person:didier

  • Nouvelle offensive de l’exécutif sur l’immigration
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/06/11/nouvelle-offensive-de-l-executif-sur-l-immigration_5474629_823448.html

    Plusieurs déclarations d’Emmanuel Macron et Edouard Philippe ont mis en alerte les députés de l’aile gauche de la majorité.

    En sortant de l’Elysée ce 30 avril, les députés La République en marche (LRM) de la commission des lois ont préféré garder le silence. Emmanuel Macron vient de les recevoir comme il le fait de temps en temps. Lors de cet échange, les députés ont été surpris d’entendre le président de la République s’« arrêter longtemps » sur la question de l’immigration, les plongeant dans un certain malaise.

    « Il nous a dit en substance : “Ne vous y trompez pas, la question de l’immigration, comme celle de la sécurité, est encore devant nous” », raconte l’un des présents. Un autre explique que le chef de l’Etat a annoncé aux députés que la loi asile et immigration, dite « loi Collomb », entrée en vigueur au 1er janvier, est « déjà obsolète ».

    Le texte, qui a notamment permis d’allonger la durée de rétention, avait semé la division dans les rangs de la majorité lors de son examen à l’Assemblée. Mais, que ce soit en matière d’expulsions ou d’accélération du traitement des demandes d’asile, elle n’a pas produit de miracle. Le gouvernement s’inquiète de voir la demande d’asile augmenter de 13 % depuis le début de l’année, après une hausse de 22 % en 2018. « Le nombre de demandeurs d’asile est très nettement en baisse en Europe. Le seul pays qui garde toute son attractivité, c’est notre pays, c’est un problème », estime Didier Paris, député LRM de la Côte-d’Or.

    La sortie du chef de l’Etat a néanmoins provoqué un grand malaise dans l’assistance. « C’est un thème qui met en pyrolyse la moitié du groupe », résume l’un d’eux. Les questions régaliennes et de liberté publique font partie des pierres d’achoppement au sein de la majorité. « Une bonne partie du groupe est progressiste sur ces questions », prévient le député Aurélien Taché (Val-d’Oise), qui regrette par ailleurs que « beaucoup au gouvernement fantasment les inquiétudes des Français sur l’immigration ».

    • Suite de l’offensive, toujours sous #paywall

      Comment le gouvernement veut enrayer la demande d’asile
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/06/11/comment-le-gouvernement-veut-enrayer-la-demande-d-asile_5474631_823448.html

      La « loi Collomb » vient à peine d’entrer en vigueur mais le ministère de l’intérieur prépare déjà de nouvelles mesures pour lutter en priorité contre la demande d’asile des Balkans.

      C’est un bilan que le gouvernement ne veut pas avoir à défendre. La demande d’asile en France est en augmentation constante alors qu’elle diminue depuis trois ans en Europe. Bien que certains outils de la loi asile et immigration de 2018, dite « loi Collomb », viennent à peine d’entrer en vigueur, le gouvernement veut d’ores et déjà mobiliser de nouveaux leviers pour réduire l’« attractivité » de la France et « rendre les abus moins faciles », explique une source au ministère de l’intérieur.

      Les autorités ont notamment dans le viseur les requêtes, jugées anormales, des Géorgiens et des Albanais. Ces derniers sont actuellement les premiers à solliciter la protection de la France, alors que leurs pays sont considérés comme « sûrs ». A côté d’eux, les Afghans déjà déboutés dans d’autres Etats membres, comme l’Allemagne ou la Suède, ou les ressortissants d’Afrique de l’Ouest, pèsent aussi sur la demande d’asile.

      Ces phénomènes ont été mal anticipés. Conséquence : cela entretient l’idée d’une situation mal maîtrisée à un moment où la majorité veut durcir son discours. Avec seulement un demandeur d’asile sur deux hébergé par l’Etat, cela alimente en outre le phénomène des campements de migrants et le courroux des municipalités concernées, en particulier à Paris. Cela fait enfin gonfler le budget de l’allocation pour demandeur d’asile (ADA ; 6,80 euros par jour) dans un contexte où la loi de finances tablait sur une stabilité en 2019.

      « Le système est embolisé », constate un haut fonctionnaire. Le gouvernement ne parvient pas, comme il l’ambitionnait, à réduire de douze à six mois le délai moyen de traitement des demandes. Et plus elles tardent à être traitées, plus le dispositif d’hébergement est mobilisé, plus longtemps les personnes touchent l’ADA et plus Bercy s’irrite.

      Pour y remédier, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), qui décide de l’octroi de l’asile et dont les effectifs s’élèvent à 820 personnes en 2018, va bénéficier d’une centaine de recrutements supplémentaires. L’objectif est de réduire les « stocks » de dossiers en attente. Ceux des Balkans seront examinés en priorité. « Début 2019, on était à plus d’un an de traitement d’une demande d’asile géorgienne, si l’on additionne la procédure Ofpra et l’appel, justifie un cadre du ministère de l’intérieur. _Autant de temps pendant lequel l’ADA est versée. » Depuis janvier, l’Ofpra se délocalise d’ailleurs régulièrement dans les préfectures où la demande d’asile géorgienne explose, comme à Strasbourg ou Bordeaux. Un dispositif déjà opérationnel pour les Albanais.

  • Gilets jaunes : tenir malgré la taule | Serge André
    http://cqfd-journal.org/Gilets-jaunes-tenir-malgre-la

    Abdelaziz, Nasser, Didier et Arnaud ont été arrêtés suite à l’acte VIII des Gilets jaunes à Perpignan. Le 5 janvier, manifestants et policiers s’étaient affrontés devant le palais de justice [1]. Condamnés comme les autres à de la prison ferme, Abdelaziz et Nasser reviennent aujourd’hui sur cette séquence répressive. Source : CQFD

  • Carte aux trésors d’Elnorpadcado dimanche 9 juin 2019

    Jamais avares de bons conseils, nous apportons ici notre aide aux nouveaux aventuriers. Mais où donc se cache Elnorpadcado, cette «  Terre de design et d’opportunités immobilières  » selon Damien Castelain, ces «  Portes d’entrée vers un monde meilleur, comme de multiples hubs sur une carte aux trésors  », pour le président de Lille3000 Ivan Renar, ces «  mondes enfouis porteurs de quelque chose  », d’après Didier Fusillier, un brin plus obscur ? Au regard de ces quelques cartes, nul doute que vous trouverez le chemin qui vous guidera vers la mythique Cité d’or.

    Une première indication nous a été donnée en Une du Monde cette semaine, qui croit devoir suivre la voie du tabac et de l’alcool :

    Deux jours plus tôt, c’était La Voix du Nord https://www.lavoixdunord.fr/594098/article/2019-06-05/decouvrez-la-photo-satellite-du-nord-pas-de-calais-baignant-dans-un-nua qui nous lançait sur la piste du dioxyde dans l’air quand par ailleurs il était déjà possible de suivre celle des microparticules :

    Avant eux, nous avions laissé quelques indications célestes https://www.elnorpadcado.fr/Photos-Que-sont-les-etoiles-devenues?var_mode=calcul sur la pollution lumineuse :

    Mais nous aurions pu tout aussi bien pointer du doigt les sols pollués...

