person:danièle huillet

  • Des conférences de cinema mises en ligne par la FEMIS - Le mag cinéma
    https://lemagcinema.fr/non-classe-fr/des-conferences-de-cinema-mises-en-ligne-par-la-femis

    La Femis ouvre son patrimoine vidéo et met à disposition des vidéos de conférences sur le thème du cinéma assez exceptionnelles.

    Depuis plus de trente ans, La Fémis est un lieu de rencontres entre artistes et étudiants.
    La Fémis a ainsi décidé de mettre en valeur au sein de ses archives une première sélection de tables rondes, master class, conférences et débats qui se sont tenus à La Fémis ou dans d’autres lieux – tel que le Festival de Cannes – qui illustrent la parole des cinéastes, images filmées par les étudiants eux-mêmes depuis 1986.
    Grâce au soutien de l’Université Paris Sciences et Lettres, à laquelle La Fémis est associée, et grâce au travail de monteurs image et son, les interventions choisies de nombreux cinéastes seront désormais accessibles sur deux plateformes, celle de l’école et celle de la bibliothèque numérique de « PSL Explore », et ce, à des fins culturelles, scientifiques et pédagogiques

    Conférences
    http://www.femis.fr/conferences
    http://www.femis.fr/local/cache-vignettes/L800xH420/73a529d31f1e2e0ccd08bdd2121a14-ee610.jpg?1551092753

    Depuis plus de trente ans, La Fémis est un lieu de rencontres entre artistes et étudiants.
    La Fémis a ainsi décidé de mettre en valeur au sein de ses archives une première sélection de tables rondes, master class, conférences et débats qui se sont tenus à La Fémis ou dans d’autres lieux

    Conférence de Jean Rouch, Johan Van der Keuken et Frederick Wiseman dans le cadre des Rencontres de la Fémis (1987)
    ↓ Conférence d’Alain Tanner dans le cadre des Rencontres de la Fémis (1987)
    ↓ Conférence de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet (1988)
    ↓ Conférence de Jean-Luc Godard dans le cadre des Mardis de La Fémis (1988)
    ↓ Conférence de David Cronenberg dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2000)
    ↓ Conférence d’Éric Rohmer dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2005)
    ↓ Conférence de Guy Maddin dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2012)
    ↓ Conférence de Francis Ford Coppola dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2012)
    ↓ Conférence de Luc et Jean-Pierre Dardenne dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2012)
    ↓ Conférence de Thomas Vinterberg dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2012)
    ↓ Conférence de Bruno Dumont dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2014)
    ↓ Conférence d’Agnès Varda dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2014)
    ↓ Conférence de Patricio Guzman dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2015)
    ↓ Conférence de Jean-Gabriel Périot dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2016)
    ↓ Conférence de Frederick Wiseman dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2016)
    ↓ Conférence de Raymond Depardon et Claudine Nougaret dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2017)
    ↓ Conférence de Cédric Klapisch dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2017)
    ↓ Conférence de Damien Manivel dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2017)
    ↓ Conférence de Frederick Wiseman dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2017)
    ↓ Conférence de Vincent Macaigne dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2017)
    ↓ Conférence de Tony Gatlif dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2018)

  • Europa 2005 - 27 octobre, Film réalisé en 2006 en vidéo, couleurs, 12 minutes, d’après une idée de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet.

    Le producteur italien Enrico Ghezzi a commandé ce #film à Danièle Huillet et Jean-Marie Straub pour célébrer le centenaire de la naissance de Roberto Rossellini. Il leur a demandé d’imaginer une suite à Europa ’51 en s’inspirant du personnage joué par Ingrid Bergman dans ce film. Les cinéastes ont choisi pour sujet la mort de deux jeunes garçons de Clichy-sous-Bois en banlieue parisienne qui, poursuivis par la police, se sont réfugiés dans un transformateur électrique à haute tension où ils ont trouvé la mort. Pendant plusieurs semaines après le drame, les banlieues françaises ont brûlé.

    https://www.youtube.com/watch?v=EGU06JQ92lc&list=PLdngs1Hvsu1GWkeF3JknIWDOHkmGwYDou&index=11

