person:dick marty

  • L’Equateur retire l’asile à Julian Assange, la police britannique l’arrête dans l’ambassade (VIDEO) — RT en français
    https://francais.rt.com/international/60877-equateur-retire-asile-julian-assange-police-britannique-arrete-am
    https://www.youtube.com/watch?v=7Z00wtysST4

    Le lanceur d’alerte Julian Assange, réfugié depuis près de sept ans dans l’ambassade d’Equateur à Londres, a été arrêté ce 11 avril par la police britannique après que Quito a révoqué son asile.

    #WikiLeaks

    • Des fois qu’y est un rapport...
      https://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/201902/20/01-5215529-lequateur-obtient-102-milliards-de-dollars-du-fmi-et-de-la-banqu

      L’Équateur a obtenu 10,2 milliards de dollars de crédits de la part d’organismes internationaux, principalement le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, avec lesquels le gouvernement précédent avait rompu, a annoncé mercredi le président Lenin Moreno.

    • Sinon, j’adore la langue de bois :

      Un accord avec le FMI améliorera le cadre de restructuration économique et permettra l’accès aux autres organisations multilatérales comme la Banque mondiale (BM), la Banque interaméricaine de développement (BID) et la Corporation andine de développement (CAF). C’est pourquoi à la fin du mois de janvier 2019 s’est tenue une réunion avec le président de la République de l’Équateur, Lenín Moreno, son ministre des Finances Richard Martínez, et la directrice générale du FMI, Christine Lagarde.

      Cette rencontre promet des bénéfices, mais aussi des conditions à remplir par l’Équateur. Parmi les mesures du FMI figurent l’augmentation de la TVA, la subvention pour l’essence, la restructuration de la dette actuelle, le calcul de l’âge de la retraite, les réformes des contributions de sécurité sociale et la flexibilité du travail .

      Cette alliance aurait de ce fait pour résultat une consolidation budgétaire et un bon positionnement dans le marché mondial. En outre, cela comporterait la reprise des relations avec le FMI après avoir rompu tout lien avec lui au cours du gouvernement de l’ancien président, Rafael Correa. Une équipe du FMI se trouve déjà à Quito pour envisager l’amélioration du cadre de politique économique, ce qui peut comporter des avantages pour les citoyens équatoriens, essentiellement les plus pauvres et les plus vulnérables . De même, il y aurait une amélioration en ce qui concerne la compétitivité, la génération d’emplois, le renforcement des bases institutionnelles de la dollarisation et la lutte contre la corruption, d’après le porte-parole du FMI, Gerry Rice.

      http://www.espaces-latinos.org/archives/75085
      Le gros foutage de gueule!

    • Cependant, le Venezuela est loin d’être le seul pays d’Amérique latine à être visé par ces armes financières déguisées en institutions financières “indépendantes”. Par exemple, l’Equateur – dont l’actuel président a cherché à ramener le pays dans les bonnes grâces de Washington – est allé jusqu’à effectuer un “audit” de son asile de journaliste et éditeur de WikiLeaks, Julian Assange, afin de gagner un sauvetage de 10 milliards de dollars du FMI. L’Équateur a accordé l’asile à Assange en 2012 et les États-Unis ont demandé avec ferveur son extradition pour des charges encore scellées depuis lors.

      De plus, en juillet dernier, les États-Unis ont menacé l’Équateur de “mesures commerciales punitives” s’ils introduisaient à l’ONU une mesure visant à soutenir l’allaitement maternel plutôt que les préparations pour nourrissons, ce qui a stupéfié la communauté internationale mais a mis à nu la volonté du gouvernement américain d’utiliser des “armes économiques” contre les nations latino-américaines.

      http://unpeudairfrais.org/wikileaks-revele-que-les-etats-unis-ont-utilise-le-fmi-et-la-banque-

    • Il s’agit, a affirmé l’ex-chef d’Etat, de la révélation par le site Wikileaks « au niveau mondial » de l’existence d’« un compte secret au Panama, à la Balboa Bank », au nom de la famille Moreno. La semaine dernière, WikiLeaks déjà avait établi un lien entre le risque d’expulsion d’Assange et la publication d’informations privées compromettantes pour Lenin Moreno. « Des rumeurs injurieuses ! », avait réagi Quito. Selon Rafael Correa, ces accusations de corruption ont été « l’élément détonateur » qui a poussé Lenin Moreno à se « venger » en permettant à la police britannique d’entrer dans l’ambassade de Londres pour arrêter Assange.