    Les eaux souterraines saturées en pesticides...

    La suite : https://www.elnorpadcado.fr/Carte-aux-tresors-d-Elnorpadcado

    #Eldorado #Lille #Nord #Pas_de_calais #pollution #dioxyde #Etoiles #Eau #malbouffe #obésité #cancer #économie #social #Elnorpadcado

  • Le commandant de police Didier Andrieux a-t-il été suspendu pour violence contre les manifestants ? - Libération
    https://www.liberation.fr/checknews/2019/06/06/le-commandant-de-police-didier-andrieux-a-t-il-ete-suspendu-pour-violence
    https://medias.liberation.fr/photo/1224870-capture111.jpg?modified_at=1559829139&width=960

    L’officier n’a fait l’objet d’aucune sanction disciplinaire « à ce stade » selon la police nationale. Plusieurs enquêtes sont toujours en cours pour déterminer les circonstances exactes des interpellations violentes qui avaient été filmées durant une manifestation des gilets jaunes.

  • L’homme derrière le procès Balkany : « J’ai été le détonateur d’une enquête qui aurait dû avoir lieu bien avant »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/060619/hold-lhomme-derriere-le-proces-balkany-j-ai-ete-le-detonateur-d-une-enquet

    L’ancien élu de droite Didier Schuller, qui est à l’origine des actuels déboires judiciaires de Patrick Balkany, raconte depuis sa retraite alsacienne, dans un #Entretien-vidéo à Mediapart, l’incroyable histoire humaine derrière le procès du maire de Levallois. Il annonce avoir décidé de porter plainte contre Balkany après avoir été traité par ce dernier de « mythomane de la pire espèce ».

    #procès,_Corruption,_Balkany,_Fraude_fiscale,_Schuller

  • Quand la relaxe d’un Gilet jaune met à mal des accusations policières
    https://www.ouest-france.fr/societe/gilets-jaunes/quand-la-relaxe-d-un-gilet-jaune-met-mal-des-accusations-policieres-636

    Un motard Gilet jaune, jugé pour des violences sur des policiers lors d’une manifestation en avril, a été relaxé mardi par le tribunal de Lyon, où il est plutôt apparu comme la victime d’une interpellation musclée.

    « Il y a trop de faiblesses dans ce dossier »

    Le policier, qui portait une caméra ce jour-là, a assuré à la barre avoir vu le prévenu porter des coups, ce qui a conduit à son interpellation, jugée « propre », même si le motard a tenté d’échapper aux menottes une fois plaqué au sol, selon lui.

    Pour Me Bohé, la vidéo montre des « coups de boxeur » administrés par le mis en cause. Mais la procureure n’est pas de cet avis : « Franchement, je l’ai regardée dix fois, je ne le vois pas porter de coups […] Il y a trop de faiblesses dans ce dossier ».

    « Je ne me suis jamais battu avec personne », lâche de son côté Didier M. en retournant les accusations : « Quand j’ai vu mon fils se faire projeter au sol et se faire matraquer par des policiers, je suis allé vers eux pour leur demander pourquoi ils faisaient ça. Et les coups ont commencé à pleuvoir sur moi ».
    « Le dossier de la mauvaise foi »

    « C’est le dossier de la mauvaise foi, si ce n’est du mensonge », a tonné son avocate, Me Amandine Fabrègue.

    Le tribunal a relaxé Didier M. en déboutant les policiers de leurs demandes d’indemnisation. « On est soulagés mais on ne devrait pas, car la victime, c’est lui », glissait un proche du prévenu après l’audience.

    #maintien_de_l'ordre

  • ’I had pain all over my body’: Italy’s tainted tobacco industry

    Three of the world’s largest tobacco manufacturers, #Philip_Morris, #British_American_Tobacco and #Imperial_Brands, are buying leaves that could have been picked by exploited African migrants working in Italy’s multi-million euro industry.

    Workers including children, said they were forced to work up to 12 hours a day without contracts or sufficient health and safety equipment in Campania, a region that produces more than a third of Italy’s tobacco. Some workers said they were paid about three euros an hour.

    The Guardian investigation into Italy’s tobacco industry, which spanned three years, is believed to be the first in Europe to examine the supply chain.

    Italy’s tobacco market is dominated by the three multinational manufacturers, all of whom buy from local producers. According to an internal report by the farmers’ organisation ONT Italia, seen by the Guardian and confirmed by a document from the European Leaf Tobacco Interbranch, the companies bought three-fifths of Italian tobacco in 2017. Philip Morris alone purchased 21,000 tons of the 50,000 tons harvested that year.

    The multinationals all said they buy from suppliers who operate under a strict code of conduct to ensure fair treatment of workers. Philip Morris said it had not come across any abuse. Imperial and British American said they would investigate any complaints brought to their attention.

    Italy is the EU’s leading tobacco producer. In 2017, the industry was worth €149m (£131m).

    Despite there being a complex system of guarantees and safeguards in place for tobacco workers, more than 20 asylum seekers who spoke to the Guardian, including 10 who had worked in the tobacco fields during the 2018 season, reported rights violations and a lack of safety equipment.

    The interviewees said they had no employment contracts, were paid wages below legal standards, and had to work up to 12 work hours a day. They also said they had no access to clean water, and suffered verbal abuse and racial discrimination from bosses. Two interviewees were underage and employed in hazardous work.

    Didier, born and raised in Ivory Coast, arrived in Italy via Libya. He recently turned 18, but was 17 when, last spring, a tobacco grower in Capua Vetere, near the city of Caserta, offered him work in his fields. “I woke up at 4am. We started at 6am,” he said. “The work was exhausting. It was really hot inside the greenhouse and we had no contracts.”

    Alex, from Ghana, another minor who worked in the same area, said he was forced to work 10 to 12 hours a day. “If you are tired or not, you are supposed to work”, otherwise “you lose your job”.

    Workers complained of having to work without a break until lunchtime.

    Alex said he wasn’t given gloves or work clothes to protect him from the nicotine contained in the leaves, or from pesticides. He also said that when he worked without gloves he felt “some sickness like fever, like malaria, or headaches”.

    Moisture on a tobacco leaf from dew or rain may contain as much nicotine as the content of six cigarettes, one study found. Direct contact can lead to nicotine poisoning.

    Most of the migrants said they had worked without gloves. Low wages prevented them from buying their own.

    At the end of the working day, said Sekou, 27, from Guinea, who has worked in the tobacco fields since 2016: “I could not get my hands in the water to take a shower because my hands were cut”.

    Olivier added: “I had pain all over my body, especially on my hands. I had to take painkillers every day.”