    #cinétract #police

    Jean-Marie Straub & Jacques Rancière, débat après la projection de Europa 2005, Joachim Gatti, Corneille-Brecht et O somma luce.
    Janvier 2011. Participent aussi Giorgio Passerone et Philippe Lafosse.
    https://vimeo.com/21168810

  • À quoi engage le cinéma ? Une autoréduction au Festival international du film documentaire, « Cinéma du réel »
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=7616

    Un texte récemment traduit en français sur la #politique des #films des Huillet&Straub commence par un récit d’une autoréduc, à Beaubourg, il y a huit ans de cela :

    « Samedi 10 mars 2007, 14h30 : une salle de cinéma située dans le sous-sol du Centre Georges Pompidou à Paris. On assiste à la projection de courts-métrages allemands des années 1960-1970, rarement projetés, dans le cadre de la 29e édition du Festival international du film documentaire, « Cinéma du réel ». Y était présenté l’essai cinématographique de 15 minutes, Einleitung zu Arnold Schönbergs ‘Begleitmusik zu einer Lichtspielscene’ (Introduction à « une musique d’accompagnement pour une scène de film » d’Arnold Schönberg, 1972) réalisé par Jean-Marie Straub et Danièle Huillet.

    Alors que de nombreux spectateurs s’installent dans leurs sièges, une agitation se fait entendre depuis l’extérieur. Soudain, un groupe d’une cinquantaine de militants force le passage et fait irruption dans la salle. Tout en distribuant dans toute la salle des tracts de l’ère pré-Photoshop, le groupe, qui s’autodéfinit comme étant composé de jeunes chômeurs, réclame d’assister gratuitement à la projection, outré qu’un festival financé par de l’argent public puisse exiger que l’on paye sa place et plaidant globalement pour une séparation de l’art et du commerce.

    Offensée par cette manifestation, la directrice du festival – après avoir ordonné au technicien de ne pas démarrer la projection et mobilisé le service de sécurité afin qu’il intervienne physiquement dans la salle pour intimider les manifestants – prend la parole et déclare à la foule (notons que les spectateurs ayant payé leurs places se sont rangés presque unanimement du côté des manifestants, en dépit du désagrément) qu’elle ne se laissera pas « terroriser » et forcée à poursuivre la projection, ce qui eût pour effet de prolonger l’occupation de la salle par les spectateurs. »

    Le #tract diffusé sur place :

    LE RÉEL ? Chouette !
    ENTRÉE LIBRE !!!

    « Si le cinéma ne s’était pas aussi complaisamment livré à la fausse alternative art/divertissement, il aurait pu servir d’outil de vérification de thèses essentielles. » ...

    #cinéma #réel #autoréduction

  • La politique de Straub-Huillet | Période
    http://revueperiode.net/la-politique-de-straub-huillet

    Samedi 10 mars 2007, 14h30 : une salle de cinéma située dans le sous-sol du Centre Georges Pompidou à Paris. On assiste à la projection de courts-métrages allemands des années 1960-1970, rarement projetés, dans le cadre de la 29e édition du Festival international du film documentaire, « Cinéma du réel ». Y était présenté l’essai cinématographique de 15 minutes, Einleitung zu Arnold Schönbergs ‘Begleitmusik zu einer Lichtspielscene’ (Introduction à « une musique d’accompagnement pour une scène de film » d’Arnold Schönberg, 1972) réalisé par Jean-Marie Straub et Danièle Huillet. Alors que de nombreux spectateurs s’installent dans leurs sièges, une agitation se fait entendre depuis l’extérieur. Soudain, un groupe d’une cinquantaine de militants force le passage et fait irruption dans la salle. Tout en distribuant dans toute la salle des tracts de l’ère pré-Photoshop, le groupe, qui s’autodéfinit comme étant composé de jeunes chômeurs, réclame d’assister gratuitement à la projection, outré qu’un festival financé par de l’argent public puisse exiger que l’on paye sa place et plaidant globalement pour une séparation de l’art et du commerce. Offensée par cette manifestation, la directrice du festival – après avoir ordonné au technicien de ne pas démarrer la projection et mobilisé le service de sécurité afin qu’il intervienne physiquement dans la salle pour intimider les manifestants – prend la parole et déclare à la foule (notons que les spectateurs ayant payé leurs places se sont rangés presque unanimement du côté des manifestants, en dépit du désagrément) qu’elle ne se laissera pas « #terroriser » et forcée à poursuivre la projection, ce qui eût pour effet de prolonger l’#occupation de la salle par les spectateurs. En fin de compte, le programme prévu ne sera pas maintenu.