      « Quelque chose d’incroyable, vraiment sans précédent », a-t-il dénoncé, rappelant que le fondateur australien de WikiLeaks, âgé de 47 ans, avait acquis en 2017 la nationalité équatorienne. Dans un tweet en fin de matinée, Rafael Correa avait déjà fustigé son ancien allié, ex vice-président sous sa mandature, le qualifiant de « plus grand traître de l’histoire latino-américaine ». Moreno a défendu le retrait de l’asile accordé à Assange, une décision présentée comme « souveraine ».

      http://www.lefigaro.fr/flash-actu/assange-une-vengeance-personnelle-du-president-equatorien-20190411

      On sent que le FMI n’a pas dû beaucoup insister, vu que le nouveau président équatorien est un gros corrompu !

    • L’arrestation de Julian Assange à Londres est « très choquante », estime Dick Marty. « Assange n’a fait que dire la vérité. Il a révélé des actions criminelles et réveillé la conscience internationale », déclare l’ancien rapporteur sur les prisons secrètes de la CIA pour le Conseil de l’Europe.

      L’ancien procureur général tessinois dénonce les pressions de « l’empire » américain sur les Etats impliqués dans cette affaire et les méthodes de la justice américaine.

      « Moi-même, j’évite pour l’instant de voyager aux Etats-Unis, révèle-t-il. Ils pourraient m’interroger sur les sources de mes rapports et me retenir, car je ne pourrais évidemment pas les dévoiler. »

      « Il faut être réaliste, ce n’est pas un système dans lequel, si vous êtes un cas de sécurité nationale, vous pouvez espérez de la justice », estimait lui-même Julian Assange en parlant des Etats-Unis dans un entretien à la RTS en 2015.

      https://www.rts.ch/info/monde/10359555--je-suis-choque-assange-n-a-fait-que-dire-la-verite-clame-dick-marty.ht
      https://www.rts.ch/play/tv/popupvideoplayer?id=10359748&startTime=9.486

    • A tous ceux qui nous ont abandonné : nous n’oublierons pas. A tous les autres : nous nous battrons jusqu’au bout pour empêcher l’extradition et la mise au ban de celui qui fut, il y a deux ans, reconnu par l’ONU comme le seul détenu politique du continent.

      Les cinq ans de prison auxquels fait face théoriquement Julian Assange sont d’évidence une façon pour les Etats-Unis d’obtenir son extradition – en prétendant à une peine légère – afin d’ensuite dévoiler l’ensemble des autres poursuites qui pourraient le mener à la prison à vie.

      Il n’y a aucun doute sur le fait que cette procédure, enclenchée dès le départ dans un seul but, détruire Wikileaks et cet individu, est politique et ne s’achèvera que lorsqu’il sera complètement écrasé.

      C’est à nous de l’éviter.

      Juan Branco

    • Contrary to Reports, the U.S. Gov. Can Add Charges After Assange Extradition
      http://accuracy.org/release/contrary-to-reports-the-u-s-gov-can-add-charges-after-assange-extradition

      He said today: “The New York Times report is wrong and understates the dangers to Assange. What it states is normally the case in extradition treaties, but it’s not the case in the relevant U.S.-British extradition treaty.

      “Once the U.S. government has Assange over here, they can concoct whatever charges they want to against him for anything and then ask the British to waive what’s called the Rule of Specialty. That could add up to much more than the current five years Assange is facing. The British government will almost certainly consent, unless Jeremy Corbyn becomes prime minister.

    • Assange refuse d’être extradé vers les Etats-Unis
      https://information.tv5monde.com/info/assange-refuse-d-etre-extrade-vers-les-etats-unis-298090

      Le représentant de la justice américaine, Ben Brandon, a confirmé jeudi qu’il risquait une peine maximale de cinq ans de prison.

      Mais les soutiens de Julian Assange craignent que les charges ne soient alourdies, la justice britannique n’ayant pas encore reçu tous les documents concernant la demande américaine.