    The migrants said they were usually hired on roundabouts along the main roads through Caserta province.

    Workers who spoke to the Guardian said they didn’t have contracts and were paid half the minimum wage. Most earned between €20 and €30 a day, rather than the minimum of €42.

    Thomas, from Ghana, said: “I worked last year in the tobacco fields near Cancello, a village near Caserta. They paid me €3 per hour. The work was terrible and we had no contracts”.

    The Guardian found African workers who were paid €3 an hour, while Albanians, Romanians or Italians, were paid almost double.

    “I worked with Albanians. They paid the Albanians €50 a day,” (€5 an hour), says Didier. “They paid me €3 per hour. That’s why I asked them for a raise. But when I did, they never called back.”

    Tammaro Della Corte, leader of the General Confederation of Italian Workers labour union in Caserta, said: “Unfortunately, the reality of the work conditions in the agricultural sector in the province of Caserta, including the tobacco industry, is marked by a deep labour exploitation, low wages, illegal contracts and an impressive presence of the caporalato [illegal hiring], including extortion and blackmailing of the workers.

    “We speak to thousands of workers who work in extreme conditions, the majority of whom are immigrants from eastern Europe, north Africa and sub-Saharan Africa. A large part of the entire supply chain of the tobacco sector is marked by extreme and alarming working conditions.”

    Between 405,000 and 500,000 migrants work in Italy’s agricultural sector, about half the total workforce. According to the Placido Rizzotto Observatory, which investigates worker conditions in the agricultural sector, 80% of those working without contracts are migrants.

    Multinational tobacco companies have invested billions of euros in the industry in Italy. Philip Morris alone has invested €1bn over the past five years and has investment plans on the same scale for the next two years. In 2016, the company invested €500m to open a factory near Bologna to manufacture smokeless cigarettes. A year later, another €500m investment was announced to expand production capacity at the factory.

    British American Tobacco declared investments in Italy of €1bn between 2015 and 2019.

    Companies have signed agreements with the agriculture ministry and farmers’ associations.

    Since 2011, Philip Morris, which buys the majority of tobacco in Campania, has signed agreements to purchase tobacco directly from ONT Italia.

    Philip Morris buys roughly 70% of the Burley tobacco variety produced in Campania. Approximately 900 farmers work for companies who supply to Philip Morris.

    In 2018, Burley and Virginia Bright varieties constituted 90% of Italian tobacco production. About 15,000 tons of the 16,000 tons of Italian Burley are harvested in Campania.

    In 2015, Philip Morris signed a deal with Coldiretti, the main association of entrepreneurs in the agricultural sector, to buy 21,000 tons of tobacco a year from Italian farmers, by investing €500m, until 2020.

    Gennarino Masiello, president of Coldiretti Campania and national vice-president, said the deal included a “strong commitment to respect the rights of employees, banning phenomena like caporalato and child labour”.

    Steps have been taken to improve workers’ conditions in the tobacco industry.

    A deal agreed last year between the Organizzazione Interprofessionale Tabacco Italia (OITI), a farmers’ organisation, and the ministry of agriculture resulted in the introduction of a code of practice in the tobacco industry, including protecting the health of workers, and a national strategy to reduce the environmental impact.

    But last year, the OITI was forced to acknowledge that “workplace abuses often have systemic causes” and that “long-term solutions to address these issues require the serious and lasting commitment of all the players in the supply chain, together with that of the government and other parties involved”.

    Despite the code, the migrants interviewed reported no change in their working conditions.

    In 2017, Philip Morris signed an agreement with the UN’s International Organization for Migration (IOM) to hire 20 migrants as trainees within the Campania tobacco producing companies, to “support their exit from situations of serious exploitation”. Migrants on the six-month trainee scheme receive a monthly salary of €600 from Philip Morris.

    But the scheme appears to have little impact.

    Kofi, Sekou and Hassan were among 20 migrants hired under the agreement. Two of them said their duties and treatment were no different from other workers. At the end of the six months, Sekou said he was not hired regularly, but continued to work with no contract and low wages, in the same company that signed the agreement with Philip Morris.

    “If I didn’t go to work they wouldn’t pay me. I was sick, they wouldn’t pay me,” he said.

    In a statement, Huub Savelkouls, chief sustainability officer at Philip Morris International, said the company is committed to ensuring safety and fair conditions in its supply chain and had not come across the issues raised.

    “Working with the independent, not-for-profit organisation, Verité, we developed PMI’s Agricultural Labor Practices (ALP) code that currently reaches more than 350,000 farms worldwide. Farmers supplying PMI in Italy are contractually bound to respect the standards of the ALP code. They receive training and field teams conduct farm visits twice a month to monitor adherence to the ALP code,” he said.

    “Recognising the complex situation with migrant workers in Italian agriculture, PMI has taken supplementary steps to gain more visibility and prevent potential issues through a mechanism that provides direct channels for workers to raise concerns, specifically funding an independent helpline and direct engagement programme with farm workers.”

    On the IOM scheme, he said: “This work has been recognised by stakeholders and elements are being considered for continued action.”

    Simon Cleverly, group head of corporate affairs at British American Tobacco, said: “We recognise that agricultural supply chains and global business operations, by their nature, can present significant rights risks and we have robust policies and process in place to ensure these risks are minimised. Our supplier code of conduct sets out the minimum contractual standards we expect of all our suppliers worldwide, and specifically requires suppliers to ensure that their operations are free from unlawful migrant labour. This code also requires suppliers to provide all workers, including legal migrant workers, with fair wages and benefits, which comply with applicable minimum wage legislation. To support compliance, we have due diligence in place for all our third-party suppliers, including the industry-wide sustainable tobacco programme (STP).”

    He added: “Where we are made aware of alleged human rights abuses, via STP, our whistleblowing procedure or by any other channel, we investigate and where needed, take remedial action.”

    Simon Evans, group media relations manager at Imperial Tobacco, said: “Through the industry-wide sustainable tobacco programme we work with all of our tobacco suppliers to address good agricultural practices, improve labour practices and protect the environment. We purchase a very small amount of tobacco from the Campania region via a local third party supplier, with whom we are working to understand and resolve any issues.”

    ONT said technicians visited tobacco producers at least once a month to monitor compliance with contract and production regulations. It said it would not tolerate any kind of labour exploitation and would follow up the Guardian investigation.

