person:david cameron

  • Nick Clegg, ex-numéro 2 du gouvernement britannique et nouveau dirigeant de Facebook
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/10/19/l-ancien-vice-premier-ministre-britannique-nick-clegg-devient-le-responsable

    L’ancien chef du parti libéral-démocrate, au pouvoir entre 2010 et 2015, gérera les affaires publiques et la communication de l’entreprise. C’est une nomination surprenante : après plusieurs décennies de politique, l’ancien chef des libéraux-démocrates britanniques Nick Clegg, qui fut aussi vice-premier ministre de 2010 à 2015 auprès de David Cameron, va diriger les affaires publiques de Facebook pour le monde entier, annonce le Financial Times. M. Clegg a dirigé le parti centriste britannique durant (...)

    #Facebook #lobbying


  • Le spectre de Khadafi hante toujours l’ONU, dans Rai Al-Youm - Actuarabe
    http://actuarabe.com/le-spectre-de-khadafi-hante-toujours-lonu

    La décision de renverser le colonel Muammar Khadafi n’a pas été prise à cause des massacres qu’il a commis envers son peuple ; cela n’était qu’un prétexte. Elle a été prise car il s’opposait à l’Occident colonisateur, à l’occupation israélienne et soutenait la résistance. Il voulait renforcer l’unité africaine par le développement, les investissements et le commerce entre les Etats africains. Il avait mis de côté une partie des richesses de la Libye pour émettre le « dinar africain » comme substitut aux monnaies occidentales (l’euro et le dollar), ce que les archives françaises confirment. Elles soulignent aussi l’implication du Président Sarkozy et du Premier ministre britannique David Cameron dans ce renversement. Silvio Berlusconi, l’ex-Premier ministre italien, a d’ailleurs témoigné pour l’histoire à ce sujet.


  • Un "drôle" de petit article sur les orientations futures de l’#aide_au_développement en direction des "pays fragiles". Enfonçages de portes ouvertes garantis où l’on vous assène de gros poncifs sur les vertus de l’économie privée ... Quand la Banque Mondiale et toutes ses officines vous font croire qu’elles sont sorties poliment par la porte, les #banksters n’ont même plus à se gêner pour rentrer par les fenêtres.

    Aide au développement : « Il faut changer nos manières de faire »_ID4D
    https://ideas4development.org/aide-developpement-vulnerabilites

    Récemment, j’ai coécrit le rapport Escaping the Fragility Trap avec le professeur Tim Besley de la London School of Economics. Il est issu des travaux de la Commission Cameron, une commission indépendante présidée par David Cameron, ancien Premier ministre britannique, et Donald Kaberuka, ancien président de la Banque africaine de développement. Il s’agit d’un rapport très important sur la fragilité. La priorité de la communauté internationale, sur le plan politique, devrait être d’encourager les structures de partage du pouvoir. Sur le plan économique, la sortie de la fragilité repose en grande partie sur la création d’emplois. Ce sont les entreprises qui créent des emplois mais elles sont très peu incitées à s’installer dans les États fragiles. L’innovation engendre des pertes qui doivent être financées par l’argent public. C’est à cela que servent les États. (ouch !)

    La priorité est donc d’utiliser les deniers publics pour inciter les entreprises à faire des affaires dans des endroits où elles auraient très peu intérêt à s’installer autrement. C’est un message difficile à entendre pour les agences d’aide au développement, mais c’est un message réaliste.

    (Ils sont vraiment très forts chez #ID4D ...)


  • Royaume-Uni scandal Windrush
    https://twitter.com/EdChirac/status/990669955401166848

    Après la Seconde Guerre mondiale, le Royaume-Uni est exsangue. Il a remporté la guerre, mais le pays est complètement détruit. Il faut tout reconstruire. Comme la France, il fait donc appel à ses forces vives : celles qui vivent dans les colonies.

    en 1948, une loi est votée : le British Nationality Act, qui permet à n’importe quel citoyen du Commonwealth d’obtenir la nationalité britannique. Des milliers d’Antillais et de Caribéens font leurs valises et partent pour une nouvelle vie en métropole.
    Le 22 juin 1948, l’Empire Windrush arrive au port de Tilbury avec près de 500 immigrés jamaïcains et trinidadiens à son bord. C’est le début de la « génération Windrush » et d’une nouvelle facette du multiculturalisme britannique.

    David Cameron est Premier ministre, et sa Ministre de l’Intérieur (Home Secretary) est une certaine Theresa May. Elle met en place une politique très sévère envers les sans-papiers, afin de créer, selon ses propres mots, un « environnement hostile ». Les contrôles sont renforcés.

    Impossible de trouver un logement ou un emploi, d’ouvrir un compte en banque, de s’inscrire à l’école, de se faire soigner, de conduire une voiture… si on est sans papiers. Et devinez qui est sans papiers ? Les enfants de la génération Windrush, tombés dans un vide juridique.

    Comme ils ont vécu toute leur vie, ou presque, au Royaume-Uni, ils se croyaient légitimement britanniques et ont donc construit leur vie dans leur seul vrai pays. Ils ont fait des études, se sont mariés, ont eu des enfants, un emploi, ont payé des impôts, etc.
    Sauf que le gouvernement britannique n’a pas conservé de registre de tous ces descendants de la Windrush Generation. Et suite aux renforcements de contrôles liés au Brexit, certains ont été purement et simplement expulsés après des dizaines d’années sur le sol britannique.
    50 000 personnes sont concernées.

    https://www.youtube.com/watch?v=kfy1mDdNtEQ

    Windrush: post-war immigration
    https://www.bl.uk/learning/timeline/item107829.html
    www.bl.uk/learning/timeline/item107829.html

    Windrush generation: Who are they and why are they facing problems? - BBC News
    http://www.bbc.com/news/uk-43782241

    Windrush scandal: legal clinics in Brixton for those affected | UK news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/uk-news/2018/apr/28/windrush-scandal-legal-clinics-brixton-black-cultural-archives

    Ironically enough, the Windrush scandal has brought the British African and Caribbean communities together for the first time | The Independent
    https://www.independent.co.uk/voices/windrush-black-british-community-caribbean-immigration-ethnic-minorit

    Amber Rudd resigns as home secretary - BBC News
    http://www.bbc.co.uk/news/uk-politics-43944988


  • [Vidéo] Intox : Tuez Kadhafi !
    https://www.les-crises.fr/video-intox-tuez-kadhafi

    Dans ce temps troublés, le visionnage de cet excellent documentaire de Jacques Charmelot sur la guerre de Libye de 2011 est indispensable. Il est à consulter sur le site de France 5 jusqu’à dimanche. L’intervention militaire en Libye conduite par Nicolas Sarkozy, David Cameron et Barack Obama en 2011 s’inscrit dans la stratégie de changement […]


  • Theresa May temporise avant d’envisager des frappes en Syrie sans vote au Parlement
    http://www.lemonde.fr/syrie/article/2018/04/11/theresa-may-temporise-avant-d-envisager-des-frappes-en-syrie-sans-vote-au-pa

    Downing Street l’assure : Theresa May est prête à s’engager en Syrie, même sans attendre un éventuel accord du Parlement. La première ministre britannique, lors de conversations téléphoniques, mardi 10 avril, s’est mise d’accord avec les présidents américain et français sur « la nécessité pour la communauté internationale d’une réponse » aux attaques en Syrie « afin de faire respecter l’interdiction mondiale de l’usage des armes chimiques », détaille un communiqué officiel.