    • A l’Elysée, y savaient pas. Il n’ont pas de profil sur Seenthis.

      https://seenthis.net/messages/136243#message136451
      @souriyam

      https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/trafic-d-organes-au-kosovo-la-controverse-carla-del-ponte_472137.html

      A peine quatre mois après avoir quitté ses fonctions de procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), Carla Ponte publie un livre-témoignage, La chasse, les criminels de guerre et moi, où elle évoque son expérience. Sur les huit années passées à ce poste, un élément surtout a suscité de vives réactions.
      Elle glisse en effet dans son ouvrage des informations sur un trafic d’organes prélevés sur des prisonniers serbes par des Albanais du Kosovo. Trafic présumé dans lequel auraient été impliqués, selon elle, des dirigeants de l’actuel Kosovo indépendant, à la fin des années 1990, dont l’actuel Premier ministre Hashim Thaçi.

      http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/04/29/kosovo-cinq-medecins-condamnes-pour-un-trafic-d-organes-international_316837
      Des peines historiques ont été prononcées à Pristina, lundi 29 avril, contre cinq médecins impliqués dans le plus vaste trafic d’organes jamais mis au jour sur le continent européen. La clinique Medicus, au cœur de ce trafic, était située dans la capitale kosovare. C’est donc là qu’a été initiée l’enquête, confiée à Jonathan Ratel, un magistrat international relevant de la mission civile européenne EULEX, qui contribue à l’établissement d’un État de droit au Kosovo.
      Avec implication de Turcs et d’Israéliens :
      Les enquêteurs ont remonté le réseau jusqu’aux pays sources. Notamment en Allemagne, d’où provenaient les fonds d’origine pour la création de la clinique. Un mandat d’arrêt international a été délivré à l’encontre du chirurgien Yusuf Sonmez, surnommé « Docteur Frankenstein » et déjà interpellé pour des faits similaires en 2005, et de Moshe Harel. Celui-ci a joué un rôle clé dans l’organisation du réseau. Arrêté après le raid contre la clinique, il avait été autorisé à rendre visite à sa mère, prétendument malade en Israël, mais n’est jamais revenu au Kosovo.
Les demandes d’extradition envoyées en Turquie et en Israël pour ces deux hommes n’ont pas été satisfaites, car ces pays ne livrent pas leurs ressortissants. Le médecin turc a cependant été entendu à Istanbul en mars 2011.

    • Dick Marty sur le trafic d’organes au Kosovo : « Qui sera assez fou pour témoigner ? »
      https://www.les-crises.fr/dick-marty-sur-le-trafic-dorganes-au-kosovo-qui-sera-assez-fou-pour-temoi

      Devant un public nombreux de l’université de Neuchâtel, où l’émotion des guerres de l’ex-Yougoslavie était bien palpable, Dick Marty, l’auteur du rapport explosif de décembre 2010 sur le trafic illicite d’organes au Kosovo, http://assembly.coe.int/nw/xml/News/FeaturesManager-View-FR.asp?ID=964 s’est exprimé mercredi dans le cadre du « Carrefour de Sarajevo ».

      C’était la première fois depuis des années que Dick Marty, (membre par ailleurs du Conseil de la Fondation Hirondelle, propriétaire de JusticeInfo.net) revenait sur son rapport qui met en cause l’actuel président du Kosovo, Hashim Thaçi. Il accusait celui-ci d’être « l’un des plus dangereux parrain de la pègre albanaise ». Le rapport affirmait que le président du Kosovo et ses proches « ont ordonné, et parfois personnellement veillé au bon déroulement d’un certain nombre d’assassinats, de détentions, d’agressions et d’interrogatoires dans diverses régions du Kosovo et notamment à l’occasion d’opérations menées par l’UÇK sur le territoire albanais, entre 1998 et 2000. »

      Mandaté à trois reprises par le Conseil de l’Europe pour enquêter respectivement sur les prisons secrètes de la CIA en Europe, sur les crimes dans le Caucase du Nord, et sur le trafic d’organes au Kosovo en 1999, Dick Marty a goûté de près au cynisme de la Realpolitik et de la raison d’Etat. Mercredi soir, il a avoué avoir été « ébranlé » par la rédaction de ces trois rapports qui, dit-il, « ont détruit bien des illusions, bien des espoirs que j’avais en la justice : J’ai découvert que les gouvernements mentent, que les gouvernements manipulent l’information, que des hommes ont un double langage, ils parlent le dimanche des droits de l’homme et le lundi matin, ils les bafouent ».