    “If they [the abuses] happen to be attributable to farms associated with ONT, we will take the necessary measures, not only for the violation of the law, but above all to protect all our members who operate with total honesty and transparency.”

    https://www.theguardian.com/global-development/2019/may/31/i-had-pain-all-over-my-body-italys-tainted-tobacco-industry?CMP=share_b
    #tabac #industrie_du_tabac #exploitation #travail #migrations #Caserta #Italie #néo-esclavagisme #Pouilles #Campania

    ping @albertocampiphoto @marty @reka @isskein

  • Mémoires de Nestor Makhno

    Didier Giraud

    https://lavoiedujaguar.net/Memoires-de-Nestor-Makhno

    Dans la société dominante actuelle, après la débâcle spectaculaire du communisme à la sauce marxiste-léniniste, les têtes pensantes du capitalisme libéral s’évertuent à nous persuader que toutes les révolutions ont conduit à des impasses et des bains de sang. Ils oublient volontairement de mentionner les expériences communistes libertaires du XXe siècle — en Ukraine en 1917-1921 et en Espagne en 1936-1939 — où des anarchistes locaux avaient aboli les rapports marchands et créé des communautés où chacun participait en toute liberté selon ses moyens et recevait selon ses besoins, prouvant par là qu’une autre société et qu’une vie meilleure étaient possibles. Malheureusement, ces révolutionnaires avaient sous-estimé le danger des démagogues étatistes, lesquels n’avaient reculé devant aucune scélératesse pour les anéantir. Les Mémoires et écrits de notre compagnon Nestor Makhno démontrent ainsi, par son expérience personnelle sur plus de trente ans, la validité du projet révolutionnaire, à condition d’être sans cesse vigilant contre tous les parasites amateurs de pouvoir d’État et d’être précis sur les objectifs à atteindre, sans pour cela faire des promesses sans lendemains. Cette parution est donc un événement, attendu de longue date et promis depuis 1982 par Alexandre Skirda dans sa monographie Nestor Makhno, le cosaque libertaire. Ici, la parole et la plume appartiennent à Makhno lui-même (...)

    #Makhno #révolution_russe #Ukraine #Mémoires #Alexandre_Skirda

  • Projet de loi Notre-Dame : un hochet pour la vanité présidentielle | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/250519/projet-de-loi-notre-dame-un-hochet-pour-la-vanite-presidentielle?onglet=fu

    ’est un texte qui restera sans doute comme un symbole des pratiques et des priorités de ce quinquennat. Le projet de loi d’urgence sur la restauration de Notre-Dame de Paris, qui sera examiné par le Sénat en début de semaine prochaine, est un blanc-seing de plus donné à l’Élysée. Adopté en première lecture à l’Assemblée nationale, le 10 mai dernier, ce texte court ne contient que neuf articles. Mais cette brièveté n’est que le reflet du pouvoir immense qu’il accorde implicitement au pouvoir exécutif dans ce chantier considérable.

    Le texte établit une « souscription nationale » de façon rétroactive au 16 avril 2019, lendemain de l’incendie de la cathédrale, « placée sous le haute autorité du président de la République ». Cette souscription est confiée à quatre organismes : le Centre des monuments nationaux (CMN), agissant pour l’État, la Fondation de France, la Fondation Notre-Dame et la Fondation du patrimoine. Sa clôture sera décidée par le gouvernement (article 6), tandis que l’article 4 autorise les dons des collectivités locales, ce qui n’était pas prévu jusqu’ici, tandis que l’article 5 élargit la réduction d’impôts pour les entreprises et les particuliers.

    Emmanuel Macron, le soir de l’incendie de Notre-Dame de Paris. © Reuters Emmanuel Macron, le soir de l’incendie de Notre-Dame de Paris. © Reuters

    Les dons en faveur de la restauration de Notre-Dame de Paris effectués entre le 16 avril et le 31 décembre 2019 bénéficieront, jusqu’à concurrence de 1 000 euros, d’une réduction de 75 % contre 66 % actuellement.

    Que faire des surplus ?

    Le vrai problème que pose cette partie du texte est celui de sa destination. Les dons doivent venir assurer la « restauration » et la « conservation » de Notre-Dame de Paris. Or, comme le signale le Conseil d’État dans son avis, « ni le projet de loi, ni l’exposé des motifs ne précise la signification que le gouvernement entend donner à ces deux termes ».

    Autrement dit, on ignore exactement à quoi vont servir les fonds. Ce n’est pas anecdotique car il est possible que la collecte dépasse les besoins. On ne dispose pas actuellement d’une évaluation précise du coût de la restauration. Et pour cause, puisqu’on ignore aussi comment Notre-Dame sera restaurée : à l’identique ou en en « modernisant » certaines parties. Cela fait beaucoup d’incertitudes et, partant, laisse beaucoup de doutes sur la destination des fonds. Car avec désormais près d’un milliard d’euros de promesses de dons et une souscription qui n’est pas close, l’argent risque d’être trop abondant. Le fondateur de la Tribune de l’art, Didier Rykner, souligne que « tous les connaisseurs du dossiers considèrent qu’il y aura plus de fonds que nécessaire pour la restauration ».

    Que faire d’un éventuel « trop-perçu » ? La question est délicate. Et deux hypothèses sont possibles : la première, c’est que l’argent supplémentaire soit utilisé pour l’entretien et le fonctionnement futur de Notre-Dame, et la seconde, c’est qu’il soit affecté à d’autres nécessités de restauration de cathédrales ou de monuments. Didier Rykner estime que l’exécutif pourrait faire le premier choix en se « désengageant pour longtemps de l’entretien de Notre-Dame ».

    Pour lui, ce serait un pas inquiétant : « Avec la TVA récupérée des travaux, les dons des grandes fortunes qui ont renoncé à la défiscalisation et les dons venant de l’étranger, il est possible que l’État ne dépense beaucoup pour Notre-Dame » alors même qu’il est le propriétaire du monument et de 80 % des œuvres d’art (celles acquises avant 1905). Ce serait donc une forme de désengagement de l’État.

    #Notre_Dame #Arnaque #Impôts #Budget

  • Des éoliennes accusées de tuer des vaches L’essentiel/afp - 24 Mai 2019
    http://www.lessentiel.lu/fr/news/france/story/des-eoliennes-accusees-de-tuer-des-vaches-16134698
    Des dizaines de vaches meurent chaque année sans explication, refusent la traite et se comportent bizarrement... Depuis 2012, un village français vit un cauchemar.

    Des dizaines de vaches qui meurent chaque année sans explication, refusent la traite et se comportent bizarrement... Depuis l’arrivée d’éoliennes en 2012, c’est le cauchemar dans deux élevages de Loire-Atlantique, et le casse-tête pour les experts qui s’avouent désemparés. Avec environ 250 vaches de race normande perdues depuis 2013, l’élevage de Didier et Murielle Potiron, installés depuis 1989, est l’un de ceux qui a le plus été passé au peigne fin par les experts.
    « Les problèmes ont commencé fin 2012 avec les travaux de fondation des huit éoliennes du parc de Nozay, dont l’une se trouve à 600 mètres de la stabulation », raconte Murielle Potiron, 52 ans. Baisse de la production laitière, difficultés à vêler, retards de croissance, mais aussi, dans l’exploitation voisine de quatre kilomètres de Céline Bouvet, vaches qui refusent d’avancer sur une partie de la route qu’elles empruntaient pourtant quotidiennement pour aller au pré... Les éleveurs se plaignent eux de maux de tête, de douleurs aux jambes et d’insomnies.