    Les avions Tornado sont prêts à décoller de la base militaire britannique d’Akrotiri (sud de Chypre). Mais Mme May, souvent raillée pour son caractère #excessivement_méthodique et sa lenteur à décider, semble prendre son temps pour réunir les arguments dont elle pourrait avoir besoin si elle se heurtait à des critiques parlementaires. Le communiqué de Downing Street évoque prudemment les « informations à confirmer » faisant état d’une attaque à l’arme chimique à Douma, près de Damas.

    Si même Mme May n’est pas (encore…) convaincue par les preuves… qu’on ne lui a visiblement pas (encore…) présentées, c’est bien à cause de sa pusillanimité bien connue (chicken !, en anglais).

    • Vu par les Britanniques :

      Syria decision looms for May - BBC News
      http://www.bbc.com/news/uk-politics-43724946

      But some do say the PM is taking her time. On one level, they say this is just her character, to be cautious and methodical, to play it by the book. She wants to work out what is in the UK national interest, to understand what other countries want to achieve, to assess all the options and consequences

      And yes, that involves assessing the risk of losing a vote in Parliament on this. The scars of David Cameron’s defeat over proposed military action in Syria in 2013 have not entirely healed. This will matter if any military action is not a one-off but a sustained strategy that envisages air strikes the next time Syria drops chemical weapons and the next.

      Crucially, I am told that Mrs May also wants to make sure that the case against Syria is as comprehensive as possible. She wants as much information as possible about the suspected chemical attack on Douma - above all, so she can say who was responsible.

      She wants to make sure she has her ducks and arguments in a row for the potential political flak she could face. The discussions are similar to those over the Salisbury nerve agent attack, namely that Mrs May wants to be able to stand up in Parliament and say there is “no plausible alternative” to Syria being responsible.

      There was a distinct note of caution in the official Downing Street account of the May/Trump phone call. This spoke of “reports” of Syrian chemical weapons attacks which were evidence of President Assad’s brutality “if confirmed”.

      There are signs that the US and the French are also taking their time. Monsieur Macron seems keen to act but even he spoke yesterday of a decision “within days”. French sources tell me they expect another Macron/Trump call “in the next 48 hours”.

    • Theresa May is warned against joining in on a strike against Syria | Daily Mail Online
      http://www.dailymail.co.uk/news/article-5601407/Theresa-warned-against-joining-strike-against-Syria-MPs-say.html

      Theresa May resists US rush to bomb Assad without more evidence the Syrian regime is to blame for ’barbaric’ chemical attack on civilians
      • PM last night warned not to press ahead with a strike on Bashar Al Assad’s troops
      • MPs told Theresa May it would be a ’huge mistake’ for her to bow to pressure 
      • Mrs May and Donald Trump vowed to end to chemical weapon attacks in Syria
      • Though the PM indicated she needed more proof of Assad’s involvement first 
      • There is no legal requirement for Mrs May to consult MPs ahead of air strikes




  • Sarkozy en garde à vue, le fils de Kadhafi candidat à la présidentielle : une « justice divine » ? par @raialyoum - Actuarabe
    http://actuarabe.com/sarkozy-en-garde-a-vue-le-fils-de-kadhafi-candidat-a-la-presidentielle-un

    Que Sayf Al-Islam Kadhafi soit libre après avoir été innocenté et se présente à la présidentielle libyenne alors que le premier artisan du complot pour attaquer la Libye et renverser Kadhafi croupit derrière les barreaux est un paradoxe que certains appelleront « justice divine », en disant que le Créateur « accorde des délais mais n’oublie pas ». Les mains de Sarkozy et de ses alliés libyens et britanniques sont couvertes du sang de plus de 35 000 Libyens tombés en martyr dans les bombardements des avions de l’OTAN.

    Silvio Berlusconi, l’ancien Premier ministre italien, a reconnu lui-même que Sarkozy avait « fabriqué » la révolution libyenne afin de se venger du général Kadhafi, qui avait combattu ardemment l’influence française en Afrique et était à l’initiative de l’Union africaine ainsi que d’une monnaie unique africaine (le dinar africain), destinée à prendre la place du dollar et de l’euro, et pour laquelle il avait réuni assez d’or et de métaux précieux.

    L’ex-Président américain, Barrack Obama, a exprimé son grand regret d’avoir donné son accord à l’intervention militaire de l’OTAN en Libye. Il a déclaré qu’il s’agissait d’une des plus grandes erreurs de sa présidence, après avoir pris connaissance du « montage » et des campagnes de désinformation. Il a accusé Sarkozy et son partenaire David Cameron, ancien Premier ministre britannique, d’en être à l’origine.

    • #Béchir_Saleh, l’ancien argentier de #Mouammar_Kadhafi, a été blessé par balles vendredi 23 février. Il a été gravement atteint, mais d’après son avocat, Béchir Saleh devrait s’en sortir. Cette agression intervient dans des circonstances troubles. Et ce, alors que la #justice_française souhaiterait toujours l’entendre dans l’affaire du financement de la campagne de Nicolas #Sarkozy en 2007.
      http://www.rfi.fr/afrique/20180226-bechir-saleh-ex-tresorier-kadhafi-blesse-balles-afrique-sud

      Pas un crime crapuleux, selon un proche de Saleh

      La police sud-africaine a conclu à un crime dans le but de voler, mais Mustapha el-Zaidi, un proche de Béchir Saleh, évoque l’existence d’une tentative d’assassinat et demande aux autorités sud-africaines de faire toute la lumière sur cette affaire. « L’opération n’acquiert pas un aspect criminel parce que ceux qui l’ont effectué n’ont rien volé, ni les papiers importants qui étaient dans la voiture, ni l’argent, il y en avait aussi, ni la voiture en elle-même. C’est une opération organisée dans un but certainement autre que le vol, croit savoir le président du délégué général du Mouvement national populaire libyen, lancé en 2012. Béchir Saleh est membre du Conseil exécutif de ce parti.