      Revenant sur le rapport lié aux assassinats et au trafic d’organes, dont se sont rendus responsables des responsables de l’UCK (l’armée de libération du Kosovo) et notamment de l’actuel président de la république du Kosovo, Dick Marty s’étonne que l’ex-procureure du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), Carla del Ponte, n’en a fait état que dans son livre paru en 2008, « La traque, les criminels de guerre et moi » ; soit quatre ans après l’échec des enquêtes de ses services pour faire la lumière sur les allégations contenues dans le rapport Marty. « Etonnement » redoublé, raconte Dick Marty, lorsque en 2010, il demande à voir les éléments de preuve que les enquêteurs du TPIY ont récolté sur le trafic d’organes, et qu’on lui dit que « ces preuves ont mystérieusement disparu du bureau du procureur »…

      Pour l’ex-procureur tessinois, la justice sur cette affaire est un leurre : « les Américains ont privilégié la stabilité à court terme. Avec les Européens, ils ont fermé les yeux même s’ils savaient tous parfaitement à quoi s’en tenir sur les têtes du crime organisé au Kosovo et sur les crimes qu’ils commettaient ».
      Dans quelques jours, les Chambres spéciales sur le Kosovo vont devenir opérationnelles et auront pour mandat de poursuivre les auteurs du trafic d’organes mis en lumière par Dick Marty. Mais celui-ci n’attend rien du premier Tribunal jamais créé par l’Union européenne : « Qui, dans ces conditions, serait assez fou pour témoigner vingt ans après les faits ? Beaucoup de témoins ont déjà été assassinés ».

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Dick_Marty
      Dick Marty, né le 7 janvier 1945 à Sorengo, est une personnalité politique suisse. Ancien procureur général du canton du Tessin, député au Conseil des États pendant seize ans 2, il a également été membre de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe pour laquelle il a mené différentes enquêtes qui l’ont fait connaître sur la scène internationale3.

    • http://assembly.coe.int/nw/xml/News/FeaturesManager-View-FR.asp?ID=964
      . . . .
      4. La clinique Medicus
       

      168. Au cours de nos recherches, nous sommes venus à connaissance d’informations qui vont plus loin, par étendue et détails, de ce que nous avons illustré dans ce rapport. Elles semblent indiquer l’existence d’un véritable trafic international criminel d’organes humains, impliquant des complicités dans au moins trois différents pays étrangers (en dehors du Kosovo), pendant plus d’une dizaine d’années. Nous avons notamment récolté des indications crédibles et convergentes qui induisent à conclure que le trafic d’organes qui a eu lieu après la fin du conflit, et que nous avons décrit dans ce rapport est, en fait, étroitement lié à l’affaire contemporaine autour de la clinique « Medicus », avec, du moins en partie, les mêmes acteurs, aussi bien kosovars qu’étrangers. Par respect pour l’enquête et la procédure judiciaire en cours conduite par EULEX et le Bureau du Procureur spécial du Kosovo, nous renonçons, pour le moment, de rendre public les résultats de nos recherches sur cet aspect spécifique. Nous ne pouvons,cependant, que vivement encourager toutes les autorités des pays concernés par l’enquête « Medicus » de collaborer pleinement pour établir la vérité et les responsabilités de ce trafic infâme.

      . . . . .

  • « #Jean-Claude_Juncker devrait être sur le banc des accusés des #Luxleaks »

    Alors que le procès des #lanceurs_d'alerte à l’origine du scandale des Luxleaks a débuté mardi au Luxembourg, l’ancien conseiller aux Etats PLR tessinois Dick Marty estime que la justice ne vise pas les bonnes personnes.

    http://www.rts.ch/info/monde/7680849--jean-claude-juncker-devrait-etre-sur-le-banc-des-accuses-des-luxleaks-.

    Je vous l’ai déjà dit, n’est-ce pas, que Dick Marty est mon idole ?? (alors que, tenez-vous bien, il était député du parti libéral-radical !)

    signalé par @reka

  • http://www.rts.ch/info/monde/7680849--jean-claude-juncker-devrait-etre-sur-le-banc-des-accuses-des-luxleaks-.