    Fuites de courant électrique dans le sol

    Depuis avril, ils sont suivis par le CHU de Nantes, comme une vingtaine de riverains affirmant ressentir des troubles similaires. Les éleveurs accusent les éoliennes dont ils avaient pourtant volontiers accepté l’installation sur leur champ, et les fuites de courant électrique dans le sol. « Notre robot de traite est au croisement de deux failles d’eau dans un sous-sol riche en fer et en étain, le tout à quelques centaines de mètres d’un câble 20 000 V enterré à 60 cm qui relie les éoliennes entre elles. Cela ne fait pas bon ménage », assure Didier Potiron, qui confie « ne pas pouvoir tenir une année de plus » et réclame un « arrêt total du parc pendant trois semaines », pour déterminer la responsabilité des éoliennes.

    Une hypothèse jugée trop coûteuse, l’exploitant réclamant selon lui un dédommagement de 80 000 euros par jour. En Allemagne, première puissance éolienne d’Europe, la Fédération des producteurs laitiers interrogée par l’AFP dit n’avoir jamais entendu parler de problèmes similaires sur des vaches. « Il devrait y avoir des cas partout en France où 8 000 éoliennes ont été installées », renchérit France Energie Eolienne (FEE), qui représente la filière.

    À Conquereuil, bourgade située à 20 kilomètres au nord, Sylvie Bignon, 48 ans, raconte aussi avoir subi une baisse de la qualité de son lait et ressenti d’importants maux de tête après l’arrivée de cinq éoliennes. Dans la Somme, l’ancien éleveur Yann Joly, installé depuis 1995, affirme lui avoir vécu « une descente aux enfers » depuis la construction de 12 éoliennes en 2011 à 1,8 km de sa ferme.

     #énergie #éoliennes #électricité #éolien #éoliennes_industrielles #résistance #énergie_éolienne#environnement #énergie_renouvelable #éolienne #rte #capitalisme #edf

  • Tiens, j’avais raté ce morceau récent de Dub Inc pour SOS Méditerrannée : À travers les vagues, avec plein d’invités de la scène reggae dancehall récente
    https://www.youtube.com/watch?v=9V5WIKAJ9Ts

    Si les frontières sont fermées, on nage.
    Oh my brother tell them !
    On nous destine à braver l’orage.
    We are all citizens of the world so shout it !

    REFRAIN
    On n’a pas les mêmes chances et on n’a pas les mêmes limites.
    Qui choisit la donne quand on nous sélectionne ?
    Où sont les frontières ? On se réfugie, on s’invite !
    Tendre la main à travers les vagues.
    Face à la violence on a tous atteint nos limites,
    Lorsqu’on abandonne et que la mer déborde,
    Elle emporte avec elle notre humanité en dérive.
    Tendre la main à travers les vagues.

    Taïro
    De quel droit, au nom de quelle loi peut-on leur refuser ce que l’on s’offre à nous-mêmes ?
    Si c’était moi, si c’était toi, on ferait pareil bien sûr qu’on crierait à l’aide !
    Ce que l’on voit à travers les vagues, ne sont que le reflet, le miroir de nous-mêmes.
    De quel droit, au nom de quelle loi peut-on leur refuser ce que l’on s’offre à nous-mêmes ?

    Mellow Mood
    Hold on !
    May I ask a question ?
    What if weh we see is just part of a plan ?
    Deceive divide put man against man,
    Play with the anger a di population,
    Financial empire love di situation.
    New slave masses from di next piece a land.
    Ask yourself who benefit from this, who mek money from this ?
    Then who cyaan get rid of this ?

    Komlan
    Et on compte les victimes, juste un autre listing.
    À l’image des visages anonymes.
    Mais qui sont les victimes, qui rallongent ces listings ?
    Au large, en marge, mais le regard digne.
    Peu importe les risques, peu importe la manière de partir,
    Quand l’assiette est vide il n’y a que l’espoir qui fait survivre.
    Quelle est la justice si l’on ne peut choisir son avenir ?
    Lorsque tous nos fils, nos frères sont prêts à choisir le pire.

    Naâman
    All they got is bombs and soldiers inna kaki suit.
    We see the people them starving while Babylon is looting.
    They sell the guns so the war can’t cool,
    Haffi clear up the problem from the root.
    They run away with no paper,
    Open your door Mother Earth is our shelter.
    Find ourselves for the sake of one and others,
    Beyond the borders.

    REFRAIN

    Skarra Mucci
    Because divide and separate just to rule,
    Play full control and play we fool.
    Give we all kind of reasons to kill your friend,
    Or even your brother or your family dem.
    They say that division would made us strong,
    But we prove dem wrong me say from so long.
    A time fi unite everybody stay strong,
    Well no matter your race, your colour or religion.
    Let’s come together everybody hand in hand,
    Mek we march out strong in a dis yah revolution.
    We bun a fire upon dem separation,
    We’re standing strong in a dis yah Armageddon !

    Jahneration
    Théo :
    Emergency !
    Worldwide seas are overflowing of people inna suffering, nobody give a damn thing, Lord !
    We can take this no more !
    Reach out to the needy and the poor.

    Ogach :
    No man is an island, displacement a di people inna violence,
    Some a still smile and yet dem suffering inna silence.
    Walk pon di white sand then pass thru a tight fence.
    No wonda why the I stand fi unity and guidance.

    Didier Awadi
    Dans le désert je n’ai pas le choix,
    Face à moi et à la mer je n’ai pas de quoi.
    Moi j’évolue en me disant vous voulez pas de moi,
    J’ai la couleur de la misère on m’a dit sans émoi.
    Alors plus rien à foutre on va risquer la vie,
    J’ai pas besoin de vos conseils et de tous vos avis.
    La vie c’est fifty-fifty tous on a un préavis.
    S’il faut sauver tous les miens fuck la mort voilà ma vie !

    Bouchkour
    Eneyede ameuch
    Inid aniwi l’babor yaleumri y’a mon amour
    Teucheuralll témeuss
    Inid aniwi l’babor l’moujet itsrajon leuftor
    Narian houkouma houkouma
    Narouan ameuntar
    Narian narian gulaghamart
    tahian houkouma houkouma
    Itchayar l’heubhagh
    Narian narian éouzeumar

    REFRAIN

    Balik
    On a bâti un monde concurrentiel,
    Un monde où pour les riches tout s’achète, tout se chiffre.
    On a voulu l’économie à grande échelle,
    Prétendant libérer nous n’avons fait qu’agrandir les chaines.
    En effet le problème de l’Europe dans laquelle je suis né c’est qu’elle commet des erreurs,
    Mais ne les reconnaît et fait semblant d’en ignorer les séquelles.
    À travers les vagues, je vois les visages des enfants qui se demandent pourquoi s’en aller ? Pourquoi y aller ?