      Mustapha el-Zaidi reprend : « Cette opération est différente dans ses caractères des crimes de vols très répandus à #Johannesburg. Il est sûr que le motif n’était pas banal et que le but n’était pas de voler. Ils étaient cinq personnes et ils ont voulu assassiner Béchir Saleh. Nous n’accusons personne, mais nous souhaitons que les autorités d’Afrique du Sud ainsi que les chefs africains, avec qui le docteur Béchir Saleh possède des relations bonnes et personnelles, veillent à ce qu’il y ait une enquête sérieuse sur cette tentative d’assassinat. Béchir Saleh est toujours dans un état critique, il est toujours aux soins intensifs sous assistance respiratoire. Il souffre des déchirements aux intestins et dans les voies urinaires. Selon les médecins, il a été touché par des #balles_explosives. »

      #RFI


  • La France paie au prix fort la guerre en #libye
    https://www.mediapart.fr/journal/international/171017/la-france-paie-au-prix-fort-la-guerre-en-libye

    Nicolas #Sarkozy et David Cameron célébrant la victoire à Benghazi, en septembre 2011 © Reuters Nicolas Sarkozy est, en mars 2011, l’initiateur et le plus farouche acteur d’une intervention armée en Libye qui aboutit au renversement et à la mort de #kadhafi. Lancée sur la base de fausses informations, l’entreprise guerrière se révèle un fiasco comparable à celui de l’invasion de l’Irak en 2003.

    #International #guerre_de_2011


  • 2012: Tory Prime Minister David Cameron declares war on “Safety Culture” / Boing Boing
    http://boingboing.net/2017/06/17/tort-reform-astroturf.html

    The Conservative Party — and free market ideologues — have waged a long war on “safety culture,” insisting it was a nonsensical, incoherent regulation that acted as a drag on every business except no-win/no-fee lawyers, who exploited these rules to victimise poor corporations with punishing lawsuits.

    The reality is that the alleged health-and-safety-gone-mad overreach was almost always an urban legend, a rule that didn’t exist and never existed (though it might be cited by a puny martinet of a middle-manager as a way to force their underlings to do their bidding). In their brilliant, beautifully written and beautifully researched 2014 book, In the Interests of Safety, Tracey Brown and Michael Hanlon from Sense about Science showed how tabloids, petty bosses and bureaucrats, and credulous members of the public invented the excesses of “Safety Culture” — while actual health and safety pros soberly and cautiously put forward the rules that stopped us all from dying of food poisoning, defective cars, or in terrible blazes in firetrap buildings.

    London fire: just last year, Tory landlord-MPs rejected Labour’s tenant safety law / Boing Boing
    https://boingboing.net/2017/06/14/voting-their-interests.html

    The death-toll on London’s Grenfell Tower fire continues to mount, it’s worth remembering that there are no “natural disasters,” only human disasters, created by people who weigh different interests in the balance and create policies based on the way the scales come up.

    So it was that a year ago, a group of Tory MPs largely composed of commercial landlords voted down Labour’s amendment to the Housing and Planning Bill that would have required landlords to make their properties safe and “fit for human habitation.”


  • Jeremy Corbyn makes terror speech in Carlisle
    http://www.itv.com/news/border/2017-06-05/jeremy-corbyn-makes-terror-speech-in-carlisle

    After Mrs May said that combating terrorism would require “difficult conversations” with Muslim communities in the UK, Mr Corbyn said that the PM must also be ready to have difficult discussions with close ally and major arms customer Saudi Arabia about terror funding.

    He cited the delayed publication of an investigation commissioned by David Cameron into the foreign funding of extremist Islamist groups, which is reported to focus on the Gulf kingdom.

    “We do need to have some difficult conversations, starting with Saudi Arabia and other Gulf states that have funded and fuelled extremist ideology,” said Mr Corbyn.

    “It is no good Theresa May suppressing a report into the foreign funding of extremist groups. We have to get serious about cutting off the funding to these terror networks, including Isis, here and in the Middle East.”


  • ’Sensitive’ UK terror funding inquiry may never be published
    https://www.theguardian.com/uk-news/2017/may/31/sensitive-uk-terror-funding-inquiry-findings-may-never-be-published-sau

    An investigation into the foreign funding and support of jihadi groups that was authorised by David Cameron may never be published, the Home Office has admitted.

    The inquiry into revenue streams for extremist groups operating in the UK was commissioned by the former prime minister and is thought to focus on Saudi Arabia, which has repeatedly been highlighted by European leaders as a funding source for Islamist jihadis.



  • Asylland Schweiz in Zahlen


    http://www.blick.ch/news/politik/blick-erklaert-asylland-schweiz-in-zahlen-id6551880.html
    #flèches #invasion #asile #migrations #réfugiés #afflux #Suisse #visualisation #cartographie #statistiques #chiffres
    cc @reka

    Il serait évidemment possible de déconstruire tous les chiffres...
    Déjà celui lié à la carte avec la flèche rouge...
    Réponse : Les personnes relevant du domaine de l’asile ne représentent en réalité que 1,3% de la population résidente en Suisse :
    https://asile.ch/prejuge-plus/invasion

    Puis celle des #coûts :


    Une réponse intéressante ici, par un économique, Cédric Tille :

    « Si on compare le PIB suisse au prix d’un bon repas au restaurant, le coût de l’asile ne représente même pas le prix du sucre servi avec le café », illustre l’économiste

    Source : https://asile.ch/2017/03/11/amnesty-laccueil-coute-coute

    #préjugés

    • J’archive ici un article de Amnesty International suisse :
      « Afflux » : un terme erroné

      Les discours de certain·e·s élu·e·s et les images véhiculées par les médias suite aux drames et violences qui, avec une régularité effrayante, coûtent la vie aux réfugié·e·s et aux migrant·e·s, suggèrent que l’Europe et la Suisse seraient submergées par un afflux massif de personnes. L’analyse des chiffres montre que ce discours est erroné. Par Nadia Boehlen

      https://www.amnesty.ch/fr/sur-amnesty/publications/magazine-amnesty/2015-4/refugies-afflux-un-terme-errone#
      #mots #terminologie #vocabulaire

    • Le Temps | « L’afflux massif » de réfugiés est un mythe aux effets pervers

      Dans ce contexte, nous assistons à la montée d’un discours assimilant les migrants à une « vague », un « #tsunami » ou un « #essaim » (selon les termes récents du premier ministre britannique, David Cameron) prêt à « déferler » sur l’Europe. L’usage d’un tel vocabulaire, dicté par une logique de gains électoraux à court terme ou de sensationnalisme médiatique, contribue à déshumaniser les personnes dont il est question. Une fois qu’on les a ainsi réduites à des abstractions menaçantes, il devient alors beaucoup plus aisé d’exiger le renforcement d’une politique répressive qui nie leur besoin de protection. Une telle politique, menée depuis plus de deux décennies par les Etats européens sous les termes de « sécurisation des frontières » ou de « lutte contre l’immigration irrégulière », s’est avérée coûteuse, inefficace, et humainement inacceptable.