    « Jean-Claude Juncker devrait être sur le banc des accusés des Luxleaks »
    L’invité de la rédaction - Dick Marty
    L’invité de la rédaction - Dick Marty L’invité de la rédaction / 23 min. / à 06:00
    Alors que le procès des lanceurs d’alerte à l’origine du scandale des Luxleaks a débuté mardi au Luxembourg, l’ancien conseiller aux Etats PLR tessinois Dick Marty estime que la justice ne vise pas les bonnes personnes.

    « J’ai vraiment l’impression d’être dans un mauvais film. Si des personnes devaient être sur le banc des accusés au Luxembourg, ce sont celles qui ont permis d’organiser une évasion fiscale à grande échelle. Et il faut appeler les gens par leur nom : le principal responsable est Jean-Claude Juncker », a soutenu celui qui a aussi été procureur général du canton du Tessin dans le Journal du matin.

    Pointant l’ancien Premier ministre luxembourgeois et actuel président de la Commission européenne, Dick Marty a renchéri en affirmant qu’il ne fallait « pas s’étonner si l’Europe n’allait pas bien aujourd’hui ».
    Un rôle primordial

    Le Tessinois ne va toutefois pas jusqu’à considérer Jean-Claude Juncker comme coupable : « On l’est seulement lorsqu’il y a un jugement au tribunal. Mais je remarque qu’il n’a pas uniquement été Premier ministre au Luxembourg, il aussi été ministre des Finances. Comment peut-il à présent plaider en bonne foi une transparence fiscale en Europe ? »

    Reste que toutes les pratiques d’optimisation fiscale ne sont pas illégales. A ce propos, Dick Marty estime que le rôle des lanceurs d’alerte est pourtant primordial : « Il font valoir leur conscience face à une application aveugle de la loi ».

    kg

  • Portail catholique suisse | Dick Marty : « La barque est très loin d’être pleine ! »
    http://asile.ch/2015/12/04/portail-catholique-suisse-dick-marty-la-barque-est-tres-loin-detre-pleine

    Justicier dans l’âme, au sens noble du terme, l’ex-procureur et parlementaire tessinois Dick Marty suscite l’admiration, en Suisse et à l’étranger. Sans hésiter, il a accepté de répondre aux questions du Courrier pastoral de Genève sur ses engagements et son regard sur la religion. Face aux conflits au Proche-Orient et à l’afflux de réfugiés, il […]

  • Interview de #Dick_Marty accordée à la Radio Télévision Suisse (RTS), émission « Journal du matin » du 2 octobre 2015*

    - Simon Matthey-Doret (RTS) : Sur fond de justice internationale, c’est une grande première. Le parquet de Paris a ouvert, il y a 15 jours, une enquête pénale pour crime contre l’humanité, visant le régime syrien du président #Bachar_el-Assad. Confirmé officiellement hier, cette enquête se base notamment sur des photos de corps torturés, photos ramenées par un ancien photographe de la police militaire syrienne. Pour la diplomatie française, cela relève ni plus ni moins de la responsabilité d’agir contre l’impunité. C’est un principe que notre invité ne niera certainement pas, mais il va nous le confirmer. Nous avons le plaisir de recevoir ce matin en direct de Genève, l’ancien président de la Commission des Droits de l’homme du Conseil de l’Europe. C’est vous Dick Marty, bonjour.
    – Dick Marty : Bonjour Monsieur.

    – Merci d’être avec nous jusqu’à 8 heures. Vous avez été notamment conseiller aux Etats tessinois, mais également procureur général. Alors, si vous êtes à Genève, il faut le préciser, c’est pour célébrer les 20 ans de la Fondation Hirondelle qui apporte, principalement en Afrique, son soutien aux médias indépendants des pays en guerre, en conflits violents. C’est une fondation dont vous êtes membre du conseil. On y reviendra dans quelques instants, notamment sur l’information concernant les conflits et la liberté d’informer. Mais sur l’ouverture de cette enquête française contre le régime de Bachar el-Assad pour crimes contre l’humanité, est-il symbolique d’agir contre l’impunité ? Partagez-vous la démarche, même si on a l’impression qu’elle a peu de chance d’aboutir ?
    – Je vous étonnerai, mais je suis très perplexe par rapport à cette démarche. Je crois que cela s’inscrit dans toute une stratégie de gesticulations de la France qui, désespérément, j’ai l’impression, cherche à avoir un certain rôle dans ce dossier syrien. C’est indiscutable, en Syrie, on a commis et on commet chaque jour des crimes absolument affreux, mais dire que c’est seulement Bachar el-Assad, est une réduction tout à fait arbitraire. Je crois aussi qu’on doit admettre qu’on est très, très mal informé sur ce conflit et que souvent l’information dont on dispose est une information partielle et assez souvent manipulée.