    Solo Banton
    They want to come round and control,
    We put up their barriers and borders so they can hold we.
    But who made them the judge and the jury ?
    A game you a play whether you chose him or chose me.
    So many in poverty, I can’t believe when I see people sleep on the street,
    And enough of them a flee to protect their family from the financial war you a keep.

    Broussai
    Quand la faucheuse frappe à toutes les portes du village,
    Attendre son tour pour gagner de nouveaux rivages.
    Partir à tout prix, affronter les mauvais présages.
    Y a-t-il un espoir au-delà des barrages ?
    Quand on laisse les nôtres périr au large,
    Notre dignité sombre dans les larmes.
    Comment peut-on se regarder et rire aux larmes ?
    Quand se jouent sous nos yeux tous ces drames.

    Raphaël
    Open the border let we cross,
    And give a message to your boss.
    Every man has the right to make a living,
    Every child has the right to survive.
    And you know sey you get what you giving.
    Let we cross and stay alive !

    REFRAIN

    Et profitons du coup : Dub Inc vient de sortir un nouveau morceau, avec un album qui arrive, toujours dans le coup, et ça pète grave !
    DUB INC - On est ensemble (Official Video)
    https://www.youtube.com/watch?v=1MIygusByo0

    #musique #reggae #dancehall #Dub_Inc #Bouchkour #Komlan #Balik #Naaman #Taïro #Didier_Awadi #Broussai #Solo_Banton #Jahneration #Skarra_Mucci #Naâman #Mellow_Mood #Raphael #SOS_Méditerranée #migrants #frontière

  • Quand la relaxe d’un Gilet jaune met à mal des accusations policières

    https://www.ouest-france.fr/societe/gilets-jaunes/quand-la-relaxe-d-un-gilet-jaune-met-mal-des-accusations-policieres-636

    Un motard Gilet jaune, jugé pour des violences sur des policiers lors d’une manifestation en avril, a été relaxé mardi par le tribunal de Lyon, où il est plutôt apparu comme la victime d’une interpellation musclée.

    Le 6 avril 2019, à Lyon, Didier M., 47 ans, employé de la Poste et père de famille, participe au cortège des Gilets jaunes avec son fils de 17 ans. La fin de journée tourne mal : interpellé par des agents de la Brigade anticriminalité (BAC), il est d’abord conduit à l’hôpital, où un médecin lui accorde cinq jours d’ITT, avant de passer 48 heures en garde à vue.

    On lui reproche d’avoir donné des coups en forçant un barrage de police. Poursuivi également pour rébellion, il comparaissait ce mardi 21 mai.

    #gilets_jaunes #justice

  • Quand la relaxe d’un Gilet jaune met à mal des accusations policières
    https://www.ouest-france.fr/societe/gilets-jaunes/quand-la-relaxe-d-un-gilet-jaune-met-mal-des-accusations-policieres-636

    Le 6 avril 2019, à Lyon, Didier M., 47 ans, employé de la Poste et père de famille, participe au cortège des Gilets jaunes avec son fils de 17 ans. La fin de journée tourne mal : interpellé par des agents de la Brigade anticriminalité (BAC), il est d’abord conduit à l’hôpital, où un médecin lui accorde cinq jours d’ITT, avant de passer 48 heures en garde à vue.

    Le policier, qui portait une caméra ce jour-là, a assuré à la barre avoir vu le prévenu porter des coups, ce qui a conduit à son interpellation, jugée « propre », même si le motard a tenté d’échapper aux menottes une fois plaqué au sol, selon lui.

    Pour Me Bohé, la vidéo montre des « coups de boxeur » administrés par le mis en cause. Mais la procureure n’est pas de cet avis : « Franchement, je l’ai regardée dix fois, je ne le vois pas porter de coups […] Il y a trop de faiblesses dans ce dossier ».

    « Je ne me suis jamais battu avec personne », lâche de son côté Didier M. en retournant les accusations : « Quand j’ai vu mon fils se faire projeter au sol et se faire matraquer par des policiers, je suis allé vers eux pour leur demander pourquoi ils faisaient ça. Et les coups ont commencé à pleuvoir sur moi ».

    « C’est le dossier de la mauvaise foi, si ce n’est du mensonge », a tonné son avocate, Me Amandine Fabrègue.

    Le tribunal a relaxé Didier M. en déboutant les policiers de leurs demandes d’indemnisation. « On est soulagés mais on ne devrait pas, car la victime, c’est lui », glissait un proche du prévenu après l’audience.

  • « L’État punitif remplace progressivement l’État Social » (Didier Fassin, L’Humanité, 16.05.19)
    https://www.humanite.fr/letat-punitif-remplace-progressivement-letat-social-672159

    L’usage excessif de la force contre un #mouvement_social est toujours un signe de faiblesse du #pouvoir, et l’#autoritarisme déployé par le gouvernement témoigne d’une perte d’autorité, laquelle suppose l’exercice de la volonté sans exercice de la #violence.
    […] Mais la dynamique a été enclenchée bien avant, en particulier avec la déclaration de l’#état_d’urgence en 2015 et le vote d’un texte introduisant les principales mesures de l’état d’urgence dans la loi ordinaire en 2017.
    […] Il y a le maintien de l’ordre lors de manifestations, comme ce à quoi on assiste tous les samedis depuis novembre dernier. Une version plus dure encore s’exprime dans la #répression de désordres qui éclatent après la mort d’une ou plusieurs personnes lors d’interactions avec la #police. Et il y a les activités dites de #sécurité_publique, qui visent essentiellement les #quartiers_populaires et leurs habitants, sur leur lieu de résidence aussi bien que dans les lieux publics, notamment les gares, sur la base d’un #profilage_racial. Elles consistent en une pression quasi quotidienne par des contrôles d’identité et de fouilles au corps, s’accompagnant de formes diverses d’#humiliation, brimades, menaces, parfois de sévices et d’interpellations.
    Alors que le maintien de l’ordre est spectaculaire et abondamment commenté dans les médias, les activités de sécurité publique demeurent presque #invisibles et rarement dénoncées, hormis lorsqu’un accident grave survient.

  • Procès France Télécom : avant la crise, c’était déjà la crise
    https://www.mediapart.fr/journal/france/150519/proces-france-telecom-avant-la-crise-c-etait-deja-la-crise

    La deuxième semaine du procès France Télécom a commencé au tribunal correctionnel de Paris, où sept anciens dirigeants de l’entreprise, dont l’ex-PDG Didier Lombard, sont poursuivis pour harcèlement moral ou complicité de harcèlement moral. La période troublée de 2002 à 2005, où le groupe achevait sa mue d’une société publique à une entreprise privée, annonçait la souffrance à venir. Et déjà, les représentants du personnel sonnaient l’alarme.