    #cinéma #autoréduction #chômeurs #gratuité

    • Je transmet : Ce qu’oublie monsieur Parfax, c’est que c’était aussi cette après midi là l’occasion de voir le seul film d’#Holger_Meins (#Oskar_Langenfeld) ; qu’il ne s’agissait pas seulement des Icônes Straub mais bien d’un geste lié à une programmation particulière. En PJ (les tracts, j’espère que ce sont les bons).

      LE RÉEL ? Chouette ! ENTRÉE LIBRE !!!

      « Si le cinéma ne s’était pas aussi complaisamment livré à la fausse alternative art/divertissement, il aurait pu servir d’outil de vérification de thèses essentielles. »

      Traversés de questions politiques que ne sauraient circonscrire de quelconques échéances électorales, nous venons, précaires sans qualités, sans #argent, en cette zone de miniaturisation du continent cinématographique (zone festivalière), faire en commun l’expérience de
      Am Siel (Au bord du chenal),
      de Aufsätze (Rédactions),
      de Von Griechenland (De la Grèce),
      de Einleitung zu Arnold Schönbergs « Begleitmusik zu einer
      Lichtspielscene » (Introduction à la “Musique d’accompagnement pour une scène de film” d’Arnold Schönberg),
      de Jeder ein Berliner Kindl (Bière pour tous),
      de Die Worte der Vorsitzenden (Les Citations du Président),
      de Farbtest : Die rote Fahne (Essai couleur : le drapeau rouge), et de Oskar Langenfeld – 12 mal (Oskar Langenfeld – 12 fois).

      « Du fleuve qui déborde on dit souvent qu’il est violent. Mais du lit qu’il enserre nul ne dira qu’il est violent. »

      Réponse à l’annulation :

      LE RÉEL ? telosblind1 !!

      « Si le cinéma ne s’était pas aussi complaisamment livré à la fausse alternative art/divertissement, il aurait pu servir d’outil de vérification de thèses essentielles. »

      Nous étions une trentaine à nous rendre à Beaubourg pour voir ces films programmés le samedi 10 mars, décidés à entrer dans la salle sans nous être acquittés du billet d’entrée. Nous pensons que faire l’#expérience en commun de ces films nous importe, ne serait-ce que parce que pour ces réalisateurs, le cinéma engage à quelque chose. La question d’ailleurs "à quoi engage le cinéma ?" plutôt que les sempiternelles atermoiements stériles autour d’un cinéma engagé ou politique, nous apparaît cruciale. Il ne peut s’agir de seulement considérer ces films comme appartenant à l’histoire du cinéma ou comme figures d’un courant du cinéma politique, mais de tenter de les rendre au présent et de pouvoir s’en saisir comme d’un héritage possible. « Ne pas payer notre place » pour les voir était ainsi une tentative de rendre possible cette expérience et permettait aussi, à la plupart d’entre nous – rmistes, chômeurs ou précaires – de tout simplement entrer dans la salle. De fait, il y eut bousculade, le zèle triste et défensif des précaires employés par le festival, l’atteste aujourd’hui encore.

      Ce geste simple et intrusif, à nos yeux relativement insignifiant, à l’aune de ce qui traverse ces films et qui nous traverse, qui ne mériterait pas d’explications, et moins encore de revendications, s’il n’avait pas rencontré une situation de blocage entraînant la décision, par la direction du festival, d’annuler la projection. Cette décision fût prise immédiatement : nous fûmes qualifiés de preneurs d’otages, de fascistes, de violents et donc Punis de projection(s). Le terme "punis" a ici son importance : il fut prononcé par madame la directrice. Pas de fric, pas de film ; pas de bras, pas de banania. Et puis on ne fait pas intrusion, cela ne se fait pas, ne se fait pas, le #réel ne peut avoir lieu. L’arrivée rapide d’une quinzaine de vigiles en costumes et en gants de cuir noir, prenant place tout autour de la salle et exigeant l’évacuation de tous les spectateurs fut, il est vrai, du plus glaçant effet.