    – Alors gesticulations, c’est un mot assez fort. On connaît la position du président Hollande, il ne faut pas dialoguer et traiter avec Bachar el-Assad, contrairement à la position russe et même peut-être américaine aussi. Cela dit, voilà, ce n’est pas parce qu’il n’est pas le seul à avoir commis des actes qu’il ne devrait pas en répondre devant la justice ? Au fond, est-ce que vous êtes à même de dire qu’il ne faudrait pas entamer une telle démarche, une enquête pénale pour crimes contre l’humanité, si Bachar el-Assad n’est pas le seul ?
    – Il faut ouvrir une enquête pénale sur les événements qui se sont passés en Syrie. Tout le monde sait qu’il n’y a pas seulement un coupable et dès lors que vous faites une enquête seulement contre un coupable, ça devient une enquête à thèse, une enquête qui n’est pas très objective. Voilà tout. Je crois que la première chose qu’il faut faire, c’est récolter des informations, essayer d’avoir des preuves, mais sur l’action de tous les protagonistes. Je parle de gesticulations françaises parce que je suis assez choqué par l’attitude de la France, le socialiste Hollande qui se précipite à l’enterrement du roi d’Arabie saoudite, lui vend des Rafales, maintenant il vend des Rafales et des navires de guerre à l’Egypte, il vend des avions au Qatar. Ce sont tous des régimes dictatoriaux, des régimes où les droits fondamentaux sont très gravement violés. Alors ce double langage me gêne beaucoup.

    – C’est très intéressant. Que cache ce double langage, ce deux poids, deux mesures ? Au fond c’est vrai, il vend des armes à l’Arabie saoudite, il ne veut pas traiter avec Bachar el-Assad, c’est-à-dire appliquer ce qu’on appelle plus que jamais une realpolitik. Quel intérêt aurait la France à pratiquer ce double langage ?
    – Je crois qu’il a le complexe du petit qui est laissé dans un coin. Il essaie désespérément de se trouver une position. Je ne crois pas que ce soit de la realpolitik. La realpolitik, je crois qu’aujourd’hui, elle est faite surtout par les Russes et les Américains. Je crois qu’on devrait apprendre de ce qui s’est passé en Irak et en Libye. En Irak et en Libye, c’était indiscutable, on avait deux tyrans, on parlait tout à l’heure de tyrans, là c’étaient deux tyrans !

    – Bachar el-Assad n’en est pas un, Dick Marty ?
    – Oui, mais qu’est-ce qu’on a fait avec ces deux tyrans ? On a lancé des bombes. On n’en a jamais beaucoup parlé, mais cela a été une affaire économique extraordinaire pour les fabricants d’armes. On les a chassés mais qu’est-ce qui se passe ? C’est tragique à dire, c’est vraiment tragique. Les gens en Irak et en Libye vivaient mieux avant qu’aujourd’hui ! C’est ça le résultat ! Alors, si l’on veut intervenir dans ces pays, on doit le faire avec doigté, avec intelligence, et pas toujours penser qu’on peut tout résoudre avec les bombes. Donc les Américains tirent les leçons de l’histoire récente, Irak, Libye etc … Je l’espère.