      https://asile.ch/2015/09/03/le-temps-lafflux-massif-de-refugies-est-un-mythe-aux-effets-pervers
      #vague #liquide


  • Les citoyens de l’UE ne se sentent plus bienvenus au Royaume-Uni
    https://www.mediapart.fr/journal/international/160417/les-citoyens-de-l-ue-ne-se-sentent-plus-bienvenus-au-royaume-uni

    En arrivant à Downing Street, Theresa May s’est engagée à diviser par trois le solde migratoire annuel du pays. Son prédécesseur, David Cameron, n’y était pas parvenu. Mais à l’heure du Brexit, May a fait de la lutte contre l’immigration son Graal. Les Européens du Royaume-Uni redoutent de servir de « monnaie d’échange » durant les négociations avec Bruxelles.

    #International #immigration


  • Les citoyens de l’UE ne se sentent plus bienvenus au Royaume-Uni
    https://www.mediapart.fr/journal/international/160417/les-citoyens-de-lue-ne-se-sentent-plus-bienvenus-au-royaume-uni

    En arrivant à Downing Street, Theresa May s’est engagée à diviser par trois le solde migratoire annuel du pays. Son prédécesseur, David Cameron, n’y était pas parvenu. Mais à l’heure du Brexit, May a fait de la lutte contre l’immigration son Graal. Les Européens du Royaume-Uni redoutent de servir de « monnaie d’échange » durant les négociations avec Bruxelles.

    #International #immigration


  • The Facts are True, the News is Fake – INCERTO – Medium
    https://medium.com/incerto/the-facts-are-true-the-news-is-fake-5bf98104cea2

    How to Disagree with Yourself

    In the summer of 2009, I partook of a an hour long discussion with David Cameron, who was in the running for, and later became, the U.K. Prime Minister. The discussion was about how to make society robust, even immune to Black Swans, what structure was needed for both decentralization and accountability, and how the system should be built, that sort of thing. It was an interesting fifty-nine minutes around the topics of the Incerto and I felt great communicating all the points in bulk for the first time. The room in the elegant Royal Society for the Arts was full of journalists. I subsequently went to a Chinese restaurant in (London’s) Soho to celebrate with a few people when I received a phone call by a horrified friend. All London newspapers were calling me a “climate denier”.

    #data #données #informations #enquête #investigation #méthode #méthodologie


  • British PM May warns Netanyahu: Palestinian land-grab bill is unhelpful
    After Netanyahu announces vote on bill which would legalize expropriation of privately owned Palestinian land to go ahead, May says it will make things more difficult for Israel’s friends.
    By Barak Ravid | Feb. 6, 2017 | 8:09 PM
    http://www.haaretz.com/israel-news/.premium-1.770065

    LONDON – British Prime Minister Theresa May told Prime Minister Benjamin Netanyahu that an Israeli bill legalizing the expropriation of privately owned Palestinian land is unhelpful and would make things more difficult for Israel’s friends around the world, Haaretz has learned.

    After his meeting with May on Monday afternoon, Netanyahu told reporters that the vote slated for Monday on the bill will go ahead as planned. He added that he had informed the White House of his intention of putting the legislation to a vote and said he will return from the U.K. on Monday night to participate.

    “I never said that I want to delay the vote on this law,” Netanyahu said. “I said that I will act according to our national interest. That requires that we do not surprise our friends and keep them updated – and the American administration was been updated.”

    Minutes before the meeting, May’s spokesman told the British press that the prime minister planned to tell Netanyahu she opposes settlement activity in the West Bank and in East Jerusalem.

    While Netanyahu said that May did raise the issue of construction in the settlements, he stressed that the issue “was not discussed in detail, to say the least.” He said he told her that the settlements are not an obstacle to peace and that preoccupation with them is a distraction from the main problems in the Israeli-Palestinian conflict.

    At the start of their meeting, May told Netanyahu that the British government is committed to a two-state solution to the Israeli-Palestinian conflict. Netanyahu told May that he shares her desire for peace in the region, but avoided voicing an explicit support of the two-state solution.

    Netanyahu also asked May to stop the British Foreign Office from funding left-wing Israeli organizations, first and foremost the veterans’ group Breaking the Silence, which responded to Netanyahu’s remarks by saying the British government does not currently provide them with any funding.

    Netanyahu and May’s meeting was their first since May took office in July after her predecessor David Cameron stepped down over the results of the Brexit vote held the previous month. Besides the Israeli-Palestinian peace process, the two leaders discussed Iran, the war in Syria and Israeli-British relations following the Brexit.

    The bill would allow the state to declare private Palestinian land on which settlements or outposts were built, “in good faith or at the state’s instruction” as government property, and deny its owners the right to use or hold those lands until there is a diplomatic resolution of the status of the territories.

    The purpose of the bill, the revised version says, is to “regulate settlement in Judea and Samaria [the West Bank] and allow its continued establishment and development.”

    The measure provides a mechanism for compensating Palestinians whose lands will be seized. A landowner can receive an annual usage payment of 125 percent of the land’s value as determined by an assessment committee for renewable periods of 20 years, or an alternate plot of land if this is possible, whichever he chooses.


  • Why the language we use to talk about refugees matters so much
    –-> cet article date de juin 2015... je le remets sur seenthis car je l’ai lu plus attentivement, et du coup, je mets en évidence certains passages (et mots-clé).

    In an interview with British news station ITV on Thursday, David Cameron told viewers that the French port of Calais was safe and secure, despite a “#swarm” of migrants trying to gain access to Britain. Rival politicians soon rushed to criticize the British prime minister’s language: Even Nigel Farage, leader of the anti-immigration UKIP party, jumped in to say he was not “seeking to use language like that” (though he has in the past).
    Cameron clearly chose his words poorly. As Lisa Doyle, head of advocacy for the Refugee Council puts it, the use of the word swarm was “dehumanizing” – migrants are not insects. It was also badly timed, coming as France deployed riot police to Calais after a Sudanese man became the ninth person in less than two months to die while trying to enter the Channel Tunnel, an underground train line that runs from France to Britain.

    The way we talk about migrants in turn influences the way we deal with them, with sometimes worrying consequences.