    #JUSTICE #Harcèlement_moral,_suicide,_procès,_France_Telecom,_souffrance_au_travail

  • Procès des suicides à France Telecom : une direction sourde et sans remords
    https://www.mediapart.fr/journal/france/110519/proces-des-suicides-france-telecom-une-direction-sourde-et-sans-remords

    La première semaine du procès historique des suicides à France Télécom a été dense et intense. L’ancien PDG Didier Lombard s’obstine dans le déni et la morgue. Selon lui, il n’y a jamais eu de crise sociale mais une crise médiatique qui aurait amplifié les suicides. Plusieurs témoins – un syndicaliste, une inspectrice du travail, un expert social – ont cependant révélé la fabrique institutionnelle de la violence au sommet du groupe, et les alertes envoyées.

    #JUSTICE #souffrance_au_travail,_Jean-Louis_Wenès,_Orange,_suicides_au_travail,_Didier_Lombard,_France_Telecom,_A_la_Une

  • Procès France Telecom : une direction sourde et sans remords
    https://www.mediapart.fr/journal/france/110519/proces-france-telecom-une-direction-sourde-et-sans-remords

    La première semaine du procès historique des suicides à France Télécom a été dense et intense. L’ancien PDG Didier Lombard s’obstine dans le déni et la morgue. Selon lui, il n’y a jamais eu de crise sociale mais une crise médiatique qui aurait amplifié les suicides. Plusieurs témoins – un syndicaliste, une inspectrice du travail, un expert social – ont cependant révélé la fabrique institutionnelle de la violence au sommet du groupe.

    #JUSTICE #souffrance_au_travail,_Jean-Louis_Wenès,_France_Telecom,_Didier_Lombard,_Orange,_suicides_au_travail,_A_la_Une

  • Procès des anciens dirigeants de France télécom. Didier Lombard, ex-PDG de l’entreprise : la Banalité du Mal

    Harcèlement moral à #France_Télécom : « Dont acte, je n’y peux rien » - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/05/07/harcelement-moral-a-france-telecom-dont-acte-je-n-y-peux-rien_1725497

    Un vertige a saisi la salle d’audience. En costume et cravate bleu marine, Didier Lombard est à la barre. L’ex-PDG de France Télécom (devenu Orange) et six anciens dirigeants et cadres de l’entreprise du CAC 40 sont jugés pour « harcèlement moral » et « complicité » de ce délit pour avoir instauré une politique d’entreprise visant « à déstabiliser les salariés et à créer un climat professionnel anxiogène ». Et au deuxième jour du procès devant le tribunal correctionnel de Paris, ses premiers mots tant attendus ont glacé l’assistance. D’excuses, il n’y a pas eu. Encore moins de regrets.

    • Le propre des structures du néolibéralisme, c’est d’avoir aboli toute restriction aux mouvements stratégiques du capital, d’avoir levé toute limite à ses menées. Comment ce propre des structures sociales du capitalisme néolibéral ne se convertirait-il pas en propre des capitalistes néolibéraux ? Quand la finance est déréglementée et impose le règne des actionnaires internationaux, quand la concurrence, cœur de la construction européenne et promue mondialement par l’OMC, promet de faire jouer le chantage à la compétitivité par les miséreux, quand les délocalisations ne sont plus entravées par rien, quand le droit du travail rapproche tendanciellement le statut du travail de celui de la liquidité financière, c’est-à-dire fait des salariés des choses dont on peut se dégager aussi facilement que d’actifs boursiers, bref quand le capital a pris ce genre d’aises, quand il a pris le pli de pouvoir faire ce qu’il veut parce que plus aucune régulation, plus aucune règle ne le retient dans ses mouvements, comment la psyché des capitalistes n’exprimerait-elle pas à son tour cette nouvelle disposition, cette nouvelle habitude que plus rien ne fasse obstacle ? Refaits par les structures, les hommes sont à l’image des structures : déchaînés si les structures sont déchaînantes, tout-permis si les structures leur permettent tout.

      Lu ici même : https://blog.mondediplo.net/les-sociopathes-de-france-telecom-a-macron

  • Une semaine dans la vie d’Emmanuel Macron
    https://la-bas.org/5545

    Didier Porte est en vacances… encore ! Heureusement, Jonathan Duong, fidèle au poste, s’est demandé si Emmanuel Macron ne s’était pas sarkozysé. Finie la posture mitterrandienne, le président jupitérien à la parole rare, désormais le président est partout, tout le temps, sur toutes les chaînes de télé, dans toutes les conversations, il occupe l’espace. La preuve avec cette semaine passée en compagnie d’Emmanuel Macron.Continuer la lecture…

    #Vidéo #Didier_Porte #Médias #Politique

  • La vidéo de la Salpêtrière contre la désinformation – L’image sociale
    http://imagesociale.fr/7465
    https://i2.wp.com/imagesociale.fr/wp-content/uploads/video_Salpetriere_190501.jpg?fit=418%2C757

    Un air de déjà-vu. Comme en 2016, avec l’intoxication du prétendu « saccage » de l’hopital Necker, les mêmes acteurs politiques (premier ministre, ministre de l’intérieur, ministre de la santé…) et médiatiques (chaînes d’info continue, radios du service public…) ont tenté de présenter comme une « attaque » concertée de l’hôpital de la Pitié-Salpêtriêre un simple incident – en l’occurrence la fuite de quelques dizaines de Gilets jaunes tentant d’échapper à l’agression des forces de l’ordre, pendant la manifestation parisienne du 1er mai. Comme en 2016, un précieux document vidéo, réalisé par un soignant et diffusé dans l’après-midi du 2 mai sur Facebook, a permis de rétablir les faits et de mettre fin à la manipulation.

    Au soir d’un 1er mai qui a été un sommet de violences – non, comme on l’attendait, de la part des Black blocs, mais de la part de forces de l’ordre surexcitées par les consignes du nouveau préfet de police Didier Lallement –, le ministre de l’intérieur Christophe Castaner, interviewé en direct de la Salpêtrière par BFMTV à 20h, dénonce comme à son habitude les casseurs, et met en avant ce qu’il présente comme une agression délibérée : « Des gens ont attaqué un hôpital. Des infirmières ont dû préserver le service de réanimation. Nos forces de l’ordre sont immédiatement intervenues pour sauver le service de réanimation ».

    Il n’y a pas un mot de vrai dans cette description alarmiste, pourtant confirmée par la direction de l’hôpital et rapidement amplifiée par les services d’information nationaux et plusieurs politiques. Malgré le précédent de Necker, la parole d’un ministre reste le guide d’un journalisme caractérisé par son légitimisme, bien illustré par un article de France-Info, qui choisit d’associer à la narration de « l’intrusion » des manifestants dans l’hôpital (premier titre, corrigé le lendemain) une photographie de Geoffroy Van der Hasselt de l’attaque du commissariat du 13e arrondissement par des casseurs (également remplacée entretemps, voir le compte rendu de Checknews de Libération).

