, on maîtrise des salles a priori sceptiques voire hostiles et on donne aux medias (qui n’attendent que cela) l’impression de l’émergence d’un consensus...

      Un Barnum-circus de la démocratie représentative avec des notables, des naïfs et des gogos !

      Car la perfidie et le cynisme du pouvoir régalien sont sans limites : en 1871, l’ignoble Adolphe Thiers matait le petit peuple des insurgés parisiens avec ses canons et ses mercenaires, en 2019, le muscadin Emmanuel Macron a pris la décision de casser la « révolte des ronds points » avec les mots d’un charlatanisme bon enfant et agréé par « les honnêtes gens ».

      Ainsi, il n’y a de république que conservatrice et une démocratie ne peut être qu’une autocratie dirigée par un leader éclairé...!

      Imbu de sa personne, de sa supériorité intellectuelle et de sa facilité de parole, le leader dispose et impose ; il enfume et abuse. Une ritournelle qui a un doux parfum vichyssois :

      « Je hais les mensonges qui vous ont fait tant de mal »..."La terre, elle, ne ment pas "...etc

      Serait-il l’héritier d’un certain Maréchal...?

      NB/ le département de l’Hérault n’est pas dupe de l’enfumage présidentiel puisque seulement 19 Maires (sur 342) ont répondu présent à l’invitation du meeting macronien de Souillac !

      https://blogs.mediapart.fr/vingtras/blog/180119/perfidie-semantique

      « Une république à bout de souffle, confisquée par une caste bourgeoise empêtrée dans l’expertise technocratique et la religion du libéralisme, auto-satisfaite et arrogante, sûre d’elle et dominatrice grâce à sa maîtrise de la communication publique.

      Mais cette indécente démonstration de monopolisation du discours officiel avec le one-man-show normand est en réalité un chant du cygne.

      Oui, le ciel est noir. Mais le fond de l’air est jaune ! »

    • Macron face aux maires : la présidente Delga exprime « son malaise à Souillac, transformée en ville morte »
      https://www.midilibre.fr/2019/01/19/macron-face-aux-maires-la-presidente-delga-exprime-son-malaise-a-souillac-


      La présidente de la Région Occitanie Carole Delga avait fait le déplacement à Souillac dans le Lot.
      PHOTO ARCHIVES NASSIRA BELMEKKI

      La présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, avait fait le déplacement ce vendredi 18 janvier dans le Lot, lors du deuxième acte du grand débat national avec les élus à Souillac.

      Comme le relate La Dépêche, ce qui l’a d’abord surpris, c’est l’aspect ville morte de Souillac. En effet, la président de Région explique : « Quand je suis arrivée vers midi, il n’y avait personne, sinon des représentants des forces de l’ordre. Pas un passant dans les rues, la plupart des commerces fermés. J’ai été très mal à l’aise. Comment, en effet, reprendre contact avec les citoyens, en particulier en milieu rural, si on aseptise les lieux ou l’on se rend ? Il y a comme une contradiction. Du coup, comme je ne pouvais pas concevoir d’aller dans une salle avec le président de la République sans échanger avec les habitants, je suis allé à leur rencontre. J’ai discuté avec des gilets jaunes et quelques rares personnes présentes. Ils ont été supers gentils. Une dame m’a même attribuée la fonction de maire de la région Occitanie » déclare Carole Delga, jointe par téléphone. « Cela manquait d’interactivité »

      En revanche, la présidente de la Région Occitanie n’est pas restée à Souillac pour écouter les réponses d’Emmanuel Macron. Toujours selon La Dépêche, Carole Delga n’a pas apprécié le format de ce débat. «  C’était très bien que les maires puissent exprimer leurs doléances ou revendications, mais cela manquait un peu d’interactivité. J’ai trouvé que ce débat nous enfermait. J’aurais préféré quelque chose de plus ouvert  » dit-elle.


  • Les jeux sont faits - Album Yellow Winter Song - La vie manifeste
    https://www.youtube.com/watch?v=3oP3HRWgg-E

    C’est Christophe Dettinger
    que nous aimons beaucoup.
    Il se défend
    il nous défend de vous
    et puisqu’on oublie pas
    les #grenades ni les coups
    on vous le dit
    on n’en peux plus de vous

    Mieux vaut manifester
    quitte à se faire ficher
    quitte à se faire
    arrêter et juger.
    Mieux vaut #manifester
    quitte à se faire tuer
    vous l’avez dit
    C’est fini entre nous

    Si c’était trois fois rien
    trois fois rien entre nous
    évidemment
    ça ne ferait pas beaucoup
    Mais toutes ces petites #phrases
    qu’on a mis bout à bout
    les jeux sont faits
    rien ne va plus du tout