    When considering the 60 million or so people currently displaced from their home around the world, certain words rankle experts more than others. “It makes no more sense to call someone an ’illegal migrant’ than an ’illegal person,’” Human Rights Watch’s Bill Frelick wrote last year. The repeated use of the word “boat people” to describe people using boats to migrate over the Mediterranean or across South East Asian waters presents similar issues.
    “We don’t call middle-class Europeans who take regular holidays abroad ’#EasyJet_people,’ or the super-rich of Monaco ’#yacht_people,’” Daniel Trilling, editor of the New Humanist, told me.

    How people are labelled has important implications. Whether people should be called economic migrants or asylum seekers matters a great deal in the country they arrive in, where it could affect their legal status as they try to stay in the country. It also matters in the countries where these people originated from. Eritrea, for example, has repeatedly denied that the thousands of people leaving the country are leaving because of political pressure, instead insisting that they have headed abroad in search of higher wages. Other countries make similar arguments: In May, Bangladesh Prime Minister Sheikh Hasina said that the migrants leaving her country were “fortune-seekers” and “mentally sick.” The message behind such a message was clear: It’s their fault, not ours.

    There are worries that even “migrant,” perhaps the broadest and most neutral term we have, could become politicized.

    Those living in the migrant camps near #Calais, nicknamed “the #jungle,” seem to understand this well themselves. “It’s easier to leave us living like this if you say we are bad people, not human," Adil, a 24-year-old from Sudan, told the Guardian.

    https://www.washingtonpost.com/news/worldviews/wp/2015/07/30/why-the-language-we-use-to-talk-about-refugees-matters-so-much
    #langage #vocabulaire #terminologie #mots #réfugiés #asile #migrations #essaim #invasion #afflux #déshumanisation #insectes #expatriés #expats #illégal #migrant_illégal #boat_people #migrants_économiques

    cc @sinehebdo

    • The words we use matter—why we shouldn’t use the term ”illegal migrant”

      Words have consequences, especially in situations where strong emotions as well as social and political conflicts are endemic. Raj Bhopal’s rapid response in The BMJ, in which he objected to the use of the phrase “illegal migrant” on the grounds that only actions, not persons, can be deemed “illegal”, merits further reflection and dissection.

      Some people think that those who protest against this phrase are taking sides with migrants in conflict with the law, in a futile attempt to cover up what is going on. On the contrary: the very idea that a person can be illegal is incompatible with the rule of law, which is founded on the idea that everyone has the right to due process and is equal in the eyes of the law. Labelling a person as “illegal” insinuates that their very existence is unlawful. For this reason, bodies including the United Nations General Assembly, International Organization for Migration, Council of Europe, and European Commission have all deemed the phrase unacceptable, recommending instead the terms “irregular” or “undocumented”. It would be more than appropriate for the medical profession, given its social standing and influence, to do the same.

      While people cannot be illegal, actions can: but here too, words have to be chosen carefully. For example, the overwhelming majority of irregular migrants have not entered the country clandestinely; they have either had their asylum application turned down, or have “overstayed” a visa, or breached its conditions. Moreover, it is never correct to label someone’s actions “illegal” before the appropriate legal authority has determined that they are. Until then, the presumption of innocence should apply. Due process must have been followed, including the right to legal advice, representation, and appeal—rights that the UK government, especially where migrants are concerned, has been only too willing to sacrifice on the altar of cost-cutting.

      Even after an official determination that a person is residing unlawfully, we must have confidence in the fairness of the procedures followed before it is safe to assume that the decision was correct. This confidence has been badly shaken by the recent finding that almost half of the UK Home Office’s immigration decisions that go to appeal are overturned. In their zeal to implement the government’s policy of creating a “hostile environment” for people residing unlawfully, some Home Office officials appear to have forgotten that the rule of law still applies in Britain. People who had lived legally in the UK for decades have been suddenly branded as “illegally resident” and denied healthcare because they couldn’t provide four pieces of evidence for each year of residence since they arrived—even when some of the evidence had been destroyed by the Home Office itself. Hundreds of highly skilled migrants including doctors have been denied the right to remain in the UK because minor tax or income discrepancies were taken as evidence of their undesirability under the new Immigration Rules. A recent case in which the Home Office separated a 3-year-old girl from her only available parent, in contravention of its own policies, led to an award for damages of £50,000.

      What of the medical profession’s own involvement? The 2014 Immigration Act links a person’s healthcare entitlement to their residency status. Health professionals in the UK are now required to satisfy themselves that an individual is eligible for NHS care by virtue of being “ordinarily resident in the UK,” the definition of which has been narrowed. In practice, this has meant that people who do not fit certain stereotypes are more likely to be questioned—a potential route to an institutionally racist system. They can instantly be denied not only healthcare, but also the ability to work, hold a bank account or driver’s licence, or rent accommodation. It is unprecedented, and unacceptable, for UK health professionals to be conscripted as agents of state control in this way.

      Given the unrelenting vendetta of sections of the British press against people who may be residing unlawfully, it should also be borne in mind that such migrants cannot “sponge off the welfare state”, since there are virtually no benefits they can claim. They are routinely exposed to exploitation and abuse by employers, while “free choice” has often played a minimal role in creating their situation. (Consider, for example, migrants who lose their right of residence as a result of losing their job, or asylum seekers whose claim has been rejected but cannot return to their country because it is unsafe or refuses to accept them).

      To sum up: abolishing the dehumanising term “illegal migrant” is an important first step, but the responsibility of health professionals goes even further. In the UK they are obliged to collaborate in the implementation of current immigration policy. To be able to do this with a clear conscience, they need to know that rights to residence in the UK are administered justly and humanely. Regrettably, as can be seen from the above examples, this is not always the case.

      https://blogs.bmj.com/bmj/2018/10/02/the-words-we-use-matter-why-we-shouldnt-use-the-term-illegal-migrant


  • Daniel BLake de tous les métiers... - CQFD, mensuel de critique et d’expérimentation sociales
    http://cqfd-journal.org/Daniel-BLake-de-tous-les-metiers

    Dans l’Angleterre de David Cameron, comme dans la France de Sarkozy et Hollande (et Fillon, et Macron...), le Château de Kafka est un dédale d’open spaces virtuels, reliés par la fibre optique. Blake s’y perd, parce qu’il est un humain profondément ancré dans le monde matériel : celui du bricolage qui lui permet d’aider une mère isolée à chauffer ses enfants ; celui du bois, qu’il aime sculpter finement au ciseau ; celui de son magnétophone des années 1980, avec lequel il continue en 2016 d’écouter de la musique. « Je peux vous construire une maison, mais ne me demandez pas de faire mes démarches par ordinateur ! », lance-t-il à sa conseillère au Job Centre, qui exécute fidèlement la feuille de route des bureaucraties néo-libérales : nier l’individu, tout en le rendant plus dépendant que jamais de la #machine sociale.