    #Fake_news #Infox #Journalisme #1_mai #Salpêtrière

  • Comment se passer du code du patrimoine ? Emmanuel Macron en stage à Amboise ! Didier Rykner - 30 avril 2019 - La Tribune de l’Art
    Ou bien, comment massacrer, détruire le patrimoine historique français
    https://www.latribunedelart.com/comment-se-passer-du-code-du-patrimoine-emmanuel-macron-en-stage-a-

    Emmanuel Macron a prévu de visiter jeudi, et d’y déjeuner, le manoir du Clos-Lucé, un monument historique qui vient d’être gravement vandalisé par ses propriétaires, avec des travaux réalisés sans autorisation. Les dégâts sont si importants que la Direction régionale des affaires culturelles du Centre Val-de-Loire a même porté plainte en 2017 auprès du procureur de la République de Tours [Erratum : il ne s’agit pas d’une plainte, mais d’un signalement comme l’a signalé le procureur à l’AFP http://www.lefigaro.fr/culture/leonard-de-vinci-les-travaux-du-clos-luce-a-amboise-dans-le-viseur-des-enqu . Ce qui ne change absolument rien sur le fond.]. Nous avons interrogé celui-ci, qui nous a fait la réponse suivante : « Une enquête de police judiciaire, confiée à la Compagnie de gendarmerie d’Amboise, est en cours s’agissant des faits que vous évoquez. De ce fait, aucune information, qu’elle soit relative aux faits concernés ou aux éventuelles suites judiciaires à venir, ne saurait être actuellement communiquée. » Parfois, des refus de répondre équivalent à une réponse.


    1. Salon XVIII au Clos-Lucé dans son état antérieur, aujourd’hui détruit Photo : Ceridwen CC BY SA 3.0


    2. Ancien Salon XVIIIe (ill. 1) transformé en « atelier de Léonard ». La cheminée du XVIIIe a également été remplacée Photo : Didier Rykner

    Cette affaire est donc entre les mains de la justice. Il faut espérer que le procureur de la République ne classera pas l’affaire sans suite, ce qui serait particulièrement choquant tant les faits sont avérés. Les travaux ont eu lieu avant 2017, et ont porté sur trois pièces du rez-de-chaussée et deux pièces de l’étage. Les atteintes les plus graves au monument classé ont eu lieu sur le niveau bas, puisque trois salons possédant des boiseries du XVIIIe siècle ont été entièrement détruits : les boiseries ont été arrachées, ainsi qu’au moins une cheminée d’époque, le niveau des sols a été changé, et ils ont été refaits, et les plafonds ont été modifiés, tandis que des fenêtres ont été bouchées et que de nouvelles baies ont été percées. À l’étage, où il n’y avait pas de boiseries du XVIIIe, les travaux ont néanmoins été également importants touchant les plafonds et les sols.

    Cette bâtisse du XVe siècle a eu la chance - ou plutôt la malchance - d’abriter Léonard de Vinci les trois dernières années de sa vie, de 1516 à 1519, alors qu’il était l’hôte en France de François Ier. La famille Saint-Bris, qui en est propriétaire, n’a eu de cesse ces dernières années de la transformer en un décor à la gloire de l’artiste et inventeur italien. L’objectif de ces travaux était bien entendu de rendre leur pureté « léonardienne » à ce manoir. On est ici dans une problématique de parc d’attraction : un atelier de Léonard totalement fantaisiste a même été « reconstitué » dans un des anciens salons du XVIIIe siècle. Inutile de dire qu’on n’a pas la moindre idée où était exactement l’atelier de Léonard, ni à quoi il ressemblait. Ce qui est certain en revanche, c’est que ce n’était pas à ça.


    3. Anciens salons du XVIIIe siècle. Au fond, celui que l’on voit ill. 1 Photo : Hervé Grandsart


    4. Ancien salon du XVIIIe siècle (celui que l’on voit au premier plan ill. 3) transformé en « cabinet de curiosité de Léonard » Photo : Didier Rykner

    Il suffit de comparer les photographies avant-après pour comprendre l’étendue du désastre. Celui-ci est tel qu’il n’y a aucune possibilité de remettre les lieux dans leur état d’origine. Ces trois pièces comptaient parmi les rares éléments authentiques, mais elles avaient le mauvais goût de dater du XVIIIe siècle. Elles étaient classées monument historique, avec l’ensemble du bâtiment, depuis 1862. Elles sont désormais remplacées par l’ « atelier » donc (ill. 1 et 2), mais aussi par le « cabinet scientifique » (ill. 3 et 4) [1] et enfin la « bibliothèque » de Léonard de Vinci dont nous n’avons pas de photos mais qui a été traitée exactement comme les deux pièces précédentes ! On peut lire sur le site du Clos-Lucé que « 2 ans de recherche et de travaux et 15 corps de métier ont été nécessaires pour [les] restituer » . En réalité tout est faux, tout est en toc.

    Il faut saluer l’action de la Direction régionale des affaires culturelles, et donc du ministère de la Culture dont elle est un service déconcentré, qui a porté l’affaire devant la justice. Mais comment ceux-ci ont-ils pu laisser l’Élysée organiser un déjeuner d’Emmanuel Macron au Clos-Lucé, alors qu’une plainte [un signalement donc, pas une plainte]  pour travaux sur monument historique sans autorisation et destruction de monument historique a été déposée ? On imagine difficilement que la présidence de la République n’était pas au courant (en tout cas elle l’est depuis aujourd’hui puisque nous l’avons interrogée sans recevoir d’ailleurs aucune réponse [2]).

    Sans doute le chef de l’État, qui souhaite faire passer une loi d’exception pour « reconstruire Notre-Dame, plus belle qu’avant » (voir notre article https://www.latribunedelart.com/notre-dame-un-projet-de-loi-scelerat ), veut-il prendre des cours auprès de celui qui vient de piétiner allègrement du code du patrimoine pour rendre le Clos-Lucé « plus beau qu’avant »  ? On aurait aimé qu’un meilleur signal soit envoyé par lui aux 1170 scientifiques et professionnels qui lui demandent, justement, de respecter les lois de protection des monuments historiques.

    #Léonard_de_Vinci #Clos-Lucé #vandalisme #Amboise #emmanuel_macron & la La famille #Saint-Bris porte bien son nom, comme le disait valérie giscard d’estaing #attraction #DRAC #monument_historique #Toc #bidonnage #Élysée #destruction #enMarche vers #notre_dame_de_paris

  • Didier Braun, producteur, tente de s’adapter à la fin des quotas laitiers en Europe
    https://www.rue89strasbourg.com/didier-braun-producteur-lait-fin-quotas-europe-150774

    L’Europe a changé ma vie – À un mois des élections européennes, premier épisode d’une mini-série sur l’impact de décisions de l’Union européenne sur la vie des gens. Didier Braun, producteur de lait en Alsace mesure très concrètement les répercussions des décisions prises à Bruxelles. Le jeune agriculteur revient sur la fin des quotas. (lire l’article complet : Didier Braun, producteur, tente de s’adapter à la fin des quotas laitiers en Europe)