    Mieux vaut se faire gazer
    que ne rien faire du tout
    S’opposer à vous
    c’est déjà beaucoup
    Comme Christophe Dettinger
    que nous aimons beaucoup
    on vous l’avoue
    on rendra coup pour coup

    Car toutes ces petites phrases
    qui nous viennent de vous
    Le saviez-vous ?
    Ça ne calme pas du tout
    Nous on ne veut plus rien
    plus rien plus rien de vous
    Vous faire confiance
    C’est être à moitié fou

    #Gilets_jaunes #Yellow_Winter_Songs #La_vie_manifeste


  • Le boxeur de gendarmes attendra son procès en prison
    Reuters – par Emmanuel Jarry – 10 janvier 2019
    https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKCN1P40F4-OFRTP
    https://s3.reutersmedia.net/resources/r/?m=02&d=20190110&t=2&i=1344068650&w=1200&r=LYNXNPEF090A7-OFRTP

    PARIS (Reuters) - L’ancien boxeur professionnel Christophe Dettinger, qui s’en est violemment pris samedi à deux gendarmes lors d’une manifestation des “Gilets jaunes” à Paris, a obtenu mercredi le renvoi de son procès pour préparer sa défense mais l’attendra en prison.

    Il était entendu en comparution immédiate pour violences volontaires en réunion sur personnes dépositaires de l’autorité publique ayant notamment entraîné une incapacité temporaire de travail (ITT) supérieure à huit jours. Pour de tels faits, la peine maximale encourue est de cinq à sept ans de prison.

    Le tribunal correctionnel a renvoyé son procès au 13 février mais rejeté les demandes de supplément d’information ou renvoi à l’instruction formulées par ses avocats, qui souhaitaient que les actes du boxeur soient replacés dans leur “contexte”.

    Le tribunal a également décidé de le placer sous mandat de dépôt, synonyme de placement immédiat en détention, alors que les avocats plaidaient pour un simple contrôle judiciaire.

    La présidente du tribunal a invoqué, pour justifier cette décision, son soutien aux “Gilets jaunes” depuis le début du mouvement et son “manque de maîtrise de lui-même” laissant selon elle craindre de nouveaux actes de violence, ainsi que le risque qu’il ne se présente pas au tribunal le 13 février. (...)

    #GiletsJaunes #Manifestation #ViolencesPolicières #Répression #Dettinger


  • Schiappa et Leetchi : violer la #loi c’est open bar - Vu du Droit
    http://www.vududroit.com/2019/01/schiappa-leetchi-violer-loi-cest-open-bar

    Résumons-nous : la #cagnotte a été lancée pour venir en aide à Christophe Dettinger dans la procédure intentée contre lui (frais de défense) et à sa famille mise en difficulté par l’incarcération. C’est bien sur cette base que les sommes ont été versées par les donateurs et sont désormais entre les mains de Leetchi. Et c’est la raison pour laquelle elles doivent être remises à l’organisateur qui les utilisera sous sa responsabilité. En violant ses propres règles, et en disposant à sa guise à l’encontre de la volonté des donateurs, ce qui constitue un détournement, Leetchi semble bien avoir commis le délit d’ABUS DE CONFIANCE prévu et réprimé par l’article 314-1 du code pénal. L’organisateur et les donateurs devraient immédiatement saisir le procureur de la république pour déposer plainte entre ses mains.

    Au-delà de l’impact commercial que l’on espère désastreux pour Leetchi on peut s’interroger sur ce zèle à exécuter des ordres aussi manifestement illégaux émis par Marlène Schiappa lors d’une émission de télévision.

    #démocratie


  • Gilets jaunes : Eric Drouet lance une cagnotte pour les manifestants blessés
    https://lemediapresse.fr/actualites/gilets-jaunes-eric-drouet-lance-une-cagnotte-pour-les-manifestants-ble

    Eric Drouet, une des figures populaires du mouvement des Gilets jaunes, a lancé ce mercredi 9 janvier ne cagnotte pour les manifestants blessés sur la plateforme Paypal. « J’adresse un message a tous les personnalités qui on dit nous soutenir (politiques, chanteurs, humoristes etc ), c’est maintenant qu’il faut agir !! Cette cagnotte dont le montant visé […]


  • Hommage à Christophe Dettinger
    https://lundi.am/Hommage-a-Christophe-Dettinger

    Si les vidéos montrant, ce samedi à Paris, un « boxeur » affronter à mains nues des gendarmes ont provoqué des réactions outrées, notamment dans la classe politique ou chez les syndicats policiers, certains Gilets Jaunes semblent avoir apprécié le courage de leur camarade (que la police semble avoir identifié comme étant un certain Christophe, ex-champion de France d’anglaise). Un exemple ici, avec cette « lettre de soutien » que nous avons reçu et accepté de publier.