  • Une fin de règne sans gloire pour Barak Obama. Un Nobel qui a fait la guerre à la paix. - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/01/une-fin-de-regne-sans-gloire-pour-barak-obama.un-nobel-qui-a-fait-

    « La paix n’est pas l’absence de guerre, c’est une vertu, un état d’esprit, une volonté de bienveillance, de confiance, de justice. »

    Baruch Spinoza, philosophe (1632 – 1677)

     

    Ça y est, le président Obama s’en va laissant Donald Trump prendre en charge le pouvoir ! Avant de revenir sur la dernière partie de la présidence, à savoir l’engagement sans retenue de Obama pour l’élection de Hillary Clinton, nous allons à notre façon donner un point de vue parmi tant d’autres de citoyens lambda appartenant à ce continent des ténèbres qu’est l’Afrique et cher à Hegel, mais aussi à cette espérance religieuse diabolisée car instrumentalisée du fait de ses dirigeants complaisants avec l’Empire qui les adoube et d’où ils tirent leurs seules légitimités pour le plus grand malheur de leur peuple.

    Souvenons-nous de l’espoir suscité par la candidature de Obama, sa venue était vue comme une bénédiction du ciel après les années de feu, de sang, de malheur des deux mandatures de George Walker Bush. Le discours de rupture d’Obama, et même sa nomination, nous faisait espérer- grands naïfs que nous sommes- le retour de l’american way of life, celle d’Armstrong marchant sur la Lune, celle des pères fondateurs de la démocratie et de la liberté. Cette Amérique qui a pris le pari d’élire un Afro-Américain consacrant ainsi le rêve de Martin Luther King « I have a dream… ».

    Le capital de confiance et d’espoir des damnés de la Terre était immense, d’autant qu’à tort ou à raison, nous Africains nous nous sentions rétablis dans notre dignité après deux siècles d’esclavage. Ce fut d’autant plus beau que malgré les dénégations d’Obama affirmant qu’il est chrétien, beaucoup d’entre les naïfs que nous sommes pensaient à tort qu’un président qui a dans sa famille des parents musulmans ne peut que développer de l’empathie avec l’Islam.

    Ceci nous fut confirmé par le fameux discours du Caire Salem Alikoum., « Je vous salue »

    Il parle à cette occasion de « nouveau départ » pour qualifier la relation que l’administration qu’il dirige veut développer entre son pays et le monde arabo-musulman. Le président a su choisir trois bonnes citations du Coran, des allusions à l’âge d’or de l’islam et à sa contribution scientifique dont a pu bénéficier l’Occident ; il a réaffirmé très fortement la liberté de conscience en faveur des musulmans aux États-Unis, et plus généralement Obama aura apporté à la sensibilité inquiète du monde musulman, les apaisements que celui-ci attendait depuis longtemps.

    Dans ce qui suit nous allons montrer les faits les plus saillants vus encore une fois du Sud, nous survolerons rapidement l’aspect économique et l’obamacare qui est en passe d’être détricoté avant même la fin du mandat d’Obama et les meurtres racistes qui ont augmenté.

    Bref inventaire de l’héritage d’Obama ayant consensus en Occident

    Obama c’est avant tout le verbe et la verve. Retour sur trois paroles qui ont marqué l’opinion lors des années de présidence de Barack Obama. « Oui nous pouvons » : « « Yes we can. » Le slogan choisi pour la campagne de Barack Obama en 2008 est indissociable de sa présidence. Il a eu deux significations : celui d’une Amérique qui veut en finir avec les années Bush et celui d’une communauté afro-américaine qui voit pour la première fois un président métis s’installer à la Maison-Blanche. « L’audace d’espérer. » « L’espoir face aux difficultés, l’espoir face à l’incertitude, avait-il martelé. L’audace d’espérer est le plus grand don que Dieu nous a donné. » « Je parie que demain, vous rejetterez la peur, et choisirez l’espoir. » « L’Amérique que j’aime. » L’Amérique qui se dessine dans les discours de Barack Obama est celle qui aurait assumé ses divergences politiques et assimilé ses différentes communautés. « Il n’y a pas d’Amérique blanche, ou d’Amérique noire, d’Amérique asiatique ou latino. Mais les États-Unis d’Amérique. » (1).

    Les avis divergent sur l’héritage de la présidence de Barack Obama. La Tribune de Genève dresse un bilan avec quelques témoignages : « Grâce à l’Obamacare, 20 millions d’Américains qui n’avaient pas d’assurance-maladie ont pu s’en offrir une. Barack Obama n’a toutefois jamais réussi à vendre à ses concitoyens cette réforme qui les oblige à contracter une assurance-maladie, et les républicains ont entamé l’abrogation de la loi la semaine dernière. En matière d’environnement, M. Obama a soutenu l’accord de Paris sur le climat en 2015. Il a aussi protégé 141 millions d’hectares de terres et de mers contre leur exploitation à des fins énergétiques, tout en réduisant de moitié l’importation de pétrole des Etats-Unis. » (2)

    Le lynchage d’El Gueddafi

    A la suite des printemps arabes mis en oeuvre par les officines occidentales, les pays occidentaux pensaient rechaper le Monde arabe à moindre frais d’une façon soft. Ainsi, le président Obama a laissé faire Hillary Clinton en l’occurrence dans cette mise à mort voulue par Sarkozy conseillé par Bernard-Henry Lévy et Cameron. Pour Hillary Clinton, l’élimination du « dictateur » El Gueddafi qui eut pour épitaphe – Je suis venu, j’ai vu, il est mort » fut son plus grand succès et devait la qualifier pour la présidence grâce au succès de sa « stratégie de changement de régime ». Ses emails révélés par le FBI sont la preuve de cette attente. Hillary avait adopté avec enthousiasme la politique des néoconservateurs et des interventionnistes libéraux prônant le renversement de gouvernements qui manquaient de respect pour la seule superpuissance, nation exceptionnelle, indispensable et unique leader du monde.

    La mort de Ben Laden : la promesse tenue, gage de la réélection

    Une autre prouesse à l’actif d’Obama, le meurtre en direct de Ben Laden à la télévision américaine et sous les yeux ravis du président des Etats-Unis et des principaux membres de son gouvernement tombés en extase a été un « bon point » pour le deuxième mandat. la traque d’Oussama Ben Laden a été autant une mission des différents présidents de Bill Clinton en passant par George W. Bush « Je veux Ben Laden mort ou vif » jusqu’à Barack Obama.Annonçant la mort de l’ennemi numéro un des Etats-Unis, il déclare : « Peu de temps après ma prise de fonction, j’ai demandé au directeur de la CIA de faire de la mort ou de l’appréhension de Ben Laden notre première priorité dans la lutte contre Al Qaïda. » Obama clamera qu’il est celui qui a éliminé la menace. Ben Laden sera jeté à la mer.