    – … donc, je reviens à ma question. Est-ce que Bachar el-Assad est, oui ou non, un tyran ? On parlait tout à l’heure du mot dictateur et de son étymologie. Tyran, est-ce que vous accolez ce terme à Bachar el-Assad ?
    – Ecoutez, je ne sais pas. Moi, j’étais en Syrie il y a 4 ou 5 ans. J’ai rencontré Bachar el-Assad, j’ai parlé avec lui une heure. Bon, pas tous les monstres ont les apparences d’un monstre. C’était un oculiste, il avait aucunement l’intention de devenir chef d’Etat. Vous connaissez l’histoire, c’est son frère qui aurait dû assumer cette charge. Il s’est tué dans un accident. Lui, oculiste à Londres, a dû rentrer en toute urgence pour assumer cette charge. C’est certainement un dictateur…

    – Il a tiré contre son peuple …
    – … oui, mais combien de gens tirent aujourd’hui contre leur peuple. C’est un acteur de la scène syrienne. Et si l’on veut obtenir des résultats et pas seulement détruire, si l’on veut obtenir des résultats, il faut discuter avec ces gens.

    – Oui, c’est ce qu’on appelle la realpolitik, même si vous n’êtes pas tout à fait d’accord avec ce terme. Pour revenir à François Hollande, disons les choses comme cela, il n’aurait pas le sens de l’Histoire, avec un grand H, en se comportant ainsi dans ce conflit ?
    – Je ne sais pas … Je vous avoue qu’entre Sarkozy et Hollande, j’aurais fini par choisir Hollande. Mais je le trouve décevant, il est d’une navrante médiocrité, voilà.

    – Quel constat terrible ! Dick Marty, si l’on revient sur cette plainte, si vraiment une condamnation d’une telle nature était prononcée, si jamais elle l’était, quelle portée aurait-elle ?
    – Encore faudrait-il avoir un tribunal compétent. Et cela, on ne l’a pas encore. Je crois que la priorité absolue est de s’intéresser aux femmes et aux enfants et aux hommes qui vivent en Syrie pour trouver une solution qui fasse cesser les bombes et les carnages. C’est la première priorité. Il ne faut pas recourir à la justice pour en faire un slogan. Parce qu’avant de faire une justice – la justice peut avoir lieu seulement dans la sérénité –, il faut s’occuper de toute urgence de l’aspect humanitaire.

    – Est-ce qu’il faut une intervention terrestre, sur place ? Je vous pose la question, vous n’êtes pas un spécialiste du domaine militaire. Mais enfin, politiquement, est-ce qu’il faut déclencher, en concertation entre l’Est et l’Ouest, une intervention terrestre en Syrie ?
    – Oui, je pense qu’une intervention dont la mission serait de protéger la population civile, je pense que c’est nécessaire, oui.

    – Et là, en l’occurrence, ne pas instrumentaliser la justice. C’est ce que vous nous dites, Dick Marty. Est-ce que la justice est possible, la justice internationale contre de tels crimes, ou vont-ils rester à jamais impunis ?
    Cela c’est la grande question. Parce que la justice internationale liée aux conflits a souvent la saveur de la justice des vainqueurs. Et la justice des vainqueurs n’est pas une véritable justice. Il y a eu certes Nuremberg qui a été quelque chose de positif, mais qui laisse quand-même un goût amer. Dans les dernières semaines de la Deuxième Guerre mondiale, les alliés ont bombardé les centre-ville des principales villes allemandes. Ce n’était pas un objectif militaire, c’était la population civile. C’était un crime de guerre …
    Il y a eu Hiroshima …
    – … et il y a eu Hiroshima, bien entendu. Et là, on a construit des motivations pour justifier ces actions. Quoi qu’il en soit, ce sont des actes de crimes de guerre qui sont restés totalement impunis parce que c’étaient les vainqueurs. Les actes des vainqueurs, ce sont des actes militairement nécessaires, les vaincus sont par définition des assassins. Or, à Nuremberg, ceux qui ont été condamnés c’étaient des horribles assassins, nul doute à ce sujet. Je rappelle que Churchill, lui, ne voulait pas de procès, il voulait les exécuter immédiatement.