      1 telos : le but, la fin... blind : aveugle...

      Beaucoup de spectateurs, partageant notre étonnement devant cette réaction délirante, insistaient avec nous pour que les films soient projetés. Nous étions tous venus ici pour voir ces films, mais il faut croire que cette décision simple ne pouvait pas être maintenue. Après nous être vus demandé, par la direction du festival, de présenter nos excuses aux gens à l’entrée (ce que nous avons fait malgré le ridicule de la situation, situation comprise des personnes qui munies de billets, s’excusaient à leur tour...), après avoir accepté de nous mettre sur le côté de la salle pour que les gens ayant acheté un billet soient tous sûrs d’avoir une place assise, la séance fut définitivement annulée par la direction du festival, pour des raisons de sécurité...
      Tristesse, stupidité, état des choses. Le problème en fait, c’est l’#irruption ; le problème, c’est de ne pas montrer patte blanche. Le problème, c’est de vouloir retrouver de la #présence dans des lieux qui instituent des programmes mais qui ont oublié que programmer n’est pas montrer ; que montrer des films, cela n’est pas remplir des rayons ou des cases comme on empilent des tendances dans la grande distribution : le grand marché fictif. Le problème, c’est de se satisfaire de cet intolérable présent, où il suffit de programmer deux fois des films d’importance pour s’acquitter d’une conscience politique à l’intérieur de vitrines (Beaubourg) désertées de pensées en acte. Nous ne sommes pas venus militer pour la gratuité de l’ensemble des marchandises culturelles (rien à foutre d’entrer gratos pour aller voir les dernières conneries en date), nous étions venus montrer par notre présence et pour ces films, notre amitié pour les choses dites politiques.
      Devant ces réactions, il faut donc bien reconnaître que notre intrusion a été vécue comme violente. Mais la seule violence qu’on peut nous imputer est celle de ne pas considérer comme évident le fait de devoir payer un droit d’entrée pour voir certains films, de ne pas consommer ces films comme de vulgaires marchandises et de travailler à les voir pour ce qu’ils sont. Une gigantesque publicité pour la culture proclame sur le fronton de Beaubourg, « Le #beau est toujours bizarre ». le #normal sera donc toujours laid.

      Ceux du 15 mars.

  • La politique de #Straub-Huillet
    http://revueperiode.net/la-politique-de-straub-huillet

    Cinéastes, communistes révolutionnaires, Jean-Marie Straub et Danièle #Huillet (décédée en 2006) combinent les paradoxes. Encensés par une critique exigeante, leurs films restent les moutons noirs d’un #cinéma dit d’« auteur » et sont boudés par les circuits de distribution ; inscrit dans un héritage marxiste, leur travail a été plus volontiers discutée par Deleuze que par le « marxisme français ». Ces paradoxes sont le fruit d’un cinéma sans compromis, d’un militantisme explicite mais très loin des canons du « cinéma politique ». La politique de Straub-Huillet se joue dans une approche du cinéma, du travail sur les textes et les images, dans le refus de toute forme de « neutralité » artistique vis-à-vis du monde. Daniel Fairfax propose ici une introduction à leur œuvre, pour découvrir et redécouvrir un projet (...)

    #Uncategorized #esthétique

  • Bande son de l’émission « Le Cercle de Minuit » du 18/02/1997 - Le destin des #images : allons nous devenir prisonniers ? #critique_techno #écrans
    http://www.derives.tv/Le-destin-des-images-allons-nous

    Conversation entre Jean-Marie Straub, Danièle Huillet, Philippe Quéau, Paul Virilio, Enki Bilal et Laure Adler, 1997
    https://www.youtube.com/watch?v=Ie9pY-A5I9w

    • bien résumé : )

      aussi l’idée de Straub, vers le début, d’une inversion néfaste : son langage cinématographique passe par des images ; désormais même les images sont un langage (numérique), ce qui signerait la fin d’un certain cinéma (si j’ai bien compris, reste à savoir en quoi c’est néfaste).