    Politique étrangère : Syrie, Libye

    « Le récent déplacement du président américain à La Havane lit-on sur cette contribution de Ouest France a bien sûr couronné de succès l’ouverture des États-Unis vers Cuba. Obama peut également s’attribuer une partie du mérite quant à l’accord nucléaire avec l’Iran. Pourtant, le bilan d’Obama en matière de politique étrangère est loin de faire l’unanimité. En atteste le débat suscité par le très long entretien accordé par le président à la revue The Atlantic dans son édition de mars. Concernant la Syrie, le fait marquant reste la décision de la Maison-Blanche de ne pas intervenir militairement en août 2013. Obama revendique cette décision, au prétexte que « les États-Unis ne peuvent pas tout ». Revenant en détail sur l’intervention en Libye en 2011, Obama déclare « qu’il faisait peut-être trop confiance aux Européens « pour faire le suivi de cette intervention ». Et de mentionner la défaite de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2012. Bref, un fiasco qui fait aujourd’hui de la Libye l’un des terreaux du djihadisme salafiste. Barack Obama accuse les Européens et les pays arabes d’être des free-riders (profiteurs), relayant hélas le discours de certains candidats républicains, comme Donald Trump qui appelle au désengagement de l’Amérique face aux « coûts énormes » de l’Alliance transatlantique. Très critique vis-à-vis de l’Arabie saoudite, Obama demande à celle-ci de « partager le Moyen-Orient » avec son ennemi iranien. (..) Barack Obama témoigne d’un grand intérêt pour l’Asie-Pacifique depuis l’invention du terme « pivot asiatique » au début de sa présidence. Selon lui, c’est dans cette région que se trouvent les intérêts des États-Unis, et c’est là que se trouve le concurrent – ou partenaire ? – principal : la Chine. » (3)

    Trois bombes par heure dans le monde en 2016

    Pour un président de paix, il y eut plus de guerres plus d’armes vendues. Un rapport du Council on Foreign Relations (CFR) a montré que Washington a bombardé la Syrie, le Pakistan, l’Afghanistan, la Libye, le Yémen ainsi que la Somalie en 2016. Pas moins de 26 171 bombes ont été larguées. 72 par jour. Trois par heure. Les frappes militaires américaines ont été nombreuses en 2016. Très nombreuses. Le toujours président des Etats-Unis avait fait du désengagement militaire de son pays une promesse de campagne, pourtant, le think tank basé à New York nous apprend que Washington a bombardé au moins sept nations en 2016 : la Syrie, l’Irak, le Pakistan, l’Afghanistan, la Libye, le Yémen et la Somalie. Sans surprise, la très grande majorité des bombardements américains ont concerné la Syrie et l’Irak. 24 287 bombes y ont été larguées selon les comptes du CFR. (…) En 2008, alors qu’il menait campagne il avait assuré que lorsqu’il deviendrait commandant en chef des forces armées, il « fixerait un nouvel objectif dès le premier jour » : la fin de la guerre en Irak. « Je mettrai un terme à cette guerre en Irak de manière responsable et terminerai la lutte contre al-Qaïda et les Taliban en Afghanistan. » (4)

    Les Etats Unis champion des ventes d’arme

    S’agissant du carburant des guerres, la fabrication et la vente des armes, tout va bien Selon l’organisme suédois Sipri, le marché des armes est florissant. En 2014, les dépenses militaires mondiales se sont élevées à 1 776 milliards de dollars, ce qui représente 2,3% du produit intérieur brut mondial et environ 245 dollars par habitant En 2015, les 100 principales entreprises productrices d’armement dans le monde ont affiché globalement un chiffre d’affaires de 356,7 milliards USD réalisés dans les contrats d’armement (sur un chiffre d’affaires total de 1 118,1 milliards USD), Les Etats Unis , interviennent en moyenne pour 30 % des ventes. (5)

    Là encore, il y eut un désenchantement des partisans de la paix. Pratiquement tous les pays européens, mais aussi la Russie, la Chine et Israël ont alimenté les guerres certaines fois en vendant des armes aux deux belligérants ! A croire le niveau des vies des occidentaux dépend du nombre d’armes vendues en clair du nombre de morts , de blessés et de désolation de pays vulnérables et misérables qui, certaines fois n’ont pas d’argent pour nourrir leurs peuples, mais trouvent toujours moyen de s’endetter pour se battre contre d’autres miséreux ou pour tenir en respect leurs peuples dans des gouvernances interminables où le mot alternance n’a aucun sens. Dans ces pays, il n’y a que le darwinisme providentiel ou l’émeute fomentées bien souvent par les pays occidentaux pour leurs propres intérêts pour arriver à l’alternance généralement aussi catastrophique… Dans ces pays le lobby de l’armement dirige d’une façon invisible le pays . Aux Etats Unis un seul président, Eisenhower, eut le mérite d’avertir le peuple américain contre le danger de la mainmise sur le pouvoir du complexe militaro-industriel.

    Dans ce contexte pour juger du niveau des armes vendues , Nadia Prupis parlant de ce marché de la mort écrit :

    « Les États-Unis ont vendu plus d’armes que n’importe quel autre pays en 2015, malgré une baisse du commerce mondial des armes, selon un nouveau rapport du Congrès. Avec 40 milliards de dollars, les États-Unis ont signé plus de la moitié de tous les accords d’armement l’an dernier et plus du double du pays en deuxième place, la France, à 15 milliards de dollars. Les ventes d’armes américaines comprenaient des bombes, des missiles, des chars blindés, des hélicoptères d’attaque Apache, des chasseurs F-15 et autres articles (…) » (5).

    On l’aura compris les dirigeants arabes sont aux premiers loges pour acheter les armes. Nadia Prupis écrit :

    « Les principaux acheteurs, quant à eux, étaient le Qatar, l’Égypte, et l’Arabie saoudite, Beaucoup de ces armes ont été utilisées pour aider la coalition menée par l’Arabie saoudite et soutenue par les États-Unis à combattre les rebelles au Yémen, entraînant des pertes civiles élevées. Le Guardian note que les résultats concordent avec une autre étude récente, qui concluait que l’administration Obama avait approuvé pour plus de 278 milliards de dollars de vente d’armes en huit ans, soit plus du double de l’administration Bush, 128,6 milliards de dollars. » (6)

    La journaliste bien connue, Diana Johnstone décrit la paranoïa qui sévit à la fois dans le parti démocrate, mais aussi au sein de l’Administration actuelle qui accélère les mesures de rétorsion contre la Russie pour les rendre irréversibles, tels que l’expulsion de 35 diplomates fin décembre et l’accélération du déploiement des troupes américaines en Pologne à la frontière avec la Russie.