    – Ça, c’est son côté combattant de la guerre des Indes. Mais enfin, Dick Marty, peut-on imaginer un Bachar el-Assad restant impuni, plusieurs années durant encore, ainsi, à la tête de la Syrie ou en exil dans un pays doré ? Est-ce qu’on peut imaginer cela ?
    – Non, je ne pense pas. Mais ce qui est important, c’est qu’on fasse une transition, une transition contrôlée, qu’on ne fasse pas les mêmes erreurs commises en Irak, où tout a été cassé. La Libye, elle n’existe plus. Avant, il y avait des centaines, des milliers, des millions de personnes qui vivaient assez correctement en Irak et en Libye …

    – Peu de liberté quand-même. Peu de liberté de la presse, peu de liberté de manifester, …
    – … oui, mais ils mangeaient, ils pouvaient se promener sans recevoir des bombes sur la tête. Ils pouvaient aller dans les champs sans sauter sur des mines personnelles. Aujourd’hui, tout cela n’existe plus, il n’y a pas de gouvernement, pas d’administration en Libye… Et ça c’est le résultat des bombes. C’était Sarkozy, en son temps, qui voulait aussi cela.

    [La suite de cette interview ne traite plus de la situation syrienne. On y présente la Fondation Hirondelle, une ONG suisse de journalistes et de professionnels de l’action humanitaire. Depuis 1995, elle crée ou soutient, en collaboration avec l’ONU, des médias d’information généralistes, indépendants et citoyens, dans des zones de guerre, des situations de crise endémique ou de post-conflit, ndlr.] •
    Source : Radio Télévision Suisse, « Journal du matin » du 2/10/15

    * Dick Marty, né en 1945, est une personnalité politique suisse. Ancien procureur général du canton du Tessin, député au Conseil des Etats de 1995 à 2011, il a également été membre de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe pour laquelle il a mené différentes enquêtes qui l’ont fait connaître sur la scène internationale.

    http://arretsurinfo.ch/dick-marty-je-suis-assez-choque-par-lattitude-de-la-france
    #France #Syrie

  • #Surveillance et #punition

    Cette semaine d’"#Histoire_Vivante" est consacrée au philosophe #Michel_Foucault et à sa profonde réflexion sur le #pouvoir.

    Dimanche 31 mai 2015, vous pouvez découvrir sur RTS Deux : « Edward Snowden, ennemi d’Etat » un documentaire de John Goetz et Poul-Erik Heilbuth (2015 / France / Allemagne / Danemark / Norvège).

    Traître et espion pour les USA, héros pour les défenseurs des libertés individuelles : pour la première fois, le récit de la traque menée contre Edward Snowden, l’homme qui a fait trembler le gouvernement américain...

    http://www.rts.ch/docs/histoire-vivante/6804587-des-philosophes-aux-activistes-1-5.html

    #activisme #philosophie

  • #Crimes_de_guerre au #Kosovo : le procureur #Wiliamson confirme le rapport #Marty

    Oui, des crimes de guerre massifs ont bien été commis par les guérilleros de l’UÇK. Un #trafic_d’organes - d’une ampleur limitée - est possible, mais il n’y a pas encore suffisamment de preuves pour étayer l’accusation. Telles sont les principales conclusions du Procureur américain John Clint Williamson, présentées mardi matin à Bruxelles. Une dizaine d’anciens dirigeants de la guérilla devraient être inculpés.

    http://balkans.courriers.info/article25360.html

    J’en profite pour dire haut et fort de comment je suis fière de #Dick_Marty, un suisse, tessinois qui plus est, qui a vécu dans la même rue que la mienne quand j’étais petite... Dans ce petit bourg près de Bellinzona, au Tessin...

    Ici, pour rappel, son #allocution sur les #droits_humains qu’il a tenu à l’Université de Genève quand il a été nommé professeur honoris causa :
    vidéo : http://www.unige.ch/communication/archives/2011/dies-2011.html
    texte : http://www.unige.ch/communication/archives/2011/dies-2011/AllocutionsDies2011-DM.pdf

    #Dick_Marty #Suisse #fierté

    @maieul et @simplicissimus... ça réconcilie avec la Suisse

  • Le Courrier des Balkans, le portail francophone des Balkans | Trafic d’organes : Kouchner savait
    http://balkans.courriers.info/article16584.html

    La tempête soulevée par le rapport de Dick Marty n’est pas près de retomber, et elle ne concerne pas seulement le rôle d’Hashim Thaçi. Bernard Kouchner, l’ancien chef de la Minuk, était forcément au courant des activités criminelles impliquant d’anciens membres de l’UCK, voire du trafic d’organes lui-même. C’est ce que confirme le capitaine canadien Stu Kellock, ancien chef de la police de la Minuk.

    #santé #international #corruption #for:rezo.net #for:twitter