    « L’impertinence de Vladimir Poutine, écrit-elle, ouvertement en faveur d’un « monde multipolaire », l’a hissé à la première place dans la liste des méchants. Il est promu « dictateur » et « menace existentielle » aux yeux de la nation exceptionnelle, cible numéro un du changement de régime. Hillary Clinton et ses partisans politiques et médiatiques s’accordent pour attribuer sa défaite à un complot mené par Vladimir Poutine visant à changer le régime aux Etats-Unis. Jamais à Washington n’a-t-on vu un parti au pouvoir si incapable d’accepter l’alternance, si vindicatif, si avide de trouver des boucs émissaires, si prêt à violer toutes les bienséances démocratiques et diplomatiques, si prêt à pratiquer la politique de la terre brûlée, même aux dépens de ces « valeurs » dont il se proclame le défenseur indispensable, à commencer par la liberté d’expression ? » (7)

    La folie de fin de règne à Washington : la phobie de Poutine

    S’agissant de la comédie visant à impliquer Poutine dans l’ingérence dans les élections, les Etats-Unis qui ont déclenché 200 guerres en 240 ans d’existence n’ont jamais cessé d’interférer quand leurs intérêts étaient en jeu. : « Tout Washington est scandalisé, tandis que les membres du Congrès rivalisent entre eux pour diaboliser la Russie à cause de sa supposée ingérence dans la récente élection présidentielle américaine. « Toute intervention étrangère dans nos élections est absolument inacceptable », a déclaré Paul Ryan, le président de la Chambre des représentants. Cet éclat de vertueuse indignation serait plus facile à gober si les Etats-Unis n’avaient pas eux-mêmes pris l’habitude chronique d’intervenir dans les élections à l’étranger. Sur une période d’un peu plus d’un siècle, les leaders américains ont utilisé toute une variété d’outils pour influencer les électeurs dans des pays étrangers. Nous avons choisi des candidats, les avons conseillés, financé leurs partis, conçu leurs campagnes, corrompu les médias pour les soutenir et menacé ou calomnié leurs rivaux ».(8)

    Une appréciation rendant compte de ce désamour graduel nous est donné par une diplomate russe : « La politique étrangère de l’administration Barack Obama au cours des huit années de la présidence d’Obama « suscite l’aversion du monde entier », a déclaré la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zaéskharova. « Je pense que cet homme [Obama] et son équipe – naturellement, parlant de l’homme, nous entendons l’équipe qui s’est révélée mauvaise pour tous sur la scène mondiale », Selon la diplomate russe, du point de vue moral, on peut blâmer l’équipe d’Obama d’avoir commis un « crime » car il a démontré que « le plus fort a des droits illimités à faire le mal ». (9)

    En définitive rien de nouveau sous le soleil ! Tous les président américains à partir de la chute du mur de Berlin furent frappés d’hubris , une sorte de messianisme de la certitude de la « Destinée Manifeste » qui leur donne mission de régenter le monde. Cela a commencer avec Georges Bush père qui parlait déjà après avoir laminé l’armée irakienne en 1991, du nouvel ordre mondial vertueux étant la seule hyper-puissance selon le bon mot de Hubert Védrine et ayant sonné d’après Francis Fukuyama, l’idéologue du Pentagone, la fin de l’histoire et annoncé un âge d’or qui allait durer mille ans.

    On sait comment cette histoire est en train de se dérouler , car nous eûmes après Bill Clinton qui s’illustra par le dépeçage des balkans avec la complicité de l’Europe et notamment de l’Allemagne Ce sera aussi la presque décennie du pétrole contre nourriture, une histoire abjecte dont l’épilogue fut la mort de 500.000 enfants prix à payer – pas cher- selon Madeleine Albright pour faire partir Saddam Hussein qui n’est parti que plus tard. Il a fallu l’avènement de Georges Walker Bush pour que la sentence s sentence « to be hanged by the neck until you are dead » se réalise un matin de janvier de l’aid el adha en guise de sacrifice,’ il y a dix ans sous la gouvernance d’un certain Paul Bremer gouverneur d’un Irak en miettes Ces présidents venaient avec leurs certitudes gravées dans l’arbre ,bouleverser des équilibres sociologiques culturels et cultuels plusieurs fois millénaires en y semant le chaos constructeur selon Condolezza Rice

    La présidence Obama ne fut pas différente sauf que nous avons cru en ses promesses de désengagement de l’Irak, de l’Afghanistan. Nous seulement ne se fit pas, mais sous l’ère Obama fut inaugurée la terrible guerre des drones reapers et autres ; Pour ne pas risquer la mort des GI’S rien de plus simple : Une salle climatisée du fin fond du Texas, un contrôle par satellite et une décision de mort par drone interposé. Il suffit alors au soldat de jouer au joystick pendant qu’à des milliers de kms de là c’est la mort, le deuil la désolation des vies brisées des pays en miettes. Non content de tout cela après l’épisode Bin Laden, deux conflits marquent l’ère Obama, la Syrie vidée de sa sève ,plusieurs milliers de morts et de blessés, la destruction honteuse de la Lybie avec deux vassaux le tandem Sarkozy – Hollande et David Cameron dont les prouesses envers les faibles aboutirent au lynchage de Kadhafi. Enfin la tolérance envers l’Arabie Saoudite pour causes de contrats d’armements et de pétrole s’avère être une complicité dans la mort silencieuse du peuple yéménite

    L’Occident s’est empressé de décerner le prix Nobel de la paix à Barack Obama pour la promesse d’une paix qui n’est jamais arrivée. Peut-être que le Comité Nobel ne sera plus aussi chaud pour l’octroi de ce prix ? De plus s’agissant justement de la paix du monde, les années Bush ont traumatisé le monde, mais on ne s’attendait à rien de bon. Avec Obama nous avons cru à ses promesses qui comme dit Jacques Chirac n’engagent que les naïfs que nous sommes. A la place nous découvrons en fait « l’american way of war »… de l’empire qui tarde à comprendre que tout le monde aura à gagner avec un monde multipolaire. Peut être là encore un vœu pieux avec le nouveau président Trump avec son obsession protectionniste.

    Professeur Chems Eddine Chitour

    Ecole Polytechnique Alger

     

    1.http://www.la-croix.com/Monde/Ameriques/Trois-grandes-paroles-Barack-Obama-2017-01-15-1200817339

    2. http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/01/16/bilan-d-obama-le-paradoxe-americain_5063393_3222.html#ShE0hJ4U2o3afToz.99

    3.http://www.ouest-france.fr/debats/point-de-vue/politique-etrangere-le-bilan-discute-dobama-4149159

    4.